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on a gravé sur le mur le nom des mecs du squa • nikola

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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Jeu 15 Déc - 11:38
mauviae graine
Nikola & Jolene


Je ne sais pas comment réagir. Plusieurs émotions se bousculent, aucune n’est cohérente ou juste ou logique. À quel moment ai-je déjà été logique et raisonnable quand il s’agit d’amour ? Quand il s’agit de Nate ? Dichotomie qui s’installe entre ma raison et mon amour. Et dans tout ca, c’est mon coeur qui finit écrasé, victime de cette séparation brutale. Je m’en serai passé, de tout ça. Ce package , il devrait être en option quand on reçoit le colis de l’amour. Les réactions exagérées, le fait de tout prendre à coeur, même ce qui est sans importance, faire attention à tous les petits détails et chercher des indices qui n’existent même pas. Toute cette paranoïa maladive, je m’en serai passée. Ça ne me ressemble pas ça. Ce n’est pas moi. Je ne ne suis pas ce genre de filles. D’habitude, quand on parle de moi, on dit que je suis cette je m’en foutiste, celle qui va regarder son prétendant, un sourire innocent sur les lèvres, et lui dire « désolé chéri, pas intéressée » et tourner les talons. Et là, en cinq mois de temps, je suis devenue cette fille qui fait attention à tous ses faits et gestes, qui attend un signe de sa part, qui fait tout pour attirer son attention, même le temps de quelques secondes. Je suis devenue tout ce que je n’aime pas, tout ce que je ne supporte pas. Je ne suis plus maîtresse de ce navire. Mes sentiments m’ont jeté par dessus bord et je ne peux qu’assister de loin au massacre. Parce que c’est un massacre. Il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte que Nate et moi, on passe notre temps à se détruire. Le contrat plane toujours au dessus de nos têtes, et c’est un premier coup de massue qu’il a amorcé. En jouant avec ses nerfs, à le pousser à rompre les règles de la charte, j’assène le deuxième coup. On ne tiendra pas à ce contrat. On s’est retrouvé, oh ça oui, mais j’ai plutôt l’impression que ce contrat signera notre fin. Ce dont je ne souhaite pas. Je veux retrouver mon Nate, pas lui dire au revoir, encore. Parce que je sais d’ores et déjà que je n’aurais absolument pas la force de lui courir après. J’en ai fini. Je suis fatiguée. Je dois penser à moi. À moi sans Nate. Et là, maintenant, je ne sais pas à qui je dois en vouloir. À Nikola d’avoir « omis » cette information ? À Nate encore d’avoir fui et d’avoir embarqué avec lui Nikola qui était bien à San Francisco ? À ces deux couillons parce qu’à aucun moment ils n’ont réfléchis aux conséquences de leur acte ? c’est plus facile d’en vouloir aux deux en meme temps.

J’ai attendu Sidney toute la nuit. Elle n’est pas rentrée, et je n’aime pas ne pas savoir comment ca s’est passée pour elle avec Nikola. J’ai passé la nuit dans mon lit à regarder la photo de la boite aux lettres des deux colocataires comme si j’allais pouvoir avoir une illumination d’un quelconque genre. J’ai écrit des centaines de messages et de lettre à Nate. Aucun sms n’a été envoyé, j’ai fini par brûler les lettres. Mon côté Parks boude parce que écologiquement, brûler des feuilles ce n’est pas très bien, surtout quand celles-ci sont à moitié vide. Quand j’ai vu que je n’allais recevoir aucune nouvelle de ma meilleure amie, que je n’allais pas avoir assez de force pour envoyer un message à Nate, j’ai fait ce que je sais faire de mieux. Profitant de l’absence de Tempie, j’ai mis la musique à fond et je me suis prise pour Beyoncé, clope dans une main, une bière dans l’autre. Et j’ai fini par pleurer de tous mon saoul dans mon lit en regardant la filmographie de Nicholas Sparks. Histoire d’être cliché jusqu’au bout. Envoyer un message ne devrait pas être aussi dur. Après tout, ne m’a-t-il pas confirmé il y a quelques jours encore qu’il me désirait toujours autant ? Ne m’a-t-il pas encore avoué que je lui avais volé son coeur ? Qu’est-ce que j’attends de lui ? Des preuves. J’attends des preuves. Je ne peux pas me baser seulement sur ses paroles pour le croire. Quand cette même bouche m’a trainé dans la boue, on peut m’accorder ce bénéfice, non ? Je m’en veux, de remettre en question les paroles de Nate. Je ne peux juste pas m’y empêcher.

Quand je me réveille pour aller au travail, Sidney n’est toujours pas rentrée. Si ça s’est bien passé, elle passera la journée chez lui, même s’il n’est pas là. Elle l’attendra, pour se rendre compte que tout ça est réel. Je connais Sidney, à force. Je l’envie, je la jalouse. Je prends mon mal en patience. Je ne sais pas où est-ce que ça va se finir, si on part sur une fin ou un recommencement. J’en sais rien. En attendant, j’ai un travail à faire. Je passe la matinée à plancher sur les dernières tâches. La soirée de lancement se tient dans quelques jours maintenant, le rush est puissant. Quand Gary me demande si je reste manger avec eux, je leur réponds que non. À la place, j’envoie un message à Nikola. « On mange ensemble ce midi ? T’as pas le choix en fait, dans une heure on se retrouve à la brasserie près du pont. » Il ne faut jamais laisser le choix à Nik. Il se défile trop facilement sinon. Et il faut qu’on parle, lui et moi. Bon, aussi parce que sa présence à l’appartement m’a manqué, parce qu’on s’est rapidement habitué à la présence de l’autre. Mais ça, on évite de le dire. Lui et moi, on n’est pas encore dans le sentimentalisme.

J’arrive en avance à la brasserie. Je l’attends au bar. J’ai déjà commandé sa bière, mais elle ne lui sera servie que quand il entrera. On ne laisse pas une bière se réchauffer comme ça. Ça fait bizarre, de se dire que j’ai rendez-vous avec Nikola dans une brasserie à New-York. Qui aurait su qu’en quittant tous San Francisco, on se retrouverait tous les cinq ici à New-York ? Le destin se joue de nous. Nate et moi qui nous retrouvons dans deux boîtes partenaires est la plus grosse blague du siècle. Nikola avec lui, j’étais obligé d’emmener Sidney avec moi. Et on a toutes les deux besoin de Tempérance, c’était logique qu’elle vienne. Il manquerait plus qu’on apprenne que d’autres de San Francisco sont également présent. Quand je sens Nikola s’installer à mes côtés, je fais signe au barman, qui lui sert sa bière. Je tourne la tête vers lui. Il semble... détendu. « Comment va Sidney ? » Oh ne croyez pas que j’ai oublié la raison première de notre rendez-vous. J’attends juste d’avoir des nouvelles de ma meilleure amie avant de lui donner envie de partir se réfugier dans ses bras.



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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Sam 17 Déc - 2:32
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On a gravé sur les murs les noms des mecs du squa
Nikolene




Parfaite quiétude, torpeur enchanteresse brisée par ce léger bourdonnement incessant qui me vrille le crâne. Paupières qui restent clauses, fermement fermées à la recherche de ces heures de sommeil manquantes. Nuitées bien trop courte, patchwork d’émotions intensément différentes qui se sont succédé pendant la soirée. Le loup n’a trouvé le repos que lorsque l’astre sacré s’est éveillé et lorsque la sphère argentée s’est échappée derrière la ligne de l’horizon. Opalescences sombre qui finissent par s’ouvrir sur ce tout nouvel univers, monde bouleversé, échiquier renversé, tout a changé. Parce qu’elle est là, sirène s’étant échouée dans mes draps, beauté à la chevelure dorée, présente mais absente, bien loin de moi, envolé à des kilomètres dans les méandres de ses rêves. Faciès plus apaisé qu’il ne l’a été depuis que nos regards se sont croisés pour la première fois sur la côte Ouest. Gisante, dans ses draps imprégnées de nos deux parfums, symphonie de nos odeurs liées, cacophonie qui ressort de ces linges salis par notre amour. Tissus noir de mon tee shirt qui glisse sur son grain de peau parfait, en dévoilant un peu trop, doigts qui y traînent, doigts qui marquent leur territoire sur ce nouveau royaume conquis pendant la nuit. Incompréhension, folie qui nous a lié de nouveau, je n’arrive pas à croire cela vrai, je n’arrive pas à réaliser que je suis plongé dans une réalité bien trop douce pour être la mienne. Pourtant rien n’est tromperie, pourtant elle n’est pas un mirage, la douceur de sa peau continue d’embraser le bout de mes doigts, sa douce odeur continue à venir me rendre fou.

Objet de malheur qui vibre de nouveau, me faisant bougonner alors que je l’attrape le visage à moitié enfoncé dans le cou de la beauté plongée dans les bras de Morphée. Jolene. Léger froncement de sourcil alors que l’envie brûlante de t’envoyer balader me brûle les doigts mais je finis tout de même par répondre. « Tu me fais royalement chier Larsen. » Des semaines que je n’ai pas croisé ton regard, des semaines que des noms d’oiseaux provenant de nos lippes n’ont pas entravé le silence, des semaines que je n’ai pas glissé entre tes doigts le verre frais de ces bières que l’on partageait. Amitié particulière, vrai lien qui ne soit pas tâché de luxure, pure amitié sans débordement. Manque qui me gagne bien que je ne l’avouerais jamais, à personne, certainement pas à elle, manque de ces moments rares que l’on pouvait partager, que l’on arrivait à avoir même sans Sid dans les parages. Seule et unique personne que j’ai prévenu de l’endroit où je m’enfuyais, dans l’espoir certainement que tu m’y envoies l’ange blond. Parce que t’es bien la seule qui comprenne. T’es bien la seule qui saisisse cette étincelle, ce feu ardent entre elle et moi. T’es bien la seule qui est passée outre ses jugements. T’es bien la seule qui ne me considère pas comme un poison pour elle. Pourtant elle est mon opium, lorsque je suis son arsenic.

Corps qui quitte la chaleur apaisante de son corps, des draps. Corps qui quitte difficilement et à regret les méandres du sommeil pour se glisser sous la douche. Eau fraîche qui mord ma peau, gouttelettes glacées qui dévalent ma peau encore douloureuse du combat d’hier, eau brûlante qui m’aurait sûrement achevée alors je me perd dans les torrents frais qui me font reprendre pied avec la réalité chassant les derniers signes de sommeil, faisant disparaître la brume laissée par cette trop courte nuit. Vêtements cherchés à la va vite pour ne pas la réveiller, puis je reste là, comme un con, planté devant le lit. Deux années que je n’ai pas été en couple, deux années que je n’ai pas dormi avec une fille. Aucune ne restaient, aucune n’en avaient le droit. Je finis par m’avancer déposant un léger baiser sur sa joue et glissant un mot écrit rapidement sur la table de chevet. « Je reviens vite. Si tu veux savoir où je suis harcèle ta meilleure amie, c’est de sa faute. Fais comme chez toi.» Pas de je t’aime, pas d’expansion sentimentale, pas de niaiseries, je suis pas comme ça, je le serais certainement jamais. Dernier baiser voler et voilà que le loup s’est envolé.

Casquette sur le crâne, mains enfoncées dans mon bomber je marche distraitement dans les rues légèrement éclairés par les rares rayons de soleil qui percent le voile grisâtre du ciel. Dire que je pourrais encore être au lit avec elle, dire que je pourrais tranquillement et possiblement prendre encore mon pied à l’heure qu’il est. Tu me fais véritablement, sincèrement, réellement, royalement chier Larsen. Ma bonne humeur du réveil est légèrement consumé, bord un peu calciné alors que je cherche ton bistrot, me fichant totalement d’être là à l’heure. Je finis par rentrer dans l’établissement, un peu bougon, soufflant sèchement au serveur en te pointant du doigts que je t’accompagne. Ses prunelles se glissent légèrement sur les restes du combat persistant encore sur mon visage. « Un problème peut-être ? » Voix glaciale, murmure qui suffit à glacer son sang alors qu’il garde son professionnalisme me laissant à ta table avec une carte. L’autre con revient me servir une bière lorsque ton regard croise enfin le mien. Remarque qui m’arrache un léger sourire en coin, si narquois, plein de dédain lorsque je souffle en grand roi. « Disons qu’on se sent toujours bien après un orgasme gracieusement offert par King. » Une bière. Toi et moi. La combinaison preque habituelle, comme si je n’étais jamais partis, comme si je ne t’avais pas caché que je vivais avec Nate, comme si tout était normal. Mais ça ne l’est pas, non rien ne l’est et je sens planer au dessus de nos têtes cette légère gêne, cette légère incertitude que l’on masque. Liquide ambrée qui se glisse dans ma trachée, premier truc que j’avale de la journée, mais en bonne anglais je ne scille pas et en bois presque la moitié d’une traite. « Bon je suppose que tu m’as pas sorti du lit pour me demander des nouvelles de la nana avec qui tu vis. C’est quoi le problème Larsen ? Ma présence te manquait trop. Je peux comprendre, je me manquerais aussi. » Je ricane avant de porter une nouvelle fois ma bière entre mes lèvres.


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Jolene Larsen
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Dim 18 Déc - 17:29
mauviae graine
Nikola & Jolene


Je tourne la tête quand j’entends une voix dure teintée d’un léger accent anglais demander s’il y a un problème. À l’entrée se tient Nikola, qui affronte le barman en chien de faïence. Avant, j’aurais pensé, wow ce gars est un caïd, un vrai dur à cuire, il n’a peur de rien. Maintenant... je soupire, complètement blasée qu’il continue de montrer son plus mauvais côté sans arrêt. Des fois j’ai envie de lui dire que le monde entier ne le déteste pas, qu’on n’est pas à Londres, son histoire ne l’a pas suivi. Il a la chance de pouvoir repartir à zéro. Mais non, il continue de s’enliser dans sa merde. Il s’y complait. Ce mec est con. Je suis devenue amie avec un con. Je le détaille pendant qu’il arrive à ma table, et je comprends la réaction du propriétaire. Nik a le visage légèrement amoché. Ces coupures et ces hématomes sont récents, hier soir tout au plus. Je n’ose pas imaginer l’état dans lequel se trouvait Sid en découvrant tous ces ecchymoses. Je ne dis rien quand il s’assoit mais il voit bien que je le dévisage. Je me fous de savoir comment il a eu ses blessures en fait, ça ne m’étonnerait carrément pas qu’il fasse parti d’un Fight Club clandestin. Ce gars est tellement couillon. Je n’ai pas à approuver ou non ce qu’il fait de sa vie. Je ne suis que son ancienne colocataire, la meilleure amie de l’amour de sa vie. Ce n’est pas moi qu’il va écouter. Je pars toujours du principe que tant qu’il ne bafoue pas les droits de l’Homme et la planète, il fait ce qu’il veut. Côté Parks tout ça tout ça.

Je manque de m’étouffer avec la bière et éclate de rire. Je ris parce qu’il m’a sorti ça comme s’il me disait qu’il faisait beau dehors. Comme si c’était normal que lui et moi parlions de notre vie sexuelle. Je ne savais pas que nous en étions à ce stade. Ravie de l’apprendre, j’aurai préféré qu’il me prévienne avant. Surtout qu’on parle de la vie sexuelle qu’il a avec ma meilleure amie. C’est gênant de ne pas l’entendre de sa bouche. Je m’essuie les lèvres, et tousse, me remettant de la bière mal passée. « Ravie de l’apprendre, Nikola. Donc vous vous êtes remis ensemble ? » Je suis heureuse pour elle, pour eux. Ils se sont enfin retrouvé. Pendant deux secondes je me dis que j’ai raté ma vocation, que ce n’est pas organiser des couples que je dois faire mais créer des couples, remettre ensemble des âmes perdues. Puis je me souviens que je ne suis meme pas capable de me rendre compte bien plus tôt que je suis amoureuse de mon plan cul, que je ne sais meme pas lui avouer quand il le fallait, et que je suis incapable d’entretenir une relation saine avec lui par la suite. Enfin je me dis que justement, parce que je suis plus douée avec les histoires des autres, peut-être que la mienne ira mieux par la suite. Un côté maso, un peu nan ? Et du coup meme si je suis heureuse pour ce bout de femme qui représente toute ma vie, je ne peux m’empêcher d’être jalouse. Parce qu’elle a trouvé son âme soeur. Alors que celle qui je suis persuadée est la mienne continue à me repousser. Je repose mon verre et mon regard s’assombrit légèrement quand il me demande la réelle raison de notre rendez-vous. Je soupire et tourne le regard, préférant ne pas l’affronter du regard. Pas maintenant. Mais avec Nik je sais que je peux compter sur lui pour me foutre la claque qui me réveillera. J’inspire un grand coup et je recroise son regard sombre. Je lâche un petit sourire. « Je ne t’ai pas dit ? Quand t’es parti on a fait une soirée pour fêter la libération du canapé. » pas la peine de lui dire que oui, il m’a quand même manqué ce couillon, que sa présence masculine pesait dans la balance de la colocation, qu’il apportait un renouveau dans notre quotidien et putain, on en avait besoin à l’époque du renouveau. C’est horrible mais même si c’était tendu avec Sidney, ça nous permettait de penser à autre chose qu’à nos propres problèmes. De l’égoïsme pur et dur et je n’assume qu’à moitié.

Je bois une gorgée pour me donner des forces et sans sourciller, je lui pose la question. « Pourquoi tu me l’as caché ? » Il sait de quoi je parle. Il sait de qui je parle. Nikola n’est pas con, si on s’est rapproché en premier lieu, c’est bien à cause ou grâce à nos relations respectives avec Sidney et Nate. J’ai l’impression d’avoir été manipulé par Nik. Il savait que j’avais une proposition de job pour New-York, je lui ai dit quand j’ai repris contact avec lui. Il savait pertinemment que si je venais, j’embarquais Sidney avec moi car on ne se lâche plus maintenant. Mais il savait aussi que si je savais que Nate se trouvait à New-York, qu’il était de surcroît son colocataire, je me serai démerdée pour envoyer Sidney à New-York seule ou avec Tempérance. Si Nate avait choisi de fuir San Francisco, c’est parce que je m’y trouvais. Je n’avais aucunement le droit de débarquer à New-York à la suite. Et putain Nikola le savait. « Rajouter un « au fait Nate est mon coloc » semblait trop dur ? » Je lui en veux. Salement. J’ai l’impression de revenir au début de notre amitié décalée. On était censé justement être ces deux personnes qui osaient tout balancer à la gueule de l’autre, sans prendre de gants ni de pincette, tant pis si ça fait mal, on ne pourra que s’en sortir plus grand. Cette information aurait pu m’éviter mille et une connerie. J’aurai pu conserver ma dignité au lieu d’aller taper scandale dans le hall du stage de Nate. J’aurai pu éviter d’être cette hystérique qui lui rend une casquette. Une casquette putain. Casquette que j’ai récupéré et rangé au fond de mon armoire, dans mon carton de la honte. Oui j’ai un carton de la honte, tous ces souvenirs dont je ne peux me débarrasser mais qui sont témoins d’une époque où je n’étais pas à mon plus haut point niveau intelligence dirons nous, hein. La casquette rose qui rejoint mes affaires de Suède. Je m’égare. Nik me semble trop impassible. Il a changé, depuis qu’il est sur New-York. Je ne saurai dire comment. Oh, déjà, je me doute bien que si je l’avais vu hier midi, il n’aurait pas été de la même humeur parce qu’il n’aurait pas encore croisé la tornade Sidney. Ça se ressent qu’il est heureux d’avoir retrouvé l’amour de sa vie, on ne peut pas tromper là-dessus. Mais il y a autre chose. Je n’arrive pas à mettre la main dessus. Je soupire et me passe une main sur le visage, restant un moment cachée. Ma main glisse dans mes cheveux et y reste. « Je suis fatiguée de me battre contre lui et avec lui. En une heure je l’ai détesté de tout mon être et en même temps, je me suis souvenue pourquoi j’étais amoureuse de lui. C’est pas sain. T’aurais pu m’éviter tout ça Nik. » Ah Jolene, c’est facile de remettre la faute sur l’anglais, hein ? Oui. J’ai besoin d’un fautif, j’ai besoin que quelqu’un porte le chapeau. Parce qu’en ce moment, j’aurai pu être en train de boire un verre avec un gars qui me plait, qui ne se fout pas de ma gueule, à San Francisco. Même si on sait lui comme moi que dans tous les cas, j’ai Nate dans la peau, quoiqu’il arrive.



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Mar 20 Déc - 2:57
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Nikolene




Esprit qui lentement dévie au loin, qui fuit loin du bistro, qui glisse sur mes rétines les images d’une lionne à la crinière à la couleur de l’or pur. Quelques secondes de pesanteur, quelques secondes où je suis présent tout en étant absent. Écrin de bonheur qui m’enserre, sensation étrange que je n’avais pas côtoyé depuis bien trop longtemps, sensation qui était devenue une étrangère. Je baignais dans mon malheur jusqu’à m’y noyer, maintenant mon visage renaît à la surface, désormais l’oxygène emplit mes poumons comme il ne l’avait plus fais depuis longtemps. Étrangeté de ce sentiment qui fait planer, qui nus tient hors du monde, qui nous fait nous sentir enfin bien. Mais je ne suis pas de ceux qui l’affiche, je ne suis pas de ces idiots à l’air béat qui hurlent leur amour au misérable peuple qui les entourent. Je suis seul maître de ce labyrinthe de pensées insensées, je suis seul chef de ces battements que mon palpitant loupe parfois lorsque ses mots ou ses actes le font dérailler. Personne n’a besoin de savoir combien je tiens à sa vie, personne n’a besoin de savoir combien je l’aime, pas même elle. Histoire descendue années après années, histoire incomprise quoi que l’on ait fait, histoire que beaucoup voudrait voir s’arrêter. Pourtant la flamme ne s’éteint jamais, pourtant chaque fois de la braise renaît cette éternelle lueur qui nous anime. Deux entités animées par la même volonté de fusionner, deux entités qui ne veulent désormais plus se quitter, deux entités qui ne désirent plus si ce n’est la tranquillité écharpée par leur désir passionné. Faciès qui se mue de cet air volontairement détaché, qui laisse ce masque impénétrable figer ses traits alors que doucement je souffle. « Ouais je crois bien qu’on peut dire ça. C’est MA copine. » Légère accentuation qui ponctue ma phrase, déterminant possessif sur lequel j’appuie l’air de rien, en sirotant tranquillement mon liquide ambré. Mot qui n’ont pas pollué mon vocabulaire depuis tant de moi, sirène qui ne paraissaient jamais à mon bras, diablesses qui ne partageaient que quelques heures de luxure rien de plus, simplement une étreinte et puis elles retournaient infester les abysses. Il n’y a jamais eu que Sid, il n’y a jamais eu qu’elle pour ravir ce cœur inaccessible, il n’y a jamais eu qu’elle pour conquérir cette place à mes côtés, pour me pousser à cette chose qui me faisait flipper, l’engagement.

Liquide ambré que je fais tourner dans mon verre, liquide qui ne vaudra jamais celui de mon île, cette bière du vieux continent incomparable à cette pâle copie que l’on me sert ici. Opalescences qui roulent alors que je ne les tourne même pas vers toi. Des semaines à dormir sur maudit canapé, des semaines à m’esquinter le dos lorsque j’aurais très bien pus fuir, aller ailleurs loin d’elle, loin de toi. Dans un endroit à moi, dans une antre où les marques de ce passé que je voudrais oublier ne seraient pas si présentent. Pourtant je suis resté, soirées après soirées je suis resté sur ce maudit fauteuil, pour elle, parce que malgré ses conneries mon corps refusait de s’éloigner, mon corps refusait qu’elle avait jugé bon d’instaurer. Puis il y avait toi, toi et Tempérance, deux pestes, deux tornades acides que j’aurais tellement aimer noyer dans votre mépris, que j’aurais tellement voulu faire taire en un claquement de toi. Pourtant l’apaisement a adoucit nos liens, pourtant le dégoût a fait place à l’acceptation, puis je me suis laissé allé à cette amitié dérangée, à cette amitié décalée comme tu aimes si bien la nommer. Il est possible que je me sois un peu attaché à vos manies, que j’ai pris l’habitude de vous titiller, de vous taquiner, jamais trop méchamment, parce que dans le fond, malgré mes mots crachés pour vous blesser, je vous aimais bien. Once de gentillesse que je garde enfouis au fond de moi et que je ne risquerais jamais de te révéler. Faut déconner, je reste tout de même Nikola King. « Mais le canapé était libéré depuis que le déserteur avait fait ses valises pour me laisser son plumard. » Léger sourire en coin qui ponctue mes lippes alors que je repose le verre sur le bois froid. Ombre de votre ancien colocataire qui n’avait fait qu’une brève intervention dans mon existence, assez courte pour me laisser le temps de le haïr, assez courte pour me libérer de ce fardeau et me laisser son lit froid, où il ne manquait plus que son corps contre moi.

Rapidement la conversation déraille, elle s’ébranle et prend un tout autre tournant. Les vraies raisons de ma venue ici émerge à la surface, la réalité se dessine sous mes prunelles consternées, ce dont je me doutais est soufflé par tes lippes presque colériques. Déboire de cette histoire presque plus compliqué que celle que j’ai réussi à réanimé. Débris de deux êtres séparés pour s’être sûrement trop aimé sans oser se l’avouer. «] Parce que tu te serais ramené si je te l’avais seulement dis ? On sait tout les deux que non. » Regard perçant qui soutient le tien, petite brindille qui ne m’impressionne, coriace adversaire qui je le sais par avance me tiendra toujours tête. C’est le feu contre le feu, c’est deux être entêtés qui tentent de gagner. Mais je suis celui qui détient la vérité, je suis celui qui pour une fois n’a pas merdé, alors je ne risque pas de lâcher, je ne risque certainement pas de m’écraser face à toi. Je tiens à toi, d’une étrange et bizarre manière, je tiens à toi, véritable amitié dans laquelle je ne me suis pas impliqué depuis pas mal d’années, amie féminine que je n’ai pas vu germé dans mon entourage depuis Sid en vérité. Je termine ma bière en une dernière gorgée avant de me tourner vers toi pour souffler d’une voix percutante. « Bah écoute je pense que ça m’a semblé tout aussi compliqué que pour toi t’envoyer un sms à Nate. Ou de me prévenir, tu sais un truc du style : Eh au fait ce soir y aura ton ex qui t’attendra dans ton canap. » Je suis pas le seul qui se tait, je suis pas le seul à avoir gardé le silence. Hier soir les choses ont pour une fois tournées en ma faveur, mais la tendance aurait pus s’inverser, j’aurais pus tout voir exploser, j’aurais pus la voir s’éloigner une fois de plus plutôt que de la voir redevenir cette seconde part de mon âme, être celle qui comble ce vide immense qui obstruait ma poitrine. Néant abyssale qu’elle seule pouvait résorber avec la force de ses sentiments passionnés qu’elle m’a toujours réservé. Parce que je suis le seul, comme elle sera toujours la seule.

Mais désormais c’est à toi que je fais face, nouveau fantôme de la côté ouest venu me hanter, venu me souligner à quel point j’ai merdé. Tes derniers mots me déstabilisent, tes derniers mots fissurent un peu mon armure. Je ne suis pas du genre à rechercher le contact, je suis pas le genre de type qui te prendra dans ses bras, qui sera l’épaule sur laquelle tu pourras pleurer. Je suis comme ça, je suis une enflure, une pourriture qui préférera te secouer pour te montrer à quel point tu t’es trompé, pour te forcer à réparer ce que tu as pus briser. « Je pensais être assez con dans ce domaine, mais vous deux vous atteignez des sommets. » Et je suis pas conseillé conjugale merde, j’ai déjà du mal à garder Sidney sans qu’elle ait cette putain d’agaçante envie de me quitter tout les mardis, comment je suis censé vous aider à cesser de nier l’évidence. Je fais pas dans le sentimental merde. « T’éviter tout ça ? Tu te fous de ma gueule Larsen ? T’es pas la seule à pas aller bien, tu veux que je décrive les phases de déprim du fan de casquettes ou ça va aller ? Au lieu de t’énerver sur moi, tu ferais mieux de me remercier tiens. T’aurais préféré quoi ? Que je te le dise pas et que tu viennes jamais. Et je faisais quoi moi, je poussais une nana dans son pieu pour qu’il arrête de penser à toi ? » Expression du sentimentalisme et de l’amitié par Nikola Aaron King. Parfois je comprends pourquoi Sidney est tombé si amoureuse de moi….


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Mar 20 Déc - 14:37
mauvaise graine
Nikola & Jolene


C’est beau. J’en verserai une larme de joie pour Sidney et Nikola parce qu’ils se sont retrouvés, pour de bon, qu’ils redeviennent cette entité unie et unique. Ça se voit que Nik est heureux. Il n’a pas besoin de parler, il a cet aura qui l’entoure, qui nous donne envie de chanter l’amour brille sous les étoiles. Il nous donne envie d’être niais, même si dès que j’oserai une remarque digne de Cendrillon, son regard se fera dur parce que « ce n’est pas lui, ça, il n’est pas fragile. » Moi non plus. Pourtant, un peu de romantisme, de niaiserie, crois-moi Nik, l’osmose est d’autant plus forte. Je soupire, me souvenant à la perfection de ses regards, de ses sourires, de son touché... la scène aurait été filmé pour une série, le monteur aurait ajouté des étoiles à la vidéo. Je secoue la tête, chassant ce souvenir de ma tête. Je ne dois plus y penser. Plus on avance dans le ventre, plus j’ai l’impression que ça a été un rêve, que rien de tout ça ne s’est réellement passé. Comment en est-on arrivé là putain. Je verserai une deuxième larme, celle que je ne peux m’empêcher de verser, celle qui me ronge de l’intérieur parce qu’on ne devrait pas être jalouse à ce point de sa meilleure amie. Elle en a souffert. Depuis deux ans qu’elle l’a quitté sans un mot, elle n’attendait que ce jour, celui où elle retrouverait son Nikola. Et moi, on vient de me décerner la palme de la plus mauvaise des meilleures amies. Je suis incapable d’être entièrement heureuse pour elle. Je ne suis pas pressée de rentrer. Égoïstement, si je pouvais éviter Sidney pour quelques jours, le temps de m’y habituer, ça me ferait du bien. Oui je suis une salope à ce point. Incapable de mettre ses sentiments et son mal-être quelques instants pour se réjouir avec la femme de sa vie.

Je lâche un rire jaune. Nikola qui évoque notre ancien colocataire, celui qui a été mon grand frère de coeur pendant des années, me rappelle que chaque homme qui devient un minimum proche de moi finit par faire comme tous les autres : il fuit. Sahel a fui, Nate a fui, mon père également a fui, Nik a fui. Tous ne me fuyaient pas moi en particulier, sauf les deux hommes de ma vie, mais tous m’ont abandonné une fois, à leur manière. Mon père a fui mes larmes et m’a abandonné tel Moïse pour un meilleur avenir. Oui, probablement. Un avenir néanmoins marqué par la peur de l’abandon, première trace de cette malédiction qui m’a suivi. Mon ancien colocataire et confident a fui, il n’a pas porté ses couilles et est parti sans même nous dire au revoir. Deux fois. Par deux fois je suis entrée dans sa chambre, par deux fois je l’ai trouvé vide. Qu’il aille se faire foutre, non ? J’en ai marre de courir après les gens qui n’en valent pas la peine. Je ne gaspille pas le peu d’énergie que j’ai pour des personnes qui n’en ont pas pour moi. Et après ce con, c’est une double fuite. Quelle conne j’ai été de ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt ! C’était évident qu’ils partent ensemble. Mais à l’époque, je n’avais pas toutes les informations. J’ai su que Nikola était parti parce qu’on remarque quand un colocataire ne vit plus à la maison. C’était calme, son parfum masculin ne s’imprégnait plus dans les airs, sa bouteille de bière ne trainait plus sur le plan de travail. Avant même de lire la lettre, je savais qu’il était parti. À ce moment, je ne savais pas que Nate était parti. Je l’ai su trois semaines après. Trois semaines qu’il était parti et je ne l’avais même pas remarqué. Et même si je savais que Nikola se trouvait à New-York, ce n’était pas en arrivant moi même dans la Grosse Pomme que je sus qu’il se trouvait là également. En soi je n’avais pas pu faire le rapprochement. Mais quand même. C’était logique que si ces deux là partent, ils partent ensemble. Ensemble dans la même merde jusqu’au bout.

« Évidemment que non je ne serai pas venu si je l’avais su ! Il m’a fui Nik, il s’était décidé à refaire sa vie loin de moi et sans moi, je n’ai même pas pu respecter ça ! » Je l’ai dit que j’arrêtais de courir après les gens qui me fuient. Si Nate et moi on se parle encore aujourd’hui, ce n’est qu’un mauvais concours de circonstance. J’apprends qu’il est sur New-York, qu’il travaille dans une boîte partenaire à la mienne, on devait mettre les choses au clair pour ne pas entacher la relation de nos deux patrons. Si rien de tout ça ne se serait passé, j’aurai tout fait pour ne pas me faire remarquer sur New-York. Rester la plus discrète possible. Je n’aurai pas trainé là où je savais que Nate pourrait se trouver. J’aurai fini mon année et je serai partie loin encore, dans un pays où je savais que je pourrai oublier le mexicain. Probablement la Suède. J’étais prête à retourner en Suède, putain. J’encaisse le coup. J’aurai pu lui dire de ne pas être étonnée qu’en rentrant, il découvre pas son ex mais celle qu’il aime sur le canapé. J’aurai pu, mais il se serait défilé, parce qu’il aurait estimé qu’il n’était pas encore prêt à y faire face. J’ai bien fait de ne pas lui dire. Ils avaient besoin d’un coup de pieds au cul ces deux là. Ce n’est pas comparable. S’il m’a dit qu’il se trouvait à New-York, c’est parce qu’il savait que je disais tout à Sidney, que j’allais lui dire d’une manière ou d’une autre qu’il fallait qu’elle le rejoigne. À d’autre qu’il n’avait pas espéré que ca se passe de cette manière.

Je finis ma bière cul sec, et m’essuie la bouche sans grande classe et tourne le visage, pour regarder un point dans le vide, sourire triste sur le visage. Ouais, on atteint des sommets, du jamais vu dans le record de la connerie. On vient de signer un contrat qui nous empêche d’être nous, qui nous oblige à nous dénuer de tout sentiment que l’on peut ressentir pour lui. Mais je reste bloquée sur son désir de vouloir partir loin de moi. Il s’est senti obligé de faire ce contrat. Pour se protéger de moi. Mon regard se fait plus dur quand il me parle de Nate. Sérieusement ? « Sincèrement Nikola ? C’est bien fait pour lui ! Il n’avait qu’à pas fuir comme un voleur ! Il en a pas marre d’attendre que j’agisse comme lui le souhaite ? Ses couilles sont trop lourdes pour qu’il les porte et me dise ce qu’il veut ? » Je l’ai encore en travers de la gorge le « tu n’es pas venu me voir à la fraternité. » Bien sûr ! Achève-moi, fais de moi la pute du campus, je viendrai ramper à tes pieds parce que tu m’as sauvé de ma phobie ! Il ne s’est même pas rendu compte de sa connerie. J’ai tellement fait le premier pas depuis que je suis revenu qu’il s’attendait à ce que je revienne encore une fois. Je ne suis pas la plus fautive de nous deux. On a chacun notre part de tords. Et le tord de Nate est de m’avoir cru à ses pieds. Oh je le suis. Mais j’ai un minimum de dignité. Je ne me souviens pas l’avoir entendu s’excuser de m’avoir insulté comme la dernière des putes, comme cette salope en puissance qui n’a aucune morale. Je me suis excusée, j’ai pardonné bien des choses. Mais rien n’ira mieux tant qu’il ne se sera pas excusé. J’ai un minimum de fierté, d’amour propre, pour tout effacer pour un sourire et un « tu as volé mon coeur. » Parce qu’il n’y a pas que mon coeur qu’il a volé. Je lève la main pour commander une nouvelle tournée, et quelques instants plus tard, notre commande arrive. Je ne bois pas immédiatement. Je me souviens de ce que viens de me dire Nikola. Je me frotte les yeux. Je ne cherche même plus à me cacher avec l’anglais. Il m’a vu au plus bas, au bord du gouffre, je peux laisser mon masque de côté. Je ne m’attends pas à ce qu’il me console « oh ma chérie tout ira mieux ». Non, ce que j’apprécie dans ce lien, c’est qu’il agira avec moi comme il aimerait qu’on agisse avec lui. Et je me souviens de ce qu’il a dit. « Oui ! Non ! J’en sais rien. Ça me tuerait de le savoir avec une autre, mais en même temps si je ne suis pas capable de lui donner ce qu’il veut, autant qu’il aille voir ailleurs non ? » je bois une longue gorgée de cette bière dégueulasse, et regarde Nik le plus sérieusement possible. « Ne fais pas le con avec Sidney. » Je connais sa réponse. Il n’a meme pas besoin de la dire à voix haute. Comme je n’ai pas besoin d’expliciter les sous-entendus de ces quelques mots. Je ne pourrai pas lui donner mille et un coup de pouce. Je roule des yeux et bois une nouvelle longue gorgée. « Je ne te remercierai que lorsque Nate cessera de jouer au plus con, parce que tu sais qu’à ce jeu, je gagne facilement.




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Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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Mer 28 Déc - 3:20
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Cœurs qui fuient les évidences, cœurs qui se laissent guider par la peur et la torpeur que les préjugés peuvent causer. On part en fuyant les décombres, on part en pensant pouvoir se reconstruire ailleurs, on part sans savoir que l’on termine de tout détruire dans notre fuite. Lâcheté qui nous empêche de nous retourner, lâcheté qui fige nos lippes pour qu’elles ne puissent plus vous parler. Lâcheté qui vous honore de son aigre bonté pour retenir de venir, lâcheté qui vous bride pour que vous puissiez jamais effacer de vos pas les notre. Situation qui fait échos à la mienne, situation que tu vis qui résonne dans mes pensées avec un air de déjà vu. Même si je ne te le dirais pas, je te comprends mieux que personne, même si jamais je ne te le soufflerais, je sais exactement ce que tu vis. De ma compréhension sont nés mes mensonges, dans mon envie de vous aider la tromperie a ouvert les yeux. Depuis quand j’aide les gens moi ? Depuis quand je ne jubile pas à les laisser se démerder, à les regarder patauger dans un océan de plaies qui ne cicatriseront jamais ? Depuis que le concept de l’amitié a explosé dans mon visage plein de préjugés éhontés. J’irais pas jusqu’à vous le révéler, j’irais pas jusqu’à vous annoncer les brides de biens qui traversent mon esprit chaotique quand il m’arrive de penser à vous, je suis comme ça et ça changera pas. Mais je sais ce que c’est que de voir l’être que l’on chérit fuir et de rester là, de s’immobiliser dans l’être de l’autre sans jamais chercher à le confronter, sans jamais franchir le pas qui nous mènera jusqu’à la révélation de ce chemin pavé d’erreurs que l’on a construit. Et je connais la sensation brûlante que cause le manque que l’on a soi même provoqué, celui que l’on a pas vraiment contrôlé, pourtant je me suis barré, pourtant je l’ai laissé, pourtant je savais à quel point je déconnais, mais je l’ai fais. Je l’ai fais, mais si tu savais combien j’ai regretté Jolene, j’ai regretté avant même de rédiger cette putain de lettre, j’ai regretté avant même de claquer une dernière fois cette foutu porte, j’ai regretté alors que mon avion était encore cloué au sol. Je connais les regrets, je connais les dégâts qu’ils peuvent causer et je sais surtout que ce putain d’idiot qui partage mon antre voudra toujours de toi. « J’ai fuis Sidney, elle m’a fuit avant ça, c’est pas pour autant qu’on se manquait pas. » Me force pas à m’ouvrir plus que ça, me force pas à te confier cette clé de mes pensées cachées que je n’ai jamais offerte qu’à ta meilleure amie, parce que je le ferais pas. J’aime être cet objet de mystère, cet homme plein de secrets, ce sale gosse qui se cache dans son invisible armure.

Soupire d’agacement qui fend mes lippes lorsque je t’entends, apogée de la pensée féminine, apogées de l’entêtement du sentiment égoïste. On aime pour soi, on aime pas pour l’autre, lorsque l’on devrait aimer la fusion des deux entités. « Tu crois que c’est facile ? Tu crois qu’il gère tout ça ? Nan il gère pas, il a besoin de temps et ton comportement ne va servir qu’à le braquer. T’es tombé amoureuse de lui en sachant ça, va falloir assumer. » On est pas des mecs comme ça, on est pas le genre de types qui hurlent leur amour dans de long discours débordant de sentiments suintant de ce romantisme qui vous file la nausée. On est pas de ceux qui tombent amoureux dés qu’une nouvelle page se tourne, on est de ceux qui ne laissent leurs cœurs s’exprimer qu’une seule fois dans leur putain de vie de folie. On est ce qu’on est et c’est principalement qui vous a fais tomber à nos pieds. Alors pourquoi on changerait ? Garde bien à l’esprit Jolene que l’on ne sera jamais plus compliqué que vous… Perles salées qui s’échappent de tes opalescences, éclat de diamants fragmentés qui fissure la parfaite symbiose de ton teint de poupée. Bras qui se fige, homme qui devient soudain aussi immobile que le marbre. Mes prunelles se perdent dans les gouttes qui perlent le fond de mon verre plutôt que sur celle qui dévoile ta peine. Je ne suis pas celui qui réussira à te les essuyer, je ne suis pas celui qui arrivera à te consoler. Je sais pas faire ça moi, je suis pas ce bon pote avec qui tu pourras te laisser aller, t’enliser dans cette putain de tristesse qui fige la volonté, je suis celui avec qui tu pourras hurler à la lune, comme deux loups perdus un soir de pleine lune.

Nouveau verre remplit qui succède à celui dont le liquide ambré a déjà traversé ma trachée. Lippes qui trempent un instant dans la bière, qui aspire de nouveau un peu la boisson. Ventre vide qui absorbe comme première boisson cet alcool brassé pour commencer la journée. Alors je nous commande rapidement un truc à grignoter alors que tu finis par continuer de parler, ne provoquant chez moi qu’un léger soupir d’agacement alors que ma voix ne baissent pas, alors que mon ton reste froid, alors que mon timbre reste mien. Tu dois comprendre. « T’es pas capable ? T’as essayé ? S’il se laisse aller avec d’autres, faudra pas venir lui reprocher après. Réveil toi Larsen, tu t’entends parler un peu ? »Opalescences qui se détournent de ton visage pour glisser sur les courbes de la serveuse qui s’avance, silhouette fade, silhouette sans saveur, silhouette qui ne sera jamais aussi parfaite que celle qui parade dans mes draps encore sales de nos émois. Prénom de celle qui hante mon crâne, que tu ne tardes pas à prononcer alors que la dite serveuse nous dépose nos steak et nos frites. « Je sais que c’est notre dernière chance, t’as pas besoin de me le rappeler. » On s’est lancé dans un tout ou rien, partie de poker dangereuse dans laquelle on s’est jeté comme dans l’antre d’un fauve. On a trop encaissé, on s’est trop déchiré, on s’est trop fait saigné maintenant seulement on se donne le droit de s’aimer. Et je sais très bien que si cette fois je la perds plus jamais je ne gagnerais. Je pourrais plus, après tout ça, je pourrais plus jamais encaissé une déchirure de plus.

Alors je me concentre sur toi, je préfère ça, je préfère ignorer ces peurs qui me foudroient le cœur. Le genre de peur qui freineraient cette ascension que notre couple connaît enfin. Renaissance d’une relation que l’on pensait terminée à jamais. « Cool et si madame la reine des connes allait rejoindre monsieur le roi des cons ? » Sourcil qui se hausse alors qu’une fois encore je porte cette foutue bière à mes lèvres.


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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
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Mer 28 Déc - 15:04
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Nikola & Jolene


« C’est compliqué à ce point d’assumer vos sentiments ? » J’étais en Afrique, il m’engueulait parce que je me braquais, je refusais d’ouvrir les yeux, je reviens, il me fait pire ? C’est pas le seul à avoir peur de ses sentiments, à ne pas savoir comment les gérer. Il croit que c’est facile pour moi aussi ? Que je fais partie de ces filles qui tombent amoureuse d’un gars comme d’une paire de chaussures ? Qui savent comment ça fonctionne ? Ouais j’ai été en couple quand j’étais au lycée, mais putain, à l’époque j’étais encore un minimum normale. J’avais encore ma grand-mère pour me guider dans mes faux-pas et mes appréhensions, je n’avais pas une bombe à retardement dans le cerveau parce que j’avais peur de devenir comme ma mère. J’veux pas d’un prince charmant comme Blanche Neige, j’veux pas d’un thug comme Bonnie. Je veux Nate. C’est trop demandé ? Oui je suis tombée amoureuse de lui en sachant tout ça. J’suis surtout tombée amoureuse de la façon dont je me sentais quand il me regardait entièrement. J’suis tombée amoureuse de cette façon qu’il avait de m’appeler Miss Fran pour obtenir ce qu’il voulait de moi, son petit sourire en coin. J’suis tombée amoureuse des attentions qu’il avait à mon égard, quand je ne dormais pas, quand je stressais, quand je partais en week-end seule. J’suis tombée amoureuse de son sourire. J’suis tombée amoureuse de ses baisers. J’suis tombée amoureuse de sa facilité à me faire rire, même quand je suis vraiment énervée. Je suis tombée amoureuse de sa tendance à titiller mon côté Parks juste pour me faire sortir de mes gonds. J’suis tombée amoureuse de son côté macho mexicain, parce qu’avec les soeurs et la mère qu’il a, tout le monde sait qu’il est loin d’être macho justement. J’suis tombée amoureuse de son besoin à toujours montrer qu’il est le meilleur, même s’il préfère se faire passer pour le gars qui s’en fout. J’suis tombée amoureuse de sa manie à ranger ses casquettes, ses fringues, son bureau, comme un gars qui sort de l’armée. J’suis tombée amoureuse de lui quand il râle parce qu’à côté de lui, je suis la meuf la plus bordélique. J’suis tombée amoureuse de sa fausse ignorance quand je lui vole ses fringues. J’suis limite tombée amoureuse de tous ses petits défauts qui font qu’il est cet être plein et brut. J’suis tombée amoureuse de lui parce que je me sens moi sous ses yeux, dans ses bras, sous lui. Je me sens vivante le moment où il pose ses yeux sur moi alors que les insomnies font de moi un zombie. Je croyais être tombée amoureuse de lui parce que je croyais qu’il m’acceptait comme je suis. Je me suis trompée, Nik, alors permets moi douter. Parce qu’il me les sort, ses belles phrases romantiques. Il me les sort pour me blesser. Parce que c’est de ma faute si il a soi-disant des sentiments pour moi. Je ne l’affirmerai pas tant qu’il ne l’aura pas fait. Parce que ce n’est quelqu’un d’amoureux que j’avais en face de moi la dernière. J’avais plutôt l’impression de parler à un gars frustré et déçu d’avoir perdu son plan cul. Car il me l’a tant répété, je ne suis après tout que la plus belle paire de cuisses de la ville et seulement une autre fille parmi tant d’autres. Ah si, pardon, je lui ai volé son coeur. Haha. Ouais. À d’autre.

Nos hamburgers arrivent mais je n’ai pas la foi de manger. C’est à peine si j’ai envie de vomir quand l’odeur de la viande me monte au nez. Alors je bois une nouvelle fois et grimace. Je ne sais même pas si c’est l’odeur ou imaginer Nate suer des draps avec une autre que moi qui me donne envie de vomir. Je sais que je n’ai pas été la seule fille à salir ses draps. Il y en a eu d’autres avant moi, il y en a eu d’autres pendant moi. Mais depuis plusieurs mois, il n’y a eu que nous deux. On se comportait déjà comme un couple avant même de se rendre compte qu’on voulait vraiment en devenir un. Ne m’engueule pas d’avoir dit ça Nik, tu sais que non, je ne le supporterai pas. Ma voix se brise, comme une enfant prise sur le fait. Parce que c’est ce que je suis. Une enfant coupable de ne pas être assez forte. « Bien sûr que non je n’ai pas essayé. J’suis pas prête à le laisser partir. » Mes yeux sont redevenus secs plus vite qu’ils ne se sont remplis d’eau comme si la présence de Nik avait asséché mon corps. Je n’ai pas sa violence, je n’ai pas la même douleur que lui qui brûle aux fonds de mes prunelles. Si lui est creux, ne résonne que l’amour qu’il porte à Sidney, j’ai la chance d’avoir des meilleures amies pour me soutenir quoiqu’il arrive. Ma présence ici en face de lui, qu’il ait accepté de venir, et qu’il continue encore de me parler de son colocataire, mais surtout qu’il m’aide à porter mes couilles prouve bien une chose : il sait qu’il n’est plus tout seul. Il a retrouvé Sidney, mais il n’est plus tout seul. Il m’a moi, et je sais qu’il a Nate parce qu’il n’aurait jamais accepté la colocation s’il ne l’appréciait pas réellement. Même si tout nous oppose, je ne me suis jamais autant reconnu en quelqu’un qu’en Nikola. Même avec les filles. Nikola me ressemble bien plus qu’on pourrait le croire. Pour ca que je parle de Nate avec lui, de mes peurs et mes angoisses : parce qu’il a connu tout ca. Pour ca que je me permets de parler librement, parce que je sais qu’il ne m’en voudra pas d’avoir appuyer là où ca fait mal : il fera la meme chose, dix fois plus douloureusement.

« Compte sur moi pour te le rappeler jusqu’à la fin, Nik, même marié avec dix gosses, je te rappellerai que tu ne dois pas merder avec Sidney. J’monterai sur le ring avec toi s’il le faut. » Je ne relève même pas sa dernière phrase. Qu’il aille se faire voir le roi des cons. Je fixe l’oeil au beurre noir de Nik, lui faisant comprendre que je sais d’où viennent ses blessures. On reconnait facilement les poings quand on en a soi-même reçu. Nik a le sang trop chaud pour un anglais, ça ne m’étonnerait même pas qu’il ait des origines scandinaves, vikings. Ce gars vit pour l’adrénaline qu’il ressent quand il enfile ses gants. « Tu sais qu’elle va te demander d’arrêter, Nik. »





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Sam 7 Jan - 1:33
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Océan de sentiments grisant. Vagues cruelles qui emportent mes ressentis, qui giflent mes envies, qui rythment notre vie. Faiblesse du cœur, palpitant qui devient fou, cœur qui s’enlise dans une passion nouvelle, palpitant qui s’incline devant sa reine. Étrangeté de ces émotions que je ne connaissais pas avant de la rencontrer, cascade dorée qui a tout bouleversé, paire d’opalescence brûlantes qui ont tout dévastées. Avec les sentiments vient le déni, avant de lui dire je t’aime, on lui souffle qu’on la hait. Monde cruel, monde de sauvages où l’amour est un affaiblissement de l’âme. Nous sommes des Alpha, des chefs cruels qui ne peuvent s’attacher, qui ne peuvent assumer pleinement qu’ils sont lié à une autre entité. Louves qui hantent nos pensées, louves qui nous donnent envie de nous damner. Complexe des pensées masculines, complexe de nos esprits chaotiques. Sidney. Je l’ai toujours aimé. Je l’ai aimé quand je l’ai rencontré et ça n’a jamais cessé. Des années qui se sont égrainées dans le sablier, des milliers de secondes qui se sont suicidées dans le sablier et jamais l’amour maudit n’a faiblit. Pourtant pendant des années j’ai préféré que le lien n’était que fraternelle, que la passion n’était que l’effet de mon imagination, que le désir qui naissait lentement au fil des année, n’était que des tribulations d’adolescent perdu. J’ai nié jusqu’à exploser, j’ai nié jusqu’à voir la vérité me péter en plein visage. Je sais pas faire ça moi, je suis pas doué pour ce genre de choses. Je suis le genre solitaire, le genre sans attache, le genre qui n’aime pas. Pourtant je l’aime elle et pas qu’un peu. Je l’aime à tel point que ça me ravage, je l’aime au point d’en devenir malade, je l’aime au point d’en devenir cinglé. Je peux pas me mentir, je peux pas simplement me dire qu’elle n’est qu’une passade, qu’une simple étape de ma vie, niaiserie de mon esprit qui voudrait me faire dire qu’elle est la putain de femme qui a bouleversé ma vie, celle que l’on attend, celle que l’on ne rencontre qu’une fois, la femme de ma vie quoi. Je peux pas sans elle, je peux carrément pas vivre si elle est pas. J’ai déjà essayé, j’ai déjà tenté et cela n’a donné que l’implosion des pires facette de ma personnalité, la naissance de tant d’irrégularité dans mon tempérament déchaîné, un vide au cœur, gouffre béant. Pourtant je lui ai jamais dis, pourtant je lui ai jamais narré l’envergure de ce que je ressens. Je sais pas faire ça moi, je sais pas dire ces mots qui glissent si facilement entre les lippes d’autres personnes, je suis bien trop différent. Je tente de lui prouver, je tente de lui démontrer à quel point elle est importante, putain de lumière salvatrice dans un univers bien trop sombre, seul rayon sacré qui brise la noirceur. Comment assumez face à vous des sentiments que l’on continue de nier ?

Soupire qui fend mes lippes chassant mes pensées alors que la brisure de ta voix fend le silence pesant. Problématique de ses histoires si passionnées que l’on ne peut les dompter, que l’on ne peut les contrôler. Elles se fichent de nous, elles nous rient au nez, elles nous envoient balader, elles nous font suer. On aime pas, on se déchire, on se tue pour mieux se faire vivre. On pleure avant de sourire, on souffre avant de rire, on saigne avant de guérir. C’est l’amour déraisonné, c’est l’amour qu’on vit qu’une fois, c’est l’amour qui n’a que deux issues, l’explosion infernale qui détruit à jamais ou l’implosion paradisiaque qui bénit pour toujours. « Alors bouge toi Larsen, sinon tu vas le regretter toute ta vie. Parce que crois pas la douleur va s’amoindrir. » Deux années à penser que j’allais l’oublier, deux années à patienter pour ne plus sentir la piqûre sordide du manque d’elle. Je croyais que ça allait s’amoindrir, je pensais stupidement que la haine surpassait le flot de sentiments brisés. Mais je me trompais, comme un con j’étais dans la noirceur du faux. Conseil que je peux te souffler parce qu’on vit les mêmes galères Jolene. Toi et moi, perdu dans le même labyrinthe à la complexité démesurée. Aujourd’hui je marche vers une issue bien trop belle pour être réelle, à toi de trouver ta voie, à toi de trouver ce putain de chemin vers la résolution de ce merdier. L’une des rares personnes à qui j’attribue le nom d’amie, l’une des rares filles à qui je pourrais vraiment me lier sans que la hyène en Sidney ne s’éveille. « Il attend ça, que tu fasses le premier pas. » J’ai attendue ça deux années, j’ai patienté deux putains d’années pour qu’elle frappe à cette porte damnée. Elle l’a jamais fais. Il a fallut que je parte pour qu’elle me court après. Désormais prisonnière de mes bras elle ne pourra plus jamais s’échapper.

Liquide ambré qui m’étouffe alors que je tente de l’avaler. Léger toussotement qui assassine ma respiration alors que j’entends tes mots, mariage, enfants, cinglée de Larsen. Images angoissantes qui se glissent dans mes pensées, film d’une vie qui se pourrait futur et qui me fait flipper. Je l’aime, je veux qu’elle, je voudrais jamais une autre, mais je suis pas le genre de mec qui se projette, je suis pas le genre de mec qui s’imagine patientant près de l’autel, pas le genre qui mettra son genou à terre pour une déclaration pleine de sentiments, pas le genre à déjà s’imaginer père d’une fratrie. Je suis trop jeune, trop insolent, trop démeureusement amoureux, trop noyé dans mes conneries. Bordel, je sais qu’un jour elle voudra tout ça, je sais que je finirais par lui accorder, je sais que je céderais parce que je veux la rendre heureuse. Mais pour le moment, je suis pas prêt, pour le moment je préfère que l’on profite égoïstement tout les deux, pour le moment elle n’a pas besoin de me dire oui pour n’être qu’à moi. « On en est certainement pas là et t’inquiète pas pour ça, elle n’aura pas à se plaindre. Et évite, je voudrais pas abîmer madame Martinez. » Reine que je traiterais en souveraine absolue, reine que je compte combler jusqu’à mon dernier souffle.

Je mange un peu, alors que tes derniers mots me percutent. Blessures qui tirent encore un peu, légères plaies à peine refermées, nouveau monde qui m’engloutit, nouveau merdier dans lequel j’explose mon âme de damné. « Ouais je sais, mais pour le moment elle sait rien, donc tu la fermes Larsen. » Ordre cinglant qui claque. Laisse moi profiter d’elle, laisse moi profiter de nos retrouvailles avant qu’elle ne se prennent une nouvelle fois en pleine face le genre de monstre que je suis. Je veux pas la voir me fuir, pas encore, je supporterais pas qu’elle parte une seconde fois, cette fois je pourrais jamais lui pardonner même si c’est moi qui ait merdé. « C’est compliqué, je veux plus la mêler à mes conneries, laisse moi la protéger. Je sais ce que je fais. » Je pense à elle avant toi, elle était pas encore là que je faisais ces choses là, maintenant qu’elle y est je la protégerais jusqu’à mon dernier souffle, même si je dois disparaître sur le cuir abîmé du ring.



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Dim 15 Jan - 17:52
mauvaise graine
Nikola & Jolene


Les regrets font partie de ma vie depuis que j’ai quitté Santa Fe. À côté de regrets, comme de salope, de dépressive, et de agaçante, il y a mon prénom comme exemple. À se demander comment Nate pourrait sincèrement ressentir quelque chose pour moi. Je suis un nid à problèmes. Pour être franche, je suis tentée de le laisser attendre que je fasse le premier. Le laisser attendre, qu’il se rende compte que je ne viendrai pas, que je ne reviendrai plus. Qu’il me déteste, de tout son être. Que dès qu’il entende mon prénom ou quelque chose qui le fasse penser à moi, il ait envie de frapper dans un sac, d’hurler à la mort. Parce que me détester l’obligerait à m’oublier. Et il tombera sur une fille qui n’a rien à voir avec moi. Qui me soit l’opposé. Qui soit altruiste. Qui soit sédentaire. Qui accepte de faire des folies mais qui ne les poussent pas jusqu’à la Folie. Une fille qui aurait grandi ici à New-York par exemple, dont le seul grand voyage qu’elle aurait fait serait d’aller à Washington visiter la Maison Blanche avec sa classe de première. Une fille qui se lance dans un métier sans risque. Une fille magnifique, à la hauteur de sa beauté, mais qui n’attirerait pas le regard des autres parce qu’ils se douteraient qu’elle ait un petit ami. Une fille qui n’aimerait pas être le centre du monde, qui ne chercherait pas la gloire. Une fille discrète, qui se cacherait dans ses bras musclés. Une fille douce, sans histoire. Une fille qui aurait ses parents, pourquoi pas une soeur, un chat aussi. Elle pourrait avoir des origines mexicaines, ça faciliterait les choses du côté Martinez. Au début, ca serait dur. Mais elle serait patiente parce qu’elle l’aime sincèrement. Elle accepterait qu’avant, il y aurait eu Jolene la problématique. Mais, cette fille, elle ne serait pas problématique. Donc elle ne tenterait pas de la remplacer, elle voudrait lui faire découvrir de nouvelles choses. Il se laisserait tenter, lui demanderait de sortir avec lui, et au bout de deux ans de relations sans problème majeur, il la demanderait en mariage. Elle dirait oui. Et Nate serait heureux. Moi, je serais quelque part dans le monde à faire ce que je sais faire de mieux. Fuir.

Je grimace en imaginant Nate posé, tranquille. J’ai envie de vomir en l’imaginant heureux avec une autre. Je finis d’un trait ma deuxième bière et soupire. Je ne peux pas interdire à Nikola de fuir une nouvelle fois et préparer mon plan échappatoire. Je ne suis pas hypocrite à ce point. C’est tentant de partir. De tout abandonner encore une fois, de partir sans se retourner. Je n’ai pas besoin de dire tout ce qu’il se passe dans ma tête à Nik, il le sait, il l’a vécu. Il attend ça, que tu fasses le premier pas. Sa phrase me tourne en boucle dans la tête, elle balaie tous les espoirs que j’avais que Nate m’oublie. Parce qu’il m’attend. C’est moi qu’il attend. Il attend que je revienne vers lui. Il attend que je mettes mes idées au clair pour revenir vers lui. J’aimerais qu’il prenne les choses en mains, que pour une fois, il me dise ce qu’il veut parce que je suis perdue sans lui. J’ai quitté le navire la seconde où j’ai su que j’étais amoureuse de lui. J’suis devenue cette fille dépendante, qui a besoin de l’être aimé pour respirer. Il n’y a qu’à voir l’état dans lequel je me trouve quand il n’est pas avec moi. Je deviens cette loque, cette enveloppe charnelle qui tend à devenir un squelette. Je ne me supporte plus. Cette perte de poids, de masse musculaire, ce visage terne malgré la faible magie trompeuse du maquillage, mes cheveux qui perdent de leur éclat. Depuis que j’ai renoué avec mes anciens démons, je me dégoûte plus que nécessaire et j’aime Nate d’autant plus car c’est mon amour pour lui qui m’empêche de retomber plus bas. Jamais ne saura-t-il à quel point il sauve ma vie. « Pourquoi ca fait autant mal ? » Il parait que la douleur fait qu’on se sent vivre. Mais quand on est déjà morte, elle fait quoi ?

Je le jure que j’essaie de continuer, d’avancer. J’ai repris contact avec les gens que je connaissais de New-York, j’essaie de sortir, de ne pas penser tout le temps au fait que Nate est également présent. Je profite de ma nouvelle vie. Je fais découvrir la ville à mes meilleures amies. Je mets toute mon âme dans le travail parce que je suis enfin dans une boite où j’aime faire mon travail, où le travail devient métier. Mais surtout, je vis par procuration. Je sais que je vais au début mal le vivre que Sidney et Nikola se soient remis ensemble. Mais Sidney est la personne la plus importante pour moi, je serai incapable d’être jalouse plus longtemps que prévu. Je ris en voyant Nikola s’étouffer. Je l’imagine avec une ribambelle de gosses, parfait mélange des traits de Nikola et de Sidney, traits physique comme mentaux. Des casses-cous, des téméraires, qui prendront malin plaisir à retourner le cerveau de leurs parents. J’imagine Nikola courir à droite à gauche tentant de sauver la mise sous les yeux de Sidney amusée par la situation. Je lève les mains en l’air, amusée, signe que je n’y peux rien. « Oh je sais qu’elle n’aura pas à se plaindre. Je crois que t’aurais trop peur d’elle d’oser lui faire mal alors qu’elle t’a fait une équipe de foot. » La légèreté reprend mais je grimace encore et encore au madame Martinez. Je ne dis rien, je préfère manger mes frittes en regardant mon verre, espérant qu’il se remplisse de lui-même que de repartir sur une remise en question concernant l’homme que j’aime de tout mon être. Je relève la tête et croise le regard de celui que je peux appeler mon ami. Protéger l’être qu’on aime de ses problèmes, je sais ce que c’est. Les miens pourrissent l’esprit, les siens pourraient lui coûter la vie. Je ne prends parti pour aucun des deux. Parce que je sais ce que c’est d’être enchevêtré dans un vice qui pourrait tuer, je comprends le positionnement de Nik. Son incapacité à tout quitter, malgré l’amour qu’il porte à Sidney et qu’elle lui rend tout aussi fort. Mais parce que je connais les dégâts de son vice, je comprends la peur viscérale de Sidney. Je sais que si elle apprenait que j’ai connaissance de tout ça, elle pourrait m’en vouloir de ne pas prendre son parti, parce que je suis sa meilleure amie, que je suis censée être là pour elle. Mais parce qu’elle est ma meilleure amie je ne peux pas prendre de parti. Le girl code ne s’applique pas dans un cas comme celui-ci. Si besoin je peux faire tampon entre les deux, mais c’est leur problème, ça les regarde. « Je ne dirai rien, Nikola. » Je ne dirai rien mais sache que je suis là si t’as besoin. Je crois qu’ils servent à ça les amis, non ? Je lâche un rire désabusé. « On parle de Sidney, mon gros, elle n’a pas besoin d’être protégée, et tu le sais. » Tu le sais mieux que moi, que Sidney est cette femme dont on envie tous la force de la nature qui l’habite. « Fin, tant que je reste la marraine de vos futurs gosses, tu fais ce que tu veux. » Parce qu’on n’empêche pas un Nikola King de vivre. Je regarde ma montre. Il me reste une demie-heure. Le temps de finir de manger, de fumer une clope et de reprendre le métro. Histoire de ne pas trop retenir Nikola loin de sa femme non plus. « N’empêche que... » Je me mords la lèvre, ne sachant comment le formuler. Je ne sais pas comment lui dire que même si ce n’est pas pour moi qu’il est resté à l’appartement, je suis contente qu’il l’ait fait parce que son amitié m’est précieuse à peine quelques mois plus tard. « C’est cool de t’avoir retrouvé à New-York. » je me sens moins perdue.





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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.©️ signature by anaëlle.
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