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et quand on montera, y aura toujours quelque chose qui manquera • nate.

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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Ven 2 Déc - 0:32
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


Je reste interdite devant le message que je viens de recevoir. Oh mon cerveau comprend très rapidement de qui il s’agit. Je ne suis pas venue à New-York pour lui. Lui, je l’ai laissé couler par le biais de mes larmes il y a un mois. Je ne savais même pas qu’il était sur New-York. À vrai dire, je n’avais pas pensé à lui depuis qu’on m’avait offert le poste à Empire. J’étais trop occupée. Je m’obligeais à rester occupée. Et quand j’avais une insomnie, je m’occupais l’esprit : en deux semaines, j’ai lu la bibliographie recommandé par mon professeur de littérature française. En français. Dire à quel point je cherchais à m’occuper l’esprit. Je n’étais pas dupe. Je savais que je ne pourrai pas ne plus penser à lui en claquant des doigts. Il a rythmé mes jours et bercé mes nuits pendant trois ans, et pendant un an, je le voyais presque tous les jours. Je ne pouvais pas l’oublier du jour au lendemain. Je savais qu’il allait me falloir des jours, des semaines, des mois même. Je comptais justement sur New-York pour ca. Pour m’aider à l’oublier. Pour passer à autre chose. Certains changent de look pour une nouvelle vie, j’ai changé de vie pour une nouvelle vie. J’étais motivée à apprendre à vivre seule. Mes meilleures amies à mes côtés, je savais que je pouvais y arriver. J’avais réussi à apprendre à vivre sans mes parents, puis sans mes grands-parents. Je pouvais apprendre à vivre sans lui. Je me le devais. Je n’allais pas passer ma vie à courir après quelqu’un qui ne m’aime pas, quelqu’un qui me fuit justement. Les gens dans le métro ne m’ont regardé que quelques secondes bizarrement, me cataloguant automatiquement de folle. Je m’en contrefous. Je suis à New-York, je ne suis qu’une tête parmi les autres milliers qu’ils croiseront dans la journée. Ils oublieront cet épisode à peine sortis du wagon de métro. Probablement en parleront-ils, quelques heures plus tard, se souvenant de cet anecdote. Ils en riront peut-être. Grand bien leur fasse. Moi, je m’en souviendrai de ce moment. Du moment où le château de carte que représentait ma volonté à commencer une ville s’est effondrée à cause d’un léger souffle, comme si une tornade s’était abattu dessus. Du moment où j’ai pris conscience que non, j’étais destinée à l’avoir dans ma vie, encore et encore. Je pourrai continuer sur ma lancée, me commencer une nouvelle vie, ne pas penser à lui. C’est juste impossible. Savoir qu’il est dans la même ville que moi me bloque. Je ne peux pas avancer tant que je n’ai pas tourné la page. Et si lui a tourné la page ? Ça me passe au dessus. Si lui a réussi à se construire sa nouvelle vie, j’en suis ravie. Mais il se doit de m’accorder ce même droit. Pourquoi lui aurait la chance d’aller mieux quand moi je ne fais que maquiller ma peine ?

Sincèrement énervée, je tente de suivre mon horoscope et de ne pas en vouloir à la mauvaise personne. Toujours dit-on de ne pas s’en prendre au messager, toujours est-il qu’on ne peut s’en empêcher. C’est lui qui apporte la mauvaise nouvelle, lui le porteur de mauvais augure. Il est le premier à subir notre colère, notre peine. Pourtant je sens du jugement dans son message. « T’es pathétique ma fille à traverser le pays entier pour un gars qui n’en a plus rien à foutre de toi. » Voilà ce que San Francisco pense à l’instant. Où est passé la vraie Jolene ? Il s’est accaparé d’elle à la minute où il l’a laissé voler sa casquette. Sa casquette.. j’ouvre mon sac et la trouve dedans. Réflexe que j’ai depuis quelques mois, j’ai toujours cette casquette dans mon sac. Plus parce qu’en Afrique, l’été, le soleil tape très fort que parce qu’elle représente notre amitié à tous les deux. Sommes nous encore amis ? Non. Évidemment que non. L’épisode d’Halloween n’est qu’un mauvais concours de circonstances, un événement déclenché par l’alcool hallucinogène de notre chère Doyenne. Cette casquette n’est que douleur, et ne m’appartient pas. De plus, je sais comme il affectionne cette casquette. C’est donc décidé. Je vais lui rendre ce symbole, et pouvoir entamer ma nouvelle vie, tout en sachant qu’il est dans la même ville que moi. New-York est grand. La probabilité que je le croise ? Trop faible pour y accorder de l’importance. Je manque de rater mon arrêt. Je descends en quatrième vitesse et me faufile dans la foule New-Yorkaise constituée de travailleurs, mais surtout de touristes qui viennent voir où leur artiste préféré a fait ses premiers pas dans le théâtre. J’arrive tant bien que mal à rejoindre les locaux d’Empire

L’équipe m’a aussitôt intégrée à mon arrivée, me mettant dans l’ambiance qui règne. Ils m’ont mise en binôme avec le chef de projet. Enfin dire que je suis son assistante serait plus juste mais à Empire, ils n’aiment pas ce terme. Trop réducteur. Je suis son partenaire. Gary est cool. La boîte entière est cool, je n’aurai pu rêver mieux comme stage pour valider mon bachelor. Mon rôle est de coordonner les différentes personnes qui participent au projet en cours, ainsi que d’effectuer le suivi projet et budgétaire. Ça ne semble pas énorme, mais cela fait une semaine que j’ai commencé, une semaine que je rentre fatiguée à quasiment dormir à même le canapé, aux aguets sur mes mails et mes appels. Je vis Empire. Et j’adore ça. En entrant dans le bureau, je tente de saluer tout le monde avec mon plus beau sourire, et y arrive tant bien que mal. Je bénis un prestataire qui m’appelle pour ne pas à subir le rituel du café dans l’arrière cour pour qu’ils voient que je suis énervée. Je reste une bonne demie-heure au téléphone, à faire passer les dernières informations, à mieux lui expliquer certains point du cahier des charges. Gary m’a d’ailleurs apporté ma tasse de café, voyant que le prestataire ne voulait pas me laisser. Quand je raccroche enfin, mon regard de pose sur mon sac et tout me revient en mémoire. La casquette. Je réfléchis un instant, cet instant équivaut à une seconde. Il m’a toujours dit qu’il souhaitait faire son stage en édition. S’il a accepté de venir ou s’est décidé à partir, c’est qu’une maison d’édition l’a pris en stage. Il ne me faut pas plus de cinq minutes pour trouver son lieu de stage. Des mexicains, y en a pas des centaines dans l’édition. Encore moins avec le même prénom. Je me mords la joue pour me retenir de rire. Il n’est pas si loin de moi. Évidemment. C’est le monde qui est contre moi. Je maudis mon Karma qui quoique je fasse me pousse vers lui. La Mystery Party, l’après-midi avec Caroline, Halloween, et maintenant New-York. Pourquoi veut-on absolument nous rapprocher ? Pourquoi aller à l’encontre de sa volonté ? Il ne veut pas de moi, laissons le vivre sans moi non ? Parce que c’est de la torture, de toujours tomber sur lui, de toujours être rejetée.

Je mets ainsi en tête de passer le voir en sortant du travail. Comme ça, Sidney me rejoindrait, on irait à Soho et je noierais mon désespoir et maudirais mon Karma en buvant cosmo sur martini sur mojito. Je ne suis pas venue pour être Carrie Bradshaw, encore et encore amoureuse du même homme toute ma vie. Je ne veux pas attendre une dizaine d’année avant de savoir qu’il m’aime en retour, même s’il sera incapable de rester à mes côtés. Je ne veux pas vivre dans Sex and the City. Laissez moi tranquille. Je mets ma tête dans mes bras et soupire. La semaine commence mal. Très mal. Je le redresse, bois une bonne grosse gorgée et imprime les différents mails dont nous aurons besoin pour la réunion de début de semaine. Dossier en main, je rejoins l’équipe dans la salle de conférence.  Le thème du jour : se décider sur la couleur du chemin de table pour la soirée de lancement d’un nouveau livre d’un écrivain. La maison d’édition nous avait prévenu qu’il était chieur sur certains points (les mots de l’éditeur), mais on était loin de penser qu’il nous soulerait pour une couleur de chemin de table. Il hésitait entre ocre, bois de chêne, bois de sapin, doré blanchi (oui c’est une couleur d’après lui), argenté, gris sidéral ou alors à motif constellations car son livre parle d’astres. Une réunion pour ça. Il n’empêche que pendant une heure, on a eu le droit à un brainstorming pour convenir d’une couleur qu’il aille avec tout le reste de la salle, ainsi que l’identité de l’auteur, l’ambiance qu’il souhaite avoir pour le lancement. On en est arrivé à faire un double chemin de table constellation sur fond gris sidéral. Rien que ça. « Jolene, quand tu iras porter le choix des couleurs avec le cahier des charges au grossiste, tu passeras déposer ce dossier chez Smith&Stewart. » Smith&Stewart. Oh bordel.

Si j’avais réussi à me calmer, oublier le temps de quelques heures la bombe qui m’est tombé dessus ce matin, tout me remonte à la surface et me fait suffoquer. J’hoche la tête et ne parle plus jusqu’à la fin de la réunion, qui se termine quelques minutes plus tard. Je ne me suis pas préparée à le revoir si tôt. Je m’étais laissé la journée. Je ne vais pas y arriver. Je récupère le cahier des charges, les étoffes choisies, ainsi que le dossier à déposer à la maison d’édition. Je suis partie en lâchant un « à plus tard » et je suis sortie, musique dans les oreilles. Aucune musique ne me convenait. Des paroles qui nous correspondent trop, des chansons qui me rappellent nos soirées, nos journées, son sourire, sa manière de faite le pitre. Je le déteste. J’éteins la musique et c’est énervée que j’arrive chez le prestataire. Je me calme automatiquement quand il me pose des questions techniques. Souviens de ton horoscope, Jolene, ne t’en prends pas aux mauvaises personnes. Je prends rapidement congé et me dirige vers la maison d’édition. J’en tremble. Je ne sais pas de quoi. De rage qu’il travaille à quelques stations ? Qu’on soit amené à travailler ensemble pour les deux prochains mois ? Qu’il soit parti sans me prévenir après TOUT ce qu’on a vécu ? J’entre d’un pas automatique dans le hall de la maison d’édition et me souviens que j’ai un dossier dans les mains. Je me dirige vers l’accueil. « Bonjour, je viens déposer un dossier pour monsieur Stewart. » Je me mords la lèvre et reste devant lui, même après qu’il ait récupéré le dossier. Oh et puis merde. Mon ton change, devient dur pour la première fois où je prononce son prénom. « Vous n’auriez pas un stagiaire du nom de Nate Martinez ? » Il hoche la tête, intrigué. « Vous pouvez l’appeler s’il vous plait ? J’aimerais lui parler, c’est urgent. » Mon ton est sans appel, je suis à la limite de l’agresser mais souviens toi Jolene, on n’en veut pas aux mauvaises personnes. Il me fait signe d’aller m’asseoir sur le fauteuil derrière moi. Je vais m’y asseoir... pour me relever. Je tourne en rond et me rassois, pour ne pas avoir l’air folle. Je me relève et commence à me ronger les ongles. Ça ne va pas. Dans quelques secondes je vais revoir Nate. Le salaud. Putain. J’entends l’ascenseur qui s’ouvre et me retourne en sursaut. Non, ce n’est pas lui. Je me rassois, face à la machine et j’attends. Quand enfin, elle s’ouvre sur lui, je ressens tant de chose en même temps que je me sens vidée de tout sentiment. Je me lève et c’est un air froid que j’ai sur le visage. Sans me voir, je me fais peur. J’avance vers lui, le visage fermé, pour éviter de me mettre à lui hurler dessus. Avant d’arriver à sa hauteur, je sors la casquette rose et la lui colle sur le torse. Je remercie ses réflexes car le toucher est une douleur beaucoup plus grande que le voir. J’ancre mon regard dans le sien, la glace contre le feu, et pourtant, le feu contre les flammes. « T’avais oublié ça à San Francisco, ça aurait été con que tu regrettes ne pas l’avoir prise pour ta nouvelle vie. » Mon souffle se fait erratique. Je suis étonnée que la voix soit aussi glaciale, sans tremblement qui pourrait trahir la douleur que je ressens juste en me trouvant devant lui. Mes yeux ne flanchent pas, mon port de tête est toujours aussi fier. Je suis tentée de partir maintenant mais je suis là, je l’ai sous la main alors je reste. « Ça va, tu t’y plais à New-York ? Le soleil de Californie ne te manque pas trop ? » Ce n’est pas une question de courtoisie, je ne veux pas savoir à quel point Monsieur allait bien. J’ai besoin de savoir qu’il ne va pas bien, que venir à New-York n’a rien changé. Mais j’ai besoin de tourner la page. Alors qu’il me dise qu’il va bien, qu’il s’y plait comme jamais. Je suis prête.




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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
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Ven 2 Déc - 0:41
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Rature sur rature, mine du crayon qui s’est cassé, rétrécit trop de foi au cours de la journée. A mesure que mes idées grandissent l’espace sur ma feuille rétrécit. J’en prend une nouvelle, puis une autre, puis une seconde et ainsi de suite. Jusqu’à ne plus voir la couleur du bois de chêne de mon bureau. Je me recule sur ma chaise et regarde ce sacrée bordel en passant une main dans mes cheveux. J’ai fait des tonnes de version d’un même et unique brouillon et maintenant que j’en ai fini. Je ne sais pas lequel choisir. Je jette un œil à l’horloge accroché au mur en face de moi, juste au-dessus de la porte de mon bureau. Je souris, dans un peu plus de trois heures j’ai fini ma journée.  Mais avant ça, il me reste une centaine de page à lire sur ce livre qui m’a drôlement inspirée bien qu’il soit sur un sujet que je méprise normalement je me retrouve à essayer de comprendre comment ça fonctionne, comprendre l’état d’esprit de l’auteur et ce qu’il cherche à diffuser comme message ce gars-là. J’attrape mon portable et tape le code pour pouvoir aller dans le menu et plus précisément dans les applications. Je cherche une application sur les signes astrologiques je veux vérifier un seul et unique truc. Si ça marche, j’envoie un message à l’écrivain lui disant que son script va être une nouvelle foi étudiée et que nous pouvons prendre rendez-vous pour en discuter.

Application installée, j’entre ma date de naissance et attend le verdict. Faisant tourner ma chaise de gauche à droite comme un gamin j’attends patiemment le chargement et une sonnerie se fait entendre. Je glisse mes yeux sur l’écran en lisant les mots qui s’y affichent. ‘’ Votre moral est au beau fixe ! Une belle période vous attend. Vous serez poussé par une envie de construire, de créer et surtout de réussir sur tous les plans ! Si vous avez un projet en tête, n'hésitez pas à vous lancer, c'est le bon moment ! ‘’ Une belle période je ne sais pas, mais l’envie de créer et de réussir m’alimente depuis déjà un mois donc on peut dire que c’est assez ressemblant à la réalité ? Ouep, je suis séduit par l’idée, j’laisse une chance à cet écrivain sur un coup de tête. Je remets mon portable dans ma poche et je décide qu’avant de partir j’enverrai un message à ce Marc Bolvi, celui qui a écrit le script sur l’astrologie. La pause est terminée je dois me remettre à lire.

Dernière page du scripte, note et synthèses des choses qui vont et ne vont pas sur un post-il collé par-dessus, je marque un ‘’OK, approuvé’’ au stylo sur la première page pour me rappeler que je l’ai lu au cas où et je range celui-ci dans le tiroir à scripte terminé. Je me lève pour me dégourdir un peu les jambes et m’approche de la baie vitrée qui me donne une vue imprenable sur Manhattan. Je m’appuie contre l’encadrement et je fixe les gens qui se font tout petit de là ou je suis.   Et moi ? Si j’étais un écrivain Qu’est-ce que je voudrais diffuser comme message du coup en écrivant des feuilles et des feuilles de brouillon, en cherchant les mots qui me semble juste, en me torturant l’esprit avec cette histoire qui me sort de nulle part ? Rien, je ne diffuserai rien. Je ricane amèrement pour moi-même en pensant à l’histoire qui me trotte dans la tête en me répétant qu’elle me sort de ‘’nulle part’’. Un nulle part que je connais très bien pourtant. Je ne sais pas qui je veux convaincre en disant depuis des heures que l’essence même de ce que j’écris n’a rien à voir avec moi ou avec elle et toute ma vie entière. Car j’y ai déjà pensée en réalité à écrire sur ce que j’ai pu ressentir ces derniers mois et dernières années mais je n’ai simplement jamais passé le cap de le faire. Sauf que j’en suis au stade ou je n’arrive plus tellement à retenir l’idée que j’ai au creux de ma tête, je pense être prêt à écrire plus que des feuilles de brouillon pour passer à autre chose dans ma vie. Il est temps. Mais… non, en fait non J’suis pas là pour ça. Je suis venue ici pour être un simple éditeur, lire des scripts, donner mon avis dessus, aider les écrivains à voir ce qui va et ne va pas et je me retrouve moi-même à écrire mon propre essai ? Non. Donc faut que j’arrête. Je reprends place sur mon siège et tape le mail que je me suis promis d’écrire un peu plus tôt à cet écrivain, Marc.


Il me reste une heure et demi à perdre, les yeux rivés sur mon ordi mon cerveau marche à vive allure dessinant, imaginant et continuant à me martyriser en imaginant ce que ça donnerait si je continuais mon histoire, les possibles évolutions.  L’histoire que j’ai en tête serait bien plus qu’une histoire lambda d’un gars qu’à découvert de nouveau sentiment à cause ou grâce à une nana et qui ne s’en remettra jamais. Je veux que mon gars il chute mais qu’il se rende compte que c’est un mal pour un bien. J’veux croire en ce que j’écris, je veux moi-même écrire la suite de ma propre histoire finalement. Ne pas rester sur l’éternel histoire d’un mec qui se balade dans la vie les mains dans les poches sans trop rien comprendre et sur qui tout va tomber d’un seul coup dessus mais qui n’utilisera pas les choses qu’il a appris pour sa nouvelle vie. Je ne veux pas être toute ma vie ce putain de gars perdu, je veux pas faire d’un personnage à plaindre bien au contraire. Je soupire et détourne les yeux de mon écran.  J’attrape le tas de feuille posée sur le bureau entre mes mains. Mes brouillons, je les fixe longuement me demandant pourquoi je prends cet écrit tant à cœur finalement ? Si je dois tout jeter, ne sachant si je dois continuer ou non ? L’idée de foutre le tout à la poubelle me fait grimacer. Pourquoi je n’accepte pas l’évidence, j’ai besoin d’écrire. Je suis en train de me faire une thérapie gratuite. Je suis peut-être l’un de ces écrivains qui ne peut pas écrire sans y raconter sa vie. Raconter mes péripéties au travers d’un personnage pour me sentir mieux, pour cracher sur des émotions que j’ai pu ressentir. J’ironise devant l’incohérence qui se dresse à moi. Moi, Nate Eden Martinez celui qui critiquait les écrivains qui s’autobiographie je me retrouve à aller sur cette route même ? Je commence à comprendre la démarche de ces écrivains, ceux qui ne parlent que de leurs déboires. Ce fut long pour le comprendre mais mieux vaut tard que jamais, il parait. Je plie les brouillons et les ranges dans la pochette de mon pc portable. Ceci est et restera ma propre thérapie, ma façon de me vider l’esprit au travers d’un écrit qui me semble correcte plutôt que de radoter et faire la gueule comme j’ai pu le faire durant des semaines à San Francisco autant être productif à New York.

Combat acharné entre la raison et l’envie, la raison me dit de ne pas prendre trop à cœur ce que j’écris et l’envie me dit d’y aller à fond, d’y mettre toute mon âme même. Que je n’aie rien à perdre et c’est comme ça que je me suis retrouvé à taper aux propres le brouillon que j’avais choisi, celui qui me convenait le plus pour la trame de mon histoire. On toque à la porte de mon bureau et je relève la tête ferme mon ordinateur prudemment pour qu’on ne voit pas que ce je fais est personnel et n’a rien à voir avec le travail qui m’est demandé. Un collègue de travail vient se planter à ma porte, les bras croisées en souriant. « Martinez, on t’attend à l’accueil et promis ce n’est pas un auteur en colère cette foi … » Je fronce les sourcils cherchant qui est là pour moi ici ? « Heu ouais … J’y vais merci. » Je me lève en mettant les mains dans les poches de mon jean noir en me dirigeant tout droit d’un pas nonchalant vers l’ascenseur. J’vois pas qui pourrait être là pour moi, puis je n’en ai un peu rien à foutre en fait. L’autre con de mon étage il pense que j’ai peur des écrivains en colère.  Si seulement il savait combien de gars j’ai frappé dans ma vie, pour défendre mes frères et sœurs, même ceux qui sont d’une autre mère. La peur c’est pas un sentiment que je ressens souvent. Actuellement, j’suis plutôt saoulé de savoir que quelqu’un m’attend je suppose pour un rendez-vous à l’improviste ou quoi … Comme d’habitudes les gens se pointent à la dernière minute. J’lève les yeux au ciel en soupirant exaspéré.

Yeux rivés sur l’écran qui affiche les étages, il n’en reste plus qu’un. Aller, calme toi Martinez, soit souriant même. T’es l’image de l’entreprise… Je passe une main sur les plis de ma chemise qui s’est un peu froissé au cours de la journée lorsque l’ascenseur me prévient que nous arrivons au rez-de-chaussée. Je m’avance d’un pas en attendant que les portes s’ouvrent et elles ne tardent pas à le faire. Je sors et regarde de gauche à droite cherchant rapidement qui pourrait être là pour moi et je tombe sur elle, mon corps se raidit, mon cœur rate un battement par la surprise. Mon corps se stoppe net alors qu’elle se lève gracieusement, jambe élancée, beauté qui ne perd jamais de son éclat. La reine de glace s’est levé de l’un des canapés réservés à la clientèle. Elle marche jusqu’à moi lentement avec cet air froid sur le visage. La fierté sur le faciès, la haine dans le regard. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des siens et l’enveloppe charnel que je suis ne réagit pas. Tout est en stop alors que dans mon cœur c’est le déferlement elle me hait encore plus que ce que je l’aime. Je suis chacun de ses gestes avec attention. Je ne rate rien, sa tenue, la main qui se plonge dans son sac avec attention. Je pense un instant à une bombe lacrymaux dans les yeux mais non je l’imagine mal me faire ça quand même. Elle sort de son sac un truc et je reste statique, le souffle coupé. Non elle n’a pas osé… Pourtant si. Elle me plaque sur le torse ma casquette rose et je la regarde dans les yeux, les flammes contre les flammes. Elle l’a fait, je me mets à rire à en damner les saints. Le rire vert de rage mais je ne laisse rien paraitre je regarde juste la casquette entre mes doigts et remonte mes yeux vers son visage impassible. « Merci Jolene, mais depuis le temps j’en ai eu des nouvelles celle-là elle me sert plus à rien. » Je fais tourner la casquette à l’aide de mon index un instant. Je fais le malin, je fais le mec paisible alors qu’une seconde avant j’étais dans la confusion. « Comme tu dis, nouvelle vie. » J’appuie sur les mots qu’elle vient de me sortir et je fronce les sourcils lorsqu’elle me demande si New York me va, si San Francisco ne me manque pas. Etonnamment non, je n’ai pas une seule foi penser au soleil de la Californie, ni au campus que j’ai fréquenté et les amis que j’ai quittés. Y’a que deux choses auquel j’ai pensé ma famille et les fossettes au creux de ses reins.

Mon regard se tourne sur les demoiselles de l’accueil qui nous regarde d’un œil interrogateur, nous sommes l’attraction de la fin d’après-midi et je refuse intérieurement qu’elles puissent dirent quoi que ce soit sur Jolene et sur mon compte qui puisse filtrer dans le bâtiment entier, je ne suis pas là pour me faire remarquer. On en a fini avec Cisco Show et les rumeurs ici on est dans un cadre sérieux. « C’est pour le rendez-vous de dix-huit heures mademoiselle c’est bien ça ? » Je ne lui laisse pas le temps de répliquer que ma main libre vient se poser au creux de son dos pour l’emmener tout droit vers l’ascenseur. Face à celui-ci, j’appuie rapidement sur le bouton et les portes s’ouvrent devant nous. Je soupire presque de soulagement que la machine ne soit pas remonté au vingtième étage ou quoi. J’appuie doucement au creux de sa courbe pour qu’elle entre à l’intérieur et je la suis de près. Les portes se ferment sous les regards examinateur, indiscret même des vipères.

Silence qui se fait lourd, mes yeux ne quittant pas les portes du regard, ambiance électrique à souhait. Je l’entends soupirer, je l’entends taper du pied et je me tourne vers elle sourcil froncé serrant fort la casquette dans ma main. « J’suis en stage Jolene je peux pas me permettre tes remarques devant tout le monde, t’auras le plaisir de me dire ce que tu veux à l’étage. » Voix qui se fait cassante, énervé par son comportement de gamine. Le silence reprend et je m’en veux d’être si méchant. Je me tente à jeter un regard sur la brune à mes côtés. Elle regarde ses pieds un instant et relève la tête rapidement vers moi en sentant je suppose mes yeux sur elle. Emeraude brisée, éclat de joie qui la caractérisée envolée. « T’es en vacances à New York ? » J’me mord l’intérieur de la joue en attendant sa réponse, j’sais pas pourquoi je demande ça comme si c’était la chose à dire à quelqu’un pour qui on a eu des sentiments qu’on a pas revue depuis presque deux mois. Heureusement pour nous, l’ascenseur s’ouvre à l’étage. Plus besoin d’attendre sa réponse. Soulagé, je la laisse passer devant moi en lui montrant la porte de mon bureau. Personne n’est dans les parages et j’en suis presque ravie. Car je sais que la conversation peut vite partir en vrille. Je le mérite, j’suis parti sans motif, sans même lui envoyer un sms. Je pose la casquette sur le bureau et m’assoit dessus en la regardant, attendant la sentence.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
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Ven 2 Déc - 2:47
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


Je le déteste d’être aussi serein, d’avoir l’air aussi détendu. À croire que c’est devenu un pattern à chaque fois qu’on se verra maintenant. Je serai la stressée, celle qui redoutera l’issue de notre rencontre, qui analysera chaque mot employé, chaque geste effectué, qui n’en dormira pas parce que le lendemain, elle se dira qu’elle aurait pu faire ça autrement, dire autre chose, ne pas dire telle phrase. Et lui sera le zen du duo, celui sur qui les phrases coulent telles l’eau de la pluie, qui va coller un moment, mais ce n’est pas grave, ca va sécher. Celui qui s’en foutera carrément de ce qui pourrait se passer, qui se dit que, moh, Jolene est une Drama Queen, elle a besoin de sa demie-heure prise de tête. Je serai l’amoureuse et lui l’indifférent. À quel moment les rôles ont été distribués ? Jamais je n’ai voulu devenir cette fille qui pleure, cette fille qui s’accroche à ses souvenirs comme à une bouée de sauvetage dans cette tempête d’émotions, cette fille qui fait tout pour obtenir un regard, avoir une nouvelle de lui. Oh j’ai abandonné l’espoir d’obtenir un sourire. Il ne m’a pas souri depuis... oh bordel, depuis cet été. J’ai regardé tous les films d’amour qui puissent exister, qu’ils soient français, américains, anglais ou même indiens. J’ai lu et étudié une demi-centaine d’ouvrages traitant de l’amour, du romantisme, quelle que soit sa forme. Je sais ce que l’amour. Je croyais même être tombée amoureuse de mon premier petit ami à Santa Fe. Enfin si je l’étais. Je me voyais même parcourir le monde à ses côtés. Mais jamais. Jamais je n’avais ressenti ce que je ressens pour Nate. Cette douleur atroce qui m’écrase le coeur comme s’il s’agissait d’un vulgaire objet, absolument pas important à ma survie. Ce rythme effréné, plus rapide qu’après une partie de jambes en l’air, plus douloureux qu’après avoir sprinté sur trois cents mètres. Ces mille et une questions qui m’embrument le cerveau. Cette appréhension du moindre geste, de la moindre parole. Rien n’a jamais été aussi violent avec mon ex. Je regrette de m’être rendue compte que je suis amoureuse de Nate. Que je suis folle de lui. Que je ne peux plus me passer de lui. Que chaque toucher l’a encré dans ma peau, que chaque touché est plus indélébile que mes tatouages. Je ne m’en serai pas rendue compte, rien de tout ça ne se serait passé. D’habitude, je passe le mois anniversaire de l’agression avec lui, parce que j’oublie tout avec lui. Mais cette année, me rendre compte que j’étais amoureuse de lui a tout changé. C’en était trop douloureux. Tiraillée entre des envolées lyriques et la réalité des choses, mon cerveau a choisi la simplicité : fuir. J’ai fui j’ai tout gâché, aujourd’hui, nous sommes incapables de nous parler sans que cela ne vire au règlement de compte. Et ça me fait encore plus mal de voir qu’on ne sait plus être Nate et Jolene mais deux inconnus qui préfèrent se cracher à la gueule que de s’assoir et parler calmement.

Et quand je l’entends rire, se foutre de ma gueule parce que je lui ai rendu sa casquette, c’est mon coeur qui chute à mes pieds, pour se creuser sa propre tombe sans sa cage protectrice. Et sur le chemin, le rire de Nate l’écrase, le déchiquète, le réduit en poussière, avant même qu’il n’ait atteint son but. Je viens d’assister à la mort de mon coeur qui ne battait que pour lui. Bourreau de mon coeur, bourreau de ma santé d’esprit, assassin de ma force, je ne sais comme je tiens encore debout. Comment se fait-il qu’il n’entende pas mon coeur battre à tout rompre ? Je suis sûre que le hall entier entend mon rythme cardiaque comme si on l’avait enregistré et diffusé via des enceintes disposées un peu partout. Je ne me remets pas de l’homicide volontaire de Martinez. Je ne peux plus prononcer son prénom. Si court et pourtant plus meurtrier. Chaque lettre est une lame aiguisée à même les flammes de l’enfer, qui lacère ma langue et mes cordes vocales aussi doucement, douloureusement qu’une feuille de papier dans le creux des phalanges. Ne se rend-il pas compte de la force surhumaine que cela m’a pris de me dire qu’il fallait que je lui rende sa casquette ? Cela que cela signifiait pour moi ? Pour nous ? Pourquoi est-ce que je parle de nous, il n’y a plus de nous, il n’y a plus de lui et moi contre le monde. Il y a lui et le monde contre moi. Il y a lui. Et il y a moi. Ce tandem que l’on croyait infaillible ne fonctionne plus. Ce duo qui attirait la tension comme l’attention de tous a fondu sous un rayon du soleil Californien. Si avant il n’y avait pas de Jolene sans Nate, de Nate sans Jolene, il n’y a aujourd’hui même plus mon ombre pour me suivre. Et tout ça, tout ce changement d’attitude s’est enchainé en une micro-seconde. Je viens de lui rendre sa casquette, la casquette, celle qui a enclenché la machine Nate et Jolene, ou Jonate comme ils ont tant aimé nous renommé pendant la Power Race, et au lieu de me dire « merci » ou juste hoché la tête, il se fout de ma gueule ?! Et qu’est-ce que ça veut dire, j’en ai eu des nouvelles ? C’est à ce moment que je déteste ce cerveau de fille que j’ai. On parle de casquette ou de ce qu’elle représente ? Je ne cherche même pas à répondre. Mes yeux suivent, comme hypnotisé, le mouvement que fait sa casquette autour de son doigt et agirait presque comme un décontractant sur moi. Jusqu’à ce qu’il répète mes propres mots. Alors c’est fini, c’est ça ? T’as fui San Francisco, sans te retourner et tu estimes que New-York est sincèrement ton nouveau départ ? Je suis donc ce dernier boulet de ton ancienne que tu te traines avec agacement jusqu’à ce que je craque ? Bien. Les chaines se briseront dès que je mettrai un pied dehors.

Le pire ? Non je n’étais pas prête à savoir qu’il a changé de livre et que mon prénom n’apparaitra pas dans ces pages.

Je sursaute à ce changement de ton, cette transformation du visage. Un sourire, des yeux qui ne suivent pas, une voix légère mais assez forte pour être entendue par les autres occupants du coin fauteuil. Je ne comprends pas. À qui est-ce qu’il parle ? Je me retourne pour voir où se trouve son rendez-vous de dix-huit heures et ne croise que des regards inquisiteurs. Oh. Je suis son rendez-vous de dix huit heures. Je ne comprends toujours pas. Je ne me rends pas compte tout de suite qu’il me touche. Que sa main s’est posé volontairement dans le creux de mes reins. Que j’avance sous la légère pression de sa main. Son toucher me brûle. Je veux qu’il ôte sa main de cet endroit, le plus douloureux. Mon bas de dos s’enflamme et je suis étonnée qu’il ne le sente pas à travers mon pull. Il a perdu le droit de me toucher quand il est parti de San Francisco. Il a perdu le droit de me toucher le jour où il a décidé sans me prévenir que je ne faisais plus partie de sa vie. De sa nouvelle vie. Pourtant mon corps agit comme en état de manque. Après cinq mois sans se toucher, littéralement, mon coeur s’élance, des frissons me parcourent l’échine et me font mal, salement mal tant ils se sont découverts violemment et trop rapidement. Il aurait été un rail de coke face à moi après des jours d’abstinence, mon corps aurait fait un retour en arrière de cinq ans et je me serais retrouvée à saliver, à bégayer devant cette drogue, devant cette poudre blanche qui rendait mon corps et mon esprit si libres et si heureux. Mais je suis clean, et Nate est pire qu’un rail de coke et j’ai rechuté juste en croisant son regard.

J’entre dans l’ascenseur et je sens son souffle contre ma nuque. On se retrouve seulement tous les deux dans cet espace confiné et j’ai chaud. J’ai chaud, je tape du pieds pour tenter de calmer mes tremblements, et je soupire pour ne pas rire. J’aimerais rire parce que je suis pathétique : je suis bel et bien en train de couver une crise de manque. Je pourrai crever pour ne serait-ce qu’une seule fois regoûter à ses lèvres. Je pourrai accepter n’importe qu’elle proposition de mutation juste pour qu’il me sourisse, sincèrement, comme il avait l’habitude de faire avant tout ce merdier. J’entends à moitié ce qu’il me dit. Je ne retiens d’abord que son ton, dur, tranchant. Agacé par ma présence. J’ai gâché sa première tentative en réapparaissant dans sa vie. Est-ce que je suis désolée ? Non. Je ne vois pas pourquoi je devrai être la seule à souffrir. Et peu à peu, ces mots font leur chemin jusqu’à mon cerveau. Nouveau coup de poignard porté au coeur, qui transperce ma fierté et la dignité pour les rendre poussières sans état d’âme. C’est donc ça, cette excuse de rendez-vous ? Je suis à ses yeux seulement une Drama Queen qui aurait pu détruire sa réputation à son stage. Ça fait mal. Je sais faire la part des choses. Je comptais partir après, partir du hall, quitter sa vie. J’allais même demander à Gary de me mettre sur un autre projet pour ne pas que nos relations n’entachent notre travail, parce que la douleur est beaucoup trop fraiche, la cicatrice beaucoup trop vive pour déjà faire semblant que tout se passe bien. Pour déjà faire comme si Nate n’était que Mr Martinez, le stagiaire de Smith et Stewart. J’étais prête à tenter de moi-même commencer une nouvelle vie. J’étais surtout prête à rentrer chez moi et dormir jusqu’à demain matin dans les bras de Sidney pour oublier qu’on vient de fermer un livre de trois ans sans même penser à un séquel. Ma tête se baisse et mon regard croise mes superga bleu marines vieillies par le temps. Et je me dis qu’il serait temps que je m’achète des bottines car ces baskets ne m’aideront pas à supporter le froid de New-York pour cet hiver. Je sens son regard qui me brûle le corps et relève brusquement le regard pour croiser ses yeux. Vois-tu à quel point tu m’as brisé Nate ? À quel point la Jolene que tu as connu il y a quatre ans a disparu sous tes paroles assassines ? Je te déteste d’effectuer un pouvoir aussi puissant sur moi. Je te déteste de m’avoir fait tomber amoureuse de toi. Je te déteste à tel point que je ne peux que t’aimer encore et encore, encore et contre tout. Je ne suis qu’étonnement quand il me demande si je suis en vacances. Ma bouche s’ouvre et se referme, incapable d’émettre le moindre son. J’aimerais lui répondre qu’il n’est pas obligé de parler, d’être courtois, de faire celui qui s’intéresse à moi, personne n’est avec nous. Tout ce qui t’importe dans cette question, c’est de savoir combien de temps tu risques de me croiser jusqu’à ce que je parte. Je suis perplexe qu’il ait osé me poser la question de la sorte.

L’ascenseur s’arrête et je le bénis de m’avoir sauvé de répondre. Je suis tentée de rester dans l’habitacle, ne pas en sortir pour redescendre et fuir cette ambiance oppressante. Mais Nate reste derrière moi, m’invitant à sortir avant lui en me montrant son bureau, qui se trouve en face de nous. Je n’ai pas d’autres choix que d’avancer. Je ne suis jamais venue dans les locaux de Smith et Stewart, mais je reconnais des visages connus à travers les vitres, j’en salue même discrètement de la main, afin de ne pas paraitre trop impolis, un sourire posé sur les lèvres et j’espère que de là où ils sont, ils ne se rendent pas compte qu’il est crispé comme le reste de mon corps. J’entre dans son bureau la première et ne regarde même pas le décor. Je ne veux pas replonger dans son univers qui m’a tant de fois accueillie bras ouvert. Je me dirige directement vers la baie vitrée et n’arrive pas à m’émerveiller de la vue dont il peut jouir à longueur de journée depuis plusieurs semaines. Je n’arrive pas en l’envier d’avoir cette ligne d’horizon quand mon bureau donne sur la foule qui parcours Broadway en long et en large. Les bras croisés contre ma poitrine, je soupire et me retourne pour lui faire face. Je m’adosse contre la vitre et pour la première fois depuis qu’il est sorti de l’ascenseur, je pose réellement mon regard sur lui. La première chose qui me frappe est le changement qui a opéré sur son visage depuis Halloween. Comme si quitter San Francisco l’avait apaisé. Non. Quitter sa ville natale l’a apaisé, et c’est une vérité, une affirmation. La seconde chose qui attire mon attention, c’est sa couleur. Son blond n’a plus rien à voir avec l’échec cuisant de début d’année. Plus naturel. Ça lui adoucit le visage, ce visage qui supporte le poids de la fatigue. Ses cheveux tenus en arrière par des gestes répétés à longueur de journée me donnent envie de passer ma main dedans, de lui offrir ce massage crânien qui le détend si bien, finir mon massage dans le creux de sa nuque, pour le sentir s’endormir contre ma poitrine, la respiration adoucie. Penser à ça me fait mal et je déteste mon subconscient. J’ouvre la bouche mais je ne sais quoi dire. Il me regarde, attendant que je parle, et ça ne m’aide pas. J’aimerais lui dire mille et une choses. Savoir pourquoi il est parti. Pourquoi il ne m’a rien dit. Est-ce qu’il me vire définitivement de sa vie ? Est-ce qu’il comptait un jour se souvenir de mon existence ? Comment va Karma ? Comment vit sa mère son départ ? Pourquoi, comment ? Je reste silencieuse un instant, tentant de faire le vide dans mon esprit. Et je dis la première chose qui me semble logique : je réponds à sa question à la con de quand nous étions dans l’ascenseur. « Je ne suis pas en vacances à New-York. Je suis aussi en stage ici, à Empire. » J’espère que le simple fait de lui dire que je suis à Empire lui suffit à comprendre que nous allons être amené à se revoir, à travailler ensemble pour le lancement d’un nouveau livre qu’ils viennent d’éditer. M’en rendre compte m’a donné un coup dans l’estomac. Maintenant le dire à voix haute serait me poignarder toute seule. Je laisse l’information faire son chemin jusqu’à son cerveau. Je lui laisse se rendre compte de ce qui nous attend. Et je coupe toute réflexion en reprenant la parole. « Tu comptais me le dire ? Ou t’espérais que les bruits de la ville me le murmurent un jour prochain ? » ma voix n’est pas dur, n’est pas forte. Ma voix est comme mon coeur, comme mon regard. Brisée. Je prends son conseil à la lettre. Il a dit que je pourrai dire ce que je veux une fois à l’étage. Il ne peut pas se défiler. Il me doit bien ça. J’ai moi aussi le droit de mettre un point final à notre histoire. Et contrairement à lui, j’ai besoin de comprendre. Ou du moins de poser ces questions, d’avoir un semblant de réponse. Qui me blesse ou pas, je ne suis plus vraiment à ça près. Les cicatrices de ses mots sont encore à vif. Mais je suis encore là, debout, face à lui. Je peux tout supporter. « J’avais su que tu te trouvais sur New-York, je n’aurai pas accepté ce job.»


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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
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Ven 2 Déc - 17:54
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Assis négligemment sur mon bureau, jambes écartées qui flottent à quelques centimètres du parqués et regard planté vers le sol je l’entends faire sa route jusque devant la baie vitrée. L’endroit le plus éloigné de moi. Car être face à moi relève de l’impossible, de l’insoutenable à ses yeux je suppose. Elle me hait comme le monde hait Donald Trump, elle me hait comme elle hait la guerre dans le monde. Ces bombardiers qui canardent cette petite ville d’Alep sans aucun regret. Elle me déteste comme une réaction allergique qu’on subit à l’arrivée du pollen dans les villes, ou d’un chat qui se frotte un peu trop à notre jambe. Elle subit cette haine mais c’est elle-même qui s’inflige tout ça en venant ici. Moi je n’ai pas eu le courage de me faire vivre ce qui me tue alors j’suis allé me réfugier dans l’état le plus éloigné. C’était la facilité de s’éloigner de mon trouble-cœur. Mais je n’aurai jamais cru que la réalité me rattraperait à peine un mois après sans que je retourne d’où je venais.

Je monte la tête un instant vers elle, son corps et tourné en direction du mien elle ose me regarder, me fixer même et je tourne la tête vers la porte qui me fait face, un sourire crispée, le sourire nerveux se glisse sur mon visage. Je passe une main sur ma joue, ma mâchoire me demandant si ce que je vois est vraiment réel et pas une réalité augmentée. Elle est courageuse, elle n’a pas froid aux yeux de venir de me détruire une nouvelle foi. Comme si San Francisco ne lui avait pas suffi. Elle a toutes les raisons du monde pour me haïr mais j’ai aussi toutes les miennes pour la fuir. Je l’ai insultée en face à face, devant l’une de ses copines. Je l’ai sauvée d’un putain de cauchemar à Halloween pour mieux la lâcher trois semaines après car finalement j’suis pas passé au-dessus de nos histoires. Je n’ai pas réussi à me faire à l’idée qu’elle a sautée l’un de nos professeurs en commun, je me suis pas fait à l’idée qu’elle ne s’en voulait pas d’avoir choisi Sander à moi ce soir-là. Du coup, j’suis pas à l’aise qu’elle soit là, dans mon espace. Je ne pensais pas la revoir, du moins pas encore. Il est trop tôt pour mon cœur mutilé. Elle peut me haïr, elle peut me gifler ça ne changera pas mon comportement et cette envie oppressante de partir au fond de la poitrine. Je passe une main dans mes cheveux, cheveux qui ont poussé puis été recoloré. Le blond a laissé place à quelques mèches miel seulement qui se fondent au reste de mon brun naturel, je suis mi brun-mi blond, le nouveau Nate fusionné avec les restes de l’ancien moi.

Haussement des sourcils et mon corps entier se tourne une bonne fois pour toute vers elle pour la regarder, lui faire face. Je peux au moins lui faire ça, la regarder les yeux dans les yeux lorsqu’elle me parle merde. Elle brise la glace alors je me dois d’en faire autant, ne pas rester tapis dans l’ombre. Mes yeux dans les siens, le marron complètement coutumier ; sans intérêt de mes yeux confrontant le vert fascinant, envoutant des siens. « T’es en stage chez Empire ? Le même Empire qui nous prépare nos soirées de lancement … ? » Ton de voix qui se fait incertains, pas sûr de vouloir vraiment comprendre la vérité. Pas sûr de vouloir l’imaginer travailler dans un immeuble à quelques quartiers du miens. Sincèrement, sur un milliard de chance, combien y’en avait-il pour que la seule fille que j’essaie d’échapper soit dans la même ville que moi, dans une entreprise partenaire à la mienne ? Presque aucune, zéro. « Si tu m’en parles c’est qu’on va devoir peut-être bosser ensemble … Donc ouais, j’ai ma réponse. » Je la connais trop bien, elle ne dit pas les choses sans intérêt, sans qu’il y ait un sens et ça me perturbe de tant la connaitre. Mes yeux glissent sur ses jambes que je détaille comme si mon regard était un rayon laser qui peut passer au travers des vêtements. Lorsqu’elle se racle la gorge je remonte directement le regard vers elle, presque craintive d’avoir osé la détailler. Mais non, elle a l’air bien plus tracassé que ça pour remarquer un tel détail futile. Son regard inquisiteur, son regard se baisse et elle enchaine avec une question qui me tord l’estomac. La bombe est larguée, elle me parle du sujet qui fâche, du sujet dont je suis le lâche. Je le sens dans sa voix qu’elle est touchée et ça me massacre le moral de lui faire tant de mal en étant le plus gros des égoïstes. J’attrape une chaise destinée aux invités dans mon bureau et cale mes pieds dessus, mes mains viennent se poser sur mes genoux, liées l’une à l’autre et je les regarde avec une particulière attention car je cherche mes mots. Quelques secondes passent mais rien ne viens, une minute dans le silence est toujours rien car je n’ai tout simplement rien de bon ou de beau à lui dire. Non je ne voulais pas qu’elle le sache de moi ou des autres. En fait je n’attendais rien de ce départ … Je me disais que peut être un jour je reviendrais et toute cette histoire serait derrière nous, qu’on en parlerait plus car c’était une belle connerie. Dans mon schéma, dans la supposition parfaite des meilleurs des cas elle m’aurait oubliée. Depuis un long moment avec un autre gars, un mec qui lui aurait fait flancher le cœur une réelle et bonne foi pour toute. J’espérais peut-être que moi aussi j’m’en serais remis de toute cette histoire d’ici là et que finalement je n’aurai pas de mal à retomber sur elle dans la rue, comme si nous étions peut-être de simple inconnu ou des amis qui ne font plus cas des vieilles histoires. Mais avec des peut-être on peut refaire un monde entier, de sa base jusqu’au moindre détails et en l’occurrence je n’avais pas à penser à ce futur car rien ne se passait comme prévue. Elle était devant moi, les minutes défilent et sa tête se décompose à chaque seconde que je passe à ne pas répondre. J’ai l’impression de faire face à un sablier qu’on a retourné, les particules du sable retombent me signalant que si je continue à ne rien dire il n’en restera plus rien, le temps se sera écoulée pour moi.

Regard triste j’affronte la réalité. Je suis un homme et je dois agir comme tel, je prends une longue inspiration et mes yeux rencontre les siens et n’y arrivant pas comme un faible ; je fixe un point invisible derrière son épaule, derrière la baie vitrée je vois sur l’immeuble d’en face un laveur de vitre, suspendu à une corde à des kilomètres du sol comme si c’était la chose la plus naturelle qu’il soit. Comme si la corde n’avait aucune raison de se casser et qu’il n’y avait aucun risque qu’il meurt écrasé après une chute de dix-neuf étages je suppose. Voilà, encore une minute de perdu à ne pas vouloir parler les mots butant contre mes lèvres comme si ça me brulait de les dires. Je secoue un peu la tête et replonge mon regard dans ses opalescences qui me font mal au cœur. Elles montrent un peu trop la tristesse, la trahison et l’attente d’un son qui s’acharne dans ma tête à ne pas vouloir sortir et qui pourtant s’en fui et pas des meilleures façons. « Si je te l’avais dit ça aurait changé quoi finalement ? » Connard, t’es vraiment qu’un connard Nate Martinez. Ce n’est pas ça qu’il fallait dire, pourquoi t’essaie de retourner la situation putain. Je me mords l’intérieur de la joue et ne la laisse pas reprendre la parole. Je me dois d’utiliser un ton moins cassant, je peux pas la briser encore plus qu’elle ne l’est. A chaque fois qu’un éclat de verre se brise, je me coupe mutuellement en même temps qu’elle. « On s’est plus parlé après Halloween alors que je pensais qu’après t’avoir ‘’sauvé’’ tu reviendrais comme d’habitude à la fraternité mais non, finalement rien n’a changé après cette soirée. » Silence, je réfléchis au reste des choses que je dois lui dire, je me gratte l’arrière de la tête et laisse mon bras tomber mollement sur mes cuisses. « Je savais pas que ça te toucherait finalement de le savoir puis comme je t’ai dit du moment qu’on s’est plus parlé pendant des semaines. j’aurais dû te l’annoncer comment ? T’envoyer un sms en te disant ‘’ Hey Jolene, j’me casse tu t’en fou surement mais voilà !’’ » Je relève les mains en l’air pour appuyer sur la situation qui est complètement incongru. Non, ça n’aurait pas pu se passer comme ça c’est complètement con, aucune logique.

Canon à bout pourtant sur mon cœur elle tire sans une once de regret. Si elle l’avait su, elle ne serait pas venue dans la grande pomme juste en sachant que j’étais là. Ça fait mal et les traits de mon visage se ferme cherchant du mieux que je peux à esquiver le reste de ses balles, de ses palabres qu’elle risque encore de me jeter en pleine face pour me hurler sa haine de façon civilisée. Si tes lèvres sont des armes tes yeux sont un miroir heureusement que je les ai pour te sous-titrer. Sinon j’serai vraiment blessé mais j’ose espérer encore et encore que si tu me détestes c’est que tu m’aimes derrière toute cette brume que t’as mise entre nous. « Si j’avais su que tu viendrais peut-être que j’aurai décidé de pas partir… » Je roule des yeux vers le plafond. Je cherche une réaction, un électro-choque à provoquer alors que ce n’est pas ce que je voulais dire, j’sais pas pourquoi je réagi comme un mec qui cherche à piquer à vif juste maintenant. Je me lève pour disperser l’attention que ma dernière réplique a pu déclencher en remettant la chaise que j’ai prise pour mes jambes à sa place et allant me poster en face d’elle à la baie vitrée. Chacun appuyé d’un côté de celle-ci, les yeux rivés vers les citadins on préfère regarder les autres que nous regarder nous-même, trop de souvenir du passé, trop de souvenir des draps, sentiments et fierté qu’on a froissées. « On travaille dans des boites qui bossent ensemble ok, mais pourquoi t’as demandé à me voir alors ? Juste pour me rendre une casquette qui t’appartient depuis quatre ans ? » J’appuie ma tempe contre la vitre en continuant à fixer la chaussée.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Sam 3 Déc - 0:26
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


Mais c’est qu’il est perspicace le Nate. Non, je parlais d’Empire, la série. Je parlais de l’Empire State Building même, tant qu’à faire. Ou j’ai balancé un nom au hasard parce que c’est cool de dire que je travaille pour Empire. C’est vrai que moi, j’adore parler pour ne rien dire. Sérieusement Nate, le froid de New-York t’as gelé le cerveau plus rapidement que prévu ? Je n’arrive pas à comprendre. Est-il juste simplement étonné que je sois là, que nos deux métiers totalement différents nous amènent à travailler ensemble ? Est-il déçu d’avoir raté son grand départ pour une nouvelle vie, que je vienne encore et encore gâcher ses chances de s’élever ? parce que c’est ce que j’ai l’impression de faire. De le retenir au sol, de l’empêcher de s’envoler de ses propres ailes, de briller. Jamais je n’ai voulu de ça. Au contraire. Ma seule volonté a toujours été que Nate soit lui-même, qu’il sache se mettre en avant, qu’il exploite au maximum ses capacités. Je l’ai toujours poussé, supporté. Surtout qu’il n’a pas besoin de moi. Ce génie au QI supérieur à la moyenne n’a pas besoin d’une demi-blonde qui rit pour un rien pour qu’il sache ce qu’il vaut. Il sait ce qu’il vaut. J’aimais le regarder réviser ou travailler sur un texte. Ses sourcils qui se froncent, les plis qui se forment sur son front soucieux d’être parfait. Ses dents qui viennent martyriser ses lèvres, pour s’attaquer au stylo qu’il tient entre ses doigts fins. L’entendre soupirer, parler tout seul, resoupirer quand il réfléchit. Des fois il s’allongeait, tête sur mon ventre et ma main venait instinctivement se loger dans ses cheveux pour lui offrir un moyen de se déstresser. Ces moments de détente, de tendresse, de douceur me manquent. Tout semblait plus facile à l’époque... Tout était plus simple. Et aujourd’hui, j’assiste à la fin de ce que nous étions.

J’attends sa réponse. Une minute passe avant qu’il ne me réponde. Une seule minute. Et je pense que lui comme moi avons eu l’impression qu’une éternité venait de s’écouler. Une éternité douloureuse. Dire que je ne m’attends à rien serait mentir. Je m’attends à toute sorte de réponse. Qu’il ne voulait plus rien avoir à faire de moi. Qu’il n’y avait aucune raison que je le sache. Qu’il a tout simplement oublié. Qu’il n’y avait pas pensé. Je ne sais pas. Tout sauf ça. Ça aurait changé quoi ?! TOUT. Tout aurait pu changé ! Je ne sais pas comment, dans quelle mesure, mais ça aurait changé quelque chose. Je ne sais pas quoi. J’aimerais savoir pour lui répondre. Je ne trouve rien. Lui répondre pour qu’il change de ton, qu’il arrête d’être le plus défaitiste d’entre nous deux nous. Ou alors il a déjà abandonné l’idée que lui et moi formions un nous, un jour. Et je ne tarde pas à avoir ma réponse. Ça n’allait rien changer. Trois semaines se sont écoulés, et il ne m’a rien dit parce que je ne suis pas revenue chez les Monroe. J’aimerais que la vitre derrière moi se recule. J’aimerais qu’elle me permette de mettre encore plus de distance entre Nate et moi. Qu’il ne voit pas que les yeux subissent le syndrome du tsunami, c’est-à-dire qu’ils s’assèchent pour mieux se remplir d’eau. Oh je sais quand est-ce que je vais pleurer maintenant. J’ai tellement pleuré pendant deux semaines que je reconnais les symptômes à l’avance. Moi qui n’avait même pas pleuré pour l’enterrement de mon grand-père, je me suis retrouver à pleurer pour tout et pour rien. Je pensais que ça allait s’arranger en revenant sur New-York. Que j’allais retrouver mon insensibilité. Mais là, ma santé mentale ne supporte plus rien de ce que peux me dire Nate. Je me croyais plus forte. Bullshit.

Je me tourne un instant pour ne pas lui faire face, qu’il ne voit pas mes yeux se remplir. La tête contre la baie vitrée, les mains sur le visage, j’inspire un instant, tentant d’assimiler tout ce qu’il me dit. Mes épaules sont pris de soubresauts. Je me mets à rire. La situation est comique. Je me retourne et reprend ma place d’il y a quelques secondes, adossée contre la baie vitrée. J’essuie mes yeux, le sourire aux lèvres et croisent mes bras. Je plonge mon regard, qui je sais montre à quel point chaque parole qu’il vient de prononcer ne me font pas rire mais ont bel et bien fini de m’achever, dans le sien, perdu. « Nate, réfléchis.. après la soirée, tu insinues que je suis une salope, devant Caro, tu me craches que je suis une pute quand tu apprends pour Elwyn et moi, et parce que tu m’as sauvé face à ma phobie, j’allais reprendre ma vieille habitude, t’attendre sur ton lit pour qu’on y baise jusqu’à ce que tes voisins hurlent ? Tu me connais mieux que ça. » Je baisse les yeux parce que parler de tout ça à voix haute, quand même avec ma meilleure amie, j’ai seulement été évasive, fais mal. Et je me retiens de lui dire que malgré la force de mes sentiments, j’avais peur pour l’affronter si tôt. Je soupire. Cette confrontation me fatigue déjà . On tourne en rond, meme en ayant mis les pieds dans le plat, même en ayant sauté à pieds joints ensemble. Allons-nous réussir à aller mieux ? Je me le demande. Mon regard ne quitte pas mes chaussures, je ne sais même pas s’il m’entend, mais tant pis. Bien sûr que ca m’importait de le savoir. Je ne sais pas pourquoi, mais ne pas que tu me dises que tu partais, je l’ai vécu comme un abandon. J’aurai préféré l’apprendre via un sms froid et dénué de sentiment que de l’entendre par des Monroe qui voulait de tes nouvelles parce qu’ils croyaient que j’étais ta copine. » Nouveau rire. Je les entends encore se demander si ça le fait de me demander si j’ai de ses nouvelles. Ah quel conne j’ai fait ce jour là. Mais encore, ce n’est même pas ça qui m’a rebrisé le coeur encore, encore, encore, encore. Qu’on me prenne pour sa copine, ça m’est arrivé des dizaines de fois, pour être modeste. Non. J’ai réellement vécu son départ comme un abandon. Et Nate sait ce que je pense des abandons. À quel point je les vis mal. Combien de fois je me suis réveillée en sursaut dans ses bras parce que je continue de faire le même cauchemar depuis que j’ai cinq ans ? Je fais la fille forte, la dure à cuire danoise, mais quand il s’agit d’abandon, je redeviens cette petite fille de cinq ans qu’on a déposé chez ses grands-parents parce que c’était trop dur pour eux de supporter mes pleurs. Parce qu’ils ne voulaient pas me faire pleurer encore plus. Que je méritais mieux. Je ne méritais pas mieux. Je méritais mes parents. Je ne sais pas ce que je fais de mal pour que les personnes que j’aime sincèrement, le plus, d’une force beaucoup trop grande pour moi, m’abandonnent tour à tour. Peut-être les aimai-je trop. Peut-être que je les étouffe justement.

Je relève la tête. Qu’est-ce que ça veut dire ? Tu ne peux pas parler plus explicitement ? Parce que de ce que je comprends, c’est que si tu avais su que j’avais pour projet de partir, tu n’aurais pas quitté San Francisco. Tu serai resté là où je ne suis pas. Est-ce que c’est ce que ça signifie Nate ? Que tu m’évites ? Si moi je dis que je n’aurais pas accepté ce job, c’est parce que j’aurai respecté ton désir de t’éloigner de moi, de vivre ta propre vie. Mais toi ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Je n’ai pas le temps de demander plus d’explication qu’il se lève et vient se positionner en face de moi. Je le suis du regard, je le regarde venir se mettre en face de moi. L’épaisseur d’un corps entre nous. Cette proximité me met mal à l’aise. Je ne suis pas bien. Parce que je sens son parfum. J’ai sous les yeux tous ses traits que j’ai pu toucher. Et je retiens ma main de toutes mes forces de refaire ce geste qui a fait monter la température entre nous il y a cinq mois. Cette nuit on a arrêté de faire l’amitié pour passer à autre chose. Beaucoup plus fort. Beaucoup de choses ont changé cette nuit. Nous pour commencer. Plus j’y repense, moins je me dis que c’étaient des retrouvailles de deux amis. Non. C’était plus profond que ça. La tension était à son comble et j’ai des frissons en me souvenant de la possessivité dont ont fait preuve les lèvres de Nate quand il a réussi à m’enlever le casque. Je revis cette scène et ce sont des frissons par milliers sur tout le corps. Non. Je ne peux pas repenser à ça maintenant. On regarde tous les deux au dehors, préférant affronter le monde que nous affronter. Typique. Je laisse le silence planer entre nous deux, que je trouve les bons mots. Pourquoi ? Quand je suis arrivée ici, j’avais une idée claire et précise. Et je l’ai vu. Et tout s’est effondré comme un château de cartes déjà bancal. Toujours sans le regarder, j’essaie tant bien que mal de lui répondre. « Je crois ouais. Je me suis dit que si je te rendais ce qui avait fait qu’on avait commencé toi et moi, j’arriverai à tourner la page comme toi. » Je tourne les yeux vers lui, un sourire triste sur le visage. Non, sa casquette ne m’appartient pas. Comme son pull. Et son autre pull. Et sa chemise. Et son t-shirt. Et son autre pull. Je ne sais pas combien j’ai pu volé de fringues à Nate. Et même s’il ne disait rien, acquiesçait par son silence ma cleptomanie, je lui avais promis plusieurs fois qu’un jour je lui rendrais ses affaires. Je n’ai fait que les emprunter. Un moyen d’avoir toujours un peu de lui avec moi, où que je sois. À croire que je suis amoureuse de lui depuis le début. Sincèrement ? Le contraire ne m’étonnerait absolument pas. On a tellement accroché dès le début qu’il est tout normal de tomber amoureuse de lui. Je lui ai souvent dit en plus. Comment cela fait-il qu’il n’ait pas de copine ? La moitié du campus doit être amoureuse de lui. Et pas que le sexe féminin. Ma main me bat, profite d’un moment d’inattention pour venir se poser sur ses bras croisés. Je sers un instant son bras, et le retire. Je ne sais pas si j’ai le droit de le toucher. « On va travailler ensemble Nate. » Je me répète, pour qu’il comprenne ce que cela implique. « C’est con dis comme ça mais je crois que toi et moi, il faut qu’on parle. Sincèrement. Qu’on ne se saute pas à la gorge en plein milieu d’une réunion. » Quoique, ça dépend de quelle façon on se saute dessus.



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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
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Sam 3 Déc - 14:10
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Je préfère faire l’aveugle que de voir ses yeux brillant de perle salée, éclat des sentiments qui essaient de s’échapper. Je sens la terre se dérober sous mes pieds en me rendant compte du mal j’ai pu causer en m’en allant. Je l’ai blessée, je l’ai trahie en partant sans un motif, comme un fugitif alors qu’au final c’est elle qui aurait dû me fuir lorsqu’il était encore temps. Je me mords jusqu’au sang l’intérieur de la lèvre inférieur pour résister et ne pas voir l’évidence, gout de fer qui s’installe et s’atténue tout aussi rapidement. J’ai fait beaucoup de connerie, j’ai causée des grands merdiers. A San Francisco, pendant cette période de guerre je ne voyais qu’en noir et blanc, je ne broyais que du noir et je tapais dans tout ce qui bougeait. Ma vie était brumeuse comme une journée au centre de Manhattan. J’avais une douleur dans la poitrine qui ne s’en allait jamais, pendant des jours durant le cœur restait lourd car j’étais face à une impasse, un mur. La seule chose qui m’avait brisé, réveillé le diable qui était en moi c’était elle, Jolene et jamais je n’aurai pu et je pourrais la toucher, jamais je n’avais même pensée à l’abimer mon égérie. Les seules personnes que je voulais abimer de mes poings c’était chaque gars de la ville qui la connaissait et plus particulièrement Monsieur Lafferty, Elwyn Lafferty. L’homme parfait. L’homme qui réussit et obtient tout dans la vie. Le charme, le succès, le talent et même le corps de Jolene. J’avais des heures et des heures poiroter dans sa salle de cours en attendant le moment où j’allais lui sauter dessus pour lui passer l’envie de la caresser, de l’embrasser et la faire crier mais rien ne s’était passé car j’avais préféré m’en aller que lui défoncer la gueule comme un putain de boxer sur le ring qui ne réfléchit pas. J’avais déserté le campus et plus particulièrement son cours pour ne jamais l’avoir en face de moi, ne jamais lui faire comprendre à la force de mes poings que c’était dégueulasse ce qu’il faisait avec les élèves.
En revanche, elle, Jolene Fran Larsen en attendant… En soignant ma frustration par un départ immédiat pour New York, je l’ai trainée dans la boue. J’ai fait claqué ma langue à l’instar de mes poings. Je l’ai insultée, je l’ai dédaigné et décrédibilisé dès que je le pouvais. J’ai était le pire des salauds. Si un podium des plus gros enfoirés avait existé, j’aurais surement détrôner Elwyn et Nikola pour le coup. La haine m’avait alors aveuglée au point que je ne voyais pas mes erreurs, je ne faisais qu’appuyer là où ça faisait mal sans me rendre compte qu’en face de moi l’adversaire était aussi mal et faible que moi. Cette histoire qui était la nôtre c’est moi qui l’ai foutu en l’air en faisant des manières, en m’offusquant pour des futilités et en apprenant des choses qui ne pouvait pas me faire plaisir.

Entre temps, il y avait eu Halloween, cette soirée complètement folle, ce liquide couleur vermeille que nous avions tous bu, cette boisson qui nous avait tous rendu plus fou les uns que les autres. Puis il y avait eu elle et moi, de la fougue, de la retenue, d’autre déclaration. D’autres moments que seul nous deux en avions la connaissance. Elle m’avait révélée son agression, j’avais hurlé de rage à ce moment-là, j’ai oublié le reste. J’ai oublié mais pas longtemps, la haine et revenue au galop et lorsque j’ai compris qu’elle ne reviendrait pas vers moi je les ai encore plus détester. J’ai tellement hais ces deux personnes que j’ai fini par partir, j’ai reçu ce mail aux multiples avantages et j’ai plié bagage, j’ai prévenue pas grand mode. Je savais que si je restais une semaine de plus j’allais déconner et avant d’entrer sur un terrain un peu trop dangereux, une pente glissante ou je risquais moi-même de me faire mal, très mal. Frapper un professeur sur le campus aurait été la pire des choses pour mon cas. Fini les études, fini ma bourse d’aide aux élèves en difficulté et fini le stage et l’apprentissage. J’avais bien fait de partir avant que je n’aille trop loin, avant qu’elle me haïsse pour violence sur son gars plutôt que pour mon départ secret. Oui je la connais, elle ne m’aurait plus jamais regardé dans les yeux si j’avais fait ça, l’impardonnable. « Si je n’étais pas parti ça se serait mal fini. » Elle ne comprendra surement même pas pourquoi je dis ça mais les mots sont quand même sortis.

Tourner la page… Mot dur à encaisser, à avaler. Les mots restent en travers de la gorge. Je dégluti et continue de fixer les buildings et les taxis jaune de la ville. Nous sommes si proche mais si loin en même temps. Le faussé entre nous c’est creusé encore et encore pendant mon départ et continue de se faire même lorsque nous sommes l’un à coté l’autre. Je plonge une main dans la poche de mon jean noir et soupire nonchalamment, j’essaie de libérer mes voies respiratoires obstruées par la boule qui s’est créé au fil de ses mots incandescents. « C’est bon tu m’as rendu ce que t’avais à me rendre t’es pas obligé de te faire mal plus longtemps. » La voix qui se fait dure pour cacher la douleur, voix rocailleuse, pas un brin naturel. Elle l’entend elle le sait et elle ose tourner son visage vers le mien avec ce sourire triste qui me crie ‘’aller Nate c’est bon on peut chacun passer à autre chose’’ et je ne le supporte pas. J’hésite un instant puis la regarde à mon tour les sourcils froncés par cet aveu qui me fait trop de mal. Revenir remuer les choses douloureuses pour mieux partir, un vrai truc de fille pour encore avoir l’occasion de lâcher des larmes et faire comprendre aux garçons qu’ils ont tout foirés que c’est bien la dernière fois qu’ils se voient. « T’es venu me ramener une casquette mais tu gardes le reste pour me faire une visite par semaine ? » Si elle compte faire ça avec chaque vêtement qu’elle doit me rendre on en a pour des mois et des mois de rencontre post-amitié, car elle m’en a volé des fringues, elle en a porté des pulls et chemises qui été mienne. Je l’ai déjà croisé sur le campus avec un vêtement à moi sur le dos tout naturellement, aller en cours avec ceci. Ce qui me laissait indifférent au départ était devenue plaisant et presque addictif à la fin. Je passais plus de temps à choisir en boutique mes vêtements pour faire des pronostics sur ce qui allait finir le plus vite dans son armoire. Nous suscitions l’attention des autres quand elle faisait ça. Tout le monde le savait qu’elle tramait quelque chose de louche avec Nate le Monroe mais personne ne savait jusqu’où notre relation allait. Si seulement j’avais su qu’elle faisait aussi des trucs pas très clean avec un professeur j’aurai surement pas continuer l’histoire ou alors pas aussi longtemps dans la longueur.

Ma tête commence à me faire mal, je sens mes tempes battre dans mes oreilles. A chaque fois que je m’énerve je ressens la haine de cette manière et plus j’ai mal, plus j’y pense. Je l’imagine avec ce vieux con. Elle a dû surement se faire déshabillé par lui alors qu’elle portait mes fringues. Rire jaune, acerbe dénué d’émotion qui s’échappe d’entre mes lèvres, l’idée me rebute comme jamais. Le passé continue de me hanter. Je la toise de ma hauteur, j’essaie de garder une prestance qui s’enfuie un peu plus à chaque mot qu’elle prononce. Je sors la main de ma poche pour croiser les bras sur mon torse et je continue de la fixer sans relâche. « Tu peux tout garder même la casquette, si tu ne la prends pas je la fous à la poubelle dès que tu sors. » Sa main vient se poser sur mon bras et mon corps se raidit à son contact je ne bouge pas mais sa main sur moi me fait l’effet d’une brulure vive, elle m’électrifie rien qu’au touché mais ce contact qui me plait autant que je la hais prend fin très rapidement quand elle me rappelle l’évidence. Nous allons travailler ensemble et que ça serait problématique que nous faisions part de nos embrouilles au reste de nos collègues de travail. Je m’écarte d’elle et je vais m’asseoir dans ma chaise de bureau, je m’affale dedans, le bras sur l’accoudoir et ma main retenant ma tête. « Ok on va tout régler maintenant ça me va. » Je la fixe prendre place en face de moi au bureau, ce meuble étant notre seule barrière. Je vois du coin de l’œil mes brouillons traînés sur la façade du bureau et je les attrape rapidement et les jettes à la poubelle comme si de rien était. J’humecte mes lèvres et pose mon regard sur elle, un sourire niais, hypocrite sur le faciès. « Si on doit être sincère, mettre les choses à plat je veux bien me lancer le premier. » Petite pause, elle hoche la tête presque timidement en voyant l’entrain que j’ai à vouloir parler tout à coup. « Tu veux savoir pourquoi j’suis vraiment parti de San Francisco la vraie raison ? Pas celle du stage trop intéressant ? C’est Parce que ton gars, Elwyn, tu sais notre professeur ? Le seul truc que j’allais lui faire c’est l’encastrer dans un mur. Plus les jours passaient, plus je voulais le frapper. » J’attrape une feuille et un stylo ou je marque en gros LES REGLES DU TRAVAIL « Et à chaque fois que j’y pense, même encore maintenant j’ai de la bile qui me remonte dans la trachée tellement je trouve ça dégueulasse. » Je ne sais pas si je vais supporter de travailler avec elle si elle compte être la Jolene que je connais, la fille sexy et envoûtante qui fait craquer, me fait craquer. On va en venir là oui, on va instaurer des règles qu’on ne franchira pas. Je tourne la feuille vers elle pour lui montrer ce que j’écris. « Contrairement à ton mec, je veux rester professionnel et pas tout mélangé dans mon travail tu vois … Pas même pour la plus belle paire de cuisse de la ville. » Je lui fait un clin d’œil entendue, au souvenir des nombreuses foi que je lui répétée que ses jambes me rendaient fou. Je reprend la feuille devant moi et commence à gribouillé dessus sans la regarder, j'attends que la diablesse me crache mes quatre vérités maintenant que j'ai osé la traiter comme du bétail, osé lui dire ça comme si de rien était. « La base, tu dragues pas quelqu'un de mon entreprise, encore moins de mon service on est ok ? »



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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
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Dim 4 Déc - 14:04
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


J’encaisse le coup. Je le laisse asséner le dernier coup fatal. Il serait resté, ça se serait mal fini. Pour lui, pour moi, pour nous, pour les autres qui auraient pâti de notre relation. Je n’aurai pas eu une fierté pour me tenir de bout, ou une vitre derrière moi, je me serai laissé tombée par terre. Je retiens tant bien que mal l’effet tsunami, et je ne flanche pas. Je tiens son regard, sans cligner des yeux, je sens mon regard se durcir, mes traits se tirer, la masque de glace se poser. Mon port de tête devient à la limite du port altier. Je sais que je ne tiendrai pas longtemps, que je craquerai bientôt. Et si tu n’étais pas parti, ça se serait mal fini, sache que parce que tu es parti, c’est fini. Hahaha qui est-ce que j’essaie de persuader là ? Même moi je sais que je fais juste la fière face à lui pour ne pas qu’il voit qu’il vient de creuser ma tombe en quelques mots, que la Jolene qu’il a connu et désiré vient de mourir sous ses mots.

Tu ne comprends donc pas Nate ? Que justement c’est de ne pas te voir qui me fait mal, qui me rend malade ? Que je préfère souffrir en te voyant, en t’ayant dans mon champ de vision que de ne pas t’apercevoir au moins une seule fois ? Tu ne comprends pas que tu m’as soumise à ton charme, que tu m’as aliéné par ton sourire, que tu m’as rendu folle de toi avec tes yeux ? Tu ne comprends pas que je suis amoureuse de toi, que j’ai chopé tous les mauvais côtés de cette maladie ? Que je deviens masochiste, que je me fous de me faire du mal, tant que c’est toi qui en est la raison ? Que je deviens jalouse, moi, jalouse ! de toutes ces filles qui t’ouvrent les cuisses, mais surtout de toutes ces filles qui ont la chance d’obtenir de ta part un sourire, un regard bienveillant, un baiser, ou même un touché, aussi léger qu’une caresse de plume ? Que je deviens parano, que j’analyse tous tes moindres faits et gestes et paroles, que ça me tue qu’il y ait ce ravin entre nous, parce que je suis incapable de savoir ce à quoi tu penses ? J’aimerais retourner en avril, quand je pouvais m’asseoir sur toi, t’embrasser à en perdre haleine, et te demander de m’attendre à Vegas pour qu’on se marie sans que cela n’implique un second sens. J’aimerais retourner début juin, quand prendre des bains minuits avec toi semblait être la chose la plus naturelle qu’il soit sans qu’il n’y ait ambiguïté. J’aimerais retourner au moment où se voir ne finissait pas en claque dans la gueule, en insultes qui s’ancrent dans la peau et ne s’effacent jamais. Comment peux-tu ne pas comprendre tout ça ? T’es si aveuglé par la haine que tu ne te rends pas compte de ce que tu as sous les yeux ? Je t’aime putain, je t’aime et ça me brûle de voir que toi justement, tu ne voies rien. « Non. Le reste de tes affaires est resté à San Francisco, dans un carton chez les Parks. J’ai failli les donner à une association. Quand je vois l’importance que tu as pour tes affaires, je me dis que je n’aurai pas dû hésiter. » C’est vrai. J’ai réellement mis toutes ses affaires dans un carton, attendant de savoir ce que j’allais en faire. Je sais que j’ai dit que je lui rendrai ses fringues. Dans un élan de folie, je les ai emmené chez les Parks pour voir à quelle association je pouvais les donner. Et en repassant devant mon ancienne chambre, j’ai changé d’avis et je suis montée au grenier les ranger dans ma grosse caisse. Avant de mettre le verrou à la caisse, j’ai récupéré son pull, parce que... je ne sais pas. Au delà de ce que représente le pull, je suis bien dedans. Une Jolene sortir de la maison des Monroe avec des fringues qui lui vont trop grandes, aller en cours un matin, habillée à la va vite, avec un vêtement pour homme sur le dos, ça fait parler. Jamais directement on est venu me voir en me demandant si j’étais la copine de Nate, parce que le campus savait qu’il trempait son biscuit ailleurs. Mais j’étais la seule qui avait le privilège de revenir, de lui prendre des fringues. Quand je vois où ça nous a mené.. J’avale ma salive difficilement quand il parle des autres affaires. Jeter sa casquette ?! NON ! Mais ça ne va pas ? « La jeter ? T’es relou Nate, putain, on ne jette pas des fringues ! » Suis-je vraiment obligé de repartir sur un discours Made in Paks, où je lui rappelle que ce qui nous sert pas peut servir à quelqu’un d’autre ? Et l’espace d’un instant, je nous revois à l’université, lui titillant mes réflexes qui ont fait que j’étais une bonne Parks. Juste pour voir cette étincelle danser dans mes yeux. Mais on n’est plus à l’université et il n’a pas dit ça pour me taquiner, mais bien parce qu’il le pense. Je récupérerai la casquette. Et comme il n’y accorde plus aucune importance, je donnerai ses fringues et la casquette au premier sans sans domicile fixe que je croiserai. Bien. On progresse lui et moi, je sais où va : pas dans la même direction.

Je le suis à son bureau, et je n’aime pas cette distance qu’il met volontairement entre nous. Mais surtout, je n’aime pas cette position de force qu’il exerce en s’asseyant à son bureau, me rabaissant à ce que je suis devenue pour lui : une étrangère. Je suis étonnée de son changement de comportement. Pour quelqu’un qui ne voulait pas parler, le voilà bien bavard. J’ai envie de lui faire ravaler son sourire hypocrite, lui ravaler sa connerie d’égo mal baisé typiquement masculine. J’hoche la tête, parce qu’après tout, je ne suis qu’une étrangère qu’il a accepté de recevoir dans son bureau, tout de même intriguée parce qu’il a à me dire. Et plus il parle, plus je sens mon corps s’agiter. Je me retiens de rire, vraiment, je me retiens, mais la situation est beaucoup trop comique pour que je retienne mon rire. J’éclate de rire, sous ses yeux étonnés. Oh bordel Nate, mais qu’est-ce que tu me fais là. Je me lève de la chaise, ne supportant plus de voir son air meurtri par cette histoire qu’il a encore plus extrapolé qu’une fille. Mon dieu, Nate, arrête la drogue, ça te détruit le cerveau. Cette histoire me fait rire jusqu’aux larmes et je me contrefous qu’il soit en train de rager derrière moi. La pression que j’avais se relâche comme un ballon de baudruche qui se dégonfle dans les airs. Je me calme, et essuie les larmes qui coulent aux coins de les yeux. « Tu peux me dire pourquoi tu accordes autant d’importance à une histoire qui s’est passé il y a cinq ans ? Qui ne s’est jamais réitéré ? » Je me rassois face à lui, et m’assois de manière beaucoup plus décontractée sur la chaise, croisant mes jambes. J’attrape la feuille et son stylo et écris à mon tour. « D’ailleurs, règle de vie très importante : Elwyn Lafferty ou quelconque allusion à cet homme est à bannir. Si ça peut regonfler ton égo, sache qu’il t’a détesté parce que je t’appartenais. » Je me fous de lacher des bombes. Nous devons être sincère, non ? Soyons le. J’ai volontairement utilisé le passé. Et pourtant, Dieu seul sait que si, je lui appartiendrai jusqu’à ce qu’il me dise franchement qu’il ne veut plus jamais me revoir, que je dois l’oublier. Et je suis sincère. Je ne veux plus entendre parler de notre ancien professeur de littérature. Je l’ai blessé en tombant amoureuse de lui et donc il s’est vengé en faisant de moi la Sirène dont les compagnons d’Ulysse n’ont pas su résister ? Qu’il aille se faire voir avec son carnet. J’en ai fini de prendre soin des égos mal baisé des hommes qui rythmais ma vie. Qui prenait soin de mes sentiments ? Qui faisait attention à ce que moi je ne sois pas blessée ? Dans leur guerre froide, aucun d’eux n’a pensé à l’objet de leur rivalité. Aucun ne s’est souvenu que ce n’était pas juste un nom qu’ils se disputaient, que c’était une personne à part entière, avait son mot à dire, qui avait des sentiments putain.

« Va te faire foutre Nate. » Comment ose-t-il douter que je ne sache pas tenir une attitude professionnelle ? Encore moins garder les cuisses fermées ? « Je trouve ca hypocrite de la part du gars qui a un tableau de chasse à faire pâlir Don Juan. » La sincérité réveille notre instinct animal, réveille le feu qui sommeillait en nous. Le ton a changé, la tension est palpable dans la pièce. Craquez une allumette et c’est l’étage qui prend feu. Je le trouve détestable à souhait, et pourtant, je n’ai jamais eu autant envie de lui arracher ses fringues pour lui faire ravaler son sourire hypocrite. Je ris, jaune, quand il me met en garde de ne pas draguer une personne de son service. Et volontairement, je redeviens cette salope qu’il n’aime pas. À me traiter comme une marie-couche-toi-là, il ne pouvait que s’attendre à cette réaction. Sourire attendrissant, naïf, ma voix s’adoucit. « Ça veut dire qu’il faut que j’annule mon rendez-vous avec Frank ? Merde. » Frank, c’est son patron, Frank, c’est un ami de Gary, Frank, c’est un con de base que je ne supporte pas. L’attitude de Nate m’énerve. Je n’arrive pas à rester hypocrite comme lui, je ne peux pas. Ma sincérité reprend le dessus, mes sentiments qu’il blesse à chaque mot reviennent au galop. « La réciproque est valable pour toi. Jusqu’à preuve du contraire, j’ai encore un con en tête. » Et putain, qu’est-ce que j’aimerais qu’il en dégage, qu’il me laisse tranquille, qu’il me laisse vivre. Je reprends le stylo et la feuille et écrit notre troisième règle. « Ça semble con, mais je préfère le rappeler : les sous-entendus comme quoi je suis une salope ou une fille facile sont à bannir de ta bouche. Moi aussi j’aimerais rester professionnelle, et ce qu’il se passe entre mes cuisses ne te concerne plus. »




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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Lun 5 Déc - 15:47
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Je maintiens mon regard fixé sur la feuille de papier, sur notre contrat d’amitié, paix et harmonie que je viens de créer. Son rire cristallin, pas du tout naturel qui résonne entre les quatre murs où nous sommes coincés. Je repasse doucement la pointe du stylo sur les lettres du titre de la feuille. Les lettres commencent à se grossir, s’épaissir et le bruit de la chaise en face la mienne grince lorsqu’elle se lève faire les quatre cents pas à côté de moi. Je soupire et pose le stylo sur le bureau et la regarde faire, mes yeux se baladant sur ce corps que j’aime autant que je hais, mais je ne peux rien y faire Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel. Corps fébrile, enveloppe charnelle qui me parait plus filiforme que ce que j’ai connu. Moins en forme, moins pétillante et pourtant toujours aussi charmante. J’aimerais essuyer moi-même les quelques larmes qui perle au coin de ses yeux malheureux, ô oui j’adorerais lui dire que ça n’a finalement plus d’importance toutes ces histoires pour lesquelles je lui en ai voulu mais ça serait faux, complètement dénué de sens que je dise ça juste pour lui faire plaisir, lui faire croire à quelque chose de complètement truqué pour finalement lui avouer un jour ou l’autre que non, rien n’allait j’avais toujours ma putain de rancune dans un coin de la tête.

Réponse qui me paraissait évidente, au passé. Lorsque je ne savais pas que cette idylle s’était déroulé il y a cinq ans avant même que nous nous connaissions et que ça n’avait été que l’histoire d’une foi. J’ai l’air bien con tout à coup, la pression retombe d’un cran dans ma tête, ou de deux crans même. Elle reprend place en face de moi et j’ose la regarder dans les yeux, regard désappointé, complètement perdu dans ce que je dois répondre ou non. Fierté qui pointe son nez, hors de question que je perde la face maintenant. Je sais que j’ai tort, que finalement je n’ai pas grande raison de lui en vouloir et pourtant je persiste dans ma connerie. « Ah jamais réitéré ? Je devais le savoir comment ? Opération du saint esprit ? » ma main vient se frotter à ma propre joue et descend sur ma nuque que je gratte un instant. « C’est même pire de toute façon, une mineure avec un vieux … » Je parle limite pour moi-même en disant ça. Je trouverais toujours un truc à lui reprocher sur la situation car je suis jaloux qu’il l’ait connu avant moi, ça me tape toujours autant sur le système de penser à lui tout simplement. Elle glisse le stylo jusqu’à elle et je la regarde noter quelque chose sur la feuille que nous partageons. J’essaie de lire à l’envers mais je n’ai pas encore cette capacité. Son écriture féminine juxtaposé en dessous de la mienne pour écrire ce qui doit être la deuxième règle de notre contrat. « Il me hait ? Le comble … Moi je m’étais juste liée d’amitié et couché avec une fille de ma faculté, comme des milliers d’étudiants dans le monde. » Est-ce que je venais d’insinuer que nous étions comme le reste du monde ? Que notre lien, nos sentiments était en quelque sorte classique ? Oui, je l’avais fait, je venais de lui soutirer un regard blasé, vexée. Puis je venais à mon tour d’utiliser le passé pour parler de notre relation, de notre amitié avec avantages plutôt. Il n’a jamais été question d’une relation… On a failli, on aurait pu si nous n’avions pas déconné chacun notre tour. Mais si elle voulait jouer sur les temps, les conjugaisons pour me faire comprendre des choses, je pouvais aller aussi fort qu’elle dans le domaine. « Puis m’appartenir ? Si tu n’avais pas envie de sortir avec lui par la suite t’aurais pu au moins me sortir de tes embrouilles, t’as jamais tatoué mon nom sur ton corps pour être considéré comme tel. » Une Parks qui parlait d’elle-même comme d’un objet, le comble. J’avais beau l’en vouloir, en rajouter des tonnes actuellement je ne supportais pas qu’elle se projette comme tel lorsqu’il s’agissait de moi. « Ne fait pas d’amalgame entre lui et moi, et t’inquiète c’est la dernière fois que j’en parlais de ce vieux con. »  Je tire la feuille vers moi du bout des doigts pour lire la consigne complète, voir son écriture parfaite car même des conneries pareilles m’ont manqué je l’avoue. Aux souvenirs des devoirs que nous avons faits et corrigés ensembles, lorsque je me perdais à lire de son écriture soignées les argumentaires et les essaies lorsque mon avis comptait.

Insulte balancé, femme froissée par mes propos. Je m’empêche de rire et lui prend le stylo des mains en évitant soigneusement de la toucher pour noter rapidement une nouvelle règle. « Qui dit comportement professionnel signifie aussi que tu ne m’insultes pas. » Je lui fais un regard entendu, c’est l’évidence mais puisqu’elle m’insulte en face à face autant le lui rappeler qu’elle n’a pas ce privilège. Elle continue en parlant, me jugeant sur le fait que je suis un éternel charmeur. Si seulement elle savait que depuis un bon moment je vagabonde seulement en solitaire, pas de nana qui partage mon lit depuis un moment. Je ne réponds pas, qu’elle continue de croire que je ne change pas, que notre histoire ne m’atteint pas. Le point marque la fin de la phrase sur la feuille et mon sang se glace lorsqu’elle prononce le prénom de mon chef, mes yeux se relève vers les siens et j’attends impatiemment la suite de sa phrase, la fierté sur son visage se fissure, se brise comme si j’avais foutu mon poing dans un miroir. Elle change de sujet et je me ressaisi, elle ment, je suis sûr qu’elle ment. Au pire ça ne me regarde pas. « T’inquiète pas, elles sont soit moches les filles de Empire soit je tape plus dans ce genre de fille, j’ai assez donné pour l’année ... » Pas aussi belle que Jolene Fran Larsen ça c’est sûr et maintenant qu’elle fait partie d’Empire je risque pas de me rejeter dans une histoire inutile avec l’une de ses futurs copines.

Elle reprend les règles, elle note rapidement et j’ai presque l’impression qu’elle se plait à instaurer chacune d’elles, ayant un contrôle sur moi, un contrôle que j’essaie moi-même d’avoir sur elle pour les mois de stage à venir. « Je dis pas que tes une fille facile mais que t’aimes bien rester dans l’entourage des gens qui te plaisent … » Comme depuis le début, je lui ressors mot pour mot toute les piques et phrase énervante qu’elle a pu me sortir à San Francisco. Cette foi les souvenirs de notre conversation en compagnie de Caroline me revienne, Jolene me disant que certains de mes amis Monroe était pas mal… Je fronce les sourcils en y repensant, je la fixe complètement irriter de ressasser la discussion.  « Ne revenons même pas sur ça, j’men fou en fait. » J’ouvre un des tiroirs de mon bureau pour en extirper mon paquet de cigarette. Je ne tiens plus, je me lève le paquet en main et je vais ouvrir l’une des fenêtres, l’air frais de New York me tape au visage et j’allume ma clope en regardant ailleurs. Je sais que je n’ai pas le droit de fumé dans l’établissement, je sais que son regard est posé sur mon dos mais j’ai besoin d’une coupure. Je commence à saturer, les mauvais souvenirs remonte en puissance et ça me fait chier d’être tant rancunier. Fumée qui s’échappe d’entre mes lèvres, je tapote sur le rebord de la fenêtre ma cigarette pour que la cendre tombe en poussière dans l’air, les rues de Manhattan. La clope se consume trop rapidement à mon gout, je suis presque à me demander si je devrais pas déjà en fumer une deuxième pour ne pas continuer cette conversation stérile mais non, il faut continuer de s’affronter pour stopper les non-dits, l’hypocrisie et ce qui s’en suit. Je jette le mégot du haut du gratte-ciel et referme la fenêtre sans faire attention à mon geste. Je m’approche d’elle, je m’assois sur la chaise à coté la sienne, à sa gauche et mes bras viennent s’appuyer contre le bureau pour lire ce qu’elle écrit encore sur le papier. Nos bras se touchant presque, le bracelet que je lui ai offert avant son départ, que ma mère a voulu que je lui donne sur son poignet gauche et celui qu’elle m’a offert à son retour de l’Afrique à mon poignet droit. Pourquoi gardons-nous ça si nous nous supportons plus ? Je reporte mon attention sur la feuille et fronce les sourcils. « Ouais, enfin tu ne veux pas non plus m’empêcher de respirer ? » J’appuie mon doigt sur la règle numéro cinq. « Tu crois vraiment je vais envoyer des mails coquins et te mettre en copie ?! Tu vas trop loin, t’es complètement parano Jolene. » Je me lève et reprend ma place de l’autre côté du bureau en tirant sur la feuille, j’attrape une règle et barre cette stupide consigne. « Si tu dois écrire des règles prend des trucs bien, on ne va pas écrire un code pénal non plus. » Je soupire et réécrit la règle numéro cinq. « En aucun cas tu ne porteras la jupe rouge satinée à aucun rendez-vous, que je sois présent ou non, voilà j’en ai fini avec les règles tu peux rajouter ce que tu veux c’est bon pour moi tout est noté. » Je signe à la fin de la page et lui tend la feuille. « C’est non négociable au fait. » Cette jupe fait un peu trop d'effet... Non merci de devoir cacher son érection et voir les autres hommes en réunion devoir cacher la leur.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
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Lun 5 Déc - 21:16
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


J’en ai marre qu’il se trouve des excuses. Qu’il ne cesse de me rabaisser qu’à ce statut de fille facile, qu’à ce statut de plan cul régulier quand lui et moi savons parfaitement que c’était beaucoup plus que ça. Je ne parle pas de mes sentiments. D’ailleurs je n’arrive pas à comprendre comment justement lui fait pour ne pas comprendre. Comment est-ce qu’il fait pour ne pas voir que je l’ai dans la peau avec tout ce que je lui dis. À m’en tirer les cheveux. Je passe mon temps à revenir vers lui, envers et contre tout. Après notre épisode avec Caroline, un autre homme que lui aurait osé me souiller de la sorte, jamais j’aurai accepté de le revoir. Jamais je n’aurai passé ma soirée d’Halloween avec lui. Je l’aurai réellement haï, j’aurai cherché par moi-même la sortie, me tenant loin de lui. Putain, alcool ou pas, j’ai répondu à son flirt. S’il n’assume pas, tant pis pour lui, j’ai dit que j’arrêtais de prendre soin de son égo frustré, j’assume entièrement. Il me reproche de ne pas etre venue le voir après Halloween mais n’a pas cherché à me voir non plus. Il m’a reproché d’avoir repoussé ma date de retour mais lui a fui à l’autre bout du pays sans me le dire. Quand est-ce que les rôles ont été inversé ? Quand est-ce qu’il est devenu le fuyant et moi celle qui tient ses couilles ? Il répondra qu’à l’époque, notre relation était différente. En quoi l’était-elle ? Ah oui, nous étions aveugles sur ce qu’il se passait entre nous. Je m’égare. Je ne parle pas de mes sentiments. Je parle de notre réelle complicité. De la place que chacun a pris dans la vie de l’autre. C’était au delà de deux meilleurs amis. L’avis de l’autre comptait. J’ai envie de lui hurler qu’il a détruit son Égérie, qu’elle attend que son Prince lui revienne. Et c’est là que je me rends compte à quel point je suis conne d’oser croire en ce nous utopique. Nate me montre son vrai visage, celui du gars qui n’assume rien, qui fuit au moindre problème, qui n’hésite pas à détruire quand son égo est touché. Il n’est plus cet homme, avec qui je trouvais la paix, avec qui je me retrouvais. Je suis tombée amoureuse d’une image que je me faisais de lui. Après trois ans, je me rends compte que je ne connais pas réellement celui que je voyais tous les jours. J’étais fière de moi. Tomber amoureuse de lui m’avait permis de me rendre compte que j’avais un monde avec moi, que je n’étais pas seule, que j’avais moi aussi le droit de vivre sans une épée de Damoclès au dessus du crâne. Connerie, retour à la case départ, mes vieux démons m’attendent derrière la porte de son bureau.

Et putain j’aimerais lui demander pourquoi il continue à se trouver des excuses pour tout, toujours se faire passer pour la partie blessée, à n’avoir qu’une vision manichéenne de la vie, de notre relation. Je suis fatiguée que tu me demandes de ne pas être moi. « Je n’ai pas eu à me tatouer ton nom pour que les gens sachent que je ne jurais que par toi. » C’est la rupture la plus douloureuse que j’ai pu vivre. C’est l’abandon le plus violent qu’il m’ait été donné de subir. L’amalgame est tentant Nate, vous avez tous les deux rythmés ma vie à votre façon pour au final m’abandonner pour la même raison : j’ai d’après vous préféré un autre homme à vous. Ce que je vais dire m’arrache sincèrement la langue. Mais il est nécessaire que je le réconforte dans son égoïsme. Que j’accepte de porter le chapeau de la honte, de broder le A sur mon torse. Je soupire, à m’en fendre l’âme, et du bout des lèvres, je prends la parole. « J’ai déconné j’aurai pas dû, tu aurais dû savoir. M’enfin quand je vois le jugement que tu me portes encore, je me dis que ces trois dernières années n’auraient pas existé si tu l’avais su. » C’était plus fort que moi, je devais l’attaquer. Je ne regrette rien de ce que j’ai fait ou dit. Il le sait : je referai tout à l’identique. Et je me souviens de ce qu’il m’a dit une fois. « Pourquoi t’aurai préféré ne pas m’avoir emmené à l’aéroport ? » Parions. Nate va encore se défiler, me sortir une excuse à la con ? Je l’attends avec impatience. Parce que mon départ semble avoir été le déclencheur.

Je lui offre mon plus beau sourire, le plus détestable. « Pourtant connard te va tellement bien. Soit. Plus d’insulte. » Mais je sais que dans ma tête, ce ne sont pas des mots d’amour que je dirai quand je penserai à toi. Je roule des yeux, blasée qu’il persiste à me coller cette image de salope au corps. Je me bats jour et nuit pour qu’on me voit comme Jolene, qu’on oublie qu’un jour, j’acceptais de coucher avec des gars en soirée parce que j’en avais envie. C’est dingue comme un pénis à le droit de faire jouir le nombre de fois qu’il souhaite sans être considéré comme sale alors qu’un vagin doit limite être vierge à chaque fois qu’on ouvre les cuisses. Vous ëtes d’une logique, s’en est très fatiguant de vous suivre. Je lâche un petit rire. Il ne se remet toujours pas que j’ai osé parlé de ses amis. « À mon souvenir, il n’y a qu’une chambre chez les Monroe que je fréquentais hein. » Oh tais toi Jolene, arrête donc de te justifier encore et encore. Ca ne sert même plus à rien de tenter de lui faire voir la vérité. Nate est pire qu’un gosse : dites lui une chose une fois, il en fera sa vérité. Et après ça se dit génie. Laissez moi rire s’il vous plait. Nate s’enfonce dans son pathétisme cuisant. Déprimant. Il s’en fout, il s’en fout, va falloir prendre des cours de théâtre pour améliorer son jeu d’acteur parce que je n’y crois pas. Ça se voit que ça le bouffe, ça s’entend que je l’ai vexé, d’avoir parlé de ses potes. J’ai remis en questions son « bros before hoes » en une phrase. S’il en doute, c’est qu’il n’y croyait pas tant que ça. Au contraire. Ne croyez pas que ça me plait tout ça. Jamais je n’ai été fière d’avoir joué son jeu de à qui détruira le plus l’autre. Je me suis trop approchée du Soleil mexicain, il m’a brûlé les ailes. Je n’ai jamais été blanche, j’ai ma part de torts. La différence entre lui et moi, c’est que je les assume et que je m’en sers pour avancer alors que lui s’en sert pour se cacher derrière. J’aimerais avancer avec lui. Mais entre ce que je veux et ce que lui veut ? Il y a un océan profond tumultueux.

Je le suis du regard aller fumer sa clope, mener un combat contre lui-même. Je ne comprends pas pourquoi il ne se lâche pas entièrement. Pourquoi il ne me dit pas sincèrement ce qu’il a sur le coeur. Ça lui ferait du bien mais putain ça nous permettrait d’avancer réellement. Parce que là, à rédiger cette connerie de contrat, on ne fait que piétiner dans ce sable mouvant, portant tous les deux des masques froids. Ce n’est pas nous ça. On est censé valoir mieux que ça. On est censé être au dessus. Putain, on était Nate et Jolene. Je suis la seule qui se rend compte de ce que nous étions ? Ou je me voile la face comme personne ? J’en ai marre de marcher dans le flou. Il revient s’asseoir à côté de moi, et l’espace d’une feuille empêche nos bras de se toucher. Et je suis ravie d’avoir un pull à manche longue pour cacher les frissons qui viennent de trahir mon attirance pour lui. Son regard se posent sur nos poignets l’un à côté de l’autre et comme lui je remarque qu’il porte encore le bracelet que je lui ai offert. Qu’est-ce que ça veut dire ? Nous sommes contradictions, avec un grand C. À vouloir se détacher le plus possible de l’autre mais continuer de garder des habitudes qui nous rapprochaient. Je compte garder son bracelet. Au delà du simple cadeau, j’ose croire à la protection qu’il peut m’apporter. Ce que Mama Martinez a oublié de mentionner, c’est qu’il ne me protégerait jamais de son propre fils. « Martinez tu me désespères, voyons. Ce n’est pas ça. J’ai envie de t’empêcher de vivre carrément. C’est ma passion depuis quelques mois. Ma raison de vivre même ! » Doux sarcasme, douce ironie. J’aimerais moi-même vivre. Et ce contrat m’en empêche. Je soupire de soulagement quand il retourne s’asseoir en face de moi, et je ne cesse de détailler cette mâchoire que j’ai tant souvent embrassé, caressée. Reprends toi Jolene, c’est fini, tu ne dois plus le désirer. Je le regarde hébétée, me sortir le plus sérieusement que je n’ai plus le droit de porter ma jupe préférée. Et pour la première fois depuis des mois, c’est un franc rire qui s’échappe de mes lèvres. Un vrai rire, le genre qui réchauffe le coeur et adoucit les traits, qui fait plisser les yeux et qui fait sourire la personne d’en face. Le genre de rire que je croyais fini avec lui. Et je m’arrête brusquement quand je me rends compte qu’il est réellement sérieux. Qu’il a vraiment inscrit sur cette feuille que je n’ai plus le droit de porter ma jupe. Un sourire malicieux s’installe sur mes lèvres. Oh Nate, me désirerais-tu encore ? À tel point que ma jupe te perturbe ? À tel point que tu ne souhaites pas que les autres me désirent à leur tour ? « Non, mais non, cette jupe c’est la seule de classe que j’ai, je comptais la mettre pour la soirée de lancement. » Je me remets dans le fond de la chaise et croise les bras, boudeuse comme une enfant, et dans ma barbe je marmonne, en le regardant, exagérant à souhait mon côté enfant. « C’est la seule qui me faisait un bon cul. » Nate me tend le stylo, et je soupire en décroisant les bras. J’attrape le stylo, et soupire une nouvelle fois en relisant les règles qu’on vient d’établir. Je ne signe pas. Pas encore du moins. Non, je rajoute une ligne sous sa dernière règle. « Tu peux dire au revoir à ta marinière. Oh, et à ton t-shirt noir, celui qui te moule. On a autre chose à faire que de regarder ton corps de lâche. » Je mets un point final à cette règle, totalement conne. Mais c’est lui qui veut jouer au plus con, et je sais être très convaincante. Le stylo au dessus de la feuille, je demande, très sérieusement. « Et si l’un d’entre nous brise une règle, il se passe quoi ? »


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Nate Martinez
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Mar 6 Déc - 1:06
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


La question n’avait pas quitté ma tête depuis que je m’étais levé pour fumer puis assis à ses coté. Elle m’en avait posé une belle question juste avant que je me lève même. Question que j’avais évité de justesse. Mais plus le temps passé sur le cadran de ma montre, plus je me calmais. Plus j’entendais sa version, plus je voulais répondre à ses questions. C’est vrai, je l’avais dit, je l’avais pensée que je regrettais. A San Francisco j’avais cogité, je mettais dit que si je ne l’avais pas amené à l’aéroport rien de tout ça ne serait passé, j’avais préféré me dire que notre relation n’aurait jamais changé sans ça et que ce que nous étions me convenait parfaitement. Mais j’avais surement faux. Un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre les choses auraient été surement les mêmes. Ça aurait juste prit un peu plus de temps je suppose. Puis malgré la haine que j’avais et pouvait encore avoir je me devais de reconnaître que si les trois dernières années n’avaient pas existé, je serais encore plus con que ce que je peux déjà l’être actuellement. Si les années qui viennent de passer ont mis du temps avant de devenir concluante, elles m’ont quand même rendu bien plus mature, m’ont fait comprendre des choses dont je n’avais aucune idée avant cet été. Ce fut le meilleur comme le pire été de mon existence. Le meilleur car je n’avais jamais été si content, impatient de revoir quelqu’un et le pire car lorsqu’elle est revenue tout est parti de travers. Elle a fait la pluie et le beau temps dans ma vie, elle a été une tempête que je n’ai pas su éviter. Si l’été 2016 n’avait pas existé j’aurai souhaité l’inventé, et si c’était à revivre finalement je le referais. Pour toujours avoir cette sensation d’exister pour de vrai, de ne pas être juste un homme qui attend que les choses arrivent sans trop savoir quoi justement. Elle m’avait donné un but, celui d’être le mec qu’elle aimait, celui qui la faisait crier, celui qui rendait meilleur ses journées. Je la toise d’où je suis, me demandant cent fois d’affilée si je dois lui dire la vérité. « Quand Je t’ai dit que je regrettais de t’avoir emmené à l’aéroport s’était il y’a des mois et des mois, et depuis j’ai changé d’avis. » Je m’humecte les lèvres et reprend « Je pense finalement que de t’avoir emmené ou non les choses se seraient déroulé de la même manière pour moi, mais à une autre occasion, un autre moment je suppose. » J’hausse les épaules en faisant tourner le stylo entre mes doigts. Pour moi c’était l’évidence que ça soit en juillet ou en novembre à un moment j’aurais remarqué qu’elle n’était plus simplement l’amie qui venait pioncer rapidement dans mon lit, qu’elle était plus importante que les autres. Que ce soit dans un aéroport pour se dire au revoir, ou peut-être la voir avec un autre gars que moi je l’aurai surement compris qu’elle me plaisait trop, que j’en étais amoureux. Je relève mes prunelles vers les siennes. « C’est plutôt une question de pas se rendre compte des choses… Il fallait un élément déclencheur, et l’aéroport l’a été, j’ai compris à ce moment-là que tu me plaisais plus qu’amicalement. » Dire ces mots à voix haute m’arrache quand même la bouche et la langue en même temps, fort heureusement c’est au passé que nous parlons des choses et c’est bien plus facile pour moi de parler du passé que d’assumer maintenant que j’ai encore et toujours des sentiments pour elle en ce moment même. Putain de fierté de Mexicain, tu auras ma peau un jour.

Elle est la signification de la femme diablesse, je soupire et fait tourner ma chaise sur elle-même lorsque je suis dos à elle le temps d’une demi-seconde je me permet de lever les yeux et les mains vers le ciel. J’implore les dieux pour me sauver de cette femme fourbe, de ces yeux vengeurs. Mon tour complet je me retrouve de nouveau face à cette fille qui rend dingue, qui n’en loupe pas une. J’aurai presque envie d’hocher la tête et lui dire que je la crois quand elle dit qu’elle est sur terre pour me rendre la vie impossible, ce n’est pas que la vie qu’elle rend invivable, c’est mon cœur qu’elle malmène ainsi que mon cerveau à être là, assise en face de moi, les jambes qui se croisent puis se décroises, les sourcils froncés. Elle est sexy même comme ça, surtout comme ça même et je me hais d’être un homme faible devant elle. « Ça ne m’étonne même pas que tu sois là pour encore me torturer après tout ce que tu m’as fait … » Petit sourire en coin qui se trace sur mes lèvres lorsque je vois sa tête changée en m’écoutant et en lisant sous ses yeux la dernière consigne de notre pacte. Je la connais trop bien, pourquoi je savais que cette jupe était l’un de ses points faibles ? Pourquoi je savais qu’en lui enlevant je susciterais autant de réaction ? Trois ans d’amitié, de sexe et de discussion heureusement que je sais quoi dire ou faire pour la faire réagir. Ce qui ressemble à une tête outrée se transforme rapidement en éclat de rire, elle pleure presque de rire, les yeux clos et à gorge déployée. Je ne peux m’empêcher de sourire aussi jusqu’à qu’elle s’arrête nettement de sourire et reprenne son air sérieux, j’en fait de même et croise même mes doigts sur le bureau en l’écoutant parler. « Ça tombe superbement bien, c’est exactement à ce genre d’évènement que je ne veux pas te voir habiller de la sorte. » Je lui fais un sourire hypocrite alors que le sien est presque heureux de voir que j’ai pu inscrire cette consigne. « Ce qui se passe entre tes cuisses ne me concerne plus mais je reste un homme, un homme qui connait chacune de tes courbes et qui a voulu avoir sa chance avec toi donc si tu ne veux pas que la soirée vire au fiasco pour si peu … Ne te ramène pas dans cette jupe Miss Fran. » Elle croise les bras et ronchonne. J’énumère pourtant que la simple vérité. Il suffirait qu’un regard, une parole d’un homme s’égare devant moi, que j’entende un seul truc qui me déplaise pour péter un câble mais ça elle n’a pas l’air de comprendre. Elle murmure pour elle-même, elle est presque attendrissante, je me laisserais presque avoir si je ne la connaissais pas assez bien. « Exactement, c’est bien pour ça que je mets mon droit de véto sur cette jupe. Je ne voudrais pas enfreindre la règle numéro 3 sur les sous-entendus que tu hais, tu sais que les paroles dépassent rapidement ma pensée il suffirait de peu. » J’ai trop souvent déconné les dernières foi que nous nous sommes vues, mes mots ont souvent dépensés ma pensée juste pour la blessée et j’aimerai qu’elle comprenne mes sous entendues, qu’elle comprenne que moi aussi j’ai mal vécu certains trucs, que j’ai fait des choses que je n’aurai pas du.

Nous sommes à quelques centième de seconde avant qu’elle ne signe, après ça, nous pourrons être sur un terrain neutre. Elle attrape le stylo et reste hésitante devant la feuille je la fixe ne comprenant pas pourquoi elle hésite autant. Elle préfère qu’aucune entente ne se fasse ? Elle préfère porter sa jupe de satin plutôt que capituler ? Mes yeux s’ouvrent grand lorsqu’elle se remet à écrire en petit juste en dessous ma dernière phrase, je me penche sur le bureau et penche la tête sur le côté pour décrypter ce qu’elle note. « Une marinière ? Un tee-shirt noir ? J’en ai des milliers Larsen, je m’habille quasiment qu’en noir. » J’hausse un sourcil en cherchant vraiment à comprendre duquel elle parle. « T’es vraiment une chieuse, il fallait que tu mettes ton grain de sel. » Je bouge doucement la tête de gauche à droite, désespéré par la situation moi aussi je me mets à marmonner pour moi-même. « Corps de lâche que t’as aimé jusqu’à la dernière seconde pourtant… » Nous nous regardons en restant en silence, elle n’a toujours pas signé et je ne peux aller contre sa volonté car moi, comme un imbécile j’ai déjà signé ne pensant pas une seule seconde qu’elle rajouterait une règle si puérile au contrat. « Plus aucune approche amicale possible ni entente à l'amiable, on coupe tout contact même si ça engendre des soucis au bureau et si tu brises la règle pour la jupe je coucherai tour à tour avec chacune de tes collègues de travail et même avec tes meilleures amies quitte à aller les chercher à San Francisco si il le faut. » Non pas que j’ai envie de coucher avec Tempérance et ses autres copines mais si elle fait exprès d’arriver dans sa jupe la plus sexy pour attirer les regards sur elle, je ne priverai pas d’aller faire crier ses copines pour qu’elle comprenne qu’il faut pas rire avec les règles d’un Martinez. « Et toi vas-y tu comptes faire quoi si j’ose mettre une marinière et un tee-shirt noir ? » Je ricane du ridicule de la situation je lui pointe du doigt l’endroit où elle doit signer. « Aller trêve de bavardage et signe Larsen. »



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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Mar 6 Déc - 12:43
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


Je crois que mon coeur vient encore une fois de s’échapper de ma cage thoracique. Je le vois, il rampe aux pieds de Nate. Il lui demande de le reprendre, d’oublier tout ce qu’il s’est passé depuis mon départ, qu’on reprenne à ce moment. Je referai le monde s’il me le permettrait. Je ne serai pas partie. Ou je lui aurai demandé de partir avec moi. Non. Je l’aurai obligé à partir avec moi rendre visite aux Lions et aux girafes et j’en passe. Il aurait dû venir avec moi. On n’aurait pas dû se séparer. J’ai envie de rire, de me rouler par terre, de rester allonger, position foetale, de fermer les yeux et de tenter de ne faire qu’un avec le sol. Disparaitre pour oublier que Nate vient de me déclarer ses sentiments passé. Gauchement mais il l’a fait. Je lui plaisais. Je suis tentée de lui répondre. De commencer par lui reprocher de ne pas avoir eu les couilles pour me le dire quand il s’en est rendu compte. De ne pas avoir réussi à me l’avoir dit quand il en a eu l’occasion. De demander pourquoi il a mis autant de temps à me le dire alors que je n’attendais que ça, un signe. Pourquoi à la course, il m’a dit que rien n’avait changé entre nous alors que la vieille... oh bordel. Peut-on dire qu’au lieu d’avoir fait l’amitié à mon retour, on a fait ... l’amour ? C’est très bizarre de se dire ça. Salement ironique de se dire que la dernière fois où Nate et moi avons connu une journée sans dispute est la fois où le temps d’une soirée, on a agi comme un vrai couple. Dîner aux chandelles dans un restaurant aux ambiances romantiques, une relation sexuelle emplie de sentiments et de déclaration silencieuse. Et le lendemain, au matin, c’est comme si rien de tout ça ne s’était passé. J’étais redevenue la fille à qui il en voulait d’être partie. Il se foutait que je sois revenue. Pour lui. Rien que pour lui. Il bloquait sur mon départ. Et parce qu’il bloquait sur le moins important, il m’avait caché ça. Parce que quand on s’est réellement disputé, qu’il me balance qu’il avait le béguin, ce n’était rien. Là... oh mon dieu Nate je te déteste de nous avoir fait vivre tout ça alors que depuis des mois, on aurait pu vivre autre chose. Je ne sais même pas quoi faire de cette information. Si elle est au passé, c’est que je ne lui plais plus, non ? Ou comme il parle au passé pour se protéger d’une éventuelle connerie de la part de l’autre ? Et c’est moi ou il fait chaud d’un coup ? Non, il ne fait pas chaud, Nate a la fenêtre ouverte. Juste moi qui ait le creux des reins en folie parce que ses mots ont eu un effet instantané sur moi, sur mon désir, bordel, je l’aime, ça me brûle. J’en veux au Karma. Pas à son chat d’amour. Non, le Karma. Cette connerie qui nous colle à la peau depuis mon départ. Qui m’avait pour une fois laissée tranquille avec une relation dans la vie. La moins saine, certes, mais celle pour laquelle je me bats corps et âme au détriment de ma propre santé mentale. Il m’avait laissé tranquille dessus, pour au final, rattraper trois ans de tranquillité en moins de six mois ? Qu’avons-nous fait dans le passé pour mériter ça ? Oh je suis sûre que ce sont les trois glousseuses de merde qui nous ont porté le mauvais oeil. Tant elles étaient jalouses de l’affection que me portait Nate. Me porte ? J’en sais rien je suis perdue. Je ne sais quoi lui répondre. Alors je ne dis rien. Je laisse le silence se charger de lui transmettre toute la tristesse que je ressens face à sa déclaration. Six mois pour me dire que je lui plaisais... j’ai vraiment envie de m’allonger par terre et ne faire plus qu’un avec le sol.

L’ambiance change rapidement et même si maintenant tout sonne creux au fond de moi après sa révélation, je préfère lui faire oublier qu’il vient de déposer les armes à mes pieds et tenter de lui arracher un sourire. J’en ai marre qu’on se prenne la tête. Je veux retrouver mon Nate. Pas celui dont je suis amoureuse je m’en fous là. Non je veux retrouver Nate, celui qui est devenu mon ami, le vrai. Je ne cherche plus à analyser ses phrases. Je les prends comme elles me viennent et les tournent à ma façon. Je rentre dans la provocation. La meilleure. « Après tout ce que je t’ai fait... tu parles de te mordre pour ne pas que je cris trop fort ? Moi qui pensais que tu adorais ça.. » Je ne vois pas pourquoi je serai la seule frustrée dans cette pièce. Probablement ne parlait-il pas de ça quand il parlait de torture. À vrai dire je m’en fous un peu de ce qu’il entendait par là. Et puis. Nous sommes à New-York, non ? San Francisco est loin derrière nous, la maison des Monroe ou mon appartement ne sont que des souvenirs. Nous sommes dans une nouvelle ville, autant s’en créer de nouveaux. Ce contrat ne fait que réveiller en moi mon côté joueur. Jamais je ne respecterai cette charte. Je l’aime bien trop au delà de son corps pour tenir à une distance respectable. Je connais chacun de ses points faibles. Je veux le voir jaloux. Qu’il se souvienne que personne d’autre n’a le droit de poser ses mains sur moi sauf lui. Qu’il redevienne cet être possessif qui sait me faire crier. Retombe avec moi Nate. Et parmi tous ses points faibles, ma jupe rouge. « Je ne vais quand même pas me pointer en jean... quoique, mon taille haute aussi sait bien me galber. » Je tique au Miss Fran, et c’est mon coeur qui fait un rebond. Depuis combien de temps ne m’a-t-il pas appelé de la sorte ? Sourire sur mes lèvres qui s’étirent, je rapproche la chaise du bureau, et m’y accoude. La tête légèrement sur le côté, mon sourire se fait innocent quand mes yeux sont occupés à le déshabiller mentalement. S’il continue de la sorte, cette chemise ne va pas rester longtemps en place. « T’as eu ta chance, tu n’as juste pas su la saisir. » Je balaye ses paroles d’un revers de la main, et je me rapproche encore. Je suis collée au bureau, un peu plus et je grimpe dessus carrément. « Et si je mets cette jupe pour une seule personne ? Est-ce que ça va à l’encontre de la règle ? » je me remets au fond de ma chaise et regarde Nate. Il aime cette situation. Il sait comment me retourner le cerveau. Dans sa tête, je m’habille pour attirer le regard des autres. Faux. C’est le sien que je veux attirer. « Cette règle est stupide. Tu ne veux pas non plus me dire quels sous-vêtements j’ai le droit de mettre ? À ce niveau là, je m’achète une brassière, un slip de grand-mère et je passe ma vie habillée en nonne. »

Je ne veux pas signer. Cette charte est stupide. On sait très bien qu’on ne la respectera pas. Rien que le « pas d’insulte ». Les insultes sont mes adjectifs, ils sont affectifs. Sauf le connard. Parce que Nate est sincèrement un connard. Rien que le fait de rédiger un contrat, c’est être un connard. Quand je disais qu’il fallait qu’on mette les choses à plat, je ne pensais pas à établir ce genre de règlement entre nous ! On a jamais respecté aucune règle nous deux. On a toujours tout fait dans le désordre, en dehors du normal. Pourquoi est-ce que ça changerait maintenant ? Alors je deviens plus conne que lui, je rajoute cette règle. Surtout qu’il a signé. Il est obligé maintenant de respecter le règlement à la lettre. Je ne mettrai pas ma jupe, mais lui va devoir se trouver d’autres fringues. Un sourire de vainqueur s’installe sur mes lèvres. J’ai piégé Nate à son propre jeu et le résultat est jouissif. Le voir s’énerver pour ça me conforte dans ma victoire. « Je m’en fous, t’as signé. Je ne mets pas ma jupe, tu ne mets pas tes t-shirts noirs. Aller j’suis gentille, je te laisse ta marinière. » Je raye ce haut, et ce n’est seulement que parce qu’elle lui va trop bien pour ma santé mentale. Je me mords la lèvre quand il fait allusion à mon amour pour son corps de lâche. Je l’ai aimé jusqu’à la dernière seconde et cette dernière seconde me parait amer maintenant. Il n’aurait pas dû y avoir de dernière seconde. Il devrait y en avoir des milliers d’autres. Et je me sens comme un gamin à qui on vient d’interdire ses bonbons. Je me sens frustrée, énervée. J’ouvre la bouche sous le choc. C’est une claque qu’il vient de me foutre, un coup dans le ventre. « Tu oserais le faire alors que jamais je n’ai posé mes lèvres sur tes potes ? Pour une jupe, tu oserais me faire ça ? » Et juste pour le tenter de me répondre oui, de le pousser à aller me briser à ce point, j’accepte cette condition. Bien. « Je vois un t-shirt noir et je fais crier Frank dans ton bureau. » Je ne vois pas pourquoi il serait le seul à prendre du plaisir en me faisant mal. Il s’arrête de ricaner en entendant le nom de son patron, et on se regarde au dessus de son bureau en chien de faïence. J’hoche la tête et signe. Je balance son stylo sur son bureau et croise les bras. Je n’arrive pas à croire qu’on en soit venu à signer un contrat. Je le défis de faire une seule remarque sur ce qu’il vient de se passer. En même temps, je veux le provoquer. Oh et merde cette tension est trop palpable, qu’il me prenne sur son bureau, qu’on n’en parle plus. Je sens mes joues rougir à cette idée. Il va me rendre folle. « C’est ironique, que toi et moi on se retrouve à signer un contrat alors qu’on ne supporte pas la domination. Enfin, celle-là, du moins. » Je me mords la lèvre pour m’empêcher de rire, de penser à autre chose que lui contre moi, nous battant inlassablement sur qui sera au dessus de l’autre. Je le laisse toujours gagner, parce que le voir sourire au dessus de moi, me regarder comme si j’étais la plus belle chose qu’il avait pu voir, me tenir sous lui parce que le temps de quelques heures, je lui appartiens corps et âme. Mon dieu, Nate, tu me manques, reviens moi. Même quand t’es en face de moi, tu me manques et c’est intenable de t’avoir sous les doigts et pourtant te sentir si loin.





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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Mer 7 Déc - 12:22
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Je m’apprête à lui fermer son claper, lui dire que non je n’appréciais pas du tout les marques de ses dents sur mon épaule ou dans mon biceps pour cacher ses cris mais ça serait faux, ça serait mentir une nouvelle foi et je commence en avoir marre de mentir sur chaque petit détail, de nier qu’on ait pu être bien, que c’était superbement bien quand nous étions ensemble sans être un couple. J’appréciais de la faire jouir à en faire trembler les murs, la voir agripper les draps presque à les déchirer entre ses doigts et finalement se cacher sous les couvertures comme si ce que nous venions de faire était malsain, pas propre et intimidant. « Ouais ouais c’est ça… » La brune est provocante, la Danoise se montre taquine. Elle essaie de me charmer, ou peut être bien de raviver des souvenirs qui font mal mais dans les deux cas elle perd du temps. Je suis toujours et encore ensorceler par son charme et brisé par la réalité qui nous as rattrapé, nous ne serons plus jamais des amis. Plus jamais.

Je la fixe, mon poing sous le menton pour retenir ma tête entière, je la regarde en me disant que si je devais faire la liste de tout ce qui te rend sexy ma belle, le contrat deviendrait un livre, un best-seller de Proust tant il y aurait des virgules, des phrases sans fin. Trop de vêtement mettent Jolene en valeur, tout était synonyme de beauté, sex appeal et fantasme lorsqu’il s’agit d’elle. Elle n’a pas les hanches larges mais elle a tout ce qui me plait chez une femme. Des yeux d’un vert à faire pâlir les mines en Colombie du minéral qui s’apparentait le plus à la couleur de ses yeux, de ses lèvres charnues que j’avais bien trop mordu pendant l’acte et des petites perles couleur nacre qui constituait son sourire lorsque daignait bien vouloir me le montrer ce sourire, lorsque secrètement je la faisais rire juste pour voir ses dents qu’elle ne voulait pas me montrer quand je le lui demandais gentiment. Il fallait se montrer stratège pour obtenir ce qu’on voulait d’elle. Il y avait aussi les galbes que constitue certains endroits de son corps, ses seins, ses fesses bombées, sa peau laiteuse et douce que j’ai tant embrassée. Mon esprit s’enflamme rien que d’y penser, mes mains deviennent moites. Comme si elles ressentaient le manque du corps de Jolene, bien trop attirées par l’envie de le toucher de nouveau. « Je sais bien que t’as des jeans qui flatte très bien ton derrière mais ça va, je peux me retenir face à un jean. » Je lui fais un clin d’œil rempli de sous-entendus et elle s’approche, elle s’accoude à ce bureau et ce n’est plus un mètre qui nous sépare mais quelques dizaines de centimètre, son regard papillonne et ce que je ressens dans l’estomac c’est l’effet du couteau papillon. Je sais que j’ai raté ma chance, j’sais pas où j’ai foiré mais pourtant ça n’a pas fonctionné. A l’écouter, je n’étais pas le seul à vouloir de cette relation bien plus qu’amicale et pourtant aucun de nous deux n’a réussi à le montrer suffisamment. Je ne relève pas, ça ne sert à rien. J’ai déposé les armes sur le bureau du moment que j’ai instaurer les règles du travail, si je recommence à l’attaquer on ne s’en sortira jamais. Mais je maintien qu’elle aussi n’a rien fait pour que ça puisse se faire, elle a choisi Sander, elle a maintenu ce choix.

Je souffle bruyamment devant elle, fronçant même les sourcils. « T’es sérieuse encore à négocier ta jupe ? » Je passe une main dans mes cheveux en cherchant qui voudrait-elle draguer avec cette jupe, sauf moi qui devient presque fébrile face à cette jupe et ça me fatigue fortement de savoir l’effet qu’à cette jupe alors j’imagine que ça doit être pareil sur le reste de la communauté masculine. J’en ai presque une migraine d’y penser. « En privée tu peux la porter, je te parle en public lors des rendez-vous au travail et réception … Donc non tu peux porter tous les sous-vêtements que tu veux… » Je pourrais quand même lui interdire cette culotte en dentelle, rouge avec le petit nœud en satin derrière … Je pourrais ajouter cette règle, vite fait en tout petit avec une astérisque mais elle ne signerait définitivement plus le contrat alors je me retiens.

Je suis presque à bout de nerf de la voir le stylo maintenu en l’air sans qu’elle ne signe. Elle hésite, elle fixe la feuille mais la relis encore et encore comme si il y avait une incohérence. Elle vient de rayer la marinière et j’exulte presque de joie. Bordel, sans tee-shirt noir ni marinière il ne me reste plus grand-chose à me foutre sur le dos. Surtout que cette passion marinière c’est à cause d’elle que j’en porte c’est elle qui me disait que je ne portais que du noir et exclusivement du noir alors j’avais fait un effort …. Du blanc à rayure bleue marine ou bien à rayure noire …. Elle avait déjà de l’impact sur mes choix la garce mais je ne réfléchissais pas comme ça à cette époque-là. Pour moi c’était simplement un investissement rentable, plaire un minimum à mon plan sexe pour qu’elle revienne toujours en redemander encore et encore chez moi, car il n’y a que quand je suis premier que je reste à ma place. Puis c’est devenu une habitude de m’acheter des marinières, une habitude qui me plait même presque quatre ans après. « ô grand merci ma souveraine, vous me graciez la marinière… » J’attrape sa main et dépose un baiser dessus comme si elle était la reine du royaume, c’est ironique mais sacrément troublant que de toucher, embrasser une partie de son corps, même une partie neutre comme sa main me trouble plus que je ne l’aurai cru. Mon geste qui était innocent et sans arrière-pensée, sans pensée tout court même tant je me trouve stupide mais j’en joue, mes lèvres s’appuie un peu plus fort contre le dos de sa main et je sourie contre celle-ci avant de la lâcher doucement sur le bureau alors qu’elle s’excite contre sa chaise à me demander si sérieusement je serai capable d’aller coucher avec ses copines pour une règle enfreinte. Je ricane, je ne sais pas si c’est le contact de ma bouche contre sa main ou réellement le fait que je couche avec ces petites copines qui l’ait fait monter tant en pression mais c’est drôle. Je n’ai tellement pas envie qu’elle enfreigne certaines d’entre elles de ces règles que je suis obligée d’hocher la tête. Elle se calme nettement et se met à réfléchir un instant, quelque seconde ou j’en profite pour frotter mon index sur mes lèvres, elles me brulent, elles veulent plus que la peau de la main de Jolene. Elle conclue que si je porte un tee-shirt noir elle couchera dans cette même pièce où nous sommes avec mon chef et tout à coup je ris plus, beaucoup moins drôle d’entendre la réciproque, une si grosse contre-attaque pour un malheureux vêtement. « Franck, Elwyn…. J’étais le seul jeune de ta liste ou bien ? » Je roule des yeux et elle me fixe méchamment, ok je viens déjà de rompre une ou deux règles avant même qu’il soit signé ce putain de contrat. « T’as pas signé donc pour le moment je me permet encore des folies. » Nous nous fixons, très sérieusement j’attends impatiemment qu’elle signe nos clauses de levée de drapeau blanc pour la période New-York, je la toise sans cligner des yeux, mes doigts tapotant le bois de chêne du bureau, elle soupire et capitule. Elle baisse la tête et juxtapose sa signature à la mienne. Je m’empêcherais presque de rire comme un éternel satisfait qu’elle l’ait fait, je n’y croyais plus, ou voir pas du tout. Je ne l’aurai jamais cru capable de le faire, elle Jolene Fran Larsen signer un contrat. Un inédit, j’attrape le bout de papier avant qu’elle ne change d’avis et le regarde un instant avec attention, cherchant une quelconque douille qu’elle aurait pu glisser sournoisement. Mais non, rien. Tout est parfait. « Souhaiterais-tu une photocopie du contrat ? » Je ris en enfilant la feuille papier dans une pochette plastique pour qu’il ne s’abime pas. Je repose le contrat sur le bureau et ce qu’elle me dit me coupe nettement dans mon éclat de puissance d’avoir réussi à la faire signer, car j’en oubliais presque moi aussi j’ai dû céder des choses dans ce contrat.

Petit sourire malicieux qui s’immisce sur mon visage, me rappelant par centaines de souvenir le nombre incalculable de foi ou nous nous sommes retrouvés en moins de cinq minutes à nous grimper dessus tour à tour, cherchant la domination, que je finissais toujours par obtenir. Frisson, braise incandescente qui trace sa route le long de mon échine. Elle trop près de moi, sa poitrine appuyée sur mon bureau me donnant une vue imprenable sur les beaux balcons et je parle effectivement de son décolleté. Sens qui s’éveille, félin ensommeillé qui s’étire en moi ayant trop hiberné depuis quelques mois. Mes yeux remontent sur son visage, zone neutre, ou pas. Zoom sur ses lèvres qui me font perdre la tête, mes jambes s’étires sous le bureau et rencontre les siennes. Je me raidis sur ma chaise et la fixe comme si de rien était, comme si la touchée n’était rien de fou. Que ça ne me faisait rien, hahaha, la blague. « Je domine que quand ça m’intéresse … Les lits sont mes temples de la domination après le reste … Ce n’est pas un souci si tu veux mener la danse. » Mon pied frôle de nouveau le sien et j’extirpe ma jambe de sous le bureau je me lève et me place devant la photocopieuse avec le contrat à la main pour lui en faire un double. « Du coup c’est quoi ton rôle chez Empire ? Que je sache quel boite mail éviter ou bien au contraire sur laquelle m’enflammer avec vos idées à la con ? » La photocopie sort et je l’attrape directement, je me tourne vers Jolene en m’appuyant contre cette énorme photocopieuse. « C’est cool d’avoir des connaissances tu seras mon porte-parole, vue que le courant passe pas très bien avec certaines de vos secrétaires là-bas. » Je choisi bien mes mots pour l’emmerder. « Tu seras mon égérie chez Empire tu vois ? »


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Mer 7 Déc - 22:52
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


« Évidemment que je veux négocier pour la jupe ! » Parce que je sais que tu l’aimes, parce que je sais qu’elle te fait de l’effet. Je me sens revivre. Je ne regrette finalement pas d’être venue. J’avais peur qu’en venant ici, nous allions encore revivre ces derniers mois, que l’un de nous, ou même nous deux, allait souffrir de cette... on en est à la combien, de séparation douloureuse ? Deux ? Trois ? Beaucoup trop pour mon nouveau petit coeur de fille amoureuse. J’avais peur qu’il se braque, qu’il n’accepte pas le dialogue, m’envoie chier parce que je n’avais aucun droit à me présenter à son travail et lui demander des comptes alors que justement, il avait mis de l’énergie à tenter de m’oublier, à tenter de ne pas détruire Elwyn parce que le simple fait qu’il m’ait touché le tue. Je ne peux m’empêcher de sourire en y pensant. C’est un réflexe de fille amoureuse à ce qu’il parait, de trouver du bon dans la plus grosse connerie. Parce qu’en temps normal, je n’aurai pas cautionné qu’un gars que je vois me tape crise sur crise parce qu’un autre homme ait osé me toucher. Je sais qu’en lui parlant d’Elwyn, j’ai brisé l’image qu’il avait de son idole. Je m’en voudrais encore très longtemps d’avoir fait ça. Je n’en avais pas le droit. Pourtant ça ne relève pas de ma volonté. En couchant avec Elwyn, comment aurais-je pu savoir qu’un an plus tard, j’allais me taper son protégé, qu’on allait devenir un duo envié, que j’allais tomber amoureuse de lui ? Cela vaut également pour Elwyn. Non. Arrêtons de penser à lui. Je ne dois plus penser à notre ancien professeur, ma remise en question est finie. Nate coupe toutes mes réflexions en attrapant ma main – premier touché volontaire – et surtout, m’embrasse la main. Nous aurions été dans une comédie, j’aurai exagéré mes sentiments et aurait imité un évanouissement, j’aurai gloussé et je serai probablement allé jusqu’à glisser un hihhi. Son baiser est trop exagéré, il sourit contre ma peau et ses yeux sont taquins. Nous ne sommes pas dans une comédie, je dois garder la face, garder ce masque impassible. Oh, je n’essaie pas de cacher mon attirance, mon désir de plus en plus grandissant. Non, j’ai dépassé ce stade. Je le désire, salement, parce que j’ai ce besoin de lui fermer sa gueule fière, de lui rappeler qu’entre les plus belles cuisses de la ville, il ne fait pas autant le malin. C’est une pulsion. Vous savez, quand on dit qu’il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine. Il n’y a qu’un mot entre répulsion et désir : frustration. Ce salaud de mexicain sait quoi dire, où appuyer, quoi toucher pour faire grandir ma frustration toujours présente. La vengeance n’en sera que tout autant douloureuse.

Je ne suis pas fière de lui avoir cloué le bec en parlant de son professeur. Faites qu’il ne brise aucune règle, j’aimerais éviter de juste séduire Frank. J’ai toujours eu une attirance particulière pour les hommes plus vieux que moi : Nate lui même à trois ans de plus que moi. Je ne sais pas, certains disent que j’ai des Daddies issues. D’autres disent que j’ai un besoin de protection. Ou alors je suis juste attirée les hommes plus matures que ceux de mon âge. Faut arrêter d’en faire tout un plat, d’y voir un problème psychologique. J’en ai assez, ne m’en rajoutez pas, s’il vous plait. Je tique au nom d’Elwyn et l’insinuation qu’il vient de me dire. Je me retiens de déchirer le contrat sous ses yeux, de partir sans me retourner. Avant meme de signer il brise deux règles, les deux auxquelles je tenais le plus dans celles qu’on vient de négocier. Je ne le fais pas parce qu’on n’a jamais autant progressé en si peu de temps. Je prends sur moi et soupire. « Non sincèrement, c’est fatiguant d’être constamment jugée là-dessus, Nate. » Vraiment, je suis blasée. Mis à part assumer qui je suis, je n’ai rien fait. Et je m’en prends plein la gueule parce que j’assume d’avoir couché avec un homme plus vieux que moi. Et bordel, heureusement que personne ne le sait. Ma réputation a toujours été mise à mal à la fac. Dès mon arrivée, j’étais la Parks trop Parks, celle qui soulait parce qu’elle défendait trop à coeur ses convictions. Je suis ensuite devenue celle qui avait accaparé l’attention de Nate. Et puis il y a eu le coup d’être la fille un peu trop populaire, toujours entourée de garçons. Je ne compte plus le nombre de rumeur qui a couru sur mon sujet. On me reprochait presque de vivre. J’ai très vite à ne pas y prêter attention. En même temps, on n’a pas le choix. Marche ou crève, c’est la règle d’or dans une université aussi énorme. Et au delà de ça, me sentir jugée, rabaisser à un autre titre que celui que mon prénom m’octroie, par Nate, celui pour qui j’ai la plus haute estime, celui dont j’écoute le plus l’avis, ça fait mal. En dehors de mes sentiments. Avant ça encore.

Je me contente de brandir mon majeur quand il me demande si je souhaite une copie. Je n’arrive pas à croire qu’il ait réussi à me faire signer cette merde. Je ne m’en remettrai pas. Être amoureuse ne me réussit pas. À croire que je deviens une toute autre personne. Je n’aime pas ça. Je dois me reprendre en main. Et en même temps, je n’en peux plus de me battre avec Nate. C’est fatiguant, éprouvant, douloureux. Au moins je me dise que je ne suis pas seule dans la merde. Il supportera lui aussi ses propres règles, ça lui arrachera autant que moi la gueule de se retenir d’être naturel auprès de moi. Je sens ses pieds contre les miens et aucun de nous ne bouge. Je ne sais pas. Ça se sent que ce n’est pas volontaire, qu’il ne s’est pas mis en tête de me faire du pied, au moment où l’on évoque notre ancienne proximité corporelle à demi-mot. Il agit comme si de rien n’était, et pourtant ce sont tous mes sens qui sont mis alerte. Je prends sur moi, je ne laisse pas voir que je suis redevenue sa proie en un frôlement accidentel. J’agis naturellement ou justement trop naturellement et me tortille sur place. Non je ne suis pas à l’aise. Je le sens me déshabiller du regard, je vois ses yeux se perdre sur ce qu’il reconnaitrait les yeux bandés, et ça me gêne d’autant plus. « Danser seule ne m’intéresse pas. » Je préfère mener la danse quand je l’ai gagné, parce que je me suis battue pour obtenir cette place. Je profite qu’il soit dos à moi pour m’avachir complètement, soulagée qu’il n’y ait plus aucun contact entre nous. La tension a changé. Au début, les remarques se faisaient acerbes, douloureuses, on en était encore à qui fera de plus de mal à l’autre, cet amour pour la domination pervertie par notre égo blessé. On progresse. Les paroles ont toujours ce double-sens qui pourrait enflammer l’étincelle qui subsiste, cette gêne qui ne nous quittera pas tant qu’on n’aura pas réellement mis derrière nous nos problèmes. Pourrons-nous réellement le faire ? Je n’en sais rien. Si en face j’avais le moindre signe que c’est possible, qu’on peut changer la donne, j’y mettrai toute mon âme. Pas revenir comme nous étions avant. Non, devenir meilleurs encore. Je ne parle pas de devenir un couple. Je dois avouer que ça, je n’y crois presque plus. Non. Pour notre survie, je suis prête à laisser mes sentiments de côté, de ne plus les remettre sur le tapis. Je veux retrouver mon Nate, mon prince de la ville. Ne m’avait-il pas dit que même marié, il continuerait de me faire des folies ? Qu’en maison de retraite, vieux et sénile, il continuerait de me rejoindre dans ma chambre pour me rappeler que même les vieux peuvent se faire plaisir ? Dans le fond, je ne parle même pas de sexe, je suis prête à ne plus coucher avec lui si c’est la condition pour que l’on se côtoie encore et encore. Non. Je veux juste retrouver mon complice.

Ah il est fier de lui, heureux qu’il ait trouvé une occasion de m’emmerder, même au travail. « Je suis juste en dessous de Gary, c’est moi qui gère le projet donc si tu dois t’adresser à quelqu’un, c’est à moi. Si on a des idées à la con, c’est parce que vous éditez des cons. » Et pour le coup, c’est vraiment un con. Dire qu’on a eu une réunion pour savoir de quelle couleur serait le chemin de table... je ne m’en remets pas. Je me perds dans mes pensées, me remettant en esprit tout ce qui s’est dit aujourd’hui, ce que j’aurai à faire demain, et Nate me ramène à la réalité avec un seul mot. Vient-il réellement de me demander d’être son... non, il n’a pas osé. Le contrat est signé, il vient de le photocopier, et ce ne sont pas des mots d’amour qui me viennent à l’esprit pour décrire Nate. Mon visage se referme et je ne le regarde même plus. Mon regard se perd sur l’un des livres posé derrière son bureau, et je me retrouve captivée par la reliure. Elle est belle. Elle est marron, l’écriture est dorée, et ça se voit que le livre est assez ancien, le haut est légèrement écorché. Il n’avait pas le droit de me rappeler ce statut juste parce que je suis une des seules avec qui il « s’entend bien ». À mettre entre plusieurs guillemets, parce qu’il nous a fallu un contrat pour qu’on puisse se parler normalement. Il n’avait pas le droit de me rappeler que j’étais son Égérie, cette fille qui a eu le privilège d’entrer dans son lit plus d’une fois. Ca fait mal parce que ce n’est pas une invitation à rejoindre son lit. Ca fait mal parce qu’il se fout de ma gueule. Probablement que je prend tout ca trop à coeur, que je suis dans l’abus. C’est comme ca que je le ressens et je m’en veux d’avoir réagi comme ca. Il ne pensait probablement pas à mal. Surtout qu’on vient de passer les dix dernières minutes à rire, ensemble, ce qui représente plus que ce qu’on a pu faire ces cinq derniers mois. Je dois prendre sur moi. J’inspire un bon coup et reporte mon regard sur lui, mon plus beau sourire aux lèvres. « Ça me semble logique, ouais. » Je ne me gêne pas. J’attrape une clope de son paquet qui traine sur son bureau et vais à la fenêtre fumer. Je regarde la fumée s’évaporer dans l’air de New-York, et je me rends compte que le soleil s’est couché. Je regarde le ciel étoilé et ca me rappelle le thème de la futur soirée de lancement. Je jette le mégot et profite qu’il soit encore à la photocopieuse pour aller m’asseoir à sa place, tournant son siège très très confortable vers lui. Il me domine de toute sa hauteur, je suis obligée de lever les yeux pour croiser son regard. Je compte reprendre l’attitude tigresse que j’avais, oubliant le passage de l’égérie. « T’as dit que j’avais le droit de porter ma jupe en privée... c’est une invitation ? » Je n’ai plus rien à perdre, au point où on en est, je ne vois pas comment on pourrait faire pire. J’ai dit que je voulais récupérer mon Nate et s’il n’y a que comme ça que je peux nous sortir de cette merde, je n’hésiterai pas redevenir cette tigresse qui sait grogner et faire les yeux doux en même temps. « Parce que « en privé », si tu parles de juste moi toute seule face à mon miroir, je ne vois pas l’intérêt de dessiner à ce point mon corps. » Je suis vache, non ? Non, du tout. Si mon regard était lubrique, un visage d'enfant a repris sa place et innocemment, je prends nouvelle de l'amour de ma vie, le vrai, celui qui ne me trahira jamais. «Sinon, comment va Karma ?»





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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Dim 11 Déc - 15:37
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


Danser seul c’est le moyen le plus sûr pour ne pas faire de mal aux autres comme de ne pas leur écraser les pieds ; l’envie de toujours vouloir tout contrôler. Danser seul c’est pouvoir choisir nos pas sans que ça empêche quelqu’un d’exister sur la piste, sans que la personne qui peut nous accompagner ne comprenne plus rien tout à coup si on la lâche. Jolene elle, elle avait trop longtemps montré l’envie de danser en duo. Je ne sais pas pourquoi un jour je pensais qu’elle voulait de moi, et le lendemain le total contraire. Mais finalement, elle avait bel et bien décidé de danser en solo alors que moi j’étais prêt à la faire danser pour de vrai. Elle m’a fait valser, ô oui elle l’a fait et je n’avais pas apprécié de me faire envoyer balader, et encore moins de la voir rappliquer pour arranger les choses lorsqu’elle le souhaiter elle et uniquement elle, comme si tout était de son ressort. Impossible pour moi Nate Eden Martinez de laisser les choses se dérouler ainsi, il était inimaginable pour moi qu’une foi qu’elle m’ait fait du mal à San Francisco à la Mystery Party je puisse juste lui dire ‘’ok c’est pas grave on peut vivre d’amour et d’eau fraiche’’ lorsqu’elle avait daigné me voir sur le campus pour m’approcher. Pour moi, elle avait dû payer les conséquences de ses choix, jusqu’à maintenant je n’avais pas fait mon deuil d’orgueil et de haine. Mais maintenant que nous avions parlée, que nous étions hors contexte de San Francisco, je ne me sens plus aussi haineux, plus aussi dur. La pierre commence à se briser face au marteau qu’est Jolene. Je ne fais pas attention au doigt d’honneur qu’elle m’adresse et je l’entends s’avachir sur son siège en soupirant, je ne fais pas une remarque de plus attendant que l’impression se fasse. Ne cherchons pas la petite bête, je l’ai déjà assez faite souffrir en lui faisant signer l’impensable.

Je m’esclaffe de rire lorsqu’elle dit que la maison d’édition dans laquelle je bosse n’édite que des cons, le monde à l’envers. Ce n’est pas le livre ou l’écrivain le problème, c’est les soirées de lancement qui sont d’un ridicule à souhait, les personnes qu’ils invitent ne sont que des cons, des gens creux et avide d’expérience. Il y en a du gratin connu de New-York mais combien sont réellement intéressé ? Je n’en certifie pas la moitié. Puis, il y a le style des cérémonies qui sont d’un gout atroce et cheap à souhait. Je passe une main dans mes cheveux en essayant d’arrêter de ricaner alors que la brune qui me fait face est très sérieuse. Mon sourire s’éteint et je reprends mon air sérieux. « J’espère que tu feras mieux que les deux précédents lancements auquel j’ai assisté qui furent une catastrophe en tout cas… » Je lève les yeux au ciel et me tourne pour récupérer l’authentique contrat ainsi que la photocopie que je fixe, parfait l’impression est parfaite. Faisant un demi-tour sur moi-même pour lui donner la copie je vois son visage bien plus dure, les traits de son visage sont refermés sur eux même, les joues presque rentrée, les yeux rivés vers l’étagère en face d’elle. Je vois la peine qu’elle ressent et je commence à m’en vouloir de lui faire ça juste par simple plaisir de l’emmerder, ainsi je m’approche d’elle lui tendant le bout de papier qui fera office de preuve de nos conneries et mon cœur s’ouvre un peu à elle, je ne peux pas la laisser dans la haine et la colère, je veux être fair-play juste pour t’enlever les quelques rides sur ton visage qui sont en train de se former. « Croit pas que je dis ça à toute les filles que je croise hein … T’es l’unique égérie Martinez, ton contrat ne s’est jamais arrêté … » Elle jette le papier que je lui donne dans son sac et me vole une cigarette, je souris pour moi-même lorsqu’elle vole mon briquet ainsi que l’une de mes cigarettes dans ce pauvre paquet qui traîne. « Elle me vole mon organe le plus précieux et mes cigarettes … » j’attrape le paquet à mon tour en prenant une que je vais fumer à ses côtés. « Aucune limite, ne serais-tu pas kleptomane ? » Je souris et lui prend le briquet d’entre les mains pour allumer la mienne, je lui sors qu’elle m’a volée mon cœur comme si de rien était, j’assume complètement ma parole et mes pensées car au fond j’sais qu’elle est aussi torturée que moi, il n’y a que elle qui peut me comprendre dans la crise existentielle aux sentiments. Ma fumée s’envole au côté de la sienne et je regarde les particules devenir transparente dans la nuit qui commence à tomber sur New York, je regarde ma montre rapidement et j’ai bien dépassé de loin mes horaires habituels et pourtant je n’arrête pas, je ne lui dis pas qu’il est l’heure qu’on rentre, que chacun aille chez soi, qu’on ne se voit plus jusqu’à la prochaine fois. Elle n’en sait rien elle de mes horaires alors je fais comme si de rien était terminant ma clope dans le plus grand des silences à ses côtés. Je fini ma cigarette avant elle et je reprends place adossez à la photocopieuse, les bras croisées attendant qu’elle veuille bien me refaire face ou qu’elle décide qu’il soit l’heure de s’en aller.

Regard qui se croise, regard qui s’affronte. La femme forte et décontracté est de retour, elle déambule de sa jolie démarche dans le bureau et lâche ses phéromones un peu de partout dans la pièce, je me contracte pour garder une certaine contenance et ne pas me liquéfier par la beauté qu’elle dégage quand elle s’y met pour de bon. J’hausse un sourcil en la voyant prendre place sur mon fauteuil, un sourire en coin vient prendre place sur mon faciès et je la contemple, mes yeux glissant de son visage faussement innocent jusqu’à sa belle poitrine et même sur ses mains posées sur le cuir noir des accoudoirs. Bien plus sexy que Sharon Stone dans Basic Instinct, Jolene n’a même pas besoin d’être nue sous une jupe pour imposer son charme. Je remonte mes yeux captivés par ses lèvres qui se mettent à se mouvoir pour encore mieux enfoncer le clou dans le bois. Je ne sais plus où donner de la tête, entre ses lèvres pulpeuses, ses jambes qui ne font que se croiser et se décroiser ainsi que ses cheveux qu’elle caresse du bout des doigts. Mes bras se décroisent et je m’approche d’elle, à pas de loup, mes mains viennent se poser sur les siennes. Je me penche sur elle, jusqu’à son niveau et la chaise crisse sous mon poids lorsque je m’appuie. Je la dévore du regard. Le loup face à la mignonne bête inoffensive. Je me mordille la lèvre sous ses yeux en la fixant. « Quand je disais privée je pensais avec qui tu voulais mais si ton choix se porte à moi … Je veux bien t’inviter … » Voix qui se fait suave, mes mots dépassent ma pensée. Non non non… Tu vas dans la mauvaise pente mon gars, Jolene Fran Larsen s’était de l’histoire ancienne jusqu’à il y a quelques heures, t’étais en train d’écrire une putain de thérapie sur ta vie et le mal qu’elle a pu te faire ressentir et là tu flirt avec elle ?! Putain de faiblesse à la con, Jolene tu es un diable, Satan même mais je vais me jouer de toi si c’est ce que tu veux faire. Mes mains glissent le long de ses bras et remonte sur ses épaules que je sens frissonner. « Si on s’invite par contre… Ce qu’il se passe entre tes jambes redevient mon problème tu pourras barrer la règle numéro je sais pas combien du règlement … » Je lui fais un clin d’œil et je me relève me remettant droit, mon corps toujours entre ses jambes je soupire nonchalamment relâchant la pression qui se dégage de nos deux corps en pression. « Karma va bien pour un chat qui découvre le froid de l’état du New Jersey » Je me décale loin d’elle, je lui tourne même le dos. Mettant rapidement une main dans la poche de mon jean pour cacher une partie de mon corps qui répond un peu trop rapidement en étant trop près du sien. J’ai presque honte d’être tant réceptif. « D’ailleurs il est presque l’heure d’aller le nourrir … » Il est temps que nous mettions fin à cet entretien avant que je ne décide que je m’en fou complet de notre pacte, que je m’en fou complet qu’il y est des gens présents dans l’immeuble et que je décide que le bureau est assez solide pour soutenir les folies que j’ai envie de faire de son corps. Je me tourne lui faisant face comme si de rien était, comme si nous venions pas tout simplement de faire exploser le thermomètre et que je n’avais pas une demi-érection à calmer dans mon pantalon « Autre chose à ajouter avant que notre entrevue ne soit terminé Miss Larsen ? » Je lui souris et fait le tour du bureau commençant à ranger les affaires que je dois ramener à l’appartement.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Lun 12 Déc - 10:18
je t'en supplie, je t'aime, supprime.
Nate & Jolene


Me rappeler que je suis l’unique égérie Martinez me fait autant de mal que de bien. Mon contrat ne s’est pas fini, pourtant on agit comme s’il n’avait jamais existé. Il aurait été toujours valable, tu ne m’aurais pas piqué une crise pour Sander parce que tu te serais souvenue que je finis toujours pas revenir vers toi, quoiqu’il arrive. Tu ne m’aurais pas trainé dans la boue devant une amie qui ne savait rien de tout ça. La liste est longue, Nate. Tu m’as viré de mon poste la minute où ton égo a été blessé parce que pour une fois, je n’avais pas d’yeux que pour toi. Mais c’est du passé maintenant. On est à New-York, une nouvelle vie, de nouvelles règles qu’on a tous les signés, on écrit une nouvelle histoire. Et je ne cesserai de me répéter, mas ça ne dépend que de lui si cette histoire on l’écrit ensemble. Je suis d’après lui celle qui a le plus fauté. Je sais où sont mes torts. Je ne retournerai pas dans le même bateau que lui tant qu’il n’aura pas fait la part des choses. J’espère qu’il la fera bientôt. Je ne passerai pas cent sept ans à l’attendre. Il n’a pas eu la patience de m’attendre trois semaines. Je n’aurai pas la patience d’attendre quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il veut. J’attrape le contrat et ne le regarde même pas. Il m’apportera plus d’ennuis qu’autre chose. Je le range dans mon sac et toujours sans regarder Nate, je lui vole une clope et vais m’accouder à la fenêtre. Je remercie le ciel d’être de dos quand il m’accuse d’avoir volé son coeur. Probablement y a-t-il toujours espoir ? Non. Je secoue ma tête pour chasser tout ça. Après tout ce qu’il s’est passé, la rancoeur est beaucoup trop forte pour que l’on se mette à s’aimer d’amour et d’eau fraiche. Je parle, je parle, mais je ne sais moi-même pas si je serai capable de le regarder en face, de lui dire sincèrement que je l’aime alors que quelques semaines plus tôt, je n’étais qu’une salope, bonne à ne faire que le bout de viande frais que les hommes se disputent. Non, je m’aime bien trop pour ça. Mais on peut travailler dessus, non ? On peut passer outre. Essayer de s’en remettre. J’ai abandonné trop de choses dans ma vie, fui devant trop de sentiments qui auraient pu me faire du bien, m’aider à aller. Nate est encore au dessus de tout ça. Pour lui, mais surtout pour moi, je dois me battre. Et je ne cesserai que lorsqu’il ne me dira la phrase qui mette fin à ce que nous avons.

Il se pose en face de moi, et je vois un Nate plus détendu. Sa phrase me fait sourire, elle fait battre mon coeur encore plus rapidement et je suis sûr qu’il l’entend battre la chamade. Son visage, son expression me font encore plus sourire. Cela fait des mois que je n’ai pas vu Nate aussi détendu. Je l’ai toujours connu ces derniers mois avec les sourcils froncés, les yeux sombres, les lèvres pincés ou en un rictus dégueulasse. Là, en face de moi, j’ai le Nate dont je suis folle. « Aux dernières nouvelles, non, ton pénis est toujours en place. » J’étais obligé de tourner son aveu en dérision. Je ne suis pas encore à l’aise avec ce genre de déclaration. Non seulement il ne m’y a pas habitué mais en plus de ça, elles sont de plus en plus brutes. C’est trop pour mon coeur. Je tire une bouffée de nicotine et la recrache dans le vide, sourire aux lèvres avant de le regarder droit dans les yeux, lui tendan son briquet. « Ma grand-mère m’a toujours dit que si j’aimais quelque chose, je devais tout faire pour le prendre. » Vois ça comme une promesse de l’avenir Nate. Je t’aime beaucoup trop pour que tu m’échappes aussi facilement. Je ne compte pas te laisser te défiler quand j’ai enfin compris que toi et moi, ça ne sera jamais plus que sexe.

Il retourne le premier à son bureau et j’en profite pour le détailler sans gêne. Nate n’est pas le genre de gars qui va porter des skinny jeans, des polo qui lui moule le torse, comme s’il ne portait en fait rien. Il n’a jamais été ce genre de gars qui prenait soin de son corps comme notre ami l’anglais peut le faire. Il était même gros quand il était petit. Je ne me moque pas, Nate petit me fait craquer avec son sourire qui mange ses joues. Ou l’inverse. En grandissant, il est devenu cet homme, avec un corps de lâche qu’il entretient à la fumette et à la bière. Pas le meilleur des régimes. Mais je m’en fous. J’aime son corps. Que je passe six heures en salle de sport par semaine n’enlève rien au fait que j’aime son corps tel qu’il est. Je m’en fous qu’il ait des tablettes bien dessiné ou pas, des biceps durs au touché. Je n’ai jamais recherché ca chez un homme. Ce que je veux, c’est me sentir bien dans les bras de celui avec qui je suis. Me sentir en sécurité. Je ressens tout ça dans les bras de Nate. C’est simple. Si j’arrive à m’endormir dans les bras d’un homme, c’est que je me sens bien avec lui. Et Nate, ce n’était pas seulement tremper les draps qui m’endormait. J’étais en confiance. Je savais que je pouvais dormir sans qu’il ne m’arrive quelque chose. Et depuis la Mystery Party, non, depuis la power race, je n’ai pas connu une nuit tranquille. J’apprécie une dernière fois la vue, et même quand il est face à moi, je ne me gêne pas pour le dévisager. Vous aussi vous avez chaud ? Parce que la température vient de monter considérablement dans la pièce. J’aurai bien enlevé mon pull, mais je suis seulement en soutien-gorge en dessous, et me retrouver si peu vêtue devant lui serait une entrave à notre pacte. Je m’assois sur sa chaise, tentant de reprendre mes esprits mais impossible, il vient de lâcher la bête. Nate ne se cache même pas de me détailler, son regard qui en dit plus que toutes les paroles qu’il a pu me dire aujourd’hui. Te mords-tu d’avoir signé ce pacte. Nate ? Parce que je compte bien te faire regretter de nous avoir mis cette muselière. Je sens son regard sur mon visage, ma poitrine et ses yeux me font plus de bien que ses mains lors des préliminaires. Mon dieu, on en viendrait presque à baiser du regard tant la pression se fait tendue. Ses mains se posent sur les miennes et c’est tout mon corps qui se tend, attendant la suite. Je ne quitte pas ses yeux du regard. De temps en temps je triche, pour loucher sur ses lèvres qui se joue de moi. Je mords la lèvre, incapable de faire autre chose, prise au piège par mon chasseur. « Tu briserai cette règle ? Tu irais à l’encontre de ton propre contrat à la con ? » Je frissonne sous ses mains qui remontent à mes épaules et c’est mon corps qui en tremblerait. Je n’en perds pas la face au contraire. J’approche mon visage, et nous ne sommes qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Son marron hypnotise mon vert et je n’aurai qu’à m’avancer de quelques millimètres pour rencontrer l’objet de mes désirs. Un souffle me sépare de ses lèvres. Un regard m’empêche d’aller plus loin. J’aurai ta peau, Nate mais pas ce soir. « Tu sais ce qu’il te reste à faire. Est-ce que tu es prêt à découvrir tous les endroits de New-York ? » Je me laisse tomber en arrière sur le fauteuil, sourire vainqueur aux lèvres. Je n’en mène pas large mais c’est Nate qui se retrouve le plus frustré. « Cette boule de poils me manque tellement. » Nate s’éloigne de moi et je me mords la lèvre, afin de me retenir de rire. Il croit vraiment qu’il est capable de cacher les réactions de son corps que je connais par coeur ? Quand il se retourne, vers moi l’air de rien, je lui souris innocemment, comme si je n’avais pas remarqué que son corps se mettait de plus en plus au garde à vous, comme s’il m’était insensible. Je dis ça mais je remercie le ciel d’être une femme et de ne pas avoir de réaction visible parce que l’état de ma culotte, c’est autre chose. Je me lève et retourne de l’autre côté du bureau, ne passant pas par son côté, pour récupérer mon sac. Sac accroché à l’épaule, je me fais une couette haute en le regardant, faisant mine de réfléchir. « Rien à ajouter, Martinez. Oh si, prends bien soin de ton... problème. » je lui fais un clin d’oeil et m’avance vers la porte. Je m’arrête, main sur la poignée et soupire. Je suis faible. Je suis faible et je le déteste. Je fais demi-tour, récupère la casquette et sors de son bureau la tête haute. J’suis pas prête de le voir jeter ce qui a fait que nous en sommes encore là aujourd’hui.





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Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Mer 14 Déc - 17:25
Quelle idée d'aimer une femme a l'humeur vengeresse ?
Nate & Jolene


« Je ne sais pas … Si le jeu en vaut la chandelle pourquoi pas le déchirer dès à présent … ? » Je souris en sachant très bien qu’aucun de nous deux ne déchirera le papier que nous venons de signer. S’en est presque lassant d’être si bornés, presque douloureux d’être face à la femme qu’on désire le plus qui est aussi celle qu’on déteste le plus. Elle me fait souffrir autant qu’elle me fait vivre, elle me fait basculer dans l’indépendance de sa personne comme un homme qui veut sa dose d’héroïne tous les jours. Le piteux gars qui veut s’en sortir mais qui rechute toujours en voyant sa drogue. Sadique femme qu’est Jolene, elle me tente, me pousse dans mes retranchements pour me relancer à la gueule juste après le contrat… Je l’aurais bien zappé ce fichu contrat moi si elle n’était pas sûr d’elle, si elle n’était pas Jolene Fran Larsen celle qui m’a achevé à San Francisco j’y aurais mis feu à ce papier de merde que j’ai créé. Mais je ne peux pas, j’ai une fierté de mexicain à garder même si je m’imaginais déjà être en possession de ses lèvres, les goûter les redécouvrires comme si c’était la première foi. Caresser du bout des doigts, de mes mains inquisitrice les moindres parcelles de ce derme ensorceleur. « Est-ce que je suis prêt ? Ne va pas plus vite que la musique Jolene … J’ai mis beaucoup de temps à faire le tour de San Francisco il m’en faudra aussi pour cette ville. » Je me décale une bonne fois pour toute loin d’elle et me remet de ma propre frustration en m’y plongeant encore plus fort en repensant à toutes les fois où nous avons baptisées des lieux, à toute les fois où nous avons fait ce que nous appelions l’amitié.

Je range doucement mes affaires, avec ordre et passion. Comme à mon habitude ma folie, de maniaque me reprend et chaque chose reprenne bien leur place, si je fais ça. C’est pour calmer les pensées ardentes qui me hantent, l’érection imminente que j’ai rien qu’en pensant au folie que je pourrais lui faire. Et surtout la laisser croire qu’il n’y a rien en adoptant un comportement des plus calme, laisser croire que tout va pour le meilleur des mondes alors qu’elle a une fois de plus foutu le bordel dans ma tête. Bureau qui commence à reprendre forme, papiers qui finissent leur course jusque dans la poubelle et stylo enfin dans le pot adéquat. Mini-Nate qui se calme aussi et s’est satisfaisant de voir son corps pour une foi écouter les ordres qu’on lui donne. Je remercie mon mental d’acier de faire le boulot… Ou ma tante Rosalita, penser à elle fut une très bonne idée pour calmer les mœurs légères. « Karma vit plutôt bien l’éloignement pourtant… Il sait faire la part des choses… » Je ne jette pas un œil vers elle mais je souris en coin, si je peux la vexer sur un sujet futile comme Karma je ne m’en priverai pas, par contre… Je ne lui dirai pas le bordel que se fut de le foutre dans une cage, les griffes acérés qui sont rentrés dans mes chairs pour l’attraper. J’ai souffert ce jour-là, j’ai insulté ce con de chat, j’ai même penser un instant à le foutre dans une boite en carton et le foutre devant chez elle mais elle aurait été bien trop heureuse d’avoir la bête et je ne voulais pas lui faire ce plaisir. Je ne lâchais rien, j’étais encore plus fourbe qu’un avocat en séparation des biens dans un divorce.

Perfecto enfilée pour me parer contre la brume et le vent frais de la grosse pomme. Echarpe tube en maille noir tricoté par ma abuela dans la main je regarde la danoise attraper son sac. Je la regarde un instant en faisant tourner les clefs du bureau autour de mon index. Belle comme un cœur elle se recoiffe, petite couette sur son crane qui lui donne un côté enfantin qui me plait, qui me charme. Elle n’a rien à ajouter et me demande de bien prendre soin de mon problème. J’arque un sourcil et ses yeux glissent jusqu’à mon jean et se fixe sur mon entre-jambe. Je roule des yeux et enfonce mes mains dans les poches de ma veste en cuir. « Change de culotte en rentrant… » Je lui fais un clin d’œil et lui emboîtant le pas vers la sortie de cette pièce confinée qui commence à sentir la testostérone à plein nez.

Nous appuyons tous les deux en même temps sur le bouton de l’ascenseur, contacte du bout des doigts, les grands esprits se rencontre. Impatient et en même temps dégoûter de devoir mettre fin à cette entrevue. Trop rapide, trop rempli de contrat et de sous entendue à mon gout. Je retire tout aussi rapidement ma main que je replonge dans ma poche, les yeux en l’air fixant le plafond presque en sifflotant. Elle ne dit pas un mot et moi non plus, nous entrons dans l’ascenseur et je prends la place du fond, elle est juste dos à moi et je ne perds pas de temps pour regarder ses jolies fesses moulées dans son jean. Dios mio …. Erreur fatale que de faire ça. Je remonte les yeux rapidement extrêmement troublés par la beauté du fessier de mon associée et les portes d’ascenseurs s’ouvrent sur le rez-de-chaussée, libérés, délivrés. Nous nous avançons jusqu’à la sortie du building et je salue de la main les deux sorcières de l’accueil qui sont encore là. « Bon bah … Rentre bien fait attention … New York c’est pas San Francisco y’a des cons de partout. » Je lui fais un signe de tête entendue et elle me répond par l’affirmative en s’éloignant dans la direction opposée à la mienne. Mon corps se contracte face au vent qui vient s’engouffrer dans chaque parcelle de ma peau. Il est vraiment l’heure d’aller nourrir Karma.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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