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You bring out the best in me | Leeli

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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Mer 30 Nov - 21:32
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott
- Skylar, reviens ici !

Soupir exténué qui franchit ses lèvres en voyant la petite de deux ans et demi s’enfuir par la porte de la chambre en riant. Cela faisait dix minutes qu’elle passait son temps à courir partout, non pas car elle voulait changer de pièce mais simplement parce qu’elle voulait jouer avec son père. Il était vingt heures, et comme toujours à cette heure-ci, elle était si fatiguée qu’elle en devenait complètement excitée. Il était vingt heures et Lexie était supposée arriver d’un moment à l’autre, et pourtant rien n’était prêt. La preuve en était, la fillette haute comme trois pommes courait partout. Il n’avait pas arrêté depuis qu’il était rentré du travail : il l’avait baigné, la glissant ensuite dans son petit pyjama rose bonbon préféré, puis lui avait donné à manger. Là, il tentait vainement de ranger sa chambre après lui avoir brossé les dents, tâche qui lui était rendue difficile par l’incapacité de Skylar à rester dans la même pièce plus de deux minutes.

Il venait d’aller la chercher dans le salon pour la ramener dans sa chambre, là où elle ne risquait pas de se mettre en danger hors de sa surveillance. Il avait rapidement compris que la moindre parcelle du monde constituait un grand danger pour un enfant de son âge ; elle était si insouciante, si inconsciente… Un accident était bien trop vite arrivé. Il rangeait des figurines dans la boîte leur étant réservée lorsque retentit la sonnette de l’appartement. Normalement, Lexie devait déjà se trouver devant la porte de l’appartement et non pas à l’extérieur de l’immeuble. Le gardien, qui avait l’habitude de la voir depuis le temps, la laissait généralement entrer directement dans le bâtiment, lui épargnant une attente dans le froid. Il jeta un coup d’œil à sa fille qui était déjà en train de ressortir ce qu’il venait de ranger et, avec un nouveau soupir, se dirigea vers l’entrée de l’appartement. Cela ne faisait rien, il finirait de ranger tout ceci le lendemain. Ce serait alors samedi, et il aurait toute la journée pour s’en occuper. Pour l’heure, sa meilleure amie venait d’arriver pour passer la soirée avec lui ; au programme : dîner et film, probablement les deux à la fois. Voilà qui allait lui permettre de décompresser un peu. Enfin, encore fallait-il qu’il parvienne à coucher la petite…

Jetant un coup d’œil par le judas pour vérifier, à tout hasard, que c’était bien Lexie qui avait sonné, il sourit avec amusement en découvrant le visage déformé de son amie et lui ouvrit la porte. Son léger rictus se mua en un véritable sourire, l’un de ces vrais sourires qui plissaient ses yeux azur et dévoilaient ses dents couleur d’ivoire, lorsqu’il découvrit le visage de sa meilleure amie dans toute sa perfection, nullement modifié par une lentille de verre. Elle était jolie comme un cœur, comme à son habitude et, sans même s’en rendre compte, il laissa sa lèvre inférieure se nicher entre ses dents, le plus naturellement du monde. Il fit un pas vers elle pour déposer un baiser sur sa joue, avant de la serrer contre lui quelques instants durant, dans une étreinte chaleureuse.

- Lex, je suis content de te voir ! Entre, je t’en prie.

S’écartant d’elle à contrecœur, il s’effaça pour la laisser entrer, refermant par la suite la porte derrière elle. Il récupéra sa veste et son sac pour les accrocher dans l’entrée, et s’apprêtait à prendre la parole lorsqu’une voix qu’il ne connaissait que trop bien le devança :

- Tata Lexiiiiie !

Il se retourna juste à temps pour voir Skylar débouler vers eux, courant sur ses petites jambes. Seulement, elle ne marchait pas depuis très longtemps, et était donc loin d’être très stable dès lors qu’il s’agissait de courir ; ainsi, ce qui devait arriver arriva. Elle glissa sur ses chaussettes, s’emmêla les pieds et, avant qu’Eliott puisse faire le moindre geste, elle s’était étalée au sol. Elle avait chuté sur du plancher et, vu sa taille, n’avait pas dû se faire bien mal mais, sans doute à cause de la fatigue, son visage se déforma après quelques instants tandis qu’elle laissait échapper un cri. Elle avait du coffre, pour un être aussi petit.

Le blondinet se précipita vers elle dès l’instant où il la vit tomber et vérifia rapidement qu’elle ne s’était fait mal nulle part, avant de la serrer contre lui pour la réconforter. Il se redressa ensuite, la portant toujours contre lui en caressant doucement ses boucles blondes, et déposa un petit bisou sur son front, lui disant doucement :

- Chut, c’est pas grave ma puce, tout va bien… Tu es juste un peu fatiguée, tu vas aller faire dodo et ça ira mieux demain… Tiens, regarde qui est là.

Il fit quelques pas vers Lexie, tenant toujours sa fille contre lui, et lui adressa un petit sourire, articulant silencieusement « Je suis désolé pour tout ça ». Il essuya doucement les larmes de fatigue qui baignaient le visage de Skylar, tandis que cette dernière tendait ses petits bras vers la jeune femme. Précautionneusement, il donna donc la fillette à son amie, se disant que cela la calmerait sans doute un peu de se retrouver dans les bras de quelqu’un qu’elle aimait autant que Lexie.

S’autorisant à lâcher sa fille des yeux pour quelques instants, il laissa son regard se promener autour de lui. L’entrée où ils se trouvaient donnait directement sur le salon qui, à l’image du reste de l’appartement – excepté la chambre de Skylar –, était globalement bien rangé. Dans un coin de la pièce se trouvait la boîte de décorations de Noël, témoignage d’un hiver imminent, qu’il avait ressorti afin de penser à acheter un sapin. Sa fille ne tenait plus en place depuis plusieurs jours déjà, ayant bien compris que l’ambiance festive que l’on commençait à trouver dans les rues new-yorkaises allait de pair avec l’arrivée de cadeaux. Il reporta son attention sur la petite Skylar blottie contre Lexie et lui caressa doucement les cheveux, souriant en constatant qu’elle s’était calmée.

- Allez, tu vas aller faire un bon gros dodo, ma grande…
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Jeu 1 Déc - 0:18
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott


Pourquoi on ne me laissait jamais tranquille dans les transports en commun ? Etais-je si tape à l’œil pour qu’on ne me rate à aucune occasion ? Soupire énorme qui s’échappe d’entre mes lèvres alors que j’enfonce mes écouteurs dans mes oreilles. Je monte le volume un peu plus fort de la musique que j’écoute, je baisse le regard sur mon écran et fait comme si je n’avais rien entendu du tout. Cette technique marche souvent très bien avec la gente un peu lourde masculine. Pensant que je n’ai rien entendu et que je n’ai rien remarqué ils s’arrêtent souvent rapidement de tenter leurs approches vicieuses et me laisse tranquille. Encore quatre arrêts de métro Lexie, reste calme, ne relève pas la tête concentre-toi sur ton téléphone et tout ira bien. C’est la phrase qui tourne en boucle dans ma tête constamment, je veux être discrète. Je veux être transparente. Le garçon en face de moi continue de me fixer, je le sens son regard sur moi et ça me gêne ça me perturbe je prie presque pour que son arrêt vienne avant le mien. Je prie aussi pour qu’il ne m’arrive rien. Mais ça j’ai moins de crainte, il est à peine vingt heures et quelques. A cette heure-ci j’ose supposer que les fous ne trainent pas encore dans les rues de New York et que si besoin, quelqu’un sera là pour m’aider.

Arrêt Franklin Avenue, l’arrêt le plus proche de chez Eliott. Je me lève de ma place et attend que les portes de mon wagon s’ouvrent avec presque de l’impatience et pourtant cette foi je ne suis même pas en retard contrairement à la dernière foi. Cette foi je suis simplement pressée de le voir, impatiente de me poser devant un film et manger avec deux des personnes les plus importantes de ma misérable vie. Les portes du métro s’ouvrent et je suis l’une des premières à en sortir. Je monte quatre à quatre les marches pour sortir du tunnel, ne plus sentir cette odeur de renfermée et de gens qui sont passé et repassé toute la journée. J’ai besoin d’air, de respirer après avoir passé la journée en amphithéâtre à m’ennuyer et écrire sans relâche des notes à la main. Oui retour à la préhistoire pour moi malheureusement. Mon ordinateur venait de me lâcher le jour d’avant, je me retrouvais unique fille de ma promotion à écrire sur papier mes devoirs et il fallait l’avouer c’était bien plus fatigant comme ça, j’avais oublié cette méthode à l’ancienne et je n’avais qu’une hâte, celle de de le faire réparer. Cette semaine je m’en occuperai dès que j’aurai un peu de temps pour moi.

Air frais qui me tape au visage, frissons qui me traverse le corps. Les rues commencent à s’assombrir, laissant place à la lumière artificielle des lampadaires qui courent les allées entières. Je glisse les mains dans les poches de mon manteau gris et avance rapidement connaissant le chemin par cœur dans le quartier. Arrondissement paisible, pas des pires. Ce n’est pas chez moi, ce n’est pas le Bronx. Je n’ai pas de crainte en marchant ici et s’en est presque plaisant. Rare sont les endroits dans la ville où je me sens bien. Je ne presse pas le pas, je marche tranquillement profitant du peu de temps paisible que j’ai, que mon esprit peut m’accorder avant de rechuter dans la frayeur et la terreur. D’ici quelques mois, je pourrai vivre tranquillement. D’ici quelques mois j’ose espérer que j’aurai déménagé, que je mènerai enfin une vie un peu plus ressemblante à celle dont je rêve. Mais j’ai encore un peu de temps devant moi, je viens à peine de décrocher mon alternance. Je préfère m’attendre au pire plutôt qu’au contraire. Je m’arrête un instant de marcher, me rendant compte que je deviens un peu trop superstitieuse. Je soupire et regarde un instant le ciel, les étoiles et je me remet à marcher. Je ne veux pas être comme ma mère, qui ne sortirait presque pas si elle lit quelque part qu’aujourd’hui est un mauvais jour pour elle, qui serait prête à pleurer si elle passe sous une échelle ou brise un miroir. Ce sont des conneries. Il faut croire au destin et que la roue tourne à un moment ou un autre pour tout le monde.

J’essuie mes pieds au tapis devant l’entrée de l’immeuble en souriant au gardien qui vient m’ouvrir la porte rapidement. Cet homme me connait depuis l’adolescence, depuis que je connais Eliott et il ne peut s’empêcher de me demander comment je vais, si un jour je vais arrêter de m’embellir et de grandir. A chaque foi ça ne rate pas, il m’arrache un rougissement et je balbutie devant lui et il se met à rire en disant qu’il ne s’en lassera jamais. Il me souhaite bonne soirée et je me dirige vers l’ascenseur en tapotant plusieurs fois sur le bouton pour qu’il descende plus rapidement tel une impatiente. Ascenseur qui s’ouvre devant moi et que j’emprunte en cliquant sur le bouton indiquant le sixième étage.

Sonnette qui raisonne au travers de la porte, j’entends du vacarme et je souris déjà. La petite Skylar lui en fait voir de toute les couleurs je suppose et ça me fait rire d’imaginer la vie qu’il mène à son jeune âge Eliott. Je ne sais pas si moi je pourrais assumer ça tous les jours en tant que mère célibataire. Avec un peu d’aide, je suppose que oui mais seul j’en ai aucune idée. Pas le temps d’y penser plus longtemps. J’entends des pas derrière la porte et plus rien, j’imagine bien qu’il regarde dans l’œil de judas pour voir si la personne derrière la porte et bien celle qu’il attend. Je ne peux m’en empêcher et je tire la langue deux secondes et les deux suivantes la porte s’ouvre sur mon meilleur ami ultra souriant qui s’approche de moi. Naturellement nous nous approchons l’un de l’autre, ses bras viennent autour de mon corps pour me serrer contre lui. Déposant simultanément un bisou sur ma joue. « Bonsoir Monahan » Je caresse son dos et me recule et lui en fait autant tout en me proposant d’entrer ce que je fais instinctivement en lui donnant mon sac et ma veste alors qu’une petite ombre se dessine au loin dans le couloir, Skylie m’a vue et son sourire ne fait que s’agrandir au plus elle s’avance. Je me baisse et plie les genoux en écartant bien les bras pour qu’elle vienne se jeter au creux de ceux-ci, elle hurle mon prénom et je ris, elle court la Skylie la malice mais elle se rétame lamentablement à quelques mètres de moi je coupe mon souffle en espérant qu’elle ne s’est pas faite mal gravement. J’ai vu la scène au ralenti et je sais qu’elle n’a rien mais vue son visage qui se tord au moment où elle se relève je sens que ça va barder et je plisse mon visage dans une grimace en entendant son premier hurlement et Eliott se dépêcher d’aller la récupérer dans ses bras. Je me relevais me pinçant les lèvres en attendant qu’il la calme, je baissais mon pull croc top qui était un peu remonté et je regardais la scène avec toujours autant d’interrogation, il gérait tellement bien la petite … Elle avait déjà arrêté de pleurer, il s’approchait de moi en lui disant de voir qui était là. La petite tourna le visage vers moi et se remit à sourire, un minuscule sourire de petite fille qui venait quand même de pleurer, moins de trois minutes mais quand même. Je tends les bras et l’attrape fort contre moi, lui faisant pleins de bisou sur le visage maintenant très souriant. « Mon petit cœur t’es fatigué ?  » Elle dit non de la tête et cale sa tête dans mon cou. Je souris à Eliott faisant une petite moue attendrie à son égard, sa fille était trop mignonne je marchais dans l’appartement, faisant claquer le bruit des talons de mes cuissardes noires sur le sol en bois d’Eliott. Je me dirigeais dans le salon et me mettait en face de sa fenêtre pour regarder la vue de Brooklyn. Je dépose de nouveau un baiser sur la joue bien ronde de la petite blonde. « Bientôt tu vas faire dodo ? Mais avant tu veux bien faire une tresse comme je te l’ai appris la dernière foi ? » Je sais que je n’écoute pas Eliott, je sais qu’il voulait la coucher maintenant mais j’ai envie de profiter une minute d’elle aussi et après il pourra l’emmener au pays des rêves et merveille. Je tire la langue au papa et repose mon regard sur l’enfant elle hoche la tête et je ne peux m’empêcher de lui faire un énorme bisou sur son autre joue, déposant une marque de rose à lèvre sur sa joue droite. « J’suis trop embêtante quand tu seras grande tu me détesteras de faire tant de bisou… » Je ricane et m’assois sur le canapé bien confortable d’Eliott, la petite commençant à jouer avec mes cheveux d’un blond naturelle, les siens similaire au miens mais en moins long. « T’as passé une bonne journée ? » Je pose mon regard sur le jeune homme face à moi et le regarde de la tête au pied.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
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Sam 3 Déc - 4:16
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott
Doigts qui s’effleurent, éclair chargé d’électricité qui court entre eux, traversant simultanément leurs corps. Sensation nouvelle, sensation encore inconnue pour le jeune homme qui ne l’a jamais expérimenté qu’une seule fois, quelques semaines plus tôt au cœur d’un magasin de jouets. Bien évidemment, il avait déjà échangé des courants d’électricité statique avec des personnes par le passé. Mais ils n’étaient en rien comparables à la situation présente. Ils ne lui avaient jamais donné l’impression que des étincelles invisibles jaillissaient entre eux deux. Ils ne lui avaient jamais provoqué des coups au cœur tellement brutaux que c’en était presque douloureux. Et il ne comprenait pas cela. Sincèrement, il ne comprenait pas ce qui se passait depuis quelques temps. Ce qui lui arrivait. Pourquoi ces réactions chimiques semblaient se produire à chaque fois que Lexie et lui ne faisaient ne serait-ce que s’effleurer. Pourquoi les traits de son visage, les courbes de son corps l’obsédaient à ce point. Pourquoi la jolie blonde au visage d’ange avait pris d’assaut son esprit, occupant la moindre de ses pensées. Il était habitué à souvent songer à elle – elle était sa meilleure amie, après tout. Mais là… Là, tout ceci avait pris une ampleur sans précédent. Peut-être était-ce parce que, pour la première fois depuis près de trois ans, il s’autorisait enfin à relâcher un peu la pression qu’il se mettait. Sans doute. Cela laissait à son imagination fertile tout l’espace dont elle pouvait rêver.

Ses yeux se levèrent une énième fois vers le plafond à l’entente de sa phrase, unique moyen qu’il ait trouvé pour masquer le trouble que ses paroles avaient suscité en lui. Des âmes sœurs… Sérieusement ? Il avait souvent considéré Lexie ainsi, mais uniquement sur un plan amical. C’était la personne avec qui il s’entendait le mieux, avec qui il se permettait le plus d’être lui-même, celle qui le rendait le plus heureux. C’était également celle dont il supportait le moins l’éloignement. À cet égard, on pouvait donc probablement parler d’âme sœur. Mais était-ce réellement un terme qui se prêtait à l’amitié ? Et puis même, étaient-ils encore amis ? Probablement que oui, même si ses pensées n’étaient pas des plus amicales depuis quelques temps. Pour autant, des pensées restaient des pensées, fantasmes secrets précieusement confinés dans son esprit et nullement partagés par la jeune femme. Pourquoi donc chercher à tout compliquer, à ruiner une relation si importante à ses yeux ?

- Mais t’as quoi avec cette expression ?, lui demanda-t-il sur un ton taquin. Fais gaffe, je vais finir par croire que t’as un crush sur moi…

Réplique malicieuse sur fond de vérité ignoré, insouciance et imprudence propres au jeune homme, palabres qui pouvaient faire plus de dégâts qu’il ne l’aurait soupçonné. Ne s’attardant pas davantage sur ses pensées trop complexes pour son état de fatigue, il porta le combiné à son oreille, ayant déjà composé le numéro du livreur asiatique sans attendre l’accord de son amie. Il se doutait, à juste titre, qu’elle ne saurait refuser sa proposition. Il passa rapidement la commande, demandant ce qu’il savait être l’assortiment favori de Lexie, ainsi que de quoi sustenter son appétit d’ogre. Il ne savait bien évidemment pas tout de la jeune femme, mais il connaissait par cœur ce genre d’informations capitales, comme tout bon ami qui se respecte.


Porte close dans leur dos, regards échangés tout en prenant garde d’observer un parfait silence. Et comme toujours, cela ne rata pas ; Lexie, trop facilement distractible, éclata de rire, réaction immanquable lorsqu’ils restaient silencieux durant trop longtemps. Rire qui ne fit que pousser Eliott à s’esclaffer à ses côtés, fou rire qui lui tirerait presque des larmes. Pourquoi riaient-ils ? Bonne question, dont la réponse résidait probablement dans le bonheur qu’ils éprouvaient à chaque fois qu’ils se trouvaient dans la même pièce. Il la laissa l’entraîner dans le salon, s’installant dans le canapé à ses côtés. Elle semblait avoir une idée en tête, un souvenir ou quelque chose du genre qui rôdait dans son esprit, et il tourna son visage vers le sien, ancrant ses prunelles bleues dans les siennes. Yeux à première vue de la même teinte, mais Ô combien différents lorsqu’on y prêtait un tant soit peu d’attention. Les iris de la jeune femme étaient plus vertes que les siennes, une déclinaison de nuances couleur eau d’océan sur l’extérieur, éclats dorés flirtant avec la pupille en son intérieur. Il connaissait trop bien ces yeux, pour avoir trop souvent rivé les siens dedans. La croyance populaire se plaisait à dire que les yeux étaient le reflet de l’âme ; vu la magnificence des siens, nul doute qu’elle avait une âme sans pareille, bien qu’il n’ait guère besoin de voir ses prunelles pour le savoir. Elle le lui avait déjà prouvé à d’innombrables reprises.

Sourire en coin qui se dessine sur ses lèvres à l’entente de sa petite réflexion, flux de souvenirs qui inonde son esprit. Soirée déjà passée depuis plus d’une semaine, soirée illuminée par la présence incongrue de sa meilleure amie. Photographie qui s’impose à son cortex, cliché qu’il n’a pu oublier pour l’avoir trop longtemps, trop scrupuleusement contemplé. S’il l’avait pu, il l’aurait acheté ; l’œuvre était sublime, heureuse association d’un modèle de toute beauté et d’une photographe de talent. Nul doute que quelqu’un avait déjà dû l’acquérir, et il n’aimait pas l’idée que quelqu’un puisse accrocher chez lui la photographie aveuglante de perfection. Quelqu’un d’autre que lui. Mais Noël approchait, et il ne pouvait se permettre une percée dans son budget. Son sens des responsabilités finirait par le perdre…

- Je vous retourne la question, Mademoiselle Bennett… Arrêtez-moi si je me trompe, mais vous avez vous-même simulé ne pas me connaître…

Seigneur, il reprenait bien trop facilement ce rôle de gentleman en carton tout droit sorti du siècle passé… C’étaient probablement ses origines anglaises qui lui jouaient des tours, lui rendant parfois le vouvoiement presque naturel. Il esquissa une petite grimace, déçu de se rappeler que leur « farce » n’avait pas si bien fonctionné que cela, et ajouta :

- Mais bon, je crois qu’Eily nous a captés… Va falloir que je travaille encore mes talents d’acteur.

Il haussa les épaules, l’air de dire « c’est pas grave, on trouvera un autre moyen de se jouer d’elle », et se releva, allant rapidement chercher son ordinateur portable dans sa chambre. En attendant que la commande arrive, ils pouvaient déjà installer le film, histoire de pouvoir se mettre directement devant et commencer à manger dans la foulée. Lorsqu’il avait aussi faim que présentement, c’était effectivement son estomac qui lui faisait office de cerveau. Il revint au bout de quelques instants à peine et connecta l’appareil à la télévision afin que le visionnage leur soit plus agréable, parcourant rapidement les sites de streaming. Il n’avait pas dix dollars à mettre chaque mois dans un abonnement à Netflix, synonyme de légalité. De toute manière, il n’allait pas finir derrière les barreaux pour avoir osé regarder des films sans payer de temps à autre. Il ne manquerait plus que cela. Tournant la tête vers Lexie, il lui demanda :

- Tu veux regarder quoi, Lex ? On a l’embarras du choix…

Il arqua un sourcil, attendant son avis avant de lancer quoi que ce soit. De toute manière, il savait déjà que s’il avait le malheur de choisir un film qui ne lui convenait pas, elle ferait l’une de ces crises dont elle avait le secret et ils finiraient par regarder ce qu’elle souhaitait.

Il venait à peine de cliquer sur le film sur lequel ils avaient finalement porté leur choix que la sonnette de l’appartement retentit, crispant instantanément le visage du blondinet en une grimace. Il espérait que cela n’aurait pas suffi à réveiller Skylar, qui dormait probablement déjà à poings fermés. Il adressa un sourire à Lexie, rictus qui trahissait sans qu’il en ait conscience son excitation à l’idée d’enfin pouvoir se remplir l’estomac, et lui dit :

- Je descends chercher le dîner, j’en ai pour deux secondes !

Il récupéra quelques billets sur la table de l’entrée et fila par la porte, impatient d’aller récupérer la nourriture. Une fois au rez-de-chaussée, il régla la commande et remonta par l’ascenseur, les bras chargés de barquettes en plastique qui exhalaient une odeur suffisant à faire gronder son ventre de plus belle. Il devait prendre sur lui pour ne pas se jeter sur les mets japonais. De retour dans l’appartement, il déposa le sac sur la table basse du salon et déballa rapidement les différents plats. Comme toujours, il en avait plus que Lexie, leur commande étant proportionnelle à leurs appétits respectifs. De toute manière, c’était lui qui payait cette fois-ci ; il pouvait bien se permettre ce genre de folie.


- Et voilà, mademoiselle est servie !, s’exclama-t-il en reprenant place à ses côtés. Bon appétit !
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J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Lun 5 Déc - 1:42
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Petites mains qui se perdent dans mes cheveux, les emmêlant bien plus qu’autre chose mais je trouve ça tellement adorable que je n’ose même pas lui dire d’y aller un peu plus doucement. Elle sourit dans mes bras et mon cœur implose dans ma poitrine de voir ce petit bout d’enfant être si joyeuse, si candide dans le creux de mes bras. Vague de souvenir et d’émotion à chaque fois que je suis avec elle. Elle me rappelle l’enfance, la petite personne que je voulais chez moi pour m’amuser, la petite sœur que je voulais coiffer et habiller comme une poupée. La petite qui n’a jamais existé. Envolés les petites sœurs, envolés les familles heureuses. Mon visage se tourne doucement vers Eliott pour ne pas déranger Miss Skylar qui s’amuse comme une folle. Je souris à mon meilleur ami l’écoutant attentivement. Bien évidemment je comprenais la galère que c’était d’avoir cours, en suite d’aller travailler mais heureusement pour moi la mission s’arrêtait là, je n’avais pas à subir les humeurs d’un petit être qui demande beaucoup trop d’attention pour le peu de temps qu’il me reste pour moi. Je grimace rien que d’y penser. Je ne sais pas m’occuper de moi-même alors d’une autre personne … Je n’imagine même pas. « Les journées sont tellement longues entre les partiels et le travail en ce moment en plus … » Je soupire rien que d’y penser, chaque année c’était la même chose à la même période entre les contrôles, les oraux et les devoirs à rendre les étudiants du monde entier ne savent plus où donner de la tête. Nous sommes tous dans la même galère et pour certains, les plus pauvres des étudiants, les gens comme moi et Eliott nous sommes obligé de travailler à côté de ça. Puis il y a moi … Accumulant stage, école et emploi …. Je me mets à rire nerveusement, rien que de penser aux horaires de dingue qui m’attendent à l’avenir. Adieu le peu de vie sociale que j’ai. « Je m’en sors plutôt bien dans les partiels pour le moment, le shadow c’est la routine et … OUI j’ai enfin un stage !!! » Bébé Sky’ sursaute dans mes bras et fronce les sourcils en me fixant, complètement dans l’incompréhension de me voir dans cet état. Je mets la main devant ma bouche en lâchant un oups complètement désolé de lui avoir tant fait peur. Je lui fais un bisou sur le front. « Désolé mon cœur tata est contente et devait le dire à papa ! »

Ma main caressant le dos de la petite fille rencontre les doigts de son père à mi-chemin, électricité statique une nouvelle foi, comme au rayon de jouet il n’y a pas si longtemps que ça. Je retire mes doigts très rapidement surprise à chaque fois par la force du contact. Je le fixe un instant et Skylar me sors de mes pensées en poussant la main de son père loin de ses cheveux en minaudant un petit bruit énonciateur de son humeur actuel. C’est-à-dire pas du tout apte à vouloir de l’attention de celui qui la nourrit, l’enfant est d’humeur massacrante pourrais-je dire même. « Ouais va-t’en Eli … Laisse nous entre filles puis j’en ai marre de chopper l’électricité à chaque fois qu’on se touche je vais finir par me dire que t’es mon âme sœur … » Je lui fais un clin d’œil en tirant la langue puis je me rends compte de mon comportement presque … Dragueur ? Pourquoi mon cœur tambourine à vive allure par l’incongru de la situation et dès que nos corps en contact font ce truc étrange ? Pourquoi j’ai constamment cette phrase de ma grand-mère en tête ? Et pourquoi je lui répète encore ça finalement … ? Je me mordille la lèvre rougissant. Je me risque à le regarder une seconde et il n’a pas l’air d’avoir fait attention à ce que je viens de dire particulièrement, il fait une tête étonnée mais pas pour les mêmes raisons que moi. Je reste concentré sur lui et je comprends mieux pourquoi, j’entends aussi son ventre hurler à la mort et je ricane. « Ouais je veux bien des sushis ! » Je tourne la tête vers Skylie et l’aide à me faire une couette. L’attention a beau être ailleurs je repense à cette forte attraction qui nous lie l’un à l’autre. Comme si nous avions une nouvelle foi changée en deux ans, pas que physiquement, pas que mentalement mais aussi dans notre relation. Depuis quelques semaines nous étions plus soudés que jamais l’un à l’autre.

Force de trop parler assis l’un à côté de l’autre de nos vies, à rire et se plaindre la petite blonde commençait à se faire plus calme, plus lourde dans mes bras. Elle s’endormait quelques minutes puis se réveillait, s’agitait un petit peu pour se maintenir debout et ainsi de suite. Je la regardais attendris mais il été vraiment temps pour elle d’aller dormir et force de la voir combattre avec le bras de Morphée je la donnais à son père qui s’éloigna rapidement de moi pour l’amener dans son lit. Je me mis à bailler à mon tour en regardant l’heure. Les sushis arrivaient d’ici maximum une demi-heure, mon ventre commençait aussi à faire des siennes. Passant une main dans mes cheveux pour recoiffer les petites catastrophes capillaires que le petit ange m’avait fait j’entendais au loin la voix d’Eliott parler à sa fille dans sa chambre et j’en souriais. Cette situation me faisait toujours autant glousser comme une gamine tant c’était mignon de le voir si doux avec elle alors qu’avec le reste du monde il était plutôt détestable, pas habile presque à la limite de l’associable. Je ricanais pour moi-même, bien contente qu’avec moi il soit quelqu’un de bien gentil, à l’écoute et protecteur.
Les pas d’Eliott se firent entendre dans le couloir et je tournais la tête vers lui lorsqu’il arriva à ma hauteur pour me demander si je voulais bien venir souhaiter la bonne nuit à Skylar qui me demandait apparemment. Grand sourire qui s’infiltre sur mon visage, cette enfant me surprendra toujours autant. « Elle est trop mignonne ta fille … Plus que toi Monsieur Monahan … » Dis-je en passant à côté de lui, ma main glissant le long de son bras et lui glissant ces mots de ma voix la plus sournoise. Mon geste et ma voix me rappelèrent la soirée d’Eileen comme un effet boomerang. Le soir ou nous avons fait semblant de ne pas nous connaitre. Que nous étions de parfait inconnu qu’elle avait réuni dans le plus grand des hasards. Les meilleurs amis cachés. Je ne sais pas pourquoi nous avions fait ça, jouer tant le jeu ne montrant jamais à aucun moment que tout ceci n’était que mascarade. Nous étions un peu trop joueurs je suppose, beaucoup trop taquin par moment l’un envers l’autre. Mais, qui aime bien châtie bien il parait… Qui aime beaucoup châtie en conséquence par logique. Depuis toujours j’agissais de la sorte avec Eli’ le trouvant tellement beau et séduisant, à force de le mettre sur un piédestal j’avais l’impression que lui-même le savait qu’il était pour moi une forme de perfection masculine. Alors pour palier à cette impression, pour qu’il ne se rende pas compte de l’amour et de l’affection que je lui porte au fin fond de mon cœur je préfère continuer à le taquiner, lui rappeler qu’il n’est pas le plus beau et le meilleur.

Chambre rose poupée et remplie de jouet qui font rêvée, la chambre parfaite pour une petite princesse comme elle. Je m’approche de son lit doucement et vient lui faire un énorme câlin et un bisou pour qu’elle s’endorme. « Bonne nuit Skylie fait de beau rêve mon cœur… » Nous refermons la porte derrière nous et restons un instant en silence pour entendre si elle ne fait pas de bêtise ou ne pleure pas. Le silence est total, je ne sais pas pourquoi je me mets à rire et il me suit dans mon fou rire. « Allons au salon avant qu’elle nous entende » Lui dis-je en chuchotant attrapant son bras pour aller jusqu’au salon reprenant place sur le canapé en silence, on se regarde droit dans les yeux et j’ose briser le calme un sourire en coin. « Alors Monsieur Monahan vous avez honte de me connaitre devant Eileen pour simuler que vous ne me connaissez pas ? » Je bats des cils et attrape une mèche de mes cheveux que je m’amuse à enrouler entre mes doigts en attendant une réponse du jeune homme qui me fait face.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Mar 6 Déc - 1:57
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× ft. Lexie & Eliott
Doigts qui s’effleurent, éclair chargé d’électricité qui court entre eux, traversant simultanément leurs corps. Sensation nouvelle, sensation encore inconnue pour le jeune homme qui ne l’a jamais expérimenté qu’une seule fois, quelques semaines plus tôt au cœur d’un magasin de jouets. Bien évidemment, il avait déjà échangé des courants d’électricité statique avec des personnes par le passé. Mais ils n’étaient en rien comparables à la situation présente. Ils ne lui avaient jamais donné l’impression que des étincelles invisibles jaillissaient entre eux deux. Ils ne lui avaient jamais provoqué des coups au cœur tellement brutaux que c’en était presque douloureux. Et il ne comprenait pas cela. Sincèrement, il ne comprenait pas ce qui se passait depuis quelques temps. Ce qui lui arrivait. Pourquoi ces réactions chimiques semblaient se produire à chaque fois que Lexie et lui ne faisaient ne serait-ce que s’effleurer. Pourquoi les traits de son visage, les courbes de son corps l’obsédaient à ce point. Pourquoi la jolie blonde au visage d’ange avait pris d’assaut son esprit, occupant la moindre de ses pensées. Il était habitué à souvent songer à elle – elle était sa meilleure amie, après tout. Mais là… Là, tout ceci avait pris une ampleur sans précédent. Peut-être était-ce parce que, pour la première fois depuis près de trois ans, il s’autorisait enfin à relâcher un peu la pression qu’il se mettait. Sans doute. Cela laissait à son imagination fertile tout l’espace dont elle pouvait rêver.

Ses yeux se levèrent une énième fois vers le plafond à l’entente de sa phrase, unique moyen qu’il ait trouvé pour masquer le trouble que ses paroles avaient suscité en lui. Des âmes sœurs… Sérieusement ? Il avait souvent considéré Lexie ainsi, mais uniquement sur un plan amical. C’était la personne avec qui il s’entendait le mieux, avec qui il se permettait le plus d’être lui-même, celle qui le rendait le plus heureux. C’était également celle dont il supportait le moins l’éloignement. À cet égard, on pouvait donc probablement parler d’âme sœur. Mais était-ce réellement un terme qui se prêtait à l’amitié ? Et puis même, étaient-ils encore amis ? Probablement que oui, même si ses pensées n’étaient pas des plus amicales depuis quelques temps. Pour autant, des pensées restaient des pensées, fantasmes secrets précieusement confinés dans son esprit et nullement partagés par la jeune femme. Pourquoi donc chercher à tout compliquer, à ruiner une relation si importante à ses yeux ?

- Mais t’as quoi avec cette expression ?, lui demanda-t-il sur un ton taquin. Fais gaffe, je vais finir par croire que t’as un crush sur moi…

Réplique malicieuse sur fond de vérité ignoré, insouciance et imprudence propres au jeune homme, palabres qui pouvaient faire plus de dégâts qu’il ne l’aurait soupçonné. Ne s’attardant pas davantage sur ses pensées trop complexes pour son état de fatigue, il porta le combiné à son oreille, ayant déjà composé le numéro du livreur asiatique sans attendre l’accord de son amie. Il se doutait, à juste titre, qu’elle ne saurait refuser sa proposition. Il passa rapidement la commande, demandant ce qu’il savait être l’assortiment favori de Lexie, ainsi que de quoi sustenter son appétit d’ogre. Il ne savait bien évidemment pas tout de la jeune femme, mais il connaissait par cœur ce genre d’informations capitales, comme tout bon ami qui se respecte.


Porte close dans leur dos, regards échangés tout en prenant garde d’observer un parfait silence. Et comme toujours, cela ne rata pas ; Lexie, trop facilement distractible, éclata de rire, réaction immanquable lorsqu’ils restaient silencieux durant trop longtemps. Rire qui ne fit que pousser Eliott à s’esclaffer à ses côtés, fou rire qui lui tirerait presque des larmes. Pourquoi riaient-ils ? Bonne question, dont la réponse résidait probablement dans le bonheur qu’ils éprouvaient à chaque fois qu’ils se trouvaient dans la même pièce. Il la laissa l’entraîner dans le salon, s’installant dans le canapé à ses côtés. Elle semblait avoir une idée en tête, un souvenir ou quelque chose du genre qui rôdait dans son esprit, et il tourna son visage vers le sien, ancrant ses prunelles bleues dans les siennes. Yeux à première vue de la même teinte, mais Ô combien différents lorsqu’on y prêtait un tant soit peu d’attention. Les iris de la jeune femme étaient plus vertes que les siennes, une déclinaison de nuances couleur eau d’océan sur l’extérieur, éclats dorés flirtant avec la pupille en son intérieur. Il connaissait trop bien ces yeux, pour avoir trop souvent rivé les siens dedans. La croyance populaire se plaisait à dire que les yeux étaient le reflet de l’âme ; vu la magnificence des siens, nul doute qu’elle avait une âme sans pareille, bien qu’il n’ait guère besoin de voir ses prunelles pour le savoir. Elle le lui avait déjà prouvé à d’innombrables reprises.

Sourire en coin qui se dessine sur ses lèvres à l’entente de sa petite réflexion, flux de souvenirs qui inonde son esprit. Soirée déjà passée depuis plus d’une semaine, soirée illuminée par la présence incongrue de sa meilleure amie. Photographie qui s’impose à son cortex, cliché qu’il n’a pu oublier pour l’avoir trop longtemps, trop scrupuleusement contemplé. S’il l’avait pu, il l’aurait acheté ; l’œuvre était sublime, heureuse association d’un modèle de toute beauté et d’une photographe de talent. Nul doute que quelqu’un avait déjà dû l’acquérir, et il n’aimait pas l’idée que quelqu’un puisse accrocher chez lui la photographie aveuglante de perfection. Quelqu’un d’autre que lui. Mais Noël approchait, et il ne pouvait se permettre une percée dans son budget. Son sens des responsabilités finirait par le perdre…

- Je vous retourne la question, Mademoiselle Bennett… Arrêtez-moi si je me trompe, mais vous avez vous-même simulé ne pas me connaître…

Seigneur, il reprenait bien trop facilement ce rôle de gentleman en carton tout droit sorti du siècle passé… C’étaient probablement ses origines anglaises qui lui jouaient des tours, lui rendant parfois le vouvoiement presque naturel. Il esquissa une petite grimace, déçu de se rappeler que leur « farce » n’avait pas si bien fonctionné que cela, et ajouta :

- Mais bon, je crois qu’Eily nous a captés… Va falloir que je travaille encore mes talents d’acteur.

Il haussa les épaules, l’air de dire « c’est pas grave, on trouvera un autre moyen de se jouer d’elle », et se releva, allant rapidement chercher son ordinateur portable dans sa chambre. En attendant que la commande arrive, ils pouvaient déjà installer le film, histoire de pouvoir se mettre directement devant et commencer à manger dans la foulée. Lorsqu’il avait aussi faim que présentement, c’était effectivement son estomac qui lui faisait office de cerveau. Il revint au bout de quelques instants à peine et connecta l’appareil à la télévision afin que le visionnage leur soit plus agréable, parcourant rapidement les sites de streaming. Il n’avait pas dix dollars à mettre chaque mois dans un abonnement à Netflix, synonyme de légalité. De toute manière, il n’allait pas finir derrière les barreaux pour avoir osé regarder des films sans payer de temps à autre. Il ne manquerait plus que cela. Tournant la tête vers Lexie, il lui demanda :

- Tu veux regarder quoi, Lex ? On a l’embarras du choix…

Il arqua un sourcil, attendant son avis avant de lancer quoi que ce soit. De toute manière, il savait déjà que s’il avait le malheur de choisir un film qui ne lui convenait pas, elle ferait l’une de ces crises dont elle avait le secret et ils finiraient par regarder ce qu’elle souhaitait.

Il venait à peine de cliquer sur le film sur lequel ils avaient finalement porté leur choix que la sonnette de l’appartement retentit, crispant instantanément le visage du blondinet en une grimace. Il espérait que cela n’aurait pas suffi à réveiller Skylar, qui dormait probablement déjà à poings fermés. Il adressa un sourire à Lexie, rictus qui trahissait sans qu’il en ait conscience son excitation à l’idée d’enfin pouvoir se remplir l’estomac, et lui dit :

- Je descends chercher le dîner, j’en ai pour deux secondes !

Il récupéra quelques billets sur la table de l’entrée et fila par la porte, impatient d’aller récupérer la nourriture. Une fois au rez-de-chaussée, il régla la commande et remonta par l’ascenseur, les bras chargés de barquettes en plastique qui exhalaient une odeur suffisant à faire gronder son ventre de plus belle. Il devait prendre sur lui pour ne pas se jeter sur les mets japonais. De retour dans l’appartement, il déposa le sac sur la table basse du salon et déballa rapidement les différents plats. Comme toujours, il en avait plus que Lexie, leur commande étant proportionnelle à leurs appétits respectifs. De toute manière, c’était lui qui payait cette fois-ci ; il pouvait bien se permettre ce genre de folie.


- Et voilà, mademoiselle est servie !, s’exclama-t-il en reprenant place à ses côtés. Bon appétit !
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Mar 6 Déc - 14:11
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Comment aurais-je pu avoir honte d’Eliott, qui oserait avoir honte de connaitre un jeune homme si intéressant, autant captivant par ce qu’il est, par la vie qu’il mène et les émotions qu’il suscite dans mon palpitant. Le jour de l’exposition d’Eileen, j’en avais vue des tonnes des photos, certaines m’avaient faites rire, d’autres m’avaient rendue triste et puis il y avait eu la photographie d’Eliott et Skylar … Elle m’avait bouleversée, renversée dans un flow d’émotion incontrôlable. La beauté du cliché m’avait frappé de plein fouet, une claque que jamais je n’oublierais. J’en avais oublié un instant que le garçon à mes coté était un père de famille, j’en avais oublié que la petite fille assise dans le bac à sable au loin dans le cliché était sa fille. Je m’étais simplement focalisé sur lui et uniquement lui, ses cheveux en bataille, son indémodable jean noir troué, sa paire de vans usées et sa barbe de trois jours qui représentait l’homme et non plus le bébé que j’avais connu au collège. Je l’avais trouvé magnifique, imparfaitement parfait avec sa mine fatiguée, ses yeux plissés par la clarté du soleil tapant sur son visage. J’étais tombé amoureuse, amoureuse d’une photo, celle où il était présent lui particulièrement. Cette photo était mon coup de cœur des nombreux tirage juxtaposé les uns aux autres. Il ne cesserait donc jamais de me plaire même avec les années qui défilait, les années à nier l’évidence sous mon nez. Jamais, ô grand jamais je ne serai embarrassé de le présenter. Je me mets à rire sous ses yeux, le rire franc et insoutenable tant imaginer qu’il puisse être une source de honte m’est insupportable. « Monsieur Monahan, j’ai tellement honte de vous … Il est effectivement préférable que nous fassions comme si nous ne nous connaissions pas en public … » Je roule des yeux et pose ma main sur la sienne en lui faisant un sourire chaleureux, réconfortant. Cette foi pas d’électricité statique entre nous s’en est presque rassurant. « Je rigole, je t’ai juste suivi dans ton délire ça me plaisait d’imaginer une rencontre différente avec toi » Légère pression sur sa main pour appuyer mes mots. Une rencontre différente, ailleurs que dans un collège et une classe rempli d’adolescent plus méchant les uns que les autres, la rencontre d’enfants perdu dans la vie comme lui et moi.

Connaissant mon meilleur ami, je sais que si nous nous étions rencontrées plus tard dans la vie nous n’aurions pas la même relation du tout, pas la même approche. Je sais qu’il ne serait pas tant tactile, si aimable avec moi et que je serai encore plus froide que ce je suis déjà. Mais je sais aussi que je ne l’aurai pas regardé un seul instant comme un potentiel meilleur ami mais plutôt avec des yeux de biche, des yeux de femme complètement charmée par l’homme en face d’elle. Car il faut l’avouer, l’Eliott Monahan de dix-neuf ans était bien plus attirant que l’Eliott que j’avais rencontré dans la cour de recrée.  Si nous nous étions rencontrés dans le présent je serais aussi surement de celles qui auraient décampés en apprenant qu’il avait déjà un enfant à son âge … C’est une triste réalité, malheureuse que de rater sa chance à cause d’une petite fille dont il a appris l’existence qu’une foi qu’elle fut née. Mais je peux comprendre le regard d’une demoiselle en se voyant déjà belle-mère à peine sorti elle-même de l’adolescence. J’avais moi-même stopper de rêver d’une relation avec lui dès que Skylie avait pointé le bout de son nez il y a bientôt trois ans de cela. J’étais jeune et bien bête. Il était maintenant impossible de dissocier Eliott de sa fille. C’était soit les deux, soit rien.

Le temps qu’il aille chercher son ordinateur je m’étais occupé de m’enlever ces longues bottes qui commençait à me faire souffrir à l’usure de la journée que je venais de passer. Les posant dans un coin du salon je m’allongeais sur le canapé. Lorsqu’il revint son ordinateur en main et qu’il en eut fini avec ses branchements il revint s’asseoir à mes côtés attrapant mes jambes pour les soulever et les reposer sur ses genoux comme si j’étais un simple coussin qu’on enlevait et reposait sur soi en prenant place sur le fauteuil. « J’étais bien allongé confortablement sans toi moi… » Ma tête sur l’accoudoir que je penchais pour avoir une meilleure vision sur lui et les choix de film qu’il me proposait, à l’aide de mon pied j’appuyais sur son bras pour l’embêter en attendant de faire ma sélection. « Mmh… Mr Nobody ? » ça faisait des mois et des mois qu’il me bassinait avec ce film, me disant qu’il l’avait déjà vue et qu’il souhaitait vraiment que je le vois une seule foi pour en donner mon avis que je ne regretterai pas et à chaque foi je choisissais autre chose. J’étais une amie déplorable mais ce soir je faisais un effort, ce soir nous allions regarder ce qui lui faisait plaisir à lui.

Le film vient à peine de commencer que la sonnette retentit dans l’appartement nous faisant sursauter autant l’un que l’autre. Je m’assois dans une position dite normale, faisant glisser mes jambes des genoux d’Eli jusqu’au sol froid que mes pieds rencontrent. Je grimace et je remonte rapidement mes jambes sur le canapé dès qu’il s’est levé, il attrape les billets posés négligemment sur la table basse et s’en va à toute vitesse chercher nos mets. Moi, pendant ce temps je me lève et vais chercher dans sa cuisine des verres, des couverts et les boissons que je dispose sur la table basse en posant l’ordinateur parterre qui prenait trop de place. Aussi vite descendu que remonté il revint les mains chargées de sachet comportant notre diner de ce soir, je souris à le voir aussi heureux de voir le repas. Il déballe tout et je viens me poser à côté de lui, déposant un baiser sur sa joue. « Merci pour les sushi Eli’ » Je bats des cils devant lui et ouvre une première barquette ou sont disposés les brochettes japonaises j’en attrape une pour moi lui et lui en donne une deuxième, je ris lorsque nous trinquons le bout de nos brochettes avant d’en mordre le bout. « Bon appétit ! » Je souris et ferme les yeux tant ces bons, rien n’est meilleur que les sushis dans la vie. Nous remettons le film en marche et nous mangeons en silence, l’un à côté de l’autre.

Bâillement qui s’échappe d’entre mes lèvres, tête qui petit à petit s’est glissé sur l’épaule de mon ami, je fixe l’écran sans trop y faire attention, le film est bien, superbement bien même mais je suis occupé à jouer avec les doigts d’Eli, drôle d’attirance sur le bout de nos doigts depuis que nous faisons des étincelles par moment. Je chercherai presque à reproduire de l’électricité statique pour comprendre ce qui déclenche cette décharge entre nous, je colle le bout de mon index au sien et je me mets à rire en me faisant penser à E.T, j’écarte mon doigt et caresse le haut de sa main du bout de mes ongles pendant que lui est scotché à l’écran, fasciné par son film. « J’ai froid … » dis-je doucement, je le regarde avec des yeux tout doux, le chat botté est en moi tout à coup. Espérant qu’il va se lever pour me donner une couverture. Je dépose un bisou sur son épaule avant d’y reposer ma tête mais il ne tourne même pas la tête. « S’il-te-plait je veux un plaid … » Il ne réagit pas, je me mordille la lèvre pour ne pas exploser de rire, faire semblant de ne pas m’écouter … Ce salop … Je glisse mes doigts sur ses cotes et commence à appuyer, chatouiller pour le faire réagir mais toujours rien il fixe l’écran en se retenant de rire. « T’es vraiment méchant avec moi… » Je me décale boudeuse et part à l’autre bout du canapé, attrapant mes jambes et les collants à ma poitrine dans l’espoir de me réchauffer.

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Jeu 8 Déc - 20:16
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Mr. Nobody. Le meilleur film que le cinéma du vingt-et-unième siècle ait produit, selon Eliott. Alliance exquise de poésie et de réflexions sur la vie, combinée à un casting de rêve, une équipe d’acteurs qui donnait vie au récit à la perfection, transmettant les émotions des personnages avec une justesse si particulière qu’il lui avait tiré des larmes la première fois qu’il l’avait vu, lorsqu’il était plus jeune et n’avait pas encore parfaitement constitué sa carapace hermétique à tout sentiment. Ce film, il l’avait vu un nombre incalculable de fois, sans doute trop, même. Mais il ne s’en lassait pas, alors pourquoi mettre un terme aux bonnes choses ? Ce genre de films, au scénario original qui fait réellement réfléchir, étaient bien trop rares pour s’en priver. Chaque fois qu’il le regardait, il l’interprétait d’une manière sensiblement différente, prenant en compte des détails qu’il n’avait jusqu’alors pas remarqués ou trouvant un autre sens à certaines répliques. C’était une œuvre qui avait la richesse suffisante pour permettre cela, avec ces histoires qui se développaient en arborescence, ayant comme ligne de conduite l’impact de nos choix sur notre vie, du plus anodin au plus important. Il se trouvait toujours totalement retourné après le visionnage de ce film, et était capable de cogiter des heures durant à ce sujet.

Il avait toujours partagé les choses qu’il aimait le plus avec les personnes importantes à ses yeux, c’était pour lui un acte des plus naturels. Lexie était importante pour lui, à tel point qu’elle avait pris une place toute particulière dans son cœur, rejoignant un cercle très fermé dans lequel ne s’étaient jamais trouvé, autre que la jeune femme, sa mère et sa fille. Et c’était bien tout. Elle faisait partie des trois filles, des trois femmes qu’il aimait le plus dans ce monde. Mais jamais il ne le lui dirait, plutôt mourir. Il n’était pas ce genre de garçon qui criait sur tous les toits son amour pour le monde entier. Il espérait simplement que sa meilleure amie sache qu’il l’aimait, sans qu’il ait besoin de le lui répéter à chaque fois qu’ils se voyaient. Ainsi, il avait toujours aimé montrer à ses proches ce qui lui plaisait, et cela faisait un temps fou qu’il faisait à Lexie les louanges de ce film, sans qu’elle n’ait jamais accepté de le regarder. Ce qui était, selon lui, un bien grand tort. Mais contre toute attente, elle venait de proposer d’elle-même de le voir, provoquant immédiatement un large sourire sur les lèvres de son meilleur ami. Il était heureux de le revoir, comme toujours, et l’était d’autant plus à l’idée de le regarder avec elle. Depuis le temps qu’il la bassinait avec cela… Il espérait de tout cœur qu’il lui plairait ou, tout du moins, qu’elle ne finirait pas par s’endormir devant, comme cela pouvait lui arriver. D’autant plus que ce film durait plus de deux heures et demie. Il s’installa donc à ses côtés, tentant de rester sérieux face à son petit numéro de charme, battements de cils en prime.

- Qu’est-ce qui se passe, t’as une poussière dans l’œil ?, lui demanda-t-il le plus sérieusement possible, feignant l’indifférence la plus totale face à son regard de biche, comme s’il ne lui faisait pas le moindre effet. Ce qui était bien évidemment totalement faux.

Après lui avoir retourné son « bon appétit », il commença à manger, savourant le dîner. Il ne comprendrait jamais les gens qui n’aimaient pas la cuisine japonaise. Elle renfermait pourtant tant de saveurs différentes, on passait en quelques instants du chaud au froid, du salé au sucré… Il aurait ainsi dû y en avoir pour tous les goûts, mais manifestement non, puisqu’il y avait encore des gens pour détester cela. Repas bien rapidement ingurgité, cadavres de boîtes plastiques empilés sur un coin de la table et estomacs bien remplis ; Eliott s’enfonça un peu dans le canapé histoire de digérer tranquillement, reportant son attention sur le film qui était bien loin d’être terminé. Il était subjugué, comme toujours face à ce qu’il considérait comme étant un chef-d’œuvre, et cela se voyait. Regard azur rivé sur l’écran, sourcils légèrement froncés par la concentration, par l’activité cérébrale que générait immanquablement ce film en lui, petit pli creusé sur son front… Il sourit pourtant en coin en entendant bâiller sa meilleure amie ; il se doutait depuis le début qu’elle ne tiendrait pas les deux heures et demie, prédiction qui se voyait confirmée par sa tête qu’il sentait peu à peu glisser contre son épaule. Il la laissait faire, ayant l’habitude qu’elle s’endorme contre lui, et appréciant sa présence à ses côtés. Elle était l’une des rares personnes qu’il laissait dormir sur lui.

Son attention, qui était si sérieusement focalisée sur le film, fut détournée en sentant la jeune femme jouer avec ses doigts. Contact parfaitement supportable, tout du moins jusqu’à ce qu’elle se mette à caresser distraitement le dos de sa main. Contact qui n’avait probablement rien de spécial pour elle, mais qui provoqua en lui des petits frissons qu’il sentit remonter le long de son échine. Il déglutit, gardant soigneusement les yeux rivés sur l’écran. Pour le coup, il ne prêtait plus le moindre intérêt au film qui se déroulait devant eux ; toute son attention, le moindre de ses sens étaient focalisés sur cette parcelle de peau que ses ongles ne cessaient de parcourir, torturant sans pitié son palpitant. Il s’humecta légèrement les lèvres, retenant un soupir de soulagement lorsqu’enfin elle cessa ses caresses. Il ne savait pas ce qui se serait passé si elle avait continué quelques instants de plus, mais cela jouait clairement sur son cerveau et sa raison. Et ce n’était jamais bon.

Comme il ne tarda pas à s’en apercevoir, elle ne s’était arrêtée que pour mieux le distraire, réclamant une couverture avec une détermination assez impressionnante. Mais elle avait cessé de jouer avec ses nerfs, et ses idées n’avaient pas tardé à retrouver leur clarté, faisant revenir au galop l’aspect « gros chieur » de sa personnalité. Ce n’était pas drôle de lui donner immédiatement ce qu’elle demandait. En revanche, la faire attendre un peu, la faire mariner quelques minutes, ça c’était drôle. Il prit donc sur lui pour focaliser toute son attention sur l’écran, même s’il n’écoutait absolument plus les dialogues du film, faisant de son mieux pour ne pas ne serait-ce que lui accorder un regard. Il devait se faire violence pour ne pas laisser un sourire transparaître sur son visage tandis qu’il sentait ses lèvres se déposer sur son épaule, et qu’il l’entendait trépigner à ses côtés. Et voilà, il lui avait fallu peu de temps pour renoncer et aller bouder à l’extrême opposé du canapé. Laissant enfin un sourire amusé illuminer son visage, il secoua la tête comme s’il était fatigué de son amie et leva les yeux au ciel, symbole d’arrogance qu’il reproduisait un nombre incalculable de fois chaque jour. Même Skylar s’y était mise, étant encore dans cet âge où l’on ne fait que reproduire le comportement de ses parents.

La vérité était toute simple : il était fatigué et avait franchement la flemme d’aller chercher un plaid dans sa chambre. Aussi, par souci d’économie d’énergie et parce qu’il avait presque chaud, il retira son sweat-shirt, relevant par mégarde son T-shirt et dévoilant par la même l’élastique de son boxer. Il passa une main dans ses cheveux, ébouriffés par le passage du vêtement par-dessus sa tête, et attira Lexie vers lui.

- Boude pas, roh… Allez, viens par-là toi…

Sans plus de cérémonie, il passa autour du cou de la jeune femme le col de son sweatshirt, lui laissant le soin de glisser ses bras dans les manches du haut au moins deux fois trop grand pour elle. Une fois qu’elle se fut arrangée avec le vêtement, il la prit contre lui et la serra dans ses bras, lui frictionnant le dos et les bras afin qu’elle puisse se réchauffer. Il n’était pas le meilleur ami du monde, mais il tentait en tout cas d’assurer un minimum. Il reporta son attention sur le film et, au bout de quelques minutes, baissa de nouveau les yeux vers son amie, avant de déposer un petit baiser sur son front :


- Tu te sens mieux ?
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Ven 9 Déc - 0:42
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Je roulais des yeux en mangeant ma petite brochette tout en entendant sa dernière phrase, sa dernière palabre qu’il osait me sortir sur un ton des plus sérieux. Une poussière dans l’œil … Mais oui c’est clair !  Bien sûr, une énorme poussière dans l’œil, un mouton même. Qu’il fasse semblant de pas comprendre ce qu’est un battement de cil d’une fille… « Ouais … J’ai un truc dans l’œil tu veux pas regarder de plus près ? » Je m’approchais de lui en ouvrant grand les yeux, je faisais aller mon œil vers le haut en souriant bien sagement pendant qu’il regardait attentivement si une poussière c’était glissé dans ma paupière. J’avais une belle idée en tête. Alors que nous étions si proche l’un de l’autre, lui penché sur moi en regardant de fond en comble mon œil cherchant quelque chose d’inexistant je m’autorisais à lui piquer des mains sa brochette et croquer dedans sans contrefaçon, me calant bien au fond du canapé rapidement alors que lui restait hébétait de mon action. J’haussais les sourcils de façon désabusée. « Faut ouvrir l’œil mon petit … » Je lui envoyais un bisou de la main en ricanant, moi aussi je pouvais être joueuse et une belle emmerdeuse quand je le souhaitais.  

Attention détournée du film lorsque je me mets à le regarder attentivement finir mon plateau avec presque de l’admiration, me demandant comment faisait-il pour ingurgiter autant sans avoir mal au ventre. Mes yeux glissent sur ses mains d’un blanc laiteux qui attrape un ultime sushi pour le porter à ses lèvres, je le regarde faire et je continue de me questionner sur comment fait-il pour être si bien taillé en mangeant autant ? Comment fait-il pour ne pas être écœuré après tout ça ? Trop de questions inutiles et qui resteront surement sans réponse. La simple logique est qu’il est deux fois plus grand que moi et qu’il est un homme. Je ne pourrais jamais avoir un estomac comme le sien et j’en suis rassuré, connaissant mon métabolisme il suffit que je boive de l’eau un peu trop rapidement et je prends neuf cent grammes. Mes prunelles suivent minutieusement sa main déposer la dernière barquette vide sur ses sœurs les autres barquettes qui forment une petite tour de Pise et je souris. « Wow … Chapeau une fois de plus t’as tout terminé ! » J’applaudis doucement et reporte mon attention sur le film que nous regardons en ayant rater une petite scène du chef-d’œuvre que je suis censée suivre.

Soupire qui s’échappe d’entre ses lèvres alors que j’arrête de caresser sa main, je me pince les lèvres me sentant coupable. Je l’agace surement à être si tactile pour rien. Je suis une emmerdeuse même quand je ne souhaite pas l’être, j’ai honte et mes joues rosissent instinctivement. Je retire bien loin mes mains des siennes et les calles entre mes genoux coller l’un à l’autre pour les garder au chaud en fixant le film quelques minutes avant de me rendre compte qu’il faisait vachement froid, beaucoup trop froid dans cet appartement pour le petit pull que je portais. J’étais une affreuse meilleure amie pot de colle tout à coup alors que je ne l’avais jamais été auparavant. Pourtant ce n’est pas plus tard que trois minutes après que je reprenais du service en lui suppliant une couverture, déposant un baiser sur son épaule, passant mes doigts sur ses côtes, doigt qui passe sous le pull ainsi que le tee-shirt pour lui pincer le peu de graisse qu’il a au niveau de l’abdomen mais rien y fait, il ne répond pas alors je soupire à mon tour en arrêtant de le toucher. Je me vexe presque de le voir m’ignorer et je vais me réfugier dans un coin du canapé en fixant la télévision, plus aucune attention réelle pour le film. Il sourit, je l’entends tourner sa tête vers moi et du coin de l’œil je vois ses dents d’un blanc éclatant. Je retourne directement les yeux droits devant moi en restant dans ma position. Je l’entends bouger mais j’essaie de ne pas faire attention à lui. Malgré cela, mon esprit bien trop curieux se tourne lorsqu’il enlève son pull et mes pupilles font leurs trajets tranquillement sur le torse apparent d’Eli ainsi que sur la fine bandelette du caleçon qui dépasse de son jean. Coup de chaud qui monte au visage, mes yeux restent plantés là jusqu’à que sa tête toute décoiffée ne sorte de son pull, je tourne la tête juste à temps comme si de rien était.

Il me demande de pas bouder, la blague… Je ne tourne pas le visage vers lui pour autant. Sa main vient s’agripper à mon bras qu’il tire pour me ramener vers lui, je force un instant pour ne pas céder mais rien n’y fait. Il sera toujours plus fort que moi, il me tirera jusqu’à que j’abandonne, je le sais. Alors je me laisse glisser jusqu’à lui en continuant de regarder les sourcils froncés Jared Leto qui fout un peu le bordel à sa vie en faisant des choix qui ne me plaisent guère. Vision obstruée par un vêtement qui vient sur ma tête, j’émerge rapidement le visage du trou du sweatshirt d’Eli en continuant de regarder le film de façon pour une foi passionné, complètement scotché par les actions qui se passent à l’instant même dans cette cinématique. Mes bras vont se perdre dans les manches trop larges et longues pour moi. Ne me trouvant pas assez proche de lui, le blond me tire un peu contre lui, la moitié de mon dos contre son torse il me fit d’abord un câlin qui me fit lever les yeux au ciel. Il ne pensait quand même pas m’avoir avec si peu ? Si ? En tout cas il était sur la bonne voie il faut l’avouer. Le gentleman à en devenir se met à me frotter les bras et le dos délicatement pour me réchauffer, méthode bien pratique et qui me fait sourire. Je reste dans cette position sans dire un mot le laissant faire et me collant un peu contre lui recherchant un peu de chaleur en plus.

Yeux qui commencent à se fermer doucement tant la caresse dans le dos qui remonte vers la nuque est plaisante, pression sur mon front qui me fait cligner des yeux plusieurs fois avant de les ouvrir pour de vrai le regardant en me frottant la joue avec la manche de son pull. « Moui, tu m’as tenue chaud bouillote ambulante … » Je lui fais un large sourire gratifiant et je me laisse glisser complètement contre lui au point de nous retrouver allongé l’un contre l’autre dans le canapé. Nos jambes se touchant, ainsi que son torse serrer contre mon dos. Je ris doucement, ne voulant pas réveiller Skylar « Tu prends toute la place espèce de gros… » J’essaie de récupérer un peu de place dans le canapé en le poussant à l’aide de mes fesses mais rien n’y fait, trop lourd pour moi nous restons au même point« Je crois je vais dormir ici … Flemme de rentrer après … » J’attrape son bras et l’utilise comme oreiller pour ma tête en restant concentré sur la télévision. « Ça ne te gêne pas hein que je reste cette nuit … ? » Je tourne deux secondes mon attention vers lui pour avoir son approbation bien que je sois certaine qu’il acceptera je me sens toujours autant obligée de lui demander sa permission et je dis presque à demi voix. « Je préparerais le petit déjeuner … » Je lève les yeux au ciel en rajoutant cette petite clause au fait que je dorme ici, comme si ça allait m’aider à lui faire dire oui. « Enfin je dors ici que si tu me passe un plaid hein … Si tu fais comme tout à l’heure je préfère rentrer chez moi-même dans la nuit dangereuse tu vois … » Je ricane mais une part de vérité se cache dans ma phrase, pas la partie ou je préfère rentrer chez moi si il ne me passe pas un plaid mais celle ou la nuit me fait peur, que la ville devient dangereuse. J’ai une crainte du danger, d’aller dans le Bronx en pleine nuit je serai bien plus rassuré d’y rentrer demain matin alors je prie presque fort pour qu’il m’accepte sur son canapé.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
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Dim 11 Déc - 20:03
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Petit sourire en coin tandis qu’il s’approche de la jeune femme, observant attentivement son œil à la recherche d’une poussière qu’il savait inexistante. Seulement voilà, il entrait dans son jeu, de la même manière qu’elle entrait toujours dans le sien. C’était une constante entre eux deux ; depuis toujours, ils passaient leur temps à se jouer d’eux-mêmes ou des autres, et si l’un d’entre eux cassait le délire, ce serait subitement beaucoup moins drôle. Une forme d’accord tacite avait donc été établie entre eux, raison pour laquelle il se précipitait actuellement dans la gueule du loup, sans se douter une seule seconde de l’idée que son amie avait derrière la tête. Avant qu’il ait le temps de réagir, il vit donc sa brochette lui glisser des mains et disparaître dans le gosier de Lexie, pour son plus grand désespoir. Il mit quelques secondes à se remettre du choc, outré qu’elle lui ait subtilisé ainsi une infime partie de son repas. Non pas que ce ne soit pas habituel avec elle, mais la nourriture était pour lui quelque chose de sacré, et cela le heurtait toujours qu’on ose lui en dérober de la sorte. Fidèle à son courage légendaire, sa meilleure amie s’était réfugiée à l’autre bout du canapé, ne laissant d’autres choix au jeune homme que de lui envoyer un coup de pied, bien évidemment pas suffisamment fort pour lui faire mal. Heureusement qu’il  savait maîtriser sa force. Avec une moue boudeuse, il s’enfonça dans son coin de canapé après avoir pris une nouvelle brochette.

- J’aurais dû écouter ma mère lorsqu’elle me disait de me méfier des femmes… Plus jamais je m’occupe de toi Lex, tu peux toujours courir !

Pupilles qui se tournent vers le plafond suite à ces mots tandis qu’il reporte son attention sur le film, se retrouvant au bout de quelques minutes à peine avec la blonde dans les bras. Étreinte amicale habituelle pour eux, position câline dans laquelle ils terminent immanquablement lorsqu’ils regardent un film. Elle est bien l’une des seules personnes avec qui il s’autorise un comportement pareil, placé sous le signe de contacts bien trop rares pour lui. Jeune femme qui s’endormirait presque contre lui, il le sent bien à la manière dont son corps s’alourdit entre ses bras, glissant lentement contre le sien. Pauvre Lexie qui doit être épuisée, à jongler entre ses cours et son travail. S’il s’est habitué à la fatigue, il sait bien que ce n’est pas si simple pour tout le monde. Sa question sembla la réveiller quelque peu, et un sourire heureux, soulagé prit place sur ses lèvres à l’entente de sa réponse. Il avait besoin de savoir qu’elle se sentait bien.

- Si ça t’embête, je peux toujours te laisser geler loin de moi, hein…

Rictus malicieux qui prend place sur ses lèvres, palabres tout aussi moqueurs qu’ils sont faux puisqu’il la laisse s’allonger contre lui, s’étendant lui aussi à ses côtés sur le canapé trop petit pour leurs deux corps plus grands que la normale. Corps dont la proximité serait presque suspecte, membres qui s’effleurent jusqu’à parfois carrément se toucher. Il posa négligemment son bras sur la taille de Lexie, le laissant pendre contre son ventre afin d’adopter une position confortable et moins propice à un engourdissement désagréable. Dents qui viennent se nicher dans sa lèvre inférieure lorsqu’il sent les fesses de la jeune femme se presser contre son entrejambe, esprit envahi par le constat que seules quatre minces couches de tissu les séparent, bassin qu’il décale sensiblement pour rompre cette proximité dangereuse. Attention une nouvelle fois détournée du film, attention entièrement focalisée sur mini-Eliott pour tenter de le calmer, de lui éviter de se manifester maintenant. Au vu de leur présente proximité, son amie sentirait immédiatement qu’il se passait quelque chose dans son boxer. Quelque chose dont il avait honte. C’était sa meilleure amie, celle avec qui il avait grandi et qui était donc comme sa sœur. Même les parents de la jeune femme le considéraient comme le fils qu’ils n’avaient jamais eu, c’est dire… Pour autant, il n’était jamais parvenu à la considérer ainsi. Il ne savait même pas comment il la considérait exactement, mais certainement pas comme celle qui aurait grandi dans le même ventre que lui. Certainement pas. Malgré tout, il ne pouvait s’empêcher de trouver cela malsain. Il n’était pas supposé réagir ainsi à un tel geste de sa meilleure amie, éprouver du… désir ? pour elle. N’est-ce pas ? Il n’en avait foutrement pas la moindre idée ; il avait toujours été nul en relations humaines, de toute manière. Heureusement pour lui, son corps semblait relativement enclin à lui obéir pour une fois, ses sentiments aussi contradictoires qu’incompréhensibles ne se manifestant que par une légère bosse sous le tissu de son jean. Il n’avait plus qu’à espérer que Lexie ne s’en aperçoive pas... Il fronça les sourcils suite à la requête de son amie et lui répondit avec un petit sourire, partagé entre sérieux et amusement :

- Ah parce que t’as cru que j’allais te laisser repartir dans la nuit ? Depuis le début c’était très clair dans ma tête que tu restais dormir ici, quitte à t’y forcer. Pour une fois que j’ai l’occasion de t’empêcher de traîner dans le Bronx à des heures pas possibles, je compte pas m’en priver.

Ton qui se fait presque dur, plus parce qu’il est soucieux pour sa sécurité que parce qu’il cherche à lui faire des reproches, contrebalancé par un regard doux, protecteur et coupable, coupable d’avoir une fille qui le retient à la maison tous les soirs, et l’empêche d’aller tenir compagnie à Lexie dans les rues les plus dangereuses de la ville lorsqu’elle quitte le bar. Il le sait pertinemment, s’il avait été là le soir où elle s’était faite agresser, quelques années plus tôt, les choses se seraient clairement déroulées différemment. Mais il n’avait pu venir, de même que la veille et le lendemain, et depuis lors, sa meilleure amie était habitée par de biens terrifiants démons. Par sa faute, indirectement.

- Ceci dit, si tu veux bien te charger du petit déj’ demain matin, je me verrais mal refuser…, ajouta-t-il sur un ton plus léger, retrouvant sa malice habituelle.

Il rit un peu en entendant sa remarque sur le plaid, avant de prendre sur lui pour adopter un air faussement vexé par ses propos.

- Ah d’accord, donc tu préfères une simple couverture à la présence de ton meilleur pote ? Je note…

Il essaya de se dégager, comme pour lui dire « si c’est comme ça, la bouillote ambulante s’en va », mais ils étaient si bien collés l’un à l’autre dans cet espace réduit qu’il parvint à peine à bouger et, criant forfait, reprit sa position initiale avec un petit soupir contrit. Même quand il voulait se venger, le sort l’en empêchait. Laissant sa tête reposer sur l’un des coussins, il s’enfonça dans le canapé, sentant lui-même le sommeil le gagner peu à peu. Heureusement, le film touchait bientôt à sa fin, et ils ne tardèrent pas à voir débuter le générique. Se redressant légèrement, il bâilla bruyamment pour se réveiller et demanda à la jeune femme, le regard à la fois fatigué et endormi :

- Tu veux qu’on décale dans ma chambre ? On risque d’être un peu à l’étroit ici.

Il était pour lui naturel qu’ils dorment ensemble. Ils l’avaient fait un nombre incalculable de fois par le passé, aussi bien lorsqu’ils étaient encore des préadolescents que plus tard, lorsqu’ils rentraient de soirée dans un état peu fameux. De plus, cela ne le dérangeait pas de se lever pour aller se coucher dans son lit, puisqu’il devrait forcément se rendre dans sa chambre pour aller chercher des couvertures. Dans tous les cas cela revenait donc du pareil au même, si ce n’est que s’ils dormaient dans le canapé, ils seraient bien plus serrés.

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Dim 11 Déc - 22:47
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Les femmes seront encore et pour toujours les faiblesses des hommes. Que ce soit par pure amitié, amour ou par les liens du sang la femme obtiendra toujours la place d’or au creux de l’organe vitale d’un homme. Elles aiment en jouer, ô oui qu’elles aiment ça les jeunes comme les vieilles, dans les films comme dans la réalité. Et je suis la première sur la liste à aimer en jouer de mon statut de femme. J’aime amadouer, j’aime embraser les esprits pour obtenir ce que je veux. Il était venu jusqu’à moi, approché pour m’aider et moi je lui avais soutiré son mets pour mieux me l’approprier. La littérature le disait souvent que les femmes étaient des créatures des enfers, les sirènes de la mythologie grecque jusqu’au Diable s’habille en Prada. La femme était diabolique, il était dit que Quand la femme se venge même le diable s'assoit pour prendre des leçons. J’espère que le roi des enfers avait pris son carnet ce soir que je venais de faire un sublime coup à mon meilleur ami. Non Eliott, tu ne pourras jamais assez te méfier, la femme à je te rappel causée tout le merdier dans ce monde … Même Adam n’a pas vue la pomme se faire croquer… Je ne dis rien, mais j’en pense pas moins. Référence biblique qui passe dans ma tête alors que j’en fini avec cette brochette. Dernier morceau qui passe entre mes lèvres avant que je nette le bâtonnet vide sur la table basse. Adam ce pauvre homme qui n’avait rien demandé, cet création de dieu qui aurait pu vivre sa vie au jardin d’Eden sans jamais avoir à se soucier du reste se retrouva à cause d’une femme sur Terre… La femme était la cause de la perdition du monde, je pouvais donc bien être la diablesse d’Eliott pour cette foi.

Il me menace de s’éloigner et l’effet inverse ne fait que s’accentuer, je me recolle encore plus fort contre lui. Sans aucune gêne, des années que nous dormons ensemble, des années que nous restons collé l’un à l’autre. Même à notre âge rien ne change, pas même qu’il est un enfant. Je garde les yeux fermés pour rester dans mon brouillard, je n’ai pas envie de me réveiller totalement, je suis bien là dans mon demi-sommeil. Je me permets des actes et des paroles que je ne pourrais pas faire totalement éveillé bien trop timide, bien trop froide pour dire de tel chose même à celui qui partage tout de ma vie, qui pourrait être ma moitié. « Non teuplait … Reste collé … » Son bras vient se poser sur ma hanche que son pull long à souhait ne recouvre pas, du moins plus. S’étant enroulé et remonté à la base de mes cotes par je ne sais quel miracle. Sa main est au contact direct de ma peau qui ne manque pas de frissonner. Doigts fins qui glissent de ma taille jusqu’à mon estomac qui se contracte sous le frémissement de son touché. Estomac chaud contre main gelée, un touché bien trop sensoriel. Yeux qui s’ouvre par la micro douleur de mon ventre qui se torture sous ses doigts mais qui se referme tout aussi rapidement en souriant. Je ne comprends pas trop pourquoi mon estomac se resserre comme ça, je ne comprends pas mieux le ressenti bouillant qui s’immisce dans mon corps mais ce n’est pas mauvais, ce n’est pas chiant, c’est bon au contraire d’avoir cette vague de chaleur de la tête au pied. « T’as les doigts tout froid… » Le connaissant je pose ma main sur la sienne et la retient sur mon ventre plat. « Mais c’est pas désagréable… » Voix qui se fait petite, un murmure à peine audible dont seul sa tête contre la mienne peut l’entendre. Bassin qui s’écarte du mien lorsque je le pousse pour avoir un peu de place, il ne dit pas un mot mais laisse un peu d’écart entre nous. Un écart que j’ai souhaité mais que je n’apprécie pas plus que ça finalement. Un air frais se propage à la courbure de mes reins. Je grimace mais ne bouge pas, bien trop flemmarde. « Avant on n’était pas tant serré dans ce canapé … Tu t’es épaissi Eliott… » Où est passé le garçon filiforme des années précédentes, depuis quand son bras est aussi lourd sur moi, depuis quand sa barbe gratte doucement ma nuque ? Je n’ai rien vue, et pourtant c’est une réalité qui s’impose à moi. Il n’y a plus de Lexie la plus vieille et grande des deux, maintenant personne ne pourrait remarquer que je suis plus grande que lui, le temps a fait des miracles sans que je ne m’en aperçoive.

Ricanement suivi d’une conversation sérieuse. Mes yeux s’entrouvrent à l’énonciation du Bronx et se mettent à fixer l’écran sans trop comprendre les actions qui se déroule dans le film. Je l’écoute attentivement. Ce qui était pour lui une évidence ne l’était pas pour moi. Je pensais réellement avoir le courage de rentrer chez moi et de le laisser tranquille passer son début de week-end sans m’avoir dans les parages. Je n’avais pas pris de vêtement de rechange, pas de brosse à dent ni rien. « Si j’avais su j’aurais ramené mes affaires j’ai l’air bien bête là … » Oui, j’étais bien bête de ne pas avoir pensé à tout ça, enfin, je n’avais même pas eu le temps de rentrer chez moi de la journée du coup je m’étais précipité chez lui. « Merci de m’accepter chez toi … Promis demain le déjeuner sera majestueux » Dis-je en minaudant, je me tourne et ma tête vient se cogner contre son torse que j’encercle à l’aide de mon bras. Je respire son parfum imprégné à son tee-shirt et je reste dans cette position-là, refermant les yeux, m’endormant peu à peu de nouveau, dans le creux de ses bras, bercé par le son des voix des acteurs. « Je te préfère toi à tout le monde au fait … Même une couverture te vaut pas… » Dernier mot que je prononce avant que le sommeil ne m’assomme.

Corps chaud et rassurant qui s’extirpe loin de moi, me faisant retomber mollement dans le creux du canapé, je n’arrive pas à ouvrir les yeux, j’en ai tellement pas envie pourtant j’entends le bâillement d’Eliott qui me signale que bientôt il va me parler. J’ouvre faiblement les yeux, les gardant plissés pour mieux le voir dans l’obscurité face à l’écran noir qui défile les noms des acteurs et personnages. Il me demande si nous bougeons dans sa chambre, la flemme me ferait dire non, mais mon bras replié, striée des marques du canapé me crie que oui. J’hoche doucement la tête et m’assoit sur le canapé m’étirant un instant les bras en l’air, mon pull remonte encore un peu plus sur ma poitrine et d’une main je le baisse rapidement me relevant par la même occasion. « Allons-y » Je marche rapidement sur la pointe des pieds jusqu’à sa chambre, l’ouvrant doucement pour ne pas réveiller l’ange qui dort à côté. Porte qui grince et je me faufile dans la pièce sombre la connaissant par cœur, je me laisse tomber sur le lit alors qu’il allume une petite lumière pour éclairer assez bien pour nous changer. Bouton de mon jean que je fais sauter, braguette dézippé je fais glisser le jean sur mes longues jambes et le jette au pied du lit. Je regarde un instant Eliott qui me fixe sans piper mot et je m’assois, mes cheveux bordélique tombant en cascade sur mon dos, les jambes collées à mon buste pour me tenir chaud. « Je peux dormir dans ton pull ? J’ai trop froid … » Je lui souris et lui fait les yeux doux pour qu’il accepte que je dorme dans l’un de ses pulls comme si il était un pyjama. Je souris et me rallonge complètement, mes cheveux s’éparpillant sur la couette blanche je le regarde se dévêtir n’en ratant pas une miette, le spectacle s’offrant à mes yeux me réveillant plus qu’autre chose. Le pull remonte sur mes jambes dévoilant mon seul sous-vêtement restant sans que je m’en aperçoive. « Monsieur porte du Calvin Klein… Je vois où passe ton argent Monahan… » Je lui tire la langue et me faufile sous la couette.

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Mar 13 Déc - 22:36
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott
Ton endormi, voix rendue petite par le sommeil, la jeune femme est clairement en train de sombrer, non pas dans les bras de Morphée mais dans ceux d’Eliott. Sourire attendri qui étire les lèvres de ce dernier à l’entente de ses paroles presqu’enfantines, main qui rencontre son ventre dénudé, rencontre entre peau ardente et peau glacée, rencontre du feu et de la glace. C’est avec surprise qu’il s’aperçoit que son haut est remonté, dévoilant le derme de son abdomen, mais plutôt que de retirer sa main pour ne pas violer sa sphère d’intimité, il étale ses longs doigts sur sa peau, laissant sa main glisser vers son nombril, comme s’il cherchait à tout prix à sentir son corps contre le sien. Contact vital, nécessaire, qu’il quémande silencieusement à travers ses gestes. Comme toujours, il est plus doué pour s’exprimer avec son corps qu’avec des mots. Abdomen qui se contracte sous son toucher, acte discret qu’il perçoit pourtant, tous les sens en éveil à cause de leur proximité. L’idée lui vient qu’il a probablement les mains trop froides pour elle, rendant ses gestes plus désagréables qu’autre chose. Pensée immédiatement confirmée par ses paroles, « t’as les doigts tout froids ». Mots qui ont pour unique résultat de le faire retirer sa main, avant qu’il soit coupé dans son élan par Lexie. Main posée sur la sienne qui retrouve bien vite sa place sur son ventre, où il décide de la laisser définitivement suite à ses paroles prononcées si faiblement qu’il croirait presque les avoir rêvées, simple hallucination fruit de son esprit fatigué. Pourtant, elle a bel et bien formulé ces mots, il en est presque sûr. Sourire amusé qui reprend place sur ses lèvres, rictus moqueur tandis que ses lippes s’articulent en quelques paroles taquines, pour changer :

- Bien sûr que t’es bête Lex, mais t’en fais pas, je t’aime quand même… Sérieusement, je peux te passer des affaires, ce ne serait pas la première fois que l’on fait ça…

Comme toujours lorsqu’il lui lance des piques, il n’en pense pas un mot. C’est l’une des filles les plus malignes qu’il connaisse, et s’il lui dit cela, ce n’est pour nulle autre raison que pour l’embêter. L’expression même de l’amour vache, oui. Il l’observe en silence se tourner vers lui, se blottir contre son large torse et prononcer ces paroles qui le touchent en plein cœur, aussi stupide que cela puisse sembler. Il sent ses joues rosir malgré lui, et ne peut que remercier silencieusement Lexie de s’être endormie, ne pouvant ainsi pas surprendre l’effet qu’elle a sur lui. Il dépose un baiser sur son front, son petit visage rendu paisible par le sommeil, et laisse sa tête reposer sur l’accoudoir en attendant que s’écoulent les dernières minutes de l’histoire.

Film terminé, ordinateur promptement rangé, attention reportée sur sa meilleure amie. Yeux qui s’attardent sur le corps de la jeune femme, sur son derme encore légèrement tanné par le passage de l’été, sur cette parcelle de peau dévoilée par le sweat une fois de plus relevé. Quelques centimètres de plus à peine, et il aurait probablement pu apercevoir le bas de son soutien-gorge. Il s’empresse de détourner le regard avant qu’elle ne remarque quoi que ce soit, se demandant si elle le faisait exprès. Si tout ceci n’était au final qu’un numéro de charme dans lequel il plongeait à pieds joints. Mais non, il savait pertinemment que cette idée était parfaitement erronée, comme le lui confirmait à l’instant la promptitude avec laquelle elle avait abaissé le vêtement sur sa taille. Ce n’était pas le genre de la jeune femme. Jamais il ne l’avait vue allumer un mec, du moins pas consciemment. Elle appartenait davantage à cette catégorie de filles malheureusement bien trop rares, dotées d’un charme fou qu’elles ignoraient totalement. Cette ignorance ne faisait d’ailleurs qu’ajouter à leur beauté, à leur simplicité naturelle qui faisaient d’elles de purs objets de désir.

Glissant une main dans ses mèches blondes pour se remettre les idées en place, il prit avec elle la direction de sa chambre, prenant garde de ne pas réveiller sa fille. Il n’était pas en état de prendre le soin de la rendormir, à coup de lecture de contes et autres berceuses. Laissant sa meilleure amie entrer devant lui dans la pièce sombre – pour changer –, il marche jusqu’à sa table de nuit pour allumer sa lampe de chevet, après avoir fermé les rideaux, les plongeant pour quelques secondes dans l’obscurité la plus complète. Lumière qui se fait dans la chambre juste à temps pour la voir se déshabiller, se tortiller un peu sur son lit pour se débarrasser de son pantalon. Sous-vêtement dévoilé quelques instants à peine avant qu’elle ne rabatte le pull par-dessus, cuisses fines exposées à la lueur tamisée de la pièce, corps rendu plus tentateur que jamais par le peu d’étoffes qui l’habillent. Vision qui fait carrément disjoncter son cerveau, pour le coup, l’empêchant de détourner ses iris azures des longues jambes de la jeune femme, et ce malgré toute la volonté du monde. Mais la volonté n’a jamais été réputée pour résister bien longtemps face à l’appel de la chair. Ce n’est que lorsque les yeux de Lexie se relèvent vers lui, s’ancrant instantanément dans les siens, qu’il sort de sa torpeur, arquant un sourcil comme si de rien n’était tandis qu’elle formule sa demande. Demande qui lui paraît bien étrange après les pensées qui assaillent toujours son esprit, mais à laquelle il répond simplement :

- Hein ? Ah, ouais, t’inquiète… Il est tellement grand que tu risques pas de le déformer, de toute manière.

Dernier regard qu’il lui accorde, contemplant son corps qui, bien qu’étant plutôt grand pour une fille, semble désormais minuscule, perdu dans ce sweat deux fois trop large pour elle. Ce pull, unique étoffe couvrant sa silhouette, lui donnant une allure des plus adorables. Dernier regard avant de se détourner pour se dévêtir, non pas car il est pudique face à elle – il ne manquerait plus que cela – mais car il sent bien que le contenu de son boxer continue à s’agiter un peu, et si son T-shirt un peu trop grand suffit à le dissimuler, il préfère tourner le dos à son amie afin d’éviter qu’elle ne s’aperçoive de quoi que ce soit. Il se débarrasse rapidement de ses chaussettes et de son jean, relevant par mégarde le bas de son T-shirt qu’il préférait garder pour des raisons évidentes, laissant l’occasion à la jeune femme d’apercevoir l’élastique de son sous-vêtement. Rictus amusé qui germe sur ses lèvres suite à sa petite remarque tandis qu’il se tourne de nouveau pour lui faire face, se sentant obligé de se justifier. Certes, il avait succombé au prestige de la marque, petit plaisir qu’il ne s’offrait que trop rarement, mais il détestait l’admettre.

- Ça va, je les ai juste achetés parce que c’est de la bonne qualité… Ce n’est rien de plus qu’un investissement.

Yeux qui roulent dans leurs orbites pour ajouter plus de crédit à ce qui est finalement un demi-mensonge, pour venir immédiatement se poser sur sa culotte dévoilée par le sweat. Posture plus tentatrice que jamais, envie irrépressible de glisser ses doigts sur la peau douce de ses cuisses, tentation qu’il ne peut se permettre, à laquelle il ne peut accéder, pour son plus grand désarroi. Se forçant à détourner son regard vers son visage, il s’humecte distraitement les lèvres et marmonne, d’une voix un peu plus rauque que d’ordinaire :

- Tu devrais te couvrir, tu vas attraper mal comme ça…

Fuite dans la salle de bain voisine de la chambre, fuite loin de la déesse pulpeuse étendue sur sa couche. C’est tout juste s’il ne court pas pour se rendre dans la salle d’eau, cherchant désespérément à s’éloigner de celle qu’il pouvait regarder sans avoir à rougir de ses pensées il y a quelques mois encore, et peut-être par la même à fuir les sentiments déstabilisants qu’il semblait développer à son égard. S’emparant de sa brosse à dents, il relève ses prunelles vers le miroir face à lui, faisant un rapide état des lieux. Cheveux en bataille pour avoir à de trop nombreuses reprises glissé ses doigts dedans, joues légèrement teintées de rouge et regard voilé par… quelque chose qu’il préfère ne pas identifier pour l’instant. Son visage permet de lire en lui comme en livre ouvert, sans parler de cette bosse toujours présente entre ses cuisses… Comment allait-il se dépatouiller de tout ceci ? Il ne pouvait qu’espérer que Lexie ne se soit aperçue de rien. Pour autant, c’était une fille intelligente, ce qui ne lui laissait pas grand espoir. La situation dérapait à vue d’œil, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Leur relation vacillait lentement mais sûrement au bord d’un précipice, et il devait prendre sur lui, plus que jamais, pour éviter que leur amitié ne bascule dans le vide. Après avoir lâché un soupir, il s’empresse de se laver les dents, avant de rejoindre Lexie dans la chambre. Ce n’est qu’alors qu’il ôte son T-shirt, dévoilant la chaîne qu’il garde précieusement cachée sous son haut. Skylar avait la fâcheuse habitude de jouer avec dès lors qu’elle se retrouvait à portée de mains, ce qui l’empêchait de la laisser libre, hors de ses vêtements. Longue chaîne d’argent passée autour de son cou, au bout duquel pend un médaillon sur lequel est gravé une étoile. Dernier présent que lui ai fait sa mère avant de mourir, symbole de sa foi en les astres. Foi qu’il ne partage nullement, ce qui ne l’empêche pas de garder précieusement le bijou contre son cœur, ne s’en séparant jamais, pas même pour se laver ou pour dormir.

Rapidement, il se glisse sous la couette, uniquement vêtu de son boxer et de sa chaîne. Il ne dormait que bien rarement totalement habillé, uniquement dans des situations particulières. Mais dès qu’il le pouvait, il se couchait avec le moins de vêtements possible, pour des raisons de confort. C’est la raison pour laquelle son lit était aussi chaud, couvert non seulement d’une couette mais également non pas d’une, non pas de deux mais de trois plaids. Après avoir éteint la lumière, il se met à son aise sur le matelas, s’enfonçant sous les couvertures, puis tâtonne autour de lui, cherchant Lexie dans l’obscurité. En sentant sa main se poser sur le visage délicat de son amie, il ne peut s’empêcher de rire, partant presque dans un fou rire à cause de la fatigue.

- Oups, désolé… Je voulais juste te dire bonne nuit, Lex.

Nouvel éclat de rire, témoignage de son épuisement tandis qu’il roule sur le côté, cherchant de lui-même à se rapprocher de la jeune femme. Se serrant un peu contre elle, à la recherche de chaleur humaine, il marmonne d’une voix déjà endormie :

- C’est vrai qu’il fait froid, un peu…

Ils avaient pour coutume de discuter un peu avant de s’endormir, et il avait bien envie de lui demander son avis sur ce film si important pour lui. Mais, bien qu’il ne soit pas si tard que cela, il était trop éreinté pour se lancer dans les grandes réflexions existentielles que suscitait immanquablement Mr. Nobody. Cela pourrait donc attendre le lendemain matin. Pour l’heure, il n’avait nulle autre envie que de dormir, goûtant la présence de la jeune femme à ses côtés. Corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, jambes qui se touchent et main qui vient tout naturellement reprendre sa place sur le ventre de son amie. Enfouissant son visage dans les cheveux de Lexie, son petit nez chatouillant sans qu’il s’en aperçoive la peau délicate de sa nuque, il sombre dans les bras de Morphée.

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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Mer 14 Déc - 0:27
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Mains qui se glissent à l’intérieur de la poche central de ce sweet-shirt, Eliott a raison il n’y a aucune chance que je le déforme son pull tant il est grand, tant mon corps a de l’espace pour se mouvoir à l’intérieur. Je suis certaine qu’une deuxième Lexie pourrait s’y glisser sans qu’on ne soit trop serré. Un grand sourire se colle à mon visage en imaginant un double de moi et je ricane en imaginant Eliott devoir supporter cette deuxième partie de moi. Ou peut-être bien qu’il n’aurait jamais eu à le faire car il ne l’aurait pas aimée elle, ou peut-être bien qu’elle aurait été sa préférée… Je me mordille la lèvre et je suis bien heureuse de ne pas avoir de jumelle. Je n’ai pas à partager mon meilleur ami au moins… Enfin… Si, je le partage avec Skylar et ce n’est déjà pas mal pour le moment d’accepter une petite personne qu’à voler ma place à tout jamais. Moi je n’étais habitué qu’à nos journées et soirées ensemble. Même lorsque nous étions en couple menant chacun tour à tour nos quelques relations hasardeuses nous gardions du temps pour être ensemble, nous isoler chaque jour que dieu faisait. Puis il y a eu l’enfant surprise et il y a eu mon agression et mon départ chez Jax, suite à ça nos chemins se sont écartés et notre attention détournée l’un de l’autre. Mon sourire se fane de lui-même sur mon faciès à l’évocation de ses douloureux souvenirs. Deux ans que nous n’avions plus été aussi proche, deux longues années que nous essayons depuis quelques mois de rattraper. C’est triste autant que s’en est réjouissant de retrouver l’alchimie que nous avions doucement perdue. Que finalement j’avais tort de croire que j’étais moins importante pour lui. C’était ce que je m’étais pourtant dit au cours des deux dernières années, qu’avec le temps, il n’avait plus simplement le temps de penser à moi, de passer du temps avec moi. Mais non, avec la durée les choses s’arrangeaient. Eliott et moi-même avons du temps à nous consacrer.

Je n’étais pas moins importante qu’avant finalement mais juste un peu moins présente.

Fraicheur de la nuit New-Yorkaise qui vient se glisser sur mes jambes nues, je frisonne mais j’ai encore la flemme de me glisser sous les incalculables nombre de couette que mon ami utilise quasi toute l’année. Alors je le contemple, mes yeux se promènent sur son corps éclairé à la lueur de la petite lumière sur sa table de nuit, il est dos à moi, son ombre se glisse sur le mur d’en face et je la regarde. Grand, imposant cheveux en bataille qui me font sourire. Trop de fois manipuler, trop de fois toucher de ses grandes mains, doigts longs qui s’applique à le déshabiller, lui enlever une à une les couches de vêtement inutile pour aller dormir. Je l’observe sortir ses jambes de son jean serré, la vue me plait et la fatigue accumulée ne m’empêche pas de continuer à le mater, car c’est ce que je fais, je le mate sans contrefaçon, sans une once de regret. Mes yeux tracent chaque parcelle de cette peau laiteuse, peau parfaite de son dos, son échine. Omoplate saillante que j’ai envie de caresser de mes doigts sans m’en rendre compte, l’envie se fait pressante et mes ongles viennent se planter discrètement mais douloureusement dans la chaire de ma cuisse, pour me réveiller de cet affreux ressenti qui me tire dans la poitrine, ce cœur qui chavire à chaque seconde passée à le décrire. Tee-shirt qui remonte à la hauteur de l’élastique de son boxer et grosseur imminente sous ma vue. Yeux qui s’écarquille, joue qui s’empourpre et visage qui se tourne. Là je me rends compte que j’ai dépassé les limites, aisément facilement. Dents qui viennent mordiller ma lèvre inférieure n’ayant jamais regardé avant ce même jour aussi bas et aussi immoralement mon ami d’enfance. Comme si je n’avais vue de sexe masculin au travers d’un caleçon auparavant, je regarde les rideaux avec force et détermination pour ne plus penser à l’imminence de ce qu’il se trouve entre les jambes de mon meilleur ami.

Je tourne la tête lorsqu’il se met à me parler, ne gardant en tête que de fixer ses yeux et uniquement ses yeux. Mais je n’arrive pas à résister et gouter du regard au reste de son visage qui me plait comme ses lèvres… Son nez à la pointe retroussé. Je me frustre moi-même à tant l’observer et je remonte rapidement mes yeux vers les siens en souriant poliment, n’ayant presque rien écoutait de sa réponse. Il me parle de caleçon mais le reste … Aucune idée, je bats des cils sans m’en rendre compte et hoche la tête docilement faignant d’avoir saisi tout ce qu’il m’avait dit. Esprit fébrile, complètement affaibli et détraqué par la fatigue je n’écoute plus, mes saphirs n’en font qu’à leurs têtes …. Je ne suis que faiblesse face à la seule personne que je ne dois pas regarder de la sorte. Mince Lexie, t’en avais fini avec ce genre de connerie depuis des années. Alors que mes yeux sont fixés sur les siens, lui ne se prive pas de me jeter un œil de la tête au pied, ses yeux me font l’effet d’un rayon laser sur la peau. Je me sens gênée, toisée. Je serre mes cuisses l’une contre l’autre comme si ce geste allait éviter la poursuite de sa contemplation pourtant innocente. Voix rocailleuse qui me prévient que je devrais me couvrir, je rougis et baisse la tête vers mes jambes dénudées, le début de ma culotte apparente. Je baisse mon pull intimidé et me faufile à quatre pattes jusque sous les couettes. Je relève la tête et Eliott n’est plus là.

Minutes qui se font longues, j’entends l’eau couler dans la pièce à coté, puis le silence. Je regarde le plafond d’un blanc presque parfait, la lumière jaunit de la lampe de chevet fait danser les ombres de la ville au-dessus de ma tête. Je soupire et ferme les yeux ennuyés par ce que je fixe, la fin lumière filtre toujours jusqu’à mes paupières alors je pose mon avant-bras sur mon visage. Pour mieux me cacher des rayons, de la honte que je ressens et de l’intimidation d’avoir scrutée le corps d’Eli. Je soupire, longuement et fortement pourquoi j’ai ce poids énorme dans la poitrine, comme si je rechutais dans le passé, comme si je me désolais de retourner à la case départ, là où la ligne amitié commençait doucement à se flouter. Grincement de la porte qui s’ouvre de nouveau, je laisse tomber mon bras sur le côté découvrant mes yeux, retrouvant la semi-clarté, yeux qui se plissent, garçon en train à nouveau de se dévêtir. Derme de son torse qui apparait, collier qui retombe et vient épouser sa peau entre ses pectoraux. Mon cœur rate un battement et je me retrouve obliger de me tourner, de lui tourner le dos pour stopper ce cœur qui part dans une course effrénée sans que je ne lui autorise.

Lit qui s’enfonce lorsqu’il rentre dedans, mon cœur s’est enfin calmé mais mon esprit non, je me sens stressée, complètement perdue et tourmentée je dirais même frustrée. Ce qui était de la simple attirance, candide et mignonne d’antan est maintenant bien plus difficile à gérer. Trop de chose malsaine en tête, de parcelle de peau qui se touche, de lèvre qui gouterait avec plaisir à d’autre, beaucoup trop de chose dont je n’avais pas confiance fut un temps. Lumière qui s’éteins, silence de mort qui prend place. Je ferme les yeux en enfonçant profondément ma tête dans l’un de ces coussins à plume bien trop confortable…. Lit bien assez grand pour nous deux mais pourtant je le sens cherché du bout des doigts quelque chose sur le matelas, main qui vient d’abord se poser sur mon bras et juste après sur mon visage plus particulièrement mon nez et mes lèvres. Je m’empêche de rire et mord doucement le bout de l’un de ses doigts pour qu’il comprenne là où il est tombé. Eclat de rire qui résonne, accumulation d’un stress ridicule qui s’envole, il rit avec sa main contre mon visage et je ne peux m’empêcher de sourire en levant les yeux au ciel malgré que nous soyons plongées dans le noir. « Bonne nuit Eli … » Dis-je en chuchotant, il éclate de nouveau de rire et je comprends facilement que c’est la fatigue qui l’emporte sur son état alors je me mets à rire, en silence mais je le fais jusqu’à que son corps vienne se coller au mien et que mon rire se stoppe tout aussi rapidement, jambes froides qui viennent se coller à la peau bouillante des miennes, bras qui reprend sa place au creux de mon estomac et je ferme fort les yeux pour calmer la cadence puissante de mon palpitant. Je minaude un ‘’mmmh’’ pour approuver ses dernières paroles en référence au fait qu’il fasse bien froid ce soir et ne dit rien de plus en attendant que le sommeil l’emporte sur ma personne, je contrôle ma respiration et essaie de penser à autre chose qu’au caresse presque imperceptible de mon meilleur ami sur mon ventre, de son souffle chaud sur ma nuque et de sa jambe qui frotte contre la mienne.

Respiration qui se fait lente en moins de quinze minutes, au creux de mon oreille son souffle devient inaudible. Eliott est endormi, le chanceux. Le prince des lieux a récupérer le sommeil qui m’était due. Sa main qui se faisait douce sur mon ventre ne bouge plus, son bras est bien plus lourd m’empêchant de me tourner, j’ai peur de le réveiller alors je suis statique et essaie difficilement de retrouver le sommeil que j’ai perdu. Une demi-heure passe mais toujours rien. Presque heureusement pour moi Eliott change enfin de position, il se tourne et j’en profite pour en faire de même. Eloignée de lui, je me sens tout à coup comme vide… Sensation bizarre, complètement ahurissante alors que je souhaitais presque pour ma santé mentale qu’il s’éloigne l’instant d’avant. Je ferme les yeux et essaie de dormir mais rien ne change… Mon corps réclame son corps. Je ne peux rien y faire cette foi, c’est moi qui vient me coller contre lui, ma tête contre son dos, mes lèvres contre son derme chaud. Enfin je me sens bien, un bâillement dur et profond s’échappe d’entre mes lèvres et je sais que c’est bon je plonge dans un sommeil directement profond.

Clarté des rayons du soleil qui filtre d’entre les nuages jusqu’à mon visage, je fronce les sourcils et tourne la tête ; embêtée par cette lueur qui se joue de moi. À l’occasion je me cogne contre quelque chose d’épais qui n’est certainement pas mon coussin. J’ouvre un œil et ma vision rencontre la peau des cotes d’Eliott, je referme les yeux immédiatement et ne bouge pas, emmitouflée contre son torse et par son bras qui m’entoure les épaules. Je suis trop bien là pour bouger. Cinq minutes passent comme ça et je me sens plutôt prête à affronter la journée qui commence quand même plutôt bien. Mes yeux s’ouvrent doucement et je passe une main délicate dans mes cheveux bien emmêlée par la nuit pour y remettre un peu d’ordre. Je prends une position assise difficilement, faisant glisser le bras d’Eliott tout doucement pour ne pas le réveiller et je le contemple. Eclat du soleil transperçant les rideaux pas assez opaques sur son visage, je me décale doucement pour faire barrière, créant un peu d’ombre pour son visage apaisé. Le réveil posé sur sa table de nuit me fait comprendre qu’il est encore tôt, à peine huit heures du matin. La maison est silencieuse. Je repose mes prunelles sur lui et je souris, même là sa beauté me laisse sans voix. Un ange tombé du ciel. La couverture remontant jusqu’à la moitié de son torse, son collier pendant d’un côté et ce visage qui ne me demande qu’à être embrassé… Réalité qui me rattrape, Eliott n’est pas mon petit copain pour avoir ce genre de réveil si … affectueux par contre je lui ai promis un petit déjeuné majestueux et il est temps pour moi de me lever remplir ma part du marché. Je me mets debout sur le lit doucement et l’enjambe tout aussi rapidement pour sortir de cette chambre qui me fait des remontés de phéromones.

Avant d’entamer les hostilités avec la cuisinière, je passe hâtivement par la case salle de bain ou je prends le temps de me passer un peu d’eau fraiche sur le visage ainsi que me brosser les dents avec je l’avoue la brosse à dent de mon meilleur ami. Je ne sais pas si il apprécierait de savoir ça mais faute de moyen et ne le craignant pas un brin je le fais sans remord. Mon visage blanc me fait presque grimacer d’horreur ainsi que ma tignasse indomptable que la nuit n’a pas épargnée. Par chance, la petite brosse à cheveux rose de Skylar traine dans le premier tiroir et je m’en sers pour me donner un peu plus d’allure et ne pas effrayer le père ainsi que la fille. Brosse remise en place je sors de cette pièce en refermant doucement la porte derrière moi lorsque j’entends de l’agitation dans la pièce à coté, un petit monstre est réveillé je le sais, j’entends l’un de ses jouets s’allumer et son petit rire cristallin sonner je m’introduis dans sa chambre et la petite et stupéfaite mais émerveiller de me voir là, elle me tend les bras en s’agitant. Je souris et dépose un énorme baiser sur sa joue potelée. « Mon petit cœur bon matin… » Je lui prends son doudou et l’emmène au salon ou je la dépose sur sa chaise haute en souriant et lui disant doucement. « Papa dors encore on prépare le petit déjeuner ensemble ma grande ? » Elle hoche la tête et je lui tends ma main pour qu’elle tape dedans en souriant l’air complice.

Récupérant dans chaque placard les ingrédients qu’il me faut je sens la petite s’exciter dans sa chaise haute, je me mords la lèvre et cherche quelque chose pour l’occuper. La télévision, je m’empresse d’allumer celle-ci et met les dessins animés pour la calmer, la petite se calme directement tout en mangeant le morceau de brioche que je viens de lui donner. Laissons Eliott dormir, ça doit faire combien de mois qu’il n’a pas fait une seule nuit complète ? Une grasse matinée ? C’est le moment pour lui d’en profiter.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Jeu 15 Déc - 2:19
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott
Souffles qui s’entrechoquent, lèvres qui se dévorent, langues qui se découvrent. Lippes percées qui goûtent son derme hâlé, doigts qui glissent sur son enveloppe charnelle incroyablement douce. Gestes gauches et précipités, peaux ardentes couvertes de fines perles de sueur qui s’effleurent, se pressent l’une contre l’autre au rythme de leurs baisers. Symbiose totale, corps qui s’imbriquent à la perfection pour imploser ensemble, dans une vague de chaleur déferlant le long de leurs organes.

Réveil en sursaut, brusque retour à la réalité. Yeux grands ouverts, Eliott fixe le plafond de sa chambre, contemplant les bribes de son rêve qui commencent déjà à s’évanouir dans la nature. Il se redresse un peu, passant ses deux mains dans sa tignasse emmêlée. Cœur qui palpite à toute allure dans sa cage thoracique, respiration saccadée, peau parsemée d’un excès de sudation. Les actes, les sensations de son songe semblaient si réels… Mais lorsqu’il tourne enfin la tête, il ne trouve que sa couche vide, dont la fraîcheur indique que Lexie l’a quitté il y a un moment déjà. Ce n’est qu’alors que l’évidence lui revient à l’esprit, le heurtant de plein fouet avec autant de violence que s’il s’était pris un autobus dans la figure : ils ne sont pas ensemble. Ils ne sont pas ensemble mais au contraire cantonnés à la relation la plus amicale que l’on puisse faire, relation qui n’inclue absolument pas la réalisation de fantasmes que son esprit, qui avait probablement atteint ses limites en matière de frustration, avait immiscé dans son sommeil. Sommeil d’ordinaire paisible qui s’était trouvé troublé par ces pensées indécentes, pensées qui lui avaient laissé un petit présent, comme en témoignait la bosse qui tendait les couvertures. Merde alors. La situation ne cessait d’empirer, s’il pouvait s’exprimer ainsi, le rendant à chaque instant un peu plus coupable et honteux. Quel genre de tordu regardait sa meilleure amie de la manière dont il contemplait Lexie ? Quel genre de tordu faisait des rêves pareils, les mettant en scène tous les deux ? Souci d’hormones, probablement.

Il s’étire, désireux de se dégager de ces pensées douloureuses, avant de baisser les yeux vers son entrejambe, vision qui lui arrache immédiatement un soupir. Il faut qu’il arrange ça, et vite. Bien évidemment, cela le met mal à l’aise de faire ce genre de choses alors même qu’il entend les voix de Lexie et Skylar à travers la porte. Elles sont véritablement à quelques mètres, et il trouve cela presque malsain. Pour autant, il ne peut pas débarquer dans le salon dans cette situation. Il s’y trouve des petits yeux innocents, qui n’ont pas demandé à voir cela. Il se lève donc rapidement, attrapant au passage un bas de jogging dans son armoire, et sort discrètement dans le couloir pour gagner la salle de bain qui, contrairement à sa chambre, présente l’avantage non négligeable de pouvoir être fermée à clef. On n’est jamais trop prudent… Désormais en sûreté derrière la porte de la salle d’eau, il s’empresse de faire sa petite affaire, avant d’enfiler son pantalon de survêtement pour quitter la pièce dès que possible.

Comme si de rien n’était, il gagne donc le salon, se déplaçant comme toujours d’une démarche étonnamment silencieuse pour un garçon de son gabarit. S’appuyant contre l’encadrement de la porte, il observe tour à tour Skylar, subjuguée par la télévision, et Lexie qu’il voit dans la cuisine, se trouvant dans l’axe parfait pour l’apercevoir. Il prend garde à ne pas faire trop de bruit, désireux de profiter pour quelques instants de la rare tranquillité qui règne dans l’appartement. Il regarde en souriant sa fille qui fixe avec attention l’écran numérique, trop absorbée dans les dessins animés pour remarquer la présence de son père. Mais bien vite ses prunelles se détournent de l’enfant pour se focaliser sur une cible bien plus désirable ; c’est plus fort que lui, ses yeux ne peuvent s’empêcher de rejoindre le corps de Lexie dès lors qu’elle est dans les parages. Crinière dorée étonnamment ordonnée pour une jeune femme toujours en pyjama, courbes rendues floues par son sweat trop grand, jambes longues et galbées qui s’en échappent, s’agitant tandis que la jeune femme s’active derrière les fourneaux. Elle lui avait promis la veille un petit déjeuner somptueux, et à en croire les effluves qui parviennent à ses narines, il semble évident qu’elle ne mentait pas.

Jambe qui se fait lourde à mesure que le temps passe, filant à toute allure tandis qu’il contemple cette silhouette qui l’hypnotise, qu’il ne parvient pas à lâcher du regard. Planche de parquet qui craque faiblement sous son poids, son suffisant à témoigner de sa présence auprès de la petite à l’ouïe fine. Petite qui s’agite subitement dans sa chaise haute, agitant les bras en appelant son père. Attention brusquement détournée de Lexie tandis qu’un large sourire s’épanouit sur les lèvres du jeune homme, qui rejoint en quelques pas sa fille. La tirant de la chaise pour la prendre dans ses bras et la serrer contre lui, il dépose plusieurs baisers sur son visage minuscule, lui disant de cette voix particulièrement douce qui lui est exclusivement réservée :

- Coucou ma puce ! Tu as fait de beaux rêves ? Tata Lexie s’est bien occupée de toi, à ce que je vois…

Léger éclat de rire qui s’échappe d’entre ses lippes lorsqu’il remarque le chocolat fondu qui barbouille la figure de l’enfant, cacao probablement présent dans la brioche qu’elle aimait tant. Délicatement, il essuie les petites tâches à l’aide de son pouce, laissant Skylar jouer avec sa chaîne en espérant qu’elle ne l’étrangle pas, comme cela arrivait la majeure partie du temps. Il tourne la tête en apercevant Lexie du coin de l’œil, et lui adresse un sourire radieux, faisant quelques pas vers elle pour rompre la distance qui les sépare. Portant toujours sa fille sur l’un de ses bras, il pose sa main libre sur l’épaule de Lexie, se penchant légèrement vers elle pour embrasser sa joue. Il était toujours surpris par la beauté dont elle fait preuve au naturel. Pour avoir déjà dormi avec d’autres filles par le passé, il n’avait pas tardé à s’apercevoir que le maquillage leur était bien utile et que, au matin, lorsque toutes traces d’artifices s’étaient évanouies de leurs peaux, elles étaient méconnaissables. Bien moins jolies, la plupart du temps. Ce n’était nullement le cas de Lexie qui restait aussi belle au réveil que maquillée, sinon plus magnifique encore. Un constat étrange, mais plaisant, force était de l’avouer.

- Bonjour ma belle, bien dormi ?

Effluves qui envahissent son nez lorsqu’il s’approche d’elle, fragrance unique, inimitable, plus agréable que toutes les essences que l’on pouvait trouver dans les meilleures parfumeries. Odeur de Lexie, senteur indescriptible rendue à l’état le plus pur puisque toute trace de gel douce ou de parfum a déserté de sa peau. Onguent qu’il souhaiterait pouvoir emprisonner dans une petite fiole, qu’il souhaiterait pouvoir capturer afin de se l’approprier, d’avoir l’occasion d’y accéder dès qu’il le désire, et non plus seulement lorsqu’il a la chance de la voir. Pour autant, il ne peut se permettre de rester le nez collé à son cou, à renifler sa douce fragrance. Un peu de tenue, que diable ! Se reculant sagement, il s’efforce de se focaliser sur les odeurs environnantes, tout plutôt que de se laisser de nouveau embrumer l’esprit par la jeune femme.

- Ça sent super bon, dis-moi ! T’as préparé quoi ?

Sans attendre sa réponse, il se rend dans la cuisine, observant avec attention ce qu’a concocté son amie. Une fois n’est pas coutume, la vue de cette nourriture appétissante génère immédiatement un bruyant grondement, en provenance directe de son estomac. Heureusement, le petit déjeuner semble presque prêt ; il faut croire qu’il est arrivé pile au bon moment. Skylar tape d’ailleurs dans ses mains avec excitation en apercevant les plats fumants, manifestement pas rassasiée par son début de repas. Cela n’a jamais été un secret, elle tient beaucoup de son père, notamment à ce propos. Il s’empresse de traîner la chaise haute à côté de la table pour y installer sa fille puis, les mains désormais libres, en profite pour mettre le couvert, afin de tout de même participer un tant soit peu aux tâches ménagères.

Frisson qui parcourt son échine alors qu’il a à peine posé la dernière petite cuillère ; il a pris l’habitude d’arrêter le chauffage la nuit durant, pour de simples questions d’économies, ce qui lui laisse immanquablement un appartement glacial au petit matin. Appartement glacial dans lequel un simple jogging ne suffit pas à tenir chaud, raison pour laquelle il s’échappe rapidement dans le salon, y récupérant un sweatshirt qui traîne sur une chaise. Il l’enfile à-même la peau dénudée de son torse tout en regagnant la cuisine, ressortant sa tête du col du vêtement juste à temps pour éviter de se cogner dans le mur. Question de timing, chance sans laquelle il aurait eu l’air bien bête… Il va alors s’asseoir à la table de la cuisine après avoir donné une petite assiette pleine de nourriture à Skylar, regardant avec envie l’assiette fumante posée devant lui.

- Bon appétit, Lex !, s’exclame-t-il en souriant. Et merci infiniment d’avoir préparé le petit déj’ !

Remerciements pouvant sembler au premier abord excessifs, mais qui sont en réalité pleinement justifiés par l’amour que le garçon porte à la nourriture. Avec un large sourire ravi, il s’attaque au repas, impatient d’enfin se remplir l’estomac. Repas qui prend d’autant plus de valeur puisqu’il a été concocté par Lexie, sa meilleure amie, la femme qui tient une place d’honneur dans son cœur de glace. Celle qu’il aime un peu plus à chaque instant, à ses risques et périls.

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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Jeu 15 Déc - 18:56
You bring out the best in me
× ft. Lexie & Eliott

Préparation de la pâte à crêpe le plus proprement que je puisse faire, sans utiliser une tonne de fourniture, en évitant de salir toute la cuisine. Si je peux m’éviter du travail et la pagaille c’est déjà pas mal. Je m’applique avec le fouet à battre le lait les œufs et la farine lorsque j’aperçois le vieux poste musique de la mère à Eliott… Je souris mélancolique, de cette magnifique femme qui m’en a faite des tonnes de gouter dans cette même cuisine, chaque week-end nous avions droit à son spécial mugcake au chocolat et chantilly et le mercredi après-midi nous avions droit à la tarte aux pommes … Je soupire tant penser à elle me fait encore souffrir. Je laisse le fouet dans le saladier et m’avance vers cette vieille radio rétro. Je me permets de l’allumer, baissant un maximum le son, assez doucement pour que Skylie n’entende pas la musique, assez fort pour que moi je puisse l’écouter. Je me remets à ma préparation le cœur moins lourd, la musique viens jusqu’à mes oreilles et je ne peux m’empêcher de mouvoir ma tête de gauche à droite, mes jambes de bouger tout doucement au rythme des musiques qui s’enchainent et même de susurrer quelques paroles de celle-ci.

Poêle bien chaude, beurre qui a eu le temps de se fondre doucement sur la surface brûlante. Recette française que sa mère m’a apprise il y a de longue année maintenant et qui est toujours resté gravé dans ma mémoire. Comme elle me l’a appris, j’ai essuyer le beurre fondu pour n’en laisser qu’une fine couche. Juste de quoi ne pas faire accrocher la texture, ne pas bruler les futurs crêpes. La pâte est aussi réussie, j’en souri plutôt fière, la texture est limpide et sans une once de grumeaux, chose que je hais. Ma mère fait des pâtes à grumeaux et je ne peux m’empêcher de plisser le nez lorsque je vois ça dans le saladier. Je verse la première louche dans la poêlon plat destinée à cet usage et je m’y mets. Première crêpe que je fais sauter sous les yeux de la petite fille que je viens d’appeler pour lui montrer, elle tape dans ses mains en riant, une dent de l’avant lui manquant je ne peux m’empêcher de rire moi aussi en la voyant aussi euphorique elle se retourne pour regarder la télévision et je continue en me balançant tout doucement sur des chansons que nous connaissons tous par cœur.

Absorbée par ma montagne de crêpe qui commence à prendre forme, je ne sais pas que derrière moi il y a mon meilleur ami qui me toise. Moi je suis là à bouger des hanches en allumant la cafetière et préparant de l’autre côté un chocolat chaud pour moi. Craquement du parquet en bois derrière moi, bruit qui me fait sursauter car sauf Skylar et moi, personne n’est censée être là, je me retourne et le voit. Il est là, dans un jogging qu’il ne portait pas la nuit dernière en train d’attraper sa princesse et lui faire les câlins du matin. Je suis attendrie, je mordille doucement ma lèvre en regardant le spectacle qui s’offre à moi. Je regarde d’abord la petite serrer de ses petits bras le cou de son père puis s’amuser avec son collier. Trop craquant… Enfin… Je pensais ça juste avant de dériver mon attention sur Eliott, toujours torse nu, de profil et je me rendais compte que lui, il était encore plus que craquant. Il était enivrant, absorbant. Les cheveux en bataille de la nuit passée, le sourire ravageur adressé à sa progéniture. Il ne s’en rendait pas compte que même à neuf heure du matin, il était parfait et que moi je n’étais que simplicité, cerne et trainante dans un pull difforme à ses côtés. Je savais qu’il ne faisait pas attention à ce genre de détail avec moi car il s’en foutait tout simplement, que j’étais sa meilleure amie et qu’on s’en fou de voir sa meilleure amie moche le matin. Mais moi oui j’y faisais attention à ce genre de truc. Moi oui, je cherchais à capter de mes prunelles chaque détail de son corps, chaque particule que je ne connaissais pas encore de ce visage que je ne pouvais explorer que de mes iris en secret, lorsque son attention était égarée. Moment de pur délice pour les pupilles lorsqu’il était ailleurs, occupés à autre chose et que moi je pouvais divaguer sans avoir la crainte de me faire prendre en pleine contemplation intense de cette enveloppe charnelle qui m’était interdire de prendre, de ces lèvres que jamais ne pourrais consumer.
A trop rêvasser, je ne l’avais pas vue s’approcher ni passer sa main libre sur mon épaule. Frisson incontrôlable, frisson auquel je commence à prendre l’habitude à force d’y avoir droit dès qu’il compte me toucher. Je lui souriais en lui tendant ma joue pour qu’il lui soit plus facile de l’embrasser. Je m’écartais de lui en vitesse pour enlever du micro-onde ma tasse de chocolat chaud en lui répondant. « Ça va, je me suis réveillé en forme ! » Je riais de bon cœur en lui montrant l’assiette rempli de crêpes et faisant glisser sur la table les pots de confitures et de pâtes à tartiner. « Œuf pochés et Crêpes française ça fait trop longtemps que je n’en avais pas mangé … » Depuis que sa mère n’était plus là, je me mordillais la lèvre pour ne pas gâcher cette matinée qui commençait dans la joie et je me tournais pour finir les préparations du festin des Monahan.

« Bon appétit à vous aussi ! » Plats installés devant nos yeux, je prépare une crêpe à Skylar et laisse Eliott tartiner les nôtres je ris devant la couche épaisse de Nutella qu’il met dans la mienne et le stoppe de la main. « Stooop t’exagère je vais prendre 800 kilos en une crêpe là » Je roule la crêpe et en mord le bout en soupirant de plaisir, le gout m’avait tellement manqué… Je m’appuie contre ma chaise et la dévore en silence. N’ayant pas trop fin et pas l’envie d’en manger une deuxième je débarrasse mon assiette et mon verre et plaque un bisou sur la joue de l’enfant ainsi qu’un autre baisé un peu plus appuyé sur la joue d’Eliott. « Je vais me laver et me préparer je dois aller bosser dans moins de deux heures… » Je me dirige dans la chambre de mon meilleur ami pour récupérer mes affaires et filer sous la douche le plus rapidement possible.

Manteau sur les épaules, cuissardes sur mon jean gris je me relève et attrape mon sac à l’entrée, Eliott et Skylar sont sur le canapé à s’amuser ensemble. Je m’approche d’eux et attrape la petite dans mes bras pour l’enlacer fortement, comme si je n’allais pas la revoir avant un moment, pas avant le 24 décembre minimum je soupire en passant que c’est dans moins de dix jours et la remet dans les bras de son père que je viens enlacer aussi fortement comme si c’était la dernière fois qu’on se voyait. « Bonne journées vous deux … » Nouveau baiser qui vient de se déposer sur le nez de mon meilleur ami pour rigoler et je prends le chemin de la porte, le chemin vers ma vie fatigante d’assistante de wedding planer.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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