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Soirée Bre-Som ft Eileen

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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Jeu 8 Déc - 21:36
Au moins elle est en vie
Nate & Eileen


Hangar désaffecté, soirée clandestine dans un quartier malfamée. La soirée ne vient pas de commencer, non, la soirée est même bien entamée. Certains vomissent leurs tripes dans des coins, se tenant au mur comme si le sol allait se dérober sous leurs pieds, d’autres dansent au ralenti, la drogue dans leurs veines qui les rendent fou, leurs pupilles dilatés, l’oracle de leurs opalescences dont on ne voit plus la couleur, juste un cercle noir béant de sentiments. Trop de personnes pour un si petit lieu, le son qui tape dans nos tympans sans aucune limite, tape contre les murs du hangar qui résonne sur mon dos. Appuyé contre les parois, mes yeux se perdent au-dessus du reste de ce monde malsain. Yeux qui se perdent dans le noir de l’espace au-dessus de nos têtes. Les étoiles ne sont pas là ce soir, tout est sombre, même cette rue éclairée que par quelques néons qui ont le courage de marcher après des années sans être entretenues reste sombre. Je tire une longue taffe sur ma cigarette, brûlure au fond de ma poitrine qui s’anime, sentiment de bienêtre qui se propage. Cigarette terminée, dernier nuage de fumée qui s’échappe. Je jette au sol le mégot et l’écrase du bout de ma basket. Si je suis là c’est pour m’amuser, il est temps de profiter de la ville dans laquelle j’ai emménager, il est temps de passer à autre chose, il est l’heure de s’amuser et d’arrêter de regarder nos petites histoires passer à côté de la grande.

Mains cachées dans les poches de mon bombers noir, casquette vissée sur le crâne j’entre dans le tas, je m’insère dans la foule tel une ombre que personne ne voit. Ici personne ne me connait, personne n’a une idée d’où je viens et ce que j’ai pu vivre. Tout le monde est là pour se mélanger et s’amuser. Je veux faire comme eux, alors j’en pique une à ce gars endormi à même le sol son pack de bière dans les bras, je sors mon briquet de la poche arrière de mon jean brut et maintien bien la bouteille fermement entre mes mains lorsque je fais levier avec le briquet le bouton saute au sol et continue son chemin je ne sais où et moi je souris, fière de moi comme toujours. Les manies d’un fêtard invétéré qui ne se perdent pas. Je reste Nate Eden Martinez, l’un des plus grands fêtards de San Francisco, un nom parmi tant d’autre qui sera oubliée d’ici peu de temps, si ce n’est pas déjà fait. Dans combien de temps reviendrais-je à San Francisco ? Serais-je accueilli comme avant ? Est-ce que j’y retournerai un jour même ? Trop de questions dont je n’ai pas les réponses.


Musique assourdissante, mélange de techno drum et de hardtek qui se succède les unes aux autres, je bois ma bière en regardant du coin de l’œil les gens, je les observe sans but réel, je les observe pour me sentir en éveil et ne pas être qu’un pauvre type qui n’a en vrai rien à faire ici, je traine je m’assois dans un coin en attendant qu’un moment je me réveil, mais rien y fait je me sens pas à ma place. Pour m’amuser, il faudrait qu’il y ait ma bande de pote des gars comme Abraham, Nikola et Abdel mais non personne est là, même Nikola qui est mon colocataire à mieux à faire, il a des mecs à taper avec ces poings, de la rage à sortir, le lion a encore changé depuis que je le connais. Fini la drogue, fini sa relation avec sa blonde, il ne reste que lui et sa rage. Chacun noie sa peine comme il le peut, lui dans des gants de boxe et moi dans une bouteille en verre de desperados.

Bouteilles qui s’enchainent, vue qui se trouble et rire qui traînent dès qu’une idée sordide s’éveille dans ma tête. Lumière bleue, lumière rouge, à chaque changement des éclairages j’ai l’impression que la foule n’est plus du tout la même, que tout est recomposé. Yeux qui parcourent l’assemblée ; yeux qui tombe en face à face avec ceux d’une demoiselle qui me regarde aussi, appareil photo autour du cou, elle me regarde franchement et je ne baisse pas le regard, bien au contraire je la fixe sans ménagement même en glissant le goulot de ma bouteille jusqu’à mes lèvres. Sa beauté est brute, elle est totalement brute cette nana dans sa façon de me regarder sans gêne. Châtain presque brune, yeux qui m’ont l’air foncé, un bombers rose sur les épaules. Gang de louves … Elle devrait plutôt en avoir peur du grand méchant loup… Je me mets à rire le verre de ma bouteille contre mes lèvres, je tourne la tête me focalisant ailleurs, j’ai déjà trop bu, je ne voudrais pas me foutre dans les emmerdes à avoir trop relooker une nana au regard endiablée.


© MADE BY LOYALS.



Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Léonie Amaury
Admin - Lion
My diary :
«Est-ce que tu t'es déjà senti vivre ou est-ce que tu essayes de t'en persuader ?»

Mon surnom : Lee
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : lion
Dans la vie je suis : ton père
Catégorie Sociale : en quête de mon sugar daddy
Sosie de : adele e.
Double compte : ta soeur.
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Sam 10 Déc - 22:46
on ne juge pas un cyborg à son ossature
Nate & Eileen


« Eileen, tu viens ce soir ? » ? Je baille et me roule sur le côté, me retrouvant allongée sur le ventre. Je tourne la tête vers mon colocataire de la journée et le dévisage un instant. Depuis Eros, je n’ai connu personne. J’ai essayé, mais son visage s’imposait à moi dès que l’on voulait aller plus loin et comme aujourd’hui, ca s’est fini dans le lit habillé. Rares sont les fois où les gars acceptent de se faire rejeter au dernier moment. Rares sont les fois où j’en ai quelque chose à foutre. Aujourd’hui, il est resté. S’il est resté, c’est juste parce que lui et moi on se connait depuis une dizaine d’années et que le sexe n’a jamais été important dans notre relation. Juste un plus. Ma main s’enlève de dessous ma tête et se pose sur son visage, frôlant sa barbe mal rasée, suivant la courbe de son nez, la douceur de ses lèvres. Je souris quand il embrasse mon doigt. Il ne dit plus rien sur mes bizarreries. Une fois alors qu’on mangeait ensemble, je me suis tu et je l’ai fixé. Sans sourire, sans froncer les sourcils, rien. Je l’ai fixé. Quand il m’a demandé pourquoi je le regardais de la sorte, je lui ai répondu que c’est parce que je le trouvais beau et que je regrettais de ne pas avoir eu mon appareil photo avec moi. Il a ri, et m’a simplement dit que je souffrais d’une déformation professionnelle sévère mais que ce n’était pas grave, on m’aimait comme ça. Depuis, j’ai toujours mon appareil photo sur moi. Je fronce les sourcils un instant, me souvenant de sa question. Ce soir, c’est dans une heure. Je me souviens du jour qu’on est, et donc ce qu’il y a ce soir. On n’ira pas avant vingt-trois heures. « Mon frère sera là ? » Il hausse les épaules et attrape son paquet de clope. Il m’en tend une et en même temps, on se redresse pour s’asseoir contre le mur et pouvoir fumer. On ne parle pas, le temps de faire respirer nos poumons et dix minutes plus tard, il est parti, me disant qu’il passe me chercher dans deux heures.

Je laisse la musique envahir tous mes pores et je finis le fond de mon verre d’une traite. Ce soir tout est permis. Le week-end est libération entière et en plus, je bénéficie d’un week-end de trois jours. Je ne travaille pas et le mois vient de se terminer par une annonce... surprenante. Amelia veut que je sois la prochaine exposition. C’est tout ce qu’elle m’a dit. J’ai ri, et elle m’a dit à mardi. Je ne comprendrai probablement jamais ma patronne, mais soit. Assez pensé travail, je suis là pour tout relâché. Le hangar se trouve en dehors de la ville, dans un lieu paumé, et il n’y a pas que les habitués de présents. Tout le monde connait l’existence du lieu sans pour autant dire ce que c’est. Les rave organisées ici dépassent l’entendement. On trouve de tout ici. Des gosses de riches qui veulent échapper aux codes le temps d’un instant, des gars en quête de vérité et des filles en quête de liberté. Je fais partout de toutes les catégories en même temps sans en faire partie. Je suis cette gosse de riches à qui tout lui réussi, l’école, le travail, les amis. C’est ce que j’affiche. C’est ce que je laisse voir. Peu savent que je ne suis plus avec Eros. Peu savent que j’ai failli lui jeter un vase à la gueule quand en revenant d’Asie, j’ai appris qu’il m’avait trompé avec ma cousine. Ça ne les regarde pas, l’amour est aveugle parait-il.

Je ne sais pas combien d’alcool j’ai bu. Je suis assise dans un coin avec la bande comme à mon habitude. J’ai chaud sous mon bomber mais je sais que si je l’enlève, j’aurai trop froid. Alors je me lève, je les laisse finir ce bâton tueur sans moi, et je vais à la quête de la foule. Même bourrée, je fais attention à ce que mon appareil argentique se trouve toujours dans ma main. Le hangar est toujours une mine d’or de cliché. L’homme est à l’état pur de son état. Brut, vivant. Et en face de moi, il y a ce gars, la casquette vissée sur le crâne, le regard sombre comme la soirée et pourtant vide. Ce genre de regard qui veut dire qu’il mène un combat intérieur. Ce gars est beau. D’une beauté froide et dure. Sa mâchoire est contractée, son regard ne me quitte pas. Une bataille, à celui qui baissera les yeux le premier. Je ne baisse pas les yeux. Je lève ma deuxième paire d’yeux et un bouton pressé, j’ai capturé l’essence de sa beauté dans mon argentique. J’examine tous ses gestes, sans avoir peur de paraitre trop intrusive. Déformation professionnelle, je fais attention à tous les détails qui m’entourent. Quand je redescends l’appareil photo, il a tourné la tête, et j’aperçois toujours son sourire. Du monde passe entre nous, je le perd de vue. J’essaie de passer entre les mailles de ce filet humain, et j’arrive à m’extirper dans un coin du hangar, où je trouve des bouteilles de bières fermées. Parfait, rien n’est venu se mélanger. Une table en face de moi, j’y décapsule la bière et m’éloigne. La chaleur s’accentue, je sens mon dos perler. Dans un coin où des canapés en piteux état se trouvent, je reconnais mon modèle. Au moment où je m’assois à ses côtés, il sort une clope. J’en profite pour lui voler son feu sans me gêner et allumer la mienne. Je tourne la tête vers lui, pour lui rendre son briquet et sans m’excuser ni rien, je prends la parole. « Pourquoi t’es venu à New-York ? » J’aurai pu lui demander « qu’est-ce que tu fuis ? » Les gens viennent à New-York pour commencer une nouvelle vie. Tous fuient pour New-York. Et il y a moi, qui y reste, comme une conne accrochée à sa soi-disant bonne étoile.



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Nate Martinez
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Lun 12 Déc - 21:03
Au moins elle est en vie
Nate & Eileen


Eclat blanc, lumineux qui vient me faire plisser les yeux, pupilles dilatées complètement éclatées par les substances illicites que j’ai fumé depuis mon arrivé et par cette affreuse luminosité qui vient de je ne sais où. Je tourne la tête et ne voit qu’elle avec un appareil photo à la main. Vient-elle réellement de me prendre en photo moi ? Je dois rêver, devenir fou. Les effets de l’herbe commencent à se faire ressentir, c’est ça, obligatoirement je suppose que c’est l’herbe qui me fait croire n’importe quoi. Puis le flash de lumière blême d’appareil photo continue de te retentir et je me retrouve obliger de tourner de nouveau la tête pour ne pas me sentir agressé. Passant une main sur mon visage éclatée par la fatigue. Le bruit et la musique résonne bizarrement au creux de mes oreilles, comme si celles-ci étaient bouchées. Je n’entends qu’un bourdonnement, ma tête devient lourde et le caisson juste au-dessus de ma tête devient insupportable. Je dois bouger avant que je m’énerve, avant que la rage et le mal de tête ne s’empare de moi. Foule en folie devant moi, je l’aperçois, regardant son appareil photo. Alors je n’inventais rien, quelqu’un prenait vraiment des photos dans ma direction. Je regarde les gens qui m’entourent, rien de bien intéressant qu’est ce qui pouvait bien l’intéresser à cette fille pour prendre les gens en photo ? Étions nous des bêtes de foire ? Pas le moment pour réfléchir à ça, pas le moment pour faire une thèse dans sa tête pour si peu. Je jette un dernier coup d’œil vers elle et elle regarde ailleurs, elle cherche quelque chose de ses yeux qui me semblent brûlant. Je me fais bousculer, je me laisse traîner dans une vague de gens dansant, dans cette chaleur cuisante.

Mains qui viennent se poser sur des hanches, yeux qui se clos pour avoir de nouveau la sensation de tout contrôler, elle se moue contre moi et je fais semblant que ça me plait. Je ne sais comment je me retrouvais au milieu de la foule à danser mais je me laisse tenter, j’essaie de reproduire à l’identique ma vie à San Francisco avant qu’elle ne vienne hanter la vipère que je hais, elle doit tellement bien s’amuser, frotter coller contre ce pauvre con d’Elwyn … Mes mains s’agrippent fortement à ces hanches avant que je n’ouvre les yeux. Cette fille c’est pas celle que je veux, cette fille n’a rien de gracieux et d’audacieux elle est fade, une mauvaise herbe parmi les autres. Je grimace contre son dos et me décale, je la laisse en plan, là. Au milieu du peuple seule. Je ne sais combien de temps cette parenthèse coupée du monde a durée mais je ne préfère pas savoir. Les meufs me répugnent, me dégoûtent. Plus aucune sirène n’arrive à m’ensorceler, m’enivrer même pour une unique soirée.

Chemin incertain jusqu’au premier canapé que je vois, je m’étale dessus en ne faisant même pas gaffe si du monde est là, si je gêne ou quoi que ce soit. Je renverse ma tête en arrière et enlève ma casquette. Cheveux collant, transpirant, mes mains viennent les plaquer en arrière et par chance j’ai un élastique au tour du poignet pour qu’ils arrêtent de se coller à ma nuque, sensation désagréable dans un tel four. Je repositionne ma casquette sur le sommet de ma tête et sort mon paquet de cigarette, j’étire mes jambes devant moi et glisse ma main dans ma poche quand une personne prend place à coté moi, je ne regarde pas, je vois juste une paire de jambe féminine mais je ne scille pas. Paquet qui sonne creux, je grimace et l’ouvrir avec tristesse. Unique clope qui se balade à l’intérieur accompagné de mon briquet… Je soupire et la met entre mes lèvres. Briquet qui s’extirpe de mes mains et roulette qui s’enclenche, je tourne la tête vers la personne qui ose me le prendre sans permission et mon regard s’assombrit en la voyant elle. C’est quoi son souci avec moi, qu’est ce qu’elle me veut ? Je soupire sans une once de culpabilité sous ses yeux et approche ma cigarette de la flamme qu’elle me tend. Je tire pour que le feu prenne le bout de la cigarette et laisse la fumée sortir d’entre mes lippes en fermant les yeux, lui tirant du bout des doigts mon feu que je remets dans ma poche.

Un œil qui s’ouvre suspicieux, comment peut-elle savoir que je ne suis pas d’ici ? Je ne lui ai pas dit un seul mot, je n’ai pas bougé ni même sorti un papier de ma poche qui glisserait un indice. Elle me fixe en me jetant par la même occasion la fumée blanche de sa cigarette. « Je suis de New-York. » Mot froid, dénudé d’émotion. Je n’aime pas les gens curieux, ça me fatigue. J’aspire ma fumée pour mieux la recracher en face de moi. Je tourne mes yeux complètement rougie par les multitudes de fumées que j’ai consommées se crocheter à son regard. « T’es flic ou quoi ? » Elle fronce les sourcils ne comprenant pas ce que je veux insinuer par là. « Tu prends les gens en photo, tu poses des questions …. Avoue t’es du FBI … » Mort, complètement K.O, elle se met à rire et je fronce les sourcils boudeur, putain je devrais vraiment apprendre à fermer ma gueule plutôt que de dire n’importe quoi.


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Léonie Amaury
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Dim 18 Déc - 12:37
on ne juge pas un cyborg à son ossature
Nate & Eileen


Kaléidoscope de lumières sur nos corps, les faisceaux qui transpercent la fumée qui stagnent à hauteur humaine, chaleur corporelle qui masquerait presque les odeurs de clopes et autres substances jugées illicite dans l’état du New Jersey. Nos corps se mouvent en rythme avec la musique qui ne répond à aucune mesure, si ce n’est qu’elle a dépassé les 138 battements par minute nécessaire au contrôle du corps humain. Les personnes présentes cette nuit ne sont plus des Hommes mais des enveloppes charnelles qui ont perdu le contrôle de leur nuit à la minute où ils ont posé un pied dans le hangar. Non, la minute où ils se sont décidés à venir. Les âmes sont en apesanteur sur le nuage de fumée qui forme un aqua compact. On s’entre-aperçoit au travers de la brume, on ne sait pas si on voit quelqu’un ou si on l’imagine. Pas la peine d’arriver défoncé, l’air se charge de changer l’acidité de notre fluide sanguin. Les gens ne se connaissent pour la plupart pas et c’est un tel seul même homme qu’ils bougent en décadence dans ce lieu de débauche. La sobriété est proscrite, la folie recommandée. J’ai toujours été fascinée par ce genre d’endroit. Je ne suis pas ce genre de filles qui va y arriver les yeux pleins les étoiles et se défoncer avec tout ce qu’elle va trouver, de pur comme de coupé, de propre de sale, de douteux comme de sûr. J’en ai fini avec ce côté expérience, conneries, dangereux de ma vie. Aujourd’hui, je sais avec qui je blanchis le contour de ma vie, je sais ce qui dilate mes pupilles. Mis à part les bouteilles de bières encore fermées, je ne fais confiance à aucun produit ouvert. Quand on traine dans ces raves depuis qu’on a quinze ans, on connait les secrets et les astuces pour survivre dans ce genre d’aventure. Et même s’il y a des habitués, les trois quarts sont toujours des curieux, des raveurs planétaires qui, on ne sait pas où ils trouvent leur fric, mais font le tour du monde et participent à toutes les raves organisées. C’est un mode de vie comme un autre hein. Je rigole toute seule en me disant que ca va faire bientôt dix ans que j’arpente chaque centimètre carré de ce hangar. Mon voisin rigole avec moi. Je n’ai pas sniffé aujourd’hui et Vince, mon voisin, s’est volontiers tapé ma part . Du coup, il rit avec moi sans savoir pourquoi je ris, et on part sur un fou rire violent... parce qu’on était en train de rire. Bon lui, ça fait déjà quinze ans qu’il vit ici carrément. La maison derrière, c’est la sienne. Vince, on l’appelle Hagrid parce qu’il agit comme lui avec sa cabane derrière notre forteresse. Il nous invite pour boire le thé, nous raconte ses dernières expériences. Vince n’est pas qu’un camé. Le jour, c’est un scientifique. Ce gars est fou. J’aime ce fou.

Je slalome dans la foule, mon appareil photo remplaçant mes yeux. Et par deux fois je capture cet homme. Il a cette tristesse sur le visage qui me fascine. Il me rappelle un peu la fille du bar. La photographie et travailler dans la communication m’a permis de développer mon appréhension avec les gens. Je comprends mieux leurs expressions, je sais dire quand les gens mentent ou pas. Ma mémoire photographique me permet de mieux connaitre les personnes. Mais alors lui, c’est écrit partout sur son visage qu’il n’est pas bien, et que ce n’est même pas à cause de l’alcool qu’il ingurgite. Il ne s’en rend probablement pas compte, mais il suffit juste de voir la manière dont il regarde les filles, la façon dont il danse avec elle pour au final partir sans même les prévenir. À me lire on se dit que cette fille est une psychopathe. Non. Je suis juste très observatrice. Je capture cette tristesse, j’en fais mon modèle le temps de deux clichés et il disparait. Je sursaute quand un intrus m’embrasse la joue. Travis mon amant pas sexuel m’attrape par la taille et me fait danser un slow sur cette musique qui nous propose tout sauf un pas de deux. Je me laisse aller dans ses bras et j’aimerais lui donner plus. Parce que je sais qu’avec lui, la vie sera moins destructrice qu’avec le meilleur ami de mon frère. Mais il est toujours présent sur chaque pore de mon corps et ne veut plus me quitter. Meme après la plus grosse des trahisons. Je soupire dans ses bras et il m’embrasse le front, avant de m’abandonner ici. J’avise les bouteilles de bières. De l’air. J’ai besoin d’air.

Je tombe sur lui par hasard. Je ne lui suivais pas. J’ai autre chose à faire. Mais je l’ai à portée de mains, et je suis curieuse. Je recrache la fumée en l’air et repose un regard blasé sur lui. « On reconnait les New-Yorkais facilement quand on y a vécu toute sa vie. » À d’autres, ce mensonge. Mais s’il ne veut pas me le dire, soit, je le comprends, moi non plus je ne parlerai pas à une inconnue de la sorte. Je fronce des sourcils. Pourquoi ? Je ressemble à un flic ? Je ne suis pas un trop stone pour être agent ? Et quand j’entends son explication, je manque de m’étouffer avec la fumée et j’explose de rire. Je tombe en arrière contre le canapé et mes épaules tremblent. C’est la remarque la plus con que j’ai jamais entendu et pourtant Vince, c’est un champion. « J’aurai été agent j’aurai été plus discrète tu ne crois pas ? J’aurai pas niqué ma couverture aussi facilement. » J’essuie les larmes qui perlaient au coin de mes yeux et me tourne de manière à avoir l’accoudoir dans mon dos et genou contre poitrine, je lui fais face, lui m’offrant ainsi son profil. La tentation est trop grande. Il ne bouge pas, sa mâchoire est contractée et ses sourcils sont froncés. J’en profite qu’il ne bouge pas et sors mon appareil photo de ma poche, lentement. Je désactive le flash et sans le brusquer, je capture de nouveau l’instant. Je le regarde et au ralentit, il se tourne vers moi, désabusé que je le prenne encore en photo. Je me mords la lèvre, à peine désolée d’entraver son intimité. Un photographe ne respecte jamais cette limite, il franchit la ligne pour sa propre jouissance. Et cet étranger représente tout ce que j’aime dans la photographie. « On t’a déjà dit que t’avais un visage expressif ? Surtout tes yeux ? » Il n’y a qu’à le regarder pour savoir ce qu’il a en tête, et là, il ressent mille et une chose à la fois. Un feu ambiant qui danse quand son visage se veut froid. Ce genre de beauté froide qu’on ne croise pas partout.



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Nate Martinez
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Mar 20 Déc - 15:37
Au moins elle est en vie
Nate & Eileen


Un truc m’énerve chez cette fille que je ne connais pas. J’ai beau la regarder, je ne trouve pas ce qui cloche chez elle. Peut-être son côté arrogant, ce petit truc de miss-je-sais-tout qui me saoule depuis que j’ai les nerfs à vif. Où peut être ses yeux en amande qui toise sans le vouloir et ses dents de l’avant qui sont assez grosse pour que lorsqu’elle entre-ouvre ses lèvres nous puissions les voir. Non en fait non, ce n’est pas son physique c’est vraiment un truc qu’elle dégage comme si elle pouvait lire dans les gens comme dans un livre ouvert. J’ai pas envie d’être un livre qu’elle dévore en une minute, j’ai pas envie qu’on sache ce qu’il se passe dans ma tête alors j’arrête de la fixer et je regarde la foule devant moi. Les gens qui se jettent les uns sur les autres comme si ils étaient des déchets recyclable. Foule en folie qui ne vit que pour s’amuser, pour rire puis il y a moi : enveloppe corporelle présente, mais esprit ailleurs, bien plus loin qu’à New-York encore branché sur le fuseau horaire de San Francisco. « Bah tu vois, t’as tort, j’suis New-Yorkais » Mensonge imminent, mensonge utilisé inutilement. Comme si j’avais quelque chose à prouver, comme si lui donner tort allait changer quelque chose, pour une fille que je ne reverrais plus jamais, une fille que j’aurais oublié dès que le soleil se serait levé.

Je pourrais encore parler pour lui clouer le bec, dire que c’est exactement ce que font les policiers font dans ce genre de soirée. Ils ramènent des minettes et des beaux garçons habillés comme le reste de la foule, agissant comme le reste du monde pour mieux s’imprégner, pour mieux gérer leurs coups et moi je ne suis pas une taupe. Je ne risque pas de parler … Elle rit à en pleurer mais je ne dis pas un mot de plus, je la laisse dans son délire si ça lui fait plaisir. Effluve blanche de cigarette avec laquelle je m’amuse, je fais des ronds au-dessus de ma tête et souffle à l’intérieur de ces mêmes cercles de fumée avant que ça commence à déjà me saouler, ne plus m’amuser je repenche la tête vers l’avant et attrape ma bouteille de bière, j’en bois une gorgée lorsqu’un appareil ce pointe vers mon profil je tourne la tête brusquement et la regarde méchamment. « T’as un souci sérieux ? » Elle se pince les lèvres et elle m’agace encore plus je me retiens salement de lui dire d’aller se faire voir ailleurs ; que si elle continue c’est son appareil photo qui va finir exploser contre un mur. J’suis quoi ? Un putain de clown qu’on prend en photo ? Non, j’suis un mec lambda donc c’est foutu photos de perverse elle peut aller prendre ailleurs. « Non on me l’a jamais dit car tout le monde s’en bat les couilles de ce qui peut se passer dans ma tête ou dans mes yeux » Je passe une main sur mon visage fatigué pour le calmer, calme toi Nate c’est pas comme ça qu’on parle aux filles, c’est pas comme ça qu’on parle à quelqu’un tout court. Je dois pas commencer à me comporter comme un enfoiré, comportement qui me ressemble pas qui pourtant prend possession de moi de plus en plus fréquemment. Dégagent les gens, dégagent la gente féminine encore plus souvent. « Laisse tomber, j’suis trop bourré fait ce que tu veux. » Comme si avant que je lui dise ça, elle m’aurait écouté, comme si j’étais assez puissant pour qu’un simple homme qu’elle ne connait pas dicte sa conduite dans une soirée pour camée.

Bruit assourdissant, Son fracassant qui vient taper dans les oreilles de tout le monde. Plus fort que la chanson qui passe en ce moment, moins fort que les cris, les hurlements qui suivent l’instant. Bruit des cris des balles qui s’instaure dans le crâne, afflux de monde qui court dans tous les sens. On comprend bien vite ce qu’il se passe, règlement de compte en live. Tonalité qui résonne de nouveau dans le hangar, tapant dans des décibels que moi je ne connaissais pas. Vent de panique qui me tape de plein fouet, fille aussi perturbée que moi, clouée tétanisée à mes côtés que j’attrape par le poignet. Je la tire si fort que je pourrais lui arracher le bras si elle ne se forçait pas à aller à ma vitesse, j’pousse les gens qui restent comme des cons sur la même sortie pour passer de l’autre côté. On passe devant des gens qui ne sont pas clean, des gens qui rangent des guns dans leurs calcifs ils nous voient nous fixes et les sirènes des voitures de police résonne. Pression sur mon bras qui me fait sortir de ma réflexion et c’est elle qui me tire le plus loin de possible de ce bourbier dans lequel nous sommes fourrés.


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