AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: Archives :: Story end :: Sujets de rp Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Lexium / Besoin de souffler

avatar
Invité
Invité
Ven 2 Déc - 15:38
Invité
Malgré la fraicheur hivernale déjà bien présente dans l’ensemble de New York, je meurs de chaud à mon bureau. À noter aussi que la veille en arrivant il ne faisait guère plus de dix degrés dans le bâtiment, ma main a dû être alors un peu trop lourde sur le régulateur du chauffage. De plus, bien que le bureau soit implanté dans l’un des quartiers d’affaires le plus chic de New York, le bâtiment reste relativement ancien et la régulation de la chaleur en est relativement freinée. Ajouter à cela mon choix de tenue plus que douteux, composé d’un magnifique chemisier blanc en lin à col Claudine qui gratte affreusement. Qui aurait cru qu’une pièce de luxe aussi chère pouvait s’avérer aussi désagréable. Décidément le luxe et le prix élevé d’une chose ne sont pas toujours synonymes de confort et ne mâchons pas nos mots, de qualité. Par chance la jupe crayon noire est quant à elle fort agréable à porter et se marie avec soin à la veste vert menthe. Veste qui s’accorde à la perfection sur la teinte de mes escarpins, qui par ailleurs sont neufs et par conséquent fort douloureux. Bref un ensemble d’éléments qui concourent au fait que, malgré toute la bonne volonté que je mets à la tâche aujourd’hui afin de faire tourner mon affaire, je ne parviens pas à me concentrer pleinement à mon travail. D’autant plus que du travail j’en ai en masse. On pourrait s’attendre qu’en cette période de l’année je me retrouve dans une phase intense de vide et d’ennui au travail mais bien au contraire. On parle souvent des grands mariages estivaux qui prennent place dès les premiers jours de soleil et de chaleur et s’arrête en même temps qu’eux Mais personne ne mentionne jamais ces couples qui profite du charme de l’hiver pour réaliser un mariage hors des codes et des dictats. Sans compter la planification des mariages estivaux qui au bout du compte vont reprendre bien vite et ça s’organise bien à l’avance ce genre de chose. Je n’aurais jamais pensé en commençant mon activité qu’il pouvait y avoir autant de travail, mais très vite j’ai fait ma place et je me retrouve victime de mon succès (et de mon bon cœur, je n’ai jamais réussi à refuser un client, me retrouvant ainsi avec un nombre dépassant l’indécence). Par conséquent je travaille constamment, même à la maison (faute d’avoir plus à faire certainement) et bientôt malgré son efficacité, Lexie ne sera surement plus suffisante. 

Ainsi à tout juste midi et demi et face à mon inefficacité flagrante, je décide qu’il est temps que je sorte m’aérer et surtout me refroidir. Je me redresse et me lève frottant au passage mes yeux légèrement enflés par la fatigue. J’enfile ma veste et me dirige vers la sortie de mon bureau. « Lexie. » Je l’appelle à haute voix sans pour autant crier et en utilisant un ton calme et apaisant. J’ai développé cette technique de peur que la boule de nerfs que je suis puisse effrayer mon assistante. Avant qu’elle n’arrive, je jette un œil à mon reflet dans le miroir. Un chignon, bien serré et parfait, orne l’arrière de ma tête. Il s’en échappe tout juste trois mèches qui viennent s’enrouler autour de mon visage, l’habillant au passage. J’ai en sainte horreur d’avoir les cheveux lâchés, surement de par la sensation peu agréable de légère chatouille qu’ils provoquent dans ma nuque. Pour autant être trop bien coiffé me débecte, surement car cela répond à l’un des codes de ma classe sociale, classe que je me m’évertue à fuir du mieux possible. De ce fait chacune de mes coupes arbore des mèches folles. Puis mon regard se pose sur mon visage, visage que je trouve malgré les années passées toujours aussi enfantin. J’ai souvent voulu me couper les cheveux pour le faire murir mais je me suis rendu compte que d’un je ne pourrais pas les attacher et des deux cela reviendrait à jeter des années de pousse à la poubelle. La porte tourne sur ses gonds au moment où je replace une mèche à l’arrière de mon oreille. « Lexie, on prend notre pause-déjeuner. Un Japonais te conviendrait-il ? » Je vois dans ses yeux de la surprise, c’est vrai qu’il est rare que je quitte mon bureau même pour m’alimenter, en général je lui demande d’aller m’acheter de quoi me restaurer. Mais cette fois je dois souffler, et comme pour la convaincre de m’accompagner j’ajoute « C’est moi qui invite. On en profitera pour parler de ton augmentation. » Elle ne m’en a pas fait la demande mais je compte quand même l’augmenter, n’est-ce pas normal d’augmenter ses salariés chaque année ? Je n’en sais rien en fait je suis nouvelle dans le monde entrepreneurial. Mais je considère qu’augmenter un bon élément est nécessaire, puis c’est aussi une façon de m’assurer de la conserver même après la fin de ses études. Je m’empare de mon sac sans prendre la peine de récupérer mon manteau. Il fait froid certes mais je suis littéralement en chaleur et l’air frais me fera le plus grand bien.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Déc - 18:15
Gentille en privé maisdevant les gens, cruelle et légère.
Opium & Lexie


Journée qui avait commencé sur les chapeaux de roues, un retard d’un quart d’heure aux bureaux de Cunningham Wedding et dieu seul sait combien j’avais couru et bousculé de personnes sur mon passage pour n’avoir qu’un quart d’heure et pas plus de retard. La faute aux grévistes des transports en commun j’avais dû courir percher sur mes hauts talons et faire des pas de géants dans mon skinny noir presque pas stretch. La chemise noire à petit pois blanc pour laquelle j’avais optée ce matin commençait à me coller à la peau suite à l’effort et je décidais de défaire deux boutons de celle-ci. Juste le temps de reprendre mon souffle.  Fort heureusement pour moi, la belle brune qui me faisait office d’employeur n’était pas encore arrivée et c’est essoufflé que j’avais pris place face à mon écran d’ordinateur l’allumant dans la foulée et me mettant à l’aise dans ma chaise. J’inspirais et expirée fortement et j’osais jetait un coup d’œil dans le miroir en face de moi pour voir l’état de ma tête… L’horreur, les joues rosies par la course folle, les cheveux que j’avais pris tant de temps pour coiffer avait tout à coup une allure folle et j’en grimaçais fortement, il ne me restait plus qu’à passer les mains mes cheveux pour dompter la chose en espérant que le rendu ne soit pas ignoble.

Dix heures trente, tout le monde est là. Les rendez-vous se succède les uns aux autres à une allure dingue pour Opium et j’ai beaucoup d’admiration pour cette femme. Cette femme dont la vie n’arrêtera jamais d’épargner et qui pourtant est forte, humble et bosseuse comme personne. Elle est un exemple de la femme moderne, elle est ce que j’aimerai être dans le futur. Je me rappelle encore mon entretien face à elle, la femme de glace comme je l’appelai fut un temps. Moi qui pensait être une personne très distante, pas très bavarde j’avais découvert quelqu’un de bien plus renfermé que moi. Si au départ je pensais que ma patronne était une connasse avec les semaines passantes j’avais découvert juste une femme aimable mais avec des plaies toujours béantes qui n’arriverait jamais à cicatrisé, une peur au fond du ventre, une épée Damoclès au-dessus de la tête. Si au départ je n’avais rien su par rapport à ses maladies j’avais bien été rapidement obligée d’être un minimum averti à force d’aller à ses rendez-vous à sa place et lorsqu’elle revenait déconfite de certains examens médicaux. Téléphone qui sonne, combinée que j’attrape et coince entre mon épaule et mon oreille pour continuer à faire les prochains plannings. « Agence de planning Cunningham Wedding bonjour ? » Je roule des yeux en entendant la voix sarcastique de sa dernière cliente, madame Woods. Cette femme est exécrable et n’a pas une once de patience dans sa vie. Tous les jours que dieu fait, elle appelle avec un nouveau souci, une nouvelle idée incongrues qu’Opium doit résoudre, cette foi la dame souhaiterait des dessous de table en toile de couleur ocre et violet. Rien qu’à imaginer le mélange des deux couleurs je fais une drôle de tête je lui demande de bien vouloir patienter et je transfère l’appel dès que j’en ai l’occasion. Libérée, délivrée, j’ai hâte que la planification de ce mariage soit terminé.

Moment de répits lorsque le dernier rendez-vous de la chef s’en va sourire aux lèvres de son bureau. Je lui fais un sourire poli en retour lorsqu’il passe devant mon bureau et me plonge sur mon ordinateur et les derniers détails de mon mail lorsqu’il claque la porte. Je regarde l’heure et reste étonnée de voir à la vitesse à laquelle les aiguilles de l’horloge ont pu tourner. Effet psychologique de voir l’heure qui me donne envie de bailler, de m’étirer. Chose que je fais lorsque j’entends la voix de la brune m’appeler, mes bras qui été en l’air pour mon étirement se rabaisse tout aussi vite et je me lève pour aller la voir directement à son bureau. Démarche féminine et élégante jusqu’à la porte de son bureau, je toque une foi et me permet d’entrer comme à mon habitude. « Oui ? Tu veux que j’aille te chercher à - » Pas le temps de finir ma phrase qu’elle me coupe pour me proposer que nous déjeunions ensemble et j’en reste un peu pantoise. Depuis les quelques semaines que je travaille ici les fois où elle a quitté son bureau doivent se compter sur les doigts d’une main. Je souris à pleine dent, presque touché qu’elle veuille partager sa pause déjeuner avec moi et hoche la tête timidement.  « Bien sûr ça me va parfaitement ! » ‘’Sushi’’, comment me donner le sourire et m’ouvrir l’appétit en un seul mot et ‘’Augmentation’’ pour me faire rougir et me sentir mal à l’aise. Je prends une mèche de cheveux entre mes doigts et la replace derrière mon oreille. « Je vais chercher mon manteau je t’attends devant la porte ? » Elle hoche la tête et je repars rapidement chercher mon sac ainsi que ma veste que je pose juste sur mes épaules sans enfiler les manches.

Dans sa jupe crayon et ses talons couleur menthe elle est splendide, je l’envie, elle m’envoie du rêve cette femme je suis obligée de la détailler en souriant, un sourire rempli d’admiration. « J’adore ta tenue Opium, c’est tellement classe et branché à la foi … » J’appuie sur le bouton de l’ascenseur alors qu’elle se plante à mes côtés en attendant que les portes de l’ascenseur s’ouvrent. « Tes rendez-vous se sont bien passé pour la matinée ? »


© MADE BY LOYALS.




Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité
Mar 20 Déc - 13:22
Invité

Opium & Lexie


La mèche se replace docilement derrière mon oreille pour réarborer ma coupe parfaite du début de journée. Comme chaque fois aucun écart sur ma tenue ou ma coupe n’est tolérée, vieille habitude liée à l’éducation. Dans la haute société une coupe décoiffée ne peut signifier que deux choses, vous venez de vous envoyer en l’air ou de faire du sport. Dans un cas vous passez pour une dévergondée dans l’autre pour une femme qui se néglige. Le tout parfaitement en place je me retourne alors vers Lexie. Ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase je l’invite directement au restaurant. Je sais que couper quelqu’un est fort peu polie mais malheureusement je n’ai pas le luxe de pouvoir me permettre ce genre de perte de temps. C’est alors ainsi que je fonctionne toujours, allons à l’essentiel et le plus rapidement possible. Car le temps est une denrée précieuse dont je ne dispose pas d’immenses réserves. J’occupe alors le reste de notre conversation à remplir mon sac à main, encore une de mes astuces gain de temps. Je réponds alors à sa question par un hochement de tête avant de retourner à ma besogne. Je ferme alors mon sac et le pose sur mon épaule, prête à repartir. Mais prise d’un vertige je m’accroche à mon bureau des deux mains en me mets à souffler fort. Mon traitement est du genre agressif, et même si je ne le montre pas il m’épuise. Et la fatigue est telle que par moments j’ai ce genre de crises. Par pur bonheur je n’ai pas encore eu à m’en justifier ayant toujours eu l’honneur de subir cela dans mon intimité. Je me redresse d’un pas mal assuré en espérant avoir suffisamment de couleur pour que ça ne paraisse pas. Mais devant le miroir je suis frappée par la réalité. Certes ça ne paraîtra pas mais seulement parce que je suis si pâle qu’il est certainement impossible de me rendre encore plus blanche. Il y a 5 ans encore j’étais d’une belle couleur rosée et maintenant je suis d’un blanc plus pur et intense que la porcelaine.

Je rejoins la porte faisant claquer mes talons sur le sol en rejoignant l’ascenseur. Je me poste à côté de Lexie lui lançant un sourire sincère face à son compliment. « Merci, cela dit actuellement je tuerai pour avoir la tienne, je suis certaine que ce charmant petit chemisier ne te provoque pas de démangeaisons. J’ai même pensé à retirer le mien mais je me suis dit juste la veste ça fait peut un peu trop sexy … » J’arque un sourcil tout en désignant le décolleté vertigineux, que provoquerait ma veste seule, de mes deux mains. Je pousse alors un soupiré avant d’ajouter « enfin si cela peut servir à briser certains couples et à me retirer des clients je dis pas non. » J’esquisse un petit sourire avant de m’engouffrer dans l’ascenseur et d’appuyer sur le bouton du rez-de-chaussée. « Ça s’est bien passé mais ça n’a pas arrêté. D’ailleurs je t’ai envoyé le dossier McMannahan je ne sais pas si tu l’as reçu. Rendez-vous sur mon jour d’analyse … Par contre en dehors des rendez-vous je n’ai pas beaucoup avancé sur le reste. Et toi ça s’est bien passé ? J’ai vu que tu m’as transféré Mme Woods, j’ai presque eu de la peine pour toi en te voyant devoir la supporter. Elle t'a raconté sa nouvelle lubie ? Une catastrophe … » Les portes s’ouvrent et je sors en pressant le pas pour sortir du bâtiment au plus vite lançant un sourire enjôleur au portier avant de sortir. Je respire alors un grand bol d’air glacé profitant de la fraicheur extérieure pour me refroidir. Un léger frisson parcoure ma peau dans une sensation agréable. « Bon plutôt poisson ou brochette ? » je pose la question car j’ai certainement testé tous les restaurants du quartier et chacun est plus doué qu’un autre pour une chose.



© MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 28 Déc - 4:53
Gentille en privé maisdevant les gens, cruelle et légère.
Opium & Lexie


Démarche assurée d’une femme forte à en damner. Peau d’une extrême blancheur à en faire rougir de rage blanche-neige. Je la toise un instant, cherchant à savoir si son état de santé lui permet de sortir ou non. Même étant plus jeune qu’elle, face à ses maladies et ce qu’elle subit je me sens obligée d’agir subtilement, très légèrement de manière attentionnée. Jamais je m’immiscerai directement dans sa vie. Je n’en ai pas la stature mais si je peux dans mon minuscule rôle d’adjointe secrétaire et wedding organisatrice, lui enlever quelques tâches, quelques maux supplémentaires je le fais avec plaisir. Doux sourire qui prend place sur son joli minois bien maquillé essayant de cacher je le sais, un maximum sa fatigue intense. Elle me parle de mon chemisier en retour et je baisse les yeux gênés pour regarder celui-ci, j’y passe une main pour enlever les petits plis légers du vêtement et relève la tête en haussant les épaules. Qu’a-t-elle à envier à ce pauvre habit qui n’est pas de marque, qui n’a rien à voir, et tout à envier à ce qu’elle porte aujourd’hui et habituellement… ? Je suppose que c’est l’amabilité, sa gentillesse et sa politesse qui font qu’elle me rend la pareil. Sourire timide je lui dis. « Non effectivement il est vraiment léger du coup il est pas gênant à porter une journée entière … » Mes yeux glissent sur sa veste et mes yeux se plissent pour détailler, cherchant si ça serait too much si elle enlevait son chemisier et n’y laissait que son blazer. « Ça serait un peu osée mais … Si tu n’as plus de rendez-vous dans l’après-midi ça peut se tenter ! » Je ris sincèrement en l’imaginant briser des couples, faire des regards de biche et autre. Ce n’est tellement pas elle. Elle si professionnel, si froide. Non aucun doute elle n’est pas là pour draguer les marier. « Certaines de ces femmes mériteraient tellement qu’on leurs enlèves leurs maris en plus … » Je roule des yeux et lui fait un clin d’œil rempli de sous-entendue. Mon ton est bien évidemment rempli d’ironie et ça ne manque pas elle rit à son tour.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et je la laisse entrer la première, chose que je fais à chaque foi me rabaissant toujours à mon minuscule rôle de simple stagiaire alors qu’elle me met complètement à l’aise me donnant même souvent de l’importance. Opium a beau être une femme assez distante, pas une seule foi elle ne m’a fait sentir comme si j’étais qu’une misérable employée ou quoi que ce soit et bien qu’elle s’habille en Prada elle n’a pas la méchanceté de Miranda Priestly, c’est une évidence. Prenant place à sa gauche, je me penche pour appuyer sur le bouton mais elle le fait avant moi et je me remets droite comme un I. Un air plus sérieux que celui arboré une minute avant qu’on soit dans cet espace restreint de fer. « Tu sais Opium, si t’as besoin que je m’occupe d’un peu plus de rendez-vous y’a pas de soucis hein … » Je la regarde avec insistance, quelle sache qu’elle n’a pas à hésiter si il le faut et je l’écoute attentivement me raconter en détail les rendez-vous exécutés dans la matinée. « J’ai vue pour le rendez-vous, j’ai noté ça dans mon planning, tu as la journée libre ce jour-là j’ai tout réorganiser ! » avec le temps, j’avais appris à autonomiser mon travail et optimiser le planning de ma supérieure pour lui laisser un maximum de temps libre lorsqu’elle avait ses rendez-vous et ne pas lui causer des déplacements inutiles, des rendez-vous et autres appels téléphonique que je pouvais gérer de moi-même.

Je soupire un grand coup en entendant parler de Madame Woods, les portes de l’ascenseur s’ouvre et je suis de près la belle brune en mordillant l’intérieur de ma joue, cherchant mes mots pour ne pas paraitre horriblement méchante et ne pas titiller trop le destin. Cette folle dingue serait capable d’appeler de nouveau dans l’après-midi pour encore changer d’avis … « Cette femme est complètement détraqué mais en plus elle n’a aucun gout … Le destin lui a bien mit de la chance dans sa ligne astrale d’avoir un homme si calme pour la supporter… » Je lève les mains vers le ciel théâtralement alors que nous dépassons enfin les portes du bâtiment. Froid qui vient s’abattre sur moi, tempête de vent qui me fait grincer des dents. Je hais l’hiver, je hais le vent et tout ce qui s’en suis, sauf les fêtes de noël … ça j’adore mon côté de petite gamine qui ne cessera jamais. Je regarde un instant ma montre, il nous restait exactement deux sexagésimal avant que nous devions retourner au bureau. « On devrait se dépêcher et … Brochette ! » encore et toujours brochette, n’étant pas fan de poisson le choix était vite fait avec moi. Mes mains viennent prendre place dans les poches de mon manteau alors que je la suis dans les rues de Manhattan en silence, silence complètement appréciable. Notre métier étant de communiqué des heures et des heures je sentais que nous avions besoin de prendre un peu de répits chacune, nous nous apprécions vraiment mais nous avions aussi besoin l’une comme l’autre d’un peu de silence.

Restaurant enfin trouvée, assise l’une en face de l’autre nous remercions le gentil serveur de nous avoir amenés les cartes et nous feuilletons celles-ci avec grande attention. Choix enfin fait pour ma part, je repose la carte sur la table et croise mes bras en la regardant. La brune fait semblant de pas voir mon regard sur elle et je souris en coin.  « Pourquoi t’as choisi ce métier ? »



© MADE BY LOYALS.




Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SHINE :: Archives :: Story end :: Sujets de rp-
Sauter vers: