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hold me close, i wanna feel your heart • nate

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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Mer 14 Déc - 11:41
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


J’entends le réveil sonner. Je l’entends comme s’il était dans ma tête. Je suis sûre que l’étage l’entend. Quelle idée d’entamer la préparation de la salle à six heures du matin ? La soirée ne commence pas avant dix neuf heures, soit treize heures après l’heure de rendez-vous. Je maudis les prestataires. Je maudis Empire. Je maudis ce con d’auteur. Je serai de mauvaise foi, à dire qu’en plus de ça, son livre est nul. C’est faux. L’ayant eu en avant-première, j’ai dévoré son oeuvre. Je l’ai lu en nuit d’insomnie, et c’est grâce à la lecture de son livre que j’ai pu apporter mes idées pour la soirée de lancement. Il me tarde de rencontrer l’auteur, de lui poser mille et une question sur son personnage qui entame cette quête seul à travers le monde. Je me suis reconnue en ce David. J’avais l’impression qu’il avait écrit sur ma vie. David, il a perdu son travail de comptable dans une grosse boîte. Son poste lui permettait de mettre de côté assez d’argent pour subvenir à ses besoins si justement, il venait à le perdre. Alors quand il s’est retrouvé sans emploi, il n’en a pas cherché un autre : il a fait un sac de voyage qui ne contenait qu’une trousse de toilettes, son appareil photo et son porte-feuille, et il est parti. Il a tout quitté. Il a laissé un mot à son ex-femme, qu’au moins une personne sache où il se trouvait et il est parti. Il s’est pointé à l’aéroport, à regarder le tableau des départs. Il a regardé quel était le septième départ – son chiffre favori – et il s’est pris un billet pour cette destination. C’est comme ça qu’il s’est retrouvé à faire le tour du monde. Juste en regardant le septième départ d’un aéroport. Je me suis reconnue en lui sur tellement de points qu’il va falloir qu’on m’empêche de monopoliser l’auteur toute la soirée pour lui parler de ma vie. Mon réveil sonne une deuxième fois et je me souviens que je ne suis pas censé admirer cet auteur mais le maudire. À cause de lui, je me retrouve à me réveiller à cinq heures du matin. Le pire dans l’histoire ? Seules Tania et moi serons présentes à six heures du matin : tout le reste de l’équipe ainsi que quelques personnes de la maison d’édition n’arriveront pas avant quatorze heures cet après-midi. Je dois être présente aux aurores parce que je suis la coordinatrice du projet, que c’est moi qui récupère les clés de la salle, que les gars de la sono et de la lumière ont une autre installation dans la journée, qu’il vaut mieux qu’ils commencent par la notre. Et Tania n’est là avec moi que pour me supporter. Je connais Tania maintenant. Elle va se trouver un canapé confortable dans l’hôtel et ne pas y bouger, rester sur sa tablette et faire semblant d’être occupée quand en fait elle sera en train de rattraper son retard dans Sex and the City. En soi, cette surcharge de travail ne me dérange pas. Je me plais tellement à Empire que j’en oublie tous mes problèmes extérieurs. Je mets toute mon âme dans le travail. Même le poids des responsabilités ne me semble pas si lourd. D’une certaine manière, c’est une preuve de leur confiance en moi. Non, vraiment ce qui m’énerve ? C’est me lever à cinq heures du matin pour tenir compagnie à des ingénieurs sons.

J’éteins mon réveil avant qu’il ne réveille mes deux colocataires et m’étire comme un chat dans mon lit. Je me roule sous la couette et deviens un burritos géant. Mon corps refuse de coopérer. Il sent le froid qui l’attend dehors. Je dors en t-shirt-culotte parce que j’ai toujours eu chaud la nuit, mais juste à l’idée de connaitre la température qui avoisine le zéro degré dehors me fout la chair de poule. Il fait trop froid pour sortir. Il fait trop froid pour vivre. Le soleil, l’hiver de Californie me manque. Je sais que j’ai vécu pendant près de cinq mois en Europe du Nord, très au nord, mais j’ai surtout vécu trois ans sous la chaleur des tropiques, mon corps s’est plus habitué aux rayons du soleil, qu’aux rayons UV des salons. Je ne me bronzais pas, j’entretenais mon corps fragile de Danoise née à Santa Fe. La lose, on est d’accord. Mon téléphone vibre encore une fois et le message qui s’affiche sur mon réveil me fait soupirer. J’avais oublié qu’hier soir j’avais laissé mon téléphone au petit que je garde trois soirs par semaines. Le petit m’a mis « lève toi gros boudin ». Sept ans et se permet déjà d’appeler une fille gros boudin. Bon je lui rends bien en l’appelant patate. Je désactive tous les autres réveils et sors la tête de sous la couverture, soufflant comme un ballon de baudruche. Je ne veux pas sortir, au secours, sauvez moi. Je descends la couverture et niveau de ma poitrine et la chaleur de ma chambre me pousse à y rester. La seule motivation que j’ai pour m’aider à trouver la force d’aller travailler si tôt c’est.. euh.. non, aucune motivation. On pourrait dire l’argent, mais le salaire ne tombe pas avant Noël. On pourrait dire la reconnaissance du travail bien fait. Mouais je me passerai de me lever si tôt. Aucune raison qui me pousserait à me réveiller si tôt. Seulement, aucune excuse, je suis la coordinatrice, c’est mon rôle d’y être si tôt. Ah si j’ai trouvé ! J’ai trouvé ma motivation : je suis en vacances après cette cérémonie ! Je n’ai normalement le droit qu’à une semaine mais ayant des examens début janvier, je bénéficie des deux semaines. Et ça, c’est la meilleure des motivations. Sourire aux lèvres, j’attrape mon pull qui traine sur le fauteuil et sans faire de bruit, je sors de ma chambre et me dirige vers la cuisine. Pendant que je me fais couler un bol de café, je me dépêche de passer à la douche, histoire de me réveiller. Je remets mon pull ainsi qu’une nouvelle culotte et je vais me servir de mon café. Trois sucres dans le bol et je vais m’asseoir sur le fauteuil dans ma chambre, face à la fenêtre. La vue donne sur la skyline de Manhattan. Les grands bâtiments de Wall Street s’offre à moi de l’autre côté de Central Park, tels des points dans le ciel. Il est cinq heures et quelques passé, et la grosse Pomme est déjà vivante. Dort-elle vraiment ? J’en doute. C’est un rituel que j’ai pris depuis que je suis arrivée à New-York. Prendre le temps de prendre mon bol de café dans mon fauteuil, face à la ville, et je fais le point. Sur ce qui va, ce qui ne va pas. C’est une manière pour moi de prendre du recul sur ce qu’il se passe, me fixer des objectifs. Mes anciens psychologues m’ont tous dit la même chose : il fallait que je me fixe des objectifs à atteindre dans la journée pour ne pas trop dévier. On est d’accord : j’aurais dû commencer plus tôt. Ce matin, malgré le fait de m’être lever si tôt, malgré le fait que le soleil chaud de San Francisco me manque, ce marin, je souris. Je souris parce qu’il est de retour dans ma vie. Et ça, ça vaut toutes les bonnes choses qui pèsent de plus en plus lourds dans la balance.

Boisson chaude et revigorante bue, je me lève et dépose mon bol dans l’évier. Sur le chemin du retour vers ma chambre, je me brosse les dents et coiffe rapidement les cheveux. De retour dans ma chambre je me pose devant mon armoire. Je ne cherche pas comment m’habiller, je cherche mon jogging. Je ne mets sur mon trente et un que ce soir, ça ne sert à rien que dès ce matin je rivalise avec les mannequins. Dans tout ce bordel, je trouve mon jogging perdu dans une dune de fringues. Par habitude, j’attrape le pull et je me ravise en me souvenant à qu’il appartenait à l’origine. Non, il est trop tôt. On n’a jamais parlé du fait qu’en partant, j’ai repris la casquette. On s’est revu, depuis nos retrouvailles. On s’est revu seulement dans le cadre du travail. Je suppose qu’on n’était pas prêt à reprendre une ville « normale » avec l’autre présent. Je remets le pull à sa place en prends un autre. Je dois probablement ressembler à Michelin habillée comme ça mais je m’en fous. Il est six-heures moins le quart, le confort l’emporte sur la classe. J’enfile ma veste, m’enroule dans mon écharpe de trois mètres, enfile mes converses à peine fermées, attrape mon sac et deux minutes plus tard je me mets à claquer des dents tant le froid fouette glacialement. Je me dépêche d’atteindre la rame de métro. J’en pleure. Mon dieu Empire, heureusement que je suis en vacances après cette journée. Dans tous les cas j’aurai demandé des jours de congés. Certes depuis quelques semaines, je semble mieux. Il n’empêche que mon corps et ma raison, eux ils restent fidèle à eux même, malgré la longue pause chaque fois imposée après de gros projet comme celui-ci. Quand j’arrive au Mandarin Oriental Hotel, un des hôtels les plus prestigieux de New-York, Tania m’attend déjà devant la porte, son chewing-gum déjà mâché à ne plus avoir de goût.

Je la salue, et on se dépêche de rentrer. Tania a l’habitude de travailler ici, Empire a un partenariat avec l’hôtel, ce qui nous a permis de répondre assez rapidement à la particularité du brief annonceur : l’auteur veut du luxe. Si Tania va directement saluer le réceptionniste, il me faut un court instant pour me rendre compte de là où je me trouve.  Le hall entier est un appel à la luxure. Du sol au plafond en passant par les colonnes, tout brille de propreté, de richesse. Je ne me sens absolument pas à ma place avec mon pull trop grand, mes converses niquées. Mais j’ai l’habitude. Quand vous avez trainé avec le gratin de Chicago ou San Francisco, ce n’est pas un énième hôtel qui va vous intimider. Néanmoins, je n’ose respirer trop fort, de peur de salir par ma présence. Je me dirige vers le réceptionniste qui m’a l’air aussi con que Tania. Génial. La matinée semble funky. J’attrape la clé qu’il me tend, le remercie d’un sourire tout aussi hypocrite que lui et me dirige vers l’ascenseur. Quand j’arrive devant la salle, au deuxième étage, les différents managers sont déjà là. Je leur ouvre la porte et une pièce qui doit bien faire dix fois mon appartement s’offre à nous. Je pose mes affaires dans un coin et m’attache les cheveux. Je sors de mon sac le plan que l’on a élaboré et remet une copie à chacune des personnes présentes. Les ingénieurs sons et lumières sont déjà en train de travailler, connaissant leur part. Avec moi, les serveurs du traiteurs sont présents avec moi pour installer les tables selon le plan. J’enlève mon pull, me retrouvant en brassière de sport et après m’être assurée que tout le monde avait compris ce qu’il avait à faire, on attaque le travail.

On a travaillé non-stop pendant quatre heures. Les ingénieurs sons et lumières avaient souvent besoin qu’on arrête d’installer les tables et tout pour gérer certains détails. On profitait de ces courtes pauses pour boire une bouteille. Le service de l’hôtel nous apporte souvent de l’eau, ainsi que de quoi manger. Je n’ai pas le temps de manger. Je regarde ma montre et souffle. Il est déjà midi, et on n’a toujours pas fini. Il nous reste deux heures avant que les équipes n’arrivent avec les tissus et autres affaires nécessaires à la décoration. Quatre heures pour installer plus de trente tables... quelle idée d’avoir invité plus de deux cents personnes ? J’attrape dans mon sac une serviette. Je suis trempée. La moitié de l’équipe présente avec moi est allé manger. L’autre équipe continue avec moi d’installer pour ne pas que l’on perde de temps. On reprends notre souffle un instant et par dessus la musique que j’ai mis pour nous motiver, j’entends la porte s’ouvrir. Ils n’auraient pas déjà fini de manger ? Je me retourne, en m’essuyant le visage et je me stoppe en voyant le nouvel arrivant. « Qu’est-ce que tu fous là Nate ? T’es censé arriver pour quatorze heures non ? » Vu sa tête, il s’est trompé comme un con dans les horaires. J’éclate de rire et mon rire se transforme en sourire quand je le vois loucher sur mon torse trempé. J’ouvre les bras en grand. « Tu veux un câlin chaton ? » Il s’éloigne de moi et je referme les bras, toujours en riant. Depuis tout à l'heure, je n'ai rien dit. Et je ne compte pas lui souhaiter son anniversaire avant ce soir. J'attendais cette soirée avec impatience depuis quon a signé ce couillon de contrat. Non, je fais volontairement celle qui a oublié son anniversaire pour lui réserver le meilleur des traitements ce soir. en attendant, j´agis le plis naturellement possible. J’attrape un plan derrière moi et vais lui donner la feuille. « Puisque t’es là, autant nous donner un coup de main. » Je lui explique rapidement le plan et on se remet tous au travail. Nate est dégoûté de s’être trompé d’heures, ça se voit. Mais eh, y en a qui sont là depuis les six heures du matin. « Oh fais pas la gueule, tu vas pouvoir exhiber tes beaux muscles ! » Je suis toujours très fragile quand il s’agit du corps de Nate. Depuis cet été, depuis que j’ai vu son corps transformé, je ne rêve que d’une chose, de le redessiner encore et encore. Vous ne savez pas vous, ce que c’est de quitter un gars qui pleure dès qu’on prononce le mot sport et de le retrouver complètement transformé à son retour. De beaux muscles saillants, mais pas trop non plus, un début de tablettes... je reprends mes esprits quand Tania entre dans la pièce. À peine entrée qu’elle vient de jeter son dévolu sur Nate. Évidemment, on parle de Tania. Elle ferait tout pour avoir tout le monde dans son lit. Mais Nate ne peut pas craquer, n’est-ce pas ? Et de toute façon, il a interdiction de draguer une seule fille d’Empire. « Tania, t’es montée pour nous aider ou pas ? Parce qu’il nous reste une heure et demie avant que Gary arrive et j’aimerais qu’on ait fini. » Je ne supporte pas Tania. C’est une flemmarde. Mais c’est une bonne attaché de presse, elle sait comment arriver à ses fins... quelle bitch. Ce que je viens de lui dire lui passe totalement au dessus. Elle continue de parler à Nate comme si de rien n’était. Je souffle, un peu trop fort. La journée s’annonce longue. Trop longue.


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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
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Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
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Jeu 15 Déc - 16:41
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


Toux effroyable qui s’échappe d’entre mes lippes, putain de bronchite et de problème de fumeur dès le matin. Yeux collés qui n’arrivent pas à s’ouvrir. Le réveil n’a pas encore sonné mais ça ne saurait tarder. Le froid vient se glisser sur mes jambes que très peu couverte et je ronchonne tirant d’un geste sec la couverture pour rester dans la chaleur de ma couchette. Porte d’entrée qui se claque, colocataire qui s’en va. Enfoiré… Même pas il me souhaite un joyeux anniversaire… Je ris pour moi-même, voix rauque qui dépasse la frontière de mes lèvres en pensant qu’aujourd’hui j’ai vingt-cinq ans … Les années filent mais pas connerie. J’ai l’impression d’être toujours ce gamin de dix-huit piges qui ne comprenait rien à rien à la vie, qui n’était fait que pour boire des litres d’alcool et fumer des pétards à longueur de journée… Oh wait, c’est toujours ce que je fais mais avec de la moustache en plus et des kilos en moins. Un œil s’ouvre difficilement pour récupérer mon portable sous mon oreiller, paupières qui se plissent face à la luminosité de celui-ci, je rétrograde et fait glisser mon doigt sur l’écran tactile. Déjà plusieurs messages me souhaitant une bonne journée et un bon anniversaire. Je souris quand même touchée par ceux qui ne m’oublient pas malgré la distance, je sais reconnaitre mes vrais amis et ça fait plaisir… Pas comme cet enfoiré de Nik hein… Colocataire en bois.

Tour des réseaux sociaux terminés, partie de mon corps qui était contracté est enfin calmé. Même à mon âge les réactions d’adolescent, les hormones en folie c’est toujours d’actualité. Même lorsque la nuit et paisible et non pas calciné de rêve érotique, les réactions sont automatiques et sont toujours aussi difficile à gérer. Surtout lorsqu’on est un célibataire et qui plus est, frustré depuis quelques semaines déjà. Mon corps ne m’écoute pas, des fois je dois gérer les choses de manière bien plus sale que par le simple fait d’essayer de passer à autre chose, de focaliser mon esprit sur autre chose qu’un corps pulpeux mais ça va, aujourd’hui l’esprit et plus fort que le corps et ça me convient parfaitement. Pas le temps de souffler de satisfaction que ma mère m’appelle. Bon, super, je vais en avoir pour minimum une heure voir plus de blablabla, elle va me passer la famille entière. Mais c’est le passage obligatoire, maintenant que je suis loin d’eux, je ne peux aller à l’encontre des appels téléphoniques répétitifs et assurer à la première femme de ma vie que tout se passe pour le mieux.

Je décroche hésitant et des voix en chœur me souhaite mon anniversaire et j’avoue que pour le coup, ça me fait chaud au cœur. Je souris derrière le combiné, un sourire franc. Une main vient se perdre dans mes cheveux et je comprends que ma famille complètement tordue et imparfaite me manque. Que ce soit le sourire gracieux et fière de ses progénitures de ma mère, le regard toujours sérieux de mon père ou même les conneries de Souani, tout me rend nostalgique et un petit rire nerveux s’échappe, je ne sais comment les remercier ces gens que j’aime, j’ai l’impression de faire que de la merde et de la peine. Je m’éloigne alors qu’ils se raccrochent à moi comme étant avec Angela un ultime espoir dans cette misérable vie que nous menons. Ils auraient aimé que le reste des enfants soit comme nous deux, qu’ils continuent tous leurs études, quittent à travailler sept fois plus, faire des emprunts de banque mais c’est ça qu’ils auraient voulu. Mais nous sommes les deux seuls attirés par l’apprentissage.

Conversation terminée au bout d’une demi-heure, je me lève enfin. Déterminé, motivé à commencer la journée qui ne va pas être de tout repos. Sans perdre de temps, je vais me préparer un café corsé et sort mon planning et relis les tâches que j’ai à faire pour la journée. Je regarde ma montre et j’hallucine. J’suis grave dans la merde. Je bois rapidement mon café bien trop chaud, me brulant la langue par la même occasion et je file sous la douche. Vapeur de l’eau bien trop chaude qui vient se glisser sur les parois de verre de la salle d’eau, brume opaque autour de moi lorsque j’éteins les mitigeurs. Serviette que j’enroule autour de ma taille avant d’essuyer de l’avant-bras le miroir pour me regarder, teint toujours aussi halée mais quelque chose ne va pas, je me sens mal aujourd’hui. Je tousse une nouvelle foi et je comprends que je suis officiellement malade. Nez qui commence à se boucher, tête qui commence à cogner, la journée va être splendide. Je baisse la tête vers levier et me brosse les dents frénétiquement. Aujourd’hui c’est mon anniversaire, je suis sur un gros projet évènementielle et je crois bien qu’aujourd’hui je vais de nouveau voir Jolene en chair. Une nouvelle foi, encore pour le travail mais c’est déjà ça. Je n’arrive presque pas à croire que nous arrivons à nous entendre lorsqu’il s’agit de boulot. Nous qui sommes si différent l’un de l’autre, moi le Monroe qui voit les choses en grand et elle la Parks qui les voient totalement différemment nous arrivons à trouver terrain d’entente.

Pull à capuche enfilée, et doudoune militaire sur le dos je suis prêt à parait l’hiver de cette ville bien trop grande pour moi. Saison que je ne connaissais pas assez suite à ma longue vie sur la côte ouest du pays. En Californie nous avons ce que nous pouvons appeler une demi-saison… Un sweat et une veste suffisait amplement tout le long de l’hiver pour faire comme si nous avions un peu froid alors qu’ici … C’est la totale qu’il faut : Gant écharpe, tout vraiment tout. Et moi je n’aime pas ça le froid, j’suis pas fan des températures trop basse alors que je suis née un jour d’hiver … L’ironie. J’ai tellement la flemme de bouger que je me mets à rêver des plages de Los Angeles que j’ai déjà visité, du nouveau Mexique que j’ai aussi pu voir… Les teintes chaudes du pays me manque grave en cette journée… Faut que je pense à voir Angela, elle est ma seule source de chaleur dans cette ville trop glacée. Assis sur mon lit j’attends d’avoir la foi de me lever et pourtant l’heure file je vais arriver en retard si je continue … Aller il est temps Martinez, bouge-toi le cul, personne ne le fera à ta place.

Soupire face à la horde de gens dans les transports en commun. Ma vieille Mustang de l’été me manquait tellement… je détestais être tant collé aux gens, ne pas avoir d’espace et aussi le stress colossal qu’ils me foutaient à les voir eux si pressés. Bordel, je hais les gens comme ça. Si t’as peur d’être tant en retard réveille-toi plus tôt, fait pas genre t’es sûr de toi, que tu peux procrastiner, grappiller quelques minutes et après venir pleurniché dans les transports si le métro passe à dix-heures trente-trois et pas une minute à l’avance. Le gars en face de moi me saoule, il tape du pied et soupire dès que les portes du wagon ne se referme pas rapidement. Pour notre bien à lui et à moi, je préfère m’éloigner je m’avance à la recherche d’une place introuvable, je reste debout mais au moins j’suis loin des gens cons qu’on peut croiser.

Andrew Prisloo, l’écrivain que nous lançons ce soir est un homme sûr de lui, tellement sûr de lui et de son écrit qu’il a obtenue tout ce qu’il voulait de la maison d’édition et aussi d’Empire. Il voulait une couverture de livre comme il l’imaginait, il l’a eu sans que personne ne bronche, il voulait un endroit classe nous voilà dans l’un des plus beaux hôtels de New York. Certains ont vraiment des traitements de faveur dans ce monde. Il connaissait beaucoup de monde ce Stewart, certes sont livre était bien mais il n’était pas non plus J.K Rowling, il n’était pas Hemmingway quoi … Il écrivait de la simple littérature plutôt machiste sur la société. Pas de quoi fêter un chat pour en faire des tonnes au point qu’on me toise comme si j’étais un dégénéré de venir travailler dans une tenue aussi basique qu’un jean noir et un pull de la même couleur à capuche. Je souriais hypocritement à l’homme face à moi en lui montrant mon badge pour prouver que je travaillais bien pour Smith&Stewart. Il y jette un œil et me laisse enfin passer, j’dois vraiment pas avoir la gueule de l’emploi je crois. J’avance dans le couloir et je vois petit à petit le bordel que c’est, des tables pas encore placées trainent, des gens en furie bouge d’un sens à l’autre et ça me fatigue déjà. Je cherche quelqu’un de la maison d’édition du regard et non… Personne n’est là. Ok génial…. J’entre dans l’une des salles et voit beaucoup de gens au travail, s’affoler, placer les choses unes à une sur les tables disposées et je comprends pas trop ce que je fou là, je tousse dans mon coude en m’avançant vers la brune en tenue un peu trop aguicheuse en ouvrant ma doudoune qui commence à me tenir bien trop chaud, des perles de sueur faisant leurs chemins sur mon front, ce n’est peut-être pas la chaleur mais la fièvre qui m’assiège. Sourcil qui se fronce lorsqu’elle me demande ce que je peux faire là…. Regard blasé car je trouve la question conne mais bon. « A ton avis Jolene ? Qu’est-ce que je viens faire au travail ? Puis moi j’ai lu sur mon emploi du temps qu’il fallait être là midi… Déjà que j’ai une demi-heure de retard …. » Je sors le papier de ma poche avec les plannings de la journée………… Je soupire, la regarde et lève les yeux au ciel. Raté, j’suis un putain d’handicapée qui ne sait pas lire, elle rit et moi j’suis le mec le plus énervé de la planète d’être si con. « Vas-y crie le encore plus fort que je me suis trompé …. » Je passe une main derrière ma nuque gênée et glisse mes yeux sur sa brassière qui me fait hausser les sourcils. « Non merci pour le câlin transpirant mais la brassière au travail… bref j’aurai dû y penser le jour du contrat ! » Je détourne mon regard d’elle en m’éloignant.

Affaire posée sur le côté moi ce que je comptais faire c’est aller me balader dans l’hôtel, profiter de boire un café et pourquoi pas lire un ebook mais non, l’enchanteresse n’a pas ça en tête. Elle veut me faire travailler jusqu’à la dernière minute. Je suis tentée de lui dire un beau non mais elle m’a déjà plantée dans les mains un plan des tables. « Et je dois faire quoi Fran … ? » Voix suave, lassé, blasé de devoir faire un truc qui n’entre pas du tout dans mes tâches et dont je ne connais rien. Une voix de demoiselle s’approche de nous et roule des yeux en entendant ce que lui dit Jolene, elle lui réplique en disant qu’elle est enfin prête à mettre la main à la pâte et se montre bien sympa en me disant qu’on peut le faire ensemble. « Heu ouais ok… Je m’occupe du côté gauche » Voix incertaine de vouloir travailler avec quelqu'un. Je lui pointe du doigt la table encore vide sur laquelle je vais me pencher à travailler et elle me suit à la trace en se présentant et commençant à me questionner. Intérieurement je soupire, j’ai envie de lui dire ferme ta gueule mais extérieurement je ne fais que sourire poliment et continuer ma tâche sous l’œil inquisiteur de Jolene sur moi.

Une dizaine de minute pour tout placer minutieusement, je soupire face à l’incapacité de la rousse à côté de moi pour faire les choses avec tact, mettre symétriquement les choses à leur place. Bordel qu’elle conne celle-là. Grave marre de repasser derrière elle, je me tourne vers Jolene occupée ailleurs et lui fait signe de venir vers-moi. « Tu veux bien m’aider toi ? » Je me rapproche d’elle et dit à son oreille. « Ta copine elle est en train de me faire péter un plomb là …. »


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
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Jeu 15 Déc - 18:17
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


Les tâches ingrates sont toujours réservées aux stagiaires. Ils partent du principe qu’il n’y a que comme ça que l’on découvre le travail, par la force et à la sueur de notre front. Vu le nombre de litres de sueur que j’ai pu lâcher, je crois que je l’ai bien ingéré, le travail. Les tables n’étaient même pas assemblée, les chaises étaient dans l’autre salle de réception et le traiteur allait avoir du retard. En tout nous étions dix pour installer une trentaine de table. Pas seulement s’occuper des ornements non. On devait installer le grand tapis, passer l’aspirateur, tout en sachant que quand les techniciens auraient fini vers dix heures, on allait devoir encore repasser l’aspirateur. Du coup, la mise en disposition ne se ferait pas avant dix heures. Pendant ce temps on devait d’abord assembler les pieds avec les plateaux des tables, puis disposer les chaises par table. Et encore ça, c’était si tout se passait bien. A dix heures on prenait une pause clope pendant que les techniciens rangeaient leur bordel et à dix heures dix, on retournait travailler pour qu’à midi, on ait fini la disposition de toute la salle et qu’on en soit à mettre les couverts. Mais évidemment, même sous mon contrôle, rien ne se passe comme prévu. Quand je suis arrivée à six heures ce matin, la moitié de l’équipe était en retard mais surtout, la salle n’était pas entièrement nettoyée. Il avait fallu qu’on attende la dame de ménage en chef pour l’aider à nettoyer. On avait déjà perdu une heure. Une heure c’est énorme. Je calculais à la vitesse de la lumière dans ma tête pour voir sur quoi on allait devoir speeder pour être à l’heure. Vers dix heures trente on avait à peu près rattrapé notre retard. Pause clope donc le temps que les techniciens rangent leur bordel. Et putain ces gars sont les techniciens les plus crades avec qui j’ai pu travailler dans ma vie. On leur avait demandé de marcher le moins possible sur le tapis pour ne pas nous rajouter trop de travail. Surtout que la moquette est bleue nuit, les traces de pas se voient énormément. Devinez qui a carrément fait rouler les caisses sur le tapis alors qu’on leur avait laissé un pan pour circuler ? La dame de ménage a accepté de venir nous aider. À peine onze heures que je me tirais les cheveux comme pas possible. Je suais comme un mineur et ma journée était loin, loin d’être finie. Je remercie mentalement Gary de m’avoir réservé une chambre d’hôtel pour ce soir car je n’aurai clairement pas le temps de rentrer chez moi, me préparer et revenir, si je ne m’endormais pas dans le métro, évidemment. J’entends l’eau de la baignoire parfumée qui m’appelle. Oh j’arrive ma belle, j’arrive.

Les gars sont retranchés dans la petite salle, afin d’installer ce qui servira de cuisine pour le traiteur. Avec les filles ont continu de mettre en place les dernières tables quand Nate arrive. Je roule des yeux en l’entendant râler. Sincèrement Nate, t’as pas mieux à faire que de râler ? Si t’es pas content, tu rentres chez toi, on n’en parle plus. Je suis essoufflée, en nage, évidemment que non je n’allais pas le prendre dans mes bras. Surtout... on n’est pas redevenu assez proche pour que je me permette d’agir de la sorte. Je lâche un soupir désabusé, quand il rappelle notre contrat. Bientôt je n’aurai plus le droit de m’habiller comme je veux. Il faudra qu’avant de sortir, je lui envoie ma tenue par message pour savoir s’il la valide. Enfin à le comprendre, je ne dois montrer aucun pan de peau. Je ne réponds même pas. Je préfère le laisser dans sa connerie que de m’enfoncer avec lui dedans. J’avais réussi à me mettre de bonne humeur, oubliant la connerie des techniciens ce matin, le retard de la moitié de l’équipe, l’incapacité de Tania à travailler plus de deux minutes. J’avais réussi à oublier tout ça et Nate arrive, de mauvaise humeur parce qu’il est trop en avance, et non pas en retard comme il le croyait. Il m’agace. Sérieusement. M’appeler Fran ne me calmera pas. « Il faut terminer de dresser les tables pendant qu’on installe les dernières tables. » Que Dieu me préserve si j’avais osé lui donner la tâche la plus physique. À peine m’éloignais-je de lui que Tania arrive à la charge. Mon côté gentil aimerait lui faire un signe qu’il ne vaut mieux pas qu’il travaille avec elle, que d’ici cinq minutes il va m’appeler au secours. Mais il l’a cherché. À faire la gueule dès que quelque chose ne lui plait pas. Il se démerde avec Tania. Je lui en veux à Tania d’avoir cette facilité déconcertante à obtenir tout ce qu’elle veut des hommes. La sirène ce n’est pas moi, c’est elle. Je soupire et me remets au travail, sans pour autant cesser de les regarder. Non, je jette des coups d’oeil fréquents.

Nate au travail est différent de Nate du quotidien. Il se met à la tâche sans poser de questions et va jusqu’au bout. On s’est revu lors de brèves réunions, souvent où j’étais à moitié présente, à moitié sur mon téléphone à m’occuper des différents prestataires. Je ne le croisais donc que très peu. C’est à peine si nous nous sommes vu. On m’a questionné à son sujet. Les gens parlent, ils savent qu’on vient de San Francisco. Ce n’est pas anodin, deux ciscains qui viennent en même temps dans la Capitale économique du pays. Comme si je ne le savais pas. Alors j’ai tu les rumeurs. Nate et moi, on se connaissait vaguement à la fac. Nous n’étions pas dans les mêmes promos, nous avions juste certaines connaissances en commun. Nous ne sommes pas amis. Ça devrait leur suffire le temps de nous oublier, le temps qu’on fasse parti du décor. Pour l’instant, rien ne nous a trahi. Enfin sauf s’il continue de parler de mes fringues et de notre contrat, notre couverture part en fumée. De l’autre côté de la salle, je devine très bien Nate froncer des sourcils, se démerdant pour être le plus précis possible. Je vois Tania bouger tout autour de lui, et je l’entends pouffer. Sérieusement connasse ? Je soupire et je pose un peu trop fort la chaise au sol. Si elle continue elle va se prendre un pied de chaise dans la gueule. Ce n’est même pas le fait qu’elle tourne autour de Nate qui m’énerve, je le vois qu’il n’en a rien à foutre de sa gueule. Non, elle l’empêche de travailler, nous ralentit. Je me tourne vers une autre serveuse qui a l’air d’en avoir marre aussi quand je croise le regard de Nate qui me demande de venir le voir. Je soupire et m’approche de lui. Hah, il veut que je le sauve de Tania. Je m’apprête à lui répondre qu’il se démerde quand je remarque son teint. « Ça va Nate ? » Je touche son front et je le sens bien chaud sous ma main fraiche. Je soupire, complètement blasée. « T’en a pas marre de ne jamais me dire que tu es malade ? » Évidemment que je fais référence à la Mystery Party. Ce n’est que quand ma décision est prise qu’il me dit qu’il ne sent vraiment pas bien. Et là il a accepté de travailler alors qu’il est malade. C’est une passion de me faire passer pour la mauvaise graine de nous deux, d’être cette psycho-rigide maniaque de l’ordre et du travail. Je lui attrape la main et l’emmène dans la cuisine où plus personne ne se trouve. « T’as mangé ce matin ? » Je fouille dans mon sac et trouve un cachet contre le mal de crâne. Je suis une armoire à pharmacie ambulante et les trois quarts du temps, ce n’est pas moi qui y aie recours. Je tends le cachet et un verre d’eau à Nate et regarde l’heure. « J’ai ma pause déjeuner dans cinq minutes... je vais la prendre maintenant. Cette garce va me remplacer. » Je fais signe à Nate de me suivre et on retourne dans la salle de réception. J’offre mon plus beau sourire à Tania, en remettant mon pull et en attrapant mon sac. « Je vais prendre ma pause déjeuner, on revient dans vingt minutes. Tu sauras gérer sans moi, hein ? » Je ne lui laisse même pas le choix que je sors de la salle avec Nate. On entre dans l’ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée, où on pourra manger au restaurant de l’hôtel. Le tout sur la note de l’auteur, évidemment. Dans la cage, je regarde Nate, sourire attendrie aux lèvres. Il me fait de la peine, à être malade comme un chien. C’était obligé que le mexicain qu’il est ne supporte pas le froid glacial de New-York. « Ça craint, d’être malade pour son anniversaire. Enfin, au moins, tout le monde est doublement aux petits soins avec toi. »



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Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
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Ven 16 Déc - 23:56
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


Concentration à son maximum, plis qui se créer à la naissance de mon front tant je m’obstine à faire les choses bien. Repassant derrière cette pauvre ribaude qui n’arrive à rien. Elle est jolie mais qu’est-ce qu’elle est conne… Elle a un joli nez, des jolis yeux et une couleur de cheveux hors du commun mais elle est vide, ne dégage rien. Elle parle mais ses mots ne sont que des sons qui n’ont aucun sens, aucun intérêt. Elle me fatigue plus qu’elle ne m’intéresse. La table prend enfin forme, je dépose les derniers cartons au nom des invités devant chaque assiette et me redresse passant une main sur mon visage cherchant à desceller une erreur qui n’existe pas. La présentation est parfaite, je jette un œil sur le plan et tout est suivi à la perfection. Je souffle un coup, main moite qui vient à la rencontre de mon propre visage que je sens trempée. Je frémis en me sentant aussi courbaturer. La rousse essaie encore de me parler mais je tourne négligemment les yeux vers elle et lui coupe la parole « Talia, laisse je vais continuer seul te casse pas la tête… » Erreur sur son prénom sans que je m’en rende compte, elle fronce les sourcils choqués que je ne m’en rappel plus et que je la vire de sa propre mission en plus. Loup qui préfère la solitude, qui préfère être seul que mal accompagné et encore plus lorsque la demoiselle est une empotée. Elle me rassure que non, elle veut continuer à mes côtés. Je soupire doucement pour moi-même.

La plus belle des demoiselles présentent dans la salle est à mes côtés. Elle regarde le travail que j’ai fait et approuve de la tête. Je suis satisfait, elle n’a rien à redire et j’en suis plutôt flatté. Par contre, elle n’a pas l’air de vouloir rester une minute de plus avec moi, elle est déjà prête à tourner les talons lorsqu’elle se met à me toiser de sa petite taille les bras croisées me demandant si je vais bien. Leger froncement des sourcils et je la regarde étonnée par cette question soudaine, comme si ça n’allait pas bien. « Euh… ouais ça va pourquoi ? » Elle me coupe presque, petite paume douce qui vient caresser mon front pour en prendre la température. Mes prunelles se posent sur son visage et je ne peux m’empêcher de la trouver adorable, ses yeux plissés pour discerner ma température, sa lèvre inférieure qui se coince entre ses dents tout en réfléchissant. Elle est inquiète en retirant sa main et je comprends que je dois être bouillant. J’suis bizarre aujourd’hui, j’suis incapable de réfléchir normalement, la preuve même ma famille que je fuis de temps en temps me manque, Jolene me fait presque craquer alors que ça fait des mois que je ne vois en elle qu’une traitresse, mon cœur brisé et la tête des deux gars qu’elle préfère à moi. Son petit air blasé me fait sourire, je ne dis pas que j’ai un big smile sur le visage, loin de là. Mais un petit sourire en coin se fait une place sur mon faciès lorsqu’elle se met à soupirer. « Les hommes fort ne se plaignent jamais … » Je fais rouler mes pupilles jusque vers le ciel et elle n’a pas l’air d’être du même avis que moi. Elle ne comprend pas cette obstination à toujours vouloir être le plus forts, gardé un maximum sa fierté. Je ne peux pas la blâmer de ne pas connaitre les codes du pur mexicains, le nombre incalculable de gifle que j’ai pu me prendre lorsque j’étais gamin à trop pleurer.

Doux touché de sa main rencontrant la mienne pour me tirer loin de la vile rouquine qui nous observe. Elle m’entraine je ne sais où et je me laisse tirer comme un gosse avec sa mère. J’avoue ne pas être assez en forme pour faire une remarque acerbe sur ce geste primitif alors je la laisse faire, sans piper mot ne gâchant pas cet instant qui me plait plus intérieurement que d’apparence. Nous nous retrouvons dans une cuisine et je m’appuie contre le frigo instinctivement, presque bien content tout à coup d’être contre une source d’air frais alors que mon corps est ardent. « Ouais j’ai mangé vite fait … » Petit bras musclé de demoiselle qui s’activent à fouiller dans son sac, je pense savoir ce qu’elle cherche et je ris dans ma barbe ou plutôt dans ma moustache… La pharmacie de garde est au rendez-vous je crois bien, et ça ne manque pas. Petit comprimé qu’elle me met entre les mains avant de me servir un verre d’eau que je prends sans négocier. « Merci Jo’ » Je lui fais un signe de tête et avale ce qui devrait m’aider à affronter minimum la matinée. Verre en plastique terminé que je jette au loin jusque dans la poubelle que je rate …. Elle souffle une nouvelle fois complètement excédé, elle se tourne pour récupérer le verre au sol et mes yeux tombent sur son fessier galbé, complètement moulée dans son pantalon de yoga. Chaleur qui remonte dans tout mon corps, dans ma tête, mes tempes commencent à battre et même la fraîcheur du frigidaire ne m’aide pas à rester calme. Elle se tourne et je laisse traîner mes yeux lentement sur sa silhouette, ne me privant pas même sous ses opalescences incendiaires de la relooker. « La garce c’est la rouquine ? » Elle hoche la tête et je la suis de nouveau dans le sens inverse pour retourner là où tout le monde travaille à la sueur de son front sauf la seule et unique diablesse assise sur une chaise à fixer son téléphone. L’inutilité incarnée. « Bonne continuation Talia ! » Je lui fais un clin d’œil charmeur alors que Jolene remet son pull. La rouquine balbutie sous mon regard et je ricane en la frôlant pour récupérer ma doudoune qui est posé à ses pieds. Jolene me fait un signe de la tête et c’est les mains dans les poches que je traine des pieds jusqu’à elle.

Côte à côte dans cet ascenseur nous ne disons pas un mot. Brise d’air qui nous frappe lorsque les portes s’ouvrent à chaque étage pour faire entrer ou sortir des gens. L’air m’arrache un long frisson et un claquement des dents. Tout à coup je meurs de froid et je me retrouve obligé d’enfiler ma doudoune alors que cinq minutes avant je crevais de chaud comme si nous étions sous le soleil du Maroc. Appuyé contre l’une des parois je me laisse aller, me sentant trop fatigué. Je ferme les yeux un instant, les frottant à l’aide de mon pouce et de mon index. Foutue grippe de merde, putain juste aujourd’hui, en cette journée super importante j’ai la tête à rien… J’ai vraiment une vie de merde. Yeux à peine ouvert qui vont chercher le vert des siens. Et comme moi, j’ai l’impression qu’elle a besoin de ce contacte visuelle puisqu’elle me fixe aussi, et je vois sa pitié qui se cachent derrière son tendre sourire qu’elle ne m’a plus adressé depuis bien trop longtemps maintenant. Sourire taquin, épaules qui s’haussent en prenant une mine boudeuse. Au moins je sais qu’elle n’a pas oubliée mon anniversaire, elle a juste fait exprès de ne pas me le souhaiter, une petite vengeance qu’elle se permet après la signature du contrat, après tout ce qu’elle a pu encaissé ces derniers mois dans notre ancienne université. « Je n’ai personne ici pour s’occuper de moi … » J’humecte mes lèvres et reprend un peu plus tragiquement « Avant, quand toi tu voulais pas me voir quand j’étais malade j’avais au moins ma mère Là, sauf Angela… Je dois m’occuper de moi tout seul… » Regard étonné d’apprendre que l’une de mes sœurs et aussi là, la seule qu’elle connait de la fratrie entière car Angela était aussi sur le campus. La plus petite des sœurs Martinez, celle dont personne n’avait le droit de parler, les seuls moments de rage ou j’allais frapper des gars étaient pour la sauver, la protéger de tous les mirages qui voulaient la blesser.

Rez-de-chaussée atteint, je suis Miss Fran jusqu’au restaurant de l’hôtel et je la regarde incertain, je suis certes pas le plus pauvre de l’univers mais de là à me payer un repas ici je ne suis pas certain de pouvoir me le permettre. « Mauvaise… Tu m’emmènes ici pour me tuer ? Je ne vais pouvoir me payer qu’une salade … Ou une tranche de pain de mie …. » Je tire sa chaise pour qu’elle s’installe et lorsque mon égérie est bien assise je vais prendre place à côté d’elle. Un long soupire de satisfaction d’être assis sort d’entre mes lippes en calant aisément mon dos contre le dossier de ma chaise. « Ça fait du bien de s’assoir … » Teint blafard qui prend place, je vois mon reflet dans l’argenterie sur la table et je grimace face à mon propre reflet. « Dès qu’on a fini de manger je vais chercher une pharmacie, il vaut mieux vue ma tronche. »


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Sam 17 Déc - 4:25
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


J’en ai connu des hommes, mais on doit reconnaitre, les latinos, et surtout les mexicains, on a cette impression qu’ils connaissent un gros complexe d’infériorité, à tel point qu’ils sont obligés de développer et de nourrir très tôt cette fierté. Pourtant, les mexicains n’ont rien à envier au reste du monde. Ils ont un sens fort de la famille. Même des problèmes à la Roméo et Juliette ne pourraient aller à l’encontre de leur amour familial. Touche à un membre d’une famille mexicaine et c’est comme si tu t’étais attaqué à chacun des membres. Ce n’est pas le padre qui tient les rennes. Si la madre dit non, il ne faut même pas essayer de négocier, tu risquerai d’être maudit dans la seconde qui suit. Cette fierté qu’a Nate m’énerve autant qu’elle me fait craquer. Elle m’énerve parce qu’elle l’empêche de me dire les choses les plus importantes, comme le fait qu’il soit malade, ou encore... ses sentiments. Elle me fait craquer parce qu’il tient à passer encore aujourd’hui à mes yeux pour cet homme fort, que rien ne peut achever, pas même un rhume, alors que sincèrement, je m’en fous complètement. Au contraire. Je veux qu’il soit honnête avec moi, qu’il se sente entièrement à l’aise avec moi, qu’il m’autorise à le voir au plus bas de sa forme. Je pense qu’on se connait assez, voir très bien même, pour qu’il se permettre d’être entièrement lui en ma présence. Je veux le débarrasser de ce poids de toujours afficher cette fierté. Ça me blesse, tout de même de voir que même avec moi, il a ce besoin de se montrer fort et fier. Au début peut-être ouais, c’était marrant qu’il fasse le gars inaccessible alors que je n’avais qu’à faire les yeux doux et lui embrasser la joue pour qu’il dise amen à mes prières. Je sais qu’il est fort, qu’il est fier de qui il est, que c’est un macho pur et dur, ça fait bien des années maintenant que je lui ai pardonné cette tâche noire sur son tableau de perfection. Je sais que j’ai perdu sa confiance le jour où je lui ai tourné le dos pour aller m’occuper de Sander. Mais je me bats assez depuis ce jour là pour regagner ma place. Avant même que la soirée ne se finisse je commençais déjà à tenter de me racheter. Et je pense m’être assez battue pour qu’il puisse me refaire confiance ? Je comprends qu’on ne puisse pas déjà redevenir comme nous étions mais merde, depuis plus de quatre mois, ne peut-il pas enfin accepter de s’ouvrir ? De se rendre compte que me battre corps et âme commence à me fatiguer ? Surtout parce que je ne sais même pas si mes efforts servent à quelque chose. Rien. Je n’ai rien, aucun indice, aucun signe qui me montre que ce que je me tue à faire sert à quelque chose. Je ne peux même pas me baser sur le flirt ou sur sa réaction corporel. Nate est un homme et ses testostérones réagissent à mes phéromones. En soi, ce n’était qu’une réaction chimique de nos deux corps. Non, moi je veux creuser. Je veux en finir avec cette phase de doute, de test, je veux retrouver ma place. Me rassurer en me disant que mon contrat d’égérie ne me suffit pas. Je veux qu’il me regarde droit dans les yeux, qu’il me le prouve. Et être lui même sans retenue, sa fierté mise de côté serait la plus belle des preuves qu’il pourrait me faire. Mais à croire que je ne suis pas en mesure de lui demander quoique ce soit. Alors quand il me parle d’hommes forts qui ne se plaignent jamais, je me contente de rouler des yeux et de soupirer.

Toute trace d’énervement s’efface aussi vite qu’elle n’est apparue quand je le vois souffrir de la sorte. Ce n’est pas parce que c’est Nate que j’agis de la sorte. Bon avec lui, je me permets un peu plus de tendresse que la normale parce quand il est malade, c’est comme s’il allait mourir, un vrai gosse. Non je suis une vraie maman poule. Un petit bobo et je me transforme en infirmière Joëlle. Un chagrin et mon épaule se transforme en kleenex. Je ne dis pas que je suis la meilleure des amies, je sais juste que les gens se tournent facilement vers moi. Ce que les gens apprécient, c’est que je ne demande rien en retour. Pas même un merci, rien. Je suis trop gentille. C’est naturel chez moi, je n’y peux rien. Ils savent qu’ils peuvent se confier à moi, je suis une tombe, jamais je n’oserai utiliser leur confidence contre eux. Même à ma pire ennemie je n’oserai le faire. Je me fais baiser par tous les côtés parce que les gens ne me le rendent évidemment et eux par contre, ne s’en privaient pas pour détruire le peu de bonne image qu’il me restait sur le campus. Merci Cisco, je te revaudrai ça au multiple. La preuve de mon altruisme bien trop grand : j’ai emmené Sidney avec moi parce que j’avais besoin d’elle, mais surtout parce que je savais que Nikola était également sur New-York, et qu’ils avaient besoin d’un coup de pouce pour se retrouver enfin. Quel genre d’amie ferait ca gratuitement ? Qui ne demanderait en retour que le bonheur de ses amis ? Je vais me faire baiser un jour, et je n’aurai que mes yeux pour pleurer. Et là encore je me connais, Parks jusqu’à la mort, je trouverai une excuse à celui qui aura osé me souiller. Comme j’en ai trouvé pour mes agresseurs. Je disais quoi ? Ah oui, que Nate me fait passer d’un extrême à un autre en un claquement de doigt. Je suis passée de blasée de sa fierté à attendrie, compatissante de son état à saoulée par son comportement enfantin. « Sérieusement Nate ? te bouger pour le jeter ou me le passer était un effort surhumain ? J’vois même pas pourquoi je continue encore à te faire la morale, ça rentre d’un côté et ça ressort de l’autre. » je soupire et hoche de la tête. La garce c’est Tania, cette femme à la chevelure de feu, cette femme qui obtient la bénédiction de Gary avec ses grands yeux verts éblouissants, sa bouche naturellement rouge et charnue. Un sentiment d’amertume s’empare de moi quand je vois Nate lui faire un clin d’oeil et un sourire charmeur. Je ne tique même pas quand je l’entends faire une faute à son prénom. Non, je suis jalouse d’elle, encore. Je me sens fade à côté. Comment est-ce que la scandinave que je suis peut rivaliser avec cette beauté fatale irlandaise ? Je suis fade à ses côtés. Inexistante. Mes gestes se font un peu brusque et je m’en veux d’être jalouse de cette enjôleuse. Je me calme un peu, me souvenant d’une clause du contrat. Nate ne draguera aucune fille d’Empire. Mais qu’est-ce qui l’en empêche de la serrer quand j’ai le dos tourné ? De faire en sorte que je ne le sache pas ? Non, il n’oserait pas rompre le contrat qu’il a instauré. N’est-ce pas ? J’en ai des sueurs froides rien que d’y penser et je me hâte de sortir de cette salle et d’appeler l’ascenseur.

J’observe Nate à travers les gens qui nous séparent. Il semble prêt à défaillir à tout moment et sincèrement ? Je ne suis pas prête à me retrouver avec un Nate en plein malaise dans les bras après avoir bossé six heures. Quand je soupire de soulagement quand on se retrouve enfin que tous les deux dans l’ascenseur et je cherche son regard. Nate me fait vraiment mal au coeur. Ça se voit qu’il n’a pas l’habitude de tomber malade. En même temps, son métabolisme mexicain n’a pas été conçu pour résister aux hivers rugueux de New-York. Je suis peut-être née à Santa Fe dans le Nouveau Mexique, sous la chaleur déjà aride d’Avril, j’ai tant voyagé dans le nord, vécu telle une locale, mon corps s’est habitué à un froid plus agressif. Une fois nos regards ancrés, nos yeux ne se quittent plus, comme s’ils avaient besoin de leurs homologues pour voir correctement. De toute façon, le monde entier sait que sans Nate, ma vision est pauvre, terne. J’ai besoin de Nate pour vivre à mon maximum. Sans lui, je me retrouve être l’ombre de moi-même. Je ne parle pas de dépendance dans laquelle la femme ne vis qu’à travers son homme qui brille sans elle. Non je suis bien trop indépendante et pourvue d’amour propre pour ça. Non. Nate me pousse tout simplement à toujours faire sortir le meilleur de moi-même, inconsciemment. Je roule des yeux, sourire amusé. « Je suis donc personne ? » Il le sait en plus. Il le sait que même en pleine guerre, j’avais été prête à accourir à son chevet s’il avait besoin de moi. Cette faiblesse qui me prend, cet altruisme qui me bouffera mon amour. Promis j’essaie de m’en débarrasser. Mais pas maintenant, maintenant Nate est malade. J’hausse un sourcil, mes yeux s’ouvrent en grand quand il sous-entend que sa petite soeur, une amie que je chérie énormément, est également à New-York. Je lâche un petit rire. « Ça fait combien de temps qu’Angie est présente ? À croire que chez les Martinez, prévenir qu’on s’en va est en option. »

Il n’y a pas énormément de monde dans le restaurant de l’hôtel, mais on fait évidemment tâche dans cette pièce luxueuse. Je suis en pantalon de sport et en gros pull de laine, converses complètement mortes, cheveux attachés en une couette haute qui trahit tout de même mes heures de travail quelques étages plus haut, et Nate en face de moi, même s’il est mieux habillé que moi, il ne ressemble pas au reste de la clientèle. Je lâche un rire franc à sa remarque. « Je n’ai pas gagné au loto depuis San Francisco. Les avantages de travailler pour un gars comme Prisloo, c’est que t’es nourrie et logée quand tu es la responsable du dossier. Donc prends ce que tu veux, c’est Andrew qui paie. » Je dis prends ce que tu veux mais même moi je vais me contenter de manger une escalope bien cuite et des frittes. Une serveuse nous mène à une table près des baies vitrée, et nous tends les menus. Je m’assois à la place que m’a tiré mon gentleman, et nous serre à tous les deux un grand verre d’eau. En buvant je lui montre le sien : il est malade, il a besoin de boire. Des litres d’eau et rien d’autres. Ou de la tisane mais Nate n’est pas tisane. Pas assez viril vous comprenez. Je lui offre un sourire triste quand il me dit que ça fait du bien de s’asseoir. On vient prendre notre commande au moment où Nate se regarde dans le dos d’une cuillère. La serveuse est professionnelle, aucune réaction ne se lit sur son visage hypocrite de serveuse. Je suis sûre qu’ils ont des cours d’hypocrisie, comme moi j’en avais en marketing et relations commerciales. Histoire vraie, on nous apprends à mentir en cours. Mais passons. On passe commande et j’appuie du regard Nate pour qu’il mange plus qu’une salade. Il va avoir besoin de force s’il veut tenir ce soir. La serveuse partie, je le regarde, réfléchissant et calculant encore une fois dans ma tête à la vitesse Barry Allen. Je pose mon coude sur la table et Mon poing vient soutenir ma tête. L’état de Nate m’inquiète vraiment. Ce n’est probablement qu’une grippe, mais mon côté maman poule ressort trop rapidement avec lui, je m’inquiète pour un rien quand il s’agit des gens que j’aime. « C’est vrai que tu fais vraiment peur. » On douterait facilement de ses origines mexicaines à le regarder de la sorte. Son teint blanc concurrence avec le mien, ce teint maladif qui est tout simplement mon teint habituel. « Laisse tomber, j’irai moi-même. Mieux vaux que tu évites de sortir. D’ailleurs après manger, je te passerai la carte de ma chambre pour que tu t’y reposes. Je finirai de préparer la salle, je fais rapidement le tour avec Gary de ce qu’il reste à faire et vu le travail que j’ai fait ce matin et que je vais faire ce soir, il me laissera mon après-midi. Et je vais m’occuper de toi. » Mon ton est sans appel. Nate n’a pas le choix que d’accepter mon plan. Bon, je suis un petit peu déçue parce que cet après-midi était le moment idéal pour parler avec Andrew pour le laisser profiter de sa soirée. Mais Nate est ma priorité à présent. Je ne peux pas le laisser agoniser quand il n’a pas sa mère à côté de lui, et encore moins le jour de son anniversaire. Et pour la surprise que je lui réserve, j’ai besoin qu’il soit en forme. En pensant à la surprise, je me mords la lèvre inférieur. Nate va me détester, je le sais. Il va probablement m’en vouloir pendant des jours mais ce n’est pas grave. Je veux qu’il se souvienne de son vingt-cinquième anniversaire, de son premier loin de sa famille, qu’il oublie nos cinq derniers mois chaotique, qu’il embrasse sa nouvelle vie dans le monde qu’il aime. Que j’en fasse partie ou pas, je lui suis très reconnaissante d’en avoir fait partie pendant un moment. Je lui souhaite juste le bonheur du monde. Nos commandes ne tardent pas à arriver. En salant mes frittes, je lui pose une question. Très importante. « Tu comptes t’habiller comment ? »




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Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Lun 19 Déc - 2:12
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


Jolene Fran Larsen être personne pour moi… Le comble. Elle me fait presque soupirer, me donne envie de me facepalmer si fort que j’en aurais la marque rouge sur le front. Mais je me contiens, je ris doucement la tête contre la paroi froide de l’ascenseur, rire fatigué, épuisé. Elle est dingue cette nana, elle se joue de moi comme une professionnelle. « Tu veux bien t’occuper de moi-même ici à New York ? Cool, je prends ça en considération. » Je sors mon téléphone et fait semblant d’y marquer une note avec cette voix remplie d’espoir, enfin … Faux espoir plutôt car je dis ça pour rigoler. J’sais bien que y’a un truc brisé entre nous deux. Que ça sera surement plus jamais pareil pourtant je la fixe, je succule les moments où nous sommes ensemble et chaque seconde qui passe c’est comme si je récoltais des grains de sable, je les récolte pour reconstruire un espoir. L’espoir qu’un jour on oublies nos conneries, qu’un jour on puisse finir par en rire. Plus je la regarde moins je la hais, et moins je la hais plus j’ai envie de lui parler.

Simple haussement des épaules, incapacités dans la fratrie Martinez à prévenir des départs. Nous sommes les fugitifs de nos soucis quotidiens. Moi je fuis une fille et Angela son passé, l’homme qui est mort sous les balles, l’homme auquel elle devait se marier, celui qui a laissé une lettre assassine pour prévenir de son sort incertain. Il avait vue juste, cette lettre elle l’avait eu, il avait fait coulé les larmes de ma sœur le jour le plus important de sa vie et je le haïssais encore pour ça. Si il n’était pas mort, c’est moi qui lui aurait fait la peau pour avoir osé poser son sale regard sur ma hermana, ma sœur la plus jeune elle qui a le cœur si pure. Un malfrat qui a osé espérer salir la rose blanche. Plis qui se creusent sur mon front, vile regard que je dois adoucir face à la suave Jolene qui me regarde. « On n’est pas doué lorsqu’il faut dire au revoir il parait... » C’est le moins qu’on puisse dire. Quel plaisir à le faire même ? Regarder les gens que nous aimons dans les yeux pour leur dire qu’on part loin d’eux. Comment tuer une flamme, une étincelle, décevoir quelqu’un en lui apprenant que nous nous installons ailleurs, faire comprendre qu’il n’est pas assez important pour que sa seule et simple présence soit un frein à notre départ. « Ça ne fait pas longtemps aussi. »

Les deux taches noires sur le somptueux tableau. Les deux pauvres entourées des riches. Nous n’avons rien à faire dans ce cadre trop onéreux. Mes doigts caressent le coton de la nappe blanche comme neige. Je jette un coup d’œil rapidement sur les gens qui nous entourent. Clientèles faites exclusivement de vieux et de vieilles, de gens qui ont des Rolex au poignet et des pompes de classe aux pieds Je range les miens sous la table, presque honteux d’être en air max dans un endroit si classe et poses mes mains serrés l’une à l’autre sur la table pour me donner un semblant de prestance. « On mange sur le budget de Prisloo ? Cool finalement je ne vais pas me gêner. » Comme si prendre les plats les plus chères de la carte vengerait le travail des trois dernières semaines, la pression qu’il m’a mis sur le dos et les claques que j’aurai adoré lui mettre dans le dos tant il me saoulait. Mais ce soir, on en a fini avec ce client, dès demain on passe à une autre affaire. On arrête les strass et les paillettes et on se dirige vers l’édition d’un livre bien différent et ça fait du bien de voir d’autre projet, voir des gens qui s’y mettent à fond, des gens qui n’ont pas un pied dans le milieu grâce à l’argent réussir. J’suis ravie de rendre heureux ces écrivains qui ont un talent fou mais qui passent à la trappe à cause des maisons d’éditions en leur répondant que le projet va être étudier, appuyé. Car franchement, y’en a marre des éditeurs qui ne sont là que pour se faire du fric sans chercher un vrai contenue. Comme d’habitude je me prends pour le robin des bois en fait … Mais bref, ce qui fait du bien aussi, c’est le grand verre d’eau que me sert la belle demoiselle en face de moi, première gorgée et la carte des mets du restaurant nous est présentées, je souligne celle-ci rapidement du regard, rien ne me donne spécialement envie… J’suis malade rien que de penser à manger mon estomac se tord et l’appétit se coupe. Je ne crois pas qu’aujourd’hui sera le jour où j’aurai coûté un bras à Prisloo. « Un magret de canard accompagné de salade s’il-vous-plait … » Aucune conviction dans mes mots, le serveur reprends les cartes en nous souriants et je suis de nouveau seul avec Jolene, cette ambiance me rappelant celle de cet été, lorsqu’elle venait de revenir de son road-trip Africain et qu’une minuscule part de moi essayait de l’impressionné, l’emmenant dans mon repère secret, lieu dont seul les Martinez connaissent le secret. A ce moment-là, tout était encore simple dans notre relation, jusqu’à qu’on rentre du restaurant, que cette alchimie indéniable nous frappe et qu’on ne couche pas ensemble comme des bêtes avides de sexe mais comme deux êtres qui s’aiment. Lorsque l’homme n’avait pas besoin d’une femme pour avoir une âme.

Palabres qui me sortent de ma rêverie, de ma contemplation de mon propre reflet souffrant dans le dos de cette cuillère trop lustrée. Je remonte mes yeux vers elle presque mécontent, offensé qu’elle me dise en pleine face que je suis effrayant. Je refais glisser mes pupilles brunes vers la cuillère et me contemple une nouvelle foi rapidement. Certes mes yeux sont cernés, mon teint habituellement halé à décider de me quitter mais quand même … « C’est gentil de me faire sentir ignoble … » Je repose définitivement la cuillère et me débarrasse de ma doudoune qui me fait transpirer comme si nous étions dans un hammam pendant qu’elle fait son petit monologue, pendant qu’elle fait sa tirade que je n’écoute qu’à moitié. Elle me parle d’aller me reposer, de chambre pendant qu’elle ira me chercher mes cachets … Je fronce les sourcils en passant une main dans mes cheveux, les tirants d’un geste nerveux. « Je suis malade mais pas handicapée Jo’ , je peux y aller moi … Puis je rigolais quand je disais que je prenais note pour t'occuper de moi ici hein .... » Pas le temps de la couper, elle s’en fou complet de que je dis, elle continue de blablater alors je la laisse faire. Elle est déterminée, ton tranchant et sans appel. Je dois me taire. « Ok s'tu veux ... mais n’oublie pas qu’à deux heures j’dois retourner bosser le discours d’Andrew et tout … Car il ne l’a pas écrit lui bien évidemment … Il fallait un pigeon. » Sourire niais et clignement des yeux semblable à des ailes de papillons, l’homme riche, l’écrivain des temps moderne inapte à faire son propre discours d’ouverture de présentation de SON propre livre … Un sketch à lui seul le gars, un incapable à croire qu’il n’a écrit pour ce livre finalement, que rien ne vient de lui.

Plat chaud servi sous nos yeux, serveur planté devant notre table qui avec un élan de synchronisation enlève les cloches de nos assiettes pour nous les présenter, comme si nous ne connaissions pas ce que nous venions de comander. Filet de magret de canard français sur son lit de laitue italienne accompagnée de sa sauce Jules César et son papyrus …. Le nom complet de mon repas c’est à quelques mots près ça et je ricane devant celui de Jolene qui est encore plus basique mais qui pourtant a un nom encore plus particulier. « Dames de compagnie rencontre de la plaine et de la ferme son amie cui-cui » Je reste bailli, ne comprenant même pas où ils veulent en venir pour un malheureux steak frite. J’étouffe un rire derrière mon verre d’eau et laisse le serveur partir. « Bon appétit Dame Jolene … » Elle lève les yeux au ciel face à ma moquerie et sale ses pauvres pommes de terre de riche en me demandant le plus naturellement du monde ma tenue du soir … Je réfléchi une seconde à ce que j’ai posé comme affaire sur mon lit pour la soirée qui nous attends. « Un pantalon de costume noir et chemise blanche avec blaser noir … » Comme les 3/4 des hommes de la soirée quoi, chez nous c'est pas si compliqué de bien s'habiller. Elle hoche la tête et je commence à couper ma viande avant de remonter rapidement mon regard vers elle, bien intrigué, pourquoi me pose-t-elle cette question de tenue ? Elle a prévu quoi la sorcière. « Et toi … ? » Air interrogateur, patient de savoir ce qu'elle réserve. Je mets un morceau de magret dans ma bouche et attend patiemment sa réponse en me disant que le pire n’est pas à venir, elle a la stricte interdiction de porter sa jupe en satin rouge … Elle peut donc se permettre autre chose…. Enfin j’espère, je crois.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Lun 19 Déc - 23:33
meme quand t'es là, tu me manques
Nate & Jolene


Ignoble.. Même en concurrençant ma blancheur, en ayant les yeux à demi-clos, je le trouve attirant. Nate m’arrache le coeur, me le piétine. Je soupire, blasé, et j’en profite pour me cacher derrière la carte des menus pour soupirer une nouvelle fois de frustration. À quel moment Nate est ignoble ? Mauvaise foi que j’étais, j’ai mis du temps à admettre que je l’ai trouvé effroyablement sexy le jour où il nous a fait découvrir la confrérie des Monroe, à moitié dans sa gueule de bois, à m’engueuler parce que j’étais en retard comme lui. Je l’ai toujours trouvé sexy. Au delà du sexy, Nate est beau merde. Il est magnifique. Quatre ans que je le connais, trois passé pratiquement tous les jours ensemble, je l’ai vu en forme, malade à en crever, malade à cause d’un mauvais mélange, malade à cause de l’alcool, sérieux, couillon, fier, tendre, jaloux, et j’en passe. J’ai vu Nate sous toutes ses coutures et pas une seule fois je me suis dit « il n’est pas beau. » Au contraire ! C’est limite si je ne le trouvais pas encore plus beau quand il me faisait ses fausses crises de jalousies. Je faisais exprès de rentrer dans son jeu, d’alourdir ma fausse accusation de tromperie –comment tromper quand rien n’est officiel entre nous ?- juste pour le voir s’énerver, avancer mille et un arguments comme quoi je ne trouverai jamais meilleur ailleurs, qu’il n’y a quand il est premier qu’il reste à sa place, qu’il compte bien garder sa place, pour ensuite changer d’expression, en avoir une plus taquine, plus fière, m’attraper par la taille, me faire tomber avec lui sur le lit et me prouver qu’effectivement, je ne trouverai jamais meilleur que lui, même si je parcours le monde. Il y a deux moments où je le trouvais à l’apogée de sa beauté. Le premier c’est l’instant où on vient de finir de faire l’amitié. Les cheveux éparpillés sur son crâne à cause de mes mains qui s’y sont perdues plus d’une fois, une fine pellicule de sueur, témoin que ce que nous venons de faire peut réellement s’intituler sport de chambre, les lèvres légèrement entrouvertes pour faire passer l’air plus rapidement, ces mêmes lèvres étirées en un doux sourire, ce sourire rêveur parce qu’on vient encore une fois d’atteindre le Nirvana ensemble, après tant de soirées passées ensemble, et ses yeux... ses yeux brillant encore de désir, prêt à remettre le couvert s’il avait eu le cardiaque pour se le permettre. À ce moment là, où tous les traits du mexicain sont détendus, où son coeur bat trop vite la chamade, que nos deux coeurs battent en rythme, pas remis de la séance qui vient de se finir, quand il me regarde tout sourire, parce que je viens de me remettre à califourchon sur lui, juste pour l’embrasser, profitant de notre nudité pour garder un semblant de proximité entre nos deux corps en brûlant de nos ébats, de désir. Seulement à ce moment, quand il sourit après l’amitié que je peux dire que la beauté de Nate dépasse l’entendement, que l’Olympe s’arrache la gueule pour connaitre son secret. Le deuxième moment... je ne peux pas dire que c’est mon préféré, parce que le premier, il n’est pas mal non plus. Le second, c’est quand je le surprends à me fixer. Pas en mode creepy non. Souvent c’est parce qu’il est perdu dans ses pensées et qu’il m’a pris comme point d’ancrage à la réalité. Tous ses traits détendus, son cerveau de génie qui se met en action et je me trouve être son point de repère. Ou encore mieux quand il me regarde réellement. Non, que dis-je. Quand il me dévore, me fait sentir désirée, mais surtout, me fait savoir que je suis belle. Ne croyez pas une femme qui dit qu’elle n’a pas besoin d’amour, de tendresse, d’affection, qu’on lui rappelle plein de choses sur elle qui pourrait la rassurer, c’est faux. On a toutes et tous besoin qu’on nous rassure. Je ne dis pas que je doute de moi. J’ai su très tôt sur j’avais un corps qui faisait son effet, j’ai appris très tôt à m’en servir. Non, mais par moment, oui, il m’arrivait de ne pas me sentir bien dans mon corps, de me trouver trop mince, de ne pas savoir comme prendre un peu de graisse pour ne pas ressembler à un body-building. Et naturellement que j’en parlais à Nate. Et lui me regardais, sourire aux lèvres, avec les yeux les plus expressifs au monde, et il n’avait pas besoin de prononcer ces quelques mots à voix haute pour que je comprenne. Nate me trouve belle comme je suis. Même si souvent ça criait « je te dis belle en pensant qu’est-ce que t’es bonne » dans sa tête, le résultat état le même. Je n’étais plus proie aux doutes. Mais surtout, à me trouver belle, à me le faire comprendre, c’est lui que je trouvais beau. Alors non, Nate, rassure toi, tu n’es pas ignoble et ce n’est pas demain la veille que je le penserai, ni tenterai de te le faire comprendre. Et oh, magie, qui vient de se frustrer toute seule en repensant à tous ces moments qui ne seront que des souvenirs à présent ?

Je me pince les lèvres, légèrement vexée. Je veux prendre soin de lui. Je veux lui montrer que justement il n’est pas tout seul sur New-York et que lui et moi, on peut redevenir amis. Et les amis ne prennent justement pas soin de l’autre quand il est malade ? Surtout qu’aujourd’hui, c’est son anniversaire, et que ce soir est une grosse soirée. On ne peut pas mettre en péril ce lancement. Pas pour un client aussi gros que Andrew. « Non mais j’dis ça pour toi. Surtout que c’est pas un petit rhume que t’as, mais une grosse fièvre. C’est pas juste un cachet qui va te rétablir. Mais si tu ne veux pas.. » Je tente de cacher mon sourire vainqueur quand il capitule et accepte. « T’es pas le seul à avoir besoin de te reposer. J’accepte de partager mon lit alors que tu ronfles... » Ce n’est pas vrai. Je ne vais pas partager mon lit. Je vais lui laisser mon lit et rester assise sur le fauteuil, pour travailler mes cours parce que les insomniaques n’ont pas le droit de faire de sieste. Je resterai réveillée et le surveillerai de temps à autre pour baisser la fièvre. Parce qu’il pourra faire le beau, le fort, la fièvre le couchera avant qu’il ne puisse dire ouf. Je fronce des sourcils. « Sérieusement ? Il vient grave de redescendre dans mon estime là. Dire que j’étais triste de le rater, pour le coup, je préfère jouer à l’infirmière. » Je n’aime pas ca, quand un auteur n’est même pas capable d’écrire un texte lui-même, qui parle de son oeuvre, de lui. Obliger de demander à un stagiaire. Je l’admirai pour son livre, même s’il venait de nous faire vivre un mois dans les méandres de sa mégalomanie. Mais je lui pardonnais parce que c’est un artiste, un de ces auteurs loufoques aux désirs incongrus. Et j’apprends qu’il demande à ce qu’on lui écrive son discours... je suis outrée. Que Gary et Frank aient accepté cette requête. Que Nate ait été volontaire. Je secoue la tête, blasée.

Je regarde les serveurs nous apporter nos plats, nous servir toutes cette cérémonie pour nous présenter un magret de canard et un malheur steak frites. Je me retiens de rouler des yeux car il s’agit de leur travail, mais tout de même. Inutile. Surtout que si on a commandé ces plats, c’est que l’on sait ce qu’il y a sous les cloches non ? Ces mises en scène me désespèrent plus qu’elles ne m’impressionnent. Je ne vois pas ce qu’il y a d’énorme là-dedans. C’est officiel je crois, la vie de bourge, ce n’est vraiment pas pour moi. Je remercie ma grand-mère de m’avoir appris les codes de bases : comment sentir à table, parler avec des gens de son rang, ou hiérarchiquement supérieur, un peu tout ce qui me permettrait de vivre dans ce monde de vipère. Mais tout de même. Je préfère mon mode de la débauche. Je lève les yeux à la réplique de Nate mais hoche la tête en remerciement et prend ma voix la plus haute perchée. « Vous de même, sir Martinez. » Ce restaurant chic, ce vin qu’on nous apporte sans même qu’on nous demande quoique ce soit me met mal à l’aise. Une boule dans la gorge se forme et je tourne la tête en buvant deux longues gorgées de vin blanc. La dernière fois qu’on a mangé ensemble, qui plus est dans un restaurant aussi chic, on a fini par faire l’amour jusqu’au petit matin. Du moins, moi, j’avais l’impression de faire l’amour à Nate. Aujourd’hui, je lui propose de m’occuper de lui, il me repousse. Bon. On repassera hein. J’hoche la tête, visualisant sa tenue. Au moins, il n’est pas parti sur un jean noir mais bien un pantalon de costume. Bien. Il respecte le dress code. Il me demande ce que je vais porter et il s’arrête de manger carrément, attendant ma réponse. Il s’attend à ce que je lui parle de ma jupe rouge, puisque je lui avais dit que je n’avais que ça pour la soirée de lancement. Ce week-end, je n’avais rien à faire du coup je suis allée faire les boutiques et dans une friperie, je suis tombée sur un bijou, une petite merveille. Je suis tombée amoureuse en la voyant. En plus elle est en velours, et bleu vert. Parfaitement dans le thème. Avec des escarpins noirs simples. « Une robe, toute simple. » Je ne dis pas qu’elle est courte. Je ne dis pas qu’elle est dos-nu. Je ne dis pas qu’en l’achetant, je me suis demandée quel effet elle pourrait avoir sur Nate. Parce que je n’ai que ça en tête. Reconquérir Nate.

Je regarde ma montre. Il est déjà une heure moins le quart et je ne sais pas où en est Tania. Je ne suis pas tranquille à l’idée de laisser la rousse tout finir. Je m’essuie la bouche après avoir fini mon verre de vin. Le serveur qui débarrasse nos assiettes me fait savoir que la note a bien été mise sur le tableau de Mr Prisloo. Parfait. Je regarde Nate, qui semble avoir pris des couleurs. « Bon. Tu veux faire quoi Nate ? C’est toi qui décide. Dans tous les cas je vais remonter dans la salle voir où ils en sont et aller me poser dans ma chambre jusqu’à deux heures. » Nate me fait savoir qu’il le suit. On récupère nos affaires et on reprend la direction de la salle. On se retrouve séparé dans l’ascenseur à cause d’une famille et on marche en silence vers la salle. Je me mange les ongles. J’appréhende. Tania n’est pas formé pour ça. C’est moi que Gary a nommé responsable ce matin, c’est en moi qu’il a placé sa confiance. Et moi, juste parce que je me suis inquiétée pour une fièvre, j’ai abandonné mon poste. Oh mon dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? Je me bouffe le doigt jusqu’au sang et ne m’en rend compte que quand le contact de ma dent contre mon doigt me fait mal. J’inspire un grand coup et ouvre la porte. La première chose que je vois en entrant, c’est Tania assise sur la table qui va servir pour le DJ, en train de se limer les ongles. Je m’apprête à lui hurler dessus quand Sally, une des serveuses vient me voir en me disant qu’ils s’accordent tous une heure de pause en attendant que Gary n’arrive puisqu’ils ont tout fini. Je lâche un soupir à m’en fendre l’âme et la remercie en lui claquant un baiser sur la joue. Je lui dis à tout à l’heure et fait signe à Nate qu’on y va. « Ma chambre est un étage au dessus. » On ressort de la salle et je suis tellement encore stressée que je prends les escaliers, incapable de prendre l’ascenseur. Nate me suit toujours sans un mot jusque la chambre 407 et je le laisse entrer après avoir fermé la porte derrière nous. J’enlève mes baskets dans l’entrée, pose mon sac à côté et me jette sur le double lit, les bras en croix. Je baille un grand coup. Je n’ai dormi qu’une heure cette nuit. Je vais être un déchet cette nuit. Je me relève, m’assois en tailleur, et regarde Nate, affreusement gênée. La raison première de notre présence dans ma chambre est qu’il se repose mais surtout face descendre la fièvre. « Mh, Nate, pour faire descendre la fièvre, tu devrais dormir, mais, hum... le mieux, vu comme tu es brûlant, bh faudrait que tu dormes en t-shirt et en boxer sous la couette... » Je sens mes joues rougir, et je détourne le regard, préférant attaquer de nouveau mes ongles.





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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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