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Take me back to the middle of nowhere | Lexie & Eliott

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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Jeu 17 Nov - 19:51
Take me back to the middle of nowhere...
× ft. Lexie & Eliott
Les jours se suivaient et se ressemblaient, toujours plus chargés que les précédents. Cela commençait toujours sur les chapeaux de roues, avec sa propre préparation et celle de la petite Skylar, afin qu’ils soient tous deux prêts à affronter le monde extérieur. Il devait ensuite amener cette dernière à la crèche, et se dépêcher de se rendre ou bien à l’université, ou bien au travail, en fonction de son emploi du temps. Puis il prenait le temps de déjeuner, avant d’embrayer sur l’activité qu’il n’avait pas effectuée le matin et, à peine libéré, retournait à la crèche pour aller chercher sa fille. Il passait ensuite le reste de la soirée avec elle, et ce n’est qu’une fois qu’elle était couchée qu’il pouvait enfin souffler un peu, ou se mettre directement au lit si sa journée avait été trop éreintante.

Ce n’était certes pas une vie – pas pour un jeune homme de dix-neuf ans, en tout cas –, mais la petite fille semblait heureuse, et c’était le principal pour lui. Il avait lui-même été élevé par une mère célibataire qui avait toujours fait tout son possible pour que sa vie se déroule au mieux – cela n’avait pas vraiment fonctionné au final, mais ce n’était pas de sa faute –, et il voulait que Skylar ait la même chance. Qu’elle accède aux mêmes opportunités que sa propre mère n’avait cessé de lui offrir, des années plus tôt.

Aujourd’hui était un jeudi ; il aimait bien le jeudi car c’était le jour le plus léger de sa semaine – sans compter le week-end, cela tombait sous le sens. En effet, au lieu de ne cesser de courir à droite à gauche pour réussir à gérer sa journée comme il le fallait, il avait deux petites heures de pause entre son temps de travail du matin et ses cours de l’après-midi. Et, lorsque l’on avait un planning aussi chargé que le sien, l’opportunité de pouvoir souffler durant quelques heures représentait un présent d’une valeur inestimable.

En général, c’était de ce genre de trou dans son emploi du temps que profitait le jeune homme pour voir ses rares amis. Dire qu’il n’avait jamais été un garçon sociable serait mentir : lorsqu’il était enfant, il s’efforçait de s’entendre avec tout le monde. Seulement, la vie était passée par-là et avait accompli ce sale boulot qu’elle exerçait bien trop souvent, souillant l’innocence du petit Eliott d’une amertume sans pareille. Depuis lors, ses amis se comptaient sur les doigts d’une main, mais au moins les connaissait-il bien et savait-il qu’il pouvait leur faire confiance. La seule chose dont il prenait plus soin que de ses relations était sa fille, c’est dire.

En parlant d’amis, il devait voir Lexie ce midi-là. Lexie, cette jeune fille qu’il avait rencontrée au collège, qui était aussi timide qu’il était désagréable et qui, contrairement à ce que l’on aurait pu croire, était en réalité plus âgée que lui, de trois ans son aînée. Contre toute attente, ils s’étaient rapidement liés d’amitié et ne s’étaient plus quittés depuis lors. C’était l’une des rares personnes à qui il parvienne à faire entièrement confiance, et par conséquent à qui il laisse la possibilité de lui briser le cœur. Mais c’était un risque à prendre, qu’il prenait à chaque fois qu’il se liait d’amitié avec quelqu’un. C’était là toute la raison pour laquelle il ne le faisait que très rarement.

Remettant sa veste en jean noir, il salua son patron et sortit du magasin de vêtements où il travaillait. Comme beaucoup, il s’était fait embaucher dans cette boutique lors de l’ouverture du centre commercial, pour son plus grand soulagement. Maintenant qu’il avait un enfant, il avait plus que jamais besoin d’argent.

Dans un souci pratique, il avait proposé à sa meilleure amie de se retrouver dans l’entrée du centre commercial. Ainsi, il n’aurait pas à traverser la ville, et ils pourraient passer un peu plus de temps ensemble. Comme à son habitude, la jeune femme était un petit peu en retard, ou peut-être était-ce lui qui était en avance ? Toujours est-il qu’un grand sourire prit place sur ses lèvres lorsqu’il aperçut Lexie arriver, réaction habituelle chez lui lorsqu’il voyait une personne qu’il aimait. Son affection, et plus particulièrement sa confiance, étaient dures à gagner, mais une fois qu’il les accordait à quelqu’un, il le montrait plutôt deux fois qu’une.

Il fit quelques pas dans la direction de la jeune femme et se pencha pour lui faire la bise, l’un des nombreux inconvénients allant avec le fait de mesure 1m90 : l’immense majorité de la population était plus petite que lui, l’obligeant à se baisser à tout bout de champ. Sans se départir de son sourire, qui s’était cependant fait quelque peu plus discret, il lui dit :


- Salut toi, comment vas-tu ? T’as intérêt à aller bien, hein !
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Sam 19 Nov - 19:22
Take me back to the middle of nowhere...
× ft. Lexie & Eliott
Regard pressée vers l’horloge accroché au mur, onze heure vingt-cinq… Je me mordille la lèvre et me regarde dans le miroir. Les perles d’eau goutant de mes cheveux sur le parquet, ma serviette bien enroulée autour de mon frêle corps. J’avais pris trop de temps sous la douche, laissant la chaleur du jet se propager sur mon corps et les minutes s’envoler sans que je ne m’en rende compte à trop rêvasser. Je tourne le dos au miroir. Il faut que je carbure et pas qu’un peu. Je commence à chercher de quoi me vêtir pour la journée en vitesse. « Il va me tuer, il va m’étrangler … » Je me le répétais en boucle à voix haute et mentalement une foi sur deux en enfilant rapidement mes sous-vêtements de dentelle noir. Qu’allais-je mettre pour couvrir mon corps ? Quel temps faisait-il dehors ? Je migrais rapidement vers la fenêtre pour ouvrir les rideaux dans ma tenue presque d’Eve. De là ou j’étais, personne ne pouvait me voir, il n’y avait pas de voisin en face donc je n’avais aucune crainte pour ma nudité. Journée ensoleillée, journée pas tacheté par la grisaille habituelle de New York. Je restais un instant de plus face aux carreaux pour discerner si il y avait du blizzard ou non. Petit sourire qui se dessinait sur mes lèvres, tout semblait normal. Les feuilles tombaient doucement les unes après les autres de la cime des grands arbres jusqu’à leurs racines et restaient au sol sans bouger. J’appréciais la vue que ce pauvre appartement dans le Bronx pouvait m’offrir malgré tout le mal que l’on pouvait dire de ce lieu avide d’esprits saints.
Tête qui se tourne vivement vers mon téléphone. Il venait de me sortir de mes rêveries ce gadget débile en se mettant à sonner, j’en avais sursauté et je m’étais précipité pour regarder le message. Heureusement pour moi, il n’était pas d’Eliott, je jetai donc le téléphone sur mon lit en me pinçant les lèvres, il fallait que je passe à la vitesse supérieure. Tenue trouvée, je me faufilais dans mon skinny jeans taille haute noir et un pull gris croc top. Il me restait dix petites minutes pour partir et je devais encore me sécher les cheveux, enfiler mes chaussures et prendre le bus. Bravo Lexie, tu es un exemple de ponctualité. Je levai les yeux au ciel pour moi-même, ironie quand tu nous tiens. Jamais je ne réussirais à prouver à mon chère meilleur ami que je peux être à l’heure, ô grand jamais.

A l’arrière du bus, je passe une main frénétique dans ma crinière blonde qui peine à se sécher d’elle-même. Je soupire, je ne peux définitivement rien faire de cette chevelure sans une brosse pour dompter le tout donc c’est défaitiste que j’arrête de me consacrer sur chaque mèche blonde qui entoure mon visage et que sors un rouge à lèvre un peu rosée dans les propres teintes de mes lèvres pour les rendre un peu plus jolie, une teinte naturelle. Je continue mon speed maquillage avec une couche de mascara sur mes longs cils. Difficile de ne pas déborder lorsque le bus n’a aucune limitation de vitesse, qu’il roule comme un anarchique et qu’il ne contrôle pas ses tournants mais je fais avec je m’applique et je fais du mieux que je peux. Un dernier coup d’œil dans le miroir et je suis presque satisfaite. J’espère qu’il ne verra pas en moi que le coté cadavérique, les cernes sous mes yeux que la fatigue creuse à trop penser, ne pas assez dormir et ruminer trop de chose dans mon esprit tordu. Depuis mon agression, je ne passais plus une nuit paisible, j’avais eu une période un peu plus stable. Beaucoup plus calme lorsque je vivais à Brooklyn pendant ma fuite du quartier qui m’avait vue grandir, mais depuis que j’avais été forcé de revenir les choses étaient revenues à la normale. Comme si le temps n’était jamais passé. Comme si mettre faite agressé s’était produit il y a quelques jours et non pas déjà deux longues années.

Mon arrêt avait sonné, j’avais regardé une nouvelle fois l’heure en descendant du bus. Midi dix … Je me sentais comme le lapin d’Alice. C’est-à-dire hyper en retard donc j’avais marché le plus vite possible jusqu’au nouveau centre commercial du Bronx. C’est essoufflé que je m’étais retrouvé dans le hall de cette grande galerie marchande. Beaucoup de monde se faufilait dans les parages et je n’étais pas des plus à l’aise avec tant de personnes qui marche dans toutes les directions possibles. Je soufflais un coup en réfléchissant un instant sur le lieu que nous nous étions fixés pour nous retrouver. Le premier étage devant la fontaine, je prends l’escalator en espérant ne pas l’avoir trop fait attendre. Mes doigts claquant sur le caoutchouc de la rambarde de cet escalier électrique, impatiente je monte deux par deux les escaliers pour aller plus vite et je me retrouve à quelques mètres de cette fontaine, notre lieu de rendez-vous. Je le vois. Là, à quelques mètres de l’homme le plus mignon que je connaisse, celui qui me tirais mes tresses lorsque nous étions que des gamins et qui maintenant fait celle de sa propre petite. Les temps ont changé, nous avons changés, grandit et mûrit mais notre amitié est restée belle et aussi pure qu’elle l’était dans notre jeunesse.

Je marche toujours rapidement et lui rentre limite dedans lorsqu’il me fait la bise, je l’encercle de mes bras à la taille en posant ma tête contre son torse un instant avant de relever la tête vers lui en lui faisant mes yeux de chat botté. « Ça va et toi… ? Tu m’excuses de mon petit retard … ? S’il-te-plait … » Je le lâche rapidement pour lui redonner la liberté de se mouvoir et car moi, je ne suis pas la nana la plus à l’aise avec les gestes affectueux. Alors je me ressaisis et commence à marcher dans la galerie marchande. « On va manger où ? Sushi ? Burger King ? » Je lui souris en attrapant son bras pour me tenir, et je le regarde, je regarde son profil que je n’ai pas vue depuis deux semaines. « Tu m’avais manqué un peu… »


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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Dim 20 Nov - 2:07
Take me back to the middle of nowhere...
× ft. Lexie & Eliott
Tornade fut le premier mot qui s’imposa à l’esprit d’Eliott lorsqu’il vit sa meilleure amie apparaître sur l’escalator ; crinière en bataille, souffle court, elle manqua le percuter tant son pas était rapide. Un rictus amusé étira ses lèvres percées. Il la reconnaissait bien là ; lorsqu’ils se voyaient, elle arrivait immanquablement dans cet état d’urgence, comme si elle venait de courir un marathon sur ses hauts talons. Cela faisait si longtemps qu’ils se connaissaient qu’il avait perdu le compte des années ; en revanche, il pouvait assurer avec la plus grande des certitudes que rares avaient été les fois où elle s’était présentée à l’heure. Si au début de leur relation cette absence de ponctualité l’avait agacé, notamment car il la connaissait bien peu, il n’avait pas tardé à s’y habituer et à presque l’aimer pour cela. En effet, c’étaient les petits défauts de chacun qui le rendaient unique et appréciables ; si l’on se ressemblait tous, le monde serait probablement des plus ennuyeux et, de la même manière, être ami avec une personne dite « parfaite » devait être insupportable. Dans tous les cas, il n’avait d’autre choix que de faire avec le retard quasi-systématique de Lexie. Il détestait les gens qui tentaient de le changer, et n’allaient donc évidemment pas imposer ce supplice à qui que ce soit.

Il avait bien essayé de développer des astuces, au fil du temps, afin de pouvoir contrer son manque de ponctualité, mais elles n’avaient jamais été concluantes. Parfois, il avait ainsi pris soin d’arriver en retard d’un bon quart d’heure à leurs habituels rendez-vous afin de poireauter un peu moins longtemps mais, comme par hasard, c’étaient ces fois-là qu’elle était arrivée exceptionnellement à l’heure. Culpabilisant alors de la faire attendre, il avait cessé ces petites manigances secrètes, retrouvant rapidement sa ponctualité exemplaire.

Il ne put s’empêcher de rire doucement, un de ces rires légers que seules quelques rares personnes avaient le privilège non seulement de provoquer, mais également d’entendre franchir ses lèvres. D’ordinaire, c’était plutôt des ricanements moqueurs, cyniques, qui sortaient de sa bouche. Il était amusé par son comportement, non pas car il la trouvait ridicule mais plutôt car elle avait l’étonnante capacité de toujours susciter en lui un mélange d’amusement et de joie. Cela lui avait fait peur, au début, car il n’avait jamais rencontré quiconque capable de telles prouesses. Et puis il s’y était habitué et avait appris à savoir en profiter, la considérant désormais comme un précieux petit rayon de soleil dans son monde quotidiennement obscurci par les nuages. S’il riait présentement, c’était tout simplement car son étreinte, à cause de la vitesse à laquelle elle était arrivée vers lui, donnait l’illusion qu’elle s’était jetée sur lui. Ce qui n’était probablement pas le cas, mais il était si peu coutumier de ce type de démonstration d’affection que cela le faisait toujours sourire.

Il embrassa de ses bras son corps qui lui semblait toujours ô combien plus frêle que le sien, bien qu’elle ne soit pas particulièrement petite ni même anorexique, et la serra tendrement contre lui, fronçant les sourcils d’un air inquiet en détaillant son visage. Il la connaissait depuis trop longtemps pour qu’un simple maquillage suffise à lui dissimuler son mal-être, et il lui pinça doucement la joue, posant sur elle un regard sincèrement concerné.

- Mh… J’ai du mal à te croire, tu as petite mine ma belle. Et n’essaie même pas de m’assurer que tout va très bien dans le meilleur des mondes, cela me vexerait que tu tentes de me faire avaler un truc pareil alors qu’on se connaît depuis si longtemps. On reparlera de tout ça à table, d’accord ?

Sa question était purement rhétorique, dans la mesure où il n’avait pas la moindre intention de lui laisser le choix. Tout ce qu’il désirait était le bonheur de la jeune femme, malheureusement la vie était loin d’avoir été clémente avec elle aussi, et il savait évidemment qu’elle en avait bavé par le passé. Il détestait donc apprendre qu’elle subissait encore et toujours des coups durs, et ressentait immanquablement ce besoin irrépressible de lui venir en aide. Même s’il n’avait que trop peu de moyens pour cela.

Il était déjà en train de passer en mode « moulin à paroles », il le sentait. S’il était particulièrement froid et désagréable avec les inconnus, c’était une tout autre affaire avec les gens qu’il connaissait bien, qui avaient parfois à subir un flot continu de paroles qui se déversait de sa bouche à n’en plus finir. Ce jour-là ne dérogeait pas à la règle et, bien que cela ne fasse même pas une minute qu’il avait retrouvé la jeune femme, il sentait déjà sa langue commencer à s’échauffer pour les olympiades de la parole. Il savait pourtant qu’il devrait se taire à un moment ou l’autre s’il souhaitait lui tirer les vers du nez quant à la raison de l’air si fatigué qu’elle arborait, et il le ferait. Il savait se contenir lorsque la discussion devenait sérieuse.

Un doux sourire reprit place sur ses lèvres lorsqu’il croisa son regard, grands yeux azur implorants un pardon pour un acte auquel il était désormais si bien habitué qu’il ne parvenait plus à lui en tenir rigueur. Elle était tout bonnement adorable, et il ne pouvait s’empêcher de se laisser amadouer lorsqu’elle se comportait ainsi. Elle constituait très clairement l’un de ses points faibles. L’un de ses trop nombreux talons d’Achille, qu’il s’efforçait de dissimuler du mieux possible sous son armure de glace. Dans un geste affectueux, il ébouriffa un peu ses cheveux déjà emmêlés et lui dit en riant :

- T’en fais pas, va… Tu m’as habitué à bien pire, il faut vraiment que je te rappelle la fois où je t’ai attendu près d’une heure sous la pluie ?

Il ne savait même pas exactement de combien de temps la jeune femme était en retard aujourd’hui, mais une chose était sûre, ce ne serait jamais pire que cette fois à laquelle il venait de se référer. A vrai dire, il se souvenait l’avoir attendu précisément cinquante-deux minutes – inutile de demander comment elle avait fait pour arriver avec tant de retard, il n’y avait qu’elle pour exécuter de telles prouesses –, et avait même attrapé une grosse grippe à rester ainsi sous la pluie. Mais ça, c’était son petit secret, et il aurait préféré mourir plutôt que de le lui révéler un jour. Il desserra son étreinte pour la laisser se détacher de lui et commença alors à marcher à ses côtés, souriant lorsqu’elle s’accrocha à son bras.

- Je sais pas, où tu préfères. Perso ça m’est égal, tu sais que je suis pas difficile… Mais te connaissant, t’auras sans doute une préférence pour les sushis, non ? À moins que… Oh, je sais ce qui pourrait te plaire ! Ils ont ouvert un nouveau restau au 3ème étage, une espèce de fast-food qui sert que des pâtes ; tu peux choisir les pâtes que tu veux, avec la sauce que tu veux… Quand j’ai vu ça je me suis dit que tu devrais bien aimer le concept !

Il fronça légèrement les sourcils en entendant sa dernière phrase et adopta une petite moue boudeuse, faisant mine d’être heurté par ses propos.


- Seulement un peu ? Je pensais être un poil plus important que ça pour toi…

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Dim 20 Nov - 16:01
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× ft. Lexie & Eliott
Je roule des yeux alors que ses doigts viennent tripoter ma joue comme si j’étais une gamine. Je n’apprécie pas plus que ça cette attention venant de lui. J’ai presque envie de me reculer et de repartir tiens, il mériterait que je fasse ça ! Merde, je n’étais pas une petite fille, ni une petite chose fragile et encore moins son petit bébé. Mais je me contentais de rentrer les joues, de les creuser un maximum et de le laisser faire sans dire un seul mot de plus. J’avais presque oublié que je n’avais pas rendez-vous avec n’importe quelle personne de mon entourage mais bel et bien avec mon meilleur ami. Celui qui connaissait tout de moi. Ce gars froid et cynique, le roi de la glace avec le pauvre peuple était avec moi presque un papa poule qui savait reconnaitre chacune de mes cernes, de mes expressions comme dans un livre ouvert. « Ouais, ouais… » Réponse polie, courte et précise pour mieux faire passer la discussion en second plan rapidement. J’espérais bien qu’il oublierait, qu’il n’en reparlerait pas mais ce n’est qu’utopique. Nous parlons d’Elliot Monahan là, pas d’un mec lambda qui ne pense qu’à soi, pas d’un mec qui n’a aucune mémoire et qui ne cherche pas à sortir les vers du nez des gens.  Je préférais me concentrer sur le reste de la conversation pour ne pas éveiller un peu plus sa curiosité sur mes insomnies. Je n’avais pas envie de recommencer à parler du comment et du pourquoi. Nous le savions aussi bien l’un que l’autre que le sujet était sensible ; que je me sentais toujours aussi conne et faible de n’avoir rien pu faire face à cet homme ce soir-là et que j’avais beau dire que tout allait bien depuis plus d’un an la peur de le croiser, de revivre un moment pareil me glaçait toujours autant le sang.

Et voilà, c’est sans étonnement que nous étions repartis sur l’incident du retard abusif d’il y a un an au moins… Je m’en mordillais la lèvre et baisser les yeux lorsqu’il en parla. Je m’étais excusé des tonnes de foi pour ça… Faute avouée, faute à moitié pardonné non ? Non ? Ok. Peut-être qu’elle ne marchait pas si bien que ça cette formule magique mais cette phrase restait mon mojo officiel des retards à répétition. J’avais déconné, je le savais ce jour-là que je devais le rejoindre rapidement mais… Le destin avait fait des siennes et je m’étais retrouvé avec une belle heure de retard… alors je me contrôlais de rire car j’étais tout simplement en position de faiblesse et que je me rappelais aussi sa tête hyper énervée lorsque j’étais arrivée. Il pouvait finalement la ressortir un bon millier de foi je le méritais. Pensée troublée par un touché que peu agréable. « T’en a pas marre de m’énerver dès les premiers instant Monahan ? » Dis-je pendant que sa main s’écrasait sur mon crâne pour tout ébouriffer sur son passage. Là par contre, je riais beaucoup moins. Pourquoi fallait-il toujours qu’il m’emmerde comme ça ? Pourquoi fallait-il qu’il touche à ma joue, à mes cheveux comme si j’étais un golden retriever ? Je soufflais une nouvelle foi bien plus fort en passant une main dans mes cheveux qu’il venait de décoiffer.  « Dire que ça a un gosse … » Une nouvelle foi mes yeux se levait vers le ciel et je ne pouvais m’empêcher de lui donner un coup dans les côtes à l’aide de mon coude.

Nous marchions en synchronisation, nos pas s’accordant les uns aux autres dans une démarche parfaite. Je regarde nos pieds à l’unissons alors qu’il me parle de ce nouveau fast-food qui vient d’ouvrir, une sorte de bar à pâtes et je relève la tête pour le regarder. « Je suis totalement d’accord pour aller là-bas ! » Il connait ma passion pour la cuisine italienne, pour mes origines ancestrales dont je ne pouvais même pas parler en réalité car elles remontaient bien loin dans l’arbre généalogique. Mais je persistais, je vantais souvent sans relâche les italiens, disant qu’ils étaient les plus beaux, les meilleurs cuisiniers, que la langue italienne était celle de l’amour… Comme s’ils étaient ma patrie natale alors que je n’étais qu’une pure américaine, née de parent américain qui même leurs parents étaient nés sur ce sol dans les années trente ou quarante. Souvent je déclenchais comme ça le rire d’Eliott a trop vouloir défendre le pays en forme de botte et j’avoue que j’en rajoutais souvent des tonnes juste pour le simple fait de le voir rire et se disputer avec moi pour défendre sa nation.

« Et moi je ne t’ai pas manqué ? Car il a fallu quand même deux semaines pour que tu me proposes de te voir … » Mon ton se faisait sarcastique. Il ne pensait tout de même pas me jouer le coup des malheureux alors que lui n’avait pas essayé de me voir ? Il n’avait aucune chance que je lui dise qu’il m’avait manqué à la folie. ô grand jamais je ne lui ferai cet honneur. Je resserrais un peu plus l’étreinte de mon bras au sien en l’écoutant me parler, n’hésitant même pas à le lui pincer par la même occasion, il le méritait, ne pas voir sa meilleure amie deux semaines… Quel genre d’ami fait ça ? « Sinon toi ça va ? » Et voilà, j’avais lancé le moulin à parole officiellement dès à présent, il parlait encore et encore et je ne pouvais m’empêcher de sourire en marchant. Ce garçon avait tellement une vie intéressante face à la mienne … Je l’enviais presque d’avoir une petite fille qui lui remplissait le cœur de joie. Une petite fille que j’adorais, une petite fille encore candide et qui ne pouvait se rendre compte de la chance qu’elle avait d’avoir un si jeune père responsable, un père qui ne va pas voire ailleurs ne pense pas qu’à s’amuser un père qui ne vit que pour l’amour de sa fille et ses petites manies, ses sourires et ce qu’elle apprend petit à petit dans la vie. Un père déjà parfait. Puis il travaillait là, dans ce centre commercial tout neuf, tout propre qui n’avait pas l’air de craindre alors que moi, je n’avais pu trouver mieux qu’un emploi de barmaid et en attente d’une réponse au poste d’assistante pour mon stage de milieu d’année, sans ça, je ne validerais pas mon année de marketing et je pouvais déjà dire adieu à ma bourse d’étude. Ma vie était un cauchemar sans fin, qu’avais je fais aux astres pour être si poisseuse ? Je n’en savais strictement rien mais je ne devais pas penser à ça, pas maintenant.

Un escalator et une marche rapide plus tard nous nous retrouvions tous les deux à passer notre commande de pâte, je souriais à la serveuse qui avait pris notre commande. Je voyais du coin de l’œil Eliott sortir son portefeuille et je le poussais d’un coup de hanche pour passer devant la caisse. « Eh, la dernière toi t’as payé les pizzas cette foi c’est moi ! » C’était la règle. Un repas sur deux je payais on avait établi cette règle au secondaire et il avait beau essayer de s’en dissocier je le refusais. Je tendais deux billets à la demoiselle qui me rendait aussi rapidement la monnaie et elle nous signalait que nous pouvions dès à présent prendre place où l’on voulait, c’est eux qui nous ramènerais notre commande. « À gauche ? au fond ? » Je regardais les tables libres qui se faisaient rare à l’heure de pointe en me dirigeant naturellement vers le fond de la salle … Comme si son avis comptait pour du beurre. Après tout on sait tous les deux que JE suis la patronne.


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Dim 20 Nov - 21:28
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Sa réponse ne le contenta pas plus que cela. Bien au contraire. Il la connaissait suffisamment pour avoir perçu un clair manque de volonté dans sa voix. Elle n’avait de toute évidence pas la moindre envie d’aborder ce sujet, de se confier sur les vieux démons qui revenaient sans répit hanter ses pensées, mais il était pourtant bien décidé à la pousser à parler. Il faisait rarement cela, détestant lui-même que l’on cherche à lui tirer les vers du nez, mais le cas de Lexie était l’exception qui confirmait la règle. Elle était pour lui une personne à part, qui tenait dans son cœur une des places les plus importantes qu’il soit, privilège qu’elle ne devait partager qu’avec la mère d’Eliott et Skylar, et qui disait personne exceptionnelle disait mesures exceptionnelles. Il n’y avait que pour elle qu’il était prêt à trahir ses principes, l’un d’entre eux étant « laisse les gens dans leur merde si c’est ce qu’ils souhaitent ». Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait pris sur lui pour tenter de venir en aide à quelqu’un et, voyant que l’autre refusait sa première tentative, avait abandonné là. Il n’y avait qu’à Lexie qu’il accordait une seconde chance, et même une troisième et une quatrième si besoin. Il se détestait parfois de la laisser l’affaiblir à ce point, mais avait depuis bien trop longtemps cessé d’essayer de lutter contre. C’était totalement insignifiant, en soi. Rien de plus qu’une blessure narcissique. Ce qui importait réellement était plutôt qu’elle soit heureuse. Qu’il l’aide à s’autoriser à confier ses peines, sans quoi elle ne parviendrait jamais à les surmonter. On n’arrivait à rien de bien satisfaisant tout seul, et c’était là l’unique raison pour laquelle il faisait un tant soit peu d’efforts sur le plan social.

Son expression soucieuse céda la place à un sourire amusé lorsqu’il entendit sa pique. Non, il n’en avait pas marre de l’énerver. Il ne s’en laissait pas, à vrai dire. La taquinerie était le seul moyen qu’il ait trouvé pour exprimer son affection, lui qui ne savait jamais comment se dépatouiller de tous ces sentiments qu’il ressentait sans les comprendre. L’unique souci était qu’il lui arrivait d’aller trop loin. Oh, cela n’arrivait pas tous les jours, loin de là, mais il avait parfois du mal à s’arrêter, à respecter les limites de ses amis. C’était surtout avec Lexie que cela se produisait, car elle était non seulement la personne dont il était le plus proche, mais également celle avec qui il passait le plus de temps. Alors ils se disputaient. Elle se vexait, se mettait à bouder et il lui reprochait sa trop grande susceptibilité, avant de se muer en gros nounours et de faire tout son possible pour se faire pardonner, ne supportant pas d’être fâché avec elle. Il secoua donc la tête, souriant en coin, et lui répondit :

- Tu dis ça mais je te connais, tu te plaindrais si j’arrêtais de t’embêter du jour au lendemain. Je suis trop attachiant pour que ça ne te manque pas.

Il se mordit la lèvre inférieure en souriant, tentant de contenir l’éclat de rire qui menaçait de jaillir hors de sa bouche à tout moment. Ses gestes affectueux n’avaient pas, de prime abord, vocation à l’agacer. C’était simplement cette habituelle maladresse qu’il avait dès lors que ses sentiments, son affection étaient impliqués qui le faisaient se comporter ainsi, et il n’avait fait cela que pour tenter de l’amuser un peu. Il voulait juste qu’elle retrouve ce sourire éclatant, pas le pauvre sourire qui ne signifiait rien de plus que « je vais mal, mais je n’ai pas envie d’en parler alors fait semblant de croire que je vais bien s’il te plaît ». Cela s’était de toute évidence soldé par un échec cuisant, puisque cela n’avait fait que l’énerver un peu plus, mais de coup, comme elle était agacée, c’était lui qui riait. C’était plus fort que lui, la faute à cette foutue incapacité à se comporter normalement avec les gens qu’il aimait. En même temps, il n’allait pas lui caresser sensuellement la joue pour la pousser à se confier à lui. Ce n’était jamais que sa meilleure amie et, s’il était bien une chose qu’il avait comprise quant aux relations humaines, c’était qu’il n’était que rarement bon de tout mélanger. Levant les yeux au ciel, il rétorqua, faussement piqué par ses propos :

- « Ça » est un très bon père, je te remercie… En tout cas on ne m’a toujours pas retiré la garde de Skylar, donc je ne dois pas l’élever de manière si catastrophique que ça, quoi que tu en dises.

Un sourire triomphant étira ses lèvres à l’entente de sa réponse, tandis qu’il croisait son regard. Elle était séduite par la proposition, il l’aurait parié. Il la connaissait par cœur, et savait donc combien elle adorait la cuisine italienne, en particulier les pâtes. Il ne savait pas exactement jusqu’où elle était prête à aller pour un plat de linguine, mais nul doute qu’elle pourrait aller très loin. Néanmoins, il lui avait proposé ceci sans la moindre arrière-pensée ; ce n’était de toute manière pas son genre d’abuser des petites faiblesses des uns et des autres. La jeune femme toujours cramponnée à son bras, il prit donc la direction des escalators, montant avec elle jusqu’au troisième étage du centre commercial où se trouvait ce qui serait probablement l’équivalent du jardin d’Eden pour son amie. Pas le temps de niaiser, bien qu’il ne sache pas si son amie avait faim ou non, il était pour sa part affamé. Les grands garçons comme lui avaient un estomac efficace, qui digérait tout en moins de deux ; rares étaient donc les moments où il était pleinement rassasié.

Il faillit pousser un cri, plus de surprise que de douleur, en la sentant le pincer. En même temps… Comment dire cela avait tact ? Ils n’avaient absolument pas le même gabarit, et la force de la jeune femme était bien minime par rapport à la sienne. Il fallait donc qu’elle déploie un certain effort pour réussir à lui faire mal. Heureusement pour lui, aucun son n’avait franchi ses lèvres, même s’il ne s’attendait absolument pas à ce qu’elle s’en prenne si sournoisement à lui. Son honneur était sauf. Il dégagea vivement son bras du sien, comme si elle lui avait fait mal, et s’écria :

- Nan mais ça va pas ? Voilà que tu me pinces, il manquait plus que ça ! Si tu t’imagines que je vais te dire que tu m’as manqué après ça, tu te fourres le doigt dans l’œil. Jusqu’au coude.

Retrouvant un minimum de sérieux, il passa une main dans sa chevelure blonde, fatigué au simple souvenir de tout ce qu’il avait fait au cours de ces deux dernières petites semaines durant lesquelles ils ne s’étaient pas vus. Si sa vie pouvait sembler au premier abord utopique, la réalité était toute autre ; certes, il était plus que reconnaissant que la petite Skylar soit entrée dans sa vie, mais avoir un enfant à dix-neuf ans, lorsque l’on avait le soutien ni de sa mère ni de sa propre famille était très stressant et épuisant. Ses journées lui semblaient s’écouler avec une lenteur infinie, et pourtant le temps filait à toute allure. C’était une curieuse chose que la perception que l’on avait des évènements.

- Oui, ça va… Je suis un peu fatigué, mais ça va, dans l’ensemble. Skylar grandit et progresse un peu plus chaque jour, donc c’est un peu plus simple pour moi. Mais j’ai pas arrêté ces dernières semaines, entre les cours, le boulot et la petite… C’est pour ça que j’ai pas eu le temps de te proposer qu’on se voit, je suis désolé Lex. Ne va pas croire que j’avais pas envie de te voir, j’avais juste pas une minute à moi.

Il laissa échapper un léger soupir, témoignage involontaire de son quotidien éreintant. Les cernes sous ses yeux, qu’il ne voulait pas maquiller car n’était pas une fille, hurlaient d’ailleurs sa fatigue à pleins poumons. Il avait toujours eu un regard légèrement fatigué, des yeux un peu gonflés, mais cela avait considérablement empiré depuis l’arrivée de Skylar.

Ils entrèrent dans le restaurant, passèrent rapidement commande, et Eliott dégaina son portefeuille pour régler le repas. C’était une vieille habitude qu’il avait depuis toujours, sa mère lui ayant répété depuis sa plus tendre enfance que les garçons devaient inviter les jeunes filles, et non pas l’inverse. Il n’avait jamais trop su si cela s’appliquait uniquement aux relations amoureuses ou également amicales et, dans le doute, avait décidé de partir du principe que cela concernait toutes relations confondues. Mais Lexie se rappela à son bon souvenir, le poussant pour aller régler. Depuis le temps, il savait qu’il était inutile de tenter de la convaincre de le laisser le payer mais le fit tout de même un peu, pour la forme. D’autant plus qu’il savait que la jeune femme ne roulait pas sur l’or, et cela le gênait donc toujours de la laisser l’inviter.

Il ouvrit la bouche pour répondre à sa question mais la referma bien vite en la voyant choisir une table sans se soucier de son avis. Comment avait-il pu oublier qu’elle prenait toujours les décisions toute seule ? Pourtant, il la laissait faire – non pas qu’il adore être soumis à quelqu’un, mais cela semblait lui faire plaisir et il avait la fâcheuse tendance de vouloir se plier en quatre pour ses proches. S’asseyant donc face à elle à la table sur laquelle elle avait porté son choix, il posa un coude sur la surface de bois, laissant sa tête reposer sur sa main, et demanda doucement à son amie :


- Bon, tu vas finalement te décider à me dire ce qui va pas, Lex ? Tu sais que tu peux te confier à moi, je te jugerai pas ni rien...

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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Mar 22 Nov - 3:56
Take me back to the middle of nowhere...
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Le fond du restaurant c’était bien comme choix il y avait un peu moins de monde. Au moins on serait un peu isolée du brouhaha que les gens faisaient dans le centre du fast-food puis j’avais été attirée par la baie vitrée qui prenait place tout le long du mur. D’ici, nous avions une vue presque belle de ce qu’était le Bronx. Ce quartier démuni dont tout le monde connaissait le nom. Ce quartier ou j’avais vu la naissance, ce quartier qu’avait ainsi vue aussi ma descente. Une table libre au milieu des autres me tape dans l’œil. C’est bon mon dévolu est jeté sur celle-ci. Je souris aux gens qui nous fixes de façon polie et dit d’une voix presque inaudible je glisse quelques ‘’pardons’’ pour me faufiler entre les tables et le monde qui nous entourent. Je tire la chaise et me positionne face à la baie vitrée et Eliott prend place en face de moi. Aucun mot ne sort, je regarde ses yeux quelques secondes alors qu’il fixe ailleurs, je profite qu’il ait la tête ailleurs pour le détailler et ça me frappe de plein fouet. L’homme à remplacer le jeune garçon que je côtoyais au lycée et ce n’est que maintenant que j’ai l’impression de remarquer la différence des deux dernières années. De la barbe blonde traine sur ses joues, ses cheveux en bataille ont remplacé sa coupe d’hérisson recherché d’il y a quelques années. Et ses yeux, parlons-en de ces yeux couleur ciel sans nuage, sans une once de foncé, du clair à en perdre la tête. Bleu comme dans les plages que j’imagine à Hawaï, bleu clair et translucide comme le plus profond de son âme. Continuons d’en parler de ce regard que je n’ai jamais vue, réussi à trouver autre part. Opalescences qui m’avait bien trop de foi consolée, trop de foi rassurée et qui me ramenait sur terre lorsque je divaguais. Ses prunelles tombent sur les miennes et par habitude je dévie le regard ailleurs. Bien trop gênée de fixer mon meilleur ami même après des années passées avec lui. Mon regard se perd derrière lui comme si de rien était. Du coin de l’œil je le vois s’appuyer sur la table et comme lui, j’adopte la même position identique sauf que ma tête est retenue par les paumes de mes deux mains et non pas une seule. Je le sens son regard appuyé sur mon visage, je rougie faiblement, je les sens mes deux joues devenir un peu plus chaude que la normale alors que mon regard fixe sans retenue. Je glisse une main dans mes cheveux et pose mon regard sur lui, le regardant une foi pour toute. « Quoi ? » Hum... Mauvaise idée que de dire ça, je voyais son regard, il devenait sérieux. C’est bon j’étais cuite il recommençait à vouloir tout savoir sur mes états d’âme.

Devais-je tenir tête ou non ? Je me mordillais la lèvre en soupirant, callant mon dos le dossier de la chaise et faisant glisser mes doigts jusqu’au rebord de la table que je commençais à gratter. Mon regard fixait mes doigts et je cherchais mes mots. Comment expliquer ce qu’il se passait dans ma tête ? Comment lui dire que mes démons étaient revenus au galop depuis que Jax m’avait déposé au Bronx ? Depuis que le chemin jusque dans ce quartier que je haïssais ne se résumait pas juste à aller travailler au Shadow et rentrait le plus vite possible à Brooklyn en bus lorsqu’il ne venait pas me chercher le tatoué ? Je relevais la tête vers lui défaitiste. J’humectais mes lèvres et je déballais doucement ce qui me tracassait. « Je … J’suis juste un peu inquiète de vivre de encore et toujours dans le Bronx … Des fois ça va mieux, des fois moins, mais j’ai toujours cette boule au ventre le soir quand je rentre. » J’arrête de parler et soupire, reprenant ma respiration. Je croise les jambes et poses mes mains sur mes cuisses pour reprendre là où j’en suis. « Du coup, j’ai un peu de mal à dormir et j’aime pas prendre les médocs que m’avait prescrite la psychologue y’a deux ans car j’ai réussi à vivre sans pendant deux ans alors je vois pas pourquoi je devrais en reprendre maintenant. » Je ne sais pas si j’essayais de le convaincre lui ou plutôt moi mais je devais avoir l’air d’une sacrée désespérée à vouloir persuader que ça irait à qui voulait l’entendre. « Sinon bah … La routine, comme toi c’est difficile de tout additionner entre le travail, les études et ma recherche de stage … j’ai l’impression que jamais je trouverais ce fichu stage de merde et j’commence à perdre espoir. » J’haussais les épaules et le regarder, lui faisant un petit sourire en coin pour dédramatiser la situation. « J’attends avec un peu de chance que mon horoscope et mon karma s’améliore ! » Je riais, de désespoir mais je riais quand même. J’y croyais moi en cette histoire de karma et d’astres. Je l’attendais toujours avec impatience la réussite des astres, que les comètes s’alignent et donne un peu de chance et d’espoir à tous les cancers de la planète. Ou peut-être étais-je la seule dans cette mauvaise impasse ? Peut-être bien que je suis juste une malchanceuse qui croit en quelque chose qui n’existe pas mais l’espoir fait vivre. L’espoir fait rêver et je ne veux pas encore me plier à la tristesse, la réalité et l’éventualité que ma vie est tout simplement merdique.

Sonnerie qui se déclenche et que je reconnais directement comme étant la mienne. Je cherche un instant mon sac à main que j’ai posé en bandoulière sur le dossier de la chaise. Je trifouille dedans comme une acharnée mais trop tard, l’appel est raté et lorsque je sors le téléphone l’appel est bel et bien manqué mais ce n’est pas tellement urgent car il vient de ma mère. Je relève les yeux vers Eliott qui sourit. « Quoi ? Tu ne sais pas que le sac d’une femme est un océan de secret ? » Je lui montre la taille de mon sac pour soutenir mes paroles. Le sac est pas si grand que ça et pourtant je n’ai pas réussi à trouver mon portable là-dedans. Un comble. « Si c’est important elle me rappellera… » Je repose mon sac à sa place mais garde mon téléphone à la main en appuyant sur le bouton home de mon iPhone pour y faire apparaitre mon fond d’écran je souris et j’hésite à lui montrer de quoi il en est mais la photo est trop mignonne et je peux m’en empêcher je tourne le téléphone vers lui pour qu’il voit de lui-même la chose. « Regarde ! Tu me manquais tellement qu’il fallait que je te mette en première page … » Une PHOTO de nous, datant de mon anniversaire cet été. Lui et son éternel petit sourire en coin, et moi qui le colle avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Je lève les yeux vers le ciel en posant mon téléphone sur la table. Nul le temps de répliquer qu’une demoiselle, plus précisément celle qui s’était occupé de notre commande vient nous apporter nos menues respectif, je lui lâche un grand sourire et regarde ma box de pâte chaude avec appétit. « T’as pris à quoi toi déjà ? Tu me fais goûter ? » Sans gêne j’attrape ma fourchette et ouvre avec beaucoup plus de curiosité et d’entrain son propre repas que le mien. Je pique une fourchette de pâte et je me cale confortablement sur ma chaise en goutant son choix qui m’a l’air délicieux. « Mmmh… Je crois que je vais regretter de pas avoir pris pareil que toi … » Je mâche rapidement et avale avant de me servir à boire et de porter mon verre à mes lèvres. « Mmmh… Le coca zéro c’est succulent mmmh… » Je ricane derrière mon verre en refaisant cette vidéo qui nous fait marrer depuis des mois sur le net. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour décrocher le sourire de l’un de nos amis…


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Could die in your arms.
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Mar 22 Nov - 23:44
Take me back to the middle of nowhere...
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Assis sur son siège, Eliott laissa son regard se perdre quelques instants dans la vue du Bronx que leur offrait la baie vitrée. Quelques instants qui suffirent à son amie pour se lancer dans l’inspection scrupuleuse de son visage, inspection dont il n’avait bien évidemment pas conscience. Il était si bien occupé à observer les bâtiments s’étalant à leurs pieds, des bâtiments qu’il avait appris à connaître pour avoir passé son adolescence à traîner dans les rues avec Lexie, qu’il ne remarqua pas que la jeune femme l’observait. Reportant innocemment son attention sur elle, il l’arracha sans le savoir à sa contemplation et arqua un sourcil à l’entente de sa question. Était-elle donc suffisamment naïve pour s’imaginer sérieusement qu’elle pouvait encore échapper à ses questions ?

Ce n’était pas d’une quelconque forme de curiosité malsaine, déplacée qu’il faisait preuve. Seulement, il savait par expérience qu’il n’y avait rien de pire que de rester seul en tête à tête avec ses démons, et Lexie était bien trop importante pour lui pour qu’il la laisse dans son isolement. La regarder dépérir discrètement, à petit feu, sans ne serait-ce que tenter de lui venir en aide était bien la dernière chose qu’il souhaitait. Il formula calmement sa question, en s’efforçant de sembler aussi peu pressant que possible, et attendit. Désormais, il ne pouvait faire autre chose que d’attendre qu’elle lui réponde, ou pas. Le choix appartenait désormais à la jeune femme, c’était à elle de décider si elle souhaitait ou non saisir la main qu’il lui tendait. Non, en réalité ce n’était qu’une plaisanterie à laquelle lui-même ne croyait pas. Qu’elle décide ou non de se livrer à lui, il n’avait nulle intention de lui laisser le choix, même s’il prétendait le contraire. Si besoin était, il connaissait des moyens de la faire parler, qui incluaient les chatouilles – et tant pis s’ils se trouvaient dans un restaurant.

Heureusement pour elle, et pour les nerfs d’Eliott, elle finit par se décider à se confier. Doucement, certes, mais c’était un début. Le blondinet l’écouta donc en silence, craignant trop de la couper dans son élan s’il prenait le risque de l’interrompre. Son visage se crispait sans qu’il en ait réellement conscience, ses sourcils se fronçant et ses lèvres se serrant un peu plus à mesure que les mots se déversaient de la bouche de son amie. Même si son amie se livrait présentement à lui, il sentait bien qu’elle ne pouvait s’empêcher de déguiser un peu la vérité, rendant son récit sensiblement moins noir que ce qu’elle ressentait réellement. Il détestait la voir ainsi, et n’avait jusqu’à présent pas idée qu’elle était aussi mal. Craindre de rentrer chez soi, qui était tout de même le lieu où l’on était supposé se sentir le mieux, devait être terrible. Pour sa part, il n’avait jamais vécu ailleurs qu’à Brooklyn, et était bien conscient de sa chance.

Un léger sourire amusé prit place sur son visage lorsqu’elle mentionna les astres, mais ce n’était pas un vrai sourire. Pas ce sourire qui plisse sensiblement vos yeux et illumine votre regard, il était trop inquiet suite à ses mots pour sourire ainsi. S’il avait cessé de croire au zodiaque depuis une dizaine d’années désormais, Lexie, elle, continuait de placer de l’espoir dans toutes ces histoires d’astres. Dans le temps, il avait bien tenté de lui exposer son avis sur la question, mais son amie était restée fermement campée sur ses positions, et il respectait aujourd’hui son point de vue. Si l’on devait passer sa vie à convaincre toutes les personnes ayant un avis divergent du nôtre, on n’était pas rendu.

Son faible rictus s’empressa de quitter son visage lorsqu’il s’aperçut qu’elle avait cessé de parler. Il s’avança un peu sur sa chaise pour venir poser sa main sur la main de la jeune femme, dans un geste qui n’avait aucune visée romantique. Seulement, comme toujours lorsqu’il se retrouvait face à une personne triste, il avait l’envie irrémédiable de la prendre dans ses bras, et la table posée entre eux deux compliquait quelque peu la tâche. C’était son côté trop affectueux, ça. Autant il était d’une froideur extrême avec les inconnus, autant il devenait très tactile dès lors qu’il connaissait bien une personne. Alors, à défaut d’étreinte, il venait chercher le contact sur sa main, dans des petites caresses qui se voulaient réconfortantes. Il s’humecta les lèvres pour gagner du temps, cherchant que répondre à cette bien triste confession, et finit par lui dire :

- Lex… Rien ne t’oblige à rester vivre là, tu sais ? Je t’aurai volontiers proposé de venir t’installer chez moi, mais je ne suis pas sûr que tu aies réellement envie de partager le quotidien d’une petite de deux ans… C’est pas de tout repos. Après, Brooklyn ça reste plus sûr que le Bronx. C’est pas normal que tu sois terrifiée à l’idée de rentrer chez toi, donc… ben, si tu te sens de supporter des pleurs de bébé tous les jours, hésite pas à venir. Tu peux débarquer quand tu veux avec tes valises, tu sais bien que jamais je ne te mettrais à la porte.

Un petit sourire vint ponctuer ses mots ; il était toujours prêt à se plier en quatre pour le bien de ses proches, ce qui pouvait aussi bien constituer une qualité qu’un défaut, car il en devenait parfois trop gentil. Difficile de croire au premier abord qu’un garçon comme lui pouvait être capable de tant d’efforts, n’est-ce pas ? D’autant plus qu’il pouvait parfaitement l’accueillir ; il avait reconverti l’ancienne chambre de sa mère pour Skylar, mais son amie pouvait toujours s’installer dans sa chambre à lui. Et pour sa part, eh bien… Il dormirait sur le canapé, cela n’était pas gênant. Sa mère avait acheté un convertible confortable. Le principal pour lui était que Lexie soit de nouveau heureuse. Qu’elle retrouve ce si joli sourire capable non seulement d’illuminer son visage, mais également la pièce tout entière dans laquelle elle se trouvait. Il voulait la rendre heureuse, s’il en avait les moyens, car ce qu’il voyait face à lui était sa meilleure amie sans être sa meilleure amie. La fatigue prégnante sur son visage, sans nul doute uniquement due à l’anxiété, semblait l’avoir dénuée de son âme, de cette étincelle de vie qu’il était accoutumé à retrouver chez elle, et qu’il aimait tant.

Lorsqu’elle avait subi son agression, il n’avait pu réellement être là pour elle. Il était lui-même surmené suite au débarquement impromptu de sa fille dans sa vie, et n’était alors pas en mesure de s’occuper de quelqu’un d’autre. Cela faisait deux ans désormais, et s’il avait l’opportunité de l’aider cette fois-ci, de se rattraper, il souhaitait le faire plutôt deux fois qu’une. C’était la petite princesse d’un royaume dévasté, la perle de nacre nichée au cœur de cette hideuse coquille qu’était le Bronx. Elle était bien trop précieuse pour évoluer dans un milieu pareil, et le laisser la terroriser.

- Eh, perds pas espoir… Y a pas de raison que tu le trouves pas, ce stage. T’es une fille géniale, hyper intelligente et agréable, un employeur va finir par t’embaucher, t’en fais pas.

Nouveau sourire qui étire ses lèvres tandis qu’il exerce une légère pression sur sa main, essayant de la rassurer du mieux possible. Il n’avait jamais été réellement doué avec les mots, mais faisait comme il pouvait. Il retira alors sa main de la sienne et, un instant après, une sonnerie retentit autour d’eux. Il reconnut lui aussi celle du portable de Lexie ; ils passaient vraiment trop de temps ensemble… Il la regarda farfouiller dans son sac comme une acharnée et se félicita mentalement de réussir à caser ses quelques effets personnels dans ses poches, le sourire amusé qu’il arborait habituellement en présence de Lexie étant de retour sur ses lèvres. Il reconnut la citation détournée extraite du film Titanic, et sourit alors un peu plus.

- Je crois que c’est pas ça la réplique, Lex…

Par la suite, il fronça légèrement les sourcils, ne sachant pas de qui elle parlait. Comme elle n’avait pas décroché, il ne pouvait savoir qui l’avait appelée, mais décida de ne pas la questionner à ce sujet. Il lui avait déjà suffisamment tiré les vers du nez au cours des dernières minutes, elle méritait bien qu’il la laisse un peu tranquille. Sa curiosité ne fit qu’être attisée lorsqu’il la vit sourire à la vue de l’écran de son téléphone et, n’y tenant plus, s’apprêtait à lui poser quelques questions lorsqu’elle tourna l’appareil vers lui. À la vue du fond d’écran, un grand sourire illumina son visage, accompagné d’un de ces petits rires qu’il lui arrivait d’avoir lorsqu’il était heureux. Cela le touchait tellement qu’elle ait choisi cette image ; il s’en souvenait parfaitement, ils l’avaient pris lors de son anniversaire, quelques mois auparavant, lorsque le soleil brillait encore sur New York.

- En même temps, je te comprends, répondit-il, adoptant un ton faussement narcissique pour masquer le fait qu’il était touché. On est tellement beau que cette photo était obligée de terminer en fond d’écran !

Avant qu’il puisse ajouter quoi que ce soit, une jeune femme déposait leurs commandes devant eux. Il la remercia et s’empara de sa fourchette, s’apprêtant à ouvrir sa box… mais c’était sans compter sur Lexie, qui venait de lui subtiliser ledit récipient. Avec un cri de protestation, il tendit le bras pour récupérer son repas mais trop tard, elle avait déjà commencé à manger son plat. Son plat à lui. On aura tout vu… Il leva les yeux au ciel, et profita qu’elle se serve à boire pour récupérer son bien. S’ils n’avaient pas été dans un lieu public, il lui aurait sauté dessus depuis longtemps pour reprendre possession de son déjeuner.

- Je doute que ce soit la peine que je te réponde désormais, commença-t-il sur un ton boudeur, mais c’étaient des pennes à la sauce aux champignons… J’imagine que dans ces conditions, ça ne t’embêtera pas que je goûte aussi à ton plat !

Sans lui laisser la moindre occasion de protester, il lui piqua à son tour sa box et prit une grosse portion de pâtes, commençant à mâcher. Il releva les yeux vers Lexie en l’entendant émettre des sons singuliers, et manqua s’étouffer en reconnaissant le fameux type de la vidéo. Après avoir passé quelques instants à alterner entre rire et toux, il réussit finalement à avaler sa bouchée et essuya ses yeux, aux coins desquels perlaient quelques petites larmes. Que ferait-il donc sans une amie comme elle ?

- T’abuse, Lex…, répondit-il en riant toujours. Putain, ils sont tarés ces Français…

Il replongea sa fourchette dans la box, profitant de l’occasion pour reprendre des pâtes de son amie, et les mâchonna en adoptant un ton semblable à celui du vidéaste.

- Mmmh, je déguste des pâtes pour mes fans avec plaisir…

Laissant la phrase en suspens, bien qu’il connaisse la suite par cœur pour avoir trop regardé ces vidéos, il avala sa bouchée, avant de repousser négligemment la box vers son amie. Il allait enfin pouvoir goûter à son propre plat.

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Mer 23 Nov - 21:18
Take me back to the middle of nowhere...
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Sa main été venue se poser sur la mienne et mes yeux s’étaient relevé vers les siens instantanément. Contacte rassurant, contact physique électrisant. Malgré la tristesse de mes mots, la douleur de mes maux. Je chérissais ce genre de moment où nous étions sérieux. Les moments où nous n’étions plus que des simples gamins qui ne pense qu’à s’amuser et rire et qui peuvent parler très sérieusement. Il me prouvait une nouvelle fois qu’il était là lorsque les autres ne l’étaient pas. Je serrais à mon tour sa main lorsqu’il se mit à parler. Mots qui firent chaud au cœur, palabres qui resteraient ancrés dans un coin de ma tête pour ne plus jamais en sortir. L’amitié, c’est beau, c’est même mieux que l’amour à mes yeux et à mon sens. Enfin, ça je ne pouvais pas vraiment le savoir car être amoureuse ce n’était pas encore quelque chose que j’avais pu expérimenter amplement dans ma jeune et misérable existence. Aucun homme n’avait eu l’audace et l’envie de me faire chavirer, de me faire ressentir ce que c’est d’avoir un cœur qui brule ardemment. Aucun n’avait su briser la glace au-delà des apparences et de mon corps lorsqu’il s’agissait d’amour.
J’avais connu quelques garçons, mais rien de bien concluant. J’avais eu quelques coups de cœur, mais là non plus les choses ne s’étaient soit pas faite, soit mal passée. J’étais peut-être juste trop glaciale et renfermée pour laisser quelqu’un m’aimer d’amour alors ils se lassaient, décampaient comme si je n’avais jamais existé. Donc oui, pour moi l’amitié était un sentiment bien plus fort, bien plus fidèle et qui devait surement combler mon cœur amplement pour que je ne ressente même pas le besoin d’être en couple comme les ¾ de la population de mon âge. C’était évident, un jour ça me tomberait surement par hasard en pleine gueule, mais je n’attendais pas avec grande attention ce moment-là.

Trop de considération, de sentiment bienveillant pour le jeune homme en face de moi. Il me bouleverse le palpitant, me fait presque chavirer à tant vouloir m’aider, mais je ne peux dire oui. Je ne peux pas débarquer chez lui alors qu’il a un bébé à sa charge. Je ne peux pas être un boulet comme j’ai pu l’être avec d’autres. Je ne peux pas être égoïste et prendre une place chez lui, chez sa mère. Car malgré le temps qui file aussi vite, pour moi cette maison, c’est celle de sa mère. Je la vois encore à écouter ses vieux disques dans la cuisine, je me rappelle encore son odeur lorsqu’elle me faisait la bise. Alors non, je ne peux pas vivre dans cet appartement comme si c’était le mien du jour au lendemain. Cette maison qui maintenant était le royaume de sa petite fille qui commence à grandir. « Je sais au fond de moi que je peux venir chez toi, que tu seras toujours là Eli’ … Je t’en remercie mais j’suis un peu sadique j’ai envie de combattre mes démons par moi-même, j’ai envie de me dire un jour que je n’ai rien à craindre. Que les cours d’auto-défense que je prends ce n’est pas que du vent. » Je marque une petite pause et lui souris, jouant avec ses doigts pour le rassurer, qu’il arrête d’être inquiet.

Ma vie était composée de deux hommes importants à mes yeux : premier homme de celle-ci, Eliott. Celui qui avait tapé des garçons pour moi du collège jusqu’au lycée. Un homme qui avait une petite fille qui lui prenait du temps et beaucoup d’attention depuis deux ans. « Bientôt t’auras beaucoup de travail avec Sky’ lorsqu’il faudra la gronder pour ses petits copains et tout… » Je lui faisais un clin d’œil et roulais des yeux rien que de penser qu’un jour ce petit bébé deviendrait un bout de femme. Puis il y avait le deuxième homme de ma vie, Je ris jaune en pensant au tatouée. Jax, celui qui était introuvable, injoignable depuis des mois déjà. J’en perdais mon sourire rien que d’y penser. Je ne pouvais pas toujours espérer l’avoir avec moi comme bouclier contre le monde, contre mon gré je m’en étais rendu compte. « Puis j’ai déjà assez emmerdé Jax je suppose pendant un an et quelque, j’dois vraiment apprendre à me débrouiller… Y’aura pas toujours un homme pour surveiller mes arrières ! » Discussion bouclée, terrain minée je ne voulais absolument pas parler de lui ou qu’Eliott me donne son avis sur lui que je connaissais déjà très bien. « Bon on peut passer à la partie joyeuse de notre entrevue qui prendra fin dans exactement moins de deux heures ? » Je lâchais sa main et tapotait du doigt le cadrant de ma montre pour lui faire comprendre que l’heure tournait, nous n’avions pas que ça à faire que de parler tristesse et angoisse alors que nous nous étions pas vue depuis deux longues semaines et on avait d’autre chose à dire et faire que ruminer sur un passé qui me hantait.

Comme toujours, Eliott me cassait dans mon délire et me fait presque me sentir bête, je fronce les sourcils une demi seconde et passait une main dans mes cheveux. « On s’en fou de ce qui est dit dans Titanic, je refais le dicton à ma manière … A moins que tu veuilles me dessiner nue comme Jack ? Là par contre, je veux bien jouer les Rose si tu deviens Leonardo ! » J’arquai un sourcil, suspicieuse et je me mettais à rire en cachant ma bouche. J’imaginais la scène, Moi nue sur un lit ou un canapé prenant la pose alors que lui se mordillant la lèvre dessinerait comme un enfant une fille avec des tirés, des ronds et un triangle pour faire le corps. Je me mordillais l’intérieur de la joue pour me stopper et surtout ne pas m’étouffer avec ce que j’avais dans la bouche. « Désolé ça va passer … J’imaginais juste le truc … Ahem… » Je soufflais un coup maintenant calmait et je regardais une nouvelle fois le fond d’écran avant de ranger le téléphone dans mon sac, il avait totalement raison. La photo était superbe, elle était tellement mignonne que je n’avais pu résister de la poster sur tous les réseaux sociaux le jour où nous l’avions prise. Bien trop fière d’exposer cette amitié qui n’avait jamais cessé, qui n’avait jamais arrêté de s’amplifier mais ce n’était que maintenant avec nostalgie que je la mettais en fond d’écran... Rappel d’une bonne journée organisé par ses soins et ceux de mes parents et pour me féliciter d’avoir validée une nouvelle foi mon année d’étude. « C’est tellement rare une photo de toi souriant et pas ronchon … » Je lui tirais la langue pour l’embêter, ça faisait déjà bien longtemps que le petit garçon morose, pas du tout sociable m’avait laissé casser sa carapace, entrer dans sa vie et m’y imposer. « T’es presque beau quand tu souris … Pas autant que Leonardo Dicaprio mais …. » Je prenais une gorgée de mon coca et cachait mon sourire derrière mon verre, dévier un compliment sous un sous-entendu négatif… Ma spécialité.

La France et leurs vidéos archi wtf … On ne s’en remettrait jamais je pense. Lorsqu’il continua le délire et se mit à refaire cet homme qui fantasme sur ce qu’il mange en vidéo je ne pus me contenir et j’éclatais de rire à mon tour et Eliott aussi. Il riait, riait mais il ne s’arrêtait pas de piquer de mes pates. Croyait il pouvoir m’entuber comme ça à moi ?! Je faisais la moue et me relevait presque pour l’empêcher de mettre sa fourchette de pâte dans la bouche en riant, mais manque de pot je n’étais pas assez rapide il mâchait déjà. « Eh ! Ce n’est pas parce que moi je t’ai piqué des pâtes que t’es obligé de faire pareil toi ! » Une foi bien assise à ma place et avoir récupéré mon plat qu’il me faisait glisser doucement. J’en prenait moi-même une fourchette pour finalement enfin y goûter. Je soupirais presque de plaisir en mangeant mes fusillis à la crème et saumon. Finalement je ne regrettais pas mon choix qui était plus que parfait à mes yeux. J’ouvrais les yeux et tombait sur le regard d’Eliott. « Elles sont meilleures les miennes … nanananeree… » Moi être une gamine ? Toujours surtout lorsqu’il s’agissait de lui. Il devait surement me prendre de temps en temps pour une fille puéril, une fille complètement perchée même mais je ne sais pas pourquoi avec lui, je me sentais obligée de faire la gamine. J’avais toujours eu le complexe d’être la plus vieille de nous deux et je n’arrivais pas à m’en défaire. Malgré qu’il soit le plus mature de nous deux et sans l’ombre d’un doute.

Plat terminé, ventre complètement explosé je me callais sans contre façon au dossier de ma chaise en posant une main sur mon estomac. « J’aurai peut-être pas du finir le plat …. Je vais rentrer chez moi en roulant je crois … » Je soupire et le regarde manger son dessert. Comment fait-il pour encore avoir de la place ? Comment fait-il pour être mince et musclée même ? J’aimerai bien avoir son métabolisme moi. J’aimerai bien être parfaite comme lui moi. Mais non, la perfection de certains est inatteignable pour le commun des mortels alors j’expire d’incompréhension face à la situation et me concentre plutôt sur l’heure qui tourne. « Vous avez reçu des nouveaux trucs sympas à la boutique ?? J’ai quelques achats à faire après … »


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Could die in your arms.
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Mon âge : 20
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Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
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Jeu 24 Nov - 21:22
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- Pas de soucis Lex, je comprends tout à fait. Et je trouve ça très courageux de ta part que tu souhaites affronter tes démons… Mais je veux pas que tu te rendes malade pour autant. On a tous nos limites, et ça peut être dangereux de trop chercher à les repousser, alors j’aimerais que tu me fasses une promesse, s’il te plaît. Promets-moi que si un jour tu sens que c’est trop pour toi, que t’arrives en terrain dangereux, tu rappliqueras chez moi sans hésiter. Parce que j’ai aucune envie de te voir dépérir à cause de toute cette histoire.

Il lui rendit un petit sourire, tâchant de se laisser convaincre par ses paroles rassurantes. Il savait qu’il pouvait lui faire confiance ; elle était forte, bien qu’étant persuadée d’être faible. Ces quelques années qui constituaient son début de vie n’avaient pas été excessivement difficiles, sans avoir été simples pour autant, et il savait que nombreuses étaient les personnes qui n’auraient su s’en relever. Lexie y était arrivée, elle. Oh, bien sûr, elle était toujours hantée par ses démons, mais elle n’était pas restée prisonnière de sa peur. Elle avait été cognée par la vie, comme bien trop d’âmes, et avait réussi à reprendre son chemin là où elle l’avait laissé. Reprise de ses études, reprise de son travail, reprise de sa vie. Elle ne s’était pas laissée abattre, et c’est en cela qu’il la considérait comme étant bien plus forte qu’elle le croyait.

Il ne savait pas à quoi il s’était attendu en lui faisant cette proposition. Il ne savait même pas s’il aurait préféré qu’elle accepte ou non. Il en aurait probablement été heureux ; jamais elle ne constituerait un poids pour lui, pas plus qu’elle n’en avait constitué par le passé, et la voir tous les jours n’aurait pu que le combler. Ils se voyaient moins qu’avant depuis quelque temps et, bien que les appels téléphoniques et autres textos leur permettent de ne pas se perdre de vue et que leur amitié reste tout aussi fusionnelle, sa meilleure amie lui manquait. Il regrettait l’époque où ils se voyaient presque quotidiennement, que ce soit parce qu’ils fréquentaient la même école ou parce qu’ils avaient simplement suffisamment de temps pour se retrouver entre deux cours. Mais ces temps étaient aujourd’hui révolus, et il s’en sentait malgré lui responsable. L’arrivée de la petite Skylar dans sa vie avait considérablement alourdi son quotidien, le rendant soudainement bien moins présent pour la jolie blonde. Il éprouvait depuis lors un sentiment de culpabilité dont il ne parvenait à se défaire, aussi bien lorsqu’il la voyait que lorsqu’ils étaient loin l’un de l’autre, et qui le faisait se sentir comme étant un ami bien misérable, qui ne méritait probablement pas l’affection d’une fille comme Lexie.

- M’en parle pas, elle grandit bien trop vite cette petite…

Il poussa un soupir et secoua la tête, repassant dans son esprit des images accélérées de sa fille. Il la revoyait parfaitement telle que sa mère la lui avait amenée, à un âge où elle était encore ridiculement minuscule et ne demandait qu’à recevoir soins et amour. Il avait l’impression que cela remontait seulement à la veille, tout en sachant pertinemment qu’elle était désormais âgée de deux ans et demi. Dire qu’elle rentrerait bientôt à l’école… Le temps passait à une vitesse folle, et il était tous les jours terrifié à l’idée de rater quelque chose dans son éducation et de ruiner la vie de cette petite âme innocente. Les paroles de Lexie n’avaient fait que réveiller en lui ce grotesque instinct paternel qui le faisait considérer n’importe quel garçon comme une menace potentielle pour sa précieuse petite princesse, et ce même si elle était à peine en âge de savoir parler.

Expression amusée, attendrie même par la simple pensée de sa petite fille, et instantanément remplacée par un visage fermé, presque crispé à l’évocation du dénommé Jax. Jax… Sans qu’il l’ait jamais rencontré, il le détestait déjà. Lexie lui avait souvent parlé de lui du temps où il faisait encore partie de sa vie. Au début, il éprouvait des sentiments relativement neutres à son égard ; il se sentait menacé par le jeune homme qui, d’après une photo que lui avait montré son ami, était indéniablement plus beau et plus musclé que lui et, comme si cela ne suffisait pas, était également plus âgé et n’avait pas un bébé à charge, lui. Bien qu’il se répugne à le montrer, Eliott était un garçon très possessif ; il l’avait d’abord été avec sa mère, puis avec ses amis, et enfin avec ses petites amies peu nombreuses. Plus l’amour qu’il éprouvait à l’égard de quelqu’un était fort, plus sa possessivité l’était, et vu la place que tenait Lexie dans son cœur, il ne pouvait que détester l’idée qu’un garçon autre que lui l’approche. Il était bien conscient du ridicule de la situation, mais ne savait comment lutter contre ce sentiment. Il avait conscience du soutien qu’avait constitué ce Jax pour son amie et, comme il était entré dans sa vie à une époque où Eliott était totalement accaparé par sa fille, il avait craint qu’il ne lui dérobe sa place de meilleur ami. Malgré tout ceci, il avait d’abord été reconnaissant au jeune homme de prendre soin de son amie lorsque lui en était incapable. Mais lorsqu’il l’avait mise à la porte de chez lui, il avait développé des sentiments de haine pure à son encontre. Il avait vu le mal qu’il lui avait fait, et avait été là pour recoller les morceaux de son amie brisée en mille morceaux par son comportement. Quel genre de connard était-ce là ? Le genre qui avait fait pleurer ses beaux yeux couleur de l’océan, qui avait fait couler des larmes sur ce charmant visage sur lequel n’aurait dû régner rien d’autre qu’un sourire éternel. Gagner la confiance de cette petite poupée de porcelaine que la vie s’était déjà chargée de réduire en miettes, tout cela pour la rompre sans la moindre explication… Il s’en était pris à l’une des personnes qu’il aimait le plus sur cette Terre, et il n’était pas prêt à le lui pardonner. Néanmoins, il prit sur lui pour garder ses lèvres closes, aussi dur cela soit-il, comprenant bien que Lexie ne souhaitait pas s’étendre sur le sujet. À la place, il força un sourire, tentant de ravaler l’animosité qui s’emparait immanquablement de lui lorsqu’il songeait à ce sombre personnage.

Son sourire s’élargit en un véritable rictus lorsqu’elle mentionna la fameuse scène de la comédie romantique. Sourire gêné, joues qui rosissaient légèrement à cette simple pensée – voilà au moins un point commun avec ce cher Jack Dawson. Avec un peu de chance, l’étrange éclairage du restaurant et sa barbe blonde suffiraient à les dissimuler… Il n’avait jamais vu Lexie nue, cela allait de soi, mais il avait suffi qu’elle mentionne la scène pour qu’il ne puisse s’empêcher de l’imaginer. Si l’on vous dit de ne pas penser à un éléphant, l’unique image vous arrivant à l’esprit sera celle du fameux pachyderme ; c’était exactement la même chose. Tout ce qui s’imposait présentement à son esprit était la vision de la jolie blonde nonchalamment étendue sur son canapé, en tenue d’Ève. Dieu que c’était tordu… Il rit un peu avec elle pour masquer son trouble et reprit quelques gorgées de son soda, histoire de se remettre les idées en place. C’était excessivement gênant ; heureusement qu’elle ne pouvait pas lire dans ses pensées. Il lui tira la langue suite à sa petite pique, tentant toujours de se redonner une contenance, et rétorqua :

- En même temps, quand je suis entouré par des gens comme toi… J’ai pas particulièrement envie de sourire.

Il leva les yeux au ciel, ne pouvant s’empêcher de sourire. Voilà qu’il était mal, s’il n’arrivait même plus à clasher sa meilleure amie convenablement, en conservant un semblant de sérieux… Suite à sa dernière remarque, il passa une main dans ses cheveux blonds et redressa le menton, adoptant cette posture de type charmeur qui ne lui était absolument pas coutumière. Il avait évidemment perçu la pique dans sa dernière phrase, mais avait décidé de se focaliser sur le compliment. C’était un poil plus gratifiant.

- Je sais que tu trouves en moi un charme indéniable, Lex… Inutile de me le répéter à longueur de temps…

Yeux azur qui se plissent sensiblement, lèvres charnues qui s’étirent dans un large sourire, dévoilant deux rangées de perles d’ivoire desquelles s’échappent un éclat de rire cristallin. Son le plus beau qu’il existe dans ce monde, le son d’un rire qu’il a lui-même provoqué, et qu’il ne peut que partager en voyant son amie retrouver son si joli sourire, ce charmant sourire qui lui avait manqué au cours des dernières minutes. Il préférait tant la voir ainsi qu’avec cette expression fatiguée, apeurée qu’elle arborait quelques instants auparavant... Il leva une nouvelle fois les yeux au ciel lorsqu’elle tenta de récupérer sa box de pâtes avec force protestations et, après l’avoir expédiée dans sa direction, goûta enfin à son propre plat. Yeux clos, un sourire béat aux lèvres, il dégusta ses pennes qui étaient encore meilleures que ce dont il aurait pu rêver. Il faudrait qu’il revienne déjeuner là. Souvent. Il sourit avec amusement en entendant son amie le narguer et secoua la tête, avant de reprendre une grosse bouchée de pâtes.

- C’est même pas vrai !, rétorqua-t-il la bouche pleine. Je te les laisse avec joie, tes pâtes de tumblr girl… C’est des plats de fragile les trucs au saumon…

Il termina rapidement son plat et se jeta immédiatement sur son dessert, regardant d’un air moqueur son amie se repentir d’avoir tant mangé. Alors qu’il était loin d’être rassasié, elle avait déjà crié forfait, et ce en mangeant moins que lui. Prenant une cuillerée de sa tarte au citron meringuée, il lui dit sur un ton taquin :

- Petite nature, va… T’aurais dû me donner ton reste de pâtes, je me serais chargé de le terminer pour toi… En attendant je veux bien me charger de te faire rouler jusque chez toi, si ça peut te rendre service.

Avec un sourire moqueur, il continua à manger son dessert, savourant la pâtisserie. C’était vraiment une bonne adresse…

- Je t’aurai bien proposé de goûter, mais comme tu m’as l’air déjà rassasiée…

Il reprit une bouchée du gâteau, prenant soin de lui montrer à quel point c’était délicieux, ne serait-ce que pour l’embêter un peu, avant de reprendre son sérieux en entendant sa question. En plus d’être sa meilleure amie, elle était une fidèle cliente de la boutique où il travaillait, aussi il prenait soin de lui mettre des pièces de côté de temps en temps, avant qu’elles ne soient épuisées dans sa taille. Son patron lui permettait ce genre de petites faveurs, l’un des nombreux avantages d’être un employé ponctuel et aimable avec la clientèle. Car oui, lorsque besoin était, il savait se montrer sympathique, comme tout le monde. Mais uniquement lorsqu’il savait pouvoir en retirer quelque chose.

- Oui, je t’ai mis quelques vêtements de côté d’ailleurs ! On aura qu’à y faire un tour tout à l’heure si tu veux, mon boss sera content que je lui amène de la clientèle, en plus.

Il lui sourit doucement, terminant son dessert en quelques coups de cuillère. Aussi surprenant que cela puisse sembler avec le repas conséquent qu’il venait d’ingurgiter, il avait encore faim. Oh, c’était tout à fait tolérable, mais il n’était pas parfaitement rassasié. À défaut d’avoir quelque chose d’autre à manger, il termina son soda d’une traite et reposa la canette sur la table avec force détermination.

- On y va ?

Se levant alors, il glissa son sac à dos sur son épaule, qu’il avait pris en prévision de ses cours de l’après-midi, et fit un pas jusqu’à Lexie pour lui tendre la main, afin de l’aider à se relever. Sa mère, Anglaise, l’avait élevé dans la tradition de son pays, tel un parfait gentleman, et au début de leur amitié la jeune femme se moquait un peu de cet aspect très galant de son comportement. Au fil du temps, c’était devenu plus comme une blague entre eux deux, et il agissait souvent avec elle tel un gentleman. C’était l’un de leurs nombreux délires, qui pouvaient sembler stupides mais qui avaient du sens pour eux.

Quittant alors le restaurant, il la remercia de lui avoir offert le déjeuner en déposant un baiser sur sa joue, et prit avec elle la direction du magasin de vêtements où il travaillait, parlant avec elle de ce qui s’était produit dans leurs vies respectives au cours des dernières semaines. Il l’écoutait avec attention, comme toujours, ne voulant pas manquer la moindre bribe de ses paroles. En arrivant à la hauteur de cette boutique qu’il connaissait si bien, il poussa la porte, laissant la jeune femme entrer la première, et salua l’une de ses collègues occupée à réassortir les rayons. Il prit son amie par la main pour la mener dans l’arrière-boutique, et lui montra quelques vêtements dans sa taille qu’il avait soigneusement posés dans un coin de la pièce.


- Tiens, je t’avais mis ça de côté… T’es pas obligée d’en prendre hein, je peux aussi te laisser faire un tour de boutique, mais j’ai pensé que ça te plairait…
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Mon surnom : Lex
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Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Ven 25 Nov - 2:24
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L’arroseur arrosée, c’est moi qui fait une blague et le retour des flammes m’explose à la gueule. Je fais des grands yeux sans le vouloir et rougis de l’entendre parler de ce ‘’charme indéniable’’ que je suis susceptible de lui trouver. Cela se voyait-il comme le nez au milieu de la figure que même moi je le trouvais beau ? C’est une évidence. Combien de filles avait-il entendu le lui rabâcher qu’il était mignon, charmant et trop galant ? Surement beaucoup trop, j’en avais vues et connues quelques-unes mais je n’avais jamais cherché à en savoir plus sur elles. Pour moi elles n’étaient que des visages sans prénom ou des prénoms sans visage car je ne m’attardais pas pour apprendre à les connaitre. Une sorte de certaine jalousie qui avait pu me ronger, que j’essayais de cacher fut un temps lorsqu’il sortait un peu trop avec tout le monde. Vague du passé qui vient s’écrasé au présent me ramenant tout droit sur le blond rayonnant face à moi. Je tourne le regard en marmonnant plus pour moi que pour lui qu’il était totalement à côté de la plaque. Si seulement … Si seulement il savait qu’un jour l’idée d’être plus qu’une amie m’avait traversée l’esprit, il en rirait surement. Je n’imaginais que ça comme réaction, ô combien il trouverait l’idée ridicule ou plutôt inimaginable depuis le temps qu’on se connait d’avoir osé penser ça même une minute alors que je devais surement être sa grande sœur pour lui, celle qui n’avait jamais eu. Je n’ose même plus le regarder dans les yeux tant je me sens honteuse, ce sentiment ne disparaitra jamais même des années après avoir abandonné cette idée. Je préfère me concentrer sur mes ongles comme si ils étaient superbement bien manucurée. Mais non, un simple vernis rose pâle presque blanc recouvre mes ongles et je n’ai pas de quoi les fixer bien longtemps alors je relève la tête vers lui qui est bien trop concentrée sur son assiette de pâte. « Bon appétit Mister perfection » Dis-je avait une voix bien sarcastique et ironique. J’avais eu presque envie de rajouter ‘’p’tit con’’ à ma phrase mais non car au final… Il était ni petit, ni con et il avait bien raison. Il avait toujours eu ce petit truc que je ne voyais pas chez les autres. Il ne devrait jamais savoir qu’un jour j’ai pu penser à l’impensable, qu’un jour j’ai pu le voir en potentiel petit ami, qu’il avait pu faire naître en moi des sentiments un peu plus fort que l’amitié que nous entretenions. Il avait ce charme et c’était indéniable je ne pouvais pas le blâmer pour ça.

Haussement des sourcils en l’entendant parler de mon choix de pâtes et de sauce de cette manière. Comment ose-t-il dire ça alors qu’il vient limite d’en manger la moitié ? Moi exagérais ? Toujours. Il en avait piqué mais pas tant que ça. Je soupire fortement pour lui montrer combien il m’agace, je me tape le front avec la paume de la main pour appuyer mes prochaines paroles digne d’une comédie. « Je n’ai jamais entendu de tel propos pour un plat de pâte … Tu craches sur les pâtes que tu viens de manger Monahan… C’est pas du beau ! » Je prends un air très sérieux, me tenant bien droite sur ma chaise un instant concentrait moi aussi sur mes pâtes au saumon de fille ‘’trop hype’’ il parait. Je me mettais à rire par l’incohérence de la conversation, le ton hyper sérieux qu’il avait pris en disant ça alors qu’il en avait plein la bouche, je ris à ne plus m’en arrêter. Je ris à en avoir des perles salées aux coins des yeux et ne plus réussir à respirer, il me rend heureuse, comme personne n’a réussi à le faire depuis deux semaines. « J’en ai marre de nous … J’en ai marre de toi … » Je me calme petit à petit et passe mes doigts sous mes yeux pour enlever les larmes qui commençaient à se frayer un chemin sur mon visage. Je décroise les jambes et rapproche ma chaise de la table pour me mettre une bonne fois pour toute à manger avant que ça ne devienne froid.

« Tu peux me regarder avec ce petit regard autant que tu veux ça ne me donne vraiment pas envie ton dessert actuellement … Je ne te laisserais jamais le plaisir de me faire rouler jusqu’à chez moi en plus donc je n’en prendrais même pas une seule bouchée … » Dis-je en le zyeutant un instant avant de replonger ma tête sur l’écran de mon iPhone. Je le sens son regard appuyé pour me faire comprendre que je ratais une chose de ne pas avoir pris de dessert et de ne pas gouter le sien. Même si il disait qu’il m’en filerait pas un morceau, je savais que ça ne le gênerait pas si je le lui demandait. Mais non, je n’avais définitivement pas faim même goûter un petit morceau était une mission impossible pour moi.

Les yeux toujours rivés sur mon téléphone je passais mon feed instagram rapidement, rien de nouveau de mes amis ni des célébrités que je suivais. Personne n’avait à me vendre du rêve sur les réseaux sociaux et s’en était presque triste que je vive tant par procuration… La belle vie des autres me faisait rêver à moi. J’étais bien pathétique, j’en étais consciente au moins. C’est à ce moment-là que j’étais tombé sur l’Instagram de la marque où Eliott travaillait et qui me fit penser que j’aurai bien aimé y faire un tour. C’est donc avec un regard excitée, pressée que je relève la tête vers lui lorsqu’il m’apprend qu’il a mis quelques pièces de cotés pour moi d’avance. Je pose mon téléphone sur la table et me frotte les mains l’une à l’autre avec un large sourire. « C’est vrai t’as fait ça ?! Géniale je vais être contente je sens ! » Je me calme instantanément en voyant la tête des gens qui nous regardait autour tellement j’avais l’air heureuse de la nouvelle. Ils ne savaient pas de quoi nous pouvions parler mais ils devaient tous me prendre pour une folle alors je me décide à me calmer bien rapidement. Baissant mes mains sur mon jean et lui souriant timidement. « Désolée tu sais que je m’emporte vite dès qu’il s’agit d’avoir trois sous à dépenser pour moi … » Bien sûr qu’il le savait qu’il était rare que je fasse des sessions shopping avec la vie que je menais, les parents à aider tout le temps pour finir sans problème de facture les fins de mois et mes études qui me revenaient et revienne quand même assez chère malgré que j’aie une bourse depuis deux ans. Je ne m’autorise le plaisir de m’acheter quelques nouveaux vêtements tous les deux ou trois mois et cela me complexée beaucoup de ne pas être comme toutes mes copines, comme toutes les filles d’avoir chaque semaine au moins un nouveau truc mais avec le temps j’ai réussi à m’y habituer et je sais pertinemment qu’un jour je prendrais ma revanche sur la vie et je pourrais me payer tout ce dont j’ai envie.

Lorsqu’il me dit qu’il a enfin fini je me retiens presque de lever les mains vers le ciel en un geste de prière tant je suis impatiente. Je fais grincer la chaise pour me reculer et attrape mon sac ainsi que mon portable alors qu’une main vient se glisser sous mes yeux je relève la tête vers mon meilleur ami et attrape sa main pour me relever ce geste ne manqua pas de me faire sourire, comme d’habitude depuis des années, ça ne ratait jamais et je savais pertinemment qu’il faisait exprès de ne jamais oublier de le reproduire dès qu’il le pouvait mais je n’en dirais pas un mot, il serait bien trop heureux que je lui fasse remarquer qu’il est galant alors je me tais et lui glisse un doux « merci » presque murmuré et à son tour il vient me remercier en me plaquant un bisou sur la joue pour me remercier. Sur notre passage j’entends une fille dire que nous sommes mignons comme jeune couple et je fais comme si je n’avais pas entendu. Les gens voient l’amour de partout même là où il n’est pas. Nous sortons bras dessus bras dessous du fast-food en prenant la direction des escalators et je ne perds pas de temps pour lui raconter le dernier de mes entretiens pour un stage en détail. Lui faisant ressentir le mécontentement que j’avais eu en ayant le listing des tâches que la personne qui m’avait reçu m’avait fourni. – faire le café, - faire les photocopies, - aller acheter des cartouches d’encre et d’autres conneries de la sorte. En soi, que des tâches inutiles sans responsabilité pour une étudiante de classe supérieure. Ce jour-là devant cet employeur j’avais cru rire jaune, vert et même gris tant il m’avait prise pour une imbécile.

Boutique toujours aussi remplies, des styles qui se mélangent, des vendeurs au style atypique comme classique. Ici il y a de la place tout le monde et c’est presque chaleureux. Eliott va saluer ses collègues de travail et moi je me perds en attendant dans les rayons pour ne pas l’embêter je regarde les robes en rayon lorsque je sens une main me tirer, celle de mon ami qui sans tarder m’emmena à l’arrière de la boutique pour me montrer les quelques trucs qu’il avait mis de côté pour moi. Je m’approche de la pile de vêtement et voit plusieurs trucs qui me plaisent déjà. « Punaise tu connais trop bien mes goûts c’est dingue ! » J’attrape un sweatshirt entre mes mains et le regarde étendue sous mes yeux. « Je sais pas si il m’irait celui-là et pourtant c’est mon préféré des trois que t’as pris ... » Je plisse les yeux pour m’imaginer à l’intérieur et j’ai du mal, je suis vraiment dans la doute je me tourne vers lui. « On est seul là ?? » Je me penche dans la réserve pour voir si il n’y avait personne dans les parages et non. La voie était libre. « Va tenir la porte j’essaie vite fait juste ça et le jean ! » C'est mon meilleur ami, je peux bien essayer deux conneries devant lui. Je le pousse vers la porte en riant alors qu’il a l’air choqué de mon audace. « On ne va pas faire cinquante allers-retours pour essayer deux trucs autant je vois là et c’est bon ! » Je me dépêche d’enlever mon pull pour enfiler le nouveau qui me va pile poil je déboutonne mon jean et le fait glisser sur mes jambes en sautillant. « Ça va Monahan ? T’as pas honte de regarder ta meilleure amie comme ça ? Avec tout ce que tu dois voir à la tv tu devrais pas être choqué pour si peu … » Je roule des yeux et enfile le skinny jean gris je me tourne dans tous les sens pour me voir. « Bon, il en dit quoi mon styliste attitré ? » Je me regardais dans le miroir présent dans la pièce et me mettait sur la pointe des pieds pour imaginer le jean avec des talons. « Si je trouve une paire de cuissarde noire pas trop chère ça serait top, ça irait super bien avec le jean... » Je suis songeuse, complètement dans mon monde de fille. Je me tourne vers lui en souriant. « T’es génial tu sais combien c’est difficile avec mes jambes de flamand rose de trouver des jeans à ma coupe … » Je fais un signe vers mes jambes pour lui montrer la longueur de celle-ci, elles prennent surement plus que la moitié de mon corps, me faisant complexer lorsque j’étais plus jeune et bien plus grande que toutes les filles et garçons de ma classe. Fut un temps, j’étais même plus grande qu’Eliott, mais ça, il le niera toute sa vie en disant qu’il est né en étant plus grand que moi mais c’est faux, il était simplement le seul à ne pas me faire remarquer que j’étais bien trop grande face aux autres gamins de nos classes.


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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Ven 25 Nov - 20:12
Take me back to the middle of nowhere...
× ft. Lexie & Eliott
Un léger rire amusé résonna dans sa gorge lorsqu’il l’entendit l’appeler « Mister Perfection », gloussement qui resta muet car il ne franchit jamais la barrière de ses lèvres. Lui, parfait ? C’était la meilleure blague qu’on lui ai sortie depuis des mois entiers. Bien qu’il affiche une confiance en lui sans failles, tout ceci n’était qu’apparences, et la réalité était toute autre. Depuis l’arrivée de Skylar dans sa vie, il n’avait pas une très bonne estime de lui-même. Être père était difficile, en particulier à son âge, lorsque la mère s’était évanouie dans la nature. Il vivait dans le doute constant, l’impression de mal faire à chaque fois que le beau visage de sa fille se crispait pour se trouver inondé de larmes, expression de cette colère propre aux petits enfants. Bien qu’elle pleure beaucoup moins qu’avant maintenant qu’elle était douée de langage, cela continuait à arriver et le faisait immanquablement se sentir misérable. Son physique non plus ne l’aidait pas à gagner confiance en lui. Malgré le fait qu’il ait grandi et muri, et qu’il ait par la même perdu ses rondeurs d’enfance, remplacées par quelques muscles judicieusement placés, il se voyait toujours comme le gamin de quinze ans à l’air benêt et au faciès couvert de boutons. Il n’avait nulle conscience de son charme, et haussa donc les sourcils avec amusement en repensant à ce surnom. C’eût été étonnant qu’il soit si parfait qu’elle le prétendait car, s’il l’était, il était bien le dernier à en être informé. Il roula des yeux en l’entendant lui faire la morale, mauvaise habitude qu’il avait en particulier en sa présence, ne serait-ce que pour éviter de lui montrer l’importance qu’elle avait pour lui. Il n’avait jamais été ce genre de garçon qui chantait à longueur de journée son amour à ses amis. Cela le mettait bien trop mal à l’aise, et il préférait l’exprimer comme il le pouvait, de manière plus subtile… Comprenez par-là en embêtant ses proches, comme il le faisait la plupart du temps.

- Roh, ça va… Tu pourrais t’estimer heureuse que je n’ai pas craché dedans avant que tu les goûtes ! Les jeunes de nos jours, je vous jure… Aucune reconnaissance.

Bien sûr, il savait combien les paroles qu’il venait de prononcer étaient grotesques. D’eux deux, c’était Lexie qui était la plus âgée, et c’était indéniable. Seulement, il s’amusait souvent à la traiter de gamine, uniquement pour l’embêter. Elle n’était pas si puérile que cela, au final, ils avaient tous deux leur propre forme de maturité, et il avait lui-même conservé quelques aspects assez enfantins de sa personnalité. La vie serait bien ennuyeuse si l’on devait passer son temps à se comporter comme des adultes matures et responsables.

Fou rire qui reprend de plus belle en voyant son amie s’esclaffer sans raison apparente. Il en était toujours ainsi : lorsqu’elle riait, il riait et, de la même manière, il souriait dès lors qu’elle souriait. C’était plus fort que lui, tel un réflexe des plus naturels ; cela lui faisait simplement tellement plaisir de la voir heureuse… C’était d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles il ne parvenait jamais à bouder bien longtemps en sa présence, elle le faisait sourire si facilement… Il avait l’impression qu’elle n’avait cessé de rire au cours de ce repas, et rien n’aurait pu le rendre plus heureux. Le bonheur des gens qu’il aimait passait toujours avant le sien avec lui. S’efforçant de reprendre un semblant de sérieux, il rétorqua, ne pouvant malgré tout chasser la lueur malicieuse qui brillait dans son regard :

- C’est bientôt Noël, tu devrais pouvoir me vendre sur eBay… Je suis sûr qu’il y a moyen de tirer un bon prix de ma petite personne, mais dépêches-toi, après le Nouvel An le marché se ramollit toujours un peu !

Il terminait tranquillement son repas, et sursauta en entendant son amie pousser ce qui s’apparentait plus à un cri qu’à de calmes paroles. Ce n’est qu’alors qu’il prit conscience de son erreur : il avait abordé avec elle le sujet du shopping. Depuis le temps, il aurait dû savoir que cela déclenchait toujours chez elle une excitation hors pair, mais il l’oubliait à chaque fois. Il faut croire que les vêtements et autre maquillage n’étaient pas des sujets qui le passionnaient plus que ça, aussi curieux que cela puisse sembler concernant un jeune homme de dix-neuf. Il releva ses prunelles bleues vers son visage, sur lequel il retrouva, comme il s’y attendait, une expression de joie pure. Un grand sourire vint étirer ses lèvres tandis qu’il regardait son amie exulter ; il était si heureux de pouvoir lui procurer un tant soit peu de joie.

- Bien sûr que j’ai fait ça, tu crois quand même pas que j’aurai osé te mentir sur un sujet aussi important pour toi ? Puis c’est normal, t’es ma meilleure pote je te rappelle !

Il leva les yeux au ciel et secoua la tête en riant doucement, terminant son repas. Ils ne tardèrent pas à quitter le restaurant, et les paroles prononcées par cette inconnue, comme quoi ils formaient un couple mignon, ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd. Il ne put retenir un sourire amusé, et attendit d’être à l’extérieur du fast-food, hors de portée de cette jeune femme, pour glisser à son amie, avec un petit coup de coude complice :

- Eh, eh, t’as entendu ça ?! Il paraît qu’on forme un beau couple… bébé.

Il rit un peu, ayant pris soin d’ajouter ce sobriquet qu’il n’employait que très rarement, autant dire jamais à l’égard de Lexie. C’était sa meilleure amie, rien de plus. Rien de plus… Il s’entendait si bien avec elle qu’au fond, il aurait peut-être souhaité qu’il se passe autre chose entre eux deux. Quelque chose qui allait au-delà d’une simple amitié, aussi fusionnelle que platonique. Seulement elle était plus âgée que lui, et il n’était pas stupide, il avait bien remarqué qu’elle avait parfois honte de dire qu’elle était amie avec un garçon de trois ans son cadet. Alors s’ils étaient sortis ensemble… Ç’aurait probablement été le summum de l’humiliation pour la jeune femme. Ainsi, afin de limiter la casse et d’éviter de ruiner leur amitié pour une relation dès le départ vouée à l’échec, il avait jugé préférable de ne jamais s’autoriser à la considérer autrement que comme sa meilleure amie. Il tenait bien trop à elle pour prendre le risque de tout gâcher et, pire que tout, de la perdre. Il était ô combien plus simple pour lui de rire de toute cette situation que d’y songer sérieusement. On allait tenter d’éviter de se faire du mal inutilement, si possible.

Il entra avec elle dans le magasin, puis dans l’arrière-boutique. Là, il referma un peu la porte derrière eux, la laissant juste entrebâillée pour ne pas qu’on les soupçonne de faire quoi que ce soit de répréhensible – on ne sait jamais, certaines personnes ont une imagination tellement fertile… –, et s’adossa à l’un des murs, observant en silence son amie regarder les différents vêtements qu’il lui avait réservés. Elle furetait parmi les étoffes avec un entrain qui faisait plaisir à voir, et un sourire goguenard prit place sur ses lèvres lorsqu’elle s’exclama qu’il la connaissait trop bien. En même temps, ils se fréquentaient depuis suffisamment longtemps pour qu’il ait assisté à toutes ses phases vestimentaires, et ai appris à reconnaître le type de vêtements qui lui plaisaient et qu’elle osait porter. Aussi, dès qu’ils recevaient un nouvel arrivage en boutique, il prenait quelques minutes pour regarder un peu ce qu’ils avaient pour les femmes et mettre de côté ce qui pourrait plaire à son amie, et qui étaient souvent les pièces les plus jolies. C’était devenu une habitude avec le temps, et cela lui faisait même plaisir de faire cela. Il lui suffisait de se figurer le sourire qui s’épanouirait sur le visage de son amie lorsqu’elle les découvrirait pour le motiver à continuer.

- Que veux-tu, on est un meilleur ami en or ou on ne l’est pas…, répondit-il sur un ton faussement prétentieux.

Il fronça un peu les sourcils en l’entendant, ouvrant la bouche pour protester. Ils n’étaient pas supposés s’enfermer ainsi dans ce local, d’autant plus qu’il était là en tant que client… Si quelqu’un s’apercevait de leur présence ici, il allait avoir des soucis. Mais avant qu’il ait le temps d’émettre le moindre son, son amie l’avait poussé contre la porte, et il n’avait désormais d’autre choix que de s’exécuter. Il s’y adossa donc afin que personne ne puisse entrer, espérant de tout son cœur qu’aucun employé ou, pire encore, son patron, n’ait la mauvaise idée de les rejoindre. Sauf que voilà, il se retrouvait du coup face à la jeune femme, qui était manifestement trop occupée à se changer pour remarquer son regard posé sur elle. En soi, il n’y avait pas de quoi en faire toute une histoire. Il l’avait déjà vu plus d’une fois en maillot de bain, et ils avaient si souvent dormi ensemble qu’il en avait perdu le compte. Seulement, elle portait là des sous-vêtements de dentelle noire des plus sexy, qui lui rendaient difficile la tâche de se concentrer sur autre chose que sur ses formes. Lorsqu’elle fit une remarque à ce propos, il sentit ses joues rosir un peu, embarrassé qu’elle l’ait surpris, et tenta de se défendre du mieux possible.

- Je te regarde tout à fait normalement, d’abord ! Puis c’est toi là, tu pouvais très bien aller te changer dans une cabine comme tout le monde…

Il croisa ses bras sur son torse et l’observa attentivement, perdant rapidement ses couleurs maintenant qu’elle était vêtue.

- Hum… J’en dis qu’il te va comme un gant, il te fait de ces jambes ma chérie !, s’exclama-t-il, parodiant les stylistes grotesques que l’on pouvait voir à la télévision. Et, si je peux me permettre, on a justement reçu des bottes y a quelques semaines. Après, de là à savoir si c’est ce qu’on appelle des cuissardes ou non…

Il fit une petite moue penaude, comme pour s’excuser pour son manque de connaissances en la matière. Ses réflexes de vendeurs étaient revenus au galop, mais avaient bien vite décampé lorsqu’il avait dû admettre ne rien y connaître en mode. Heureusement que ce genre de compétences n’étaient pas demandées par son employeur ; il avait en réalité suffi qu’il soit bien fichu et puisse donc plaire aux clientes pour qu’il obtienne le poste. Un nouveau sourire prit place sur ses lèvres lorsqu’il entendit sa remarque sur ses longues jambes. Les siennes étaient sans doute encore plus grandes que celles de Lexie, probablement un peu plus musclées, aussi. Il comprenait donc mieux que quiconque les difficultés qu’elle pouvait rencontrer.

- M’en parles pas, je…

Il se figea, s’interrompant subitement en plein milieu de sa phrase. Il venait de percevoir, à travers la fine porte de la petite pièce, une voix qu’il ne connaissait que trop bien. C’était celle de son employeur, et il venait tout droit dans leur direction. Avec un regard paniqué dans la direction de Lexie, il ramassa en deux temps trois mouvements leurs affaires et les jeta dans un carton vide, avant de pousser précipitamment la jeune femme derrière un portant de vêtements, qui suffirait à les cacher, avec un peu de chance. Ils se retrouvèrent ainsi dans une situation des plus cocasses, le jeune homme assis sur elle et devant probablement l’écraser à moitié, une main plaquée sur ses lèvres afin de contrer un éventuel cri de surprise. Ajoutez à cela les vêtements qui leur tombaient dessus de tous côtés… Il se mordit la lèvre en entendant la porte s’ouvrir, et son employeur demander à voix haute pourquoi diable la lumière était allumée. Eliott adressa à sa meilleure amie un regard appuyé, lui signifiant clairement de ne pas faire le moindre geste. Il n’était pas supposé amener des amis dans cette pièce, car s’il y avait un vol ou quoi que ce soit du genre, il serait le premier suspect. Et il ne pouvait pas se permettre de se faire licencier.

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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
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Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Sam 26 Nov - 12:58
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Teint rosie par les mensonges qu’il m’inculquent sous les yeux, lèvres qu’il se mord pour cacher la vérité, qu’il vient d’être prit sur le fait. Je lève les yeux au ciel en souriant et n’ajoutant rien d’autre. Je fais semblant de croire à ces paroles. Après tout, il ne reste qu’un homme, son regard glisse naturellement là où la peau se dénude. Je ne peux lui blâmer ça, je l’ai cherché à me changer sous ses yeux. Je ne dis pas, je ne pense pas être une icône sexuelle, bien loin de là cette idée. J’étai une fille simple, dans un corps simple, dans des vêtements simples. Je ne tapais pas souvent dans l’œil des gens donc je n’avais pas fait ça pour le chauffer. Bien au contraire, c’est l’habitude de le côtoyer, la sureté que jamais il ne me manquera de respect que je m’étais permise une tel action. Mais je sais reconnaître le regard d’un homme sur une femme encore. Ce n’est pas celui qu’il a lorsque nous sommes ensemble sur une plage, ce n’est pas celui qu’il a lorsque je suis en pyjama chez lui. Là, c’est l’homme à l’état pure qui a parlé, ou plutôt maté. On ne peut rien y faire, même les femmes se laissent souvent charmer en glissant leurs yeux sur un torse lorsqu’il y a possibilité. ‘’ Que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre.’’ Je serai la première de la liste à lancer la pierre de la luxure en ayant il n’y a pas moins de quelques minutes laisser mon regard glisser sur la bandelette du boxer qui dépassait du jean de mon meilleur ami … Je le jure c’était par inadvertance que mon regard était tombé si bas, sans avoir une idée vicieuse en tête mais un simple geste naturelle incontrôlable jusqu’à qu’on le trouve malsain que de regarder un ami si proche de nous avec cette petite étoile dans les yeux, cet éclat de malice, j’avais tourné la tête rapidement et fixait ailleurs en me disant que c’était mal de faire ça. Mal dans le sens où je n’aimerai pas qu’on me le fasse, qu’il était mon meilleur ami et que j’avais cette putain d’impression de toujours tout mélanger et le sentiment d’être presque glorifier que de savoir que ma plastique pouvait même attirer son regard bleuté.

Je me tournais une nouvelle fois devant le miroir, passant les mains sur le pull pour lui enlever les plissures mal repassé qu’il avait, je me regarde sous tous les angles pour trouver ce qui cloche mais tout m’a l’air bien et je tire la langue dans le reflet du miroir à l’attention d’Eliott qui prend un accent cruellement ridicule pour me complimenter et m’informer qu’ils avaient reçu il y a quelques temps des bottes qui pourrait peut-être aller avec le reste de la tenue. « Ah ouais ? Bah quand on remonte tu me montres ça, puis je t’apprendrais la différence entre les deux quand il faudra que tu me les enlèves … Ah non ça marche plus ce genre de phrase maintenant que t’es papa ! » Je ricane en me tournant et m’approchant de lui pour lui un câlin. « Je rigole … ça fait juste tellement longtemps qu’on n’est pas sorti tous les deux le soir, que j’ai pas dormi dans ton lit en te suppliant de m’enlever mes chaussures tant j’étais saoule … ça me manque ! » Je le relâche, un sourire mélancolique se dessine sur mes lèvres. Il me manque le temps ou nos seules préoccupations étaient de finir le plus rapidement possible des cours pour aller traîner dans notre lieu favori, lorsque chaque soir nous planifions un truc différent pour nous amuser. Ce temps est terminé, dépassé et bien éloignée de notre nouvelle réalité. Nous sommes grands, la vie a changé du tout au tout pour nous deux. Si nous nous voyons une fois par semaine c’est le bout du monde et pourtant on fait comme si de rien était, comme si la situation n’avait pas changé. Je m’éloigne, je retourne là ou mes vêtements jonche sur le sol. Il est temps pour moi d’en finir avec ma session défilée et de retourner dans la boutique pour ne pas causer de problème à Eliott.

Mon vieux skinny noir enfilé je remets mes baskets rapidement en le regardant lorsqu’il me parle de ses jambes, effectivement il est de ceux qui peuvent me comprendre tant il est grand et imposant mais pas le temps de lui répondre qu’il se précipite sur le reste des vêtements qu’il m’a gardé et j’entends un bruit se rapprocher de nous. Tout me vient plus clair, quelqu’un débarque ici et on n’a pas le droit. Merde. La panique me bloque et je reste statique. À ce moment-là, j’aurai pu être une statue de verre. Heureusement pour moi, pour nous, le blond est rapide et réactif il me tire et me pousse derrière un portant quasi-collé contre un mur. Je me laisse glisser contre celui-ci et Eliott ne se gêne pas pour s’assoir sur moi. Il pose une main sur mes lèvres pour m’empêcher de dire un mot. Je fronce les sourcils et mord doucement sa main pour lui faire comprendre que je ne risquais pas de parler j’étais pas dingue à ce point-là… Jusqu’à qu’un vêtement me tombe sur la tête et que l’envie de rire nerveusement se propage dans mes veines, je coupe ma respiration alors que la voix d’un homme se fait entendre dans la pièce en lâchant quelques jurons pour une lumière pas éteinte. Cet homme a l’air dur et l’envie de rire me passe aussi rapidement qu’elle m’est venue. Les pas se rapprochent jusqu’à nous et je ferme les yeux si fort que ça m’en brûle les paupières, mes ongles s’enfonce dans la jambe de mon ami en sentant les pieds du gérant. Il est là, si proche de nous il ramasse un truc parterre et le jette négligemment sur le portant derrière lequel nous sommes cachés. « C’est l’ancienne collection ça … Qu’est-ce que ça fout ici … ? » Il soupire en regardant ce qui doit être surement mon pull à moi et repart. Le bruit d’un interrupteur se fait entendre ainsi que celui d’une porte qui se ferme juste après.

Les millièmes de seconde se font ressentir comme de longues minutes, nous ne bougeons toujours pas ne sachant si l’homme est vraiment parti ou non et lorsque je sens la pression sur mes jambes se libérer j’ose ouvrir les yeux. Eliott c’est levée, nous sommes plongés dans le noir et ma main cherche à tâtons la jambe d’Eliott. Bingo je la sens et je me tiens à lui ainsi qu’au mur pour me relever. « Faut encore que je remette mon haut et on bouge » dis-je en chuchotant, je ne savais pas où regarder, où était le visage d’Eliott je l’imaginais à ma droite mais je devais surement être à coté de plaque mais ceci était le dernier de mes soucis. Il était grand temps qu’on s’en aille et le plus vite possible avant que je cause de vrai problème à mon meilleur ami.

Mon pull enfilait, les trois vêtements qui me plaisait dans les bras d’Eliott nous quittions la réserve comme des voleurs pour retourner dans la boutique. Le gérant avait l’air de n’avoir vraiment rien remarqué et j’en fus soulagé. Je le quittais des yeux et me mettait à chercher une paire de cuissardes dans le commerce mais sans grand succès. Je me tournais vers mon blond préféré en haussant les épaules fasse à l’échec cuisant, aucune botte était dans mes prix ou dans le style qui me plaisait. « Bon bah pas de botte mais je vais repartir quand même avec des trucs cool grâce à toi » Sourire gratifiant, je posais une main sur son bras et le tirais vers les caisses pour payer mes achats.
Eliott posa les articles sur le comptoir alors que je souriais à la demoiselle qui nous faisait face. Elle me fit un simple hochement de tête de politesse et Eliot et elle se mettent à discuter rapidement. Elle agit sans même me calculer, complètement absorbé par le garçon qui lui fait face. Ok, la politesse était à revoir je crois. Je regardais l’échange vite fait en tapant le code de ma carte bancaire sur le boitier. Elle me filait sans un regard le ticket de caisse et je roulais des yeux. « Bonne journée mademoiselle » lui dis-je pour attirer une seconde son attention qu’elle n’avait pas l’air de vouloir me donner, bien trop occupée sur Eliott à lui faire les yeux de biche. Je prenais mon sachet et tourner le dos sans même me préoccuper de savoir si mon meilleur ami me suivait ou si il continuait la discussion. Après tout, je devais bien le partager, ce n’était pas que NOTRE moment à nous aujourd’hui... Ironie quand tu nous tiens.

Enfin sorti de la boutique je restais à l’extérieur attendant Eliott. Je me tentais à jeter un regard sur ma montre. Super … Il nous restait un peu moins d’une heure avant que nous soyons obligé de nous laisser et j’étais là, à le regarder taper la causette aux autres, à des gens avec qui il allait pouvoir discuter l’après-midi entière en travaillant. Je soupire un peu excédée. Pourquoi suis-je si possessive ? Ça devrait être interdit d’être comme ça avec ses amis. Mais c’est un sentiment incontrôlable, indomptable. J’essayais de préserver le petit cercle restreint d’ami que j’ai, je voulais avoir l’exclusivité dessus car ils n’étaient que trop peu autour de moi. Je parle des vrais amis. Ceux sur qui on peut compter en cas de coup dur. Ceux-là, j’avais du mal à les partager et encore plus lorsqu’il s’agissait d’Eliott Monahan, l’ami de longue date, mon confident, mon meilleur ami, ma moitié.


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Dim 27 Nov - 3:10
Take me back to the middle of nowhere...
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Rictus amusé lorsqu’il croisa le reflet de sa meilleure amie dans le miroir, rictus amusé qui quitta bien vite ses lèvres lorsqu’il entendit sa petite pique. Voilà que cette conversation était de nouveau mise sur le tapis, lui étant toujours aussi désagréable malgré les années qui s’écoulaient. Avoir un enfant n’était pas seulement incroyablement chronophage, cela modifiait aussi considérablement le regard que les autres portaient sur soi. Il sentait bien que tout le monde, aussi bien ses proches que les parfaits inconnus qu’il croisait au quotidien, le considérait différemment depuis qu’il était père. Comment leur en vouloir ? Il était rare de croiser un garçon de dix-sept ans ayant un nourrisson dans les bras et, s’il avait commencé par prétendre qu’il s’agissait là de sa petite sœur, il n’avait pas tardé à assumer son enfant. Après tout, il n’avait aucune raison d’avoir honte d’elle. Ce n’était pas elle qui était responsable de toute cette situation, il n’y avait nulles autres personnes à blâmer que la génitrice et Eliott lui-même. Non, ce qui l’agaçait avec tout ceci était le fait qu’à partir du moment où il disait être papa, on lui collait immanquablement sur le front l’étiquette du vieux, du type trop responsable pour savoir encore s’amuser. Responsable il l’était et le bonheur de sa fille était ce à quoi il s’appliquait le mieux. Pour autant, il n’avait que dix-neuf ans et se refusait à considérer que sa jeunesse avait déjà pris fin. Il ne pouvait plus sortir toutes les semaines comme il le faisait à une époque, traîné dans les rues de New York par Lexie qui, plus âgée que lui, était plus au courant des lieux où il fallait se rendre pour passer une bonne soirée. C’était un fait indéniable. Néanmoins, une sortie de temps à autre ne devrait pas faire grand mal ; ce n’étaient pas ces soirées où les jeunes se bourraient la gueule à n’en plus finir, s’essayaient à toutes sortes de substances plus ou moins douteuses et sautaient sur tout ce qui bougeait qui lui manquaient. Non, plus le temps passait et plus tout ceci lui semblait vain, tristement vide de sens. Ce n’était que le symptôme d’un mal-être social croissant chez les jeunes, qui semblaient ne trouver d’autre moyen de s’amuser que de ne plus être eux-mêmes. Ce qui lui manquait, c’était les soirées passées avec Lexie, à écumer les bars de la ville dans lesquels il ne pouvait entrer que grâce à sa fausse pièce d’identité. Ces soirées où ils rentraient chez l’un ou chez l’autre et mettaient une demi-heure à atteindre le lit, sur lequel ils finissaient par s’endormir l’un contre l’autre, sans plus de cérémonies, après avoir débité bien trop de bêtises et avoir ri à s’en décrocher la mâchoire. Ces soirées d’insouciance pure, lorsqu’il n’avait nulle autre responsabilité que de poser ses fesses dans la salle de cours le lendemain matin, lui manquaient douloureusement. Et elles s’étaient évanouies en poussière entre ses doigts dès l’instant où Skylar avait atterri dans son salon.

- Eh, c’est pas cool de me dire ça !, protesta-t-il. C’est pas parce que je suis père que je me couche tous les soirs à dix-neuf heures trente, après avoir bu une tisane et avoir lu trois pages d’un bouquin classique. Je sais encore m’amuser quand même, t’oublies à qui tu parles ou bien ?

Il lui rendit son étreinte, affichant une moue blasée alors qu’il s’en donnait en réalité à cœur joie. Le contact de son amie lui manquait tous les jours où ils ne se voyaient pas, plus que quiconque. Il avait besoin de sentir ses longues mèches blondes chatouiller son cou et ses bras fins tenter d’entourer son large torse, ses lèvres charnues effleurer la peau piquante de ses joues. Au bout de quelques instants, il prit sur lui pour l’écarter de quelques centimètres, afin de pouvoir la regarder bien en face.

- Je sais, ça me manque aussi, à un point… T’as pas idée. Faudrait qu’on essaie de faire un truc pour le Nouvel An, qu’on ressorte, comme avant.

Il hocha la tête, l’air déterminé, avant de la laisser s’éclipser pour de bon afin d’aller se rhabiller. Quelques instants plus tard, ils étaient blottis derrière un portant, tâchant du mieux possible de ne pas laisser dépasser le moindre bout de leurs longs corps. En sentant ses dents effleurer la paume de sa main, il se mordit la lèvre en souriant. Même s’il n’avait présentement pas la moindre envie de rire, il était chatouilleux et incapable de résister aux touchers légers sur ces zones sensibles. Mais son rictus disparu aussi rapidement qu’il est apparu lorsqu’il entendit la porte s’ouvrir pour de bon ; souffle coupé, il attendit le plus silencieusement possible que son employeur se décide enfin à tourner les talons. Leur position n’était pas des plus confortables, et dans la mesure où ils étaient plus ou moins assis sur un amoncellement de vêtements tombés de leurs cintres, il se sentait glisser un peu plus à chaque instant. Si le patron ne se décidait pas à quitter la pièce rapidement, il allait finir par carrément écraser Lexie. Mais non, au lieu de s’éloigner, il ne trouva rien de mieux à faire que de se rapprocher encore un peu plus d’eux. Il croisa le regard de Lexie, échange qui fut bref puisque cette dernière ferma presque immédiatement ses paupières. Sans même se voir dans un miroir, il avait une idée assez précise de ce qui devait probablement se lire dans ses propres iris : une panique intense, témoignage de la crainte qu’il éprouvait à l’idée d’être surpris par le gérant et de perdre son emploi. Le marché du travail n’était pas des plus offrants, et il perdrait un temps précieux à trouver un nouveau job dans l’hypothèse où il se ferait renvoyer. Le temps lui paraissait s’écouler avec une lenteur exaspérante, chaque seconde semblant durer une heure. Quel homme stupide, ne pouvait-il donc pas simplement tourner les talons et regagner la boutique ? Mais non, il fallait qu’il râle sur tout, s’attarde sur le moindre détail… Il ne manquait plus qu’il fouille dans l’un des cartons et trouve le sac à main de Lexie…

Heureusement, il finit par quitter la réserve, les plongeant par la même occasion dans le noir le plus total. Il n’allait tout de même pas pousser le vice jusqu’à leur faire croire qu’il était parti uniquement pour les surprendre, si ? Sentant sa tension redescendre à vitesse grand V, il se laissa plus ou moins tomber sur son amie, préférant tout de même attendre encore un peu avant de se redresser pour de bon. On n’était jamais trop prudent. Ils étaient enfermés dans une pièce des plus obscures, assis l’un sur l’autre, dans une proximité presque ambigüe. Si le contexte avait été différent, des idées salaces auraient probablement traversé son esprit. Mais pas ici. Pas maintenant, alors que cette boule de stress subsistait toujours dans son ventre. Il finit par se résoudre à se relever, estimant que l’homme devait être définitivement parti et que son amie avait suffisamment supporté son poids comme ça. S’appuyant sur le sol, de part et d’autre du corps de Lexie, il se redressa donc, prenant garde de ne pas se cogner dans le portant. Il ne manquerait plus que cela, tiens… Il sursauta imperceptiblement en sentant les mains de la jeune femme s’agripper à son mollet, ne s’attendant pas à cela, et hocha la tête en entendant ses paroles, ne réalisant même pas qu’elle ne pouvait le voir acquiescer.

Lorsqu’elle eut récupéré toutes ses affaires, il sortit avec elle en catimini, regagnant le magasin comme si de rien n’était. Avec un peu de chance, leur petite escapade serait passée inaperçue. Il la mena à travers les rayons, lui montrant des modèles aussi bien de bottes que de cuissardes, ne parvenant pas, comme il l’en avait avertie, à les différencier. Ils se rendirent ensuite à la caisse pour qu’elle puisse régler les articles qu’elle avait choisis, à défaut de chaussures. Là, il posa les vêtements sur le comptoir, souriant à sa collègue assignée à la caisse enregistreuse. Elle s’appelait Miranda, et travaillait déjà dans la boutique lorsqu’il avait été embauché. Elle était venue vers lui d’elle-même et, comme toujours lorsqu’il se trouvait dans l’environnement professionnel, il s’était montré gentil avec elle, reléguant aux oubliettes sa mauvaise humeur habituelle. Si dans sa vie personnelle, être désagréable avec tous les êtres doués de parole n’était pas des plus handicapants, cela s’avérait plus délicat au niveau professionnel. Il n’avait pas tardé à le comprendre, après avoir été renvoyé de son premier poste au bout de quarante-huit heures pour ne pas avoir été suffisamment aimable avec la clientèle. Au final, il s’était plutôt bien entendu avec la jeune brune, bien que leur relation reste de son point de vue purement superficielle. Il savait par avance que le jour où l’un d’entre eux quitterait la boutique, il couperait immédiatement les ponts avec elle. Il ne trouvait pas que c’était une demoiselle particulièrement intéressante. Pas intéressante du tout, à vrai dire.

Mais bon, business is business, comme on dit, et il savait qu’elle était dans les bonnes grâce du patron, ce qui l’obligeait plus ou moins à faire en sorte qu’elle continue de l’apprécier, sans quoi il craignait qu’elle ne le décrédibilise auprès de leur employeur. Néanmoins, il était clairvoyant et bien conscient de son petit manège. La manière dont elle traitait sa meilleure amie, comme si elle n’existait pas, qu’elle n’avait pas plus de valeur qu’une crotte de chien, le mettait mal-à-l’aise. Il avait du mal à suivre le cours de la conversation, ne pouvant s’empêcher de jeter de fréquents petits coups d’œil à Lexie. Il la connaissait, se doutait qu’elle avait remarqué l’ignorance de la caissière, et craignait qu’elle ne prenne tout ceci trop à cœur. La pie assise derrière sa caisse enregistreuse parlait tant et si bien qu’il ne parvint même pas à l’interrompre pour proposer à son amie de lui offrir une partie de ses achats. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle avait réglé sa course et tourné les talons, après avoir fait une remarque à la vendeuse qui le fit sourire. Il la reconnaissait bien là : elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds, tout en conservant la classe qu’elle dégageait naturellement.

Il lui fallut plusieurs minutes pour se débarrasser de ce pot de colle bien trop entreprenant – oui, tant de temps que cela, qui l’eût cru ? Lorsqu’enfin il parvint à sortir de la boutique, après n’avoir eu d’autres choix que de s’éloigner d’elle avec « à plus ! » sonore pour parvenir à la faire taire, il passa une main dans ses mèches blondes et adressa un sourire penaud à Lexie qui, Dieu merci, n’avait pas disparu dans la nature dans un accès d’exaspération.

- Hey, désolé… Impossible de me débarrasser d’elle, c’est une vraie pie cette fille… Laisse-moi t’offrir ça, tiens. Au moins un de ces vêtements…

Il désigna le sac en plastique qu’elle tenait à la main, sortant déjà son portefeuille. Il se sentait coupable pour le comportement de sa collègue, même s’il n’en était en rien responsable et, après que sa meilleure amie lui ait offert le déjeuner, cela lui semblait être la moindre des choses que de régler une partie de ses achats.


- On l’a échappé belle, dis-moi ! Enfin, maintenant je suis tout à toi. Que veux-tu que l’on fasse, maintenant ? Il nous reste quoi, une petite heure ?
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Dim 27 Nov - 14:16
Take me back to the middle of nowhere...
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Soupire qui fend l’air, d’où je suis j’ai une vision limpide de ce qu’il se passe à l’intérieur de la boutique. Ma vue ne me fait pas défaut, au contraire mes yeux de lynx voient tout. Je la vois la vipère essayait de retenir mon meilleur ami. De poser sa main sur son bras pour créer un contact physique. Je le vois aussi son sourire de garce, croire qu’elle peut se l’accaparer. Les femmes sont fourbes, les femmes sont des êtres du diable et pourtant je ne me sens pas comme elles. Je ne suis pas là à essayer de m’enrouler vicieusement autour de ma ‘’proie’’. Je ne suis pas de celles qui attaquent les hommes. Je suis de celles qui ne tentent jamais rien. La timidité étant mon plus grand défaut je ne m’approche jamais des hommes de moi-même. Je ne sais pas les codes de la drague, je ne suis guère charmeuse. Dans les rares relations que j’ai vécues, je n’étais pas celle qui avait fait le premier pas. O grand jamais je ne le faisais. Cette facette de ma personnalité m’avait value un surnom commun à tous ces hommes : Beauté de glace, éclat puissant mais des airs inatteignables. Je n’avais jamais su comment prendre cette remarque. Enfin, pour moi c’était plus péjoratif qu’autre chose d’être glaciale. Excusez-moi la gente masculine de ne pas être un feu ardent, d’être juste une femme du signe cancer en ayant chaque attrait de cette personnalité que j’aurai bien aimé changer, mais essayait de chasser le naturel il reviendra au galop. J’avais tenté beaucoup trop de foi d’être une autre personne mais au final je restais toujours la même. J’étais dans l’ombre, même lorsqu’il s’agit d’amitié je fini dans l’ombre. La preuve, j’ai bien l’impression qu’il m’a oublié du moment qu’un regard de braise a croisé le sien.

Minutes qui se font longue, beaucoup trop longue même. Je sors mon téléphone pour feinter le fait que j’attends comme une belle imbécile mon meilleur ami. Je réponds rapidement à mes messages et je relève la tête et il n’est plus de dos il s’approche de la sortie faisant un signe de la main à la caissière pour lui dire au revoir. Je roule des yeux et me remet à répondre aux sms de certains de mes amis comme si de rien était. C’est son ombre et ses pieds à côté des miens qui me fit remarquer sa présence. Je ne relevais même pas la tête vers lui restant concentré sur le clavier de mon portable alors qu’il se met à me parler et surtout s’excuser d’avoir mis tant de temps à s’extirper des griffes de l’aigle. Je relève la tête un instant vers lui, son regard honteux par la situation me décontracte un peu. « Ah mais t’inquiète ce n’est rien pas la peine de faire cette tête. » Menteuse, mais que pouvais-je faire d’autre ? Lui faire la tête alors qu’il nous restait un peu moins d’une heure ? Non, je ne gâcherai pas notre après-midi pour si peu. Je fini mon sms et range mon portable dès que j’ai cliqué sur envoyer. J’écoute les palabres de mon interlocuteur en fronçant les sourcils. « Mais pas du tout Eli’, garde ton argent t’achètera un jouet ou quoi à Sky avec plutôt ! » Je souris, dévoilant une rangée de dent alignée d’un blanc de porcelaine « Range ton portefeuille ça ne sert à rien je ne prendrais pas l’argent… » Je tapote son épaule d’un air réconfortant, qu’il se fasse à l’idée que je n’accepterai aucun dollar venant de sa poche aujourd’hui et je me mets à marcher pour le laisser seul à quelques mètres le portefeuille à la main pantois que je refuse qu’il me paie ne serait-ce qu’un seul tee-shirt que j’ai pu m’offrir. « Aller soit content je ne suis pas une femme vénale, on marche un peu ? »

Marchant l’un à côté de l’autre mon sac de vêtement comme barrière entre nous je me mord la lèvre lorsqu’il me rappelle que nous venons quand même d’échapper à une sacrée situation dans l’arrière-boutique, mes joues rosissent et je tourne ma tête vers lui, regardant son profil. C’est à mon tour d’avoir une tête honteuse. « Je suis trop désolée Eli’ je pensais pas une seconde qu’un truc comme ça arriverait promis c’était la première et dernière foi que je faisais ça … » Je lui donnais un petit coup dans la jambe à l’aide de mon sac, créant un contact physique pour me rapprocher de lui. « Tu m’excuses ? Tu penses pouvoir me pardonner un jour ? » J’en fais des tonnes, lui faisant mon regard de supplice, mes yeux de chat botté et me mordillant encore la lèvre sous ses yeux. Je me mets en face de lui, entravant son chemin pour l’arrêter. Maintenant qu’il me regarde, je reprends. « Pour me faire pardonner de mon excès de folie dans l’arrière-boutique je t’ai laissé tranquille papoter avec la petite caissière … J’aurai très bien pu m’amuser à jouer les meilleures amies jalouse et te foirer ton coup… Mais, je ne l’ai pas fait ! » Je souris en le voyant se retenir de rire, j’attrape sa main que je serre entre les miennes doucement. « Je t’ai laissé tenter ta chance malgré que je pense qu’elle est très mal polie et pas la plus jolie du magasin … » Là on éclate de rire en chœur. Je relâche sa main et me remet à sa droite en marchant doucement pour reprendre mon sérieux. « Nan… Plus sérieusement j’aimerai bien qu’on reprenne la conversation qu’on avait juste avant que ton patron nous coupe tu sais sur le nouvel an ? » Je regarde droit devant moi cherchant un endroit où nous pourrions nous poser. Après quelques pas, au loin je vois un banc libre ou nous pourrions nous assoir. « On va se mettre là-bas ? » Comme toujours, car on ne change pas les vieilles habitudes c’est sans attendre son approbation que je m’autorise à aller prendre place sur le banc en attendant qu’il me rejoigne.

Assis l’un à côté de l’autre à regarder les gens passaient devant nous je repense à ce qu’il m’a dit dans la réserve. J’avais senti l’avoir vexé en insinuant que maintenant qu’il était père il ne pouvait plus s’amuser, qu’il n’était plus la personne qui m’aiderait à enlever mes chaussures lorsque j’étais trop saoule pour le faire moi-même. « J’aimerai vraiment qu’on ressorte une foi comme avant … j’avoue que je t’ai plus proposé car avec Skylar c’est compliqué puis tu travails et tout … J’sais pas je me disais que peut être que tu trouves ça nul maintenant ? » J’haussais les épaules incertaines. En vrai, je ne savais pas grand-chose de ce qu’il aimait ou n’aimait peut-être plus. En deux ans beaucoup de chose s’était enchainé, la petite blonde était entrée dans la vie de mon meilleur ami, j’étais parti vivre chez Jax et de là nos chemins s’étaient doucement éloignés. Pas au point de ne plus se parler mais au point que nos petites habitudes avaient disparues naturellement avec le temps. J’avais grandi muri et le garçon en face de moi aussi mais il restait jeune, plus jeune que moi encore et toujours et ce n’est effectivement pas le fait qu’il soit père qui changeait ça malgré que même moi je le voyais maintenant plus souvent comme un père qu’un garçon de dix-neuf ans qui avait encore du temps pour profiter de la vie. « En tout cas moi je ne dirais pas non pour qu’on sorte ensemble le 31 peut être que t’aura même pas besoin de la fausse carte avec ta barbe d'homme mûre … » Je passais ma main sur sa joue piquante en riant. « Il est passé ou le petit bébé avec pleins de boutons et qui luttait pour avoir un peu de poil au menton ? » Bien loin, définitivement loin de l’homme que j’avais en face de moi, les muscles développés, la barbe sur les joues et une peau parfaite. Je pinçais sa joue en riant, comme je le ferais à un enfant et je me reculais le plus loin possible que le banc pouvait me le permettre de lui après avoir osé lui faire ça. « Je rigole je rigole promis je le refais plus ! » Je lui envoie un bisou avec la main alors que nous sommes chacun à une extrémité du banc en bois. « On fait ça alors ? On sort ensemble j’ai entendue parler d’une boite sur Manhattan hyper sympa bon … 30 dollars l’entrée mais c’est le nouveau lieu à la mode et il parait que la soirée va être trop bien pour le nouvel an ! » J’étais excitée rien que de pouvoir partager l’idée avec Eliott mon réel compagnon de soirée me faisait chaud au cœur, comme au bon vieux temps. « Tu sais mes parents peuvent garder Skylar avec plaisir hein ils sont amoureux de la petite je te rappel … » Qui n’était pas amoureux de cette gamine aux yeux couleur saphir, cette bouille d’ange que mon ami avait engendré avec une pauvre fille qui avait disparu la minute après l’avoir présenté à son père. « D’ailleurs tu veux que je lui prenne quoi comme cadeau à Sky pour noël ? Tu veux qu’on aille voir le magasin de jouer au rez-de-chaussée ? » Je me levais et remettait en place la lanière de mon sac à main sur mon épaule déjà prête à partir voir les cadeaux pour la petite fille que j’adore.


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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
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Dim 27 Nov - 19:59
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Décontenancé, il resta planté là, en plein milieu du centre commercial, bras ballants au bout desquels pendait son portefeuille. C’était bien l’une des rares filles qu’il connaisse qui crache sur l’opportunité de se faire offrir quelque chose. Mais il le savait depuis le temps, le pire était qu’il le savait et qu’il s’obstinait malgré tout à lui proposer de régler pour elle n’importe quoi, de la nourriture ou un bien matériel. Et dans l’immense majorité des cas, elle refusait. Au moins cela lui apportait-il la preuve qu’elle n’était pas amie avec lui pour son argent. Non pas qu’il en ait douté un seul instant. De toute manière… Quel argent ? Il vivait sur son emploi à mi-temps et sur les économies que lui avait laissées sa mère, et cet argent, ou bien il le mettait de côté, ou bien il s’en servait pour les faire vivre, sa fille et lui. Alors… Inutile de préciser qu’il n’était pas Crésus. Un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’il suivait son petit manège, sourire qui ne tarda pas à se muer en rire à mesure qu’elle parlait. Ah, Lexie… Si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer. Il ancra ses yeux dans les siens, yeux couleurs du ciel qui se plissaient au rythme de ses éclats de rire.

- C’est trop aimable de ta part, je suis sûr qu’il y a moyen qu’il se passe quelque chose entre nous ! Puis tu sais, je m’en fous un peu qu’elle soit belle ou pas, sympa ou pas… Je suis plus à ça près maintenant, j’ai trop besoin d’affection pour être exigeant.

Il prononça cette dernière phrase sur un ton volontairement dramatique, devant se mordre la lèvre pour retenir le rictus qui menaçait de fendre son visage à tout moment. Bien sûr, ce qu’il racontait-là n’était rien de plus que des bêtises et autres sornettes. Il n’avait jamais considéré sérieusement cette Miranda, qui ne représentait à ses yeux rien de plus que ce chewing-gum sur lequel on marchait par inadvertance et qu’il était ensuite impossible de décoller de sa semelle. Elle ne l’avait jamais intéressé, c’était une de ces filles fades, sans saveur, sans intérêt propre qui le rebutaient. La superficialité à son paroxysme. Il connaissait des filles ô combien plus riches intérieurement, avec qui il aurait largement préféré tenter quelque chose qu’avec sa collègue, si l’occasion s’était présentée. Lexie faisait partie de ces filles, il pouvait l’assurer sans la moindre hésitation.

Il la laissa prendre sa grande main et la serrer entre les siennes, plus petites, et, n’y tenant plus, explosa de rire. Éclat de rire qui se mêlait à celui de son amie, échange de regards complices, association d’un rire cristallin à celui, plus grave, d’un jeune homme. Il n’y avait qu’avec elle qu’il s’amusait autant, qu’il terminait ses journées en ayant mal aux joues pour avoir trop sourit et avoir été hilare à de trop nombreuses reprises. Elle illuminait son univers sombre depuis des années, elle était le soleil pour qui il avait accepté de pousser quelques nuages dans le ciel gris de son esprit. Ensemble, ils reprirent leur marche, elle parlant et lui l’écoutant. Il acquiesçait en silence ; cette idée qu’il avait proposée sur un coup de tête, dans le simple but de faire reparaître un sourire sur son beau visage, le séduisait de plus en plus à mesure qu’il y songeait. Ce serait tellement bien de pouvoir ressortir comme avant, passer une soirée d’insouciance où tout ce dont ils auraient à se préoccuper, ce serait de passer le plus de bon temps possible. Comme avant. Il fallait absolument qu’ils s’organisent cela pour le Nouvel An, il y était désormais plus que déterminé.

Ainsi ils s’assirent sur un banc, sans qu’Eliott ait même tenté d’approuver sa proposition ou, au contraire, de la refuser. À quoi bon ? Elle ne cherchait jamais à tenir compte de son avis, en tout cas pas sur des sujets aussi peu importants que le choix du lieu où se rendre. En revanche, il savait que s’il s’agissait d’un sujet sérieux, elle serait la première à l’écouter et à se plier à ses demandes. Et la réciproque était tout aussi vraie. Ils s’installèrent sur le banc, lui à gauche et elle à droite, comme toujours. Ils faisaient cela depuis des années, étant capables de se poser sur un banc et de ne plus en bouger des heures durant tant ils étaient occupés à parler et à rigoler, et ne se rendaient même pas compte qu’ils s’asseyaient toujours dans le même sens. C’était devenu naturel pour eux. Malheureusement, ils n’avaient aujourd’hui qu’une petite heure devant eux, ce qui était malgré tout mieux que rien. Il écoutait son amie s’expliquer, se mordillant l’intérieur de la joue comme toujours lorsqu’il réfléchissait, avant de tourner la tête vers elle avec un doux sourire.

- Tu sais, Lex… Même si j’ai un enfant, je reste un garçon de dix-neuf ans. J’aime toujours autant aller faire la fête avec toi, traîner dans les bars… L’arrivée de Skylar n’a pas suffi à m’enlever ça, aussi importante soit-elle pour moi.

Il fronça les sourcils, adoptant une moue boudeuse lorsqu’elle commença à l’embêter, le traitant comme le bébé qu’il n’était plus depuis longtemps. Et puis la réalité lui revint en pleine figure, lui qui était parvenu à l’oublier pour un temps. Quoi qu’il fasse, peu importe combien il tenterait d’être mature et combien son corps évoluerait, il restait plus jeune que Lexie. Et s’il s’autorisait à ne plus y penser, elle, en revanche, semblait toujours garder cette réalité dans un coin de son esprit. Peu importe les efforts qu’il ferait, elle continuerait toujours de le considérer comme un gamin, comme un petit frère, et certainement pas comme l’homme qu’il tentait de devenir. De ceci il était conscient depuis toujours, et c’était à cela que tenait le pourquoi du comment, la raison pour laquelle il ne s’était jamais autorisé à la considérer autrement que comme sa meilleure amie. Jamais il ne s’était permis d’éprouver le moindre désir pour elle, de développer des sentiments qui sortaient de la sphère amicale. Si les choses avaient été différentes, si elle avait eu quelques années de moins ou qu’il avait été un peu plus âgé, peut-être seraient-ils déjà ensemble depuis un moment, qui sait ? Seulement, les choses étant ce qu’elles étaient, il n’aurait jamais les réponses à ces questions qui venaient le hanter dans les heures tardives de la nuit, lorsqu’il cherchait un sommeil qui se refusait à arriver.

- J’ai pas trois ans et demi non plus, non mais oh !

Conservant sa moue, il fit mine de se vexer, croisant ses bras sur son large torse. Mais cela n’était qu’un subterfuge pour mieux la tromper et, avant qu’elle n’ait le temps de lui échapper, il rompit la distance qu’elle avait instaurée entre eux deux pour se jeter sur elle. La coinçant contre le dossier du banc, il glissa ses mains sur ses côtes, commençant à la chatouiller. Une vengeance comme une autre, selon lui. Un large sourire illumina son visage avant qu’il n’éclate carrément de rire, continuant à l’embêter. Peu lui importait qu’ils se trouvent dans un lieu public ; avec un peu de chance, il ne verrait plus jamais les gens qui se retournaient sur eux en entendant leurs cris et éclats de rire.

Il finit par la laisser tranquille et revint sagement s’asseoir à côté d’elle, comme si de rien n’était. Il l’écouta parler en souriant, se voyant déjà célébrer avec elle la nouvelle année comme il se doit. Ce serait vraiment génial, il fallait absolument qu’ils s’y rendent.

- Ouais, c’est une super idée ! Puis bon, trente dollars ça va encore, on fête pas le Nouvel An tous les jours ! Sérieusement, tu penses qu’ils accepteraient ? Ça m’enlèverait une sacrée épine du pied, parce que vas-y pour trouver une baby-sitter le trente-et-un décembre…

Un sourire soulagé s’épanouit sur ses lèvres. Il se voyait déjà devoir téléphoner à tous les contacts qu’il avait, écumer les annonces de baby-sitters afin d’en trouver une voulant bien garder sa fille en cette soirée que tout le monde passait à l’extérieur… D’autant plus que qui disait horaire délicat disait honoraires élevés. Aussi, si les parents de Lexie avaient la gentillesse de s’occuper de Skylar pour la soirée, cela lui faciliterait grandement la vie.

Il s’apprêtait à protester après qu’elle ait proposé d’offrir un cadeau à la petite – voilà qu’elle allait encore se ruiner pour lui –, avant de se rappeler que cela serait absolument inutile. Son amie était totalement folle de sa fille, et il était naïf de sa part d’imaginer pouvoir la faire changer d’avis. Aussi, il se leva avec elle, prenant la direction du magasin de jouets. Il y avait vraiment tout, dans ce centre commercial.

- Hum… Je sais pas exactement ce qu’il y a en magasin, honnêtement. Mieux vaut qu’on aille voir directement en boutique.

Il la prit par le bras, non pas dans un geste brusque mais au contraire doux, pour l’attirer avec lui dans les escalators. Elle venait de lui rappeler qu’il serait temps qu’il commence à regarder ce qu’il y avait en boutique, et qui pourrait plaire à sa fille. Il mettait un peu d’argent de côté tout au long de l’année afin d’avoir un budget conséquent lorsque les fêtes approchaient, sans quoi il ne s’en sortait pas. Mais il n’avait pas d’idée très précise de ce qui pourrait lui faire plaisir ; mine de rien, les jouets avaient évolué depuis l’époque où c’était lui qui se traînait à quatre pattes, le derrière uniquement couvert d’une couche.

Sans rompre le contact qu’il avait établi avec sa meilleure amie quelques étages plus haut, il poussa la porte du magasin de jouets, la laissant comme toujours passer la première. Ils se mirent alors à marcher dans les rayons, cherchant celui consacré aux enfants en bas âge. Il y avait des jouets tout autour d’eux, de toutes sortes, de toutes les couleurs et à tous les prix. Il en aurait presque eu le vertige. Il commença à regarder ce que le magasin proposait, prenant des boîtes avant de les reposer, sans trop savoir se décider. Il était difficile, à l’âge qu’elle avait, de savoir ce qui lui plaisait vraiment. Il se retourna en entendant une vendeuse leur adresser la parole, et leur demander à tous les deux : « Bonjour, vous avez besoin d’aide ? Vous cherchez peut-être un cadeau pour votre enfant ? » Eliott sourit alors avec amusement, lançant un coup d’œil à Lexie. Cela ne manquait jamais de le faire rire que des gens s’imaginent qu’ils étaient en couple et que, en plus, Skylar était également sa fille à elle.

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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
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Lun 28 Nov - 22:04
Take me back to the middle of nowhere...
× ft. Lexie & Eliott
Je lui souris chaleureusement pour le réconforter, lui faire comprendre qu’il n’est vraiment pas tout seul dans sa vie de père bien qu’il puisse le croire. Je veux qu’il sache qu’il y a des gens qui sont là pour l’aider. Que ce soit moi, mes parents ou d’autres amis proches qu’il a je veux qu’il sache qu’il a du monde derrière lui sur qui comptait. Qu’il puisse mener de temps en temps sa vie de jeune adulte comme n’importe quel garçon le ferait. « Bien évidemment que mes parents seront contents de la garder … Ils ne fêtent plus le nouvel an depuis que j’ai l’âge de le fêter autre part qu’avec eux ! Du coup ça égayera leur soirée d’avoir un petit bébé à garder, eux qui sont si triste que j’ai grandi… » Je fais des guillemets imaginaires avec mes doigts pour appuyer le mot grandi. Mes parents vivent dans le passé, vivent dans l’idée que leur petit bébé resterait à vie une enfant, que je ne grandirai pas, que je ne sortirai pas et resterai à leur crochet. Sauf que je n’étais pas ce genre d’enfant, je ne suis pas collée à eux, je ne suis que très peu expressive. Je rentre fait ce que j’ai à faire et ne me mêle de rien. J’attends d’avoir assez d’argent pour pouvoir quitter la maison familiale et pouvoir comme je peux continuer à subvenir à leur besoin.

J’hoche la tête lorsqu’il me dit qu’aller directement en magasin sera plus facile pour trouver un jouet à la petite Monahan. Mains dans les poches de ma veste nous marchons une nouvelle foi côte à côte. Aucun de nous deux ne parle. Chacun étant perdue dans ses pensées. Mon esprit divague en cherchant au plus profond de ma tête, une idée, un jouet ou une poupée que Skylar n’a pas déjà chez elle… Mais rien ne vient. Cette petite est tellement gâtée que je n’arrive pas à voir ce qui pourrait lui manquer et l’intéressé.
Sa main qui attrape mon bras pour nous rapprocher dans les escalators me surprend mais je me laisse aller contre lui. Je me permets même de poser ma tête contre son bras en baillant. Me rappelant la misérable nuit que j’ai passé, les cauchemars qui m’ont hantées et les larmes qui ont coulés une bonne partie de la nuit. Les crises d’angoisses sont devenues mes amies et le noir ma hantise. Rien que de penser au moment d’aller au lit et de dormir un frisson d’inquiétude traverse mon échine. Je relève les yeux vers Eli qui semble aussi préoccupée que moi. Je souris en regardant son profil, son petit nez en trompette et son piercing noir sur la lèvre. Je resserre mon bras autour du sien et je me retrouve contrainte de redresser ma tête lorsque nous arrivons au rez-de-chaussée. « Et toi Eli tu aimerais un truc en particulier pour noël ? » La question avait franchi mes lèvres sans même que j’y réfléchisse une seconde et je me mettais maintenant aussi à penser au cadeau que j’allais faire à Eli vue que nous passions depuis bientôt trois longue années chaque réveillon de noël ensemble, en ‘’famille’’ comme l’aurait dit ma mère. Je ne sais pas si elle considérait Eliott comme un fils mais ce qui était sûr c’est que moi, je ne le considérais pas comme un frère du tout et rien que de l’imaginer comme mon frère me faisait presque grimacer. Je secoue discrètement la tête et me focalise sur le chemin qu’il nous restait à faire jusqu’à la boutique convoitée.

L’homme gentleman n’en rate jamais une même lorsque je suis prête à ouvrir la porte moi-même il place son bras au-dessus du mien pour tirer lui-même la porte et me laisser passer. Je tourne un instant ma tête vers lui en souriant levant les yeux au ciel. Ce garçon est trop prévoyant, ce garçon n’oubliera donc jamais les bonnes manières même lorsqu’il s’agit de moi, l’une de ses plus vieilles et proche amie. D’un accent anglais surement abominable je lui dis pour que seul lui l’entende. « Merci jeune gentleman… » Et je continue mon chemin dans le magasin jouet en disant de petit bonjour aux personnels qui nous croise dans les rayons.
« Ah enfin ! » Dis-je en apercevant le rayon pour les enfants en bas-âge. Je me plante en plein milieu du rayon et fixe la multitude de jouet… Mes yeux passent de gauche à droite et de haut en bas. Si seulement j’étais riche ... Il y a tellement de jouet intéressant pour une petite fille que mes yeux en brillent. J’attrape une peluche licorne interactive sur une étagère trop haute pour moi sur la pointe des pieds. « C’est trop adorable les jouets pour gosse … Je me rappel même plus la dernière fois qu’on m’a achetée une poupée ou quoi ! » Je lui montre la mignonne peluche avant de la remettre à sa place en attendant son avis lorsqu’une voix à coté de nous se fait entendre. Je tourne doucement la tête vers la personne qui nous demande si nous avons besoin de conseil et je lui souris amicalement jusqu’à que la fin de sa phrase ne me frappe en pleine gueule comme à chaque fois que l’occasion et l’action se réitère. Je tourne la tête vers Eliott qui me regarde avec un air amusé, je me mordille la lèvre gênée. C’est vrai que je n’ai plus l’allure d’une adolescence et que mon ami non plus finalement. Nous avons la carrure de jeune adulte, de personne apte à avoir un enfant et bien que lorsque Eliott avait eu la première année Skylar tout le monde pensait que nous étions frères et sœur et que nous nous occupions de la plus petite de la fratrie maintenant tout avait changé depuis un an et demi lorsque nous sortions avec Sky et que nous étions ensembles tout le monde pense que nous sommes un jeune couple avec un bébé et comme toujours, comme actuellement je rougis car non, il n’y a qu’un seul papa ici et je ne suis pas la maman de cette jolie princesse malgré qu’elle soit aussi blonde que moi et qu’elle ait des yeux bleu comme les nôtres. Tout pourrait faire croire qu’elle est de nous deux mais non, cette petite à une mère qui traîne dans la nature, une femme sans sentiment qui a abandonné son enfant sans l’assumer. Une tâche parmi les tâches. Je me reprends rapidement et retourne mon attention vers la demoiselle qui s’est encore rapproché de nous sans rabacher que non ce n'est pas ma fille et tout le blablabla qui s'en suit. « C’est pour une petite fille de deux ans et demi elle est vraiment éveillée elle court de partout, elle est hyper curieuse et elle adore le rose ! » Je ris pour moi-même en pensant à la passion de cette petite qui ne jure que par le rose. Les quelques fois ou je l’ai gardé me montrant les pyjamas rose pour que je lui en choisisse un, les roses à lèvre de la même couleur qu’elle m’avait détruit en bouillie à écraser sur son propre visage pour s’en mettre.

La demoiselle se met à rire après ma description de Skylar et regarde le rayon avec beaucoup d’application pour nous montrer des jouets mignons et tendance. « Elle regarde des dessins animés plus particulièrement que d’autre ? Peut-être qu’elle montre déjà des préférences ? » Je tourne la tête vers Eliott pour qu’il lui réponde lui, ne sachant pas vraiment ce qu’elle regarde quotidiennement. Je m’en sens presque coupable de ne pas savoir les gouts de Sky. « Je sais qu’elle aime beaucoup la voiture rose dans Policar … Raiponce … My Little Poney …» J’hausse les épaules avec le peu de connaissance que je peux donner sur sa fille et le laisse répondre la suite pour mieux aiguiller la vendeuse qui commence à faire une sélection de jouet qu’elle pose face à nous. « Voilà une petite sélection avec un peu de tous les prix et les choses qui intéressent souvent les plus petits … » Nous lui disons merci beaucoup en chœur et nous regardons les peluches et jouets un par un retrouvant dans la liste la licorne my little pony que j’avais choisi en première je ris et la pointe du doigt. « Je crois que c’est moi qui en est amoureuse de ce jouet … J’suis vraiment une gamine parfois … » Je le regarde en souriant me rapprochant de lui pour poser le poney en face de lui. Mains qui se frôlent en déposant chacun ce que nous avons entre les mains. Contact doux mais enflammant. Je ressens des picotements au bout des doigts et je retire rapidement ma main en ayant senti le courant passé entre nos mains. « Tu sais ce que dis ma grand-mère ? Quant aux touché on attrapes l’électricité avec quelqu'un ça veut dire que les deux personnes ont un lien incassable et de l’alchimie ! » je me recule et continue d’avancer dans le rayon regardant tout de même le reste de ce que la demoiselle n’a pas pu nous présenter en disant assez fort pour qu’il l’entende. « Après on y croit ou on n’y croit pas … C’est comme l’astrologie … » Sourire espiègle qui se dessine sur mes lèvres, un sourire qu’il ne voit pas mais j’adore le piquer. Je sais qu’il ne croit pas en ce qu’il appelle ‘’cette merde d’astrologie’’.


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Mon âge : 20
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Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
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J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
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Mer 30 Nov - 3:36
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Yeux baissés vers son amie, il sourit doucement en la voyant poser sa tête contre son bras. Ils avaient toujours été très proches, bien qu’il soit sans doute plus tactile qu’elle. C’était sa manière à lui de montrer aux gens qu’il les appréciait, qu’ils tenaient une place importante dans son cœur, en les laissant entrer dans sa sphère intime, et en se permettant par là même d’entrer dans la leur. Lexie, pour sa part, était plus réservée, mais également plus constante. La différence entre son comportement envers les inconnus et envers ses connaissances était moins frappante que chez Eliott. En même temps… Il était le premier à reconnaître être un cas.

Il ne se laissa pas aller à la regarder trop longuement, reportant son attention sur les vitrines qui défilaient sous leurs yeux à mesure que l’escalator descendait. Il se creusait lui-même la tête pour penser à un jouet pouvant trouver grâce aux yeux de sa fille. Il avait tellement hâte qu’elle soit suffisamment grande pour réduire en miettes les pages des catalogues de jouets et coller des photos de poupées et de peluches sur une feuille blanche… Cela lui faciliterait grandement la tâche. Pour l’heure, il n’avait pas particulièrement envie de la laisser manipuler des ciseaux, et préférait attendre au moins l’an prochain pour s’essayer à l’exercice.

Il savait qu’il la gâtait trop, mais c’était plus fort que lui. Bien qu’il soit conscient que ce n’était pas de sa faute si la mère de la petite s’était évanouie dans la nature, il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser et tentait de compenser le manque de cette présence maternelle par de fréquents cadeaux. Et puis, elle avait cette bouille spéciale, ces grands yeux innocents et ces joues rondes de bébé qui ne pouvaient donner nulle autre envie que de la combler. Il sentait déjà que d’ici plusieurs années, elle allait briser plus d’un cœur. Une fois qu’ils eurent regagné la terre ferme, il se remit à marcher, Lexie toujours suspendue à son bras pour son plus grand plaisir. Il haussa doucement les épaules suite à sa question, un petit sourire aux lèvres.

- Honnêtement, j’ai pas d’idée bien précise. Je n’ai besoin de rien en particulier… Alors je compte sur toi pour me trouver un cadeau digne de ce nom ! Après, s’il y a un truc qui te ferait plaisir, n’hésite pas à me le dire et j’en toucherai deux mots au Père Noël.

Entrant derrière elle dans la boutique, il ne put retenir un léger éclat de rire à l’entente de son pitoyable accent. Sa mère était anglaise et n’avait jamais totalement perdu cette intonation spécifique que lui avait léguée son pays d’origine, aussi il était capable de reconnaître un bon accent anglais d’un mauvais accent anglais. Il savait même le reproduire de manière authentique, bien que sa prononciation soit naturellement placée sous le signe américain. Après tout, il avait toujours vécu aux États-Unis.

Il s’engagea avec elle dans les rayons du magasin, observant avec émerveillement les jouets s’étendant sous leurs yeux. Il se serait probablement bien amusé avec tout ceci à l’âge de Skylar… Il lui arrivait souvent de regretter son enfance. Cette période de sa vie où il n’était qu’empreint d’innocence, où le bâton de la vie ne l’avait pas encore roué de coups. Abandon, viol, perte de sa mère, paternité précoce… Il n’avait pas été épargné par ce que nombre de gens se plaisaient à appeler les astres, et ce qui pouvait faire penser au synopsis d’un mauvais film dramatique n’était autre qu’un rapide retour sur ce triste début d’existence qu’était le sien. Bien entendu, ce résumé ne prenait en compte que les aspects négatifs de sa vie, mais il avait également connu de belles choses. Heureusement d’ailleurs, sans quoi il ne serait sans doute plus de ce monde aujourd’hui. Robin Benway avait beau écrire que « lorsque l’on s’est fait tirer dessus un certain nombre de fois, on finit par ne plus tressaillir au bruit des balles », il n’en restait pas moins vrai que tout être humain avait ses limites. On pouvait s’habituer à la douleur, mais arrivait toujours un moment où la coupe était pleine. Et dans ce cas-là, le rideau tombait à tout jamais. Fin de l’histoire.

Heureusement, donc, que des gens avaient été là pour redorer un peu sa morne existence. Il y avait d’abord eu sa mère, depuis toujours et à jamais avait-il envie de dire, tout en sachant que c’était faux, puis ses amis – Lexie, bien sûr, mais également Eileen, pour n’en citer que quelques-uns – et, dernière arrivée dans la course, sa petite princesse : Skylar. Ces personnes douées pour lui redonner le sourire même lorsque rien n’allait, ces personnes qui l’ont aidé à tenir le coup dans les pires situations. Il leur devait à tous énormément – et oui, même à sa fille qui savait à peine tenir debout. Sa fille qui occupait le centre de ses pensées tandis qu’il regardait les nombreux jouets que proposait le magasin. Peluches interactives, puzzles, figurines… Il y en avait pour tous les goûts. Il se retourna vers son amie en entendant son exclamation, souriant doucement en imaginant, attendri, la petite Lexie qu’il n’avait jamais eu l’occasion de connaître.

- Si ça te manque tant que ça, je peux t’en offrir une pour Noël ! Tiens, que penses-tu de celle-là ?

Il s’empara d’une boîte en plastique contenant un poupon, s’apprêtant à la montrer à son amie, lorsque la voix de la vendeuse retentit derrière eux. Il reposa rapidement le jouet, un peu gêné, et se tourna vers l’inconnue, jetant un coup d’œil à Lexie. Comme toujours dans ces situations-là, elle virait écarlate, ce qui ne manquait jamais de l’amuser. S’il s’était habitué à être considéré comme un père, ce n’était pas le cas de son amie. En même temps, elle n’avait aucune raison de l’être. Ce n’était pas elle qui avait géré les choses n’importe comment, se retrouvant avec un enfant sur les bras bien trop tôt. Un sourire étira ses lèvres lorsqu’il entendit la manière dont elle décrivait Skylar. Cela lui correspondait bien, en effet. Il regarda la vendeuse sortir les premiers jouets, et prit enfin la parole :

- Elle aime beaucoup Dora l’exploratrice…, commença-t-il. Les Disneys aussi, surtout les princesses ! Genre la Reine des neiges, tout ça… C’est une vraie fille…

Rire qui franchit ses lèvres tandis qu’il pensait à sa fille, aux dessins animés qu’elle aimait regarder. Il essayait de ne pas trop la laisser devant la télévision car il avait entendu dire que ce n’était pas génial pour les enfants en bas âge, mais il devait reconnaître que c’était bien pratique lorsqu’il avait besoin de souffler un peu. Il acquiesça alors, laissant Lexie compléter ses dires. Elle ne se trompait pas, c’était des choses que la petite aimait bien, en effet.

- Les peluches, aussi, ajouta-t-il alors. Elle est dingue de peluches…

Il regarda ensuite la vendeuse poser devant eux plusieurs jouets et la remercia chaleureusement une fois qu’elle eut terminé, avant de se pencher dans l’étude des différents produits. Quelques peluches, une poupée, deux boîtes de figurines. Tout cela était susceptible de plaire à sa fille, mais il fallait faire un choix. Il se saisit du poupon, à tout hasard, pour mieux voir comment il était fait, et sourit en entendant sa meilleure amie.

- Je te parlais tout à l’heure d’une poupée, mais si tu préfères cette licorne, on devrait pouvoir s’arranger…

Il releva vers elle son regard azur, lui adressant l’un de ses éternels sourires taquins. Bien évidemment qu’il allait lui faire un beau cadeau, un présent mieux qu’un jouet pour bambins. Restait à trouver quoi. Il tendit le bras pour reposer la poupée là où il l’avait prise, effleurant par mégarde les doigts de Lexie. Décharge électrique passant entre eux, toucher intense mais agréable. Il retira précipitamment sa main, surpris : c’était bien la première fois que cela se produisait entre eux deux, et il n’y avait même pas quoi que ce soit autour d’eux qui ait pu générer de l’électricité statique. Nouveau sourire amusé qui étira ses lèvres à l’entente de cette légende urbaine contée par sa grand-mère, sourire qui se mua en éclat de rire suite à sa pique.

- C’est pas parce qu’on croit pas en quelque chose qu’on croit en rien du tout, hein ! Et bien sûr qu’il existe un lien incassable entre nous, t’as vu depuis combien de temps on est amis ? Si c’est pas de l’alchimie pure, je sais pas ce que c’est !

En gage de vengeance suite à sa gentille moquerie, il prit la première peluche qui lui tombait sous la main, l’une de celles que la vendeuse leur avait présentées, et la lança sur son amie. Après avoir rebondi contre le dos de cette dernière, elle retomba mollement au sol. En quelques pas, Eliott rejoignit sa meilleure amie qui s’était un peu éloignée de lui et ramassa le jouet, le regardant attentivement. Une partie des produits qu’avaient sélectionnés la commerçante coûtait relativement cher – pas excessivement, mais cela l’embarrassait de laisser Lexie mettre une telle somme dans un cadeau pour sa fille. Cette peluche, en revanche, était l’un des jouets les moins onéreux. De taille moyenne, elle représentait Olaf, personnage du film d’animation La reine des neiges. Depuis que Skylar avait vu le dessin animé, un mois auparavant, elle n’avait plus que le petit bonhomme de neige à la bouche. C’était pour ainsi dire son nouvel idole. Un sourire s’épanouit sur ses lèvres tandis qu’il fixait la peluche qu’il tenait entre ses mains. C’était le cadeau idéal.

- C’est parfait, Lex… Je crois qu’on va pouvoir passer à la caisse !

Il releva les yeux vers son visage, lui offrant un sourire qui dévoilait toutes ses dents tant il était heureux, heureux d’avoir trouvé un cadeau qui ferait à coup sûr plaisir à sa petite fille. Saisissant Lexie par la main, pour changer, il l’entraîna vers les caisses du magasin, tout excité. Il en fallait peu pour susciter la joie chez lui, il est vrai. Il laissa la vendeuse emballer le présent dans du papier cadeau et son amie le régler, puis sortit de la boutique avec elle. Là, il déposa un nouveau baiser sur sa joue pour la remercier, tenant soigneusement le sac du magasin à la main.

- Merci beaucoup Lex, ça va lui faire tellement plaisir… Sky a bien de la chance d’avoir une tata comme toi !

Il lui adressa un grand sourire et, sortant son téléphone de sa poche pour vérifier qu’il n’avait pas reçu de message important, remarqua seulement qu’il était déjà temps pour eux de se quitter. Il faut croire qu’ils avaient passé plus de temps qu’ils l’auraient cru dans la boutique. Il était déçu de devoir déjà la laisser, bien qu’il sache qu’il devait s’estimer heureux d’avoir pu passer deux précieuses heures avec elle. S’approchant de nouveau d’elle pour l’étreindre tendrement, il lui dit doucement :

- Je suis désolé, il est temps pour moi d’y aller… On se revoit vite hein, prends soin de toi Lex !

Il la serra un peu plus fort contre lui durant une fraction de seconde, avant de s’écarter d’elle. Avec un dernier sourire et un signe de la main, il s’écarta de sa meilleure amie pour reprendre le cours de sa vie là où il l’avait laissé. Il espérait de tout cœur revoir la jolie blonde sans tarder, dans moins de deux semaines si possible. Il avait besoin d’elle.

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Mer 30 Nov - 20:58
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Je lève une nouvelle fois les yeux au ciel. Si seulement ma mère me voyait réitérer cette mimique à l’infini … Elle me gueulerait dessus me disant qu’un jour je resterai les yeux coincés en l’air. Mais comment résister ? Eliott me donne toutes les raisons du monde le de faire. Comme si je ne savais pas que notre lien était incassable après tant d’années. Sept ans que nous nous supportions. Il était un repère constant dans ma vie, une partie indissociable de mon existence même. Impossible de voir mon univers sans lui, impensable de ne plus voir même sa fille depuis maintenant deux ans. « Nous deux de l’alchimie ? Jamais… Même pas dans tes rêves ! » Je jette mes cheveux derrière mon épaule de façon théâtrale et prend le jouet qui me plait le plus. Je veux offrir ça à Skylar ou plutôt pour moi … Les deux. Je vivrais ma vie de gamine par procuration en regardant le bébé blond s’amusait à ma place.

Projectile qui vient se cogner contre mon dos alors que je marche d’un pas assuré dans l’allée du magasin, la licorne à la main pour Skylar. Je m’arrête net dans ma cadence et reste quelques secondes choquées après avoir reçu ce que je suppose être un jouet dans le dos. Il vient de m’envoyer une peluche ou bien suis-je en train d’halluciner ? Je tourne la tête vers lui en clignant des yeux plusieurs fois, je suis faussement outrée. Je baisse mon regard sur la petite peluche du bonhomme de neige de la reine des neiges qui traine au sol et relève les yeux vers ceux d’Eliott, le regard rieur, moqueur de sa propre action. Je croise les bras et prend un visage très sérieux alors qu’il s’avance vers moi, attrapant la peluche qui est parterre. « Tu m’as fait mal … » Faux strictement faux. Je reprends un petit sourire en arrêtant de faire la boudeuse. « Gamin… » Je lui tire la langue et Eliott à mes côtés regarde la peluche avec un grand intérêt « Tu la veux pour toi … ? » Je me fais taquine mais commence à doucement froncer les sourcils lorsqu’il continue de fixer la peluche sans relâche. J’aimerai presque lire dans sa tête pour savoir à quoi il pense. Trêve de suspense. Mon beau blond se met lui-même à sourire avec un éclat de lucidité, comme si la réponse était évidente à ses yeux en me disant que c’était le jouet qu’il fallait pour sa fille. J’attrape la peluche et la regarde un instant hésitante … Ce n’était pas le jouet le plus beau du magasin, moi je préfère la licorne mais si il dit que c’est celui-là qu’il faut je ne peux aller contre sa volonté de jeune papa. Je me mets à franchement rire en secouant la peluche sous ses yeux « Au moins tu pourras dire à Skylar quand elle sera plus grande que nous avons choisi cette peluche car tu me l’as lancée dessus ! » Encore un nouveau souvenir à raconter, dans un futur qui nous est loin, très lointain.

« Bon on y va ? » Il hoche la tête et attrape de sa grande main la mienne, main douce mais poigne quand même ferme. Il me tire et je me laisse entraîner rapidement dans la boutique pour aller jusqu’aux caisses. Chance pour nous, peu de monde est ici et la folie de noël n’est pas encore à son apogée. Moi, je fais partie des gens qui font les cadeaux assez tôt dans le mois, j’aime prendre mon temps, choisir le cadeau parfait pour chacun alors je ne conçois même pas de le faire à la dernière minute, les heures durant dans les queues sans fin des magasins la veille ou le jour même de noël. Définitivement pas moi. La demoiselle nous demande si nous souhaitons que le cadeau soit emballé et j’hoche la tête en lui souriant. Pendant que nous patientons je me permets d’embêter mon ami lui pinçant doucement le dos alors que celui-ci regarde la confection du papier cadeau pour sa fille. La demoiselle nous demande si le cadeau est bien emballé et nous en sommes satisfait. Eliott attrape le sachet et nous sortons du magasin. Et voilà, un cadeau de fait !

Lèvres qui se pose sur ma joue dès que nous avons franchi le pas de la porte de ce magasin de jouet. Je souris, ravie de lui faire plaisir en faisant un cadeau à sa fille. Petite fille qui a besoin de beaucoup d’attention et d’amour, petite princesse qui sera reconnaissante un jour d’avoir eu un père tant aimant et des gens autour pour eux, pour elle surtout. Je sais que même dans le futur, malgré tous les aléas de la vie. Je serai là pour elle et pour lui aussi. Cette petite pourra compter sur moi, comme la princesse Aurore pouvait compter sur les trois fées et comme Cendrillon avec sa marraine la bonne fée. « Mais arrête de me dire merci … C’est normal, pour moi Sky elle fait partie de ma famille ! Puis… Tu sais que j’ai toujours voulu avoir une petite sœur et tout … Du coup je reporte toutes mes attentions de ‘’sœur’’ sur elle ! » C’est vrai, depuis que la petite Skylar est arrivée dans la vie de mon meilleur ami, je n’arrive pas à m’empêcher d’être présente, essayer de l’aider, acheter des vêtements et des jouets à cette gamine qui n’a pourtant aucun lien parenté proche ou éloignée de moi. Elle est simplement la réincarnation parfaite de ce que j’aurai pu imaginer être la petite dernière de la famille Bennett, la petite sœur que je n’ai pas eue, le petit bébé que j’aurai voulu gâter mais qui n’a jamais existé dans mon cocon familial.

Il me gratifie d’un sourire et sort son téléphone il grimace face à l’heure et je comprends que notre rendez-vous prend déjà fin, malheureusement. Je souris tristement alors qu’il m’attire contre lui. Je passe mes deux bras autour de lui et caresse son dos, si je le pouvais je ne le lâcherais pas. A chaque fois, j’ai l’impression d’avoir un peu plus de mal à le laisser partir, à chaque foi je prends goût à être avec lui et les heures passent trop vite. Beaucoup trop vite à mes yeux. J’aimerai stopper le temps juste un jour pour en profiter un maximum, mais c’est une chose impossible et je dois me contenter de ce qu’il peut me donner. « Tu vas me manquer … On se revoit bientôt hein ? » Je relève ma tête pour le regarder et il hoche la tête me disant que oui on se revoit très vite. Etreinte terminée, je récupérai le sachet contenant le cadeau de la petite Sky entre mes mains et m’écartais du blond. « A bientôt Eli, fait un bisou de ma part à Skylie » Je lui faisais un petit signe de la main en continuant de m’éloignais et il en faisait de même. Alors que nous étions tous les deux en train de prendre nos chemins respectifs je me tournais une dernière fois pour le regarder et merde … Il me manquait déjà alors qu’il n’était même pas encore au niveau des escaliers.


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