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La rencontre - Oscar / Magnolia

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Lun 21 Nov - 18:48
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Je crois qu'il n'y a pas pire épreuve dans la vie que de perdre cette personne qui chaque matin vous motive à vous sortir de votre lit . J'avais cette personne , enfin j'avais même ces personnes puis un jour tout est partie en fumée , comme si cela n'avait jamais existé . Aujourd'hui je me retrouve dans un de ces fameux groupe qu'on vous conseil après la perte d'un être précieux . Pourtant six longue années sont passées depuis leur disparation , mais c'est chaque matin la même douleur . Au début vous êtes pourtant très entouré , du moins au début puis au fil du temps les gens reprennent leur vie et vous laisse en croyant que ça ira mieux demain . Écouter chaque histoire me ramène à ma propre douleur , j'ai l'impression de ne pas être à ma place. Il s'agit surtout de mort brutal , pas d'adieu et parfois même les derniers mots qu'ils se sont  échangés sont d'une rare violence . Je me demande si quand il s'agit d'une maladie c'est plus simple , le deuil se fait-il avant même la mort de la personne ? . J'ai écrit un livre sur la mort de Jeanne et mes enfants , enfin c'est surtout un recueil de nos merveilleux souvenirs .  Aujourd'hui je suis quelqu'un de reconnu en tant qu'écrivain c'était mon rêve mais je l'ai réalisé d'une façon funeste et elle n'est plus là pour le voir .  Pourtant dans le groupe il y a cette fille , enfin cette femme qui me rappel Jeanne , elle semble forte et faible à la fois . Elle a perdu son mari , elle semble triste mais je n'ai pas le temps de pleurer sur le malheur des autres le mieux est déjà bien trop lourd . Après la séance chacun est repartie , peut-être que pour eux c'est une sorte d’exutoire ici . Je ne repart jamais le cœur léger d'ici , je ne sais pas pourquoi . Peut-être qu'il est temps d'arrêter , pourtant j'ai peur de ne pas me souvenir d'eux si je tourne la page .

Les rues sont froide et sombre , j'enfile mon bonnet et glisse mes mains dans mon blouson en regardant droit devant moi pour ne pas voir le bonheur des autres . Je passe devant un bar , je ne sais pas si c'est le bon soir pour prendre un verre comme un miséreux . Nous sommes samedi soir en plus il va sûrement y avoir des gens heureux , pourquoi ça me fait si peur ?. Je pousse les portes du bar ,visiblement pas grand monde à l'horizon juste quelques poivrot au bar et deux trois tables d'amis qui discute et rigole . Je retire mon bonnet et le fourre dans ma poche avec mes gants . Je m'installe au comptoir et regarde l'heure sur la grande horloge : 21h30 . Le bar va sûrement se remplir bientôt j'ai plutôt intérêt à prendre un verre maintenant et me barrer d'ici .

- Serveuse , je vais prendre un whisky !

Elle souffle c'est vrais que je n'ai pas vraiment l'habitude de parler aux gens d'une façon gentille , c'est pour ça que je préfère écrire . Elle me laisse mon verre devant sans un mot visiblement vexé . Une odeur de parfum féminin m'interpelle avant même que j'ai le temps de tremper mes lèvres dans mon verre . Je tourne la tête vers elle et croise son regard , enfin j'ai l'air d'être le seul puisqu'elle ne me regarde pas . J'esquisse un sourire en coin avant de boire cul sec mon verre .

- Je pensais être débarrassé du groupe une fois dehors, visiblement ça me poursuis !
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Priam Blake
Gémeaux
My diary :

Sex On Fire
Je suis un paradoxe. J’ai ce côté prince charmant que toute femme recherche. Le mec tendre qui te tient la porte et qui, au fond, a un petit côté fleur bleue. Celui qui te traitera comme une princesse te feras rire. Or, je suis aussi le mec au regard brûlant qui glissera ses doigts dans ta culotte en public. N’essaies pas de me comprendre, ça te filera des migraines, chérie..

Mon surnom : Blake
Mon signe astrologique : Gémeaux
Dans la vie je suis : diablement sexy et accessoirement male stripper baby.
Catégorie Sociale : je m'en sors...
J'aime les : courbes féminines, les gémissements et les soupirs, l'excitation et le danger. Je t'aime toi, ici et maintenant, une unique nuit qui, je l'espère, seras la meilleure de ta vie.
Sosie de : Nico Tortorella
Double compte : ta mémé.
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Mar 22 Nov - 3:47


"Even if it kills us both"




Approximativement quinze interminables minutes : un coup d’œil discret à ma montre confirme mes doutes. Je me demande ce que ma psychologue en penserait si je quittais la séance maintenant. Après tout, j’ai fait l’effort de me déplacer et de regarder pleurer des inconnus assis en rond sur des chaises inconfortables. Jamais je n’ai eu l’idée d’assister à des séances de groupes. D’après ma psychologue, cela aide énormément d’en parler avec des gens qui vivent la même chose que moi : la perte de leur tendre moitié. Pour être franche, je n’ai pas l’intention de revenir. Je n’aurais pas dû me présenter aujourd’hui, de toute évidence. Les bras croisés, je me fais toute petite. Comme je sais si bien le faire, j’opte pour un regard froid. Je regarde ces inconnus parler à tour de rôle de cette terrible épreuve. Mon cœur se serre à chaque fois, car malgré tout, leur histoire me touche. Oui, j’ai un fort caractère. Malheureusement, celui-ci ne me protège pas de la souffrance et de l’empathie. Pourtant, cela me serait bien utile ici, ce soir. Physiquement, je donne l’impression d’être en pleine possession de mes moyens : chose que j’ai apprise dans l’armée. Cependant, à l’intérieur, une tempête ravage tout ce que j’ai construit ces derniers mois. Mon armure craque à vue l’œil. Mes pensées ont tous un point commun : Quinn. Après avoir évité d’y penser si longtemps, son omniprésence ce soir me donne envie de m’enfuir.

J’ai envie de CRIER, de courir dans la direction opposée à cette salle, j’ai envie de pleurer. Et si je simulais une crise de panique? Je pourrais partir en paix. Adios les amis, vous ne me reverrez plus jamais! Très bonne idée. Non, je n’ai pas envie qu’ils me touchent et essaient de me calmer. Bordel. Ok. Pensons. Euuuuh, pourquoi je ne mettrais pas le feu à la salle? Facile à dire, mais difficile à faire. Je laisse un petit sourire en coin se dessiner sur mon visage à ces pensées. Putain, je suis irrévocablement folle. Qui d’autre que moi pourrait bien penser à une idée aussi tordue? Bref, je vais rester sagement assise et laisser ces gens me détruire à petit feu, car j’ai une légère tendance au masochisme. J’essaie de me fermer complètement, de ne pas entendre ce qu’ils disent. Concentres-toi Magnolia. Tu peux y arriver. Pour me changer les idées, j’étudie minutieusement chaque personne. En somme, tous normaux et sans intérêt. Cependant, un homme au regard bleu azur attire mon attention. J’aurais peut-être dû écouter lorsqu’il a pris la parole. Peu importe, car nous ne nous reverrons jamais. Soudainement, une vingtaine de paires de yeux me fixent. Je me racle la gorge avant de dire : «Euhhh… oui?». La femme qui guide la séance me dit que je suis très courageuse et qu’ils m’écoutent tous. Ohhhh meeerde, je viens de leur dire que je voulais prendre la parole. Je n’ai jamais eu de mal à parler en public, mais cette situation est bel et bien l’exception à la règle.

Réfléchis Magnolia, réfléchis. «Le comble!, dis-je en riant nerveusement. Mon mari est mort en s’étouffant avec une pastille à la mente. Le pauvre.» Je hausse les épaules en grimaçant. J’y crois pas. Je n’ai pas osé. Je mords ma lèvre inférieure avant de baisser la tête. Oui oui, pas obligé de me le rappeler. Je suis venue ici de ma propre initiative. Si je n’ai pas envie je peux partir, dit-elle. Ouais! Adios, je me casse! «Désolée, marmonais-je, je… Je soupire pour prendre mon courage à deux mains. Mon mari est mort de cela presque deux ans. L’homme… le plus merveilleux… que la terre ait portée. Je fuis le regard des gens avant de baisser la tête. Je… j’en suis incapable. Désolée.» Ils hochent la tête et me lancent des mots qui se veulent réconfortants et encourageants. Pitié non, pas ça. Enfin, ils reportent leur attention sur une autre personne. Je souffle enfin.

Dès que la séance est finie, j’empoigne la veste de cuir et dégage à grand pas. Un verre, il me faut un verre. Maintenant. Sur mon chemin vers le bar le plus près, je m’arrête pour reprendre mon souffle. Mon cœur bat la chamade et les larmes commencent à brouiller ma vision. La gorge serrée, je prends de grandes respirations pour éviter un raz de marée. Je secoue la tête, tentant de reprendre mes idées, puis reprends mon chemin. Le froid me pince les joues alors que j’entre enfin dans un bar. Dieu merci, je ne suis pas tombée sur un endroit bondé. Du calme, c’est tout ce dont j’ai besoin. Et aussi de whisky, bien sûr. Alors que je m’apprête à m’installer a bar, une voix inconnue résonne non loin. Je tente un coup d’œil et découvre cet homme, celui du groupe de soutient. Un verre vide à la main, il me regarde. «Vous parlez de la secte des pleurnichards?» Quel manque de respect total. J’ai honte. «La seule thérapie à laquelle j’adhère totalement est celle de l’alcool.», lui répondis-je avant de faire signe à la serveuse. «Un Whisky s’il vous plaît. Sans glace.» Je soupire avant de reprendre la parole. «Désolée, mais je n’ai pas l’intention de partir.» S’il ne veut pas de ma présence ici, il n’a qu’à débarrasser le plancher, non? Je ponctue ma remarque avec un clin d’œil avant de boire cul sec le contenu de mon verre. «Et autant vous dire que je suis très bavarde, une fois quelques verres de pris.», tentais-je pour l’inciter à partir.


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Mar 22 Nov - 12:22
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Je crois que les choses n'arrivent jamais vraiment par hasard , qu'il y a forcément une raison qu'on soit un jour malheureux et un jour rempli de joie . Peut-être que je n'étais pas un homme  bien dans une autre vie et qu'aujourd'hui je le paye d'une certaine façon . Je ne crois pas en la réincarnation mais si je n'y crois pas ça veux dire qu'ils sont simplement partie pour toujours et qu'il ne reste rien d'eux ici et je ne peux pas l'accepter . J'accepte mon sort , j'accepte d'être malheureux toute ma vie et j'espère que dans la prochaine je pourrais enfin accéder au bonheur . Je siffle la serveuse pour qu'elle m'apporte un autre verre et elle me hurle littéralement dessus . C'est vrais que depuis toutes à l'heure je suis très impoli mais qu'importe .

- Écoute moi bien mon beau , je ne suis pas ton chien !
- Non mais tu es une simple serveuse , alors sert moi un verre avant que j'appelle ton patron !


Évidement je n'ai pas l'intention de le faire mais la voir paniquer derrière  son bar me tord de rire . J'en avais presque oublié la mystérieuse brune à côté de moi . J'ai du lui poser une question puisqu'elle me répond : «Vous parlez de la secte des pleurnichards?»  . Je fronce les sourcils , donc je ne semble pas être le seul à trouver cette thérapie un peu ridicule voir même pitoyable pourtant nous y sommes tout les deux sans que personne nous force . Je crois me souvenir d'elle dans le groupe avec une histoire de pastille à la menthe . Oui c'est ça , elle a fait une blague comme quoi son mari serai mort comme ça , c'était vrais ? . Je ne sais plus , on était tellement nombreux . Je ne crois pas qu'il soit réellement mort comme ça , peut-être avait-elle dit quelques chose par la suite . J'aurai du certaine écouter à ce moment la . Je ne sais pas vraiment qu'elle genre de parfum elle porte mais son odeur enivre mes narines , une femme comme ça ne devrait pas traîner dans des bars glauque si elle ne veux pas cette fois si aller dans une thérapie pour les femmes violées . Elle continue à parler sans que je puisse répondre quelque chose .  «La seule thérapie à laquelle j’adhère totalement est celle de l’alcool.».  Je hoche la tête , pour une fois je suis totalement d’accord avec ce genre de thérapie .

- Vous devriez faire attention , il existe des groupe pour les alcoolique anonyme avec ce genre de pensée !


C'est un peu du foutage de gueule sachant que j'ai deux verres vide devant mes yeux , vide comme ma vie . Mon dieu pourquoi j'ai toujours cette métaphore dans la tête . Je rigole à ma propre blague en avalant une gorgée du liquide brun qui se trouve dans mon verre . «  Désolée, mais je n’ai pas l’intention de partir » . Je hausse les épaules , peu importe bien que j'aurais aimé être tranquille ce soir sans avoir une pipelette à mes côtés . «Et autant vous dire que je suis très bavarde, une fois quelques verres de pris.» Après tout je pourrais partir , mais ça serai trop facile après tout j'étais là en premier , même si c'est sûrement gamin pour un mec de 34 ans d'avoir ce genre de pensée . Après mon troisième verres je suppose que je vais sûrement devenir pénible , petit à petit .

- Hum vous l'êtes déjà sobre vous savez ? Je veux dire bavarde  .


Je la regarde en coin et repose mon regard sur le comptoir en zinc un peu lugubre style année 60 , d'ailleurs j'y connais quoi en comptoir moi ? . Non vraiment Oscar concentre toi un peu , je crois que je ne tiens pas  vraiment l'alcool à mon âge . Comment ça à mon âge ? Oh je ne suis pas un vieux croulant ! . Je n'avais même pas remarqué qu'elle avait prit un verre , une effluve de whisky atteint mes narines .

- C'est très moche une femme qui boit , je suppose que votre préfère être mort que de voir ça !

Je me mort la joue , je suppose que j'ai eu la phrase de trop ? . Je ne sais pas qu'elle travaille  elle fait pourvue que ça ne soit pas un truc de combat ou ne boxeuse peut-être ? . Peu importe , j'ai besoin de me défouler sur quelqu'un malheureusement pour elle . Je lui fait mon plus large sourire , c'est relativement monstrueux ce que je viens de dire , non ? . Je ne sais pas , parfois mes philtres n'agissent plus au bon moment .

- Il ne faut pas le prendre mal , c'est une hypothèse bien sûr ! .

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Mar 22 Nov - 19:02


"Even if it kills us both"




Je note qu’il n’a pas fait allusion à la façon dont j’ai traité le groupe de soutient. Ce silence pique ma curiosité. Est-il d’accord avec moi ou bien il ignore tout simplement ma remarque? Bonne question. J’imagine que je ne le saurai jamais. De toute façon, je ne me gêne pas pour le dire, la seule thérapie à laquelle je crois, c’est celle de l’alcool. Cette remarque est en totale contradiction avec ma présence à la séance de ce soir, mais je m’en fiche. Voilà un sujet sur lequel nous sommes d’accord, d’après sa réaction. Il hoche la tête, mais il ne se gêne pas pour y ajouter un grain de sel. Pourquoi cela ne me surprend pas? Il se fou de moi là, non? Les alcooliques anonymes? Plutôt ironique, sachant qu’il a pris deux verres de whisky en l’espace d’à peine quelques minutes. Je suis très bien comme je suis, merci. Enfin, je vais aussi bien que je pourrais l’être en prenant en considération les circonstances. De toute façon, ma consommation d’alcool ne le regarde pas le moins du monde. Cependant, j’adhère totalement à son choix de spiritueux : le Whisky. Du tac au tac, je réponds : «Vous m’invitez au vôtre?» un sourire suffisant aux lèvre, en faisant référence aux deux verres vides devant lui. C’est lui, qui aurait besoin d’assister aux alcooliques anonymes, pas moi.

Je commande un verre à la serveuse et ponctue ma demande d’un sourire peu convaincant. Je prends le temps de m’installer, commençant par m’asseoir sur un tabouret peu confortable à ma disposition. Je fais bien attention à ne pas m’asseoir trop près du ténébreux aux yeux me rappelant l’océan. En réalité, je préférerais être seule. J’aimerais sérieusement qu’il débarrasse le plancher, histoire que je sois tranquille. À priori, c’est moi qui n’arrête pas de parler, mais là n’est pas la question. Je n’ai pas l’intention de partir et je lui en fait part. Il hausse les épaules en guise de réponse, alors je renchérie. Aller, inclines-toi et débarrasse le plancher, s’il te plaît. Crois-moi, je peux être sacrément désagréable quand je le veux. Il ne faut pas jouer avec mes nerfs. Il ne prend pas mon avertissement au sérieux et me dit plutôt que je suis bavarde, même sobre. Mon verre déjà vide à la main, je réfléchis. Il a raison, je suis une vraie pie ce soir. En fait, j’ai l’impression que son regard me transperce à chaque fois qu’il le pose sur moi. Il a l’air de voir en moi comme dans un livre ouvert et je déteste ça. Il me trouble. Alors à partir de ce moment, je décide de la fermer. Avec un peu de chance, il comprendra que la conversation est close et qu’on peut rester tous les deux ici à boire silencieusement.

Le contenu de mon deuxième verre glisse dans ma gorge et je pourrais ronronner tellement cette sensation me satisfait pleinement. Malheureusement, mon voisin de tabouret ne pouvait tout simplement pas la fermer. Ses mots me font l’effet d’une claque en pleine visage. Ma mâchoire se serre, alors que j’essaie de contrôler ma réaction. Il sait appuyer où ça fait mal, ce salaud. S’il savait à quel point je dois me retenir pour ne pas lui mettre mon poing au visage. Il ne connaissait pas Quinn. Il n’a pas le droit de me balancer ça au visage comme s’il connaissait toute l’histoire. Non. Le pire, c’est bien qu’il a raison. Il a raison. Me voir dans ce piteux état, insomniaque accro à la caféine noyant mes sombres pensées dans le whisky, ne le ravirait pas du tout. Il voudrait que je passe à autre chose, que je sois heureuse. Je n’en ai, pour ma part, pas du tout la force. L’inconnu à mes côtés me sort un large sourire et me dit qu’il ne faut pas le prendre mal, que ce n’est qu’une hypothèse. Une hypothèse mes fesses! Retiens-toi Magnolia… Tu peux résister à la tentation. Non.

Je me retourne vers lui est lance d’un ton sec : «Laissez-moi deviner… humm… votre femme s’est suicidée parce qu’elle en avait marre de vous? Il ne faut pas lui en vouloir, j’aurais fait la même chose à sa place.». Cheap shot. Je n’aurais pas dû m’aventurer sur ce terrain glissant. Je devais lui rendre l’ascenseur. Après tout, il devait bien s’y attendre. Il a commencé. Il doit assurer les conséquences de ses actes. «Mais… il ne faut pas le prendre mal, bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse!», ajoutais-je d’une voix mielleuse. J’aimerais partir maintenant. Cet homme me tape sur les nerfs. Cependant, je refuse de perdre cette manche. Oui, je suis compétitive et je déteste l’échec. Puis, j’ai la nette impression qu’il ne lâchera pas l’affaire. Ça promet, pensais-je, exaspérée.  


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Mar 22 Nov - 23:21
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Les dernières paroles que j'ai lâché semble avoir fait échos dans sa petite tête brune , ravissante petite tête au passage mais enfin la ne semble pas être le souci puisque madame ne semble pas du genre à se laisser faire  . Elle ne tarde pas à me rendre mes paroles , vilaine soit disant passant , sur un ton plus qu'énervé aurai-je piqué la belle ? . «Laissez-moi deviner… humm… votre femme s’est suicidée parce qu’elle en avait marre de vous? Il ne faut pas lui en vouloir, j’aurais fait la même chose à sa place.».  Je serre les poings sans perdre mon sourire , avant j'aurai certainement sauté sur la personne sans pitié homme ou femme mais maintenant je relativise après tout j'ai cherché .

- Oh non elle si vous voulez savoir les détails elle a simplement prit un camion de plein fouet et hop un crâne sur le par-brise j'imagine l'état des sièges !

Ai-je vraiment dit ça ? .  Je viens de rire de la mort de Jeanne , je suis un monstre mais je crois que les verres commencent doucement à agir sur mes pensées . Je secoue la tête , j'espère oublier mes paroles demain et que dieu me pardonne . «Mais… il ne faut pas le prendre mal, bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse!» . Je souri hypocritement avant de ravaler une gorgée de ma boisson , j'aurai certainement répondu exactement la même chose et je crois que ...Enfin je crois que je ne sais plus réellement si je parle avoix haute où dans ma tête . Visiblement elle ne compte pas partir , dommage si j'étais moins têtu je serai partie mais impossible de lui laisser la victoire . Victoire ? . Nous sommes réellement en train de jouer ? . Je laisse mon regard parcourir ses cuisses de façon absolument pas discrète puis remonter sur sa poitrine et enfin atterrir sur son visage . J'ai plutôt l'air d'un psychopathe cette heure-là.

- Je vois que tu ne compte pas partir , autant discuter ! Tu est célibataire j'imagine ? .

Je rigole comme un fou , non vraiment comme un fou . Tout le monde semble me regarder , enfaîte non je suis parano . Après tout quand on drague une fille on s'y prend comme ça ? Ok la je cherche peut-être la petite bête et je vais finir par me prendre une gifle . Je pourrais ensuite la coller contre un mur et … Non , non . Je pourrais simplement rire de son malheur plutôt . Si elle était moche ça m'aiderais d'ailleurs pourquoi je prend tant de peine à vouloir parler d'elle dans ma tête . J’ébouriffe mes cheveux avant de prendre une nouvelle gorgée .

- Aller j'arrête mes bêtises , tu fait quoi dans la vie beauté ? .

Je lui adresse mon plus beau regard , je ne suis pas sur de sa réponse . J'espère qu'elle ne va pas me sortir un truc du style agent de sécurité ou fonctionnaire de police . Je la voit plutôt peintre , non musicienne  même .
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Mer 23 Nov - 2:03


"Even if it kills us both"




J’ai touché une corde sensible, pensais-je. Bien sûr, idiote, il fallait bien t’y attendre! Tu viens de l’insulter en utilisant la mort de sa femme pour le faire. Qu’est-ce qui t’arrive, ma vieille? Y’a quoi dans leur Whisky? C’est pas possible de sortir des vacheries pareilles. Du coin de l’œil, je vois l’inconnu serrer les poings. Allons-nous en venir aux mains? Pas que je veuille me vanter, mais je ne crois pas qu’il aurait le dessus. En parlant de ça… Je ne dirais pas non s’il voulait… Non. Quoi? Je n’ai pas réellement eu une telle pensée, n’est-ce pas? Non, bien sûr que non. Mon sourire suffisant se désintègre. C’est bien ce que je pensais : je n’aurais jamais dû m’aventurer dans cette direction. Je rageais, alors les mots sont sortis de ma bouche tout naturellement. Je ne le pensais pas. Un frisson me parcourt l’échine. Sa femme est morte d’un accident de voiture… Je suis sensée répondre quoi à une telle réponse? Je devrais sûrement lui présenter mes excuses. C’est ce que le commun des mortels ferait, en tout cas. Cependant, je sais ce qu’il vit. Je déteste qu’on me prenne en pitié, alors je ne le ferai pas. Au contraire, je remets mon masque et lui répète ce qu’il m’a dit, d’un ton mielleux. Je suis une peste.

Après une confession aussi lugubre, je mérite un verre. Serveuuuse! Une fois mon verre servi, je lui fais signe de laisser la bouteille. Je crois bien qu’à deux on pourra largement la vider. Pas que je veuille qu’il reste, mais il semble tenace, comme moi. En fait, je préfèrerais que ce ne soit pas le cas, mais j’ai l’impression de me voir dans un miroir, en version masculine. Cette situation est… à la fois étrange, désagréable et intrigante. J’en profite pour observer son profil. De longs cils noirs, une mâchoire bien définie, des lèvres charnues… Je détourne rapidement le regard pour me concentrer sur mon verre. Je refuse. Je ne peux tout de même pas être attirée par cet homme. Il m’exaspère. J’ai envie de crier, de le pousser, de l’emb… Secouant la tête, j’essaie de reprendre mes esprits. Ils ont définitivement mis quelque chose dans leur boisson. Je regarde minutieusement le contenu de mon verre, essayant de trouver l’erreur. Il n’y en a pas. Qu’est-ce que…? Je sens ses yeux bleus azur me transpercer de nouveau. Je tente un coup d’œil et fige. Son regard glisse sur moi, commençant par mes cuisses pour terminer sa course sur mon visage. Nos regards se croisent et je tente de garder une certaine contenance. En vrai, j’ai trouvé cela à la fois odieux et diablement sexy. Le voilà qui rapplique. «Je vois que tu ne comptes pas partir, autant discuter! Tu es célibataire j’imagine?» Ha. Ha. Ha. Il n’a pas pu trouver mieux? Je lève les yeux au ciel – ou au plafond dans ce cas-ci. Il commence à rigoler comme s’il venait de sortir la blague du siècle. Ça y est, il est fou.

Je devrais probablement être offusquée, mais son rire me contamine. Un sourire en coin se dessine sur mon visage. De toute façon, cette remarque n’est rien comparée à ce qu’il m’a sorti à peine quelques minutes plus tôt. «Tu tentes une carrière en humour? C’est raté», lui répondis-je avant de sourire, amusée. Je ris en secouant la tête de gauche à droite, prenant conscience de l’absurdité de cette situation. Une minute plus tôt, je voulais lui mettre mon poing dans ma figure et maintenant je rigole… C’est à ne rien comprendre. En fait, cela m’a fait un bien fou, rire. J’avais besoin de relâcher la tension. Jamais je n’aurais cru que ce serait avec cet homme, cependant. Comme quoi la vie nous réserve toujours des surprises. «Aller j’arrête mes bêtises, tu fais quoi dans la vie beauté?» Comme si les précédentes vacheries s’étaient soudainement effacées, monsieur joue les Casanova. Je hausse les sourcils, surprise. Ai-je envie de déclarer la troisième guerre mondiale ou bien je me la coule douce ce soir? Je ne dis jamais non à une bagarre, mais j’opte pour la seconde option. «Je préfère Magnolia.», commençais-je en faisant référence au surnom qu’il vient de m’attitrer. Je me verse une lichette du liquide foncé et bois cul sec. «Hum… tu veux dire, à part traîner dans des bars miteux?», ajoutais-je avant de lâcher un rire sarcastique. Je soupire, pensant à mon parcours de vie.

Si mes parents n’étaient pas morts, j’aurais probablement été une toute autre personne. Malheureusement, je ne le saurai jamais. Que puis-je dire? Je n’ai pas particulièrement envie de faire allusion à mon passage dans l’armée. Pour ça, il me faudra encore quelques verres. Après tout, je n’en suis qu’à… euhhhh… cinq? Peu importe. Ça y est, je ne sais plus compter! «Eh bien… Je suis ce qu’on pourrait appeler une enseignante. Enfin, en quelque sorte.», finis -je par dire avant de froncer les sourcils. «Je te laisse deviner ce que j’enseigne à mes élèves? J’ai envie de rigoler.» Amusée, la tête penchée légèrement sur le côté, je le regarde avec un air malicieux.


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On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle. ~ byendlesslove.

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Mer 23 Nov - 11:52
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Je regarde autour de moi , la foule commence tout doucement à apparaître et c'est exactement ce que je déteste : les gens en masse. Enfaîte pour être plus précis je déteste voir ma solitude en face , bien que je l'ai voulu et que je l'ai accepté ça me rappel que je ne ferai jamais réellement partie de ce monde . Je suis sûrement d'une autre planète , je suis jaloux qu’il puisse aimer les choses simples de la vie comme boire un verre entre potes où rire sur une photo facebook . La musique en font sonore semble avoir était augmentée , où peut-être que non c'est juste moi . J'ai arrêté le whisky , je crois que je préfère les bières maintenant . Une bonne grosse bière de gros beauf comme Homer Simpson  , arf pourquoi je pense a ça maintenant ? . La serveuse ne ressemble pas vraiment à Moe et la fille , enfin la mystérieuse , ne ressemble vraiment pas à Marge enfin sauf peut-être les cheveux bouclée . Bon , Oscar stop reprend toi . J'ai encore de la marge pour le verre de trop , j'ai de la marge oui enfin je ne sais pas à qu'elle moment le verre de trop arrive . Le verre de trop c'est celui qui arrive comme un cheveux sur la soupe , tu ne t'attend pas à le boire puis d'un coup un fusible pète et tu les enchaînes . Tu te retrouve sur le comptoir torse nu , entrain de chanter Céline Dion avec un camionneur . «Tu tentes une carrière en humour? C’est raté» me dit-elle amusée. Je ne sais pas si elle rigole , où si elle est tout simplement ironique . Je suis drôle ? . Bien-sûr que non , personne ne me l'a jamais dit même pas mes ex-enfants . Mes ex-enfants de mieux en mieux mes pensées lugubre .

- C'est toi qui dit ça ? . Je crois que tu pourrais me donner des cours tant tu est drôle , chérie !.


Je fais bien-sûr référence à sa petite blague sur la pastille à la menthe . Il s'agit sûrement du seul moment où j'étais présent mentalement , sans rire ouvertement . Son regard parcourt mon visage , je crois qu'elle me regarde comme je l'ai regardé toute à l'heure et j'en frissonne parce que je sais qu'elle genre de pensées elle à sûrement . Je me rappel ensuite qu'elle m'énerve et que j'ai envie d'être seul et que ça petite blague sur ma femme morte était de mauvais goût bien que je lui ai fait la même chose . Sans que je lui demande ça soit elle me lâche son prénom . «Je préfère Magnolia.» Génial , donc maintenant j'ai affaire à une fille avec un prénom de fleur ? . Le magnolia c'est bien une fleur ? . Je pourrai faire mille blagues , je suppose qu'elle s'y attend alors je m'abstiens et lui souri . J'imagine qu'elle préfère que je l'appel par son prénom plutôt que par un petit surnom bien lourd et c'est justement pour ça que je vais continuer .

- Moi c'est Oscar .
J'avale une gorgée de bien . Tu peu m'appeler mon beau , moi ça ne me gêne pas , ma jolie . Je lui lâche un clin d’œil puis un rire .

«Eh bien… Je suis ce qu’on pourrait appeler une enseignante. Enfin, en quelque sorte.».
J'en étais sûr , avec son air sévère elle ressemble bien à une maîtresse . Je l'imagine bien avec un petit tailleur moulant son corps avec une pince dans les cheveux et une petite paire de lunette sur le nez . Se que j'imagine surtout c'est être son élève , me lever et l'attraper par les hanches . Je soupire , je crois que l'alcool me fait avoir des pensées salace et j'ai pas vraiment l'habitude d'imaginer une femme mise à part la mienne . Après Jeanne j'ai eu quelques histoires sans lendemain mais aucune n'avaient le corps de Tulipe , non Coquelicot enfin la fille avec le prénom de fleur . Mince  , j'ai aucun souvenir de son prénom . «Je te laisse deviner ce que j’enseigne à mes élèves? J’ai envie de rigoler.» Deux minutes avant elle voulait me coller une gifle j'imagine et maintenant elle joue aux devinettes , d’accord très bien . Son regard malicieux me donne envie de m'amuser avec elle , et elle va être servie la Tulipe .

- J'imagine qu'avec un prénom de fleur tu dois peut-être professeur en botanique , où … Je me pince la lèvre pour réfléchir . Peut-être prof de math vue ton air froid et ennuyeux ?.


Je crois que je ne pourrais passer à côté d'une occasion de la piquer parce que rien n'ai plus mignon qu'une femme énervé et cette femme la , je vous le dit , elle ne semble vraiment pas commune . J'attrape le bol de cacahuète et avale une poignée entière comme un goinfre .
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Priam Blake
Gémeaux
My diary :

Sex On Fire
Je suis un paradoxe. J’ai ce côté prince charmant que toute femme recherche. Le mec tendre qui te tient la porte et qui, au fond, a un petit côté fleur bleue. Celui qui te traitera comme une princesse te feras rire. Or, je suis aussi le mec au regard brûlant qui glissera ses doigts dans ta culotte en public. N’essaies pas de me comprendre, ça te filera des migraines, chérie..

Mon surnom : Blake
Mon signe astrologique : Gémeaux
Dans la vie je suis : diablement sexy et accessoirement male stripper baby.
Catégorie Sociale : je m'en sors...
J'aime les : courbes féminines, les gémissements et les soupirs, l'excitation et le danger. Je t'aime toi, ici et maintenant, une unique nuit qui, je l'espère, seras la meilleure de ta vie.
Sosie de : Nico Tortorella
Double compte : ta mémé.
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Jeu 24 Nov - 3:43


"Even if it kills us both"




Sarcastique? Oui, je crois bien qu’il l’est. Je ne crois pas que ce soit son genre, les compliments. Il préfère les insultes, j’ai bien l’impression. Ce n’est qu’une hypothèse, car je ne le connais pas le moins du monde. Après tout, peut-être que si j’avais été agréable il l’aurait été en retour. Ou pas. Je ne le saurai jamais, j’imagine. En tout cas, bien que ses lèvres soient charmantes à regarder, les remarques qui en sortent le sont beaucoup moins. Je rêve où il vient de m’appeler «chérie»? Je ne suis pas certaine d’aimer sa façon de le dire. Bref, je vais me la fermer pour cette fois-ci. «Enfin quelqu’un qui apprécie mon humour à sa juste valeur.», lançais-je sarcastiquement. Si on pouvait faire une trêve, que je puisse passer une bonne soirée, je lui en serais reconnaissante. D’ailleurs, il engage justement la conversation. Une question totalement banale, il me demande ce que je fais dans la vie. Au départ méfiante, je me questionne. À quoi il joue? Une seconde il fait tout pour m’énerver et la seconde d’après il engage la conversation, disant qu’il arrête ses bêtises. Je décide de lui ouvrir une porte, pour voir ce qu’il en fera : je lui dévoile mon prénom. «Moi c’est Oscar. Tu peux m’appeler mon beau, moi ça ne me gêne pas, ma jolie.» Serait-ce une facette joueuse de sa personnalité? Prévisible, il préfère m’affubler de surnoms, car il sait maintenant que je préférerais que ce ne soit pas le cas.

Dans ces moments, j’aimerais bien avoir le pouvoir de lire dans les pensées. Je suis certaine que ce que je trouverais dans sa tête serait… intéressant. J’ai du mal à percer à jour ses intentions. Il est à la fois désagréable et joueur… sans parler de la façon dont il a laissé glisser son regard sur mon corps un peu plus tôt. Cependant, je ne suis pas surprise. Cet homme est une masse totale de contradictions, cela ne fait aucun doute Néanmoins, je sais pertinemment que mon cœur et le sien se ressemblent. Nous sommes des âmes torturées. Oui, il m’énerve plus que quiconque, mais je retrouve en lui une partie de moi-même. Il m’est totalement désagréable de converser avec lui… mais je sais qu’il me comprend. Au moins, il ne me traite pas comme un animal blessé. Et si j’essayais de faire un effort, cette fois-ci? J’aimerais vraiment pouvoir aller mieux. Ce serait… un premier pas vers un monde meilleur, en quelque sorte. C’est ainsi que je décide de lui révéler mon métier, mais sans plus de détails. Je lui donne l’opportunité de deviner.

«J’imagine qu’avec un prénom de fleur tu dois peut-être être professeur en botanique, ou… Peut-être prof de math vu ton air froid et ennuyeux?» Tu vois, Magnolia? C’est ce qui arrive quand tu t’ouvres finalement à quelqu’un... C’était décidément une très mauvaise idée. Je sens un mur se dresser en moi et je redeviens la femme de glace que j’ai l’habitude d’être. Voilà, «mon beau», tu voulais une femme froide, c’est ce que tu auras. J’ai été stupide de penser que je pourrais passer une soirée «normale». Je ne suis pas normale. Je suis condamnée à être une femme solitaire, froide et brisée jusqu’à la fin de mes jours. Le bonheur ne m’est plus accessible. Je le mérite après tout, pensais-je. À chaque fois que je ferme les yeux, je revois la scène… Ce petit adolescent, une balle dans le crâne, MA balle. Je suis un monstre. Pas que les insultes d’Oscar me touchent particulièrement. Enfin, si, je suis plus sensible que j’ose l’admettre. Je vide de nouveau mon verre. Oulah, il serait probablement temps que j’arrête si je veux rentrer chez moi sur mes deux jambes. Cela fait tellement de bien pourtant, l’alcool. Oh Quinn, mais que suis-je devenue? Non, bien sûr que non, tu es mort. Ça y est, j’ai perdu la boule. Je parle aux morts maintenant. Mort… Il ne reviendra pas. Il ne reviendra pas…

«Voilà, tu m’as percé à jour.», dis-je sarcastiquement. «Ce que je préfère, c’est fouetter mes élèves quand ils ne connaissent pas leur table de multiplications.», chuchotais-je comme si c’était un secret. Je ne lui donnerai pas la satisfaction d’en connaître plus sur moi. J’aimerais qu’il parte maintenant. Sa simple présence me met les nerfs à vif. Si je voulais, je pourrais lui donner la fesser de sa vie. MAIS, m’énerver davantage lui donnerait la satisfaction d’avoir de l’influence sur moi. J’espère seulement que mon impulsivité ne prendra pas le dessus. «Nan, je n’enseigne ni les math, ni la botanique.» Je croyais avoir le chic pour repousser les gens, mais, lui, il gagne la médaille d’or haut la main. «J’espère que tu travailles dans un bureau, parce que les relations humaines sont loin d’être ton point fort.», finis-je par dire.


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On croit toujours que certaines relations sont si fortes qu'elles pourront résister à tout, mais ce n'est pas vrai. La confiance qui s'étiole, la lassitude, les mauvais choix, les soleils trompeurs de la séduction, la voix chaude des sales cons, les longues jambes des sales connes, les injustices du destin : tout concourt à tuer l'amour. Dans ce genre de combat inégal, les chances de victoire sont minces et tiennent plus de l'exception que de la règle. ~ byendlesslove.

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