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Quelle idée d'aimer cet homme qu'on ne soumet pas ? Ft Sikola

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Dim 11 Déc - 17:40
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Mains moites malgré les températures qui ne faisaient que descendre à New York, je fais les cents pas depuis des heures devant cet immeuble que je ne connais pas, je ne connais pas non plus le quartier, je ne connais rien d’ici en fait. Les rares choses que je connais sont le quartier ou nous habitons, Jolene, Tempérance et Nikola et le dernier prénom cité je ne suis pas sûr qu’il veuille de moi ici, dans sa nouvelle vie celle qu’il a choisi. Amour qui est devenue risible, amour à la dérive dont je n’arrive pas à me sortir. Chaque année je l’aime encore un peu plus. Cet amour me consume jusqu’en perdre mon souffle et mon calme olympien. Alors je marche de long en large devant le palier de l’immeuble. Le soleil a commencé à se coucher, alors qu’en arrivant il faisait encore plein jours. Je me réchauffe les bouts des doigts à l’aide de mon souffle chaud et je sens mon palpitant tambouriné dans ma cage thoracique. Bordel Nikola, tu me mets dans de sales états… Comment avait-il eu le courage de venir à ma porte ? Comment avait-il réussi à sonner à cette putain de sonnette sans avoir le stress ? Je m’en mords la lèvre fortement et la porte d’entrée de l’immeuble s’ouvre sur une vieille personne qui me sourit, je me décale et elle me tient la porte pensant surement que j’attendais que quelqu’un m’ouvre la porte. Je lui souris et la remercie doucement en la laissant passer et je m’engouffre à l’intérieur encore un peu plus proche de mon but ultime.

Dans le hall de l’immeuble je me laisse une fois de plus manger par l’appréhension alors je perds du temps devant les boites aux lettres que je fixe et je tombe sur son nom de famille et je caresse du bout des doigts l’étiquette et fronce les sourcils en voyant celui de son colocataire. Ah, ça par contre Jolene n’a pas l’air de le savoir. Je sors mon téléphone et prend en photo, une photo que je lui envoie par sms en lui disant. « T’as trouvé mon con, je trouve le tien » Je me retourne rapidement lorsque j’entends l’ascenseur s’ouvrir derrière moi, je me tourne à la volée et ce n’est pas lui. Je soupire presque heureuse que ça ne soit pas lui, j’ai besoin de quelques minutes encore pour me préparer. Je ne sais quoi lui dire, je suis arrivé hier et ce n’est que maintenant que je réfléchi à ça … je suis complètement nul je souffle face à mon incapacité à faire les choses bien et alors que les portes de l’ascenseur se ferme je décide qu’il est temps de me jeter à l’eau, ou dans l’arène plutôt. Il est l’heure pour moi de devenir la bouffonne du roi, il va s’esclaffer de me voir là mais je préfère tenter que de ne rien faire une nouvelle fois, je ne veux plus réitérer les mêmes erreurs. Cette foi c’est ma dernière chance avec lui et je préfère me ridiculiser que de ne rien tenter.

Devant la porte, j’ai les yeux presque larmoyant face à mon angoisse. J’ai le pressentiment qu’il ne veut plus de moi, qu’il va me claquer la porte au nez. J’ai trop déconné ; j’ai trop jouer avec des mots que je ne pensais pas et il est parti en y croyant. Ma main fait plusieurs fois le voyage jusqu’à la sonnette mais jamais mon doigt va ne s’appuyer dessus, les souvenirs m’assomment et ma culpabilité s’agrandit. Je me hais et je décide qu’il est temps de me prendre la plus belle et grosse tempête de mon existence et j’appuis sur la sonnette un petit instant avant de me reculer, la tête rentrée dans les épaules j’attends la sentence … Comme si la seule possibilité était celle que ça soit lui qui ouvre la porte, comme si il était obligatoirement là. Une belle erreur que de croire ça, je reste stoïque face à cette porte qui ne s’ouvre pas, je retape une foi et sonne une nouvelle foi mais rien n’y fait. Personne n’est là, il ne me reste plus qu’à attendre, je prends mes aises et m’assois dans la cage d’escalier attendant que lui ou son colocataire rentre.

Vingt et une heures, deux longues heures que je suis là, à fixer le carrelage et les escaliers sans aucun espoir de le voir. Comme si je m’étais trompé d’adresse, comme si j’étais complètement à l’ouest. J’attends sans attendre, je me dis que je mérite si il ne vient jamais car à Londres cet été, j’ai raté l’occasion en rebroussant chemin après deux heures d’attente. Donc cette foi, si je dois attendre la vie entière et me décomposer sur ce palier je le ferais. Enfin son colocataire arrive et lorsqu’il me voit hausse les sourcils de surprise. Je n’ai pas besoin de parler, mon air accablé fait tout le travail et il me laisse entrer me disant qu’il passait juste chercher un truc et qu’il s’en va juste après. Il me fuit le mexicain, le traire à Jolene. Je le toise et il me file juste une canette de coca et un verre en me disant que je peux faire ce que je veux. Je le remercie d’un hochement de tête et m’assois sur ce canapé pour ne plus en bouger jusqu’à qu’il s’en aille. Une foi chose faite, j’arpente cet appartement découvrant un maximum la nouvelle vie de Nikola, ses affaires qui trainent de partout mélangés à celle de son ami, les portes ouvertes de leurs chambres je reconnais la sienne à l’odeur, les effluves de son parfum qui y traine. Je caresse du bout des doigts ses affaires en priant pour ne pas tomber sur des affaires de demoiselle qu’aurait pu passer la nuit dans les parages. Rien, strictement rien je souris satisfaite avant de retourner m’asseoir au salon l’attendant avec impatience.

Les heures filent et ce qui était de l’impatience se transforme en colère, une heure du matin et il n’est toujours pas là. Je sens ce sentiment de haine envahir mon petit corps frêle, alors sérieusement il est passé à autre chose ? Il va réellement voir des autres filles et ne rentre pas de la nuit ? Je prends ma tête entre mes mains et soupire fortement, un mal de crâne commence à pointer le bout de son nez, à trop cogiter, trop penser je deviens folle et je l’imagine ailleurs, froisser des draps et embrasser des lèvres qui ne sont pas les miennes. Je me tue à petit feu, grand feu même. Il est ardent le feu qui s’anime dans mon cœur par l’animosité et des clefs glissent dans la serrure et je reste assise à fixer cette porte en priant intérieurement pour que ça soit lui, que ce que je crois être ma vérité soit toute autre, qu’il ne revient pas avec une fille à ses bras. Je suis là pour lui moi.


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Dim 11 Déc - 20:40
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola


Assourdissant est le vacarme qui fracasse mes pensées désordonnées. Les cris qui secouent la salle ne sont plus rien, exclamations qui deviennent de légers murmures se perdant dans le chaos qui fait rage dans mon crâne. Rien n’a plus de portée que sa voix à elle. Rien n’a plus de coffre que ses palabres à elle. Mots qui provoquent mes maux. Même la pluie violente de coups de mon adversaire fait moins mal, même son poing qui s’enfonce dans mon estomac ne procure pas autant de douleur que les éclats de haine s’étant extirpés d’entre ses lippes, même le cuir vieillissant de ses gants ne fait pas couler autant de liquide vermeille que sa cruauté ayant rouvert les plaies à peine refermées de mon cœur. Lugubre endroit qui accueille ma rage, sinistre sous sol aux odeurs venu exploser mes sens. C’est une symphonie de parfums loin d’être enivrant, une partition qui se perd dans les graves lorsque la poussière rencontre la bière, se lie à la sueur et est éclaboussé par le sang rougeoyant.
Je suis cette bête enragé qui n’aura jamais de maître, cette créature haineuse qui ne trouvera jamais la paix. Le bonheur ce putain d’arnaqueur qui foudroie le cœur. Parce que je suis l’amant maudit et le démon n’a droit qu’au malheur.

Ne reste plus que cette boule amer qui ronge mon âme, cette boule qui perfore mon cœur, cette boule qui reste sagement dans le fin fond de mon estomac. Sphère de regrets, de colère, de tristesse, d’amertume, sphère faite d’acidité venue tout dévorer, tout assassiner. Derniers remparts de bonté rongées par la violence de cette aigreur. Corps aseptisé par mes pensées alors que je rends coups pour coups, je ne sens pas ses blessures, je ne sens pas le sang qui coule, je ne sens pas la douleur contaminer mon derme, hurler de l’intérieur, déchirer ma chaire. Je vois que toi Sidney, même loin de moi t’es là, même à des kilomètres tu restes omniprésente. Image pernicieuse qui ne s’efface jamais, image intemporelle qui ne se désagrège pas, image de ton faciès irréel imprimé dans ma rétine. Mon combat est animé par la rage, par la colère, par tout ce qu’il y a de plus mauvais en moi. Mais c’est pas toi que j’abats, c’est pas toi que je frappe, c’est pas toi que je détruis. C’est moi, mon image, mon reflet. Putain de rancoeur que je voudrais effacer, faire s’envoler dans un crochet. Je m’en veux à moi parce que j’ai été lâche, parce que j’ai fuis, parce que j’ai fais ce que je te reprochais avec tant d’animosité. C’est pas lui que je combat, c’est mon reflet, c’est le verre qui se brise sous mes doigts et non pas ses os fatigué par cette valse violente qui nous emporte. Je danse avec l’interdit, je flirte avec l’illégalité pour t’oublier, parce que cette fois c’est bel et bien terminé, parce que cette fois c’est les cendres de notre amour calciné se sont envolé. Pire que ta présence, l’horreur de ton absence.

La partie se termine, le roi rafle tout, billets gagnés dans le sang. Argent qui ne me permettra jamais de faire demi tour, d’annuler mon départ, de calmer ma verve te maudissant avec tant d’aplomb. Poids toujours si lourd qui pèse à l’intérieur de mon être. Je suis vidé de tout sauf de mes remords. Ma force s’est enfuit et dans la fatigue les sentiments avilissant n’en sont que plus ardents. J’efface le vermeille dans la transparence du liquide que recrache les robinets rouillés mais je ne nettoie pas mes gestes ratés dans la saleté de mes actions pleines d’illégalités. Opalescences sombres qui croisent le charbon médisant de cet adversaire tombé sur les cases bicolores de l’échiquier. Le roi a fait tomber ses pièces au couleur de l’ivoire. Le roi noir s’échappe vainqueur de la tanière des loups mais avec la menace permanente d’une vengeance qui viendra tôt ou tard. Couperet qui tombera que je le veuille ou noir, rapidement ou longuement, sur moi ou sur lui, mais qui finira par briser l’un de nous deux.

Je me tire, digne roi de la ville, qui s’échappe du Bronx, de l’atmosphère caractéristique et pesante de l’endroit. Alors que je rejoins ma nouvelle antre, mon nouveau chez moi. Depuis combien de temps n’ai-je pas eu de vrai chez moi ? Des années à me sentir étranger d’un appart bien trop vide et bien trop froid parce que t’étais plus là. Des mois à squatter ton appartement et à faire traîner ma présence pour pouvoir continuer de venir me glisser dans tes draps, pouvoir respirer ton odeur jusqu’à m’en faire éclater les poumons, sentir ta chaleur réchauffer mon derme froid. Puis maintenant j’ai cet endroit, cette colocation avec le prince mexicain. Un truc bien masculin, un truc à notre image, mais t’es pas là. Je voudrais répondre à tes messages, je voudrais répondre à tes appels, je voudrais entendre ta voix se glisser à mon oreiller et te souffler que je suis désolé. Mais je peux pas, j’en suis putain d’incapable. Parce que je supporterais pas qu’on se blesse, parce que je supporterais pas que tu me laisses, parce que je supporterais pas devoir admettre à haute voix que je t’ai perdu. Pour de vrai, pas un simple mirage sombre dans mon esprit, pas un simple cauchemar qui ne cesse de foudroyer mes nuits et mes journées.

Cigarette allumé, morceau de poison entre les lippes j’entre dans l’immeuble. Les astres sacrés disparaissent bien vite de ma vision lorsque je m’engouffre dans l’ascenseur, lorsque je sature l’air avec des nuages de fumées cotonneux. Casquette sur le crâne, capuche de mon sweat rabattu au dessus on remarquerait à peine mon visage tuméfié. Mégot que j’écrase contre le fer froid, que je laisse mourir sur la moquette avant de m’extirper de l’endroit en sale gosse. Appréhension qui me serre les tripes, une nouvelle nuit à devoir me battre contre mes démons, à devoir lutter contre la douleur interne et externe qui m’assiège. Porte qui souffre sur la grotte de mes démons, dans la clarté légère d’une lampe. Mais ce n’est pas le mexicain que je trouve, c’est toi. Mirage de mon passé venu m’annoncer que je sombre définitivement dans la folie. « Sidney ? » Non ça peut pas être toi, t’es sur l’autre côte, t’es là où je suis pas, t’es trop loin de moi pour être chez moi. Porte qui se referme entravant le silence pesant. Les mots se bousculent à la frontière de mes lippes mais rien ne sort, les palabres s’emmêlent, se mélangent pour ne donner lieu qu’à un bordel incohérent jusqu’à ce que je finisse la voix pleine de stupeur, le timbre dénué de toute colère. « Qu’est-ce que tu fous là ? Et comment t’es entré ? » Nate. Ça peut être que ce con de mexicain qui a même pas pensé à me prévenir que mon ex patientait dans le canapé…. Il me tarde déjà d’aller chercher Larsen de Californie pour la glisser dans ses draps. Mes yeux décrivent le moindre contour de ton être alors que le choc continue de me foudroyer à tel point que ma main vient se glisser sur mes traits fatigués. J’ai bien peur mais t’es là, toi t’as pas attendu deux ans, toi t’es là devant moi, toi t’as fais ce que j’ai pas eu le courage de faire. Toi putain ce que je t’aime.


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Lun 12 Déc - 0:13
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Cœur qui fait sa chute jusque dans mon estomac, ascenseur émotionnel lorsque l’homme que j’aime entre dans l’appartement. Je me lève sans même m’en rendre compte. Mes yeux passent de son visage jusqu’à derrière son épaule. Je la cherche la diablesse qui l’emprisonne, celle qui le fait rentrer si tard. Je la hais sans la connaitre cette voleuse, elle mange les lèvres de l’être que je chérie plus que n’importe qui dans ce monde. Je me mets sur la pointe des pieds pour l’apercevoir mais non, rien de tout ça. La porte se ferme et personne n’est là. Juste lui et moi. La belle blonde qui hantait mon esprit depuis quelques heures s’évapore, ma frustration est grande mais la réalité sous mes opalescences me fait encore plus mal. Que t’ai-t-il arrivé Nikola ? Le visage tuméfié qui me fait face m’horrifie. Mon cœur ne bat plus, mon cœur se brise ne saisissant pas ce qu’il se passe, je baisse les yeux pour me remettre des dégâts que son faciès me laisse voir. Je retombe mollement sur le canapé, mes jambes se dérobant sous le poids accablant qui s’empare de mon âme. Il prononce mon prénom complètement choqué, désarçonné que je sois là. Mon cœur se remet à battre brusquement en entendant sa voix, je le sens choqué, paralysée que je sois sous ses yeux et je suis tout aussi choqué de le voir, de l’avoir sous mes prunelles en chair et en os. J’ouvre la bouche mais rien ne sort, l’un comme l’autre aucun mot ne dépasse la commissure de nos lèvres bien trop absorbé à se contempler. Je tente une nouvelle foi de lever les yeux vers lui et nos regards s’ancre l’un à l’autre.

Je ris nerveusement lorsqu’il me demande ce que je fais ici tant la réponse à sa question me parait être une évidence. Son regard glisse sur moi et sa main vient frotter son visage fatigue. Tout ainsi que rien font que je suis là… Si tu savais Nikola que je suis là car je n’avais plus aucun but dans la vie, que ma vision n’était faite que de nuances noir et blanc, que plus rien n’allait pour moi. Les seules choses que je voyais colorés s’étaient des fragments de notre passé commun, lorsque nous étions jeunes et heureux et après ça tout est creux, vide et sans intérêt. T’es là sous mes yeux et les couleurs commencent à peine à ressortir de la fresque noire qu’est ma vie. Des perles salées tentent de s’enfuir du coin de mes yeux et je prends une grande inspiration pour les retenir, pour maintenir ce faux sourire. Je ne veux pas que tu me voies comme une désespérée que je suis sans toi à mes côtés. « Un anglais que je connais trop bien est venu pointer son nez pour mieux me lâché à San Francisco et j’en ai marre de voir l’histoire se réitérer … » Je me mordille la lèvre et mes yeux fixe son œil noirci par ce que je suppose être une bagarre, une histoire qui se termine mal. Mon cœur me fait mal une nouvelle fois mais je lui dois des réponses alors je reprends la parole. « C’est ton colocataire qui m’a trouvé à ta porte à … » Je regarde l’heure sur mon portable, il est presque deux heures du matin je soupire excédé par les heures d’attentes qui me frappent de plein fouet maintenant qu’il est là. « À Vingt et heure trente il m’a ouvert … » Je penche ma tête sur le côté et mes sourcils se froncent. J’espère qu’il va vite fait comprendre que ça fait des heures et des heures que je l’attends et que le voir arrivé à peine maintenant m’inquiète autant que ça m’énerve. « J’ai beaucoup de truc à t’expliquer, comme pourquoi je suis là mais... On peut s’occuper de ton visage d’abord … ? Tu vas jamais guérir si tu restes comme ça… » Je me mets sur pieds et mes jambes tremblantes vont faire leurs parcours jusque dans sa salle de bain que j’ai eu l’occasion de visiter. Juste ma tête dépasse de l’encadrement de la porte pour lui dire quelques mots. « Viens promis je vais pas te forcer à boire de l’alcool à 70° pour te punir d’être rentré si tard … » Je lève les yeux au ciel et ma tête se faufile aussi à l’intérieur de la pièce. Je me regarde un instant dans le miroir, ma mine blanche est effrayante, mes lèvres n’ont plus une once de rouge à lèvre tant je les mordus d’impatience. Mon visage est creux, avide d’expression. Je me rends compte qu’à peine maintenant que je n’étais plus que l’ombre de moi-même ces derniers temps.

Bruit d’un sac qui finit sa course parterre, tambourinement de ses pas lourds dans l’appartement. J’ouvre doucement les placards ainsi que les tiroirs pour trouver de quoi faire mais mes mains tremblantes arrêtent de se mouvoir lorsque je le sens passer derrière moi, l’échine qui frisonne je me tente à lui jeter un coup d’œil sur le côté et le noir de ses yeux, regard qui me fait perdre la raison me toise lui aussi. Nikola me fera toujours autant chavirée, le roi de mon cœur n’a pas besoin de grand-chose pour me charmer. Je tourne le visage rougissant et continue ma recherche jusqu’à qu’il m’aiguille pour trouver les produits. J’attrape tout ce dont je pense avoir besoin et lui fait face. Je grimace en voyant le sang séché, c’est récent et ça me retourne l’estomac de voir ça, impression de déjà vue qui s’immisce dans le creux de mon estomac. Un retour en arrière de deux ans, lorsqu’il rentrait dans cet état-là après avoir bossé, rencontré des clients qui ne voulait pas payer, les camés voulait sa peau et j’étais là pour réparer les maux. « Comment tu t’es fait ça … ? » Je me mords la lèvre en posant le coton imbibé d’alcool sur sa joue rougit et égratignée je prie pour qu'il ne me dise pas qu'il a reprit du service avec la vente de produit illicite, je t'en supplie recommence pas les conneries.

Je tapote doucement le coton et je tremble par peur de lui faire mal, il me fixe et son regard me perturbe, une minute passe comme ça et je baisse le coton défaitiste et mes yeux vont confronter les yeux. « Oui Nikola ? » Vas-y insulte moi… Crie-moi ta haine une nouvelle foi … Je ne m’emporterai pas, je suis prête à tout te dire, t’expliquer, te parler. J’attends juste ton concentrée de haine, que tu te sois calmé et j’aurai tout à te prouver.



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Mer 14 Déc - 17:41
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola


Vent de sentiments accablants. Mirage trompeur venu raviver mes peurs, chimère vengeresse qui se glisse en finesse, illusion mortelle de ton enveloppe charnelle. Des milliers de kilomètres entre toi et moi, une distance venu éloigner nos âmes, venu distancer nos cœurs plein de malheur. On s’est aimé si forte que la haine ne pouvait être que plus puissante encore. On s’est aimé puis c’est passé, puis on s’est détesté. Désormais tu n’es qu’un souvenir éternel gravé dans mes pensées dévorées par la culpabilité. Je voudrais scander que c’est terminé, je voudrais hurler que je t’ai oublié, mais je mentirais, je ne soufflerais que des conneries pour me persuader. J’ai beau être loin de toi, ça ne change pas, je reste fou de toi. Et ça me rend complètement dingue.

La folie ne m’a pas atteint, le souffle de l’aliénation n’a pas entravé mon crâne, c’est toi, c’est bien là, face à moi, comme si je t’étais jamais parti. Véritable statue de marbre qui t’observe, qui ne décroche jamais son regard du tient, prunelles brûlante qui retrouvent enfin leurs sœurs, qui ne peuvent plus s’en détacher. Souffle qui lentement retrouve son chemin jusqu’à mes poumons lorsque ton odeur planant dans l’appartement caresses mes narines. Je réussis enfin, après de longues journées à respirer, je retrouve ce souffle de vie qui m’avait tant manqué, qui s’était égaré. Je n’étais plus que cet ombre, cette créature survivante, mortellement vivante. Maintenant je revis, des cendres surgit le phénix, de l’asthénie renaît l’anomalie. C’est étrange ce que tu me fais, ça l’a toujours été. T’as toujours été différente, une diablesse, une enchanteresse capable de me faire ressentir des choses insensés, des choses que toi seul pouvait créer, des choses qui ne devenaient pensable qu’avec toi.

Petite poupée qui retombe face à moi, écrasée par un poids que je connais moi aussi, écrasé par un poids invisible prêt à me fracasser. Je pensais que plus jamais je ne te recroiserais et te voilà là. J’ai trop peur d’y croire, j’ai trop peur de m’attacher pour encore terminer par voir mes espoirs être calcinés par la lourdeur de mes péchés. Tu t’es enfuis, je t’ai retrouvé pour mieux te laisser. Notre malédiction éternelle, on peut pas s’aimer sans se blesser, on peut pas être ensemble sans se tuer. Mais...Pourquoi j’ai cette impression que maintenant que tu es là, plus jamais je ne pourrais te laisser filer ? Pourquoi l’envie de te garder prisonnière pour l’éternité ne quitte pas mes sombres pensées ?

La sonorité de ta voix qui m’avait tant manqué retrouvé mes oreilles, se glisse jusqu’à moi, m’enchante de nouveau comme avant. Je t’écoute sans vraiment le faire, je me concentre simplement sur ton timbre enchanteur, sur les fréquences de ta voix qui parviennent jusqu’à moi. Ton image restait inchangée dans mon crâne, mais ta voix peu à peu perdait de son intensité, n’était qu’une brève mélodie, qu’un bref murmure qui ne faisait que se faire de plus en plus silencieux.
Des heures que t’es là, des heures que tu patiente là boule au ventre, des heures que tu te tortures devant ma porte, dans ma nouvelle antre. L’information me serre les tripes, l’information me retourne l’estomac, l’information me fait croire en toi, de nouveau, comme avant ou presque... « T’as attendu cette fois…. » Preuve que tu me veux vraiment, pièce maîtresse de cette reconquête que t’as mise en marche. T’es là pour moi, t’es pas là pour chercher de l’aide, t’es pas là pour te planquer, t’es pas là parce que tu fuis. T’es seulement là pour ce connard qui t’as fais ce qu’il te reprochait.

A tes mots le souvenir de mes plaies et de la douleur engendrée renaît. Tellement accaparé par ton arrivée je l’avais presque oublier, ce léger, si léger détails. Tu m’as anesthésié, léger venin de ta présence qui fige mon sang, qui fait cesser les pertes du liquide vermeille, qui guérit les ecchymoses. Je te laisse filer, incapable de bouger, statue figée, prince bloquer dans un mutisme qui lui appartient, dans une immobilité qui lui est propre. On s’est retrouvé, on s’est fracassé, on s’est sonné l’un l’autre. On flâne sur une dangereuse frontière, sur un étrange horizon qui coupe enfer et paradis, qui arrache le ciel de la terre. On est entre le monde de noirceur dans lequel on s’est noyé et la brume couleur neige de l’espoir. Automate qui ne parvient même pas à sourire, qui ne parvient pas à esquisser la moindre expression, visage de glace qui ne se fissure pas. Seul le bruit de mon sac s’échouant sur le sol entrave un peu le silence que j’installe, ma casquette atterris quelque part lorsque j’entame ma marche traînante vers toi. Tu m’attends, le dos tourné, l’esprit occupé à trouver comment me soigner. T’as rapidement trouver, signe qu’il n’y a pas que le canapé que tu as visité…. Mon cœur se serre à l’idée que tu ais pus voir la photo de toi, presque froissé, de nos années lycée, traînant sur ma table de chevet. « Là. » Ma voix, mes mains te guident dans tes recherches. J’apprécie simplement, en me taisant pour une fois, l’effet que je te fais. Le frisson qui parcoure ton dos, qui lentement entame une course sur ton derme. Le carmin qui s’immisce sur ta peau de pêche, douce couleur qui vient s’ajouter à ton teint légèrement halé, couleur que je provoque par ma simple présence. J’ai toujours adorer devenir maître de tes émotions, possessifs jusqu’à tes émois, roi de ton cœur, roi de ton être, roi de ton âme ton roi à toi. Mais souverain déchu, souverain qui a fuit loin, souverain qui a abandonné le trône à tes côtés. Pourtant t’es là, pourtant tu m’as suivis, pourtant t’es réussis à faire en un mois ce qu’il m’a fallu deux années pour réussir à entamer. Me retrouver.

Je m’installe sur le rebord de la salle de bain, le regard s’enfuyant loin de toi alors que tu commences à me soigner. Je veux pas que tu me vois, je veux pas que puisses lire en moi comme tu sais si bien le faire. Le désordre ambulant de mes opalescences n’appartient qu’à moi, le vacarme qui fait rage en moi doit rester muet pour toi. Brûlure de tes doigts qui parcoure ma peau tuméfiée, brûlure de l’alcool qui rencontre les plaies sanguinolentes, brûlure de ta présence si près de mon corps. Combien de fois, mes rêves aux contours de cauchemars t’ont imaginé si près de moi, combien de fois ai-je voulu te toucher pour te voir t’envoler. Mais cette fois tu es bien là, bien présente pourtant je n’ose pas glisser mes doigts sur ton derme. Les choses ne sont pas claires, la situation n’est qu’un foutoir pas possible de questions sans réponses. On agit comme si l’on ne s’était pas quitté, on agit comme si nous étions encore à San Francisco, comme si j’étais encore à toi et toi à moi. Bien que tu resteras mienne pour l’éternité, à jamais, mon emprise sur toi ne disparaîtra pas, comme l’encre noir derrière ton oreille.

Prunelles qui finissent par revenir vers les tiennes, comme s’il ne pouvait pas en être autrement, comme si elles n’avaient été créées que pour se fixer dans les tiennes.« La boxe. » Voix enrouée qui parvient à venir te murmurer ces paroles, cette réponse que tu attendais. Je te mens sans le faire, je te mens en omettant la partie sombre de l’histoire, les nouvelles magouilles, les nouvelles conneries qui pourraient tout me faire perdre. Ma place dans ce pays, ma bourse d’étude et toi. Encore et toujours toi qui finit toujours par me filer entre les doigts. Argent facile que je gagne en refaisant des portrait, c’est simple, c’est rapide, ça rapporte, j’ai pas envie d’arrêter, pas pour le moment.
Je grimace légèrement lorsque tu t’attardes un peu sur une plaie plus importante mais ne dit rien. J’ai l’habitude, ces plaies ne sont pas les premières, ne seront pas les dernières, elles ne sont que des traces de cette vie folle que je mène, les brûlures causées par les flammes ardentes des enfers dévorant.  Ça me rappelle...toutes ces fois où je me foutais dans la merde et que tu t’occupais de moi... »« Avant que tu me fasses te haïr, il n’est pas arrivé une seule fois sans que tu ne t’occupes de moi. Parfois tu me hurlais dessus, tes cris faisaient échos aux miens. Parfois tu craquais devant mon état et ça me fendait le cœur. Puis y avait ces moments où tu disais rien, où tu gardais le silence pendant un temps qui me semblait infini. Ça c’était le pire de tout, ça c’était ce qui me fendait le cœur, ton indifférence. Parce que je cassais la gueule à des mecs parce qu’il t’avait dragué, parce que je m’étais défoncé, parce que d’autre junkie cherchait la merde, parce qu’on voulait pas me payer. Les bagarres c’était un peu notre quotidien, le mien parce que mon poing finissait toujours par s’écraser dans un visage, le tiens parce que toi tu nettoyais mes plaies.

Mes yeux se baissent, se glissant sur le carrelage comme si c’était l’œuvre la plus intéressante du monde, avant de souffler, doucement, trop doucement. « Tu m’as manqué... ». Les palabres se sont échappées, envolées au loin, extirpées presque de force de mes lippes tant elle voulait sortir, tant elle voulait se faire entendre de toi. Tu m’as manqué à m’en écorché le coeur, tu m’as manqué à ce que j’en devienne damné, tu m’as manqué parce que je suis complètement timbré. Je suis fou de toi bien que je ne l’admettrais jamais à haute voix. Je ne relève pas le visage, comme un gamin prise en faute, comme ce putain de sale gosse avec qui t’as grandis. Celui qui volait des fleurs pour te les offrir et qui maintenant casse des gueules pour s’en sortir. Mes doigts effleurent doucement tes cuisses, simples caresses qui parcoure ta peau. Je suis là sans être là, comme absent de ma propre vie. La fatigue, ces fracassantes émotions, la douleur je finis par dire d’autre mots maudits. « Je suis désolé. »Ce que je t’ai si rarement dit, ce que je finis par te souffler sans honte, le visage encore baissé. Je suis désolé de t’avoir lâchement abandonné lorsque mon âme me hurlait de rester à tes côtés, lorsque tout ce que je veux c’est toi.



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Mer 14 Déc - 20:09
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


La boxe. Pas un mot de plus, pas un de moins qui sort d’entre les lèvres de mon bourreau. Il me répond le stricte nécessaire le visage cloué vers le sol comme si me regarder lui couter trop chère. Froncement des sourcils que je ne peux éviter alors que je jette l’énième coton imbibée de sang séché et d’alcool dans l’évier à nos côtés. Depuis quand les entrainements de boxe sont-ils aussi violents, depuis quand je suis censé accepter qu’il prenne des coups aussi fort juste pour l’amusement, pas même pour se défendre ou car il y a nécessité mais juste par plaisir d’un sport. Mon estomac se retourne à l’imaginer se prendre un uppercut et se faire exploser l’arcade. Je ferme les yeux un instant en soupirant, l’horreur des images qui se glissent sous mes paupières me donne le tournis, la fatigue s’empare aussi de moi. La journée fut longue, stressante et je ne m’attendais pas à le voir dans cet état-là. « Ok je vois … » Je vois que très flottements ce que ne voudrais pas voire malheureusement. Je me cache que si les hématomes sur son visage son si violacée c’est pas par simple entrainement, pas par amusement mais je préfère ne pas le chercher, ne pas l’emmerder à me hurler trop rapidement la vérité. Je fais l’autruche, je me contente pour le moment de ce que je préfère croire.
Là, entre tes cuisses je reprends une nouvelle fois le rôle de l’infirmière. Un léger sourire se trace sur mon visage attristé par ce souvenir. Lui aussi il s’en rappel des nombres incalculable de foi ou j’ai dû le porter jusqu’au lit car ses jambes n’arrivaient presque plus à le retenir, que la cocaïne l’avait détruit et que ses côtes le faisaient souffrir à en jurer la nuit. « Tu te rappel donc aussi ce que je disais quand j’osais te calculer après que tu sois rentrée dans ce genre d’état … ? » Je me joue de sa mémoire, savoir si comme moi il se rattache à des fractions de notre passé commun, me remettant en mémoire les fois où je me retenais de le gifler pour avoir une nouvelle foi chercher des embrouilles à des gars, les fois où je lui jetais l’un de ses petits pochons à la gueule pour lui rappeler que son putain de problème c’était ça puis les fois où je n’en pouvais plus, les fois de trop et alors je me taisais, je laissais le silence l’accabler en essayant de lui faire comprendre la leçon, mais rien n’y faisait. Il me promettait la lune et ses astres et ne revenait qu’avec des bleus et du cash. « Si un jour tu reviens avec les dents cassées je ne veux plus de toi … » Dis-je avec une petite voix moqueuse me refaisant moi-même à l’époque. Je souris franchement, attendris par ma propre connerie, des menaces que je lui faisais boire à l’époque quand nous vivions encore ensemble. Rien n’aurait pu me détourner de Nikola Aaron King, pas même une dent pétée, pas même la drogue que nous consommions sans modération frôlant quelques fois l’overdose sans que nous nous en rendions compte. Nous étions cons mais nous étions quand même ensemble soudées comme les doigts de la main. Sourire qui s’efface lorsque je pense à l’erreur la plus stupide que j’ai faite, celle de l’abandonner. Soupire désabusée qui s’échappe d’entre mes lèvres, visage qui se referme sur lui-même pour reprendre un air plus sérieux, je n’en finirai jamais avec cette haine que j’ai pour moi-même. Faciès parfait face au mien encore écorché qui attend que je m’occupe encore un peu de lui, une autre plaie à désinfectée. Main tremblante qui se pose sous son menton pour remonter son visage vers le mien. Il ne reste plus que sa lèvre inférieure à soigner et tout sera bien mieux, plus facile pour moi à regarder lorsque nous discuterons. Pour de vrai, que j’aurais pris mon courage à deux mains et que je ne me cacherai pas avec comme excuse pour gagner du temps des plaies que j’ai déjà vue et revue en continue.

« C’est bon encore deux secondes et j’ai terminé… » Lèvre enflammée, gonflée par la pression exercée dessus pour enlever le sang coagulé à l’aide de ce liquide qui a l’air de sortir des enfers lorsque je te vois plisser les yeux et retrousser le nez. Iris trop concentrée sur ses lèvres mais qui ne peuvent nier son regard insistant, alors courageuse je relève les yeux vers les siens. Son regard maintenant ancré dans le marron des miens j’attends sagement sa réponse, sa sentence plutôt. Je l’imagine déjà m’engueuler d’être là, de le saouler avec mes pansements, mes mains gelées qui tiennent son visage pour mieux le contempler s’être fait défoncé il ne doit même pas supporter mon contact sur sa peau. Nikola prend toujours tout de travers lorsqu’il s’agit de moi. Il n’arrive pas à assimiler que je l’aime, que je ne lui veux pas de mal donc Il comprendra jamais que si je suis là c’est pour ne pas refaire les mêmes erreurs, que je suis même là pour m’excuser des horreurs que je lui ai lâchées à San Francisco puis… Rien de tout ça, ciel qui s’écrase sur ma tête, doigt près de ses lèvres à enlever les derniers éclats de sang séché qui retombe mollement le long de mon corps. Mes épaules se font lourdes et le voir baisser la tête me fait craquer devant cet aveu qui lui parait honteux. Mes yeux deviennent débordant dans d’eau et un rire nerveux s’échappe d’entre mes lippes. Je baisse la tête à mon tour et cache rapidement ma tête à l’aide de mes mains, m’attendant à tout sauf une déclaration si solennelle de sa part. La pression retombe de plusieurs crans pour moi, je me sens prête à lui parler, je ne suis que plus encouragée par l’envie de le reconquérir, de le voir sourire pour moi et grâce à moi. J’essaie de contrôler l’énorme vague de sentiment refoulées mais rien y fait il m’a touché en plein cœur, il m’a étonné là où je m’y attendais le moins.

Je souffle un coup en me faisant de l’air à l’aide de mes mains, les yeux vers le plafond pour m’aider à ne plus laisser une seule larme dégouliner. Je ne suis pas là pour faire ma pleurnicheuse, oh non c’est tout sauf le moment. Je suis trop près du but pour faire mon bébé des bacs à sable et tout gâcher. J’en ai marre d’être Sidney Faiblesse Arriston, marre de me voir me défiler et d’être la moins forte de notre relation. Il faut qu’il comprenne que je suis plus la même, que j’ai deux bientôt trois ans de plus et qu’il est temps de prouver moi aussi que je peux arranger les choses, que je peux être différente. Voix tremblotante qui essaie de sortir d’entre mes lèvres pour lui dire que lui aussi m’a manqué et si je suis là c’est parce que c’était insoutenable de revivre une nouvelle fois sans lui alors qu’il était si près de moi. Mais il préfère m’affliger le deuxième coup de massue, la deuxième flèche en plein cœur qui me fait éclater en pleure pour de vrai, sans retenue je viens encercler son cou à l’aide de mes bras et me serre contre lui. « C’est moi qui dois m’excuser Nik’ j’suis désolée de la dispute avant que tu partes… » Ma tête vient se poser sur le haut de la sienne et mes épaules sont secoués par les larmes qui ne font que couler sur mes joues rosies par l’émotion, la tristesse déforme mon visage, la propre haine que je me réserve qui n’a fait que s'accroître après les maux que j’ai pu lui causer, au point qu’il s’en aille loin de moi, quittant la côte californienne pour le new jersey. Que le seul moyen d’aller mieux pour lui était devenue celui de se tirer.

Je me recule rapidement pour ne pas l’étouffer, ne pas le faire regretter d’avoir prononcé ce qu’il pensait.  Me remettant exactement à la même distance de celle où j’étais avant de faiblir. Je passe mes doigts sous mes yeux pour enlever les perles salées qui ne cesse de couler et je baisse la tête complètement honteuse de mon comportement, finalement même avec des années en plus je serai toujours la même, il me fait sortir le meilleur comme le pire en moi, les qualités comme les défauts que personne ne voit. Je suis moi-même à ses côtés et s’est effrayant de retomber à corps perdu dans ses bras comme si de la rage, des années et des regrets n’avait jamais existés. . « J’ai bien mérité ce départ, mais je peux pas vivre sans toi une seconde foi pour les mêmes conneries... Je voulais pour une foi avoir une rupture en vrai... » Je me met à rire de nouveau trop stréssé, complètement déboussolée et soulagée de lui avoir manqué. Il y a encore de l'espoir, j'y crois.


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Mer 14 Déc - 22:32
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola




Vérité qui disparaît, les mensonges sont déjà nés, les cachotteries m’emmènent déjà loin de toi alors que tu viens seulement de retrouver mes bras. Mais le moment ne se prête pas à ce que je te souffle l’exact réalité de mes nuits constellé de sang. Liquide vermeille s’échappant de mes veines ou de celles d’autres brutes dans mon genre. Je suis une sale bête, une crapule, j’ai pas peur de la douleur, elle m’habite, elle me fait vivre, j’ai pas peur de la causer, j’ai pas peur de les entendre gémir sous mes coups, de voir leur faciès passer de la couleur chair à l’écarlate. Comme la sclérose en plaque je voudrais casser des os.J’ai juste peur de péter cet instant, de voir ce semblant de calme qui veut nous rapprocher exploser, nous éloigner, encore et toujours, l’un de l’autre. Tu sais que j’efface des mots, que je fais disparaître d’entre mes lèvres des parts de ce qui est vrai, je te cache des choses. Comment pourrais-je te tromper ? Comment pourrais-je seulement réussir à mentir à celle qui me connaît mieux que personne ? Celle qui décèlerait le moindre mensonge, aussi minuscule soit-il ?
Tes doigts de fée qui tentent encore une fois de réparer mes méfaits, de bannir de mon derme les traces d’une soirée pleine de péché. Je suis violent, je l’ai toujours été, j’ai toujours eu cette colère grandissante au fond de ma poitrine. Celle qui me poussait au pire, cette conscience des enfers qui fait tourner mon sang, qui le rend bouillant, celle qui me disait que terrasser c’était mieux que se faire écraser. Mais jamais l’idée, la simple pensée, de te faire du mal, de te blesser autrement qu’avec des mots plein de poisons et d’acidité, n’a seulement germée. T’as toujours celle qui me ramenait au calme, celle que je protégeais contre vent et marée, celle pour qui je vendrais mon âme au diable, si je ne l’étais pas moi même. Je suis un damné, un putain de sale gosse colérique, une anomalie dans ce satané monde. Je suis l’erreur que t’as tant souffert d’avoir fais. Pourtant t’es là, encore et toujours auprès de moi et je comprends pas. Je comprendrais jamais.

Léger sourire qui s’empare de tes lippes. Depuis combien n’ai-je pas vu la joie se peindre sur ton faciès ? Depuis combien n’ai-je pas créé la joie sur tes traits ? Avec moi tu n’étais plus que cette poupée triste, cette poupée aux traits défaits, celle qui pleurait plus qu’elle ne riait, celle qui hurlait plus qu’elle ne souriait. J’aime voir tes lèvres s’étirer, ces lippes charnues qui m’ont toujours rendue fou, celle qui me rendrait malade, complètement cinglé si je les voyais s’apposer sur d’autres lèvres que les miennes. Comment puis-je prétendre ne pas t’aimer lorsque tant de signes m’indiquent le contraire ? Mais je dois t’oublier n’est-ce pas ? Te laisser partir, te forcer à me fuir. Je suis pas bon pour toi, je suis un poison qui fout ta vie en l’air, je suis un putain de cancer qui te ronge jusqu’à l’os, une maladie dont tu dois guérir. Je te rendrais jamais heureuse, je ne fais que n’être que la douleur dans ton corps et n’engendre que le malheur dans ton coeur. Je suis celui qui a fêlé cet organe si précieux qui repose dans ta poitrine, celui qui a brisé les espoirs d’un futur entre toi et moi. Je devrais te cracher des horreurs, je devrais être plus méchant que je ne l’ai jamais été, te siffler des mensonges, te faire partir, je devrais tellement te briser que jamais plus tu n’oserais vouloir me recroiser. Mais je peux pas. Je reste pas comme un con à me défoncer à ton odeur, à me perdre dans tes yeux, à me laisser bercer par ta voix. Je suis toujours ce putain de camé défoncé à toi Sid. Une putain de drogue dont je suis bien trop égoïste pour réussir un jour à me défaire.

Morceaux encore présent d’un passé que je ne veux jamais oublier. Les seuls instants de ma vie où j’étais heureux malgré leur gravité. Parce que t’étais là et que rien d’autre ne comptait, parce que je pensais que nous deux c’était gravé dans le marbre, que jamais nos mains ne cesserait d’être enlacées. Pourtant notre étreinte n’as pas résisté, pourtant on s’est éloigné et on s’est retrouvé, chaque fois on s’est retrouvé. « Bien sûr que je me souviens. » Comment je pourrais oublier ? Même si je le voulais j’y arriverais pas. Tu fais partis de moi, t’es ancré, je pourrais jamais rien effacer, je pourrais jamais te retirer de mes pensées, de ces réminiscences qui m’obsèdent jours et nuits. T’es le soleil qui succède à la lune, t’es l’eau lorsque je suis le feu, on est si différent, mais si dépendant l’un de l’autre. « Tu le pensais pas vraiment, je te connais tu sais. » Sourire satisfait qui étire doucement mes lippes douloureuse et abîmé. On était trop fusionnels, on était trop collé, on s’aimait trop pour que ce genre de détails t’éloignent de moi. A la place se sont mes conneries et ta lâcheté qui nous ont brisé à jamais.

Je me noie dans tes yeux pour immerger la douleur dans la profondeur de tes orbes. Je me noie dans tes yeux pour tenter de m’ouvrir à toi, de t’offrir les derniers fragments de ce cœur blessé, ensanglanté. Je peux pas me détacher de ton visage à nouveau statufié, en attente de ta réaction, en attente de ce que tu t’apprêtes à faire, à dire face à ce que je viens de déclarer. C’est pas habituel que je m’ouvre, c’est même carrément rare. Les mots se sont envolées, palabres pernicieuses qui ont glissées jusqu’à toi. Panique qui vrille mon coeur, qui glace mon sang lorsque je vois les brisures de diamants s’échapper de tes opalescences, lorsque je vois le voile translucide se poser sur tes yeux. Quoi que je fasse je causerais toujours ta peine, toujours tes larmes, toujours ton malheur. Je suis ta malédiction Sidney…. Flamme de colère qui nait en moi, contre toi, contre moi, contre le monde entier. Je sais pas à qui j’en veux le plus. J’aurais pas dû faire le con, j’aurais dû la fermer, j’aurais pas dû te dire ces conneries qui pourtant puaient la vérité. Tu mets fin à mes pensées lorsque tu te retrouves coller contre un moi statufié, ne sachant que faire, totalement bloqué, totalement pétrifié. Tes mots m’entravent, m’entament, me tuent. Putain. T’immisces le silence entre mes lippes, tu fais naître la stupéfaction dans mon corps. Je sais plus quoi faire, je sais plus quoi dire. Je suis juste incapable de tout. Maladresse ancestrale qui renaît, je suis pas doué pour ces choses là, je suis pas doué quand il s’agit de tendresse. Je suis une bête sauvage qui a oublié comment faire, qui ne s’est comporté de cette manière qu’avec toi et ça fait si longtemps… Mais avant que j’ai le temps de faire quoi que se soit tu t’échappes, tu t’enfuis de cette étreinte qui me redonnait l’impression d’être vivant. Bordel, vile enchanteresse qui terrasse mon coeur. Avoue. Avoue que t’es pas humaine pour réussir tout ça. Pour faire naître et mourir la colère en si peu de temps. Pour me faire t’aimer si intensément et secrètement. Révèle moi tes secrets et je te dirais peut être à quel point je t’aime.

« Pleure pas Sid... » Roi qui se lève pour te prendre dans ses bras, pour enrouler maladroitement mais fermement ses bras autour de ta silhouette. J’ai besoin de te sentir là, tout contre moi, là où es ta place, endroit que jamais tu n’aurais dû quitter. Mon visage se faufile, douloureusement se glisse dans ton cou, plaies encore fraîches qui tâche ton derme alors que je caresse doucement la peau de ton dos comme pour te consoler. Avec toi ce genre de geste me paraît presque normal, presque naturel. Avec une autre j’en serais incapable, je ne serais qu’un cyborg que l’on forcerait à se montrer tendre, mais qui resterait déshumanisé. « Parle plus de rupture. » Je sais pas trop ce qu’on est toi et moi, tout ce que je sais c’est que t’es revenu, que tu m’as offert la plus belle des preuves et que j’en ai marre de me bousiller la vie à vouloir te repousser lorsque je ne veux qu’une chose que tu sois là. Mes pouces essuie doucement ton visage, chaque les perles salées s’étant échapper vicieusement de tes yeux, mon visage se relevant quelques instants seulement avant de revenir doucement contre ton cou. « T’as conscience que vu l’heure je risque pas de te laisser repartir chez toi ce soir ? En plus...je suis carrément trop claqué pour te ramener. Tu vas être obligé de rester là. » Lippes qui frôlent ta chair, bien trop joueuse lorsqu’elles devraient quérir ton pardon. Mais on ne change pas le roi.


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Jeu 15 Déc - 2:33
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Depuis que j’avais quitté lâchement Londres, plus rien ne m’avait fait pleurer. J’avais pourtant une belle liste de fait à déplorer tel que :  avoir raté mes partiels à Londres à cause de l’incarcération, devoir déménager dans le plus grand des secrets, quitter le garçon que j’aimais et finalement reprendre les études donc repasser des partiels à mon arrivée à San Francisco et aussi survivre à un accident quasi-mortelle mais aucune larme n’avait coulée sur mes joues. J’avais une fois de plus défiée la mort, attendant qu’elle m’emporte et me laisse tranquille là où je méritais ma place, dans un cimetière que personne n’irait visiter. Mais non, survivante, cicatrice sur la jambe qui prouve ma vivacité. J’avais alors encore plus haïs ma vie, le jour où je m’étais réveillée dans cette chambre blanche encore vivante je n’avais pas souri, pourquoi l’aurais-je fait ? Je m’étais réveillée pour comprendre que ma vie n’était pas qu’un simple cauchemar ; que j’avais réellement quitter Nik et que c’était définitif. J’avais alors juste fermée les yeux en espérant que la mort me faisait une blague, à moi, la Traitresse que j’étais, boulet dont je ne supportais plus le reflet dans le miroir. Mais non, à ce moment-là, en juin dernier j’avais dû me relever de force et réapprendre à marcher avec cette douleur incessante à la hanche. Malgré ça, aucun sentiment n’avait filtré, seule la colère des fois avait pointée le bout de son nez, j’avais piquée des crises pour un rien, était prête à frapper pour n’importe quoi mais ô grand jamais je n’avais pleurée.

J’étais même persuadée d’être devenue plutôt stable après mon accident, ma vie commençait à être un peu mieux, un peu moins un brouillard noir malgré que le cœur ne soit pas à l’ouvrage, sans l’anglais dans ma vie rien n’était fascinant, rien n’était amusant sur le long terme. Je faisais en me taisant, j’agissais sans comprendre. Puis Nikola était revenue et là tout était de nouveau partie en vrille, les remords qui s’était enfouie petit à petit au plus profond de mon âme tout au long des deux années précédentes ainsi que mon caractère qui avait commencé à s’endurcir était partie en miette dès qu’il avait posé son cul sur mon canapé, lorsque j’avais accepté sans me rendre compte du mal que j’allais nous faire bêtement. Des insultes et de l'acharnement mentales que nous allions nous partager. Et depuis ça, je m’étais remise à pleurer, souvent, très souvent même mais en cachette car jamais je n’avais voulu lui montrer ma faiblesse au cours des derniers mois. Nous jouions de nos peines et rancœur, à celui qui taperait le plus fort dans le ventre de l’autre. Alors lui montrer qu’il me tuait à petit feu ? Jamais. Sauf qu’à trop jouer, je n’avais pas vue mes limites ni les siennes et j’avais tapé bien trop fort, je l’avais renvoyé comme un malpropre, le regard dénué d’expression un rictus sur le visage je lui avais dit qu’il n’était plus rien pour moi, qu'il n'était qu’un affreux nuage vaporeux que j’avais éradiquer en me cassant de Londres, qu’il était un déchet et qu’il ferait mieux de dégager.

Ni une ni deux, c’est ce qu’il avait fait et là j’avais compris ma douleur, mes erreurs et ce que c’était que d’être abandonné, ce qu’il avait pu vivre lorsque moi je m’étais enfuie.

Bras qui viennent entourer mon corps tremblotant, encore trop secouée par la véracité que je n’aurais jamais cru entendre sortir d’entre ses lèvres, même après le coup foireux qu’il vient de me faire en partant comme un voleur, je ne peux que l’aimer encore plus, bien plus fort car il ne fait que réanimer la flemme éternelle de notre amour en lequel je crois encore. Mes bras se referment autour de lui une nouvelle foi et je laisse aller mon visage contre son torse respirant doucement son parfum boisée, l’odeur qui ne l’a jamais quittée celle qui m’a affreusement manqué tout le long du mois sans lui en Californie. Cette senteur que je n’aime que sur lui et qui m’écœure lorsque je la retrouve ailleurs sur les garçons qui ne sont pas lui. Douce odeur que j’ai respiré des heures et des heures collées contre ses vêtements jusqu’à que je m’endorme délicatement la tête contre son cœur lorsque lui et moi ne formions encore qu’un. « T’étais revenue dans ma vie t’avais pas le droit de t’en fuir … » Voix étouffé contre son pull et petite poigne qui s’accroche, s’agrippe à l’arrière de son vêtement. L’hôpital qui se fout de la charité lorsque l’on sait que je suis la première à l’avoir fuie sans presque aucune raison, m’étant faite embobinées par ma mère et sa putain d’avocate. Son étreinte ne me fait que du bien et mes soubresauts s’apaise au rythme de sa main qui se fait douce dans mon dos, mon cou qui frisonne contre ton souffle chaud. « Il n’y aura jamais de rupture entre toi et moi » Sa tête s’écarte de mon cou et vient essuyer mes yeux encore larmoyant, effaçant une bonne fois pour toute chacune des dernières perles transparentes qui auraient pu glisser. Son visage face au mien, si proche l’un de l’autre. Je n’ai pas besoin de parler fort pour qu’il entende la suite de ma phrase. « Quoi qu’on fasse, où qu’on soit nos chemins ils se retrouveront toujours… » Je ne retiendrais plus jamais ce que j’ai à dire face à lui, j’ai trop refoulée pendant ces deux ans les sentiments qui n’ont jamais cessée, pendant des mois fait que l’insulter pour le rabaisser mais même dans ces moment-là, la nuit, lorsque les étoiles montraient le bout de leurs nez la seule chose à laquelle je me raccrochais c’était sa haine car au moins elle me faisait exister. Son visage retourne se coller contre ma gorge, caressant du bout du nez ma jugulaire, je souris à ses paroles en levant les yeux au ciel, cette voix roque que je reconnais lorsqu’il est trop fatigué. « Si je suis restée jusqu’à si tard c’est pas pour te voir trois minutes et m’en aller hein … » Je chuchote contre son oreille et m’extirpe de cette position bien trop confortable à contrecœur, l’attirant par le bras jusque dans le couloir ou j’hésite entre le canapé et sa chambre que j’ai rapidement visité… Ne voulant pas me faire griller je le regarde un instant et lui pointe des doigts les deux portes qui sont censées, supposée être les chambres des deux garçons. « La tienne c’est … ? » Il roule des yeux et prend les devants en ouvrant la porte de sa chambre à lui et je me mords l’intérieur de la joue en lui suivant à l’intérieur comme si je n’étais pas déjà aller à l’intérieur, comme si mes yeux n’avaient pas trainé un instant dans ses fringues pour trouver quelque chose de louche.

Allongée sur sa couchette le roi me contemple, le maitre des lieux fixe sa proie glisser dans son antre. Ne voulant pas attirer son attention je fais l’étonner, je regarde vite-fait son bureau et les quelques affaires qui trainent avec un peu d’attention avant de le rejoindre rapidement, prenant place face à lui au pied de son lit. Ses longues jambes sont à ma portée dans son jogging noir. Je remonte mes yeux vers lui. Il a l’air tellement fatigué tout à coup, tellement mal en point que je grimace. « Tes ‘’entrainements’’ sont violent quand même… » Je fais des guillemets à l’aide de mes doigts sur le mot entrainement pour bien lui faire comprendre que je ne suis pas bête. Que je sais qu’il y a un hic dans cette histoire et qu’il faudra bien à un moment ou un autre qu’il me dise la vérité. Sans quoi, quoi ne décidions de faire, notre relation sera vouée à l’échec. Mais je ne préfère pas y penser car nous n’en sommes pas là, qu’il est trop tôt pour lui casser le cerveau, et trop tard pour lui faire des remontrances. Il est deux heures du matin et personne n’a envie de se fâcher si tard. Je me permets de passer ma main sur sa cheville et glisser mes doigts plus loin, caressant son mollet comme je le faisais après une longue journée. « Tu devrais quand même mettre des glaçons sur ton œil, tu t’es pris une belle droite. » Je roule des yeux avant de me lever et de ma démarche la plus assurée sortir de la chambre récupérer dans le frigo de sa colocation une poche de glace que je lui ramène tout aussi rapidement lui lançant sur le torse avant de reprendre la même place sur le lit et la même occupation à caresser sa cheville, la fixant avec énormément d’attention j’humecte mes lèvres et j’ose me lancer. « Tu me manques trop depuis que t’es parti… » Regard toujours fixé sur le bas de son jogging, je m’applique à enlever chaque petite bouloche que le vêtement commence à faire, tache minutieuse sur laquelle je me concentre pour ne pas défaillir dans mes propos. « Le monde il s’est écroulé quand j’ai vu ta lettre », je reprends ma respiration, sentent un nœud se faire dans ma gorge. « Mais ça m’a tellement ouvert les yeux, j’ai compris ce que t’as pu ressentir lorsque je suis pas revenu à la maison après la prison » je relève mes pupilles vers les siennes et sourit tristement. « Je préférais tellement te voir me haïr que ne pas t’avoir du tout … » Je pose ma main à plat sur sa cheville et glisse mon autre main dans mes cheveux pour les coincer derrière mon oreille en le regardant toujours droit dans les yeux. « J’étais en train de couler à San Francisco, sincèrement Tempie a voulu appeler les hommes en blanc pour m’interner… Tu voulais pas me répondre et je persistais à dormir dans le canapé, à ne pas bouger tout simplement. » J’hausse les épaules et reporte mon attention ailleurs laissant un blanc s’installer, le laisser encaisser tout ce que je viens de déballer.



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Jeu 15 Déc - 16:23
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola




Bête égarée dans un monde de regrets, dans un monde de secrets, dans un monde entravé par les péchés. Je voudrais trouver cette lumière qui guiderait mes pas, je voudrais savoir quel chemin prendre, je voudrais cesser d’emprunter ces routes abîmées à mon image, chemins bousillés par le poids de ces âmes désorientées qui y sont passées avant moi. Je suis perdu dans l’univers des choix pernicieux et rien ne semble vouloir me guider, les lumières ne sont là que pour m’aveugler, jamais pour m’aider.
Tu pourrais être l’une de ces lueurs, éclat de soleil qui enserre la lune, éclipse de nos deux corps enlacés. Mais qu’est-ce que je fais ? Je suis censé te détester. Je suis censé t’en vouloir au moins autant que je m’en veux. Je suis censé te repousser alors pourquoi je te serre un peu plus fort, si fort que j’accentue la douleur de mes plaies. Je suis ce roi accroc à la douleur, parce que crois moi c’est douloureux de t’aimer, c’est si douloureux que j’ai pas besoin de ces foutus coups dans mes os, de ces foutus plaies ensanglantés, de ces foutus marques bleutées pour avoir mal.

La guerre n’a que trop duré, la guerre a tout ravagé, la guerre a décimé des champs de batailles entier. Désormais la trêve vient réconforter les deux derniers survivants de ce massacre, elle vient apaiser les deux âmes bien trop fatigués de ce combattre. Talon d’Achille versatile que je te laisse découvrir, par de faiblesse que je dévoile à tes yeux en me laissant aller contre toi, en apaisant les flots de peines de celle qui était passé du meilleur au pire élément de mon existence.« Toi non plus t’avais pas le droit de partir...t’avais pas le droit de me quitter Sidney. » T’avais pas le droit de me péter le coeur comme ça, t’avais pas le droit de l’emporter avec toi pour le jeter de l’avion et le laisser se noyer dans l’océan pendant que tu t’échappais vivre ta nouvelle vie sur le nouveau continent. T’avais pas le droit de me laisser dans ce putain d’appartement devenu prison. Là où ton image était omniprésente, là où tu étais reine même en ayant abandonné le royaume. Chaque centimètres carré de cette antre me rappelait ton souvenir. Chaque endroit où je m’étais laissé aller à la luxure avec toi, fusion magique de nos deux entités virant à l’extase. Chaque endroit où on s’était disputé, où nos affaires avaient volés. Chaque endroit où on avait ris à s’en exploser les côtes. Chaque endroit où on s’était défoncés, décidés à toujours tout partager tout les deux, à vivre la même chose même si ça devait tout nous coûter. Chaque endroit où je t’avais aimer tout simplement.

On aura beau se déchirer nos âmes laminées se chercheront toujours. On aura beau se détester on arrivera jamais à éteindre cette flamme qui survit malgré les flots de larmes. On aura beau se dire que c’est terminé, ça se finira jamais. Mots que je garde pour moi, pensées bien trop privées pour te les dévoiler, même à toi avec qui j’ai tout partagé, même à toi qui me connaît mieux que le monde entier. Pudique, loin d’être sentimental, chevalier à l’armure en titane, je me protège dans le silence, je ne souffle que mon venin.

Sentiment de vide intense lorsque ton corps quitte le mien, lorsque ta chaleur ne laisse que mon corps froid d’être déjà loin de toi. Je voudrais que tu restes, je voudrais qu’on reste comme ça, imbriquer toute la nuitée, sans parler, à simplement apprécier la présence de l’autre, à simplement se laisser le droit d’être un peu heureux. Peut être ne méritons nous que le malheur, mais ce soir laisse moi goûter à un soupçon de bonheur, laisse moi oublier notre rancœur. Mais bien vite ta main fait taire mes incessantes questions et m’emporte avec toi, prolongeant notre trêve, gardant cette intime part de contact entre toi et moi. Mes opalescences roulant en voyant ton petit cinéma, comme si je ne te connaissais pas, comme si je ne savais pas que tu avais déjà fais le tour, comme si je n’étais pas déjà persuadé que tu étais partis faire un tour dans ma chambre histoire de vérifier qu’aucune blonde ne se cachait sous mes draps. J’ai même pas la force de me moquer de toi, ni de souligner ce léger détail alors je me laisse m’effondrer sur mon lit aux draps déjà défaits, le poids de la fatigue ne se faisant que plus imposant, véritable gifle qui m’assaille. Mais je refuse de laisser les mirages ensommeillés m’emporter, je refuse de laisser mes paupières se clore et emporter ton image loin de moi. Je veux pas dormir, je ne veux que du réel, je ne veux pas me rendre compte que tout cela n’est qu’un rêve, je veux profiter de ça le temps que ça dure. Alors je lutte, alors je te fixe sans aucune gêne, je laisse mes opalescences brûlantes te dévorer avant de laisser tomber mon sweat au pied du lit pendant que tu prends place. Mes mains glissent sur mes traits fatigués, étouffant un bâillement contre ma paume alors que j’ouvre un œil vers toi en soufflant. « Mes combats. On en parlera plus tard. » Je sais que tu as compris, je sais que tu veux savoir mais je ne suis clairement pas d’attaque pour une nouvelle bataille. Laisse moi ranger les armes rien qu’une soirée. Tu reprends tes petites manies, ces petites habitudes qui avaient disparus avec toi lorsque tu t’es envolé loin de ton roi. « Je lui en ai mis des pires ! » Mère poule qui s’en va quérir de quoi soigner le mal Alpha blessé dans sa fierté. Si tu savais à quel point son état est pire que le mien, si tu savais le sang qui avait coulé ce soir, si tu savais à quel point les limites n’existent pas de là où je reviens. On pourrait crever sur le ring abîmer que personne ne broncherait, on pourrait s’handicaper à vie qu’aucun d’eux n’aurait de peine. Là bas ne réside que l’amour des paris, l’amour de l’argent, certainement pas l’amour des gens. C’est certainement pour ça que j’ai plongé, certainement pour ça que je m’y sens à ma place. Je ne me trouve au bon endroit qu’en plein coeur des enfers, qu’en plein coeur du désastre, là où la reine de l’atmosphère se nomme haine.

La réalité revient me frapper de plein fouet, lorsque la glace gelée frappe mon torse, je bougonne en te remerciant avant de la porter à mon œil, ne pouvant plus te contempler qu’avec une seule prunelle. Tes mots entament mon coeur, je suis aussi immobile et froid que la glace, je ne scille pas je te regarde, je t’écoute, j’entends les mots que tu aurais dû me dire à San Francisco. Mais là où le soleil réchauffait nos dermes jamais je ne les aurais acceptés, jamais je n’aurais combattu l’envie de te hurler dessus. Tu n’aurais eu que pour seule réponse ma haine, ma colère, ma rage de toi. Je me souviens de ces palabres maladroites que j’ai glissé sur ce papier froissé, une vielle feuille que j’ai trouvé là et que j’ai déposé sur ton lit, là où parfois je venais te rejoindre parce que j’avais cruellement besoin de te sentir dans mes bras. Mélange de rancœur, de dégoût et d’abandon. Je n’avais plus le coeur à jouer avec les notre, je n’avais plus le goût à continuer cette partie. Je voulais seulement te donner ma démission, partir loin et exhausser ce souhait que tu m’avais réclamé avec tant d’ardeur. L’encre a brûlé mes doigts lorsque les mots ont explosés ma rétine. Mais je devais les écrire, je devais tenter d’apposer sur le papier ce que j’étais incapable de te dire en face. Parce que moi je suis un putain de lâche.

Silence pesant, silence tenace, silence qui s’ancre dans la pièce lorsque nos regards ne se quitte plus. Les mots me manquent, les mots disparaissent avant même de franchir la barrière de mes lippes. Qu’est-ce qu’on est censé dire à la femme de notre vie quand elle s’ouvre de cette manière même si elle est aussi notre faiblesse pour l’éternité ? Je suis pas doué pour ces choses là, je suis qu’un accablé sentimental, un mec qui préfère haïr plutôt qu’aimer, un mec qui comprend mieux les nuances de la haine que celle de l’amour. Comment j’ai fais pendant tant d’années pour te garder à mes côtés ? Comment j’ai fais pour ne jamais m’améliorer dans ce domaine damné ?
Mes bras t’attirent vers moi, seules réponses à tes dires, ton corps frêle se calant contre le mien lorsque je t’emprisonne. Reine emprisonnée dans sa nouvelle tour dorée, là d’où tu ne pourras jamais t’échapper, là où je vais te séduire pour ne plus te voir fuir. Ma main remonte vicieusement sous ton haut, caressant lentement ta peau lorsque mon visage se noie dans tes cheveux. Je suis pas encore prêt à trop m’ouvrir, je me contente de te serrer fort, de te serrer comme si nos vies en dépendaient pour te faire passer le message. « On est quoi maintenant toi et moi ? » Vague d’incertitude, je sais pas trop ce qui te conduis là, je sais pas trop si tout ça doit être aussi simple, si c’est normal que nos vies prennent cette route, que nos chemins se croisent de nouveau. Pour partir dans la même direction ? Ou pour s’éloigner de nouveau ? « Pas que j’ai besoin de nous coller une étiquette je sais déjà que t’es à moi. » T’as pas besoin d’être ma copine pour que j’appose ma marque, ma trace indélébile sur toi. Tu resteras à moi, définitivement interdite de te laisser aller dans d’autre bras que les miens, définitivement interdite d’apposer tes lèvres sur d’autre lippes que les miennes. « J’ai vu d’autre filles tu sais. » Pas mal...vraiment pas mal. Détails que je préfère garder pour moi alors que je continue mes caresses, mes yeux se perdant sur le plafond. Je sais pas pourquoi je te parle de ça, pourquoi j’entame ce sujet avec toi, je délire complètement, les coups sur mon crâne résonnant encore certainement… Je revois ces silhouettes féminines lorsque je partais chasser, ses corps qui se collaient au moins, ces prénoms que je retenais jamais parce que je m’en fichais. « Mais j’ai jamais eu de relations sérieuses...fin c’était pour t’oublier, pour..me venger tu vois, pour passer le temps. Puis la plupart du temps j’étais trop défoncé pour calculer. » T’étais l’exception, t’étais la seule avec qui j’ai jamais eu envie de faire le grand plongeon, celui qui peut vous transporter ou vous briser à jamais.


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Jeu 15 Déc - 21:40
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Je le croyais sans aucune once de doute, sans même avoir à le toiser pour déceler si il disait la vérité. Lorsque Nikola me disait qu’il avait mis des coups encore plus fort que ce qu’il avait pu recevoir ce soir à la boxe je le croyais sur parole. Mais ça ne me faisait pas sourire, ça ne me rendait pas plus fière ou satisfaite de le savoir. Au contraire, j’étais décontenancé, troublée par l’amour qu’il portait à la haine, à frapper et faire couler du sang lorsque ça l’arrangeait. Il ne comprend pas que chaque soir depuis notre adolescence j’avais et que j’ai encore cette boule à l’estomac lorsque je le sais à l’extérieur, lorsqu’il traine comme un loup seul dans les rues de la ville qui nous a vu naître et même celle qui nous as vue nous haïr vers l’ouest des États-Unis. Il n’a pas l’air de saisir qu’un jour il tombera peut-être sur plus fort que lui, un mec qui le massacrera, le laissera au sol sans qu’il ne puisse respirer que les éclats vermeils au sol ne seront pas ceux de son ennemi mais les siens et que ce jour-là, ça ne sera pas lui qui sera triste d’être devant son cercueil mais moi, sa famille et les gens qui tiennent à lui. Je ne pourrais pas vivre une seule seconde dans un monde ou Nikola n’existe pas. En être éloigné si par la force des choses, si ça l’aide à aller mieux mais jamais ça ne sera la mort qui nous séparera aussi tôt. Je ne peux et ne pourrait pas l’accepter et rien que d’y penser la chair de poule s’empare de moi, frisson d’horreur qui me fait l’effet d’un uppercut qu’il aime tant donner. « Pas de soucis, on en parlera plus tard. » Regard insistant alors que la poche de glace vient se poser sur son œil, je veux qu’il comprenne que je ne lâcherai pas la discussion, que plus rien est comme avant. Je ne le laisserai pas se gâcher la santé et la vie encore longtemps, j’ai changé alors il peut le faire.

Discours terminé, contemplation éternelle de mes doigts posée sur le derme de ses chevilles que je caresse en ne sachant comment il va réagir. Je le connais par cœur pourtant je ne sais jamais ce qu’il va me lâcher comment il va interpréter ce que je lui sors. Trop de haine et de rancœur est passé entre nous et je ne sais plus apprivoiser l’homme à mes côtés. Je sais où et comment le caresser, je sais comment l’aimer mais je ne sais pas comment lui parler. La communication n’a jamais été notre fort après tout, notre relation a toujours été un fouillis de sentiment trop sincère, trop spontané et la seule façon de nous faire comprendre ce qui n’allait pas était finalement d’hurler et de tout casser. Le temps se fait long et j’ai bien peur qu’il n’est tout simplement rien à me dire alors je lève les yeux vers lui pour peut-être comprendre au creux de ses iris ce qu’il n’arrive pas à me sortir. Ses lèvres s’entrouvrent mais rien ne passe, je le regarde les yeux suppliant d’espoir de me dire n’importe quoi, même un ok de la tête, un clignement des yeux me suffirait si c’est la seule réponse qu’il puisse me donner. J’suis en apnée à l’attendre, j’suis en train de crever d’impatience, une impatience qui se meurt lorsque sa main vient se poser subitement sur la mienne pour me tirer vers lui. Corps qui s’entrechoquent, ma tête qui finit sa course contre ce torse de marbre auquel je n’ai pas pu toucher ni gouter depuis la dernière nuit qu’on a passé ensemble dans ma chambre à San Francisco, une nuit ou nous nous sommes embrassés. Dans l’obscurité que procurait ma chambre, le liquide ambré qui coulait dans ses veines nous avions discutés, nous avons frôlé les limites du péché.

Bras qui se referme sur moi, tendresse ultime qui me fait sourire contre sa peau, ma main vient se poser sur son bras et je dessine du doigt les contours parfaits de l’un de ses tatouages. L’un de ceux que je ne connais pas encore, un des rares qu’il a fait pendant mon absence. Ses bras se resserrent encore un peu plus fort autour de moi, écrasant ma joue brulante contre son palpitant que je sens battre au creux de mon oreille, petit rire cristallin qui glisse d’entre mes lippes et je dépose un doux baiser sur son pectoral là ou est écrit mon prénom. Bouche pulpeuse contre peau qui n’est que douceur je me sens revivre au creux de ses bras, une vie qui m’avait échappé tout le long du dernier mois. Je fais ce que je n’aurai jamais eu le courage de faire à San Francisco mais je préfère en profiter un seul jour, une seule foi maintenant que j’en ai l’occasion le regretter dès que tout ira mal, car tout fini toujours par aller mal lorsqu’il s’agit de moi. L’une de ses mains vient se glisser sous mon tee-shirt, doucement ses doigts se rappropries ce qui leur est due. Je frémis sous son touché mais me raidit tout aussi rapidement en entendant sa question. Que sommes nous lui et moi, des ex ? Non, thématiquement je ne l’ai jamais quitté, il n’a jamais quitté mon cœur et je sais qu’une infime partie de lui n’a jamais aussi fait le deuil de notre relation. Un ex c’est celui qu’on ne veut plus jamais dans sa vie, celui qui est officiellement un bout du passé que l’on veut écarter et ne plus jamais approché. Nikola n’est pas ça pour moi, bien au contraire plus je suis proche mieux je me porte. J’ouvre la bouche pour répondre mais la referme tout aussi rapidement car je ne peux pas lâcher que nous ne sommes pas des ex mais que par contre nous sommes bel et bien un couple ? Non, impossible. Nous ne le sommes pas. Tout simplement car je ne sais pas si il veut réellement encore de moi, je ne sais pas si moi je pourrais revivre la même relation tourmentée qu’à Londres. Je ne sais pas ce qu’il veut et ce qu’il cherche dans sa nouvelle vie. Je l’aime démesurément mais je ne veux pas non plus vivre que dans le passé, je ne veux pas de ça mais est ce que je pourrais y résister ? Et si il me demandait de refaire les mêmes choses une deuxième foi est ce que je pourrais le lui refuser ?
Mes yeux se lèvent sur son visage lorsqu’il ajoute une nouvelle phrase qui me sort de mon étude du cas et qui me fait sourire et me culpabilise d’être si faible face à lui. Il sait que je lui appartiens, et s’en est presque navrant qu’il en soit tant conscient. « Et toi … Est-ce que t’es à moi ? » Je le regarde sérieusement, moi j’ai besoin de savoir si ce qui est dans sa poitrine est à moi, si j’accapare ses pensées comme lui s’approprie les miennes. Si il me répond que oui, je sais que tout est faisable, reconstruisable. On fera table rase, on mettra du temps à se pardonner nos erreurs mais pour ça, il me faut que je sache si lui il m’aime, peut-être pas comme avant mais un tant soit peu pour que je puisse essayer de recoller chaque morceau, chaque petite chose de son cœur que j’ai brisé pour mieux le consolider.

Envie de vomir imminente, yeux qui le fuit pour aller fixer notre reflet dans le miroir qui nous fait face. Sang qui se glace dès la fin de sa phrase. Mes doigts s’arrêtent de le caresser. Il vient vraiment de me dire ça après ce que je viens de lui demander ? Vient-il vraiment de me dire qu’il a vue des filles tout en me caressant le bas du dos comme si de rien était. Sang qui ne fait qu’un tour, mains qui tremblent et que je contracte pour ne laisser rien paraitre. Garder son calme est bien plus difficile à faire qu’à dire. Mais je m’en doutais, pourquoi ne l’aurait-il pas fait ? Je l’ai quitté, lâché alors il fallait bien qu’il aille s’amuser. Je ferme les yeux un instant pour faire le vide dans ma tête qui est à la limite d’imploser. L’effet est pire, bien pire. J’imagine les rousses, les blondes, les brunes toutes se mélanger dans son lit à leurs donner du plaisir. J’ouvre les yeux subitement pour ne voir en face que la rage qui me fait face dans un miroir que je pourrais éclater de mon petit poing faible de fille que je suis. Finalement je ne suis pas bien différente de lui, dès que le mauvais côté m’habite je deviens une boule de destruction, prête à tout casser. Rien n’adoucit la première partie de sa phrase, pas même le fait de savoir qu’elles n’étaient rien pour lui, juste des ombres sans visage qui l’aidaient à se vider mais ça me répugne de savoir que j’ai tout gâché, le fait qu’on est attendu l’un comme l’autre d’être notre première foi pour que maintenant je sois une parmi tant d’autres. « Ça marchait ? Tu m’oubliais ? » Je me détache de ses bras pour lui faire face. Nous sommes proche l’un de l’autre mais un mur s’est érigé. « Je ne peux pas t’en vouloir d’être allé voir ailleurs » Je souffle énervé, contre moi-même d’avoir cette réaction abusive qu’il ne mérite définitivement pas. « Après tout j’tai quitté et t’as pas de compte à me rendre. » Je passe une main frénétique dans mes cheveux, mèche rebelle qui vont s’abattre d’un coté de mon visage. « Est-ce que ça te plaisait ce que tu faisais avec elle … ? » Je le regarde complètement désespéré. « J’ai testé une foi de t’oublier pour ne plus jamais recommencer tant c’était pas ce que j’attendais, tellement j’étais bourré ce soir-là mais je me suis dégouté … » Je fronce les sourcils, visage dégouté rien que d’y repenser, complètement horrifié de l’avoir fait pour moi aussi l’oublier. Je m’étais plus punie moi-même en faisant une connerie pareille que lui en fait. « J’sais pas ce qu’on est, mais si tu veux que ça marche ne m’en parle pas. Je ne veux pas savoir quelle place j’ai dans ton palmarès ''Don Juan''. » guillemet que je fais ironiquement avec mes doigts. J'redeviens Sidney l'insupportable.



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Jeu 15 Déc - 23:49
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola




Diablesses aux silhouette à se damner, créature des enfers qui avant ton départ avaient toujours été invisibles à mes yeux. Enchanteresses bien fades, que tu éclipsais par ta simple présence tant tu rayonnais. Puissance de tes rayons qui me brûlait ma rétine, qui faisait fondre mes opalescences, qui figeait ton image au fond de ma rétine. Puis t’as disparus dans la nuit, t’as filée de ma vie, tu leur as rendu leur visibilité lorsque tu t’es tirée. Poupées aux auras bien sombre, simples créatures aux voiles de cruauté, des diables féminins comme toi voulant m’attirer dans leurs filets. Pendant un long moment le loup n’était que solitude, fuyant les louves assoiffées, il ne voulait que paix et tranquillité loin de ces bêtes, loin de ces femmes qui me faisaient penser à toi. Puis je suis devenu joueur, un connard de joueur, un fumier d’arnaqueur. Jamais rien de sérieux, je laissais leur cœurs glisser entre mes doigts pour mieux les écraser. Coups de folies qui rarement se reproduisaient avec la même nanas. Aigle volatile incapable de se poser, flânant de colchiques en colchiques, ces fleurs empoisonnées, celles que l’on voudrait déraciner des champs pour les jeter dans les flammes ardentes, ces fleurs du mal tirés du spleen baudelairien, celles qui vous étripent, qui tentent d’atteindre votre cœur pour mieux vous dominer, jouer avec vous. Mais comment auraient-elles pus atteindre ce que tu avais mis en miettes ? Ce que tu avais fracassé ? Morceaux brisés que tu avais emportés avec toi pour ne laisser que du vide. C’est ainsi que j’exprimais ma fureur, c’est ainsi que j’imprimais d’autre visage que le tien dans mon crâne, corps à corps destructeur, enveloppes charnelles qui se télescopent pour visiter le septième ciel. De la luxure rien de plus, du sexe pur et dur, pas de douceur, pas de caresses, c’est bestial, presque animal, ça n’a rien d’enivrant, c’est une simple lutte pour t’oublier, t’effacer dans les bras d’une autre, injurier ton souvenir à ma manière. Rien à voir avec ce que l’on pouvait partager tout les deux, ces étreintes avec des sentiments présent, avec cette passion dévorante que l’on ne pouvait contenir, que l’on était obligé de laisser s’exprimer. T’es la première, t’as été la première en tout et t’es resté la seule que j’ai réussis à aimer sous ces draps salis de nos émois.

« Je suis à toi. » Maintenant qu’on s’est retrouvé pour plus jamais se lâcher, maintenant qu’on s’est dit qu’on arrêterait de se fuir, qu’on arrêterait de se dire adieu. La seule que j’ai jamais aimé, la seule que j’ai jamais désiré autrement que dans un simple lit, la seule à qui je me suis jamais ouvert, la seule qui m’a supporté pendant toutes ses années, la seule qui a réparé avec moi tout ce que je foutais en l’air à cause de mes incessantes conneries. Je suis pas du genre à dire ça. Je suis pas du genre à avouer que j’appartiens à quelqu’un. Je suis un électron libre, une bête sauvage, un omega, loup sans patrie qui court dans les forêts emplis d’ennemis. Mais pour toi je veux bien cet effort, pour toi je veux bien redevenir sérieux, je veux bien t’appartenir si plus jamais tu ne me brises.

Chaleur de ton corps qui s’envole loin du mien, vent glacé soufflé par cette vérité que je n’aurais peut être pas mieux fais d’avouer. Sombres secrets que j’aurais sûrement dû garder pour moi, les emporter dans les enfers, là où je verrais mon âme se dissoudre devant les méandres de mes péchés. Je nous pensais adoucis par le moment, je nous pensais prêt à partager ces fragments de nos vies de damnés lorsque nous étions séparer. Mais le doux cygne redevient le faucon destructeur, l’oiseau laissent sortir ses serres pour m’agripper, le calme est entravé et la tourmente de notre relation explose de nouveau à nos figures d’aliénés. Complètement fou, on a réussit à penser que l’on pouvait laisser une trêve nous calmer le temps d’une soirée. «Parfois j’arrêtais de penser à toi, puis après, tout me revenait en pleine gueule. »  Léger instant de répit, léger calme avant que la tempête ne vienne me à nouveau dévaster mon âme. Je t’oubliais l’instant de quelques secondes, juste le temps de planer, comme lors de mes défonces, mais la chute n’en était que pire, plus sordide, plus cruelle.

Nouvelle frontière qui se construit entre toi et moi, pierre faits de cette vérité dévoilé, cette vérité que tu as du mal à encaisser. J’étais seul, paumé, dévasté. Alors j’ai fais ce que je sais faire de mieux, du mal. Je me suis vengé de toi sur chacune d’elle, les unes après les autres, je les ai jeté comme toi tu m’as jeté. Sans rien dire, en disparaissant dans la nature sans donner de nouvelle. Mais jamais je n’ai été aussi cruel que toi tu as pus l’être parce que moi je n’ai jamais prétendu les aimer. Moi je ne mentais pas, diaboliquement franc, horriblement sincère, je m’inventais pas des sentiments irréels. « C’était que du sexe Sidney, rien de comparable avec le pied que je prenais avec toi. Et pourquoi tu me demandes ça ? Comme si tu voulais savoir ! » Bien loin de cette putain de passion qui enserrait mes tripes lorsque tu étais miennes, lorsque ta peau nue se collait à la mienne, lorsque tu m’offrais cette putain d’extase que j’ai jamais réussis à recréer depuis. Loin de la simple étreinte, loin du simple je te baise et je me casse. Jamais je pourrais te comparer aux autres nanas, à ces simples passes temps, t’as toujours été différentes, tu le seras toujours. Une exception, une putain d’exception qui a réussit à faire tomber Nikola King amoureux. Exploit que personne n’avait jamais réussit jusque là.

Souffle glacé qui vient figer mon sang. Révélation qui me gifle de plein fouet alors que le liquide vermeille quitte mon visage. Toi et un autre mec. Toi et un autre mec. Toi et un autre mec. Les palabres s’entrechoquent dans mon crâne, les mots se percutent, la phrase déchire mon esprit, cette révélation m’éveille totalement, assassine ma fatigue, fait renaître ma colère. « T’as baisé avec un autre mec ? C’est une blague ? » Ire de jalousie qui me prend alors que je me redresse, mes opalescences devenant sombre, brûlante de fureur, regard assassin qui se pose sur toi. J’oublie mes erreurs pour me concentrer sur la tienne. Ta putain de connerie que tu viens de m’avouer alors que t’es dans mon lit. Mes prunelles glisse sur ton corps qu’un autre à toucher, qu’un autre à contempler dans le plus simple appareil, qu’un autre à explorer de ses lèvres, qu’un autre à posséder, mes mains s’en détachant. « C’est qui ? Donne moi le nom de ce connard. » Loup complètement fou qui s’extirpe du lit, grimaçant légèrement à cause des blessures encore présentes. Je tourne en rond, esprit qui planait, esprit qui vient de faire une chute libre direction l’explosion. Des images de toi avec un inconnu qui me hantent, qui me rendent barge, je veux les chasser, je veux cesser de t’imaginer avec lui. Putain Sidney pourquoi t’as fais un truc pareil. Tu comprends pas quoi dans t’es à moi ? C’est toi qui est partis ! Pas moi ! Ton roi possédés par ses ressentiments est plus vivant que jamais, poing encore douloureux qui s’abat dans le mur alors que je te tourne le dos, alors que j’arrive même pas à te faire face. J’ai pas envie de te regarder, j’ai pas envie de revoir ton putain de visage que j’image coller à un autre. Putain ça me dégoûte, tu me dégoûtes ! « J’espère au moins que mon putain de remplaçant a prit son pied. » Rire mauvais qui sort de mes lippes, bien trop mauvais, bien trop faux qui s’écrase contre les murs alors que l’envie de tout ravager fait battre dangereusement mes temps. L’explosion est proche, là n’est qu’un simple avant goût du mont de rage que tu viens d’éveiller en moi….


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Ven 16 Déc - 0:58
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Les mots ‘’je suis à toi’’ ont beau résonner en répétition dans mon crâne rien y fait, je vais exploser. La haine m’habite, la haine n’a fait qu’une bouchée de moi, elle se nourrit de moi. Je n’arrive pas à supporter l’idée qu’il soit allé chercher du plaisir ailleurs. Cet enfoiré ne pouvait pas tenir ses couilles en place, il fallait qu’il parte en chasse. Je le savais que je ne lui avais jamais suffi, qu’il avait surement toujours rêvé secrètement d’être libre comme tous ses potes de merde d’enfoiré de Camden. Putain de connard que j’ai en face des yeux. Il ne l’a pas fait une foi lui, il a réitéré l’expérience jusqu’à en être rassasié. Je le regarde et je l’imagine même encore actuellement, peut-être hier même à le faire avec une salope dans ce lit. Je me lève écœuré imaginant ces draps sale, rempli de substance et de sueur qui ne vient pas de nos corps collé l’un à l’autre. « T’as raison mieux il ne vaut mieux pas que je sache, si tu veux pas que je casse tout dans ta putain de chambre. » Je le regarde un air menaçant. Il sait de quoi je suis capable, il sait qu’en colère je peux devenir la pire des garces. La plus pourries du couple. Les limites que je m’étais posé en arrivant sont noircies, se floutent sous la colère. Je m’assois sur son bureau et calle ma tête entre mes deux mains pour tenter de me calmer, il le faut avant qu’on ne recommence à se briser.

La vérité le bouleverse, la réciproque l’achève. Le roi ne s’attendait pas à ce que sa souveraine soit aussi irrespectueuse que lui. Il pensait être le seul à pouvoir sortir de sa tanière faire du charme et s’en sortir indemne pour le final. Faux, il avait tout faux. Moi aussi j’avais voulu l’oublier cet enfoiré, je voulais me détacher de l’image encore trop lisse et parfaite que j’avais de lui. Il fallait que je me rappel, que je me mette dans le crane une évidence : à ce moment-là de ma vie, Nikola n’était que l’enfoiré qui m’avait laissé croupir en prison, celui qui n’avait pas daigné me laisser une lettre. Il était un diable que ma mère avait inventé de toute pièce. Pour moi, il s’en foutait de moi alors je devais m’en foutre de lui et c’est comme ça que j’avais couché avec un ‘’ami’’. « Toi t’avais le droit d’aller coucher ailleurs mais pas moi ? T’es vraiment un putain d’enfoiré quoi ! » Je ris à l’éclat, si mon rire pouvait être représenté il serait des couteaux qui se planterai inlassablement dans sa poitrine d’enfoiré qui se croit tout permis. « Donc toi tu peux coucher avec la planète entière mais moi par contre je devais t’attendre ? » Je sais bien que ce n’est pas comme ça que je le calmerai, que ce n’est pas la bonne défense et les bons arguments mais c’est la vérité d’un côté. Lui pouvait donc tout se permettre et moi je passais tout à coup pour la méchante ? Non impossible, il est tout aussi con que moi et la différence entre nous deux, c’est que moi je ne suis pas fière je me suis même complètement dégoûte de l’avoir fait. Je n’ai même pas apprécié, je l’ai fait pour deux fois plus le regretter la minute d’après. Il se lève et je crains le pire, il me regarde et je me vois en lui. La même colère qui nous habite, la jalousie qui revient au galop comme si nous ne nous étions jamais quittés. Comme si aucun de nous deux ne pouvait croire que le temps qui avait filé n’avait pas causé des nouveaux soucis. « Ça changera quoi d’avoir un nom ? Moi je l’ai regretté je l’ai plus jamais refait tellement je me suis sentie sale Nik’, je me suis faite vomir les trois jours d’après, je me haïssais d’être tombé si bas pour oublier lui que j’aimais. » Mes yeux le toisent et je n’y vois qu’un putain d’écervelé qui ne pense qu’avec son sexe. Pas le mec qui m’a sauté dessus pour m’embrasser, mon prénom encore rougie des aiguilles qui venait de le tatouer pour me déclarer qu’il m’aimait. « Contrairement à toi qui en a profité des tonnes et des tonnes de foi. »

J’ai beau essayé de me contrôler, de me calmer le voir face à moi péter sa crise ne m’aide pas du tout. J’ai envie de tout exploser, de lui balancer ses affaires au visage, mes doigts accrochés au bois de son bureau ne sont devenus que des jointures trop blanchies, mes ongles s’enfoncent dans le bois pétant par la même occasion mes ongles fraîchement manucurée. Il me dégoûte et je me dégoûte encore plus de ne pas réussir à être civilisée, de pas tenir mes propres engagements sur une si courte durée. Il cogne contre le mur et je me lève prête à l’affronter je l’entends rire, dos à moi il devient fou, il n’arrive plus à voir les limites du raisonnable, il dit des conneries encore plus grosses que lui et mes sourcils qui étaient jusqu’à présent froncés, mon expression faciale ridée se radoucit. Ce garçon ne comprend vraiment rien… Il n’écoute que la moitié des paroles. Il n’entend pas que j’ai fait une erreur, il n’entend pas que sauf lui personne d’autre ne peut me toucher, je suis à lui, merde. Il l’a dit lui-même, il est à moi ça aussi il l’a avoué pourquoi on se tue comme ça ? Pourquoi on s’accroche à des histoires qui nous dépassent ? On était plus ensemble. Sidney ressaisis-toi c’est le moment ou jamais là. « J’sais pas si il l’a pris ou non son pied mais moi non c’est certain… » Ma voix n’est pas sereine, j’suis encore sous l’effet de l’adrénaline, de la haine et l’envie de lui foutre la pire claque de sa vie mais il n’est pas le seul fautif. Je suis derrière lui, je m’approche doucement et le tire pour qu’il se mette face à moi, il ne veut pas alors je le contourne et c’est moi qui le confronte. « Je te jure Nikola que jamais rien n’a été comparable à toi, je l’ai fait une foi et pas deux » Je le fixe, j’attrape son visage entre mes mains pour qu’il me fixe, que nos yeux soit ancré pour qu’il voit la sincérité de mes mots. « Je te haïssais, je pensais que tu m’avais plaqué du moment que j’étais parti en prison, n’oublie pas les raisons de toutes ces histoires… » Je le relâche et mes yeux tombent sur cette malheureuse photo de nous deux sur sa table de nuit, encore un truc qui me rappel pourquoi je suis venu ici au départ. J’attrape la photographie entre mes mains et la regarde un instant caressant les coins du bout des doigts. Nous deux encore ami, nous deux jeune et pas encore trop stupide. Je tourne la photo vers lui pour la lui montrer. « Même si t’as couché avec tout Londres entier je m’en fou complet, ici on est à New York de nouveau ensemble et je te veux toi et personne d’autre. » ça m’arrache la bouche et la fierté que j’ai de le dire, je ne supporte pas d’être faible mais si pour le calmer, j’ferme ma gueule et je le fais.


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Ven 16 Déc - 12:33
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola




Le diable et la diablesse, Hadès et Perséphone qui ravagent un nouveau royaume. La douceur des sentiments ne pouvait survivre à la brûlure passionnée de notre proximité, aux teintes vermeilles et charbonneuses qui composent le tableau de notre amour. Relation bicolore, relation en demi teinte, relation qui explose la rétine, relation semblable à une explosion. C’est la lave ravageuse qui embrase la pierre sombre du volcan. Reine qui veut tout détruire, qui veut laisser sa divine colère l’habiter pour tout assassiner, pour tout briser. Reine qui fait exploser la si fragile entente qui nous reliait. A croire que l’on ne peut s’entendre que dans la mésentente, que l’on ne peut pas s’accorder sans se déchirer. Il nous faut nous tuer pour réussir à exister. Moi aussi je voudrais tout anéantir, tout ruiner, pour laisser s’échapper cette colère qui m’habite, qui me hante. Flamme de la rage qui se réanime, flamme qui brûle toujours en moi, flamme plus ou moins languissante selon le moment, mais flamme qui perdure depuis que j’ai ouvert les yeux sur ce satané monde. On a été idiot, complètement fou, deux aliénés qui se sont encore caché la vérité en voulant fuir la réalité. Comment avons nous réussis à croire que c’était pas foutu d’avance ? Comment avons nous été assez cinglé pour penser qu’il y avait encore une chance ? On s’est perdu dans nos vains espoirs, attachés à des fragments du passé, mais la vérité, la putain de vérité c’est qu’on y arrivera jamais et qu’on ferait mieux d’abandonner.

Discours que tu as soufflés à mon oreille qui brûlent sous mes yeux, je les observe ne devenir que cendre, je les regarde se dissoudre dans les flammes de tes mensonges. L’ange de pureté ne devient que cette démone aux envies irrépressible de luxure. Démone accompagné de son démon et ce putain d’enfoiré n’est pas moi, y a plus de Sidney et Nikola, ne perdure que cette image de toi, la connasse et son connard, la traîtresse et son amant, les deux entités maudites que j’ai envie de jeter au feu pour nettoyer la saleté de leurs péchés. Opalescences qui refusent de se tourner sur toi, faciès qui me file la gerbe, reine détrônée, princesse désargenté, couronne que j’arrache de ton crâne, haine puissante, plus folle que jamais. J’ai envie de te souffler de te casser, j’ai envie de te dire combien je te peux te détester, j’ai envie de te jeter loin de moi, te laisser t’évader dans les bras d’autres mecs puisque tu aimes tellement ça. La princesse que seule moi avait touché, n’est plus que cette infâme ordure qui me rend complètement malade. Roi de la possessivité, roi de la jalousie, roi des tempêtes de colère lorsqu’on lui dérobe ce lui appartient. Putain t’étais à moi. Tu étais. Tu es. Incertains de ce que je souhaite désormais, seulement certain que je te hais « Moi un enfoiré ? Et toi t’es quoi alors ? Tu joues les saintes mais tu me jettes pour t’envoyer en l’air avec le premier connard qui croise ta route ! ». C’est pour ça n’est-ce pas ? Parce que je te suffisais pas ! Alors tu t’es cassé, alors tu m’as brisé pour simplement baiser ! J’ai envie de te hurler dessus, j’ai une envie folle de te cracher ces putains de vérité au visage ! J’ai une horrible envie de tout fracasser, une sainte envie de voir les vestiges de notre amour s’éclater contre les murs. La fatigue a disparu, ne reste plus que cette vivace colère, plus vivace que jamais. Tu t’es éclaté pendant que je sombrais. Tu draguais toute la côté ouest pendant que j’étais là à déprimer comme la pire merde parce que tu m’avais quitter. Tes raisons, tes merdiques explications ne trouvent pas grâce à mes oreilles, je m’en fous de tes conneries, je m’en fous de ce que t’as ressentis, j’en ai rien à foutre ! « Toi tu devrais fermer tes putains de cuisses, conseil… ! » D’amis ? Nan jamais de la vie. Simple conseil que je hurle face au mur, face à la pierre que j’ai tant d’envie de frapper. Plus les mots se font acides, plus le timbre s’élève, plus la colère s’aggrave et tes mots, tes putains de mots je voudrais les renvoyer dans ta bouche pour qu’ils t’étouffent et que tu te taises enfin !« Ca va changer que je vais savoir sur qui me défouler ! Je le connais ? Je lui ai parlé à San Francisco ? Putain tu t’es bien foutu de ma gueule ! » Tes palabres ne sont que de l’huile que tu jettes sur moi l’incendie déjà bien grand, tu ravives les flammes chaque fois un peu plus, tu me pousses à être toujours plus destructeur. Pourtant si tu savais à quel point je me contiens, à quel point je pourrais aller plus loin. Les envies de vengeances me ravagent le crâne. On était peut être plus ensemble mais moi je continuais de t’aimer, je continuais de me damner pour toi, toi c’était pas le cas, toi tu m’as laissé donc t’avais pas le droit.

Diablesse qui redevient ange de sérénité, douceur qui se réapproprie ton corps, bipolarité qui s’anime en toi. Je ne sais pas comment tu fais ça, mais j’en suis incapable. Je n’arrive pas à retirer le voile teinté de carmin qui obscurcit ma vue, je n’arrive pas à retirer les images de toi et lui qui ravagent mon esprit. Alors je te laisse te glisser face à moi, mes paupières se fermant refusant de te regarder, laissant tes mots tenter de m’apaiser. Mais c’est comme tenter de faire faiblir la flamme avec ses mains, c’est inutile et perdu d’avance, voué à se blesser soit même. Douceur de tes mains sur mes joues abîmées qui fait faiblir la colère, légèrement, très légèrement mais assez pour que mes opalescences croisent enfin les tiennes. Connard en chef qui te hurlent dessus pour ce qu’il lui même fait des dizaines de fois, et j’en suis bien conscient mais c’est plus fort que moi, je peux pas le contrôler je suis comme ça, soit tu l’acceptes, soit tu me quittes et pour de bon cette fois. Je veux être le seul et l’unique pour toi putain.

Image de nous deux qui se perd entre tes doigts, qui termine de me faire redescendre, qui achève d’éteindre les flammes lorsque je nous revois, lorsque nous n’étions qu’amis mais déjà si possessif. Mon souffle se calme, mon sang cesse d’incendier mes veines mais l’éclat noir de possessivité qui noie mes opalescences ne s’efface pas lorsque je te pousse doucement contre le mur sans te faire le moindre mal. Front qui se cale au tien, souffle qui se cale sur la même fréquence, main qui se calent sur le mur lorsque nos cœurs battent frénétiquement à l’unisson. « T’es à moi. » Piqûre de rappel lorsque mon regard cherche désespérément le tien lorsque mon corps se colle au tiens, lorsque les deux amant redeviennent des aimants. « Je laisserais plus jamais un autre mec te toucher. » Les cris laissent place aux murmures glacés, lorsque mes lippes glissent jusqu’à ton oreille pour souffler. « Ca sera toujours toi et moi, dis le. Et si t’arrive pas à répondre à ma putain de question, moi je vais le faire, t’es ma copine. » Ordre que ton roi te souffle, roi diablement possessifs aux mains vicieuse comme des serpents qui s’enroulent autour de toi pour t’emprisonner lorsque mes lippes viennent se poser sur les tiennes pour les voler. Ca n’a rien de doux, c’est l’explosion, c’est l’essence qui rencontre le feu, c’est nous deux Sidney, une putain de destruction amoureuse.


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Sam 17 Déc - 13:54
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Ton corps dans ma rétine c'est sensoriel
Sidney & Nikola


Le volcan continue de cracher sa lave, il essaie de me bruler, de me calciner de ses mots les plus cruels qu’il a en stock. Il me parle comme une moins que rien, la pire des ordures, la pire des femmes de ce bas monde. Mon cœur se fend. Mes yeux se baissent, je perds espoir. Le ciel qui commençait briller de constellations et d’étoiles est en train de redevenir complètement noir, sans une once de couleur. Le trou noir dans ma galaxie. Il me fait douter de moi, de celle que je suis. Il a peut-être raison, j’aurai dû fermer mes cuisses. Ne jamais les ouvrir, pas même une seule foi. Je suis la salope, la traînée qui l’a lâchée et en plus est aller voir ailleurs. La bile me monte à la gorge, mes yeux ne dégagent plus rien de bon. Juste de la tristesse et du regret. La culpabilité me revient comme si la chose s’était produite hier et non pas il y a deux ans. « T’as raison même cette unique foi j’aurai dû fermer mes jambes et n’écouter mon cœur Nik’… » La reine de ton cœur enlève d’elle-même sa couronne, la déposant à tes pieds, elle ne veut plus de cette place si le souverain n’est plus à ses côtés. Elle ne veut pas et ne peut combattre le dégoût. Je veux soit tout, soit rien. Pas une moitié de ton palpitant, pas les simples morceaux encore existant de ce qui nous rattacher dans le passé. Je ne veux pas être un fantôme du passé je veux pas m’y résigner.

Noir charbon de ses yeux qui rencontrent l’éclat marron brisée des miens, je prends ça comme une chance qu’il veuille bien me toiser car je n’aurais moi-même pas le courage de me regarder, je ne suis qu’une tache de malheur, un exemple vivant sur terre pour montrer ce qu’est l’enfer. Je caresse ces joues rugueuses comme si c’était la dernière foi, je profite de ce simple moment où il arrête de ressentir de la haine pour l’aimer une dernière fois avant qu’il ne me demande de m’en aller. J’en ai trop fait, il ne pourra pas supporter ça. C’est trop, inimaginable que Nikola puisse passer au-dessus de ça. Nous sommes les montres d’exclusivité, de la possession. Nous avons toujours accordé nos violons sur ses simples mots. ‘’Nous deux ou rien d’autre’’ et pourtant aucun de nous deux n’a su tenir ce serment et pourtant je suis prête à le pardonner, j’suis prête à laisser de côté cette histoire pour continuer de l’aimer.

Cliché de notre adolescence qui tombe à nos pieds quand tu me colles à ce mur glacé, le cœur s’arrête de battre à la lueur de ton regard déchirant qui s’accapare le mien. Tête contre tête, nez contre nez. Souffle chaud qui caresse doucement mon faciès. Je reste pantelante, attendant que le lion ne fasse qu’une bouchée de sa proie. Qu’il m’assène le dernier coup fatal. Le dernier acte de cette tragédie interminable. La lèvre tremblante j’attends, son corps collé contre le mien me faisant goûter une dernière et ultime foi à ce que j’ai gâché, raté et ce que je n’aurai plus jamais à mes côtés. Lippes sensuelles que j’aurai aimé embrassé une dernière fois, une simple et unique foi pour m’en rappeler à tout jamais. Le plaisir de ses lèvres tentatrice qui m’auront fait vivre autant que mourir sous sa dictature. Oui, l’absolutisme de King il ne peut vivre à moitié. Il m’aime ou il me hait. J’aimerai parler mais rien ne sort, il est trop tard de toute façon ses lèvres s’entrouvrent et la chute ne fait que commencer. Le couperet tombe, et ses mots ne font qu’exploser mon cœur. Il est tombé en ma faveur, la clef Damoclès s’effrites sous mon nez et ses cendres filent à tout jamais. En plus d’être en ma faveur, le prince de mon cœur est prêt à continuer de m’aimer et je suis médusée, son corps se fait encore plus pressant contre le mien, ses mains viennent encadrer mon visage et l’étincelle qui s’était alors éteinte de nouveau après qu’il ait su mon erreur vient de se rallumer, mes bras ballant contre mon corps viennent prendre possession de ses reins, confiance qui reprend. J’hoche de la tête, approuvant ses propos, ses allocutions qui me semblent pourtant être une évidence. « Je n’ai jamais été à quelqu’un d’autre. Toi ou rien. » Tête qui se penche auprès de ma jugulaire, l’effleurant des lèvres y laissant une marque brûlante sur son passage. Pouls qui s’accélèrent, nez qui caresse ma joue et bouche qui suit doucement sa route, dangereusement, qui vient caresser mon oreille, je penche la tête. Lui laissant un accès de rêve, éternelle soumise de ses lèvres. Sa tête revient face à la mienne et il me dit ce que jamais je n’aurais osé rêver d’entendre, les mots les plus incandescent qu’il puisse me confier. J’suis face à celui que j’ai aimé, que j’aime et que j’aimerais, celui qui n’avait pas peur de se brûler les ailes quand il le fallait. Y’a plus de fierté qui tienne, plus de haine qui nous crèvent. Mains qui viennent de part et d’autre attiré mon visage contre le sien, les miennes collant son bassin contre le mien.

Scellant nos lèvres dans un baiser d’acharnées, de damner qui me rappelle à l’identique le premier que nous nous étions échangés.

Elles se cherchent les lèvres des anglais, elle se quittent par centième de seconde pour mieux se retrouver. Elles s’entrechoquent elles se dévorent. J’en ai le souffle saccadé, les yeux fermées pour mieux en profiter. Mes doigts ne cherchent qu’à redécouvrir ce derme qui lui a trop manqué au cours des dernières années. Bout des doigts qui se délectent de retrouver la terre conquise, de s’acquérir de les parties qui lui étaient interdites. Elles remontent les mains incendiaires, elles remontent sur le dos de son bourreau pour s’accrocher à sa nuque, la faible biche redevient la féroce lionne. Celle qui contrôle, celle que personne ne peut arrêter. Je ne stopperai rien cette foi. J’ai bien trop à perdre pour le laisser filer. J’l’aime à m’en crever le cœur, je ne veux même pas essayer de résister. Lèvres qui quittent un instant les siennes, nez qui se caressent j’ouvre les yeux pour regarder mon roi fou, fou de nous autant que moi. Le couple fêlé jusqu’à la moelle. « T’es à moi Nikola faut que je te le dise comment ? Que je te l’exprime en quelle langage ? » Voix sûre d’elle, prunelle attachée au sienne. Je veux même pas entendre sa réponse, je n’attends rien, il comprend jamais rien lorsqu’il s’agit de moi alors je fais parler mon corps, mon cœur et je mets en off l’hémisphère nord, j’ai trop passé mon temps à réfléchir pour avoir un résultat médiocre, je l’ai encore plus éloignée car ma tête ne donnait pas raison à mon palpitant.

Les griffes de l’aigle qui viennent se poser sur le torse musclé de sa proie, je le fais reculer sans soucis jusqu’au bord du lit. Mes chastes baisers qui vont se perdre sur sa mâchoire, dans son cou à la naissance de ses épaules, au creux de ses clavicules. Je souffre d’une Nikolaphie aigue. Je ne peux me contenter du minimum, je veux la totalité. Je veux l’overdose, le brun au cheveux couleur ébène ne gère pas les je t’aime alors je joue de mes courbes, de mes lèvres charnues et de mes vicieuses mains pour qu’il me comprenne. Elle glisse elle glisse les paumes de la diablesse, rythme cardiaque qui hurlent à la symphonie, qui s’accordent et de désaccordent, ils chantent en chœur puis en canon. Je le pousse doucement et il se retrouve sur le matelas que je haïssais quelques minutes avant, l’imaginant dedans avec d’autres dedans. Je me mets sur lui et fait glisser ma vue et mes mains sur son épiderme, je le caresse en me mordillant la lèvre d’envie, de désir. Il me brûle la rétine par tant de beauté, il fait imploser mon cœur et mes hormones à être si parfait. Je souris en voyant sa peau réagissant à mes mains avives. « Ta copine ça fait deux ans et demi qu’elle rêve presque chaque soir de ça donc tu veux bien exhausser sa nuit de rêve … ? » Je penche la tête pour faire ma requête et me penche sur lui pour reprendre possession de ses lèvres, je souris contre ses lèvres lorsque ses mains viennent enlever mon chandail. Morceau de tissus qui finit sa course dans un coin du lit, début d’une nuit qui me parait encore irréaliste.



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Sam 17 Déc - 17:10
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L’amour dure trois ans pour les égoïstes romantiques
Sidney & Nikola




Roi de pique qui rafle ton cœur sur l’échiquier bicolore nuançant les phases de notre histoire. T’es à moi. Souverain plein de possessivité, empereur de ton bonheur comme de ton malheur. Celui qui décide si la perle salé qui dévale ton grain de peau est symbole de ta joie ou de ta peine. Réminiscence de cette rencontre qui a marqué nos vies, qui a constellé notre destin d’émotions si puissantes, trop puissantes pour nous deux pauvres fou. Tu te souviens cette période où je n’étais qu’un chevalier plein de bonté et toi cette fée en danger, cette période où l’innocence guidait nos pas, où la candeur rythmait nos palpitants. Aujourd’hui regarde nous, le prince est devenu roi des enfers, la fée s’est transformé en reine enflammé. Tu reposes contre un roi qui ne te mérite pas, qui ne te méritera jamais. Tu devrais t’échapper, me fuir pendant qu’il est encore temps, voler dans les bras d’un autre qui ne fissura jamais la poupée de porcelaine que tu es. Je suis conscient de tout cela, conscient de bien plus encore mais je ne suis qu’un connard égoïste qui veut te garder pour lui seul, qui veut se prouver à lui seul qu’il est l’unique gardien de ton bonheur. Laisse moi te le prouver Sidney, laisse moi tenter de faire ce que j’ai toujours raté, laisse moi imprimer sur ton visage d’ange un éternel sourire qui ne te quittera jamais, laisse moi faire que tu ne me quitteras plus jamais.

Cruelle bataille que se livrent nos lippes, elles sont possessives, elles sont féroces. Insoumises qui veulent garder la primauté sur leurs sœurs, insoumises qui veulent faire plier celles qu’elles attaquent avec tant d’amour. Combat sans trêve, combat sans pause, deux aimants qui refusent de se lâcher, qui se brusquent, qui s’assassinent pour mieux se faire revivre. Rire qui s’échappe de mes lèvres pour mourir contre les tiennes en entendant tes mots alors que mes doigts glissent vicieusement dans ta crinière dorée, ma lionne à moi. « Je sais pas, je crois que j’aime juste te l’entendre dire. » Répète le autant que tu veux, répète le jusqu’à ce que l’on soit vieux, répète le jusqu’à ce que je ne sois plus capable de l’entendre. Retrouvailles des amants maudits, définitive union de ceux qui se tuent pour mieux vivre, qui ont besoin de s’assassiner pour mieux s’aimer. Cruel amour, amour des champs de batailles, amour guerrier, amour passionné. Chaque fois que tu me dis que tu me hais, je t’aime un peu plus, chaque fois que tu me prouves que tu m’aimes, je t’aime à m’en damner. On vit pas un conte de fée, on le vivra jamais, notre histoire n’est faites que de ratures que j’appose avec ma plumes, traits ensanglantés provenant des plaies que l’on s’est créé lorsque l’on se déchirait. La page ne se tournera jamais, on trouvera toujours de la place pour inscrire de nouveaux mots sacrés, pour continuer notre destinés si nous sommes liés. Le destin est peut être incertains, mais qu’est-ce que je m’en fous puisque t’es là. Plus présente que jamais, plus vivante que tu l’as été depuis bien longtemps. Tu m’as réanimé Sidney, t’as fais revivre ce coeur que tu avais piétiné. C’est toi ma putain de destinée.

Je te laisse nous guider, je te laisse me pousser sur le nouveau territoire que notre couple maudit doit conquérir. Lionne qui tente de conquérir son roi, qui se joue de mon derme, qui provoque cette myriade de frissons me rendant complètement fou. Comment fais-tu cela ? Comment parviens-tu à me rendre si fou de toi ? T’es une putain d’énigme, un putain de mystère. Tu avives un feu qui ne s’éteint jamais, tu dilates mes pupilles face à tant d’envie. Créature de rêve qui me domine, qui me comble déjà par quelque caresses, qui reprend possession de ce qui lui appartient. Des images, des images de nous, fantasmes qui n’ont cessés d’écraser mes pensées durant deux années, prêt à devenir réalité. « Ton copain ne risque pas de se faire prier... » Vicieux doigts qui reviennent retirer ton haut, lentement, me laissant découvrir ce corps qui m’a tant manqué, dévoilant chaque parcelle de ta peau que mes lèvres viennent adorer, remontant bien trop doucement jusqu’à ce que le tissus dérangeant ne disparaisse, jusqu’à ce que je retire le dernier rempart empêchant de sentir ta peau contre la mienne. Lion qui inverse les positions, roi dominateur qui se glisse au dessus de toi en mordillant ta gorge, en laissant ses mains conquérir un territoire qui n’est qu’à moi. « Laisse moi te prouver à quel point tu m’as manqué. » Derniers mots avant que mes lippes ne retrouvent enfin les tiennes, avant qu’elle ne les quitte pour entamer une longue descente sur ton corps m’étant destiné. Enveloppe charnelle faite pour moi, nous deux imbriqués pour une valse passionné, corps faits pour planer ensemble, entités créés pour s’aimer, pour explorer le septième ciel à deux. Si notre amour doit nous tuer, au moins je brûlerais de notre passion, au moins je m’éteindrais sur tes lippes sacrées.


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