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Suffering is part of the human condition ▬ ft. Alexei

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My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
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Lun 21 Nov - 23:58
Troisième rendez-vous. Jour du supplice.
Je me demandais encore comment je faisais pour tenir une heure comme ça. Voire plus, la dernière séance. J'avais mal aux bras rien que de penser aux efforts que j'allais devoir faire mais au moins, la peur n'était plus là. Je savais à quoi m'attendre désormais et même si c'était microscopique, j'avais l'impression de changer, que mon corps allait mieux. Bien sûr, en deux séances, on ne faisait pas de miracle, cela se saurait ! Mais j'y croyais de plus en plus, dur comme fer.

Ce jour, j'avais pris une décision importante. En lisant mon horoscope le matin-même, avant la venue de ma nounou masculine, j'avais découvert qu'on me conseillait fortement d'être accompagnée aujourd'hui dans tout ce que j'allais entreprendre, et surtout les tâches les plus dures. J'avais aussitôt pensé à ma séance de rééducation et au fait qu'avec Nev occupé ces derniers temps, il n'y avait plus qu'Alexei pour rester avec moi là-bas. Bien évidemment, cela ne m'enchantait pas étant donné que nous n'étions pas copains comme cochons. Jusqu'à présent, je lui avais interdit de rester dans la salle pendant que je faisais mes exercices. Pas envie qu'il me voit suer comme une truie, qu'il puisse avoir une raison supplémentaire pour se moquer de moi ou avoir pitié. Décidément, j'en revenais souvent aux mêmes termes le concernant !

Bref, aujourd'hui, ça allait changer. Alors que ses mains quittaient les poignées de mon fauteuil comme les deux rendez-vous précédents, je me tournais avec une moue sérieuse tout en tentant de ne pas paraître trop froide ou méchante. Dans ma tête, j'étais certaine qu'il allait dire non et je ne voyais pas comment le convaincre. Je doutais qu'il croit en les astres tout comme je le faisais et cette explication ne lui suffirait pas. De plus, je n'avais pas assez de seins ni de fesses pour garder son attention plus de cinq secondes. C'était presque plus difficile de le faire rester ici que de pratiquer les exercices en eux-mêmes...

"Tu restes dans la salle aujourd'hui. J'ai demandé au médecin et il est d'accord. Il ne sait pas à quelle heure il devra me lâcher, du coup..."

Excuse monumentalement nulle mais bon, je n'avais que ça en stock et il n'était pas forcé de connaître mes raisons pour le faire rester. Et s'il disait non, ce qui allait sûrement être le cas, j'allais devoir faire avec. La dernière fois que j'avais autant renié mon horoscope, j'avais perdu mes jambes alors... Autant dire que je n'étais pas chaude pour retenter ce sacrifice corporel.

J'entrais rapidement dans la salle et frissonnais à la vue de mon pire ennemi : le tapis de rééducation. Avec deux barres horizontales sur chaque côté, il ne m'inspirait que souffrance et peine. Mais voilà, il était le chemin obligatoire vers la guérison... Et je n'étais pas assez gamine opportuniste pour pouvoir m'en passer. Le médecin m'accueillit comme à son habitude : en me parlant comme si j'avais dix ans et que je ne comprenais rien. Je ne relevais pas ses méthodes pour cette fois, je préférais garder ma force pour autre chose.

"Mon accompagnant, Alexei... Alexei quelque chose."

Une des infirmières m'emmena aussitôt me changer et je revins en tenue de sport, pantacourt genre cycliste et brassière. Je me trouvais encore plus squelettique que d'habitude alors que le médecin, lui, flattait mes "muscles" des avant-bras. Comme si j'allais croire à cette connerie.


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My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
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Catégorie Sociale : en train de purger une peine
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Mar 22 Nov - 11:30
Alexei & Romie
Suffering is part of the human condition
J’ouvris un œil, grimaçai, et esquissai un mouvement pour me redresser, avant de me laisser retomber sur le canapé. Ah, putain… Qu’est-ce qui s’était encore passé ? Les yeux à nouveau clos, des souvenirs de la veille me revenaient doucement. Le QG. Ahmed. Merde, qu’est-ce qui lui avait pris, à ce petit merdeux ? J’avais pourtant bien dit que lui donner accès aux stocks était la pire chose que nous puissions faire ce mois-ci. Ce petit con n’avait pas perdu de temps ; deux semaines plus tard on l’avait chopé à revendre de la cocaïne tout droit sortie de nos stocks. Et qui avait-on envoyé lui donner une correction bien méritée ? Moi, bien sûr. Bientôt sept ans que je m’investissais auprès des Fallen, et on ne m’accordait même pas suffisamment de crédit pour m’écouter. J’avais la désagréable impression de n’être qu’un diseur de bonne aventure, dont on n’écoutait les conseils que lorsqu’ils nous arrangeaient. De rage, je donnai un coup de poing dans le sofa, ravivant la douleur qui sommeillait dans mes articulations.

Je lui avais flanqué une sale raclée à ce schlague. Mes mains s’en souvenaient encore. Il s’était pas laissé faire, et n’avait pas hésité à employer les grands moyens : la barre de fer qu’il sortait de je-ne-sais-où, et même le flingue que Jason lui avait refilé. Une chance qu’il ait pas eu les couilles de tirer. Pour la peine, je lui étais tombé dessus deux fois plus fort, et je doutais qu’il s’en relève de sitôt. Il pouvait déjà louer le ciel de s’en être sorti vivant, parce qu’il m’avait mis dans une colère noire, et que je n’y étais pas allé de main morte.

Bref, je ne savais plus trop comment je m’étais traîné jusqu’à chez moi. J’avais la dalle, et j’étais de mauvaise humeur. Trop de choses à régler en ce moment. Et je perdais un temps fou à m’occuper de la petite handicapée. Jour après jour, j’allais sonner chez Mr et Mrs Thompson, et j’emmenais leur fille faire un tour. Dire qu’elle était chiante serait un euphémisme. Elle avait cette façon détestable de se draper de fierté et de réclamer les choses du bout des lèvres, de cet air méprisant qui contrastait tant avec la finesse de ses traits. Et malgré tout, je prenais un malin plaisir à la provoquer. Elle me donnait la réplique avec une justesse brillante, et ça m’amusait beaucoup. Il lui arrivait même de sourire.

Doucement, je fis rouler mes muscles pour les dégourdir, et me glissai dans la cabine de douche. Un shampooing, du pain, un café, et dehors. Le rituel était simple, presque lassant, mais c’était devenu le quotidien auquel je m’astreignais. La seule chose à laquelle je me refusais était de programmer un réveil, ce qui me donnait la piètre illusion de garder un semblant de liberté. J’arrivais dans la matinée, à l’heure que je voulais, et le regard le plus noir de Mr Thompson ne suffirait jamais à me faire changer d’avis.

Ce jour-là, Romie insista pour que je reste auprès d’elle le temps de sa rééducation. Honnêtement, ça m’emmerdait copieusement. Mais je ne dis rien, parce que derrière le prétexte bidon qu’elle me servait, je devinais sans peine que ces mots lui écorchaient la bouche, et qu’elle aurait préféré s’abstenir de les prononcer si elle n’avait pas vraiment tenu à ce que sois présent durant l’heure qui suivrait. Je l’emmenai donc dans les locaux du centre médical, mais sans l’y laisser, pour une fois.

« Mon accompagnant, Alexei... Alexei quelque chose. »

J’esquissai un sourire à la mention d’accompagnant, terme qui restituait parfaitement la neutralité de notre relation. Ni ami, ni vraiment ennemi, tout simplement « accompagnant ».

« Alexei. » confirmai-je en serrant la main que le docteur me tendait.

Lorsque la gamine revint des vestiaires, simplement vêtue d’un jogging et d’une brassière, je ne pus que remarquer à quel point elle était maigre. Elle avait bien un peu plus que de la peau sur les os, mais son corps semblait plus fragile que jamais. Assis sur un fauteuil, dans un coin de la salle de rééducation, j’observais silencieusement le médecin palper son bras. Je ne savais pas franchement ce que je foutais là. Si encore il y avait eu quelque chose à mater… Mais non, le corps Miss Teigne était aux antipodes de la féminité. Elle faisait vraiment tout pour m’emmerder.
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Mar 22 Nov - 12:20
Ne soyons pas malhonnêtes : à part mon visage, je n'avais rien de vraiment attirant. Un ventre tout plat, certes, mais une poitrine et des fesses inexistantes. Je me comparais moi-même parfois à une allumette et ce n'était pas pour me complimenter, loin de là. Ce n'était certainement pas dans cette salle de sport que je comptais attirer qui que ce soit mais avouons qu'il aurait été plus sympa pour mon moral d'avoir au moins des seins qui se sentiraient un peu comprimés dans cette brassière hideuse. Mais même pas. Je me trouvais informe. Je pourrais même passer derrière une affiche sur un mur, qui sait !

Sortant toutes ces idées de mon physique de ma tête puisque de toute manière, s'arrêter là-dessus ne rendrait pas ma poitrine plus grosse, je laissais le médecin me sortir de mon fauteuil pour me placer sur le tapis. Le supplice pouvait commencer. J'étais sensée donner l'ordre à mes pieds - au moins eux - de bouger un peu, de simuler un peu la marche. J'en avais été incapable les deux séances précédentes et ce n'était pas faute d'avoir tout donné pour ça. Aujourd'hui, je comptais bien passer un cap car il était hors de question que je passe plus de six mois à cette affaire. Déjà une semaine qui avait passée et ça m'ennuyait fortement de ne pas voir de progrès ! Mes mains accrochées fermement aux barres de chaque côté de mon corps, j'utilisais les muscles de mes bras pour me maintenir droite au-dessus du tapis qui venait de se mettre en marche. Son allure lente, au départ, me permettait de m'accoutumer de nouveau à la position verticale, que je n'avais plus eu le loisir de pratiquer depuis un petit bout de temps. Mais déjà, je peinais.

Le médecin restait à côté de moi pour me maintenir au cas où mes forces lâcheraient, comme c'était arrivé la première séance mais je m'étais promis, aujourd'hui, de ne pas faiblir. Surtout pas devant lui et encore moins devant Alexei, à qui j'avais demandé de rester. Stupide horoscope quand même, il me rendait la tâche encore plus compliquée qu'elle ne l'était déjà ! Serrant la mâchoire, le regard déterminé planté sur la photo de mes rollers sur le mur d'en face, je m'efforçais d'avancer et de provoquer mes jambes à suivre le reste de mon corps. Miracle lorsque je pus sentir une infime partie du muscle de mon mollet se crisper. Du moins, j'étais persuadée que c'était cela. Alors je me flanquais des encouragements à moi-même pour poursuivre, du genre "Courage Rom', tout dépend de toi et tu es assez forte pour le faire !". C'était plus facile parfois de ne rien attendre des autres.

À la moitié du parcours, voyant que mon visage rougissait un peu trop et que mes bras tremblaient face à l'effort que je me maintenais d'avoir, le médecin arrêta le tapis et me força à prendre une pause. Je faisais comme si je n'en avais pas besoin alors que bon, soyons honnêtes, boire un litre d'eau ne serait même pas assez pour que je me sente mieux là. La carcasse endolorie, le visage presque vide d'expression, je me complimentais intérieurement pour le travail que j'avais effectué, n'en déplaise aux autres. Mon regard s'arrêta sur Alexei qui, évidemment, s'emmerdait comme un rat mort et je trouvais la force de l'embêter encore.

"Hey, apporte-moi une serviette... s'il-te-plaît."


On aurait dit que cette formule de politesse m'arrachait la gorge. C'était à moitié le cas vu que la gorge en question était si sèche qu'une quinte de toux me prit. Avec lui, un spasme dans ma cuisse droite qui me tordit de douleur. What ? C'était quoi ce truc ?!


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Ven 25 Nov - 11:59
Alexei & Romie
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Les efforts qu’elle fournissait paraissaient énormes, et pourtant, c’est à peine si elle réussissait à se soulever à la force de ses bras. J’haussai un sourcil lorsque le médecin mit en marche le tapis qui, malgré sa lenteur, me semblait en réalité un sacré foutage de gueule. Dans quel monde une gamine immobilisée dans un fauteuil, incapable de bouger le moindre de ses muscles lorsqu’elle se retrouvait à plat ventre sur le trottoir, était censée réussir à avancer d’une manière ou d’une autre sur ce truc-là ? Romie gardait un visage fermé, crispé par l’effort, et déjà, des gouttes de sueur perlaient sur son front.

Les minutes passèrent lentement, sans que je détache mon regard des pieds de la jeune fille, qui demeurait quasiment immobile. À vrai dire, la seule partie de son corps qui semblait répondre à un quelconque effort était ses bras, qui tremblaient comme des feuilles. La pauvre gosse avait l’air au bout de sa vie, peinant comme une malheureuse, et je m’attendais à ce qu’elle lâche à n’importe quel moment. Qu’elle s’écroule d’une minute à l’autre, à bout de souffle, éreintée.

Mais elle ne se décourageait pas. Le visage rouge, la racine des cheveux trempée, le corps tremblant, elle se maintenait debout tant bien que mal, en fixant le mur d’en face. Bon, sur ce coup-là, je ne pouvais qu’admirer sa persévérance, même si j’aurais bien voulu qu’elle fasse un AVC, histoire d’abréger la séance.

Manque de bol, le médecin l’interrompit avant qu’elle ne meurt, pour qu’elle se repose un peu. Livide, elle s’assit enfin et prit une gorgée d’eau, tandis que je soupirais d’ennui.

« Hey, apporte-moi une serviette... s’il-te-plaît. »

Je tournai les yeux vers Romie, surpris qu’elle m’adresse la parole. Elle ne m’avait pourtant pas décroché un mot depuis que nous étions entrés dans le centre médical. Au moment où j’allais lui répondre un « non » taquin, elle se mit à cracher ses poumons, se convulsant sous une douleur soudaine.

« Romie ? » m’exclamai-je en sautant sur mes pieds.

Je m’approchai d’elle et, sans trop savoir quoi faire, commençai à lui donner des tapes dans le dos dans l’espoir de faire passer sa toux.

« Eh, du calme… Pas la peine d’en faire des tonnes… J’allais te l’apporter ta serviette. »

Bien évidemment, le docteur avait quitté la salle le temps de la pause, et je me retrouvais avec une gamine fourbue sur les bras. Doucement, je passai ma main sur la cuisse qui semblait la faire souffrir, et la massai précautionneusement, m’attendant à me prendre un revers de claque à n’importe quel moment. À tous les coups j’étais en train de lui faire deux fois plus mal. Désolé ma jolie, j’ai pas dis ans de médecine derrière moi, il va falloir te contenter de ça en attendant que le docteur ne revienne s’occuper de ton cas.
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Ven 25 Nov - 13:32
N'étais-je pas un exemple de travail acharné ? De persévérance ? On pourrait presque dire que j'étais humainement incapable de faire tout ça et pourtant, je m'y efforçais. Je ne voyais que l'objectif final, je me foutais du reste. Peu importe que je me sente seule ou moche, je voulais juste retrouver mes jambes. Qu'une personne comme Alexei soit dans l'incapacité de le comprendre, cela ne m'étonnerait pas. Il n'avait pas l'air de s'intéresser à grand chose en fin de compte et je le plaignais un peu. Même dans ce moment, alors qu'il pouvait chatter sur le net avec son téléphone ou faire un peu de sport avec les équipements à sa disposition, il se contentait de regarder comme s'il était au bout de sa vie. Ok, ce n'était pas le top de l'amusement cette séance... mais était-ce une raison pour tirer la gueule comme il le faisait ? Non.

Une douleur aigüe et un spasme dans ma cuisse me coupèrent dans mon élan de l'embêter un peu et je me tenais à la machine, les phallanges blanches et le visage emprunt de douleur. Je ne savais pas ce qui se passait mais j'eus comme... une violente crampe. Oui, cela ressemblait à une crampe ! Et ça faisait vraiment mal. En plus vint cette quinte de toux abominable qui me fit me sentir ridicule. Faible. Vulnérable. Ce que je n'avais pas besoin de ressentir à cet instant. Je n'avais pas le courage ni la force de soutenir le regard moqueur de mon accompagnant, ni même d'entendre ses propos déplacés.

Des petites tapes dans mon dos libérèrent ma gorge de cette affreuse toux et je respirais comme je n'avais pu le faire pendant cinq minutes. C'était puissant et bizarre, j'avais l'impression de revivre avec cette respiration. Je fermais les yeux, voyant des étoiles à travers mes paupières, n'arrivant pas à croire que ça puisse aller jusque là. Je tenais ma cuisse de mes deux mains et grinçais des dents. Comment parvenait-il à faire de l'humour dans une telle situation ? Vraiment, il fallait avoir peu d'estime pour les pauvres victimes dont je faisais malheureusement partie à présent. Je grimaçais encore lorsqu'il se mit à masser maladroitement ma cuisse mais étant donné que cela me faisait un peu plus de bien que de mal, je le laissais faire. Certes, cela ne me ressemblait pas et dans le fond, j'avais juste envie de le tarter. Sauf que la pression de ses pouces sur chaque extrémité de mon muscle me soulageait vraiment.

"Merci..." finis-je par murmurer très doucement.

J'étais gênée de le remercier, non pas que j'ai un souci de reconnaissance avec les autres mais juste... avec lui, c'était bizarre. On ne se remerciait jamais de rien alors... Serrant les dents pour ravaler au mieux ma fierté, je me saisis de la serviette et épongeais ma nuque humide, les yeux semi-clos. Je respirais maintenant profondément, un peu mieux qu'avant.

"Tu peux arrêter si tu veux, la douleur est passée."

Désormais, je trouvais un peu ridicule cette situation. Lui tenant ma jambe, moi ne disant rien... Trop bizarre.


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Ven 25 Nov - 19:42
Alexei & Romie
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Je ne savais pas vraiment ce qui m’avait pris. J’avais sauté sur mes pieds comme si j’avais été assis sur du charbon ardent. J’essayais de me convaincre que je m’évertuais à la garder en vie pour venir à bout des heures de Travail Général qui avaient été convenues. Qu’une fois que tout ça serait fini je pourrais retourner à ma vie d’avant ; celle où j’arpentais les rues, celle où la nuit était mon royaume, mon alliée. Cette vie où j’étais libre, où je sentais mon cœur battre la chamade et mon sang ne faire qu’un tour. Cette vie pour laquelle rien n’importait. Mais lorsque je posai mes mains sur sa peau blanche, quand je fis de mon mieux pour soulager sa crampe, j’eus ce sentiment, fugace mais non moins déboussolant, que son sort m’importait un peu. Que malgré ses airs hautains et ses manies insupportables, je pouvais m’habituer à sa présence jusqu’à l’apprécier. C’était ridicule, un pied de nez du destin, une connerie des astres, mais je ne pouvais tout simplement pas la considérer avec la même indifférence à laquelle n’importe qui d’autre aurait eu droit.

Ses muscles affaiblis roulaient sous mes doigts, ses tremblements se calmaient peu à peu, et je réfléchissais à tout ça. Je repensais à ce gars à qui j’avais cassé la gueule la veille, sans éprouver une once de remord, et tentais de comparer toute ma rage, tout la hargne que j’avais mis dans chacun de mes coups à ce que j’aurais ressenti s’il s’était agi de Romie. Et ça me semblait improbable de frapper cette gosse, aussi pénible puisse-t-elle être. Elle aurait pu commettre les mêmes crimes que ce connard, il me semblait que ma sentence aurait été différente. Et pourtant, Dieu sait qu’aucune femme n’avait jamais droit à quelque traitement de faveur. J’étais pour l’égalité des sexes, sous toutes ses formes.

Doucement, la voix de Romie me tira de mes pensées.

« Merci… » souffla-t-elle.

Je ne répondis pas, autant parce qu’un tel mot me surprenait venant d’elle que parce que je n’aurais jamais su quoi lui répondre. « Merci » ne faisait pas partie du vocabulaire que j’utilisais le plus couramment. Quoi qu’il en soit, j’étais rassuré de voir que je ne la blessais pas. Que je pouvais soulager la douleur, pour une fois, au lieu de l’infliger. Je poursuivis donc mon massage en silence, jusqu’à ce qu’elle me demande d’arrêter. Là seulement, je reposai sa jambe avec douceur.

« Je vais chercher le docteur, qu’il jette un coup d’œil à tout ça. Vaut peut-être mieux que tu t’arrêtes là pour aujourd’hui. »

Je me relevai et posai machinalement ma main sur sa tête avant de tourner les talons. C’est une femme du bureau le plus proche qui m’indiqua où trouver le médecin responsable de Romie, avec un de ces sourires niais dont seules les secrétaires ont le secret. Je toquai à la porte qu’elle m’avait décrite, et le docteur m’ouvrit. Apparemment, j’écourtais sa pause café. Pauvre con, comme si j’avais que ça à foutre que de te courir après pendant que tu te la coules douce avec les collègues. Ce fut d’un ton sec que je lui expliquai la situation, qui ne sembla pas l’alarmer outre mesure. Après tout, la crampe s’était calmée.

Je retournai donc auprès de Romie, le docteur sur mes talons, et il recommença à la palper, avec des gestes clairement plus assurés et plus professionnels que les miens. Mais cette fois, au lieu d’aller m’assoir, je demeurai debout près de la jeune fille, à surveiller attentivement ce qu’on lui faisait. Quand il acheva son interminable monologue quant aux efforts que sa patiente devrait encore fournir, je pris la parole :

« Docteur, je crois que Romie en a assez fait. »

Il commençait sérieusement à me gonfler celui-là, avec ses airs compatissants et la voix d’abruti fini qu’il prenait pour s’adresser à Romie. Ça va quoi, elle était handicapée physique, pas mentale. Posant une main sur l’épaule de la jeune fille, je plantai mes yeux dans les siens.

« On y va ? »
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Ven 25 Nov - 20:20
J'aurai préféré qu'il n'y aille pas. Je passais encore pour la petite incapable de service et cela me mettait les nerfs en boule. Pour moi, le médecin reviendrait quand il ferait et rien de plus. Je pouvais attendre, la douleur s'estompait déjà et je ne pouvais pas abandonner comme ça. Je me sentais déjà bien assez ridicule et bête... d'avoir dit ce "merci" avec une voix si fluette et gentille qu'elle venait contredire tout mon comportement d'avant. Est-ce que le regard d'Alexei sur ma personne allait changer ? Est-ce que j'allais perdre le peu de respect qu'il avait envers moi, si durement gagné et qu'il manifestait par des boutades parfois énervantes ? Je ne le désirais pas. Si je pouvais éviter de faire pitié à au moins une personne, ce serait déjà gagner un peu sur ce handicap.

Je m'efforçais de me relever seule à la force de mes petits bras, via la machine mais c'était désormais trop difficile pour moi. Agacée par tant de faiblesse, je vis revenir mon docteur accompagné de mon accompagnant qui avait un air clairement déterminé. Mais à quoi ? Je fronçais les sourcils mais ne dis rien. Pour une fois que je la fermais, ils n'allaient pas se plaindre... Le médecin m'inspecta - surtout la cuisse où j'avais eu la crampe - et me refis son discours sur les efforts, et blablabla... À vrai dire, je me demandais s'il avait vraiment conscience de tout ce que cela demandait mais bon, lui poser la question ne servirait à rien. Après avoir supporté son ton mielleux comme si j'avais 10 ans, je dû hocher de la tête pour manifester mon accord de finir le travail, même malgré ces douleurs. Mais quelqu'un d'autre ne semblait pas du même avis...

Bouche bée et surtout très surprise, je tournais mon regard vers Alexei qui se posait carrément contre l'avis médical, préférant ma sortie imminente à un effort supplémentaire. J'en déduisis que soit il avait compris que j'étais à bout de force et il avait pitié de moi, soit il en avait vraiment assez de rester là à ne rien faire et cherchait la première excuse pour se casser au plus vite. Compréhensible, bien évidemment... ! Je fis passer quelques secondes avant d'apporter ma réponse à cette invitation presque autoritaire de m'en aller de la salle. Il était hors de question qu'un homme décide de mon sort à ma place et fis semblant d'hésiter, avant d'accepter d'un signe de la tête. Très sèche, je dis à mon médecin :

"Je ferai mieux à la prochaine séance, là je ne me sens vraiment pas bien. Je vais faire les exercices que vous m'avez donné pour chez moi, bien évidemment."

Du blabla et encore du blabla pour le convaincre de ma bonne foi et de ma détermination. De retour dans des habits normaux, plus seyants pour une jeune fille et dans le fauteuil de la mort, nous partîmes de la salle vers... quelle autre destination ? Je n'en avais aucune idée. On partait plus vite que prévu et je n'avais rien de programmé avant deux bonnes heures... Lui, peut-être que si. Nous passâmes par un trottoir plutôt visité où j'avais l'impression d'être épiée. Non loin de nous, une escouade de motards passèrent à toute vitesse et je tournais la tête pour les voir filer vers l'horizon, fascinée, les yeux brillant que je n'avais plus depuis un moment.

"Je veux faire ça. Je veux faire de la moto."

Et dire que juste avant, j'avais la cuisse crampée...


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Sam 26 Nov - 21:39
Alexei & Romie
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À la fois énervé et rassuré, j’avais pris mes jambes à mon cou, emmenant Romie loin de la salle de torture. De ce que j’avais déjà pu voir d’elle, la jeune fille aurait tout à fait pu s’opposer à quitter les lieux, autant pour venir à bout de son handicap que pour me montrer que je n’avais aucun droit sur sa personne. Cependant, elle était allée dans mon sens, visiblement aussi pressée que moi de tracer sa route.

C’est tout naturellement que j’avais pris le chemin de la maison Thompson. Romie devait être épuisée, et bien que je l’aurais volontiers l’emmener au square pour lui changer les idées, je me résolvais à retourner chez papa-maman. Après tout, avec un peu de chance, je n’aurais qu’à raccompagner la demoiselle dans sa chambre, la coucher, et me casser. Je ne travaillais pas ce soir-là, ce qui me laissait une jolie soirée en perspective. J’allais avoir suffisamment de temps pour régler pas mal de petits problèmes cette nuit, à commencer par l’expulsion de ce fils de pute d’Ahmed.

Mais c’était sans compter sur l’insupportable Miss Teigne, qui ne l’entendait pas de cette oreille. Lorsque des motards passèrent en trombe sous nos yeux, elle les observa avec les mêmes yeux émerveillés qu’une petite fille de quatre ans, avant de réclamer :

« Je veux faire ça. Je veux faire de la moto. »

Comprenant que son « je veux » sous-entendait « immédiatement », je poussai un soupir exaspéré. Elle venait de souffrir le martyr, et voilà qu’elle voulait jouer les héroïnes sur une moto. Décidément, elle n’avait pas fini de m’en faire voir de toutes les couleurs ! Mais quelque part, j’étais bien tenté de céder à son caprice. Une petite balade en moto, c’est tellement plus sympa que d’aller la border pour un bonne grosse sieste…

« Va falloir apprendre à demander les choses poliment, ma jolie. Mais tes désirs sont des ordres. » soufflai-je en pressant le pas.

L’idée de poser mon cul sur ma Harley me plaisait, pour ainsi dire, beaucoup. Que la gamine soit de la partie m’enchantait un peu moins, mais ça restait un bon compromis. C’est donc relativement content que je poussai le fauteuil jusqu’à la rue adjacente à la maison Thompson. C’est là que j’avais garé mon bijou, la seule de mes possessions — volées ou durement acquises, qu’importe ! — que je pouvais bichonner pendant des heures sans jamais avoir l’impression de trop en faire.

C’est non sans une certaine fierté dans la voix que je lui déclarai :

« Voilà la bête. Toujours partante ? »

Tirant mon trousseau de clefs de la poche de mon blouson, je déverrouillai le coffre de la moto et en sortis mon casque, que j’enfonçai sans ménagement sur la tête de la jeune fille.

« Mais je te préviens, ça va pas être facile. Si tu peux pas serrer les jambes, va falloir t’accrocher de toutes tes forces. Ça ira ? »

Je n’étais vraiment pas certain qu’elle soit suffisamment en forme pour se maintenir derrière moi plus d’une dizaine de minutes, quand bien même je roulerais doucement. Mais ça, c’était à elle seule d’en juger.
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Sam 26 Nov - 22:31
C'était comme un désir incontrôlable. On ne pouvait pas vraiment dire que j'étais "une fille à risque" bien évidemment, surtout vu mon jeune âge et mon manque de motricité actuel, mais j'avais un goût du danger plutôt évident... Rien qu'avec mes performances de roller, je prouvais que j'en avais dans le ventre et que je n'avais pas froid aux yeux ! Alors quand je vis passer ces motards, je ressentis une vague d'émotion puissante, une force incontrôlable et une envie fulgurante d'être comme eux. De ressentir les mêmes choses qu'eux tandis que leurs deux roues avalaient l'asphalte comme un nourrisson son biberon. Mes yeux s'illuminèrent et j'exigeais aussitôt de vivre cette expérience. Je ne savais pas si Alexei était le mieux placé pour ça. Je le voyais plus me rembarrer, me foutre au placard, me ramener dans ma chambre comme un bébé capricieux... Mais non, bizarrement, il se contenta de faire une remarque sur ma façon de "demander" les choses. Il était payé pour réaliser mes désirs, non ? Et bien que faire l'enfant capricieuse n'était pas un objectif en soit, j'aimais m'en servir pour obtenir ce que je voulais. Là, ça avait marché... La preuve qu'il fallait s'en servir non ?

Contente de moi, je ne pus réprimer un sourire et un petit clapement de mains satisfait. Surprise aussi de le voir accéder à mes désirs aussi facilement, je me demandais s'il n'y avait pas là un intérêt pour lui... Bof, peu importe ! Je me retrouvais bientôt face à "la Bête". Une Harley Davidson reluisante, vraiment énorme, belle, imposante et magnifique. J'étais émerveillée, si bien que je ne fis même pas attention aux propos d'Alexei. J'étais trop contente de ne pouvoir rien que toucher cette machine de la mort qui pouvait me faire connaître les meilleures sensations. J'étais grisée avant même de me trouver dessus. Allait-il vraiment m'autoriser à y monter, sachant que cela semblait être la sienne... ?

"Je suis sûre que je peux mieux serrer les cuisses que toi, fillette !"

Répondis-je, toujours sous l'émerveillement de la moto devant moi. J'en caressais la carosserie du bout des doigts, mordant mes lèvres, me disant néanmoins que ça allait être dur de tenir le plus longtemps possible dessus. J'étais motivée, néanmoins. J'y croyais. J'en avais réellement envie ! Bizarrement, la Harley collait vraiment au style de mon accompagnant, ça le rendait presque intéressant...

"Comment t'as eu cet engin ? Elle doit coûter une fortune !!"

Tendant mes bras sans gêne, je me laissais soulever pour qu'il me pose sur le siège. De mes bras, je me décalais vers l'arrière et m'accrochais déjà un peu pour ne pas glisser. Mes jambes semblaient minuscules sur la Harley et mes mains pire encore. Sauf que je ne pouvais être plus heureuse que ça... Un sourire vraiment sincère ne quittait pas mon visage. Peut-être le seul qu'Alexei ne verrait jamais, d'ailleurs...


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Dim 27 Nov - 14:33
Alexei & Romie
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Romie flattait la carrosserie du bout des doigts, le regard empli d’admiration. J’avais l’impression de la voir apprivoiser un mustang, avec le même envoûtement, les mêmes gestes précautionneux qu’un passionné. Je la comprenais ; j’avais, moi aussi, eu un gros coup de cœur pour cette petite merveille, lorsque mon oncle me l’avais montrée. J’espérais seulement que Romie ait la décence de ne pas l’enfourcher et partir avec dès qu’elle serait rétablie. L’idée était foutrement tentante, et je n’avais pas manqué d’y succomber cinq ans auparavant. Pour le moment, je n’avais pas à m’en faire. Elle aurait été incapable de faire vrombir le moteur, et quand bien même elle y parviendrait, ses jambes n’auraient jamais la force de la diriger.

Il fallait l’avouer, j’étais conscient que ma Harley était en partie responsable de ma réussite auprès des femmes, et il m’arrivait d’en jouer. Comme le disait — de façon très classe, évidemment — l’un de mes potes motards, « les femmes aiment les gros calibres, surtout les apparents ». Et forcément, la petite ne faisait pas exception.

« Comment t’as eu cet engin ? Elle doit coûter une fortune !! » s’exclama-t-elle.

Je ne lui répondis pas tout de suite, préférant la saisir par la taille et la déposer sur le siège arrière, contre le coffre alors qu’elle me tendait les bras, un sourire ravi collé aux lèvres, attendant que je la hisse sur la croupe du bel étalon. Tranquillement, je plaçai ses jambes pour qu’elles tombent correctement de part et d’autre de la moto. Ainsi juchée sur ce monstre de métal, elle semblait plus mince, plus fragile que jamais.

« Elle appartenait à mon oncle, dis-je enfin, m’affairant à attacher la boucle de mon casque sous la mâchoire de la jeune fille. Un sorte de… cadeau d’adieu. »

J’avais eu un petit rire en prononçant ces derniers mots. Je m’étais imaginé mille fois la tête qu’avait dû faire le frère de ma mère en découvrant que je m’étais cassé avec le joyau de sa collection, sans jamais revenir. Il ne m’avait jamais cherché, du moins pas à ce que je sache. Il avait dû se dire que c’était un mal pour un bien. Perdre sa Harley et retrouver sa tranquillité. Je me foutais bien de ce qu’il avait pu dire à ma mère. Ça faisait bien longtemps que je ne me souciais plus de ce passé révolu.

Retirant la béquille de la moto, je l’enfourchai et la démarrai. D’une main, je tenais le volant, et de l’autre, j’attrapai le bras de ma passagère pour le passer autour de ma taille, sous mon blouson.

« Cramponne-toi, lui intimai-je. Penche-toi en même temps que moi dans les virages, et ne me lâche sous aucun prétexte. »

Je tournai ma tête nue sur le côté pour lui jeter un coup d’œil.

« Ok ? »

Faisant vrombir le moteur d’un tour de poignet, je posai mes pieds sur les cales et démarrai doucement. La Harley se faufila habilement entre les voitures, avant de prendre de la vitesse, direction le cœur de New York.
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Dim 27 Nov - 14:49
Mes parents me tueraient s'ils venaient à apprendre que j'avais fait un tour sur le gros joujou d'un garçon. Dit comme ça, cela pouvait paraître très sexuel mais les connaissant, ils seraient plus furieux que je monte sur une moto plutôt que je fornique avec le premier clampin venu. Non en fait, dans les deux cas, j'étais une fille morte. Franchement ? Je m'en moquais bien. À l'image de mon frère aîné, je commençais à faire ce qui me plaisait sans me soucier des conséquences parentales. J'avais envie de vivre, tout simplement. Excité comme une puce, j'attendis qu'il termine de m'attacher le casque, me moquant bien du peu de distance entre nous et de ce que je m'apprêtais à faire. La sensation fut d'autant plus forte lorsqu'il me força à me tenir à sa taille, me laissant sentir son buste solide comme un roc. Dis donc, il n'y avait pas que la moto qui possédait une bonne carrosserie...

Décidant de faire fît de sa petite histoire avec son oncle et ravalant mes questions chiantes, j'hochais de la tête et agrippais mes deux mains ensemble pour avoir la meilleure prise possible. Le côté du casque collé contre son blouson en cuir, je scrutais la route alors qu'il se mettait à démarrer. Je frissonnais en sentant le moteur vibrer sous mes cuisses et l'engin se mouvoir de plus en plus vite sur l'asphalte. C'était grisant...

Comme il me l'avait ordonné, je suivais ses mouvements au possible des miens, me penchant dans les virages ce qui provoquait en moi une folle hystérie. Je me prenais pour une de ces pilotes de moto dans les courses dont le visage frôlait le bitume d'un point A à un point B. Les bâtiments du cœur de New-York se faisaient de plus en plus flous alors que la vitesse augmentait et je me mis à crier toute mon âme et de toutes mes forces ce bonheur que je n'avais pas ressenti depuis une éternité. Ainsi, je laissais s'échapper frustration, colère et amertume, ne pensant plus qu'au vent qui faisait voler les pans de ma robe et dévoilait mes cuisses, et à la force que je mettais dans mes bras pour garder ma poigne autour de la taille d'Alexei solide.

Mais comme nous nous en doutions tous les deux, mon corps devint vite à bout de forces et je plantais mes ongles dans sa chair à travers son t-shirt, signifiant ainsi qu'il devait s'arrêter au plus vite. Je n'étais plus sûre de tenir encore longtemps et mon cœur battait bien trop vite. Je sentais ma tête prête à exploser et j'étais à bout de souffle. J'étais un peu frustrée contre moi-même de ne pas pouvoir tenir dix minutes de plus mais quand le corps vous dit stop, il faut savoir l'écouter.
Mes bras lâchèrent son torse de dieu grec pour tomber mollement le long de ma taille, tandis que je reprenais mon souffle. La Harley arrêtée, je me laissais glisser jusqu'au trottoir et m'assieds au sol, tremblante.

"Ouah... c'était... génial !!!"

Je ne perdais pas de ma fougue malgré ma grosse fatigue.


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Mar 29 Nov - 18:52
Alexei & Romie
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J'avais démarré en douceur, le temps de m'assurer que Romie avait suffisamment d'équilibre pour tenir quelques kilomètres. Je ne tenais pas trop à l’abîmer, craignant d’écoper de quelques années de prison au moindre accident. Au vu de ma condition actuelle, rien aurait plus bridé en ma faveur, quand bien même aurais-je juré sur la Bible, Le Coran, la Torah, le Nouveau et l'Ancien Testament, ou tout autre ouvrage ayant pu garantir ma bonne foi. Non, mieux valait éviter le genre de risques inconsidérés qui rythmaient mon quotidien habituellement. Mais mon désir d’adrénaline croissait, me démangeant au point que, lorsque la rue se dégagea, nous offrant quelques centaines de mètres sans personne autour de nous, je fis rugir le moteur, et la Harley décolla en souplesse.

Ma passagère referma sa prise autour de mon buste, et je glissai adroitement une main sur la sienne pour raffermir sa poigne. Simple précaution. Nous prenions de la vitesse, progressivement, il et vent sifflait dans mes oreilles, faisait claquer mes cheveux et plisser mes yeux. Plus loin, un feu rouge me force à ralentir brusquement. Je repartis plus calmement, tournai sur une grande avenue et m’amusai à slalomer entre les voitures. Par chance, ça n'était pas encore l’heure de pointe, celle du retour du bureau et de la fin des cours. Les rues de New York y étaient tellement encombrées qu'il pouvait être dangereux d'essayer de se faufiler entre les véhicules. Je ne m’y serais peut-être pas risqué avec Romie. Mais cette fois-ci, je pouvais me faire plaisir, et régaler la gamine en sensations.

Au bout d'une vingtaine de minutes, elle me fit cependant signe qu'elle fatiguait. Ni une, ni deux, je me garai à la première place que je trouvai et aidai la jeune fille à descendre de la bête. Elle semblait ravie, plus encore qu'un gosse après un tour de manège. Ça me faisait bizarre, quelque part, de la voir s'extasier de la sorte, alors que la majorité des femmes donc les cuisses avaient pressé le métal noir de ma Harley s'étaient contentées d'un sourire. Comme s’il n’y avait plus rien pour les étonner. Comme si elles avaient déjà tout vu, tout vécu, tout compris. Romie, tremblante, était assise au bord du trottoir, à récupérer son souffle et ses esprits. Tranquillement, je m'assis à côté d'elle, et allumai une cigarette.

« Fatiguée ? » m’enquis-je simplement.

Je tournai la tête vers elle et la gratifiai d'un demi-sourire. Doucement, je passai deux doigts sous son menton pour déboucler la sangle de son casque, et le lui ôtai.

« Tu veux rentrer ? » proposai-je, le casque dans les mains.
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Mar 29 Nov - 19:45
Je n'avais pas ressenti ça depuis une éternité et je me demandais bien comment une telle chose pouvait exister. Etait-il permis d'éprouver autant de bonheur à faire quelque chose en ce bas monde ? Est-ce que c'était mal de se sentir chanceux ? Je m'en foutais maintenant, je regardais la moto comme si elle était la plus belle merveille du monde et rien ne saurait me retirer ce sourire sincèrement heureux qui ornait mon visage de poupée. J'avais vécu la plus torride expérience de ma vie il y a quelques minutes de cela et je ne l'oublierai jamais. Allais-je pour autant remercier Alexei ? Non. Trop de fierté encore en moi pour ça ! Et puis bon, ce n'était pas comme s'il n'avait pas pris de plaisir lui aussi à la conduire, sa moto. Je voyais bien qu'il était comme amoureux d'elle... Ah les mecs. Toujours dans l'excès avec leurs bolides !

"Un peu"
fis-je simplement en haussant les épaules.

Ne voulant pas paraître plus faible que je ne l'étais déjà, je redressais mon dos et réprimais un bâillement assez douloureux. En vrai, j'étais morte de fatigue après tous ces efforts mais je ne voulais pas le montrer. Je fus néanmoins étonnée de le voir me sourire de cette manière. Si... naturel. Trop bizarre. Comme si je ne le gênais pas par ma présence alors que, soyons honnêtes, c'était tout le temps le cas non ? J'en fus un peu perturbée et ne répondais pas tout de suite à sa question, tandis que la fumée de sa clope atterrissait sur mon beau visage vierge de toute toxine.

"Mmmh, il va bien falloir de toute façon. Mais je peux prendre un taxi seule hein."

Il n'avait sûrement pas envie de me remettre sur sa bécane et faire le chemin inverse alors qu'il avait l'opportunité de se débarrasser de moi plus tôt que prévu. Une occasion en or ! Je regardais le trottoir avec attention, réprimant cette grimace pré-retour à la maison. Je savais que mes parents m'y attendaient, qu'ils n'allaient pas comprendre pourquoi j'étais tant en retard, pourquoi ce n'était pas Alexei qui ne m'avait pas ramené... Et ils allaient poser des questions qui m'emmerderaient profondément et j'allais leur faire la tête tout le reste de la soirée. Bref, rien de beau en prévision et je me voyais déjà finir ma nuit dans mon lit avec un bouquin tandis que les jeunes de mon âge se retrouveraient dans un bistro, à danser et boire des sodas en s'amusant. Je voyais bien mes camarades entrer clandestinement dans une boîte dansante, faire croire qu'elles ont 22 ans et draguer des mecs comme Alexei qui tomberaient directement dans le panneau de leurs seins push-up. J'étais dégoûtée de ne pas pouvoir faire partie de cette mascarade !

"Juste comme ça, par pur désintérêt, de quoi est composée tes soirées ? Genre... si je te libère plus tôt aujourd'hui, tu vas faire quoi du temps qui t'est incombé ?"

Je ne voulais pas paraître intéressée par son sort. Je préférais même qu'il pense que je m'en foutais complètement. Le problème, c'était ma curiosité à toute épreuve et j'avais besoin de savoir certaines choses. La façon dont s'occupait ce junky était un mystère en soit, qu'il faisait volontairement planer autour de lui.


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Mar 29 Nov - 22:18
Alexei & Romie
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J’inspirai une grande bouffée de nicotine, laissant ce doux poison envahir mes poumons et me procurer une vague d’apaisement. Je n’étais pas stressé. Jamais dans de pareils moments, après avoir fait un bout de chemin sur ma Harley. Non, cette fois, je me sentais incroyablement bien, assis sur ce trottoir à regarder les taxis jaunes klaxonner sous mes yeux. Même Miss Teigne ne se manifestait plus, comme si la séance de rééducation avait signé un genre de trêve entre nous. J’avais l’impression d’apprivoiser Romie, petit à petit, presque inconsciemment, comme s’il allait de soi que les tensions s’apaisent d’elles-mêmes entre nous. Elle ne jouait plus les vierges effarouchées à chaque fois que je devais m’allumer une clope ou enfiler le « blouson puant » qu’elle m’avait demandé de laver le jour de notre rencontre. De mon côté j’avais fait un effort pour ne pas me braquer à chacune de ses réclamations, acceptant silencieusement de porter la croix et la bannière quelques soient ses caprices jusqu’à la fin de mes heures de Travail Général. On avait fait la paix, à demi-mot, et j’avais l’impression, peut-être un peu naïve, que les choses se passaient pour le mieux.

Elle proposa que je la laisse rentrer seule, en taxi, et cette idée ne me plut pas du tout. Non, ça c’était un coup à ce que ses parents me demandent des comptes, et il était hors de question que je doive faire profil bas devant Mr. Thompson, dussé-je faire un détour pour déposer Romie chez elle.

« T’as cru que le chauffeur du taxi allait te porter jusqu’à chez toi ? refusai-je. Tout le monde n’est pas aussi galant que moi. »

Je faillis ajouter « et pas aussi musclé », mais ça allait de soi, alors je ne le précisai pas. De toute façon elle avait eu mille occasions de le constater, entre les fois où j’avais découvert mes bras, celles où je l’avais tenue contre moi, et la balade en moto où elle avait eu tout le loisir de tripoter mes abdos.

« Je te redépose, je suis plus à ça près. »

Mais pour le moment, j’avais une cigarette à savourer.

« Juste comme ça, demanda tout-à-coup Romie, par pur désintérêt, de quoi est composée tes soirées ? Genre... si je te libère plus tôt aujourd'hui, tu vas faire quoi du temps qui t'est incombé ? »

Surpris, je me mordis la joue et étouffai un petit rire. Ce que je ferais ? Tu veux dire, en-dehors de rejoindre mes copains dans un de ces bons vieux tripots pour surveiller notre commerce de putes et compter nos paquets de weed ? Je jetai un coup d’œil à la Harley et poussai un petit soupir.

« Crois-moi, tu veux pas savoir. »

Je soufflai un léger nuage de fumée, et décidai de satisfaire un peu sa curiosité, un sourire aux lèvres :

« Je travaille dans un bar, plusieurs soirs par semaine. À Brooklyn. En tant que barman, hein. Va pas t’imaginer que j’amuse la galerie avec des strip-tease. »

J’avais une fierté, putain.
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Mar 29 Nov - 22:35
Je faisais gentiment profil bas. Il était hors de question pour moi d'avouer que j'étais crevée à en mourir et que je ne souhaitais qu'une chose, me reposer dans mon lit. Tout comme il y avait trop de fierté dans ma petite taille pour admettre que quelqu'un d'autre que moi puisse susciter de l'intérêt. Je m'en voulais d'être si faible face au mystère qui tournait autour d'Alexei et ses propos ne m'aidaient pas à calmer cette curiosité presque morbide. J'en avais marre de toujours vouloir tout savoir... Mais il fallait croire que j'étais vouée à me contenter d'assouvir ces volontés sans avoir mon mot à dire.

"Tu n'es pas en mesure de décider si je veux savoir ou non. Je n'ai plus quatre ans, je suis en possession de mes moyens mentaux ! Allez, dis."

Non pas que rien ne pouvait me choquer, j'étais encore trop jeune pour tout connaître de la vie et de ses tourments, mais j'avais l'esprit assez ouvert pour accepter qu'il passe, par exemple, ses soirées à sauter des mecs dans des rues morbides. Quoi, moi ? L'imaginer gay ? Pas du tout. Il avait la tête du mec qui se tapait qui il voulait quand il le voulait, alors pourquoi pas taper dans l'autre sexe après tout ? Ce n'était pas moi, la fan d'homosexualité masculine, qui dégobillerait à cette annonce. Cela avait même un petit côté sexy et très affriolant.

"Dommage. Je suis sûr que tu serais un bon strip-teaser, à te balader entre les tables avec juste ton string et ton blouson en cuir !"

Je ris toute seule, amusée par cette image plutôt grotesque de sa personne et consciente qu'ainsi, j'allais peut-être un peu le fâcher. Oui, j'adorais faire chier mon monde mais c'était comme ça et je ne comptais pas changer. Barman, hein ? C'était plutôt... banal, en fin de compte. Il avait le look en tout cas et le bar où il bossait devait être rempli de meufs impatiente de se faire servir par sa personne. Les filles... Toutes les mêmes.

"Donc en gros, tu fais des boissons, tu papotes avec les meufs bien foutues et tu piques les clés des clients qui ont trop bu ? C'est passionnant..."

Ironie, quand tu nous tiens. Le métier de barman avait un petit côté assez... intriguant, puisque psychologique. Il n'était pas rare que les gens alcoolisé racontent leur vie au barman qui devait apporter conseil et soutien, en plus d'offrir des verres. Mais ce n'était pas quelque chose que je me voyais faire, surtout vu ma façon de traiter les autres et mon caractère de cochon. Je serais virée en une seconde !

"C'est genre... ton rêve ou tu c'est juste pour bouffer que tu fais ça ? Non pas que j'estime qu'être barman est un boulot trop minable pour être une vocation, mais il y a peut-être plus... intéressant. Ou intellectuel. Ou mieux payé d'ailleurs. C'est pour ça que tu fais ma baby-sitter ? Parce que ton smile de champion ne suffit pas à payer le loyer ?"

J'étais plutôt incisive dans mes propos et ne comprenais toujours pas ce qu'il faisait à mes côtés d'ailleurs. Son boulot me persuadait de plus en plus qu'il n'était en ma compagnie que pour piquer du fric à mes parents le plus possible, en toute légalité bien entendu.


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Lun 12 Déc - 13:20
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Je retins un grand rire quand Romie me décrivit en string et en blouson, et me contentai non sans peine de lui rétorquer d’un air malicieux :

« On fera un essai, à l’occasion. Tu me diras si ça vaut le coup que je soumette l’idée à mon patron. »

Tant pis pour ma fierté, j’avais l’impression qu’elle ne pouvait pas faire long feu avec cette gosse-là, de toute façon. Elle ricanait, fière de sa blague, et je me voyais contraint de détourner le regard pour cacher le sourire hilare qui étirait mes lèvres. Hors de question qu’elle prenne la confiance en me voyant adhérer à ses petites piques vaguement teintées d’humour. Cela dit, il fallait bien l’avouer, je la trouvais amusante, à ses heures.

« Donc en gros, je choisis chaque soir qui finira par s’écrouler sur sa table, ivre mort, et qui s’en sortira ni plus ni moins avec une bonne gueule de bois. Et éventuellement, j’exerce mes talents de séducteur hors pair sur de jolies demoiselles aux formes avenantes » lui accordai-je.

J’eus une pensée pour la belle Elena et ses courbes divines, qui avait fait fureur auprès de mes clients quelques soirs plus tôt. Oh oui, il y en avait de belles femmes, lorsqu’on ouvrait un peu les yeux. Et pas seulement des petites écervelées en quête d’expériences diverses et variées qui venaient frotter leurs cuisses à celles du premier venu, non. On y trouvait parfois des femmes élégantes qui ne cherchait rien de plus que de jouer de leurs charmes dans un milieu ou la testostérone bouillait comme du lait sur un feu pour rompre la monotonie de leur travail trop prenant.

Romie doutait clairement que je m’épanouisse avec ce job, et elle avait bien raison. Je ne me fatiguais dans ce bar que pour assurer mes arrières, des fois que les Fallen se retrouveraient en mauvaise position et que je ne touche pas la paye habituelle. Dans ce genre d’organisations, mieux valait être précautionneux, pour ne pas se retrouver à gratter le bitume en quête d’un centime. Mais bien évidemment, il était hors de question que la môme en ait vent. J’allais relever l’ironie qui pointait dans sa voix lorsqu’elle me devança :

« C'est genre... ton rêve ou c'est juste pour bouffer que tu fais ça ? Non pas que j'estime qu'être barman est un boulot trop minable pour être une vocation, mais il y a peut-être plus... intéressant. Ou intellectuel. Ou mieux payé d'ailleurs. C'est pour ça que tu fais ma baby-sitter ? Parce que ton smile de champion ne suffit pas à payer le loyer ? »

Interloqué, je laissai échapper un sifflement.

« J’suis pas payé pour jouer les nounous, ma p’tite. »

Eh merde… Je pouvais pas la fermer, pour changer ? Je me mordis les joues, me préparant à une nouvelle vague de questions. Qu’est-ce que je pouvais être con, parfois.
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Mer 14 Déc - 18:34
Ah, les jolies demoiselles aux formes avenantes... Pourquoi je ne m'en doutais pas ? Ce mec avait la gueule du gros séducteur de bar qui passe chaque nuit qui vient avec une meuf différente. Bon, pas sûre que ses talents soit tellement 'hors-pair' mais je voulais bien croire qu'ils avaient leur effet. Pourquoi ça m'énerve ? Je ne sais pas mais je le trouve un peu arrogant là. Et normalement, c'est moi l'arrogante !

Cela me donnait encore plus de doute sur ses raisons d'avoir pris ce job débile offert par mes parents et qui n'apportait rien qu'il puisse rechercher, à part peut-être l'argent. Si encore j'avais été une de ces 'demoiselles aux formes avenantes' dont il parlait, cela aurait pu s'expliquer mais même pas ! Peut-être avait-il crû pouvoir pécho une jeunette et s'était rendu compte au dernier moment que non, elle n'était pas canon. Dommage pour toi mon vieux pervers... Va falloir t'y faire ! Je levais les yeux au ciel en posant ma question qui, certes, n'était pas vraiment donnée sous le ton de la rigolade. Quand je veux savoir quelque chose, j'emploie tous les moyens existants, quitte à devenir un peu méchante sur les bords. Bof, il avait vu pire venant de ma part non ?

J'écarquillais les yeux de stupeur en entendant sa réponse. Que... QUOI ?!? Pas payé pour jouer les nounous ? Mais pour quoi faire alors ? Ohlàlà, il y avait anguille sous roche, je le sentais et cela attisait d'autant plus ma curiosité. Vas-y, raconte-moi tout mon mignon... Je veux savoir ce qu'il en est !

"Si t'es pas payé, pourquoi t'es là alors ? T'as fait un truc spécial ? Genre, tu dois de l'argent à mon père ? Non parce que tu ne serais pas le premier à devoir lui obéir au doigt et à l'œil, sache-le... Allez, dis dis dis ! De toute façon t'as commencé, alors tu termines !"

Il ne pouvait même pas me renvoyer je ne sais où vu qu'on était à des kilomètres de ma maison et que je n'avais pas mon fauteuil. Bon certes, il avait encore la possibilité de me foutre sur sa moto et de me faire taire par la vitesse mais... non, je n'allais pas fermer ma grande gueule avant d'avoir eu cette info, je me le promis secrètement.

"T'as tué quelqu'un, c'est ça ? T'es genre un meurtrier en cavale ? Tu fais du bénévolat ? Naaan attends, tu sors de prison c'est ça ?!"

J'étais toute excitée à cette idée. Ouai je sais, je ne vais pas bien dans ma tête mais c'est l'effet que me fait le danger et si ce mec est un prisonnier échappé... alors là, c'est le danger ultime. Le nirvana de la curiosité et de l'excitation !


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Sam 17 Déc - 16:42
Alexei & Romie
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Ça m’avait échappé le plus naturellement du monde, comme s’il allait de soi que je me coltine des journées pareilles sans réclamer aucune rémunération. Quel imbécile… Et dire que je commençais à apprécier la compagnie de la jeune handicapée ! Elle allait reprendre son flot de questions intrusives à deux balles et j’allais devoir me contenir pour ne pas lui envoyer mon poing à la gueule. Dieu sait à quel point je pouvais frapper fort quand on m’agaçait. Cela dit, aussi étrange que ça puisse paraître, je doutais légèrement de ma capacité à lui faire du mal. Je passais suffisamment de temps à la couver comme un œuf d’or pour vouloir lui abîmer la mâchoire. Non, s’il y avait un portrait à refaire elle n’en paierait certainement pas les frais. D’autant plus qu’il en allait de ma liberté.

C’est donc d’une oreille distraite que je l’écoutai piailler mille et une hypothèses quant à la raison pour laquelle je me pliais au moindre de ses désirs. J’étais franchement dans la merde, mais elle m’offrit d’elle-même la réponse la plus crédible que j’aurais pu lui donner : une dette. Je n’avais aucune idée de ce que son père pouvait bien faire dans la vie, mais le semblant de luxe dans lequel vivait sa famille en disait suffisamment long sur la place qu’il devait tenir dans la hiérarchie de sa discipline. Un cadre d’entreprise, un médecin, un avocat, et qui sait, peut-être même un artiste reconnu - quoi que je doutais sincèrement de cette possibilité-là tant il s’était montré psychorigide. Quoi qu’il en soit, n’importe qui pouvait être susceptible de lui devoir de l’argent, comme le sous-entendait si bien Romie.

Jetant nonchalamment mon mégot en direction des voitures, je pris une inspiration, prêt à inventer une explication à peu près plausible pour calmer ses soupçons une bonne fois pour toutes. C’était sans compter sur Miss Teigne, qui n’avait visiblement pas fini de palabrer :

« T'as tué quelqu'un, c'est ça ? T'es genre un meurtrier en cavale ? Tu fais du bénévolat ? Naaan attends, tu sors de prison c'est ça ?! »

Si, dans un premier temps, je manquai d’éclater de rire à l’évocation d’une potentielle mission de bénévolat, je fus soudain pris d’une incontrôlable toux lorsque la demoiselle parla de prison. Pourquoi avait-il fallu qu’elle aille chercher aussi loin ? Est-ce que j’avais tant que ça une tête de délinquant ?

« Ça va pas ? m’insurgeai-je dès que je fus calmé, peut-être un peu plus brusquement que je ne l’aurais dû. J’ai une gueule de meurtrier, franchement ? »

Seigneur… Si elle savait la taille du calibre caché dans le double fond du coffre de ma Harley, elle n’en aurait plus eu aucun doute. Mais elle n’avait rien, aucune preuve qui justifierait une telle accusation. Alors, plutôt que de me laisser troubler, je passai ma main sur sa joue blanche. Distraction.

« Voyons, Romie… Je suis là pour tes beaux yeux » lui soufflai-je avec un demi-sourire.
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Ven 23 Déc - 19:05
Il y a des filles comme ça qui ont un attrait tout particulier envers le danger et tout ce qui le compose. En règle générale, elles se retrouvent souvent à côtoyer des bad boys qui ne vivent que via le mot "risque" et cela suffit à les exciter. Je ne retire ni gloire ni regret de me placer parmi elles parce que oui, c'est un fait, la petite fille blondinette maigrichonne que je suis adore le danger. Parler à une personne qui a un flingue, cela ne me fait pas peur. Enfin, disons que ce sentiment est bien moindre comparé à celui de l'excitation extrême qui me traverse à ce moment-là. La sécurité, le confort, la stabilité... trop peu pour moi. Alors qu'Alexei soit un petit délinquant tout juste sorti de prison, c'est loin de m'impressionner négativement. Bien au contraire...

Je lui pose la question avec beaucoup de naturel, sans une once de crainte sur mon visage de poupée et même, il peut lire dans mes yeux que j'y ai de l'intérêt. Le voilà qu'il se mit à tousser et ne soyons pas dupes, généralement un comportement peut vite trahir une grande vérité. Je plisse les yeux en le fixant presque sans ciller.

"Faire de la prison n'implique pas forcément être meurtrier. Mais si tu as ressenti le besoin d'évoquer ça, c'est peut-être pour me faire implicitement comprendre que c'est le cas... ?"

J'eus un petit sourire limite coquin. Bah ouai, m'imaginer côte à côte avec un meurtrier, un assassin, ça a quelque chose de vraiment... grisant. Ok, je ne vais pas bien, j'ai un grand dans le ciboulot mais je n'y peux rien, franchement. Et de savoir qu'il est potentiellement un méchant et vilain garçon aux yeux de la société le rend soudainement très sexy dans son blouson en cuir ! Oups, non, pas ce genre de regard, ce n'est pas ce qu je veux ressentir en sa présence. Rappelons que nous nous détestons l'un l'autre depuis le début...

Je sursautais lorsqu'il me toucha. Cela ne lui ressemblait pas et moi-même, je n'y suis pas habitué. C'est quoi le plan là ? Me distraire ? Parce que ça marche. Je suis tellement choquée par ce geste de tendresse que je détourne le visage en chassant sa main. Je ne sais pas pourquoi en l'entendant, j'eus chaud aux joues. Probablement la sensation de la moto mangeant le bitume qui persistait en moins... Mieux valait que ce soit ça plutôt que le ton mielleux qu'Alexei venait de prendre à mon encontre. Mec, me joue pas ce genre de tour...

"Tu penses pouvoir détourner la question avec une technique de... je ne sais quoi grotesque ? Je t'ai posé une question, petite nounou."

Je prends un ton très sévère et posé, mais j'en tremble intérieurement. C'est vraiment trop bizarre ce qu'il vient de faire et d'un geste, je le pousse sur le trottoir. Ainsi, cela l'écarte de moi et me rend un peu de mon espace vital chéri. Il n'a qu'à faire "pouet pouet" avec mes nénés tant qu'il y est...


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Ven 23 Déc - 20:44
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Bingo. Piquée au vif, la petite sainte nitouche me chassa sans ménage, et je m’écartai d’elle avec un rire narquois. Sa réaction m’amusait d’autant plus que je m’attendais exactement à celle-ci. Je me montrais désinvolte, taquin, sans doute un peu lourd, mais rien alors ne m’en empêchait. Romie se contenta de redresser le menton, de faire la fière, et de me questionner d’un ton ferme. À aucun moment elle ne laissa paraître son trouble, que j’aurais de toute façon été bien incapable de remarquer à l’époque. Je commençais à la connaître un peu, à anticiper ses réactions, parfois même ses propos. Je savais par cœur les traits de son visage, l’éclat de ses yeux, sa façon de se mouvoir et de me regarder. Je la découvrais petit à petit, mais je n’étais pas tout à fait conscient de tout ce qu’elle me cachait encore. Au final, malgré tout le temps que nous passions ensemble, elle me taisait tant de choses qu’elle me demeurait étrangère. Et le silence que j’observais jusqu’alors au sujet de ma véritable identité ne nous aidait en rien à nous rapprocher.

Mais à ce moment précis, je me foutais bien de nos affinités. Tant que régnait entre nous une entente presque cordiale, tant que nous nous tolérions tous deux, alors tout allait bien. J’allais pouvoir venir au bout de ma mission et retourner à ma vie de gangster. Mais pour ce qui était de la discrétion, c’était mort. J’avais éveillé les soupçons de la gamine la plus tenace des environs, et elle n’allait plus me lâcher. Et à présent qu’elle m’assommait de questions, je commençais à me demander s’il ne valait pas mieux passer à table et la mettre dans la confidence. Après tout, ce pour quoi la justice m’avait condamné ne mettait aucunement en danger ce que je tenais à garder secret coûte que coûte.

« Évite ce genre de surnoms débiles si tu veux que je t’épargne les miens, joli cœur » rétorquai-je tandis que la demoiselle me toisait froidement.

Il était temps d’éclaircir un peu les choses. Tranquillement, je plongeai une main dans la poche de ma veste pour prendre une deuxième cigarette, et pris une inspiration.

« Je connais peu de gars qui se soient jamais retrouvés derrière les barreaux pour une raison ou une autre. Ce serait con de prétendre que je m’y suis jamais retrouvé. Mais non, j’en sors pas, là. J’suis en liberté conditionnelle, j’me retrouverai en taule si je fais pas mes heures de travail général. »

Je lui adressai un sourire malicieux et ajoutai :

« Donc si tu me laisses pas m’occuper de toi, je vais avoir de sacrés problèmes. Contente ? »
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Ven 23 Déc - 21:03
Je pense que si j'avais été un peu plus mûre sexuellement et fémininement parlant, je céderais plus volontiers au personnage qu'était Alexei. Ce n'était actuellement pas le cas mais rétrospectivement, il avait... un truc. Un petit charme. Le style parfait de mec qu'une fille avec mon caractère pouvait rechercher, en fait. Et puis, avouons-le, il était du genre canon avec son torse tout dur, ses petites fesses et sa bouille d'ange ! Je n'y étais pas encore sensible - enfin, je m'en convainquais plus ou moins. Assise sur ce trottoir, je n'avais d'autre choix que de le repousser. Si j'avais la majorité sexuelle, je n'étais clairement pas en état d'avoir une relation avec quelqu'un. Et surtout pas avec lui, soyons bien clairs... C'était ma nounou !

Enfin, plus que ça si je tendais assez l'oreille dans les prochaines minutes, car j'allais en apprendre de bien bonnes à son sujet. Oh, il cachait bien son jeu le gredin, mais j'avais un coup d'avance et son petit minois ne lui permettait pas d'arrêter mon caractère furtif et ma foi, très curieux.

"Je te donnerai un surnom débile si j'ai envie de t'en donner un. Garde tes menaces pour tes copains de bac à sable..."

Mais j'allais apprendre que des copains, c'était plutôt de prison et non de parc pour enfants. En écoutant la suite de ses explications, je ne pus m'empêcher d'écarquiller les yeux de stupeur. Non, il disait ça pour m'intéresser hein ? Il n'était pas réellement sérieux quand à la vérité de son séjour en prison survenu "un jour" et qu'il était en liberté conditionnelle ? Non parce que ce serait vraiment méchant de sa part de me faire croire un truc pareil. Non pas que je sois si crédule, mais c'est le genre de truc totalement fascinant qui me permet de ne pas voir la vérité là où elle est vraiment. Bref, revenons à nos moutons.

"J'ha...llu...cine !!! Je le SAVAIS que y'avait un truc de pas normal chez toi ! Tu ne fais pas assez propre sur toi pour n'être qu'une nounou ou un mec assez stupide pour se faire embobiner par mon père ! T'as fait de la PRISON. Et t'es en liberté conditionnelle..."

J'écarquillais encore un peu les yeux avant de me rapprocher de lui, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre d'une fille aussi jeune que moi.

"C'est TROP COOL. T'as fait quoi, raconte raconte ?! T'as tué quelqu'un ? Tu l'as tabassé ? T'as grillé un feu et tu t'en es pris au flic qui t'a arrêté ? Pour une fois que tu as quelque chose d'intéressant à me raconter, lâche-toi !"

Je voulais tout savoir dans les détails. Oui, on ne s'y attend vraiment pas hein ? Une petite poupée blonde comme moi, quel serait son intérêt à ça ? Mais j'étais simplement éblouie par la dureté de son histoire. J'avais envie d'en savoir bien plus...

"Donc si je comprends bien... Ton destin de prisonnier est entre MES mains ?"

Sourire narquois, limite de l'enfer.


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Ven 30 Déc - 19:53
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Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, en lui révélant tout ça. Que sa curiosité ne soit pas tout à fait satisfaite, ça n’était pas une grande surprise. À vrai dire, j’avais carrément fait exprès de ne pas lui révéler ce qui m’avait foutu dans de tels draps, alors que ça ne me coûtait rien. J’en avais déjà tellement dit sur cette affaire qu’il ne manquait plus grand chose pour que Miss Teigne la boucle une bonne fois pour toutes.

Ce que je n’avais pas prévu, cela dit, c’était que Romie se jette littéralement sur moi pour m’assaillir de plus de questions. Je me doutais bien que cette fille-là était différente des lycéennes de son âge, qui auraient, pour la plupart, froncé les sourcils et reculé de quelques pas. Mais qu’elle se transforme en véritable furie en apprenant que je n’étais pas franchement irréprochable, ça me surprenait pas mal. À croire qu’elle kiffait l’idée de me savoir dangereux. Mais elle se croyait où ? Dans un jeu vidéo ? Dans un bon vieux comics où le gentil met invariablement le méchant hors d’état de nuire à la fin de l’histoire ? Est-ce qu’elle me prenait maintenant pour un bête de foire ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que mes aveux la faisaient vibrer, allant jusqu’à donner un nouvel élan à notre trêve. Un goût différent, inattendu, que nous n’aurions pas soupçonné quelques jours plus tôt. Ah, je devais avoir l’air sacrément plus intéressant comme ça, à en voir les yeux brillants desquels elle me dévorait à présent ! Peut-être s’attendait-elle à ce que je lui raconte mes périples de cambrioleur hors pair, pour se délecter du vice qui coulait dans mes veines. Une chose était sûre : mes anecdotes à moi n’avaient rien à voir avec ce qu’elle devait entendre auprès de ses camarades de classe. Qui pouvait bien égorger des dealers à l’opinel, dans son lycée ? Ouais, la seule raison pour laquelle Romie semblait si fascinée, c’était que je trompais immanquablement l’insipidité de son quotidien.

- Tu en parles comme si c’était rien, murmurai-je en prenant une énième bouffée de nicotine.

Non pas que ça m’atteigne vraiment… Le meurtre, tout ça, c’était le piment dans ma vie, ce qui rythmait ma vie jour après jour. Non pas que ça ne m’avait jamais rien fait ; la première fois que j’avais buté un gars, j’étais dans une telle rage que j’avais à peine réalisé ce que je venais de faire. Et si à une époque je n’étais pas encore très à l’aise avec la mort, je m’y étais accoutumé bien vite. Je me fondais dans le royaume de la nuit, celui où tous les chats sont gris, et le monde tout en entier m’apparaissait différemment. Les gens étaient tous les mêmes, aucune vie n’avait réellement d’importance. Il n’y avait plus rien que la survie, coûte que coûte. Une course effrénée pour sauver ma peau, en dépit de celle des autres. Mais l’histoire que j’allais lui servir risquait fort de la décevoir.

- Je me suis retrouvé impliqué dans une bagarre de rue, expliquai-je simplement, tenant à l’éloigner le plus possible de mes réelles activités. On rentrait de soirée avec des potes, et on est tombés sur des pauvres types qui rackettaient un mec un fauteuil roulant. À ce demander ce qu’il foutait là, y’avait juste une gamine pour l’accompagner. Si on n’était pas intervenus elle se serait probablement fait violer dans la foulée. Quand on est arrivés elle a appelé les flics, mais on s’en est pas rendu compte. Ils ont débarqué avant qu’on se casse.

C’était presque vrai, à ceci près qu’on n’avait fait leur race à ces crevards que parce qu’ils rôdaient autour de notre QG depuis la veille, et qu’on est jamais trop prudent.

- J’sais pas pourquoi on a été déclarés coupables de cette histoire. Ces deux cons ont jamais confirmé au juge qu’on avait pris leur défense. C’est les autres qui se sont fait passer pour les héros, et on s’est retrouvés en taule pour un truc qu’on a pas fait.

Je glissai un regard mi-amusé mi-consterné à la jeune fille, et admis :

- Donc ouais, mon destin de prisonnier est entre tes mains, ma belle. Bel épilogue.
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Ven 30 Déc - 21:16
Ce n'était pas rien pour moi... Enfin, il ne fallait pas que ce le soit, sinon j'allais passer pour une grosse timbrée aux instincts meurtriers et ce serait dommage. Néanmoins, j'y voyais peut-être moins d'horreur que les autres, puisqu'il y avait ce petit côté attirant dans le fait d'être méchant. La raison pour laquelle dans tous les Disney, j'étais du côté de Scar ou Maléfique... Allez comprendre pourquoi !

Je fis une petite moue tout en haussant les épaules, à quoi bon chercher à lui expliquer ? Pas sûr qu'il comprenne de toute manière et je doutais que lui comme moi, nous n'ayons autant de temps à perdre. J'attendais simplement la suite de ses explications, parce que c'était la seule chose qui m'intéressait vraiment là.

"Oh... quel manque de pot en effet !"

Encore une fois, je fis une nouvelle moue. Décidément, il avait l'art de faire le haut et le bas ! Je m'attendais à quelque chose de plus affreux mais tout ce qu'il m'apprenait, c'était qu'il avait été accusé par erreur. Il n'y avait rien de moins sexy qu'un prisonnier innocent. Je mordais l'intérieur de ma joue pour cacher ma déception, même si elle devait être clairement visible sur mon visage en cet instant. Ou alors dans mes yeux.

"Mmmh... C'est un peu moins exceptionnel que ce que je pensais. En fait, t'es juste une petite frappe arrivée au mauvais endroit au mauvais moment. T'es pas un bad boy."

Bien évidemment, je ne savais pas à ce moment-là à quel point je me trompais, en témoignait le flingue dans sa moto dont je n'avais pas conscience. Mais que ce soit vrai ou faux, je voulais juste l'embêter un peu. Aucun mec n'était content, en général, de se faire traiter de petit moins que rien, de... mauviette.

"Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de toi du coup... Qu'est-ce que je vais te demander de chiant que tu seras forcé de faire pour ne pas aller en prison ?"

Avouons-le, j'étais peut-être encore plus pénible qu'un séjour en prison ! C'était probablement ce qu'il était en train de penser, alors que je disais cela. Souriant brusquement, je me rapprochais un peu de lui comme je pus et le poussais de l'épaule.

"Accompagne-moi au Bal des Élèves. Oh, je te le dis tout de suite, ne va pas croire que tu me plais ! Mais c'est le genre de soirée bien barbante qui devrait te faire plaisir..."

Nouveau petit sourire aguichant et presque... sadique. Je savais bien qu'il allait détester, cela ne lui ressemblait pas d'aimer les Bal ou même, les rassemblements de jeunes personnes un peu trop portées sur les hormones. De plus, vu son âge, il n'allait pas pouvoir pécho sans se faire accuser de toucher un mineur... Quel amusement !


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Ven 20 Jan - 18:47
Alexei & Romie
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L’euphorie qui avait mis la jeune fille dans tous ses états était complètement retombée après mes aveux. À croire qu’elle aurait préféré avoir affaire à un meurtrier ou à n’importe quel fou dangereux.  Peut-être se complaisait-elle à rêver d’un monde d’action qui lui était totalement inconnu à elle, petite fille à papa des quartiers huppés. Peut-être avait-elle un goût prononcé pour le danger et l’adrénaline - auquel cas je ne pouvais décemment pas le lui reprocher. Cette hypothèse en tête, je trouvais qu’il y avait quelque chose d’extrêmement frustrant à lui donner l’image biaisée telle que celle du pauvre garçon incarcéré sur un lamentable malentendu.

- Désolé de te décevoir, raillai-je en tirant sur ma cigarette qu’un coup de vent venait d’éteindre.

Je l’aurais volontiers taquinée si elle n’avait pas pris les devants. Voilà qu’elle profitait de la situation pour m’emmerder. Le Bal des élèves, sérieusement ? Qu’est-ce que c’était encore que cette connerie ? Un truc genre bal de promo où les nanas portaient des robes de princesse et les mecs des costumes trois pièces ?

Réprimant tant bien que mal une furieuse envie de lui faire ravalant son sourire mesquin, je mordais ma lèvre inférieure, les yeux rivés sur les siens. Elle avait un beau regard, clair et brillant, qui s’éclairait soudain lorsqu’elle s’évertuait à me taquiner. Un regard pour lequel je pouvais faire preuve d’un peu de patience, bien que ça ne soit pas mon fort. Je savais pertinemment qu’il serait inutile de chercher à échapper à ce bal à la con. Romie était en position de force, que cela me plaise ou non, et il était hors de question que je lui fasse le plaisir de protester quand bien même ce genre d’événements pompeux me gavaient. C’est donc au prix d’un sérieux effort que je lui rendis le sourire aguicheur qu’il m’adressait, déjà sûre de son coup.

- Tu es au courant que j’ai une vie, et entre autres un boulot qui mobilise mes soirées ? Je ne pense pas réussir à convaincre mon patron de la nécessité de déserter mon comptoir au profit d’une fête lycéenne débile.

Ce n’était que stricte vérité, en soi, mais je en doutais pas, au fond, de pouvoir m’arranger le temps d’une soirée, bien que je n’en avais pas la moindre envie. La perspective de devoir me mêler à des adolescents boutonneux pendant quelques heures ne m’enchantait pas vraiment. Mais la pique que m’avait envoyée Romie était loin de me laisser de marbre, et avant qu’elle ne puisse protester, je fis jouer une de ses longues mèches blond platine entre mes doigts et ajoutai :

- À moins que je négocie un jour de repos, chose que je ne ferai certainement pas tant que tu t’obstineras à me mentir.

Doucement, je glissai ma main dans ses cheveux, et, sans la quitter des yeux, je murmurai :

- Avoue, Romie, que tu me trouves à ton goût.

Tel est pris qui croyait prendre… Même s’il devait exister quelque part des femmes susceptibles de ne pas s’arrêter sur moi, l’attirance qu’elle éprouvait manifestement à mon égard - que celui-ci soit conscient ou non - crevait les yeux. Puisqu’elle comptait jouer de sa position, elle me devait bien ça.
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Ven 20 Jan - 19:58
Okay, que l'on ne se méprenne pas : ce n'est pas parce que je suis toute jeune et que je vais encore à l'école que je suis une petite fille amoureuse des bals hein ! Bien au contraire. Je trouve ça très saoûlant et à vrai dire, si maintenant je compte y aller, ce serait essentiellement pour embêter Alexei en l'emmenant avec moi. J'étais prête à m'éclater de rire en le voyant danser avec des filles trop jeunes pour lui, rien que pour faire bonne figure. Et en plus, il serait sûrement surveillé par les professeurs, en tant que mâle prédateur à la maturité sexuelle bien posée.

Je haussais les épaules en entendant sa justification pour ne pas m'accompagner. Ce n'était pas comme s'il n'était pas à ma merci hein ? Je me sentais largement en possibilité de lui faire subir ceci.

"Je m'en fous de ton boulot débile, c'est de l'intérêt général que tu fais alors tu es obligé de t'y maintenir. À moins que tu ne préfères passer encore plus de temps avec moi ? Quelques heures à cette fête stupide peut te valoir une demi-journée de baby-sitting en moins tu sais ?"

Oui, j'étais carrément en train de me traiter de bébé mais franchement, à ce stade, ce n'était rien à côté de la satisfaction de le voir, dans quelques jours, complètement furieux à ce bal.

Je le laissais jouer avec mes cheveux, n'y voyant là rien de mal. Je savais bien qu'il faisait ça pour m'embêter autant que moi je cherchais tous les moyens possibles pour lui renvoyer l'ascenseur. Par contre, je ne pouvais pas dire que sa façon de me regarder ne me chamboulait pas un peu. Aucun garçon aussi mature et vieux ne me regardait de cette manière et j'étais plutôt mal à l'aise. C'était quoi ça, au juste ? Que cherchait-il à prouver ? Non, jamais je n'admettrais que quiconque puisse me plaire, et surtout pas lui quand bien même un jour ce serait la vérité. Ce qui n'arrivera pas, oh non !

"Je dis que tu es à mon goût si tu avoues que de ton côté, tu kiffes faire du gardiennage pour mes parents."

Je lui renvoyais une nouvelle fois l'ascenseur et il le méritait bien. Me faire dire un mensonge pareil, non mais oh ! Bon okay, je ne peux pas dire qu'il est moche, loiiiin de là. J'aimais particulièrement le chemin de ses veines le long de ses bras et la petite cicatrice au coin de sa paupière droite. Mais bon, cela ne justifiait rien.

"On n'a rien sans rien, comme on dit !"


Just give me the light

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