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“Si l’erreur a une mère, cette mère est la routine.” - Maggie

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Lun 21 Nov - 16:05
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S’il y a bien une chose qui me changeait depuis que je m’étais mis à vendre des tableaux c’était mon emploi du temps. J’avais acquis cette liberté qui me permettait de ne plus courir derrière des petits boulots plus dégradants pour l’ego les uns que les autres afin de vivre correctement dans la Grande Pomme. Oui parce que, aussi hallucinant que cela puisse paraître, certaines de mes… œuvres, si je peux avoir la prétention de les désigner ainsi, n’étaient pas parties pour cinquante malheureux dollars. J’ai plutôt en tête cette toile, que je ne saurais ranger dans un mouvement artistique précis, représentant un homme de dos s’enfonçant dans la pénombre d’une grotte. Mille dollars. Voilà la somme qui m’avait été proposée pour cette toile. L’incompréhension avait été la première à occuper mon esprit. Et puis j’avais fini par accepter. Mille dollars. Putain, dingue ! Pour en revenir aux courants artistiques, j’avais toujours eu du mal avec ça. Je n’étais pas de formation graphique alors mes connaissances dans le domaine étaient assez limitées. J’avais bien entendu parler du cubisme, de l’impressionnisme, du pop art ou encore du surréalisme mais alors quand il était question de schématisme, de préraphaélisme ou de védutisme, je séchais. Idéologiquement parlant, je n’aimais pas trop classer les gens dans des catégories et encore moins leurs œuvres. Je n’aspirais d’ailleurs personnellement pas à m’inscrire dans un courant artistique précis. J’étais capable d’avoir envie de faire du pop-art le lundi, du street-art le mardi, d’être satisfait d’un simple point rouge au milieu d’une toile bleue le mercredi et de ne rien faire le reste de la semaine. Artistiquement parlant j’entends. Ce n’était pas mon genre de ne rien faire du tout surtout que même si j’avais vendu une toile mille dollars, cette somme serait vite consumée par mon loyer.

Nous étions jeudi et malgré ce que j’avais beau dire, je n’avais strictement rien à faire. Pas d’inspiration, pas de boulot en ce moment, l’ennui. Il parait qu’une étude scientifique avait prouvé que l’ennui était bénéfique pour le cerveau. Bénéfique dans le sens où dans notre société ultra connectée, il était sans cesse mis à contribution. L’ennui, selon cette étude, jouait donc un rôle de repos pour l’encéphale. Très bien, je reposais donc mon cerveau, mais toujours était-il que je me faisais excessivement chier. Ça voulait sans doute dire que c’était l’occasion parfaite pour toutes les corvées. C’est ce que j’ai fait. Rangement de l’appartement, ménage, lessive, vaisselle, sortie des poubelles et retour à l’ennui. J’étais loin d’être quelqu’un de bordélique mais je ne faisais pas le ménage tous les quatre jours non plus. Mon appartement était cependant très propre et le restait assez longtemps dans la mesure où je vivais sans trop m’étaler. Bon, il y avait bien un coin mal rangé, celui qui était affecté à la peinture. Au début, j’avais innocemment cru que je pouvais maintenir un certain ordre dans tout mon matériel mais la table sur laquelle je déposais tout fut assez vite une œuvre à elle seule. Tâches de peinture un peu partout, tubes ouverts ou fermés ici et là, pinceaux neufs ou déjà utilisés posés négligemment, pots remplis d’eau, parfois renversés, c’était un joyeux bordel créatif. Je remettais parfois un peu d’ordre et de propreté, mais ça ne durait jamais plus qu’une heure passée sur une toile. Malheureusement.

Quand sonnèrent les sept coups de… sept heures, je bondis de mon canapé pour me préparer à sortir. Propre et habillé, je quittai prestement mon appart’ pour prendre le taxi, direction le Queens. Avec la circulation, il me fallut une bonne quarantaine de minutes pour arriver à quatre blocs de chez Maggie. Pourquoi si loin ? Je voulais avant tout passer au restaurant libanais prendre de quoi manger pour nous deux. Je connaissais Maggie depuis quatre ans maintenant, depuis un dîner chez son père en fait, ancien collègue rencontré à l’usine. Comme quoi les petits boulots ont du bon. Depuis on s’était perdu de vue puis retrouvés très récemment et j’aimais beaucoup sa compagnie. Elle était intelligente et occupait un poste intéressant bien que pas à la hauteur de ses attentes, mais c’était toujours plaisant de l’écouter parler des affaires dont elle n’était pas censée parler. Elle ne m’avait pas invité à manger chez elle – elle le faisait rarement – et je ne l’avais pas prévenu de ma venue non plus. Pris dans mon élan, j’avais oublié de lui envoyer un sms et j’en avais même oublié mon téléphone chez moi.

Arrivé au pied de son immeuble, je m’étais débrouillé pour y entrer et montai les marches trois par trois jusqu’à arriver à son appartement. J’ai frappé à la porte, sans réponse la première fois, avant de tambouriner un peu plus fort. Je sais que tu es là Maggie, tu es toujours là le jeudi soir. Dépêche toi, ça va être froid ! La rousse finit par m’ouvrir et je lui offris alors en guise de « Bonsoir ! » un sourire assez large que peu de personnes pouvaient se vanter d’avoir vu sur mon visage. Sans attendre la moindre invitation de sa part, je l’ai embrassée sur la joue et suis rentré dans son appartement. J’ai pris libanais, ça te convient ?
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Mar 29 Nov - 22:44
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Si l'erreur a une mère, cette mère est la routineMALYSSE ♥La douceur du tissu de la couverture m'entoure, je suis confortablement installée, bien au chaud, comme dans un cocon. Le bruit de la télé me berce, je ne prête pas trop attention au programme affichée mais, plutôt au confort d'être chez moi, bien au chaud. J'adore être à la maison, j'ai toujours adoré être dans mon chez moi. C'est peut-être stupide mais, c'est comme une sorte d'espace privé, un abri auquel j'aime bien me rattacher. Voilà pourquoi il m'en faut très peu pour passer une bonne journée. Rester chez moi me suffit amplement. Je m'occupe très bien, je trouve toujours des choses à faire. Entre nettoyer chaque rebords de l'appartement, ranger tout à la perfection travailler sur mon ordinateur, faire mon yoga et regarder mes séries préférés. Je ne m'ennuie jamais. Aujourd'hui, j'ai décidé de prendre mon après-midi pour me reposer et profiter un peu du nouveau plaide que je me suis acheté il y a quelques jours. Je suis roulée en boule dedans, la tête posée contre un oreiller, le tout sur mon canapé. C'est un repos amplement mérité, ces derniers temps je me donne à fond pour le travaille, je ne relâche jamais la pression et me bat pour impressionner mes supérieurs. Seulement, c'est épuisant et ça me vide de mes forces. De temps à autres, j'aime me reposer et ne rien faire. Qui n'aime pas ça après tout ? Il est 17h et je regarde une émission que je ne connais absolument pas. À vrai dire je n'y prête pas attention, je laisse mes yeux se fermer tout doucement afin de profiter de l'instant pour m'assoupir quelques temps. Le noir tombe sur mes paupières et bientôt je n'entends plus les voix provenant de la télé. Je dors un cours instant, du moins c'est l'impression que je ressens. Je me réveille une heure et demi plus tard, l'émission est terminée. Un autre programme télé est diffusé. Je m'étire et m'assoit sur le canapé. J'attrape la télé-commande et éteins le téléviseur. J'étire ensuite mon corps entier et pousse la couverture de côté. J'ai envie de laisser ma tenue de côté pour enfiler une tenue plus confortable. Mes jambes se lèvent difficilement, encore engourdies par la sieste passée. Je me dirige vers ma chambre et enlève mon jean ainsi que mon chemisier pour enfiler un short en coton léger, un débardeur et un gilet. La tenue parfaite pour traîner chez soit. Je retourne dans le salon et décide de consulter mes mails. Rien à signaler, mon patron à décider de ne pas m'embêter aujourd'hui, c'est plutôt rare. J'en profite pour consulter les réseaux sociaux et donc perdre quelques peu mon temps. Il est maintenant 19h. Mon estomac commence à se manifester. Je n'ai pas pensé au dîner, qu'est ce que je vais bien pouvoir manger ?

J'observe longuement le contenu de mon frigo. Ma petite sieste improvisée m'a fait complètement oublier que j'aurais du faire les courses. La seule solution possible pour ce soir c'est une salade composé. Je soupire et attrappe la salade ainsi que quelques tomates, du crabe, des champignons et des œufs. Je commence par allumer mes plaques pour faire chauffer de l'eau bouillante. Je n'ai même pas fait les œufs dur. Ce sera une salade bien médiocre. Je tapote des doigts sur le plan de cuisine tout en attendant, puis je décide de mettre un peu de musique. Charlie Puth apparaît sur mon téléphone et je lance la lecture aléatoire. L'eau commence à chauffer mais, sans bouillir. J'écoute la musique et patiente. Puis, tout à coup, un bruit sourd provenant de ma porte me fait sursauter. Quelqu'un est en train de frapper à la porte. Seulement, je n'attends personne, qui ça peu bien être. Je n'ai pas le temps de réfléchir que je découvre rapidement qui est là. C'est Ulysse, il semble impatient de me voir et a apparemment pris quelque chose avec lui. Qu'est ce qu'il fait là ? Il ne m'a même pas prévenu ! Ce n'est pas son genre, d'habitude il ne fait jamais ça. Je me dirige vers la porte et lui ouvre. Il est là, devant moi tout sourire avec un sac à la main. Je n'ai pas le temps de dire bonjour qu'il m'embrase la joue et entre dans l'appartement. Je reste bouche bée et me retourne pour découvrir qu'il a apporté à manger. Je dis alors ; "En quel honneur ai-je le droit à une visite surprise ?" Il a apporté du libanais, je souris. Il a l'air tout content même si je suis perturbée par cette visite soudaine. Me rappelant que je suis en tenue décontractée, je ferme mon gilet et retourne vers mes plaques pour les éteindre. Je n'aurais pas besoin de faire bouillir les œufs. Je réponds à Ulysse ; "Oui ça me va, j'étais justement en train de me faire à manger, tu tombes à pique." Je range ensuite la salade, les tomates et les champignons ainsi que les œufs. J'apporte ensuite des assiettes, couvert et verres dans le salon où se tient Ulysse. Il s'est déjà mis à l'aise et à sortit la nourriture des emballages. Il connaît bien mes goûts, j'ai déjà mangé plusieurs fois libanais avec lui et ça m'avait beaucoup plu. Je pose le tout, m'assois et dis à mon ami ; "T'as l'air d'être en forme, tu as passé une bonne journée ?"
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Dim 4 Déc - 0:07
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Maggie était en effet chez elle, en même temps ça n’aurait pas pu être autrement la connaissant. J’aurais été complètement perturbé si, en essayant de l’appeler, elle m’avait dit être au restaurant avec des amis ou si je l’avais trouvée en train de se préparer à sortir. Mais elle n’était finalement pas si surprenante que ça. En effet, lorsqu’elle m’avait ouvert, j’avais vu une jeune femme vêtue d’une tenue peu propice à une sortie. Ce qui ne me surprenait pas plus venant d’elle était l’état de son appartement. Incroyablement bien rangé. Il n’était pas non plus digne d’une photo de magazine de design intérieur mais comparativement au mieux, c’était un exemple d’ordre et de propreté et ce, même si je venais de faire du rangement ! Maggie O’Connel, fidèle à elle-même. En y repensant, son appartement méritait bien un papier dans un magazine, j’avais parlé trop vite. Un article sur les gens maniaques dans une revue de psychologie. En laissant innocemment traîner mon regard autour de moi, je notai que les livres sur une étagère étaient rangés par ordre décroissant de hauteur tandis que les bibelots de l’étage du dessous étaient quant à eux parfaitement alignés. Ces deux détails m’arrachèrent un petit sourire en coin amusé, c’était tout à fait elle ça. Lorsque nous nous étions rencontrés, chez son père, j’avais déjà remarqué ça. Je n’avais alors pas attribué ce comportement à la jeune rousse, me disant que ça pouvait très bien venir de monsieur O’Connel, mais j’avais senti ce gout pour l’ordre, l’organisation. Ça s’était vu pendant ce dîner où j’avais été introduit à Maggie. Je me rappellerai toujours de la disposition minutieuse des couverts sur la table, des écarts identiques entre fourchette, assiette et couteau. Vous allez vous dire que je m’attarde sur les détails sans importance, mais ce sont souvent eux qui marquent le plus, la preuve, je m’en souviens encore. Il faut que je vous reparler de ce dîner d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet. Pas pour le moment.

Quand Maggie m’interrogea sur la raison de ma venue, je me suis retourné vers elle et ai haussé les épaules tout en accompagnant ce geste d’une petite moue sur mon visage. Je n’avais pas vraiment de réponse constructive à sa réponse. On est jeudi soir et je me voyais mal passer la soirée seul chez moi alors j’me suis dit que ça te ferait plaisir de me voir alors… me voilà. Heureuse ? A la fin de cette phrase, la petite moue se transforma en un franc sourire. Me placer comme le Messie que la demoiselle attendait m’amusait ; il n’existait pas une conversation où je ne la chambrais pas un minimum, même lors des discussions les plus sérieuses, quand il y en avait une entre nous. J’excellais parfois dans l’art d’être un grand adolescent encore immature, j’agissais ainsi en toute conscience et l’air blasé de Maggie lorsqu’elle leva les yeux au ciel confirma ça.

Chez mon amie, je faisais un peu comme chez moi, dans le respect le plus total bien entendu, mais ce que je veux dire c’est que je n’étais pas du genre à lui demander l’autorisation pour telle chose ou telle autre. Pas étonnant donc de me voir enlever manteau et sweat à capuche pour les accrocher au porte-manteaux et enlever mes chaussures avant de les ranger dans l’entrée dans un parallélisme O’Connelien, parfait donc. Pas étonnant non plus que je prenne mes aises dans le salon en sortant le contenu du sachet que je tenais à la main jusqu’à présent sur la table basse. Les odeurs de houmous, de mtabal et autres sambousik variés ainsi que le pain libanais encore chaud annonçaient déjà un repas divin. Ma façon de disposer les plats était un peu plus anarchique que celle de Maggie de poser le couvert. Nouveau sourire en coin de ma part avant de lever les yeux vers elle pour lui faire profiter de ce sourire taquin et de me redresser complètement ensuite. Bonne journée je ne dirais pas ça, disons qu’elle a été… productive. J’ai fait le ménage, pas ma plus grande passion mais il faut bien le faire, on sait jamais, si tu viens chez moi à l’improviste il faut que ce soit accueillant. Le sourire taquin s’était élargi. Ce n’était pas vraiment son genre de venir à l’improviste chez moi. Pas du tout son genre à vrai dire. C’était bien là ce qui me faisait sourire. Et toi, tu as l’air d’être… Sans aucune gêne je la regardai de haut en bas, lentement, comme si j’analysais minutieusement sa tenue. … restée chez toi aujourd’hui. Pas de criminel à mettre derrière les barreaux aujourd’hui ? Pas de mystérieuse disparition à élucider ? J’avais peut-être un peu tendance à exagérer quand il s’agissait de son travail. Il faut dire que c’était un monde qui m’était totalement inconnu et que je comprenais peu. Pour moi, les enquêtes criminelles se résumaient aux épisodes des Experts, de Dexter ou d’Esprits Criminels. J’avais du mal à concevoir que Maggie bossait dans ce domaine, pas par manque de compétences, non, mais simplement… pour moi c’était un domaine de fiction qui n’existait pas en vrai. Drôle de façon de penser, je sais. J’attends toujours l’invitation au restaurant pour ta future promotion d’ailleurs. N’hésite surtout pas, je saurai me rendre disponible pour un tel événement.
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Ven 9 Déc - 0:29
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Si l'erreur a une mère, cette mère est la routineMALYSSE ♥Évidemment je suis surprise de voir Ulysse débarquer à l'improviste. À chaque fois que je le vois, c'est toujours organisé et prévu à l'avance. Heureusement que c'est un ami proche, sinon j'aurais décliné l'invitation. J'aurais fermé la porte et aurait prétexté un mauvais rhume. Je n'aime vraiment faire quelque chose à l'improviste. Mais, si c'est Ulysse ça va. Je le laisse donc rentrer chez moi enfin, il est déjà à l'intérieur lorsque j'allais lui dire de rentrer. Il commence déjà à sortir le repas lorsque je range les ingrédients que j'avais sorti du frigo pour me préparer une salade. Ulysse semble ravi de me voir, il semble avoir faim également. J'apporte des assiettes, des couverts et deux verres. Je n'aime pas trop manger directement dans l'emballage. Maniaque, complètement. Il réponds rapidement à ma question quant à la raison de sa présence. Une envie soudaine de me voir, ce qui me fait décrocher un sourire. Je réponds donc ; "Bien sûr que ça me fait plaisir de te voir ! C'est juste inattendu." Je continue de poser les couverts et les assiettes quand lui, ouvre les plats acheter et les éparpillent un peu partout sur la table basse. J'en repositionne certains et pars ensuite chercher la carafe d'eau. Sans avoir vraiment pensé au fait qu'il ai pu apporter des boissons, il est trop tard lorsque j'ai la carafe en main et que je vois deux cannettes à côté de nos assiettes. Je l'apporte tout de même, ça peu nous désaltérer. Je m'assois sur le canapé et écoute Ulysse parler, il me résume sa journées en deux trois mots. Il a fait le ménage pour que son appartement soit présentable. Sa dernière petite remarque me fait rire j'ajoute alors ; "Moi débarquer à l'improviste ? C'est pas mon genre voyons." Il me regarde ensuite droit dans les yeux, il est d'humeur taquine à ce que je peux voir. S'ensuit un petite pause, il se met debout et me regarde de la tête au pied. On dirait qu'il analyse ma tenue. Quelques peu gênée par ce regard parcourant mon corps, je replis mon gilet sur moi. Comme si je voulais me cacher alors, qu'il n'y a rien à cacher. Je connais Ulysse depuis bientôt six ans, je ne devrais pas être gênée en sa présence. C'est peut-être l'imprévu qui me gêne. Oui ça doit sûrement être ça. C'est à mon tour de répondre à mon ami et lui raconter ma journée. Je dis ; "J'ai travaillé ce matin et j'ai décidé de prendre mon après-midi pour me reposer. Et non je n'étais pas en pyjama toute la journée !" Je finis ma phrase sur un petit rire. J'attendais la remarque d'Ulysse alors, je l'ai devancé. Je me cale au fond du canapé et remet mon short en place. Il est un peu court tout de même. J'aurais pu aller me changer mais, c'est trop tard. Tant pis. Je regarde ensuite mon ami et demande ; "Bon, qu'est ce que tu as commandé de bons ?" L'odeur de la nourriture est alléchante, ça a réveillé mon appétit. J'avais plus faim que je ne le pensais apparemment. C'est alors, qu'Ulysse parle de mon métier du moins il évoque ma "futur promotion" tant attendu pour pouvoir aller au restaurant avec moi. Je ris nerveusement quand à sa remarque. Je suis ambitieuse, je travaille dur. Et depuis deux, trois ans je chercher à devenir enquêtrice. Sauf que le temps commence à se faire long. En plus la période de Décembre est épuisante, les analyses de sang et de cheveux me lassent de plus en plus. Le patron est stressé aussi, ça n'aide pas. En ce moment je baisse un peu les bras, je ne suis plus autant motivée que je ne l'étais avant. Et ça m'embête car j'aimerais vraiment pouvoir obtenir cette fameuse promotion. Je réponds donc ; "Oh je pense que le restaurant pourra attendre un petit moment." suivit d'un petit sourire, moins grand que les précédents. Je ne sais pas trop si je vais parler de cette baisse de moral vis à vis de mon job. Je sais qu'Ulysse sera à l'écoute mais, je ne veux pas plomber l'ambiance. Je me met au bout du canapé et observe la nourriture. Je passe ensuite du coq à l'âne en venant donner une tape sur la jambe d'Ulysse et en disant ; "Et toi, le boulot ça va ?" Je le regarde droit dans les yeux, comme si je cherchais une réponse dans son regard. Au bout de quelques secondes je retire ma main, me rendant compte à quel point c'est étrange. Je fais vraiment n'importe quoi ce soir. C'est l'imprévu qui me perturbe oui, l'imprévu.© 2981 12289 0
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Lun 12 Déc - 0:22
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Une visite surprise de Maggie chez moi était sans aucun doute la chose la plus surprenante qui pourrait m’arriver dans la vie, devançant la probabilité de voir Donald Trump faire un dab ainsi que celle de voir mes œuvres affichées au 11 West 53rd Street. Au Museum of Modern Art, oui, le fameux MoMA. Oui, je considérais qu’être affiché dans ce prestigieux musée était plus probable que voir la tignasse rousse d’une Maggie souriante sur le seuil de ma porte sans m’avoir prévenu deux semaines à l’avance. Au minimum. Comme elle le disait si bien elle-même, ce n’était pas son genre voyons ! C’était d’ailleurs assez fou de se dire qu’elle et moi, deux personnes plutôt diamétralement opposées, étions amis depuis si longtemps, vraiment amis, et cela sans aucun moment de tension. Bon, certes nous nous étions un peu perdus de vue pendant quelques temps, ce qui peut expliquer une absence de disputes mais quand même ! Près de cinq ou six années à se connaitre, je ne sais plus exactement, peut-être quatre, et à être très différents. La police n’avait rien d’artistique, l’art n’avait rien d’utile. Personnellement je trouve l’art utile, très utile même, mais ça n’était pas comparable à l’utilité du travail de la police, c’était une autre utilité, moins mesurable. Bref. Elle était très organisée, moi un peu plus bordélique. Elle carriériste, moi pas. Elle rousse, moi blond. Elle une femme, moi un homme. Vous voyez l’idée. Nombreux étaient les points de divergences entre nous qui finalement nous réunissaient. Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons nous de nos mutuelles différences. Cette phrase résumait toute notre amitié. Maggie me fascinait. Vraiment. Elle me fascinait parce que tout, ou presque, ce qui la constituait n’était que découverte pour moi. Son travail, sa vision de la vie, sa relation avec son père, tout chez elle m’intéressait. Il parait que je suis trop curieux, je penserai à me faire soigner, promis. La preuve qu’elle me connaissait vraiment bien vint assez vite lorsqu’elle devança la réflexion que j’avais en tête concernant sa tenue. Cette clairvoyance m’arracha un sourire en coin ainsi qu’une petite moue. Ce n’était pas parce qu’elle avait contré avec brio mon petit tacle que j’allais la laisser tranquille. Tu passes la journée dans la tenue de ton choix, tu fais ce que tu veux, je ne juge pas ! C’est un pyjama très… hmm… mignon qui plus est ! Ça vaaaaaa, ce n’était pas méchant ; mes railleries envers Maggie l’étaient rarement, le but n’était pas de la vexer, au contraire. C’est que la rousse avait du répondant et la vexer c’était se risquer à un foudroiement verbal, aussi bref que violent. Je préférais éviter. Surtout qu'elle devait parfaitement savoir comment dissimuler, voire effacer, les preuves médico-légales d’un meurtre !

Pain libanais, houmous, taboulé, falafels, sambousiks au bœuf, au épinard et au fromage ! énumérais-je en pointant du doigt chaque plat comme si elle ne connaissait pas alors que nous avions déjà dîné ensemble dans un restaurant libanais. Je la regardai un instant, espérant qu’elle se mette à manger la première, question de politesse. Elle n’en fit malheureusement rien, me laissant donc à mon impolitesse qu’elle saurait me pardonner, j’en étais sûr ! Bon, j’attaque hein! Malpoli donc, je me servis d’un peu de tout et croquai prestement dans un premier sambousik au bœuf. Aussi délicieux que chaud. Tandis que Maggie écartait la possibilité d’une invitation prochaine au restaurant, j’étais là, à ses côtés à souffler la bouche pleine afin d’éviter de me brûler. Je n’étais plus à un épisode ridicule près en sa compagnie, j’étais immunisé contre son jugement. Avalant d’une traite un verre d’eau, je pus libérer ma bouche et réagir à ses propos. Tu te sous-estimes Mag, c’est l’hiver qui te fait ça ? T’es une jeune femme très intelligente, douée et courageuse. J’ai bon espoir pour cette invitation. J’avais terminé ma phrase la bouche pleine, le reste du sambousik étant passé à la trappe. Je n’avais pas regardé mon amie pour lui dire ça, non. J’étais étonnamment mal à l’aise quand il s’agissait de la complimenter en toute sincérité. C’était d’autant plus étonnant que ce n’était pas mon genre d’être ainsi timide. Peut-être m’était trop habitué à la charrier et que quand il s’agissait de lui parler plus sérieusement, de la mettre sur un piédestal, j’étais moins à l’aise. Tu vas arriver à tes fins… Tu y arrives toujours.

J’allais attaquer le pain libanais lorsqu’une main de Maggie vint se poser sur ma cuisse et qu’elle me retourna en quelque sorte la question, je m’interrompis donc dans mon mouvement, me rasseyant correctement. Le contact ne me dérangea pas. Je radote peut-être mais nous étions proches, c’était donc assez normal que ce genre de chose arrive. Je ne travaille plus pour le moment, pas comme avant j’veux dire… je n’ai pas de contrat ces temps-ci. Je m’occupe de mes tableaux, j’suis un peu plus libre du coup, c’est cool. affirmais-je en lui offrant mon plus grand sourire tandis que je la fixais comme elle le faisait en retour. Un court silence s’installa, mon sourire s’effaça lentement mais nos regards ne se quittèrent pas. Ce ne fut qu’au moment où elle ôta sa main que je me déconnectai d’elle pour reporter mon attention sur la table basse. Tu devrais profiter du repas avant que ça soit froid ! Lamentable réplique pour relancer la conversation mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans la rapidité de ma réflexion. De plus, c’était assez vrai, ça allait vite refroidir. Lorsque j’ai levé les yeux, j’ai constaté que la télé était éteinte. Je le savais bien qu’elle l’était, mais là je le remarquai vraiment. Je remarquais surtout le silence qu’elle ne venait pas déranger. Allumée, elle aurait comblé ce court mais néanmoins gênant moment de silence. Comment va ton père ? Ça fait un bail que je n’ai pas été le voir et qu’il ne m’a pas donné de nouvelles. Faudrait que je passe chez lui un de ces jours d’ailleurs ! Il est toujours à l’usine ? J’ai tourné la tête et regardé Maggie. Mes lèvres se sont étirées et je n’ai pu retenir ce fou rire qui s’empara de moi. Je n’avais pas vu ça venir. La rousse avait du houmous au coin de la bouche et ne semblait pas s’en être rendue compte vue son incompréhension face à mon fou rire, ce qui renforça d’ailleurs ledit fou rire. Les yeux humides à cause de cette scène, j’ai attrapé une serviette en papier, me suis approché de mon amie et l’ai soigneusement débarrassée de la purée de pois chiches qui n’avait pas trouvé la bonne route. Voilà qui est mieux ! T’es pas sortable Mag ! La taquiner si proche d'elle n'était peut-être pas la meilleure idée. Et si sa répartie assassine prenait la forme d'un coup de tête? On n'est jamais trop prudent avec Maggie O'Conell.
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Mer 21 Déc - 20:12
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Si l'erreur a une mère, cette mère est la routineMALYSSE ♥Ulysse a toujours été quelqu'un sur qui j'ai pu compter. Et je sais très bien qu'entre lui et moi il ne se passera jamais rien. Le sentiment est réciproque, j'en ai déjà parlé avec lui plusieurs et c'est aussi pour ça qu'on est aussi détendu l'un avec l'autre. Mais alors, pourquoi est ce que je me sens aussi bizarre ce soir ? Ah oui l'imprévu, il a débarqué sans prévenir, c'est ça qui doit me perturber. Je suis en tenue décontractée, tant pis, je suis chez moi après tout. Et puis Ulysse n'y fait pas vraiment attention. Sauf que je justifie la raison de ma tenue, je devance ses pensées. En revanche, sa réponse m'étonne. Mignon ? Je reste étonnée et dis ; "Ah bon tu trouves ? Euh enfin bref, c'est pas important." Je me concentre à nouveau sur la nourriture, il énumère tous les plats qu'il a acheté. En regardant la nourriture, mon appétit se creuse. Et je bloque quelques secondes à regarder la nourriture. c'est quand Ulysse annonce qu'il attaque que je descends de mon petit nuage, je dirige ma cuillère vers le taboulé et me sers proprement une petite dose. C'est vraiment délicieux, je profite de chaque bouchée. Une fois mon assiette terminée, je me sers de falafel tout en parlant à Ulysse qui profite très bien du repas. Il me ferait presque rire, ça se voit qu'on est proche, vu la façon dont on mange ensemble. C'est ça aussi ce que j'aime avec lui. Pas besoin de jouer un jeu ou de prétendre être quelqu'un d'autre. On est ensemble, nous mêmes et ça c'est quelque chose de très important à mes yeux. Il réponds ensuite à ce que je lui ai dis. Ulysse est bien plus optimiste que moi, concernant ma future carrière de détective. Ses paroles me touchent et me réchauffent le cœur. Ça fait plaisir de voir qu'il me soutiens à fond. Je souris alors, entre deux bouchées et dit ; "T'es gentil de dire ça. C'est juste qu'en ce moment c'est un peu difficile, j'imagine que ça va aller mieux après les fêtes." Je continue de manger, tout en écoutant Ulysse, qui cette fois me parle un petit peu de son boulot. Apparemment il ne travaille plus trop en ce moment. Mais, ça ne semble pas le déranger, au contraire avoir du temps libre est toujours plaisant. Je le comprends. Dans son domaine ça doit l'être encore plus. Lorsque j'ai du temps libre, je m'ennuie rapidement. Mais c'est différent, je suis différente sur ce point avec Ulysse. Après avoir enlevé ma main de sa cuisse, je dis subitement ; "C'est vraiment délicieux, tu as eu une bonne idée d'acheter libanais !" Je me sers une petit portion de houmous, je commence à caler. Le repas est tellement délicieux que je ne peux m'empêcher d'être quelque peu gourmande. Ulysse fait de même, donc bon, je n'ai pas à me sentir mal à l'aise. Il demande alors des nouvelles de mon père, je souris et lui réponds de suite ; "Il va bien oui, je crois même qu'il ne s'est jamais aussi bien porté. Il a rencontré quelqu'un récemment et non il ne travaille plus à l'usine. Il s'est trouvé un petit job comme vendeur dans un petit commerce. Je crois qu'il est heureux. Ça lui fera plaisir si tu passes le voir !" Ulysse est proche de mon père. C'est grâce à celui-ci qu'on se connaît désormais. Et au fond, j'en suis reconnaissante, on ne serait pas amis sinon et on ne se serait jamais rencontrés. Les conversations autour de mon père sont fréquentes avec Ulysse mais, ça ne me dérange pas. Je mange le houmous tranquillement, lorsque le rire d'Ulysse me fait sursauter. Pourquoi rit-il comme ça d'un coup ? Qu'est ce qui lui prends ? Mon regard est tourné vers lui, je le regarde étrangement, toujours mon assiette en main. S'il pouvait partager son fou rire ce serait bien, que je ne reste pas là comme ça, complètement ignorante. Il se ressaisit enfin et attrape une serviette. La suite de ses gestes va me surprendre. Il s'approche de moi et viens m'essuyer le coin de la bouche. Je ne bouge pas et je continue de le regarder. Cette proximité me paraît étrange, je me sens… bizarre tout à coup. Il recule enfin. Ulysse vient de me nettoyer la bouche. Son commentaire me fait réagir aussitôt. Je pose mon assiette et attrape une serviette pour venir m'essuyer la bouche nerveusement, puis je me recoiffe aussi. Comme si mon apparence comptait soudainement. Je dis ensuite ; "C'est… c'est pas évident à manger !" Je cherche une excuse. Pour la première fois je me sens bizare à côté d'Ulysse, j'ai même l'impression de rougir. Je m'empresse ensuite de boire de l'eau, comme pour me calmer et me refroidir. Pourquoi j'ai chaud comme ça ? Bon sang Maggie, ressaisit toi ! Le silence me dérange tout à coup. Je décide d'allumer la télé, pour mettre un fond sonore, ça peu toujours combler le vide. Après avoir reposé mon verre je cherche la télé-commande. Elle se trouve à côté d'Ulysse. Sans vraiment trop réfléchir. Je me penche par dessus Ulysse pour l'attraper. Seulement je n'arrive pas à l'atteindre, je tends le bras du mieux que je peux. Quand enfin ma main touche la télé-commande, je me redresse difficilement et me retrouve très proche d'Ulysse. Mon visage est tout près du sien, lorsque je sens que quelque chose cloche. Je penche la tête vers mon débardeur et c'est la catastrophe. Mon petit débardeur blanc est décalé et laisse apparaître un bout de ma poitrine. D'un geste vif je le remet en place et recule un peu. Je dis rapidement d'un rire nerveux ;"Euh… désolée." J'allume en stresse totale la télé et tombe par hasard sur une série romantique. Foutu karma.© 2981 12289 0
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Lun 16 Jan - 22:23
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Depuis que nous avions travaillé ensemble, je considérais le père de Maggie comme un ami à part entière. Il n’était pas « le père d’une amie », non, il était mon ami, père d’une amie. Vous suivez ? Je reconnais que c’est assez spécial de s’entendre avec deux générations d’O’Conell mais c’était comme ça, que voulez vous. Justement, cette différence de générations faisait qu’on ne se voyait pas si souvent que ça et c’était bien normal. Lui et moi n’avions pas le même quotidien, pas les mêmes centres d’intérêt à nos tranches d’âge différentes et par-dessus tout, je doute que Maggie voit d’un bon œil le fait que je fréquente trop son père. Compréhensible. La plupart du temps, je me contentais donc de lui demander des nouvelles de son père, sans directement aller le voir et bien que pris d’un fou rire, j’étais ravi d’apprendre qu’il avait rencontré quelqu’un mais surtout qu’il avait quitté l’usine. J’étais d’ailleurs plus content pour son nouveau travail que sa nouvelle situation amoureuse, il se tuait à la tâche à l’usine et n’aurait pas fait long feu à ce rythme là. Mais j’étais également très heureux pour lui maintenant qu’il était à nouveau accompagné dans la vie, bien évidemment ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Passons.

Maggie faisait partie de ces gens facilement perturbable. Plus perturbable que perturbante. Le coup du houmous que j’avais essuyé au coin de ses lèvres avait fait vaciller son assurance déjà fragile mais surtout la rigueur qu’elle s’imposait. Même quand elle dormait elle devait être très rigoureuse si vous voulez mon avis. Le genre de personne à dormir droit comme un i, sans bouger d’un centimètre de la nuit, ni froisser les draps. Tout ce dont je suis incapable. Il m’arrive parfois de me réveiller… à côté de mon lit, la couverture gisant au sol, mais de l’autre côté et le drap à moitié décroché du matelas. Les nuits tourmentées d’un artiste que voulez vous. Je plaisante, je n’en sais rien. Ces réveils aussi surprenants qu’inconfortables étaient, par chance, peu fréquents mais suffisamment nombreux tout de même pour être évoqués. Imaginez un peu si j’étais amené à partager le même lit que Maggie ! Ca serait un sacré bordel. Mais bon, je ne vois a priori aucune raison cohérente qui m’amènerait à dormir à ses côtés, quelle idée farfelue ! Vraiment.

Farfelue, peut-être pas tant que ça en fait. Pas autant que je voulais bien le croire, ou que je voulais me contraindre de croire. Alors qu’elle était en train de me sortir une excuse que je n’écoutais pas vraiment, je me mis à contempler la rousse avec un regard que je n’avais jamais eu envers elle. Un regard intéressé. Je vous arrête tout de suite, le regard intéressé n’est pas un regard malsain, du genre regard lubrique insistant, non, pas ce genre là. Disons plutôt que pour la première fois, je voyais Mag comme potentiellement autre chose qu’une amie. C’était d’ailleurs assez troublant de psychologiquement la faire changer de statut ; troublant parce que ça changeait bien plus que son statut. Ses gestes, son attitude, tout avait un sens nouveau maintenant que je me mettais à la considérer comme attirante. D’ailleurs, pourquoi diable la considérais-je comme attirante ?! Pas qu’elle ne l’était pas mais je n’étais pas censé avoir ce regard là sur elle ! Si c’était un mal, il était fait. Trop tard. En effet, il fut impossible pour moi d’être totalement à l’aise lorsqu’elle passa au dessus de mes jambes pour récupérer la télécommande. Pire encore lorsqu’en se relevant, son visage se retrouva à quelques centimètres à peine du mien. Mais là n’était pas le plus perturbant. Mon champ de vision faisait parvenir une toute autre information à mon cerveau. Le débardeur de Maggie. Sa position anormale et ce que cela révélait. Après le champ de vision périphérique, c’est tout logiquement que le champ de vision central s’est emparé de l’information pour la confirmer. La gêne était totale. J’étais d’ailleurs plus gêné pour elle que pour moi. Ça n’était qu’un sein après tout, et encore, un bout de sein. Mais j’avais changé de regard sur elle et ce bout de sein avait soudainement beaucoup plus d’impact. C’était SON sein, celui de Maggie, Maggie qui me plaisait. Depuis peu. Tout allait trop vite pour un cerveau aussi perdu que le mien et tandis qu’elle allumait la télé, je restai immobile, figé, le regard vers le bas comme il était quand j’avais vu cette part d’intimité de son corps.

Il m’a bien fallu cinq secondes pour bouger, m’asseoir correctement et voir qu’à la télé, les deux personnages principaux étaient en train de s’étreindre. Était-ce un film ou l’écran était-il en train de me donner un conseil sur la marche à suivre dans la situation présente ? En regardant la jeune femme, je notais une tension palpable, tension qui eu paradoxalement comme effet de me détendre. Mes lèvres s’étirèrent en un petit sourire discret et je poussais amicalement Maggie pour la chambre. Aller Mag’, respire, ce n’est pas si grave que ça en a l’air. J’ai même plutôt bien aimé ce que j’ai vu. C’était censé la calmer ça ? Je l’ai prise dans mes bras et l’ai serrée contre moi. Ce contact chaleureux fut étonnamment très… intéressant. A tel point que j’ai fini par me reculer pour finalement… l’embrasser. Oui, comme ça, sans aucun signe avant coureur j’ai attrapé son visage avec mes mains et l’ai embrassée. Et je n’ai pas quitté ses lèvres. C’était agréable, tendre, naturel. C’était bien. Je ne pensais même pas à sa réaction, j’entendais cependant la télé. Les deux protagonistes semblaient vivre la même chose que Maggie et moi.
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Dim 29 Jan - 23:33
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Si l'erreur a une mère, cette mère est la routineMALYSSE ♥La soirée a pris une tournure inattendue. Une tournure auquel je ne m'attendais pas du tout. J'aurais du m'en douter, une soirée improvisée et que je ne contrôle pas, ça ne peu que mal tourner. Enfin mal tourner, c'est peut-être exagérer. Quoique non. De toute façon je fais n'importe quoi quand rien n'est prévu. Et j'ai fais n'importe quoi. J'ai paniqué durant un silence gênant, j'ai voulu allumer la télé. Sauf que la télécommande se trouvait près d'Ulysse et bien évidemment il a fallut que les choses dérapent. Ou plutôt mon débardeur, à moitié à cheval sur celui-ci. Il a pu avoir un beau visuel de ma poitrine. J'aurais du aller me changer bon sang. J'ai tout de suite regretté après m'être relevé. J'ai rougis tout de suite, je me suis excusée platement auprès d'Ulysse, que je connais trop bien. Il s'en fiche très certainement, après tout on est amis non ? J'ai allumé la télé et le destin a fait que la chaîne sur laquelle je suis tombée diffuse un film romantique. Un blanc s'est installé ensuite. Puis la voix d'Ulysse m'a fait réagir. Je l'ai regardé et écouté. Sauf que je ne m'attendais pas à la fin de sa phrase. Il a plutôt bien aimé ce qu'il a vu ? Ça veut dire que… ? Oh mon dieu il a bel et bien regardé mes seins, comme c'est gênant bon sang. De mes lèvres s'échappent ; "Euh…comment ça t'a aimé ce que tu as…vu ?" Je détourne alors le regard rapidement puis j'attrape mon verre pour boire une gorgée d'eau. Comme si je voulais combler la gêne par une occupation extérieur. À peine le verre reposer sur la table, Ulysse m'a attirer vers lui pour me faire un câlin. Je suis tétanisée, je ne sais pas quoi faire. Pourquoi me serre-t-il comme ça dans ses bras, si soudainement en plus ? Mon cœur bat à la chamade et je sens que je rougis à nouveau. Par pur réflex je le sers aussi dans mes bras, la proximité me perturbe, je suis collée contre lui en tenue légère. Ce n'est pas un câlin ordinaire que deux amis se font, non, c'est une étreinte différente. Étrangement, je prends plaisir à être contre lui même si je ne comprends pas trop pourquoi. L'étreinte dur quelques secondes lorsque qu'Ulysse se recule, nos regards se croisent et nos lèvres se rencontrent. Je suis stupéfaite, les yeux grands ouverts. Je ne m'attendais pas à ça. Qu'est ce qui est en train de se passer là ? Les battements de mon cœur ont nettement accélérés, je déplace mes mains sur le torse d'Ulysse comme pour le repousser, sauf que je n'y arrive pas. La chaleur de ses lèvres, de son contact me bercent. Et je finis par me laisser emporter. Je ferme les yeux comme si je voulais me cacher.

Au bout de quelques secondes, le contact de nos lèvres s'arrêtent. J'ouvre doucement les yeux et aperçoit Ulysse, face à moi. Il a pris des couleurs lui aussi, comme si ce contact venait de nous réchauffer tout les deux. Je ne bouge pas, je suis immobile et encore sous le choc. Ulysse vient de m'embrasser et ça ne m'a pas dérangé. Pourtant, c'est un ami et j'étais persuadée que rien n'allait se passer. Visiblement je me suis trompée, Ulysse semble aussi surpris mais un peu moins sous le choc que moi. On est encore très proche l'un de l'autre, je le vois alors se reculer et se tourner vers la télé. Prise d'un élan j'attrape son bras et me relève pour venir rencontrer à nouveau ses lèvres. Je suis sur mes genoux et mes mains entourent le visage de mon ami. Ce deuxième baiser est plus passionné que le premier, mes yeux sont complètement fermés. Je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça, est-ce vraiment raisonnable ? Sûrement pas. Mais j'avais envie, je ne saurais l'expliquer, c'est complètement fou et inattendu. Moi et Ulysse, jamais cette image ne m'a traversé l'esprit. J'y aurais pensé avant, bien avant. Et lu aussi. C'est trop tard pour revenir en arrière maintenant. Je laisse mes sentiments prendre le contrôle et met de côté ma raison. Le baiser se prolonge, je me sens bien près de lui. Sa chaleur m'atteint, ses bras m'entoure, je n'entends plus la télé en fond. Comme si j'étais coupée du monde. Dans une bulle. Je décolle ensuite doucement mes lèvres des siennes, mon regard plongé dans le siens je reviens doucement à la réalité et dis, gênée ; "Je sais pas ce qu'il m'a pris, je…" Impossible de trouver les mots, je suis déconcertée. Qu'est ce qu'on est censés faire maintenant ? Je n'en ai pas la moindre idée. Terminer le repas ? Regarder le film ou bien se regarder dans le blanc des yeux jusqu'à ce qu'il rentre chez lui ? Je suis incapable de réagir logiquement ou bien de trouver une explication concrète à ce qu'il vient de se produire. Je regarde Ulysse, comme si j'attendais qu'il me donne la réponse de ce remue-ménage.
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