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A morning with you | Milu

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Mycroft Hoffman
Admin - Cancer
My diary : .
✽ Fils de pute
✽ Super génie
✽ Intéressé par toutes les formes de sciences
✽ Relativement pauvre
✽ Relativement riche
✽ Fils caché de Big Brother
✽ Fils inconnu du banquier Hoffman
✽ Queutard en série

Mon surnom : Myc
Mon âge : 27
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : Agent du FBI
Catégorie Sociale : Paye + activité illicites, ça paye bien
J'aime les : Les femmes. Je les aime trop. Et elles me le rendent bien.
Sosie de : Grant Gustin
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Mar 22 Nov - 1:01

Let's play, okay ?
On avait une règle : rentrer avec les gens avec lesquels nous étions venus. Mais manifestement, certaines personnes de mon entourage ont un peu de mal avec cette notion. Ils s’étaient tous trouvé une partenaire pour la nuit. J’étais le seul à rester sur le carreau. Manque de charme ? Non, bien sûr que non. Tout allait bien de ce côté-là. C’était juste que… je n’avais pas envie. Avec Jed, on avait écumé les dernières soirées en ramenant toujours des nanas chez moi. Bien sûr, tout ce se passait bien mais l’amour sans l’amour, ça finissait par me saouler un peu. En fait, je m’étais rendu compte ce soir-là, que je baisais juste pour baiser. Et ce n’était pas une bonne chose. Limite je me fichais de ce que la fille pouvais ressentir. Alors, ce soir, c’était niet. Milo restait dans son pantalon.
Je m’adossais au mur que je longeais depuis quelques minutes et me laissai glisser lentement au sol. J’étais crevé. Vraiment. Entre le travail, les femmes et les soirées, je n’avais eu une bonne nuit de sommeil de la semaine.
Je regardais les derniers couples sortir de la boîte de nuit, mains dessus, mains dessous, mains dans le soutien-gorge, mains dans le pantalon… il y en avait pour tous les goûts. Il y avait aussi ce couple gay qui se pelotait sur le mur à quelque mètre de moi. Je tournais la tête brièvement vers eux avant de sourire et me concentrer sur la rue qui devenait de plus en plus déserte. Mmmh… il va falloir que je me bouge… Ou pas. Je remarquais plusieurs silhouettes à l’entrée de la boîte. Les vigils, deux femmes. Quoi ? Elles aussi ? Parce que si tel était le cas, elles avaient vraiment des goûts de chiottes.
Mais ça ne me regardais absolument pas.
Je fermais les yeux un instant, reposant ma tête contre la pierre glacée du mur. Un mal de crâne commençait à distiller la douleur dans mes veines. Je n’avais pas bu pourtant. J’étais venu en voiture et j’étais censé être le Sam de la soirée. L’avantage d’avoir perdu mes potes, c’était que je n’avais plus de raison de jouer les taxis. Mais si j’avais été prévenu un peu plus tôt, j’aurais pu m’enfiler quelques martinis et rentrer en Über.
J’entendis des talons claquer sur le sol et croyez-le ou non, mais ces talons-là, je savais à qui ils appartenaient. Un léger sourire s’afficha sur mes lèvres mais je n’ouvris pas les yeux pour autant. Elle ralentit en s’approchant de moi mais ne s’arrêta pas… la petite garce. Au moins, je devais m’estimer heureux qu’elle ne m’ait pas renversé quelque chose dessus ou piétiné sans aucun remords. J’ouvris les yeux lorsqu’elle m’ait dépassé et tournait la tête pour apercevoir ce joli fessier brièvement éclairé par le réverbère un peu plus loin. « Tu me laisse là sans savoir si je fais un malaise Lu ? Vraiment ? T’es vraiment odieuse comme fille, tu le sas ça ? »
Mea Culpa, j’étais celui qui lançait les hostilités pour une fois. Je le lui devais bien de temps en temps non ? Après tout ce qu’elle me faisait subir. A croire que New York n’était pas assez grande pour nous deux. Je tombais sur elle à chaque fois et à chaque fois je devais subir ses taquineries. Je ne savais même plus quand et comment cette histoire avait commencé. Je savais juste que je pouvais reconnaître son rire, sa voix, sa silhouette, sa démarche n’importe où et ça, c’était flippant. Flippant dans le sens où ça me faisait paraître soit comme un stalker, soit comme un amant transi. Un stalker ? Non, je ne l’étais pas. Je n’avais pas que ça à faire de mes journées. Un amant transi… ? Non, définitivement non, bien que je ne m’enfuirais pas si elle me proposait de l’être. Bref, c’était vachement bizarre. Elena me tuerait sans hésiter si elle le savait. Maiiiiis, je me garderais bien de le lui dire. Elle était beaucoup trop violente lorsqu’il s’agissait de ses sœurs.
Je me levais avec souplesse et fis quelques pas pour la rejoindre, mon sourire toujours peint sur les lèvres. « T’es vraiment cruelle tu sais… »




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My diary : Benjamine des Golden Sis, Fortune dérobée , Besoin d'expier mes pêchés ~
Mon surnom : Soeur Luca
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : Balance
Dans la vie je suis : dévouée aux Astres
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Mer 23 Nov - 0:58

           
MILO & LUCA
we  constantly  play  this  cat  and  mouse  game.  But  if  I  let  you  catch  me,  will  you  still  want  me  ?  Most  importantly,  will  I  still  want  you  ..?

           
J'avais animé la soirée pendant un bon bout de temps mais j'en avais assez, j'adorais jouer les DJ mais la chaleur dans le bâtiment était tout simplement insupportable. J'avais donc laissé la place au premier qui voulait la prendre et je m'étais ruée vers la sortie, oppressée par la présence de toutes ces personnes, par le bruit, par la température. C'était comme si je me rendais compte de tout cela d'un coup, un horrible retour à la réalité qui me compressait le cœur. Si je ne sortais pas dans la seconde, je ferais probablement une crise d'angoisse au beau milieux de tout le monde. Habituellement, le monde ne me dérangeait pas, mais cette fois-ci c'était insupportable.
Je sortis finalement après avoir gueulé sur une ou deux personnes qui n'avançaient pas, enfin libre de respirer à ma guise. Et ce fut donc la première chose que je fis: prendre une grande respiration et me détendre. J'aurais souhaité pouvoir enlever cette robe qui moulait beaucoup trop -pour le plus grand plaisir des hommes, mais je n'avais aucune envie de me déshabiller en pleine rue, il fallait absolument que je trouve un taxi avant de finir en position latérale de sécurité dans une ruelle. J'observais brièvement les personnes qui entraient dans mon champs de vision sans toutefois leur accorder une grande importance ou même un sourire, de toute manière, la plupart auraient sûrement oublié cette soirée le lendemain. Soudain, alors que je n'imaginais pas croiser quelqu'un, une tête brune attira mon attention, si bien que je ralentis en passant devant elle. Je fis rapidement le tri dans mes pensées, mais je savais pertinemment qui était ce gars. Je le voyais tellement souvent que sa présence m'était devenue familière, à présent, si je devais me poser des questions c'est quand il n'était justement pas dans les parages... Il avait les yeux fermés, j'ignorais si il dormait ou si il était bourré mais une autre fille sympathique et naïve s'occuperait probablement de son état. En temps normal, je me serais bien arrêtée pour le "taquiner" comme à mon habitude, mais ma poitrine et mon thorax compressés me rappelaient que j'avais besoin d'enlever cette robe de malheur. Je passai donc devant le jeune homme en essayant d'être la plus discrète possible. Mais avez-vous déjà essayé de marcher sur la pointe des pieds en talons ? C'est une chose terriblement ridicule et complexe. Je ne fus d'ailleurs pas étonnée en entendant sa voix devenue familière:
-Tu me laisse là sans savoir si je fais un malaise Lu ? Vraiment ? T’es vraiment odieuse comme fille, tu le sais ça ?
Je fis volte face dans un sourire faussement réjouit, soupirant à la vue du jeune homme, affalé contre un mur, baignant probablement -vu comme il était doué- dans de l'urine et du vomi humain.
-Mh... je fis mine de réfléchir on me le dit souvent et la plupart du temps, c'est toi qui me le dis en fait. Mais si ça peut te faire te sentir mieux, j'espérais que tu ne sois pas en train de faire un malaise, c'est suffisant ?
J'esquissai un sourire ravi, tandis que Milo se relevait sans grande difficulté, il n'avait pas l'air d'avoir bu, seulement d'être fatigué. Je faillis hausser les sourcils à cette seule pensée, si il y en a bien une qui devait être fatiguée c'était moi, je venais de passer plus de trois heures à passer de la musique de goût à des personnes complétements bourrées qui ne l'appréciaient même pas. J'aurais pu passer des génériques de dessin animé, ils auraient quand même réussit à s'ambiancer dessus.
Milo arriva devant moi et je pus une fois de plus constater qu'il faisait une bonne tête de plus que moi, et que même avec des talons je ne pouvais arriver à faire la même taille. Mais ce n'était pas vraiment mon but, je me trouvais même trop grande, chose déplaisante. J'adorais être la plus petite, mais aussi la plus jeune et il est vrai qu'il m'arrivait parfois d'être frustrée quand ce n'était pas le cas. Pour mon plus grand plaisir -et le sien, Milo était bien plus grand et plus vieux. Juste pour cela j'aurais pu le remercier à chaque fois que je le croisais, mais cela n'aurait fait que grossir son ego, et disons qu'il n'en avait pas besoin.
-T'es vraiment cruelle tu sais...
Il avait le sourire aux lèvres, je préférais ça plutôt qu'il fasse la gueule ou qu'il se vomisse dessus... Je répliquai avec malice, mon regard bleu glacé planté dans le sien:
-Tu cherches à ce que je le sois, petit insolent va.
Je haussai doucement les sourcils, fis un pas en direction du jeune homme et chuchotai comme si c'était un secret, le regard rivé sur son torse:
-Alors comme ça, je relevai la tête vers lui et le fixai dans les yeux: tu me suis encore ?
Je partis à rire, éraflant le menton de Milo du bout des doigts d'un air à la fois insolent et malicieux. Il saurait sûrement choisir ses mots pour retourner la situation contre moi ou même se défendre du mieux qu'il pouvait, mais j'étais passée maître dans cet art depuis bien longtemps. Et même si il trouvait quelque chose à redire, j'étais incorruptible, rien ne pouvait me faire changer d'avis, et dans ce cas-là, j'étais presque sûre qu'il me suivait un peu. Nombriliste, moi ? À peine...
J'avais presque complètement oublié l'inconfort dans lequel je me trouvais. Je sortis rapidement mon portable de mon soutif -qui était le seul endroit où personne ne viendrait le voler, puis j'envoyais un message à Elena pour lui dire de ne pas attendre que je rentre pour fermer la porte, Alfred m'ouvrirait ou je dormirais peut être dehors. Elle allait sûrement s'inquiéter, vouloir me tuer ou peut être même me harceler de messages, mais c'était un mal pour un bien n'est ce pas ? Elle avait besoin de dormir comme tout le monde... Je rangeai ensuite mon portable là où je l'avais pris, écoutant la réponse "pertinente"de Milo.
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Sam 26 Nov - 22:11

Let's play, okay ?
« on me le dit souvent et la plupart du temps, c'est toi qui me le dis en fait. Mais si ça peut te faire te sentir mieux, j'espérais que tu ne sois pas en train de faire un malaise, c'est suffisant ? »  Je me relevais prestement, un sourire sur les lèvres. Je la fixais de la manière dont je le faisais toujours. Comme si il y avait une blague, une situation que seuls elle et moi étions au courant. Non qu’il n’y ait quoi que ce soit de ce genre-là bien entendu. Mais je n’aurais pas dit non. J’en profitais pour la reluquer un peu. Quoi ? Elle n’était vraiment pas mal la petite, il fallait bien se l’avouer. A moi, hein. Hors de question que je le lui dise. Elle pourrait me le rabâcher tout le temps et n’importe quand. Je la subissais assez comme ça pour lui donner des outils de maltraitance sur ma personne. « T’es vraiment cruelle tu sais… » Son regard se riva au mien, faisant mon cœur rater un ou deux battements. Je savais qu’elle le faisait exprès. Elle faisait toujours ça. « Tu cherches à ce que je le sois, petit insolent va. » Mon sourire s’élargit jusqu’à mes oreilles. Elle pensait que j’étais masochiste. J’admettais avoir le cœur faible pour les femmes, mais tout de même, pas à ce point-là. Je rigolais doucement lorsqu’elle passa le doigt sur mon menton. La petite garce. Elle cherchait la petite.
Tout en l’observant retirer son portable de son soutien-gorge, je ne pus m’empêcher de passer la langue sur mes lèvres. Réflexe automatique, n’y voyez rien d’autre. « Moi je te suis ? Mmh… je dirais plutôt que c’est toi qui trouve le moyen d’être toujours sur mon chemin, chérie » L’insolente … Je me rapprochais d’elle et passai le bras autour de ses épaules comme si elle était une amie de longue date. D’ailleurs, qu’elle était notre relation au final ? Moi le brun ténébreux et elle la petite garce ? Je ne saurais le dire, mais quoiqu’il en soit, je l’appréciais beaucoup sinon, je l’aurais tout simplement ignorée. « Quoique… si tu t’habillais comme ça plus souvent, peut-être que j’aurais envie de te suivre. Tu aimerais hein ? M’avoir à ta botte ? » Je lui fis un clin d’œil et commençais à avancer avec elle, la tenant toujours. . « Allez viens, je vais te raccompagner. Je ne veux pas avoir de problèmes avec Terminator Arrahmane. » Non que je lui demandais son aval, mais je le lui notifiais, histoire qu’elle ne pense pas que j’étais en train de la kidnapper ou quelque chose du genre. Quoique… l’idée serait vachement tentante. Mais ma mort s’en suivrait inévitablement. Urgh… pas si tentant au final.

Nous nous dirigions vers le quartier de Little Italy. Il y avait une petite boulangerie française qui ouvrait tôt le matin et j’avais envie de manger quelque chose après avoir écouté la demoiselle se foutre de ma gueule durant tout le trajet. Je ne m’étais pas mis en colère. Non, j’étais calme et souriant. Le métro ne fonctionnait pas encore et donc, j’étais son meilleur choix pour ne pas finir la soirée dans un taxi pourri qui l’emmènerait sans doute à perpette les oies. Mine de rien, j’étais vraiment la seule chance de son petit matin alors, j’étais un peu fier. Oui, il m’en fallait peu pour être heureux.
Arrivés devant la devanture de la boulangerie, je me retournais vers elle et fit une élégante courbette. « Si mademoiselle veut bien se donner la peine d’entrer, je me permettrais de lui offrir ce qu’elle désire et bien plus encore… » En lui ouvrant la porte, je lui fit un cli d’œil avant d’entrer à sa suite. Je lui indiquais une table dans le coin gauche avant d’aller embrasser mon amie derrière le comptoir. Je lui claquais deux bises sur les joues avant de la serrer dans mes bras. Oui bon, je savais très bien de quoi ça avait l’air et non, je ne me tapais pas la boulangère. Même si elle était très agréable à regarder. Oui, j’avais toujours un petit faible pour les rousses, mais il n’y avait absolument rien entre nous. Juste une singulière amitié. Et puis elle me nourrissait alors mieux valait être dans ses petits papiers plutôt que dans les mauvais.
Je la quittais afin d’aller m’asseoir en face de ma petite teigne et recommençai à la fixer en lui tendant la carte. A elle de choisir. Moi je prenais toujours la même chose. Je regardais ses cheveux soyeux, sa peau impeccable, ses yeux, son nez, ses lèvres… je descendis jusqu’à son cou, un sourire distrait sur les lèvres, sa poitrine…et rencontrais son regard en relevant la tête. Merde… Pris la main dans le sac.
J’attrapais la carte sur la table d’à côté et plongeais la tête dedans. Ouais… finalement, j’allais commander autre chose aujourd’hui.  




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Dim 4 Déc - 22:28

         
MILO & LUCA
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-Moi je te suis ? Mmh… je dirais plutôt que c’est toi qui trouve le moyen d’être toujours sur mon chemin, chérie.
Jamais entendu une connerie pareille. J'esquissais un sourire amusé, aucune chance pour que ce soit moi qui cherche à le croiser sans cesse. Je n'avais jamais eu besoin de faire cela et je n'en aurais probablement jamais besoin pour la simple et bonne raison qu'ils tombaient tous très facilement dans mes filets. Ce n'était pas de famille -quoique Allycia se débrouillait pas mal non plus avec les gars- mais il y avait de grandes chances que ce soit dû à l'astrologie. J'y croyais vraiment et c'était d'ailleurs assez terrible car j'aurais voulu me sentir libre de faire ce que je voulais, ne recevoir d'ordres de personne. Alors pour échapper à ces chaînes, il m'arrivait souvent de briser les règles, de changer tout ce que je pouvais, ou de partir. Mais tout ce que je faisais était déjà écrit. J'étais capable de changer de petites choses, mais j'étais incapable de devenir une autre personne. Enfin bref, revenons en à notre petit mouton.
Milo passa son bras autour de mes épaules sans aucune gène. Je lui lançai un regard malicieux en imaginant la tête d'Elena si elle voyait ça. Elle serait capable de porter plainte ou même d'embaucher quelqu'un pour lui donner une leçon mémorable -si ce n'était pas déjà fait d'ailleurs. Pauvre grande soeur, avec Allycia et moi elle était mal barrée...
-Quoique… si tu t’habillais comme ça plus souvent, peut-être que j’aurais envie de te suivre. Tu aimerais hein ? M’avoir à ta botte ?
Le jeune homme me tira de mes pensées et on commença à marcher, à priori sans destination précise. Je le pris par la taille -ce qui est assez étrange dit comme ça, mais vous avez compris l'idée- car je ne supportais tout simplement pas d'avancer les bras le long du corps comme un automate, et puis, si Milo avait remarqué que cette situation me gênait -ce qui n'était pas le cas- il en aurait probablement profité pour tenter d’asseoir un certain pouvoir. Qu'il essaye un peu pour voir, je le remettrais vite fait à sa place. Je relevai la tête vers lui, étudiant ses prunelles avec application et en profitant même pour lui lancer une pique:
-Je t'ai déjà à ma botte, petit garçon naïf que tu es.
J'avais délibérément fait attention à ne pas employer le mot "homme", chaque détail aussi petit soit-il pouvait faire gonfler son ego de manière disproportionnée. Et honnêtement, il était déjà bien assez grand.
-Allez viens, je vais te raccompagner. Je ne veux pas avoir de problèmes avec Terminator Arrahmane
Je hochai la tête sans opposer aucune résistance, ce qui dû réjouir le jeune homme tellement c'était inhabituel, ce devait être comme une victoire sur ma personne. Erreur. Accepter qu'il m'accompagne était loin de signifier que je garderais pour moi les remarques désobligeantes et les petites critiques que j'avais à lui faire.
Le trajet se déroula donc comme il devait se dérouler, sous une pluie de paroles de ma part. Mais quoi que je dise ou quoi que je fasse, Milo ne tiquait pas, se contentant de sourire bêtement. C'était terriblement frustrant et un poil insupportable. Nous arrivâmes finalement devant une boulangerie française que je connaissais pour y être déjà allée avec mes sœurs. J'avais été tellement obnubilée par l'idée de faire déchanter mon... camarade ? ami ? ou Dieu sait comment on pouvait bien l'appeler, que je n'avais même pas fait attention à l'endroit où il m'emmenait. C'est qu'il n'avait pas mauvais goût pour la bouffe ce petit. Et à en voir plus tard la boulangère, il n'avait pas mauvais goût pour les femmes non plus...
Il effectua une sorte de petite révérence, puis m'invita à entrer:
-Si mademoiselle veut bien se donner la peine d’entrer, je me permettrais de lui offrir ce qu’elle désire et bien plus encore…
Je levai les yeux au ciel et répondis par un sourire au clin d’œil malicieux de Milo. Je devais l'avouer, j'adorais être traitée comme une princesse et je n'aurais pas dit non à ce qu'on me voue un culte. Il ne se rendait sûrement pas compte qu'il faisait grandir mon ego en agissant de la sorte, et c'était tant mieux. Jamais je ne m'aimerais trop. En fait, la personne qui me vouait un culte, c'était moi.
J'allais m'installer à une table, ignorant la sympathie de Milo pour la boulangère. Je n'étais pas possessive ou jalouse, enfin si, j'étais jalouse, mais pas pour la raison que vous imaginez. Je n'étais pas secrètement amoureuse du jeune homme, -quoique cela n'aurait pas été étonnant vu ma faiblesse à résister à l'envie d'avoir une véritable relation amoureuse, durable, stable, et tout le bordel- je ne supportais simplement pas que l'on puisse accorder plus d'importance à quelqu'un d'autre que moi quand je me trouvais dans la pièce. Pour la modestie, on repassera.
Je pris place sur une première chaise, puis sur une deuxième afin de savoir laquelle des deux était la plus confortable. Elles étaient semblables mis à part le fait que l'une des deux grinçait, je choisis donc tout naturellement celle qui ne grinçait pas. Les choix comme celui-ci devenaient assez machinaux quand on avait deux sœurs plus grandes, heureusement, lorsque j'étais petite, il suffisait que je boude un peu pour avoir la meilleure place dans la voiture, le verre de coca le plus rempli ou encore, la plus belle luge quand nous partions quelques fois dans les montagnes. Bizarrement, le plus facile était d'avoir ce que je voulais, en fait, la plus grande difficulté était le choix à faire. Parfois, il était évident, mais d'autres fois, il ne l'était pas. Par exemple, dans cette fameuse boulangerie, si je laissais la chaise qui grince à Milo, il pourrait reluquer la rouquine, or, je voulais être le centre de son attention -et de l'attention de tout le monde au passage. Alors, ne souhaitant faire aucun sacrifice, je me contentais d'échanger les deux chaises avant que le jeune homme revienne. Ainsi, je n'avais pas la chaise qui grince et j'étais le centre de l'attention. Je soupirai de satisfaction puis me laissai glisser très légèrement. Ça faisait un bien fou de s'asseoir après avoir passé toute une soirée debout en talons. L'éclairage me mettait assez en valeur, entendez par là qu'il ne faisait pas ressortir les probablement horribles cernes qui soulignaient mes yeux, mon maquillage qui avait dû couler et mon air fatigué.
Je saisis en souriant la carte que me tendit Milo. Comme beaucoup de très riches héritières, je m'étais déjà rendue en France. Seule. C'était un peu après mes 18 ans -donc ya pas si longtemps- j'avais besoin d'air, alors je suis partie pour une semaine, sans prévenir personne à part Alfred. Quand je suis revenue, mes sœurs et moi n'avons pas beaucoup parlé de ce qui c'était passé, je savais pourquoi c'était arrivé et elles s'en doutaient peut être un peu aussi. Il n'y avait rien à dire. Les pâtisseries présentes sur la carte me rappelaient cette virée en Europe, ce n'était pas que des mauvais souvenirs. J'avais rencontré deux ou trois gars, des artistes aussi, que des gens inspirants et passionnés. En parlant d'inspiration, Mimi -si je l'appelais comme ça en public, il serait obligé de craquer- avait l'air de l'avoir trouvée dans la contemplation de ma poitrine. J'attendais quelques secondes, juste le temps qu'il faut pour qu'il se rende compte que je l'avais vu, puis observais sa réaction avec amusement. Un sourire naquit d'abord sur mes lèvres quand il attrapa la carte nerveusement, puis j'éclatai finalement de rire. C'était le moment parfait pour le familiariser avec son nouveau surnom. Je me frottai mentalement les mains avant d'abaisser un peu la carte qu'il tenait et de déclarer en haussant les sourcils, incapable d'arrêter de rire:
-Bah alors Mimi, on mate ? T'inquiète, t'es pas le premier que je choppe sur le fait, mais t'es pas non plus le plus discret, je ris nerveusement, bon, vu que je suis pas désagréable à regarder, je comprends que t'es pas pu t'en empêcher, alors je te pardonne, stresse pas.
Si ça devenait gênant entre nous, cette relation n'aurait plus aucun intérêt constructif. On prit bientôt notre commande, j'avais demandé des minis-croissants parce qu'ils étaient très beaux et très bons, en partant du principe que l'on est ce qu'on mange, je préférais être belle et bonne que moche et dégueu. C'était une règle que je suivais à la lettre, ainsi, même lorsque je me contentais de knacki réchauffées au micro-onde, je faisais en sorte que ce soit très beau.
La nourriture arriva peu de temps après, et c'est les yeux brillants que je mordis avec animosité dans l'un des petits croissants, y avait pas à dire, c'était vraiment délicieux. J'essayais de manger proprement mais je finissais toujours par me mettre des miettes partout autour de la bouche. Je les chassai vite fait avec une serviette en papier avant de poser les coudes sur la table et de demander avec malice:
-Alors, si tu ne me suivais pas, qui est ce que tu suivais ?
Je maintenais la théorie que Milo était un peu un stalker étant donné que je le croisais très souvent pour ne pas dire tout le temps, après, c'est vrai qu'on se ressemblait un peu, mais de là à se rendre au mêmes endroits au même moment, fallait pas pousser. Peut être même que c'était le destin qui voulait ça, qui sait... En parlant de destin, j'avais justement besoin de Milo pour un projet vraiment important à mes yeux. Enfin, j'avais plutôt besoin de ses talents.
Je décidai de ne pas lui en parler directement afin de ne pas jouer les filles intéressées, mais je gardais cette pensée dans un coin de la tête.
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Dim 18 Déc - 20:05
Vous savez ce qui pique plus que le piment ? Le rire de Luca lorsqu’elle sait qu’elle remporte une victoire sur moi. Elle me pardonnait ? Sérieusement ? Parce que c’était un crime peut-être ? Et est-ce que c’était de ma faute ? Non, je ne le pensais pas. J’étais juste un homme. Ma race est naturellement faible devant ses attributs féminins. Dieu sait à quel point j’aurais voulu ne pas l’être à l’heure actuelle, mais il était trop tard à présent.
C’est le visage en feu que je lui fis néanmoins face. Pas question de me débiner tel un lâche. Cela lui ferait bien trop plaisir. J’abaissais la carte et lui fit face, un regard effronté dans les yeux malgré ma soudaine et vivifiante carnation. « C’est véritablement un trait caractéristique de votre famille, je crois… la modestie. »
Je posai la carte à plat sur la table et la laissai commander. Lorsqu’elle eut finit, ma jolie boulangère me claqua une bise sonore sur la joue en ajoutant un « Comme d’habitude, mon beau »  et s’en alla l’air de rien. Bien. Maintenant, j’étais grillé de chez grillé. Je n’avais même pas eu le temps de faire semblant d’être indécis pour ce que j’allais commander et ainsi sauver le si peu d’honneur qui me restait.
Nos, enfin, sa commande finit par arriver et mon « comme d’habitude » aussi. Mon petit déjeuner était composé d’un triangle aux amandes et d’un chocolat viennois, le petit déjeuner que je prenais tous les jours. Je remerciais mon amie et pris le chocolat entre les mains. Je m’amusais à faire des dessins avec la crème chantilly tout en observant la belle. Elle semblait apprécier ses pâtisseries mais mangeant toutefois avec délicatesse. Quoi ? Cherchait-elle à impressionner quelqu’un avec ses belles manières ? Je bus une petite gorgée tout en souriant. Aaaah les femmes, cette espèce qui sera toujours incomprise. « Alors, si tu ne me suivais pas, qui est ce que tu suivais ? » Mmh ? Parce que je suivais quelqu’un ? Je posais mon chocolat et la fixai durement. « Pourquoi devrais-je suivre quelqu’un ? Est-ce que j’ai une tête à suivre quelqu’un ? Mmh… non. Ne dis rien s’il te plait, je connais déjà la réponse qui sortira de ta bouche. » Je levais la main pout accompagner mes propos. Non mais sérieusement, cette fille était complètement cinglée. D’autant plus que c’était elle qui se trouvait la plupart du temps sur mon chemin. Mais bien évidemment, je supposais que l’idée que nous fréquentions les mêmes lieux ne lui avait pas effleuré l’esprit et donc, mademoiselle, avait tout simplement décidé que je la suivais. Si j’avais été un psychopathe… comme sa sœur, bien sûr que je l’aurais suivi. Cela aurait été tellement facile puisque j’avais l’impression qu’elle n’avait conscience ni de son apparence ni de sa vulnérabilité. Elle agissait comme une Luca qui se baladait dans son jardin et que bien évidemment, tout le monde se pousserait pour lui laisser le passage. Quand j’y pense, je pourrais même la tuer et faire disparaître son corps. Seule Elena se serait doutée de quelque chose. Ally, pas vraiment… pas tout de suite en tout cas.

Attrapant ma pâtisserie, je reposais le dos contre le dossier de la chaise en me basculant légèrement. La fatigue commençait à reprendre le dessus. Tout en mangeant, je jetais un œil distrait à la grosse horloge puis reportais mon attention sur la belle. Je lui devais tout de même une réponse. J’avais appris qu’il fallait toujours répondre aux femmes car, si vous ne le faisiez pas, vous vous exposiez soit à une avalanche de critiques sur votre éducation soit à une scène mélangeant bouderie ou autre manifestation de mécontentement. Ce matin-là, je n’avais envie de ni l’un, ni l’autre. « Je ne suivais personne. J’étais en soirée avec des amis. Ils sont rentrés accompagnés… « J’avais eu envie de dire « et moi je t’ai raccompagnée » Mais comme nous n’étions pas encore arrivé, je ne voulais pas lui donner une occasion supplémentaire de me titiller plus qu’elle ne le faisait déjà. Il ne fallait pas que je lui sois servi sur un plateau d’argent trop facilement. Elle y prendrait trop goût et je subissais déjà avec le reste de sa fratrie.
Je croquais dans ma pâtisserie avant de boire à nouveau une gorgée de chocolat. Le goût revenait peu à peu sur mes papilles après que je les ai maltraités avec de l’alcool.
Je me mis à rêver d’une douche chaude, l’eau glissant sur ma peau et surtout, après un lit moelleux dans lequel je pourrais m’enfoncer et fermer les yeux.
Dès lors, je savais que j’étais vulnérable. Luca le remarquerait certainement et ne se priverait pas de faire tout son possible pour m’ennuyer… voire même m’extorquer des informations. Mais qu’y pouvais-je, mmh ? J’avais passé la nuit à danser et à boire… « Hey ! c’était toi qui mixait ce soir ! … Je viens d’y penser … »


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My diary : Benjamine des Golden Sis, Fortune dérobée , Besoin d'expier mes pêchés ~
Mon surnom : Soeur Luca
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : Balance
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Jeu 22 Déc - 13:37

         
MILO & LUCA
we  constantly  play  this  cat  and  mouse  game.  But  if  I  let  you  catch  me,  will  you  still  want  me  ?  Most  importantly,  will  I  still  want  you  ..?

         
Je pensais clairement qu'il allait se rendre, pour son propre bien et pour le mien, mais en homme fort et viril qu'il était, il savait qu'il ne devait pas se laisser faire. C'était une chose que je ne supportais pas, je commençai à froncer les sourcils quand il déclara:
-C’est véritablement un trait caractéristique de votre famille, je crois… la modestie.
Sans que je n'en sois vraiment consciente, les traits de mon visage se firent plus doux, j'avais oublié pendant un instant qu'il se tapait Ally. Ce n'était un secret pour personne, en même temps mon ainée sautait sur tout ce qui bouge. C'était un sujet que j'évitais clairement avec elle car elle aurait été prête à tout me raconter en détail, et très franchement, je pouvais m'en passer.
Je secouai rapidement la tête en espérant naïvement que Milo n'ait pas remarqué mon moment d'égarement.
Heureusement, la boulangère arriva pour prendre nos commandes, et comme je l'avais supposé, Milo devait aussi se taper la boulangère. Je plissai le regard, Allycia et lui se ressemblaient plus que je l'imaginais.
Durant les quelques minutes qui suivirent et pendant lesquels nous attendions que la nourriture nous soit servie, je fixai Milo dans les yeux, étonnamment ravie d'avoir un nouveau terrain sur lequel le taquiner. Je remercierai sûrement la rouquine en partant pour m'avoir livrée une telle information. Même pas besoin de parler, juste de le regarder avec cet éternel sourire malicieux. Il finirait sûrement par péter un plomb si je continuais à agir de la sorte, et c'est ce que j'attendais. Pousser les gens à bout était une passion dont je me cachais bien.
La boulangère arriva enfin avec nos commandes, ce qui dut être un véritable soulagement pour Milo.
-Pourquoi devrais-je suivre quelqu’un ? Est-ce que j’ai une tête à suivre quelqu’un ? je commençai à secouer la tête de haut en bas quand le jeune homme m'arrêta, Mmh… non. Ne dis rien s’il te plait, je connais déjà la réponse qui sortira de ta bouche.
Je fronçai les sourcils, déçue d'avoir été cernée si facilement et noyai sa déception dans les pâtisseries.
Milo finit tout de même par répondre à ma question, je ne dirais pas que je me fichais de la réponse mais s'il ne m'en avait pas donné je n'en aurais pas fait tout un cinéma, je débitais tellement de conneries à la minute que j'en oubliais la moitié, alors j'aurais sans doute oublié la question que je lui avais posée.
-Je ne suivais personne. J’étais en soirée avec des amis. Ils sont rentrés accompagnés…
Je hochai doucement la tête, ne pouvant empêcher un sourire en coin de s'étirer sur mes lèvres, j'aurais bien fait une remarque telle que "Eh bein, grand Milo, séducteur des femmes et des hommes est rentré seul ce soir ? Étonnant !". Mais je me retins, me contentant donc juste de le penser, j'aimais le taquiner, pas être carrément odieuse avec lui, et même si ces paroles n'étaient pas des plus méchantes, je craignais qu'il ne le prenne mal et je n'avais aucune envie de le blesser. Il me redevrait ça, même s'il ne le savait pas.
Je remarquai sans mal le fait que Milo avait grand besoin de sommeil, pas besoin d'être très observatrice -même si je l'étais- pour remarquer quelque chose d'aussi banal, et évidemment, je pouvais jouer de cela. Je commençai à réfléchir à un plan diaboliquement parfait comme j'en avais l'habitude quand le jeune trouva la faille de ma personne, ce qui pouvait me faire passer de haine à amour: les compliments. Je l'avoue, je ne suis pas des personnes les plus modestes de ce monde et le fait qu'on me complimente peut me faire changer de comportement en une fraction de seconde, c'est donc sans grande surprise que quand Milo commença à parler de ma musique que je fondais littéralement pour me transformer en petit agneau avide de compliments. Il n'avait pu qu'aimer, j'étais douée et je le savais.
J'ouvris les yeux en grand, comme un enfant qui aurait fait un dessin à son père, sauf que j'étais plus douée qu'un gosse. Heureusement. Et je posai une main sur son bras, le regard brillant plongé dans le sien.
-T'as aimé ?
Je n'attendais qu'une réponse positive à cette question, l'inverse ne pouvait simplement pas se produire et si c'était le cas, je fondrais probablement immédiatement en larmes sous le coup de l'émotion. Mais une toute autre chose attira mon attention, une chose bien plus importante que Milo et la réponse qu'il allait me donner: ma guitare.
Je me levai immédiatement, comme montée sur des ressorts. Mon visage s'était décomposé en une fraction de secondes si bien qu'on aurait pu croire que j'allais me mettre à pleurer et j'étais tellement sensible que ç'aurait pu être le cas si Mimi n'était pas là.
Je l'attrapai par le main et bafouillai:
-Je..je dois absolument retourner là-bas... à la boîte... Vite !
Mon attitude s'était complétement décomposée, j'étais maintenant dans un état méconnaissable. Je sortis de la boulangerie en me prenant une ou deux tables dans les cuisses, posant mes mains sur mon visage comme si j'allais me mettre à pleurer et respirant bruyamment pour reprendre mon calme.
Milo sortit à ma suite, sûrement complétement pommé par rapport à ce qui était en train de se passer. Je commençai à marcher rapidement sans dire un mot, nous n'avions pas mis longtemps à venir alors il ne serait pas long d'y retourner. Le jeune homme n'avait pas de mal à me suivre avec ses grandes pattes même s'il devait se poser tout un tas de question. La peur ne passait pas et ma gorge était en train de se serrer, je ne pouvais simplement pas me laisser aller à la tristesse. Être misérable devant lui ç’aurait été comme signer un pacte avec le diable, mais j'étais trop mal pour retenir les pleurs alors je m'y abandonnai, inondant mon visage de larmes salées.
Personne ne pouvait comprendre.
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