AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: Archives :: Story end :: Sujets de rp Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

All I want for christmas is yooou | Leeli

avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 16 Déc - 1:12

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Rire cristallin qui s’échappe de la bouche de Skylar tandis qu’elle s’éclipse dans l’appartement en courant sur ses petites jambes, nue comme un ver et encore trempée après son bain. Au vu du nombre de temps qu’elle passait à arpenter les pièces à toute allure, Eliott se disait souvent qu’il serait peut-être utile qu’il lui explique la différence entre un appartement et une piste de course. Retenant un juron, son père se précipite à sa poursuite, craignant qu’elle ne glisse sur ses pieds humides et ne se fasse mal. Il savait que c’était une mauvaise idée de lui faire sa toilette en laissant la porte de la salle de bain ouverte. Mais dans un combat opposant géant et lutine, le verdict est vite vu et le vainqueur évident. Quelques enjambées lui suffisent à la rejoindre, pour attraper dans ses bras le petit monstre qui bat des pieds et des mains pour s’en libérer, désireux de reprendre sa course. Après avoir récupéré une serviette de bain dans la salle d’eau, il se rend dans la chambre de la petite, l’asseyant sur son lit pour la sécher. Ou pour tenter de le faire, en tout cas, tâche rendue peu aisée par l’application qu’elle met à se débattre dans tous les sens. Elle est complètement excitée, ce qui n’est pas un mal, en fin de compte, puisque la soirée, comme tout réveillon qui se respecte, va être longue.

- S’il te plaît, calme-toi deux minutes ma puce. Il faut juste que je t’habille, et après on pourra aller voir Tata Lexie, Papy Dave et Mamie Francesca, c’est pas une bonne nouvelle ça ?

Tentative ratée, échec faramineux. Lui qui n’avait dit cela que pour tenter de l’apaiser, cela n’avait fait que l’exciter encore davantage, réaction finalement logique lorsque l’on connaissait l’amour que portait la petite aux parents de Lexie. Au vu de la situation familiale plus que compliquée, sinon inexistante d’Eliott, sa fille n’avait jamais connu le moindre membre de sa famille. Sa seule famille se composait donc finalement de son père, des amis de ce dernier et des parents de Lexie, chez qui ils passaient les fêtes depuis trois ans désormais. Depuis que le garçon orphelin de père était devenu orphelin tout court. Le cœur d’or de sa meilleure amie ne sortait pas de nulle part, ses parents faisant partie des meilleures personnes qu’il connaisse. Bien qu’il ait toujours porté un amour inconditionnel à sa mère, qui n’avait cessé de se plier en quatre pour son bonheur, c’est dans un foyer comme celui de Lexie qu’il aurait souhaité avoir la chance de grandir. Un foyer aimant, soudé. Un foyer complet, plus que tout. Et s’il était bien une raison pour laquelle il se haïssait, c’est parce qu’il faillait un peu plus tous les jours à offrir un foyer de ce type à sa propre fille, même s’il n’avait aucun moyen d’y parvenir. Petite qui semble enfin calmée en voyant le visage sombre de son père, l’expression meurtrie de ses yeux. Doucement, elle pose sa minuscule main sur celle de son géniteur qui la tient toujours, et lui demande de sa petite voix :

- Papa triste ?

Léger sourire qui se fait sur les lèvres de ce dernier à l’entente de ses paroles naïves. Elle aussi a bon cœur, et il est bien conscient de la chance qu’il a de l’avoir. Sourire qui n’atteint pourtant pas ses yeux, qui n’en chasse pas l’amertume causée par le constat de l’échec qu’est sa vie. Déglutition difficile pour tenter de balayer la peine de son cœur ; la période des fêtes est toujours particulièrement difficile pour lui. Il a tant de bons souvenirs avec sa mère, aussi bien en Californie qu’à New York, aussi bien du temps où il croyait encore au gros bonhomme rouge que lorsque la vérité avait éclaté, ne suffisant pas pour autant à démunir Noël de toute sa magie. Son absence se fait un peu plus présente chaque année, le temps exerçant comme toujours son passe-temps favori, à savoir broyer douloureusement le cœur, les entrailles, le corps tout entier des faibles mortels que nous sommes. Mais il ne peut se permettre de faiblir, de craquer devant sa fille. Elle est encore si jeune, si innocente, si naïve. Elle croit au Père Noël et à ses rennes, s’imagine qu’il leur rendra visite dans la nuit et croquera au biscuit qu’elle aura laissé à son intention, et s’apprête à savourer un bon repas en compagnie de gens qu’elle aime. Elle ne mérite pas d’être mise face à la douleur de la vie, qui a pourtant marqué au fer rouge son jeune père. Lui ébouriffant tendrement les cheveux, ce dernier force un rire et lui répond doucement :

- Nan, t’en fais pas Sky... Papa va très bien. Allez, il est temps de t’habiller maintenant !

Il vêtit donc rapidement l’enfant, lui passant une jolie petite robe rouge et une paire de collants de la même couleur, mais striés de blanc, façon sucre d’orge. Il n’a pas fait le rapprochement lorsqu’il les a achetés mais, avec le recul, se dit que cela colle bien au thème de Noël. S’emparant ensuite de chouchous, il entreprend de lui faire deux petites couettes, manipulant le plus délicatement possible ses mèches aussi blondes que bouclées afin de ne pas lui faire mal. Craignant qu’elle ait froid, il complète la tenue d’un adorable pull également rouge et lui enfile ses petites chaussures, avant de lui glisser un jouet dans les mains.

- Tiens, je dois aller me changer moi aussi, je reviens toute suite. Sois sage, hein !

Rapide baiser déposé sur son petit front lisse, jeune homme aussi vite disparut dans sa chambre pour enfiler une tenue plus adéquate que le bas de jogging et le pull trop grand qu’il a porté toute la journée. Cinq minutes largement suffisantes pour un garçon qui, comme lui, n’accorde pas un intérêt particulier à son style vestimentaire. Désormais un tant soit peu apprêté, il récupère Skylar pour lui enfiler manteau, moufles, bonnet et écharpe, panoplie complète visant à protéger son petit organisme vulnérable. Tenue plus légère pour lui qui a une tolérance importante au froid, simple veste en jean noir déchiré qui suffira à le couper de l’air glacial de l’hiver new-yorkais. Rapide coup d’œil dans le miroir dans l’entrée, juste histoire de s’assurer que rien ne cloche dans sa tenue. Une chemise blanche dont les premiers boutons sont ouverts, un jean sombre qui ne comporte pour une fois pas le moindre trou et une paire de tennis noires. Tenue des plus simples, équilibre parfait entre chic et décontracté. Tenue qu’il a soigné un minimum pour l’occasion, réveillon de Noël passé chez les parents de Lexie, qui exige qu’il soit au moins un peu propre sur lui. Léger hochement de tête approbateur adressé à son reflet ; cela fera bien l’affaire lorsque l’on sait que ses hôtes l’ont déjà vu dans ses plus mauvais jours, ainsi que dans des tenues déplorables.

Après avoir donné à sa fille sa peluche favorite, il sort avec elle de l’appartement et prend sa petite main dans la sienne pour descendre ensemble dans la rue. Seules quelques dizaines de mètres les séparent de la station de métro la plus proche, distance qui ne suffira pas à fatiguer l’enfant. Distance bien vite parcourue, trajet de métro long, trop long jusqu’au Bronx. Non pas qu’il ait particulièrement envie de frayer dans les rues malfamées de l’arrondissement. Non. Bien sûr que non. C’est la déesse des lieux qu’il souhaite retrouver, celle qu’il n’a pas vue depuis des semaines peu nombreuses et pourtant bien trop longues. Sa longue jambe tressaute nerveusement tandis qu’il attend, impuissant, que le métro les mène jusqu’à elle. Impatience croissante, regard distrait posé sur sa petite compagne de voyage qui joue tranquillement avec sa peluche, assise sur les genoux de son père, sans se plaindre du tour de montagnes russes qu’il lui offre.

Enfin résonne dans le haut-parleur le message qu’il attend, voix de femme enregistrée qui annonce mécaniquement le prochain arrêt. Celui, en plein cœur du Bronx, qui correspond au quartier de Lexie. Petite fille prise dans ses bras pour la préserver des dangers potentiels de ces rues à la tombée de la nuit, marche rapide, presque comparable à une course, pour bien vite retrouver sa meilleure amie. S’il a l’opportunité de gagner quelques instants et ainsi profiter d’elle plus longtemps, il ne va pas cracher dessus. Immeubles trop pauvres, trop dangereux pour se doter de gardiens, le blondinet y entre donc sans difficulté, direction le troisième étage. Long doigt qui se presse sur le bouton de la sonnette, le martyrisant sans ménagement uniquement pour agacer son amie, et avec un peu de chance la pousser à le faire entrer plus rapidement. Sourire immense lorsqu’elle lui ouvre la porte, comme pour s’excuser par avance de l’avoir agacé ainsi avec la sonnette, avant même qu’elle n’ait le temps de formuler le moindre reproche. Règle d’or qu’il avait mis peu de temps à assimiler : vous pouvez être aussi chiant que vous le souhaitez, tant que vous êtes suffisamment réactif pour contrer les plaintes de votre victime. Fidèle à son adage donc, il s’empresse de déposer un tendre baiser sur la joue de la jeune femme sans qu’elle n’ait toujours eu le temps de prononcer le moindre mot, lui glissant au passage dans les bras la petite Skylar qui réclame déjà des câlins.

- Salut Lex, t’as passé une bonne journée ? Merci de me laisser entrer !

Sourire narquois tandis qu’il s’immisce entre elle et l’encadrement de la porte pour entrer dans l’appartement, la frôlant au passage. Prenant ses aises, il retire sa veste pour la poser sur le canapé, remarquant alors la présence d’affaires qu’il ne reconnaît pas comme appartenant à Lexie. Léger froncement de sourcils qui s’accentue lorsqu’il aperçoit quelques cartons à moitié vides poussés dans un coin de la pièce.

- J’ai dû louper un épisode, là… Tu déménages, ou alors t’as fait emménager quelqu’un ?

Surprise, ou plutôt incompréhension qui s’évanouit en poussière dès lors qu’il prend le temps de réellement regarder sa meilleure amie. Elle lui a manqué, c’est indéniable, à en juger par la force presque douloureuse avec laquelle son cœur se serre lorsqu’il pose ses prunelles azures sur elle. À son allure, il devine aisément qu’elle est en pleins préparatifs pour le réveillon, préparatifs loin d’être achevés. Elle n’en reste pas moins sublime, même décoiffée et l’air chamboulé. Visage d’ange sur lequel ses mains trouveraient assurément leur place à la perfection, regard envoûtant, lèvres désirables. Il ne peut s’empêcher de mordiller distraitement sa lippe percée, jouant un peu avec l’anneau qui l’orne. Dieu que son absence lui a été douloureuse. Il a enfin l’impression de pouvoir respirer de nouveau, de pouvoir goûter à cet air qui lui a fait défaut loin d’elle.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 17 Déc - 4:18

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.
Que serait un réveillon de noël sans passer minimum trois heures coincé dans une caisse à attendre son tour à cause des cadeaux de dernière minute ? Peut-être que beaucoup ne connaissent pas cette sensation de stress, cet assaut d’adrénaline dans les veines en regardant les heures filaient mais moi si, chaque année pratiquement. Car il me manque toujours un cadeau, une connerie pour quelqu’un et que je m’en rends compte le jour-j tant je suis occupée le reste de la semaine et même de l’année entière. Je dois avoir l’air tellement dépitée, complètement découragée que la demoiselle derrière la caisse me fait un sourire désolée, je lui rends son sourire en sachant très bien que ce n’est pas de sa faute tout ça. C’est la faute aux gens comme moi, qui viennent à la dernière seconde faire leurs emplettes et on est plein dans cette même galère.

Derniers papiers cadeau fait, je souris de satisfaction en voyant la tête de mes cadeaux à peine prêt. Cotés réguliers, petit fil doré qui les entourent et prénom écrit de ma plus appliquée et belle écriture pour savoir à qui ils sont destinés. Les prénoms des gens que j’aime parsème le sol de bois laqué de notre appartement… Oui, le nôtre, à Angela et moi. Cœur qui se remplie de joie, de bon pressentiment rien qu’en y repensant. Rêve que nous pensions infaisable, nous en parlions au téléphone depuis des années en riant, imaginant ce que ça pourrait être de vivre ensemble mais tout nous séparait. Six heures d’avions, des études et mode de vie différente. Angela était le feu de la Californie et moi la glace du New-Jersey, rien ne devait nous relier l’une à l’autre et pourtant si. Un coup de folie de sa part, une envie irrévocable inchangeable de quitter sa famille, cette université et cette ville qui l’a vue grandir et souffrir au cours des dernières années. Magie de noël qui avait opéré à l’avance et décision prise elle venait faire sa vie ici, à New York. Elle et moi ne pouvions pas vivre une minute de plus l’une sans l’autre et nous avions décidé le grand pas. Bail de cet appartement minuscule louée, les premiers vestiges de nos futurs souvenirs achetés tel qu’une cafetière, une coiffeuse un lit double dont elle rêvait depuis ses quinze ans et un canapé pour donner un semblant de début de décor à notre intérieur. Un cadeau à l’attention de ma colocataire git sous mes yeux je l’attrape et le pose sous notre sapin de fortune, un sapin en plastique acheté avec le peu d’argent qu’il restait dans notre cagnotte du mois, il est donc que très peu décoré. N’ayant que quelques misérables boules rouge et doré, trois guirlandes et à son sommet une étoile doré surplombé d’un ange. Car cette année, Angie n’aura pas l’occasion de faire son immense crèche catholique comme elle peut la faire chez ses parents mais en attendant on dit que l’ange Gabriel se trouve au-dessus de notre sapin et elle dit que c’est déjà bien d’avoir un ange à la maison, d’avoir un toit et qu’elle soit proche de son frère, celui avec lequel elle passera son réveillon de noël.

Vague d’émotion chaleureuse enfin terminée je peux donc me mettre à ranger mon bordel. Jetant mes ciseaux et papiers cadeaux dans ma chambre et je m’applique à ranger proprement mes autres cadeaux à l’intention de mes parents et d’Eli dans un grand sac cabas zippé qu’il faudra que j’emmène discrètement chez mes parents sans attisée la curiosité d’une petite fille bien trop intelligente accroché au coup de son papa. Pour son jeune âge, la fille d’Eli est attirée par la découverte et les mystères. Oui, Skylar est complètement le genre de petite fille à me demander ce qu’il se trame dans un sac si elle y voit un truc qui attire son regard. Je l’imagine vraiment me demander pourquoi du papier rouge avec des petits rennes et sapins de noël est sous ses yeux ? Et rien que d’y penser je frise l’arrêt cardiaque en imaginant Eliott me foudroyer du regard, gâchant la surprise du père noël à sa petite princesse. Alors je ne prends pas de risque futile je prends un sac ou tout est caché et rien ne pourra transparaitre. Téléphone qui sonne, sms de ma mère qui me rappel l’heure à laquelle nous devons être chez elle. Sang qui ne fait qu’un tour en voyant l’heure inscrite sur le message et l’heure qu’il est actuellement. L’horloge tourne à une vitesse incroyable et je lâche un petit hoquet de surprise en comprenant que d’ici moins de une heure Eliott viendra me chercher et qu’il vaut mieux pour moi que je sois prête avant qu’il ne commence à ronchonner, que mes parents commence à m’harceler d’appel à la maison pour me demander ce que je peux bien faire pour être tant en retard… Oh non, je veux éviter tout ça, alors je m’empresse de filer sous la douche pour me décrasser et commencer doucement mais surement le plus long du travail. C’est-à-dire me préparer. Eau brulante qui vient me détendre les membres, je soupire d’extase sous le jet qui réchauffe mon corps encore frais d’avoir trainé des heures durant dehors à la recherche de mes dernières trouvailles express.

Effluves des odeurs qui se mélangent les unes aux autres dans la salle de bain. Le parfum du shampoing à la noix de coco, le gel douche à l’amande sur le reste du corps et du masque capillaire qui repose sur ma tête. Il en faut beaucoup pour être belle et ce soir j’ai envie de l’être. Un peu plus que les années précédentes, je veux marquer le coup ne pas faire déshonneur à la tenue que j’ai choisi. A quoi bon avoir une jolie robe ou une jolie combinaison si le reste ne suit pas ? Je veux qu’on me trouve ravissante, qu’il me trouve charmante. Particulièrement lui. Rouge écarlate qui vient prendre possession de mes joues en pensant à mon meilleur ami. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’il se passe dans ma tête pour que je sois tant obstinée, intéressé par lui. Il est dans ma vie depuis des années, fête le réveillon avec mes parents depuis trois longues années et c’est maintenant que je me soucis de lui … Plaire ? C’est ça le mot ? J’essaie actuellement de lui plaire ? Je me mordille la lèvre et passe ma tête sous l’eau maintenant fraiche pour enlever les derniers résidus de produit capillaire, j’espère qu’avoir la tête à l’envers sous l’eau gelée remettra de l’ordre dans mes idées, que j’arrête de l’imaginer me regarder comme si je n’étais pas sa meilleure amie mais plutôt son idéale féminin…

Sous-vêtement de dentelle blanche, enfilée promptement dès que j’en eu fini avec la salle de bain, cheveux séchés rapidement pour avoir moins à faire lorsque je devrais vraiment les coiffer. Sonnette qui retentit, me faisant sursauter par la même occasion. Non, ce n’est pas possible il peut pas déjà être là. Mes yeux s’écarquillent et vont se perdre sur le réveil dans ma chambre et pourtant si, il est bien l’heure. Je suis submergée par la panique et qui plus est, dans une tenue des moins accueillante, en sous-vêtement. Le diable qui me fait office d’ami reste en continue appuyé sur la sonnette et ne fait qu’empirer mon état littéral de stress. J’attrape un peignoir dans la salle de bain et me jette sur la porte d’entrée que j’ouvre à la volée. Le prince de Brooklyn est là, un sourire narquois sur les lèvres. Satan est fière de son coup, il se joue de moi, sa cible, son martyre favoris en me glissant de ses douces lippes un baiser sur la joue. Il passe comme si de rien était devant moi prenant la parole, ne me laissant même pas placé une parole et sans que je comprenne trop ce qu’il se passe, en un frisson incontrôlable lorsqu’il se glisse à côté de moi. Fraicheur intense de son corps gelée sur le satin de ma robe de chambre à demi fermé je me retrouve avec une bambine de deux ans dans les bras. Se serrant fort contre moi. « Eh Skylie mon cœur que t’es jolie habillé comme ça , papa il a du gout pour une foi... » Je souris en refermant la porte derrière nous et dépose des bisous sur ses joues rosie par le froid de décembre de l’enfant qui me serre dans ses minuscules bras.

Elles roulent trois fois sur elles-mêmes les iris turquoise qui me servent de yeux lorsqu’il me demande le plus sérieusement du monde ce qu’il se trame ici… Je le lui en avais parlé une bonne demi-douzaine de foi que ma meilleure amie venait s’installer ici et j’avais même dû refuser l’une de ses invitations chez lui pour m’occuper à aider Angie s’installer. « C’est génial de savoir que tu m’écoutes Eli’…. » Je ris comme pas deux sous son air étonné, ne comprenant pas vraiment ce que je veux dire par là. « Angela, ma meilleure amie de San Francisco, elle a emménagé ici ! » Je viens tapoter son épaule du bout des doigts, en faisant une moue désolée pour lui, le garçon qui n’écoute que la moitié de mes histoires. « C’est pas grave un jour tu seras à l’écoute … En attendant j’ai une tenue à mettre je reviens ! » Battement des cils et sourire angélique pour apaiser ses envies de meurtres et son regard insistant sur ma personne en comprenant que je suis loin d’être prête. Je lui envoie de loin un baiser de la main et je m’engouffre dans le couloir direction ma chambre, sans un regard en arrière avec sa fille dans les bras que je dépose sur mon lit en fermant à moitié ma porte derrière moi.

Combinaison short en dentelle qui s’épouse à mes courbes, manche enfilée faisant qu’une avec ma peau. Je me regarde dans le miroir. Je fais remonter ma crinière à l’aide de mes mains et me tourne pour mieux me contempler, avoir un aperçu presque final de la tenue. Tout va bien jusqu’au moment où je dois remonter le zip de mon vêtement du bas de mon dos jusqu’à ma nuque. « Mince … » Je fais glisser ma chevelure sur mon épaule gauche et regarde la petite Skylar avec un air de détresse. « Tu n’y arriverais pas toi hein … ? Nan t’es trop petite et pas assez forte… » Je caresse ses cheveux et me résigne à la défaite cuisante contre un fichu zip de vêtement. « Eliott ? Tu peux venir m’aider j’ai un petit soucis … ? » Voix qui se fait un peu forte pour qu’il l’entende au salon, j’attends patiemment, dos à la porte que mon preux chevalier viennent m’aider.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Déc - 3:13

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Tissus léger et brillant qui floute les courbes de son corps, tout en les sublimant plus que jamais. Ceinture qui épouse sa taille, cintrant sa silhouette pour la mettre en valeur un peu plus encore. Étoffe opaque, qui ne laisse rien transparaître mais dévoile tout de même un subtil décolleté ainsi que la plus grande partie de ses jambes. Zones les plus désirables du corps d’une femme dissimulées à sa vue ; pourtant bien trop de peau est apparente pour le bien de sa santé mentale. Les sensations qu’il n’a cessé de refouler quelques semaines plus trop lui reviennent de plein fouet, assaillant sans merci son esprit. Esprit bien faible face à l’instinct, cette part animale présente en chacun de nous qui reprend trop aisément son emprise sur le jeune homme. Prunelles azures qui s’attardent le temps d’un instant sur son décolleté, plongeant dans la zone d’ombre créée par la courbure de sa poitrine. Vue désirable bien vite couverte par le corps de la petite Skylar, pour le plus grand soulagement d’Eliott. Hors de question qu’il se retrouve dans le même état que la dernière fois qu’ils se sont vus.

Froncement de sourcils lorsqu’il entend la réponse de son amie, activation de sa matière grise pour tenter de puiser dans ses souvenirs ces moments où elle lui aurait apparemment parlé de la fameuse Angela. Bribes de conversations qui lui reviennent à l’esprit, esprit souvent trop fatigué pour correctement capter les informations lui étant envoyées. Ce n’était pourtant pas à défaut d’essayer. Il était des personnes qu’il était capable de laisser parler des heures durant, dans le vide, sans écouter un seul mot de leurs discours. Il veillait ainsi à ne pas perdre d’énergie avec des gens qui ne l’intéressaient pas. À l’inverse, il pouvait écouter sa meilleure amie parler de la pluie et du beau temps, des produits de maquillage qu’elle s’appliquait sur la figure ou encore de la dernière émission à la mode, aussi longtemps qu’il lui plaisait. Quoi qu’elle ait à dire, il l’écoutait. Il en était ainsi depuis bien longtemps : s’il méprisait l’immense majorité de la population, il chérissait tant que possible ses proches. Ainsi, bien qu’il écoute toujours avec attention la jolie blonde, il arrivait trop souvent que les informations qu’elle lui véhiculait entrent par une oreille pour immédiatement ressortir par l’autre. C’est ce qui était arrivé avec l’emménagement de la meilleure amie de Lexie, que son cerveau n’avait pas jugé bon d’assimiler. Grand mal lui fasse, inattention regrettée maintenant qu’elle l’accable de quelques reproches, pourtant formulés sur le ton de la plaisanterie. Reproches auxquels il répond tout naturellement en lui tirant la langue, par simple flemmardise de trouver une réplique bien sentie. Mature il l’était, mais l’être humain était avant tout constitué d’équilibre. Chaque part de l’Homme devait bien s’équilibrer à un moment ou l’autre ; de cette manière, il conservait un côté très puéril. Et puis merde, il n’avait même pas vingt ans. On ne pouvait pas trop en demander à un garçon qui avait encore plus d’une année devant lui avant d’accéder au statut suprême de la majorité.

Amusement jusqu’alors présent en lui, amusement bien vite envolé lorsque sa meilleure amie l’informe qu’elle est loin d’être prête. Constat évident au vu de sa tenue plus que légère, constat à côté duquel il est pourtant totalement passé. En toute honnêteté, cela ne l’aurait pas choqué qu’elle fête Noël ainsi, dans le sens où elle était déjà sublime tel quel. Nulle tenue travaillée, nulle coiffure soignée, nul maquillage, nul artifice. C’était Lexie à son état le plus naturel, le plus pur, et selon lui le plus beau car vibrant d’authenticité.

Regard assassin qu’il ne peut s’empêcher de poser sur elle en comprenant la situation, tandis qu’elle fuit dans sa chambre, avec sa fille dans les bras, en prime. Ceci dit, il aurait été bien malvenu de sa part de lui reprocher d’embarquer son enfant, puisque c’était lui qui la lui avait confiée, quelques minutes plus tôt. Enfant qui disparaît avec elle derrière la porte, enfant qui va de toute évidence goûter au privilège de la voir se dévêtir de son étoffe de satin, pour plutôt enfiler sa tenue de réveillon. Petit être trop jeune, trop innocent pour bien mesurer sa chance, avec qui il échangerait volontiers sa place. Regard qui s’attarde sur l’embrasure de la porte, pas totalement fermée. Nul doute que selon un certain axe, il lui serait probablement possible d’apercevoir la jeune femme… Mais non, non non non. Il ne va pas commencer à espionner sa meilleure amie pendant qu’elle se change, il ne manquerait plus que ça… Tournant le dos à la porte pour chasser toute tentation de son champ de vision, le blondinet commence à arpenter le salon de l’appartement, petit mais douillet. Il effleure du bout des doigts leur sapin de fortune, observe les clichés des deux jeunes femmes disposés çà et là… Yeux qui se plissent sensiblement tandis qu’il détaille avec attention celle qui doit probablement répondre au prénom d’Angela, puisqu’on la retrouve sur la majeure partie des photos. Peau tannée, yeux clairs, chevelure sombre, visage taillé au couteau. Radical opposé de Lexie, portrait tranchant du tout au tout avec celui de sa meilleure amie, celle qui doit probablement être la plus belle femme qu’il lui ait jamais été donné de voir. Maintenant qu’il le voit, son visage lui est familier. Il doit l’avoir aperçue sur des photos Instagram de la blonde, ou sur des clichés qu’elle lui aurait montrés. Oui, c’est sans doute cela.

Sursaut lorsqu’il entend la voix de son amie l’appeler à la rescousse, avant de lever les yeux au ciel. « Qu’est-ce qu’elle a fichu, encore… », marmonne-t-il pour lui-même, prenant la direction de la chambre. Porte qu’il ose enfin ouvrir, rapide analyse de la situation qui lui dévoile la détresse vestimentaire dans laquelle se trouve sa meilleure amie. Sans son aide, elle n’a d’autre choix que de passer la soirée le dos à l’air. Idée amusante, absolument pas sérieuse mais sur laquelle il sait pouvoir jouer un peu. Se détournant rapidement de la jeune femme, il se penche vers le lit pour prendre Skylar dans ses bras, lui parlant comme si Lexie n’était pas là :

- Je crois que Tata Lexie peut se débrouiller toute seule, qu’en penses-tu ? C’est une grande fille, après tout…

Sourire narquois qui étire ses lèvres tandis qu’il quitte la chambre, l’enfant contre lui. Comme si de rien n’était, il va s’asseoir sur le canapé, jouant distraitement avec la petite en comptant les secondes dans sa tête. Encore une fois, tout n’est question que d’équilibre. Il s’agit de la laisser suffisamment longtemps pour qu’elle commence à y croire, mais pas assez pour qu’elle s’énerve pour de bon. Paroles agacées qu’il entend fuser par la porte de la chambre restée ouverte, rictus qui s’agrandit légèrement sur son visage, expression de sa satisfaction.

- Je reviens tout de suite Sky, fais pas de bêtises…

Rapide caresse sur sa petite tête blonde avant qu’il ne se lève pour regagner la chambre. S’il s’autorise à laisser sa fille sans surveillance, c’est uniquement car il sait qu’il n’en a que pour un instant. Il ne s’agit que de remonter une fermeture éclair, après tout, rien de plus. Cet acte n’a jamais été réputé pour être particulièrement chronophage. Il refait ainsi son entrée dans la pièce, refermant par réflexe la porte derrière lui, un sourire goguenard aux lèvres :

- J’ai cru comprendre que mademoiselle avait besoin d’aide ?

Sourire qui se heurte au feu des saphirs de son amie, qui lui en veut clairement de l’avoir plantée là. Pour autant, s’il est incapable de la bouder bien longtemps, il sait que la réciproque est tout aussi vraie. C’est donc sans plus se formaliser qu’il se glisse derrière elle, approchant ses lèvres de son oreille pour lui dire avec un petit sourire :

- Arrête de faire cette tronche ou je repars fissa…

Délicatement, il s’empare de ses mèches blondes pour les rabattre sur l’une de ses épaules, afin d’éviter de lui faire mal en refermant la combinaison. Doigts qui effleurent la peau de sa nuque, yeux qui s’attardent sur son derme hâlé, glissant du haut de son dos jusqu’à sa chute de rein. Regard qui remarque sans surprise la bande de dentelle blanche de son soutien-gorge, cerveau qui s’emballe de lui-même, imaginant en quelques instants l’ensemble qu’elle doit porter. Imagination trop fertile une fois de plus, qu’il doit s’efforcer de réfréner tant bien que mal. Doigts qu’il s’empresse d’éloigner de sa peau brûlante, pour plutôt les poser sur la fermeture qu’il commence à remonter.

- Quelle idée aussi de mettre des fermetures éclair dans le dos…, marmonne-t-il dans sa barbe. Y a que les filles pour faire ça.

Tout en remontant le zip, il croise leurs deux reflets dans le miroir posé face à eux, prenant seulement le temps de contempler la tenue qu’a choisie la jeune femme. Délicate étoffe blanche qui sublime ses formes, ne dévoilant qu’à moitié son enveloppe charnelle, dans un jeu de transparence des plus plaisants. Ange de dentelle blanche, chemise assortie qui se reflète dans son dos, palette d’ivoires brisée par le noir de son jean. Lentement, il achève de remonter la fermeture, prenant par la suite la main de Lexie dans la sienne pour la faire se retourner. Il en profite pour la contempler des pieds à la tête, pour une fois qu’il a une bonne raison de le faire. Yeux qui parcourent lentement ses jambes galbées, l’évasement de ses hanches, le point où sa taille se marque, la courbe de ses seins pour finalement atteindre son visage, apothéose de sa magnificence. Sourcils qui se haussent, léger hochement de tête et bouche qui se plisse en une expression admirative, avant qu’il ne lui dise doucement, encore troublé par cette beauté qu’elle acquiert si aisément :

- T’es magnifique, Lex… Enfin je dis ça mais il paraît que j’ai aucun goût, alors je dois sans doute me tromper…

Rictus de retour sur ses lèvres, vilaine manie de rouler des yeux qui revient au galop. Compliments jamais gratuits avec lui, immanquablement souillés par une pique sous-jacente. Pique qui se réfère cette fois-ci à la moquerie qu’elle a confiée à Skylar lors de leur arrivée, et pour laquelle il n’a toujours pas eu l’occasion de se venger. Vengeance qui arrive sans tarder lorsqu’il pousse la jeune femme sur le lit, geste doux pour qu’elle ne se fasse pas mal mais suffisant pour que, combiné à l’effet de la surprise, cela suffise à la faire chuter sur le matelas. Sans lui laisser le temps de lui filer entre les doigts, il s’assoit à califourchon sur son bassin et glisse ses mains sur sa taille pour commencer à la chatouiller. Il sait combien elle craint cela, à quel point elle y est sensible, et c’est donc sans pitié que le beau diable lui martyrise les côtes. Rires qui s’évadent de ses lippes, rires qui se mêlent à ceux de la jeune femme mais aussi à ses cris qui le supplient d’arrêter.

- Tu trouves encore que j’ai pas de goût ?, demande-t-il en riant. Tu peux le dire hein, je t’en prie. On est potes, faut qu’on soit honnêtes l’un envers l’autre…

Enfin il accède à sa demande, n’étant pas cruel au point de torturer sa meilleure amie sans relâche. Ce n’est qu’alors que lui apparaît toute l’ambiguïté de la situation : installé à califourchon sur elle, il est désormais plus ou moins allongé au-dessus d’elle. Leurs visages à peine à quelques centimètres l’un de l’autre, une proximité telle qu’il peut précisément sentir les effluves qu’elle dégage, mélange artificiel d’exotisme et de douceur, que perce le parfum sous-jacent de sa peau, de son être, sa fragrance propre et unique. Sourire qui quitte bien vite ses lèvres, remplacé par une expression plus grave tandis que dans son esprit se livre un combat sans merci entre raison et passion. Son ange intérieur le supplie de s’éloigner d’elle pour le bien de leur amitié, son démon propre le pousse à enfin rompre cette relation platonique. Yeux qui parcourent le visage de la belle blonde sans réellement savoir où se poser, regard affolé qui suit le rythme de ses pensées hyperactives, comme étant sous coke, droguées par le parfum de la jeune femme.

N’y tenant plus, il rompt la distance qui sépare leurs visages l’un de l’autre, sentant instantanément son rythme cardiaque monter en crescendo. Lèvres qui s’effleurent sans réellement oser s’unir, souffles qui s’entrechoquent, yeux qui se cherchent. Paupières qui se ferment lorsqu’enfin il pose ses lèvres sur les siennes, envoyant valser toutes ses bonnes résolutions, toute sa bonne volonté de meilleur ami. Baiser tendre et intense, baiser possessif, baiser presque désespéré car il sait que c’est sans doute le premier et le dernier qu’il échangera jamais avec elle. Il sait qu’il est probablement en train de foutre en l’air leur amitié, de commettre l’irréparable, l’impardonnable. De faire voler en éclats sept années d’une relation platonique mais globalement parfaite. Mais en toute honnêteté, il s’en fout. On lui a trop souvent répété que l’on n’avait rien sans risque pour qu’il se permette de s’arrêter à cela. Et le cocktail d’émotions, de sensations qui emplit son être lorsque leurs bouches se rencontrent ne fait que confirmer sa pensée : quoi qu’il advienne, il sait qu’il a pris la bonne décision.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Déc - 19:57

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Il vient pour me narguer, il a ce sourire narquois au coin des lèvres qui s’étire d’une façon bien tyrannique lorsqu’il comprend ma détresse. Epaules dénudés, bras croisés sur ma poitrine pour que le voile blanc ne tombe plus bas encore. Il se délecte de mes misères, il attrape sa fille et lui dit que je peux bien me débrouiller toute seul. Je le regarde au travers du reflet du miroir je soupire et pourtant ça ne l’arrête pas. Il sort de la chambre et reprend le chemin jusqu’au salon. Je suis seule dans ma misère et alors je ne dis rien, je tente de fermer moi-même comme une grande la fermeture mais je bloque avant même d’arriver au milieu du dos, je retente mais j’en reviens toujours au même. Injure qui s’échappe d’entre mes lippes, je recommence mais non ça bloque complètement et je lâche défaitiste en continuant d’envoyer des injures à mon propre reflet dans le miroir lorsque mon meilleur ami refait une apparence dans ma chambre, sourire victorieux sur le visage, fière de lui et sa blague, je ne souris pas, bien au contraire mes sourcils se froncent et je lui montre d’un geste de la main l’arrière de mon dos, ma fermeture bloquée. « Non c’est vrai ? Tu crois vraiment que j’ai besoin d’aide ? » Captain obvious. Je me tourne de nouveau le laissant venir jusqu’à moi pour m’aider, je pose les mains sur mes hanches et attend patiemment, le garçon se glisse derrière moi et se penche à mon oreille. Son souffle est chaud, incandescent contre mon lobe, une myriade de frisson s’empare de mon corps et sa voix me fait rater un battement du palpitant. Sens en éveille je ne pipe pas mot, je le laisse glisser ses doigts dans mes cheveux, dans mes mèches dorés et lorsque la totalité de ma crinière vient se poser sur mon épaule gauche je me met à en caresser les pointes, leurs trouvant une attention particulière. Je ne veux pas me concentrer sur ses doigts qui parcourent sans le vouloir mon derme. Zippe qui remonte tout doucement, tenue qui se referme, peau blanche qui se cachent des yeux de l’homme derrière moi. Il a raison, il n’y a que chez les femmes que nous pouvons retrouver de tel inventions du diable, des fermetures infernales, des talons avec lesquelles marcher est impensable, les coiffures inimaginable… Trop de chose dont seule la femme a le secret et je souris, franchement, il est adorable à marmonner dans sa barbe. Je remonte mes yeux vers le miroir et je le regarde concentré sur ses doigts.

Ma rétine glisse sur les contours l’homme qui n’est pas censé me plaire, ni me chambouler et j’ai beau vouloir me contrôler c’est ce qu’il fait, il me renverse, me fait chavirer. C’est ce que je vois dans le reflet me satisfait. Eliott Monahan est un garçon gorgé de rebondissement, m’étonnant à chaque fois que je le vois, un peu plus encore. A chaque fois, c’est d’une manière différente. Comme les multiples facettes d’un diamant brut qu’il est, je découvre petit à petit des éléments qui ont échappés à mon œil depuis deux ans… Comme par exemple : Eliott qui porte une chemise blanche… Mes yeux ne pouvant se détacher de ce blanc parfait, de cette carrure qu’il n’a personne à envier. J’en reste presque bouche-bée, me rappelant le nombre de foi ou je lui ai conseillé d’en acheter une de chemise et qu’il se renfrognait, grinçait presque des dents face à l’idée de porter un vêtement si classe. Il disait que ce n’était pas son style, pas son truc les chemises. Préférant largement les tee-shirts à logo de ses groupes préférés et se vêtir exclusivement de jean troué même pour les événements et les fêtes de fin d’année. Il avait la tête dure Monahan, alors j’avais décidé de ne plus l’aider lorsqu’il s’agissait de vêtement. J’avais perdu espoir car certaines choses ne changeaient pas, et même maintenant en 2016, il portait toujours aussi souvent des jeans troués et si il ne le faisait plus un jour, je m’en inquiétera en fait. Mais là, dans le miroir c’est un garçon qui assume enfin sa stature d’homme adulte, qui sait montrer qu’il a grandi qui n’a peut-être plus honte, qui a beaucoup grandit. C’est l’homme qui a une petite fille, qui a mûrit. Mes yeux glissent à l’encolure de sa chemise, là où les boutons n’ont pas été fermé, là ou gît sa chaîne argentée. Peau veloutée à laquelle j’aimerai goutter. Bouche qui se pince en pensant aux horribles pensées qui ne sont que des péchés.

Main qui vient s’appropriée la mienne pour me faire tourner sur moi-même, il me contemple, moi la petite poupée entre ses doigts, la porcelaine qu’il peut briser si il le souhaiterait. Timidement je me retrouve face à lui, sous ses yeux curieux. N’ayant pas encore enfilé mes talons je me tiens sur la pointe des pieds, j’essaie de donner un peu de galbe et de prestance à ce corps imparfait que j’ai. Le blond sourit, gardant ma main dans la sienne, j’attends presque le souffle coupé qu’il me dise ce qu’il a dans la tête et lorsque le compliment tombe un grand sourire vient sur mon faciès, je me mordille la lèvre comme si il venait de m’annoncer que mon plus grand rêve s’était réalisé. Mes joues s’empourprent d’une couleur carmin, chaleur imminente qui s’incrustent sous mes pores, automatiquement une main vient se plaquer sur ma joue alors que je souris comme une imbécile. J’ouvre la bouche pour lui dire merci mais il me coupe ajoutant bien rapidement la fin de sa phrase qui me fait éclater de rire. La remarque n’est donc pas passée dans l’oreille d’un sourd. Opalescences qui montent vers le plafond alors que je voudrais lui dire que je rigolais … Qu’il a très bon gout et que je m’en rends compte aussi maintenant car il est très bien habillé lui aussi. Encore mieux que sa petite fille, je voudrais lui dire que sa chemise lui sied à merveille mais non, rien ne peut se passer comme je le voudrais.

Dos qui rencontre la semi dureté du matelas de ma chambre, je rebondis presque et reste étonné par le peu de force qu’il a suffi pour m’envoyer valser. Je mets ça sur le compte de l’effet surprise et je le fixe s’avancer vers moi, prendre possession des lieux, de mon lit et même de mon corps en s’asseyant sur moi. Le garçon n’est pas des plus léger j’ai beau me débattre il reste plus fort. Il est fini le temps où nous étions à égalité lors de nos bagarres de gamin, maintenant c’est lui qu’à tout en main qui décide quand tout commence et quand tout s’arrête. Ses mains glissent sur mes cotes, sur mon bassin ainsi que mon ventre pour me martyriser, me faire vivre le pire des supplices, la seule chose que je crains dans cette basse vie. Je ris à m’en étouffer, je bouge mes jambes pour le déstabiliser mais non il continue le grand sourire sur le visage alors que je ferme mes yeux ne pouvant même plus bouger pour me défendre, je perds la partie d’avance il connait bien trop mes points faibles et je rends les armes, je cesse le combat acharné en laissant mes bras retombant sur son dos, caressant le tissu léger de sa chemise en essayant de respirer. « Promis juré craché je ne dirais plus jamais ça… Surtout… Que… » Je reprends ma respiration comme je le peux, des crampes aux joues, les yeux rieurs. « T’es super bien habillé ce soir … » Doucement le cœur reprend un rythme cardiaque doux, plus régulier que celui de la minute passée sous ses doigts d’acharnées.

L’expression grave d’Eliott à quelques centimètres de mon visage calme mon sourire incessant bien rapidement, son regard sur mes lèvres me fait rougir à un point de non-retour. Le monde s’arrête de tourner, la pièce n’est plus visible sous mes paupières. Tout est vague autour de nous, je ne vois plus les meubles, ni les cadres sur les murs. La seule chose qui n’est pas floutée c’est la beauté du garçon allongée sur moi. J’ai envie de l’embrasser c’est indéniable, tellement envie que ma lèvre vient se coincer sans que je ne m’en rende compte entre mes dents. Lèvre qui rougit, gonflé par le martyr que je lui fais passer. Mains qui caressent subtilement son dos, le regard fixé dans le sien, y’a un truc de différent dans son regard, un truc qu’on a jamais eu ensemble, une envie restreinte qui courent le long de ses pupilles. Plus il me fixe, plus j’ai envie que ses lèvres tombent sur les miennes. Mon cœur reprend un rythme abusif, je les entends dans mes tempes les battements du cœur malmené par cette envie de l’embrasser qui commence à presque devenir réalité. Son visage se rapprochant lentement du mien, je crois d’abord à une blague je pense qu’il va m’embrasser le nez, ou le front comme il a déjà pu le faire par dizaine de foi mais cette foi je sens pas l’innocence des fois précédentes. Ce n’est pas le meilleur ami que j’ai sur moi mais un homme qui meurt d’envie de briser les barrières que nous nous sommes mis, imposées naturellement trop de fois. Les envies cachés, les pensées sous l’oreiller honteuse que nous tentons de dissiper. Je sens son parfum masculin se rapprochait de mon nez, odeur qui me plait, boisée et bien prononcé. Je ne me prive pas de crocheter ma main à l’arrière de son vêtement par le stress qui commence à monter ne sachant ce qu’il va faire. Eliott se rapproche doucement de mon visage et ses lèvres viennent caresser pour la première fois les miennes. Je le fixe droit dans les yeux, l’incertitude vient se jouer de nous, on comprend pas trop mais personne n’arrête, personne ne bouge. Il peut encore se désister, il peut encore se rétracter et ne pas dépasser les limites fixées et pourtant ce n’est pas le choix qu’il fait. Il écrase ses lèvres contre les miennes et nos yeux à l’unissons se ferme. Ma main remonte suavement à l’arrière de sa tête, caressant ses petits cheveux, prolongeant ce premier baiser, le tout premier touché de nos lippes en sept ans qu’on se connait. C’est beau, c’est fort et je ne me prive pas d’en redemander, je laisse mes lèvres se mouvoir contre les siennes, les tourmenter, les torturer ; leur donner l’envie d’y re-goûter, de recommencer inlassablement. Je veux pas que ça s’arrête car j’ai trop longtemps voulu que ça se fasse, déjà au lycée je le voulais ce gars, je rêvais qu’il fasse le premier pas mais tout est parti en live. Les rumeurs disaient qu’il ne supporterait pas de sortir avec une vieille, qu’il avait un crush sur une autre puis neuf mois plus tard il avait un gosse mais maintenant tout est différent, on a grandi tout simplement.

Sentiments à leurs apogées. Mélanges attendrissant d’émotion totalement différentes et complémentaires à la foi. Je ressens la joie et l’appréhension, l’envie de continuer de l’embrasser et celle d’arrêter pour mieux le contempler. L’envie qu’il me dise que c’était voulu mais la peur qu’il regrette. Une énigme des sensations dont seul nous-mêmes auront les réponses. Obligation de reprendre notre souffle, lèvres qui s’écartent à contrecœur. Cœur à rythme Usain Bolt, main qui quittent son dos et s’écrase sur le matelas timidement. Mes prunelles azur dans le bleu resplendissant des siennes, nos joues rougissantes à l’unissons encore choquer d’avoir passé un cap qui semblait impensable. Je me mords la lèvre et passe une main dans mes cheveux pour les écarter, pour distraire et que l’attention soit dirigée ailleurs. « La tenue te plait à ce point … ? » Regard complice presque malicieux, je rebondis sur son compliment pour ne pas lui montrer ô combien je suis gênée mais heureuse.

J’ai peur de l’avenir, j’ai peur qu’il me dise que c’était pour rire, un simple délire qui tourne mal alors je pousse en riant pour pouvoir me relever. Pour ne pas affronter la chute libre de mon cœur meurtri si il me dit que suis complètement à côté de la plaque. Une foi chose faite j’enfile mes talons de couleur beige en me tournant vers le miroir. « Mes parents vont me tuer … Je suis pas encore coiffé ni maquillé et il est presque l’heure … » Je me mord la lèvre en le regardant dans le reflet du miroir, lui assis sur le bord de mon lit.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 20 Déc - 0:52

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Doux sourire qui prend place sur ses lèvres à l’entente de son compliment, il savait que la chemise ferait son petit effet. Cela faisait des années qu’elle tentait de le convaincre d’en revêtir, et cela faisait des années qu’il s’y refusait. À la rigueur il pouvait porter des modèles à carreaux, ou encore en jean noir… Mais la traditionnelle chemise de coton blanc qu’il portait présentement ? Certainement pas. C’était trop chic, trop classe pour lui, cela ne lui correspondait pas. Pourtant, il avait cédé cette année, et était allé acheter la fameuse étoffe quelques jours plus tôt, spécialement pour l’occasion. Était-ce pour prouver, à lui-même et à la famille Bennett, qu’il avait bel et bien grandi et n’était plus l’adolescent au style vestimentaire encore vacillant, ou bien était-ce car il savait qu’ainsi, il aurait plus de chances de plaire à Lexie ? Parfois, il valait mieux que certaines questions restent sans réponse.

Mains toujours posées sur sa taille, bassin installé contre le sien tandis qu’il amorce ce baiser, baiser rendu plus désirable encore par l’interdit qu’il évoque, baiser qui sonne immanquablement la fin de leur amitié, quoi qu’il advienne par la suite. Le monde semble cesser de tourner le temps d’un instant, instant suffisant à son cerveau pour visualiser très clairement deux scénarios possibles. Il se voit libre de l’embrasser dès que l’envie lui en prend, d’entrelacer ses doigts aux siens, d’unir leurs corps dans la symbiose la plus parfaite. Il se voit redessiner les traits de son visage, les courbes de son corps encore et encore, nuit après nuit. Il se voit passer des années entières à ses côtés, plus seulement se voir de temps en temps mais tous les matins et tous les soirs, vieillir avec celle qui avait autrefois été sa meilleure amie, dans un passé lointain. Mais il se voit également se prendre une cruelle douche froide dans les instants à suivre, tenter d’oublier du mieux possible cet unique baiser et prétendre avec Lexie que rien ne s’était passé, piètre jeu d’acteur aux échos d’hypocrisie pure. Il voit leurs appels, leurs SMS passer de quotidiens à hebdomadaires, puis mensuels, pour finalement se limiter à ce message groupé envoyé à l’occasion de la nouvelle année. Pire que tout, il se voit la croiser dans la rue sans échanger un mot, éviter son regard en espérant qu’elle ne l’ait pas reconnu. Pensée la plus douloureuse que celle d’avoir perdu ce joyau qu’était la jeune femme à tout jamais, à cause d’une stupide décision prise sur un coup de tête. Cœur qui se serre à cette simple éventualité, décision qu’il ne décide pourtant pas d’annuler alors qu’il en est encore temps.

Doigts tremblants qui effleurent fébrilement sa joue incandescente, qui caressent sa lèvre inférieure pour doucement la libérer d’entre ses dents, l’en affranchir pour lui offrir un bien meilleur sort. Dernier regard échangé avant de rompre à jamais les limites qu’ils s’étaient stupidement fixés depuis bien trop longtemps. Baiser ardent, baiser grisant, baiser tel qu’il n’en a jamais échangé avec quiconque par le passé. Il a pourtant embrassé plusieurs filles dans sa courte existence, mais aucune n’a suscité en lui un tel effet. Aucune n’a fait se dresser les poils de son échine à tel point qu’il ait l’impression qu’ils vont transpercer le tissu de sa chemise. Aucune ne lui a donné le sentiment que ses lèvres devenaient brûlantes contre les siennes. Et surtout, aucune n’a activé son palpitant au point qu’il craigne qu’il explose dans sa cage thoracique ou qu’il ne transperce sa poitrine pour s’en aller rebondir à l’autre extrémité de la pièce. Battements de son cœur qui résonnent comme jamais dans son cortex, esprit envahi par une brume des plus opaques pour ne se focaliser que sur les mains de la jeune femme qui remontent de son dos vers sa nuque, sur les sensations que provoque en lui la rencontre de leurs lèvres.

Apothéose d’années de relation, de mois d’attirance, de semaines de frustration. Explosion d’émotions au cœur de son estomac, accomplissement de tous les clichés possibles et inimaginables d’histoires à l’eau de rose au nez desquelles il riait encore quelques minutes plus tôt. Papillons qui envahissent ses entrailles, feu d’artifice qui embrase sans ménagement les ailes des lépidoptères qui s’envolent dans son organisme, embrasant la moindre parcelle de son corps. Mains qui retrouvent leur position sur sa taille qu’elles agrippent à mesure que leur baiser gagne en intensité, comme pour répondre au besoin de se raccrocher à quelque chose de solide, de concret, tandis que son monde tout entier semble se morceler, s’effondrer autour d’eux.

Lippes qui se découvrent, découvrent leurs goûts, leurs textures, lippes qui ne s’effleurent plus mais s’embrassent pleinement désormais, se cherchent, se découvrent, apprennent à se connaître, se mordent quasiment, jouent ensemble presque jusqu’à se faire mal. Langues qui entrent enfin en contact elles aussi, donnant plus d’ampleur encore à ce baiser déjà bien trop intense pour son pauvre petit cœur. Environnement rendu inexistant par l’acte qui est en train de se jouer, toute esquisse de sa vie, de son quotidien disparue au profit du moment présent. En toute honnêteté, il a totalement oublié la présence de sa fille dans la pièce voisine et les centaines de dangers qu’une petite créature aussi curieuse et imprudente y courrait. Père indigne, oui, peut-être… Mais avant d’être père, Eliott reste malgré tout un jeune homme en pleine forme, régi par ses instincts et ses pulsions. Ces mêmes instincts et pulsions qui viennent de le pousser à l’acte, ce qu’il n’aurait jamais fait s’il était l’être aussi mesuré et raisonnable qu’il s’applique à afficher en permanence. N’oublions pas que l’homme, avant d’être un être de culture, est un être de nature. Un animal, en somme. Une part de soi-même que l’on ne peut jamais réellement parvenir à éradiquer, malgré toute la bonne volonté du monde.

Mais l’être de nature a ses limites, et bien vite les deux jeunes gens se retrouvent pareillement à bout de souffle, bien forcés d’interrompre là le baiser. Baiser interrompu bien trop tôt selon lui, mais pas selon ses poumons qui quémandent désespérément de l’air, rendant son souffle saccadé, haletant. Monde qui semble reparaître lentement tout autour d’eux, focus qui ne se fait plus seulement sur leurs deux êtres mais aussi sur le reste de la chambre, sur l’imprimé de la couverture sous le corps de la jeune femme, sur la couleur des murs qui les encerclent. Iris azures qui s’ancrent dans celles de Lexie, temps qui suspend de nouveau son vol pour un instant, avant qu’il les laisse s’égarer sur le reste de son visage, sur ses joues plus rouges que jamais, sur ses lèvres rendues écarlates par la force de leur baiser. Lèvres plus désirables que jamais maintenant qu’il s’en est approché de trop près, lèvres sur lesquelles il replongerait sans attendre s’il n’était pas Taureau, s’il n’était pas un signe de Terre avant tout régit par la raison. Bien qu’il exècre le zodiaque, il ne pouvait lutter contre sa nature profonde, nature qui le poussait à clarifier un brin la situation avant d’aller plus loin.

Réflexion qui se fraye un chemin difficile dans les méandres de désir et de plaisir combinés qui ont envahi son esprit, réflexion pourtant plus nécessaire que jamais en cet instant précis. Regard qui se détourne de ses lèvres tentatrices pour se concentrer sur ses mèches blondes, sur un point qui calmera peut-être pour un temps le flot de ses pensées indécentes. Profonde inspiration, violence qu’il se fait à lui-même pour se concentrer. Quelle tournure vont désormais prendre les évènements ? Elle lui a rendu son baiser, il faudrait être stupide pour ne pas s’en être aperçu. Cela devrait être bon signe, en soi. Elle ne l’a pas repoussé, et ne le repousse toujours pas tandis qu’un silence pas encore pesant s’instaure entre eux deux. Silence qu’elle s’empresse de rompre pour lâcher l’une de ces petites remarques dont elle a le secret, nonchalamment lourdes de sens. Sourire qu’il autorise enfin sur ses lèvres encore engourdies par le baiser, soulagé de retrouver sa meilleure amie, leur complicité de toujours manifestement pas entachée par son geste.

Sourire bien vite envolé lorsqu’elle le repousse, l’envoyant valdinguer sur le côté. Il se redresse doucement, repassant en position assise sur le bord du lit. Garçon hébété, jeune homme perdu un peu plus à chaque seconde qui passe, tandis qu’il observe la jolie blonde se relever pour achever de s’habiller. Palabres qui s’échappent de ses lippes, palabres des plus anodines et pourtant Ô combien douloureuses. Douloureuses par leur caractère anodin, justement. Ainsi c’était tout ? Baiser à peine échangé que déjà on passait à autre chose, replongeant dans les banalités du quotidien comme si de rien n’était ? Il ne pensait pas que les choses se dérouleraient ainsi. Peut-être aurait-il même préféré qu’elle s’énerve sur lui, l’engueule pour son geste, plutôt que d’avoir à faire face à cette forme d’indifférence. Parce que… franchement ? Ils venaient d’échanger un premier baiser, qui avait en tout cas pour sa part été des plus intenses, et tout ce dont elle lui parlait, c’était de maquillage et de coiffure ? Il craignait le pire.

Yeux rivés sur la couverture qui apparaît entre ses jambes, le jeune homme fronce les sourcils, restant silencieux face aux paroles de son amie. Les mots lui manquent et se pressent contre ses lippes à la fois ; il a tant à lui dire, sans savoir par où commencer. Une chose est sûre tout du moins : il ne compte pas s’abaisser à en rester là, prétendre qu’il ne s’est rien passé. Mieux vaut qu’ils en parlent, quitte à ce qu’elle lui dise ne rien avoir ressenti et vouloir ne plus rien avoir à faire avec lui, plutôt que de laisser l’absence de discussion ronger leur amitié jusqu’à l’os, jusqu’à ce qu’il n’en reste rien de plus qu’une pauvre carcasse. Soupir qui franchit ses lèvres tandis qu’il glisse une main dans ses cheveux en bataille, avant d’enfin se décider à tendre le bras pour saisir les doigts de la jolie blonde dans les siens.

- Lex…

Mot prononcé dans un souffle, patronyme qu’il a énoncé un nombre incalculable de fois au cours des dernières années. Mais jamais de cette manière. L’habituel accent rieur perceptible dans sa voix s’est changé en gravité, son affection en tendresse. Changement dans son timbre dont il n’est lui-même pas conscient tandis qu’il attire la jeune femme à ses côtés, la faisant rassoir sur la couche encore chaude après le passage de leurs deux corps. Main qu’il lâche sitôt qu’il l’a ramené auprès de lui pour rejoindre sa propre main, posée entre ses genoux. Prunelles qui fixent un instant ses doigts entrelacés entre eux avant de remonter vers le visage de la blonde au faciès d’ange, évitant soigneusement ces lèvres auxquelles il est déjà accro. Drogues dures que sont ses lippes, drogues dures dont il ne peut plus se passer désormais qu’il y a goûté. Toxicomane en cruel manque qui doit se faire violence pour ne pas sauter sur la came qu’on lui expose sous les yeux, qui s’efforce tant que possible de ressaisir les idées claires qui viennent de nouveau de lui glisser entre les doigts.

Iris qui parcourent son visage, ces traits qu’il connaît trop bien pour éviter de se frotter à ses saphirs. Les yeux sont le reflet de l’âme, et il ne pouvait se risquer à croiser les siens, à croiser les émotions qu’ils laissent transparaître bien trop aisément. C’est la roulette russe, il peut tout aussi bien se heurter au meilleur qu’au pire. Et il n’est pas sûr que son âme encore tuméfiée malgré les années puisse supporter de voir voler en éclats sa relation avec la personne la plus importante de sa triste existence. Enfin il se décide à parler. Quitte à ouvrir sa bouche, autant tenter le tout pour le tout et être sincère, sans quoi cela serait purement et simplement vain.

- Lex, répète-t-il donc, cherchant toujours ses mots, les sourcils sensiblement froncés sous l’effort cérébral. Je… Faut juste que tu saches que je regrette pas ce que j’ai fait. Je regrette pas de t’avoir embrassé. Je suis sincèrement désolé si j’ai foutu en l’air notre amitié, c’était pas le but… Mais… Le truc, c’est que ça fait un moment que j’avais envie de faire ça et… J’ai juste pas pu m’en empêcher.

Super, maintenant elle allait le prendre pour un pauvre type incapable de se retenir de sauter sur tout ce qui bouge. Il ne manquait plus que cela. Dieu que c’est embarrassant. Il n’a jamais été doué pour exprimer ce qu’il ressent, et c’est clairement perceptible à travers la manière dont il s’embrouille tout seul. Pour autant, il se doit de faire son possible pour sauver leur amitié. C’est lui qui a merdé en l’embrassant, c’est donc à lui que revient la pénible tâche de recoller les pots cassés.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Déc - 3:59

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Réaction pas réfléchie, beaucoup trop rapide. Si je le pouvais, je me taperais le front contre ce miroir sur pied jusqu’à m’en briser le crâne, jusqu’à que le sang s’éparpille et dégouline sur le sol et que je m’engouffre dans un coma sans fin tant je suis une fille stupide. Mais il me passe quoi par la tête des fois ? Un petit singe qui tape des cymbales ? Je sais pas, j’ai plutôt l’impression que je n’ai même pas de cerveau. Juste de l’air, l’espace en dessous ma crinière ne contient surement que du dioxyde de carbone pour prendre des décisions si importantes à la hâte et les regretter la seconde d’après. Cœur qui bondit toujours aussi fort dans la poitrine. Regret qui se forme, lèvres qui se pincent. Je fixe mon reflet en appliquant doucement sur mes yeux un peu de fard à paupière dorée, pour intensifier le regard. Un regard qui sera fuyard toute la soirée si je reste gênée et choqué comme je le suis actuellement.

Prunelles qui dérivent sur le reflet de mes propres lèvres, rosie et encore gonflée par le contact acharné, la danse endiablée qu’elles ont connue contre celle de mon cadet. Souvenir gravé, bien trop parfait et pourtant flouté par ma stupidité. J’ai foiré comme jamais, c’était le moment pour lui faire comprendre que moi aussi je le voulais, que j’en redemandais et je me suis défilée. Soupire inaudible alors que j’applique ce rouge à lèvre dont la couleur me parait presque terne, j’applique une première couche mais rien y fait, c’est pas l’effet attendue. Je jette le ral dans ma trousse comme une acharnée, l’esprit complètement ailleurs, ce n’est pas contre mon maquillage que je dois m’énerver mais contre moi-même. Je prends mon mascara et m’applique sur ma tâche. Petit coup d’œil sur le garçon assis sur mon lit, se triturant les cheveux, quelque chose l’ennuie…. Ok j’ai saisie il regrette sa pulsion, mon prénom qui sort si gravement alors que son regard est baissé au sol me fend le cœur, je me tourne et lui en profite pour m’attraper par la main. Contacte doux mais pourtant inquiétant, je prends place à ses côtés et j’attends en fixant nos genoux si près l’un de l’autre, se touchant, s’effleurant alors qu’il regarde ses mains avec une attention toute particulière. Respiration qui se saccade, attendant que le couperet tombe alors que son regard vient glisser dans le bleu des miens.

Je mordille l’intérieur de ma joue en le fixant trop intensément, les contours de son visage, ses joues qui commencent à se creuser avec l’âge, son nez de profil dont la pointe va vers le ciel subtilement, sans gêne mes yeux louchent sur ses lèvres auquel j’ai eu la chance une seule foi d’y goûter, je me maudis d’y avoir touché, de m’en être délectés pour ne plus jamais le reproduire. Folie passagère, méninge qui n’avait pas calculé son coup surement. Mes lèvres peut-être un peu trop tentatrices sur le moment. Je ne sais pas en fait ce qui a pu passer dans sa jolie petite tête. Garçon que je connais trop bien, il me connait lui aussi parfaitement, surement une envie de tenter une seule fois, et rien qu’une foi pour savoir, se fixer que je ne serai à tout jamais que son amie la plus fidèle. Cœur qui me fait mal, sentiment atroce que de savoir cette relation imaginaire ne deviendra jamais réel. Langue qui passe automatiquement sur ma lèvre inférieure pour l’humectée alors qu’il prononce de nouveau mon prénom et qu’il reprend directement la parole cette foi sans laisser le suspens qui me tuait tout doucement, mort qui s’approche à pas de chat de moi pourtant.

Cœur qui m’abandonne, certainement pas pour les raisons que je mettais faites, palpitant pas du tout prêt à entendre ça. Loin de l’idée que celui qui me fait face ne regrette pas un brin ce qu’il vient de se passer. Yeux qui n’osent même plus cligner, ou alors si, mais trop de foi d’affilé pour mieux se réveiller. Car ceci ne peut être la réalité. Main qui vient attraper la sienne, l’encourageant à continuer de parler, l’incitant à m’en dévoiler plus. Déclarations multiples qui me font sourire toute timide comme une gamine. Cœur qui se fond comme neige au soleil, et chocolat sous le palais. Il ne me regarde pas mais mon sourire ne fait que s’agrandir, la vitesse de mon cœur ne fait que s’accentuer. Aller relève les yeux Eli’ … T’y verrais ô combien je suis heureuse de ce que tu m’avoues, combien je comprends ce que tu dis. Seulement moi, ça ne fait pas des mois que j’ai cette envie. C’est des années qui sont passées, des années à renier la vérité, me faire à l’idée que ce n’était pas ce que tu voulais, que nous deux, nous serions toujours deux entités différentes, deux amis et rien d’autres et que ça t’allait… Alors lui aussi l’a sentie cette alchimie imminente, cette envie de toujours en avoir plus, insuffisance permanente de contact. Toujours dans l’obligation de lui envoyer un message, lui demander à se voir. Plus fréquemment, entretiens plus longs, cette difficulté à toujours se dire au revoir, ces câlins incessants que jamais nous avions eu auparavant du moins pas autant. Nous étions bizarres mais ça ne me déplaisait pas, et maintenant qu’il me disait en avoir l’envie je percevais petit à petit les signaux qui était invisible pour mon esprit radicalisé, les œillères trop bien fixée. Des évidences, des chose simples qui m’auraient fait comprendre avec un autre que nous avions déjà dépassé un cap ; le souci étant que je me le cachais à moi-même lorsqu’il s’agissait d’Eliott.

Il commence à s’embrouiller, il est embarrassé. On parle d’Eliott le garçon toujours fier, qui ne montre pas ses sentiments qui est en train d’avouer un petit péché auquel on ne devrait goûter. Plus ça va et moins j’ai envie de parler. C’est l’envie de lui prouver la réciproque qui me fait vibrer. Ne pouvant faire durer une seconde de plus le suspens. Mon cœur et mes lèvres ne voulant que renouer le contact avec les siennes. Je me permets de lâcher sa main pour plutôt me rapprocher de lui, il lève les yeux vers moi et j’attrape son visage entre mes deux paumes, tout doucement, tendrement. Nos regards se croisant une demi seconde avant que je me décide à poser mes lèvres sur les siennes, lippes surement faite pour l’embrasser, pour s’imbriquer aux siennes. Pas peu contente de lui couper la parole je prolonge cet embrassade qui se fait tout aussi soudaine, tout autant inattendue que la première. Mais légère nouveauté myriade de baisers beaucoup plus tendres par l’émotion qui lui est dégagé. Souffle chaud qui vient se juxtaposer au mien. Je sentais que plus je le laissais parler plus il allait en arrière dans ses pensées, peur complètement compréhensive de perdre une si longue amitié. Il revenait sur ses mots et maintenant qu’il m’avait lancé, maintenant que nous étions prêts à tenter. Que j’avais une petite chance de lui plaire je n’allais pas la laisser filer. Oh non hors de question Eliott Monahan, maintenant on va juste profiter ensemble de cette pulsion, cette envie d’être ensemble qui est trop forte pour être repoussé. Langues qui se caressent, qui se glissent l’une contre l’autre apprenant à s’apprivoiser, à valser et bouger au rythme préféré de l’autre.

Doigts qui glissent jusqu’à sa nuque, petits cheveux blonds que je caresse. Attentions presque naturel qui se prennent. Lippes qui s’écartent des siennes pour reprendre un peu de souffle. Yeux qui s’ancrent au sien, bleu océan rempli d’espoir. Il est temps pour moi de lui avouer. « Moi aussi… je le voulais… Eli’ » Inspiration, expiration, difficulté à reprendre la parole et pourtant je m’efforce d’une petite voix. « J’ai eu une réaction hyper nulle car je pensais … que tu regretterais justement. Mais moi aussi je le voulais depuis un long moment déjà … » Ma main attrape la sienne que je commence à serrer fort, comme si la sincérité allait se dégager de mes pores. « Désolé de gâcher moi aussi 7 ans d’amitié mais ça commence à devenir pesant de tout le temps se contrôler … » Haussement des sourcils alors que la teinte écarlate mute dans mes joues, vérité enfin dévoilé, commencement d’une nouvelle épopée.

Têtes qui se tournent à l’unissons face au bruit d’une porte qui grince. Petite tête blonde apparaît tout sourire, les mains contre la porte. C’est elle qui vient de l’entre-ouvrir. Je souris face à l’enfant et pose ma main sur la cuisse d’Eli hésitante entre continuer d’en parler comme si de rien était ou bien se taire. Je sais très bien que la petite ne saisirait rien à la conversation pourtant je suis gênée. C’est de relation que nous parlons et cet enfant qui nous souris si candidement nous ramène aussi à la dure réalité.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 28 Déc - 3:13

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Corps parfaitement immobile, stoïque, qui ne cille même pas lorsque la jeune femme jette avec humeur son tube de rouge à lèvres. Yeux qui ne la regardent pas, fuyant sa silhouette au profit de ses mains, de ses genoux exceptionnellement couverts par le coton noir de son jean, du sol sous ses pieds, tout plutôt qu’elle. Tout plutôt qu’elle, cruelle déesse qui l’a emprisonnée entre ses griffes, envoûté sans même qu’il ne s’en aperçoive. Mains qui se glissent spontanément dans ses courtes mèches blondes, les décoiffant encore et encore, toujours plus tandis qu’il s’efforce de remettre de l’ordre dans ses idées, de trouver quoi dire pour rompre cette atmosphère subitement devenue pesante. Oppressante. Il aurait bien besoin d’une clope, tiens. Mais il sait que Lexie a arrêté depuis peu, et par respect pour elle, il s’interdit de fumer en sa présence. Certaines personnes étaient capables de se passer de nicotine à long terme. Ce n’était pas son cas, mais il admirait et respectait leur persévérance. Ainsi, il allait bien devoir faire sans. Trouver le courage d’ouvrir la bouche pour prononcer ce qui serait avec un peu de chance les mots qu’il fallait dire pour ne pas la perdre à tout jamais. Trouver ce courage en lui-même, sans s’en remettre au réconfort artificiel d’une drogue douce. Courageux il l’était, et il le savait. Courageux, fort, intelligent… Autant de qualificatifs qui n’étaient plus siens dès lors qu’il s’agissait de sentiments. Dès lors qu’il lui fallait se référer à ce fichu organe qui pulsait entre ses côtes, il devenait complètement con. Il n’avait jamais appris à gérer ses émotions, après tout, et cela lui faisait bien trop souvent défaut. Comme présentement, où il se démenait comme jamais pour trouver quoi dire, savoir faire preuve de justesse dans ses propos sans pour autant trop en dire afin d’éviter de se couvrir de ridicule si son attirance n’était pas réciproque, ce qui était d’ailleurs le cas, à première vue.

Enfin il prend la parole, palabres qui s’échappent d’entre ses lippes à toute allure, allure pourtant entrecoupée par ses fréquentes hésitations. Chose étrange, lorsque l’on sait avec quelle fluidité il peut s’exprimer, prononcer des mots si mauvais qu’ils en deviendraient presque violents et ce sur un ton parfaitement posé. Mais lorsqu’il s’agit de s’ouvrir à l’autre ? Il est loin d’être l’homme de la situation, comme le prouve la facilité avec laquelle il est en train de s’embrouiller tout seul dans son propre discours. Ses prunelles azur sont rivées vers ses mains, mains immenses, mains proportionnelles à son mètre quatre-vingt-treize. Doigts qui viennent nerveusement jouer avec l’anneau passé à son index, simple mesure de sécurité pour éviter de croiser par mégarde ses iris hypnotiques. Lâcheté brusquement devenue sienne, grand garçon de dix-neuf ans devenu incapable de soutenir le regard de sa meilleure amie, la jeune femme qu’il connaît pourtant mieux que quiconque.

Doigts qui se trouvent bien obligés de lâcher sa bague lorsque la main de la jeune femme vient rejoindre la sienne, regard qui ne se détourne pas pour autant de la passionnante contemplation de ses doigts. Lâcheté, quand tu nous tiens… C’est un comble, le garçon qui s’efforce d’afficher une force infaillible face au monde entier se trouve présentement totalement démuni, mis à nu. Et cela l’embarrasse, le met incroyablement mal à l’aise, comme toute situation un peu trop étrangère. Manque de confiance en lui, seule faille à son armure de glace, talon d’Achille que constitue cette crainte constante qu’il a d’être abandonné. Abandonné par son père, par sa mère plus ou moins, par la mère de sa fille… Il ne manquerait plus que sa meilleure amie le lâche après qu’il ait prodigieusement merdé en l’embrassant, à tort, et la boucle serait bouclée. Le phénomène se répéterait une fois de plus, à chaque fois plus douloureux et plus dur à outrepasser.

Flux hésitant de mots qui s’interrompt lorsqu’il sent la main de Lexie lâcher la sienne, yeux qui se relèvent enfin vers son visage, expression interrogative et peu sereine perceptible dans son regard. Doute qui subsiste en lui malgré le fait que la situation semble finalement tourner en sa faveur. Il sait par expérience que le vent peut tourner au dernier instant, alors même que l’on commence à se reposer sur ses lauriers car tout est trop beau, trop paisible. Éventualité d’abandon bien vite détrompée, craintes rapidement envolées lorsque Lexie pose ses mains sur sa mâchoire, regard fugace échangé avant de sceller leurs lèvres en un second baiser. Baiser bien différent du premier, exhalant tout autant de tendresse que le précédent d’incertitude. Baiser cette fois-ci pleinement apprécié, nullement hanté par le présage d’une amitié ruinée, réduite en miettes par un élan de folie. Cette amitié si précieuse à ses yeux ne sera que renforcée par ce pas qu’ils viennent de franchir dans leur relation, il le sait. Il le sent à la manière dont elle l’embrasse, réponse qu’elle lui offre dans un mutisme pourtant total. Il sent que leur amitié de toujours ne sera pas entachée par ce baiser. Il sent qu’ils seront toujours aussi proches, sinon plus, dans une semaine, dans un mois. Il sent que ce qui aurait pu être une erreur est finalement la meilleure décision qu’il ait prise depuis un long moment. Pourtant, la jeune femme n’a toujours pas prononcé un mot, mais leur baiser se suffit à lui-même, Ô combien plus significatif que tous les plus beaux discours du monde réunis.

Sourire qui se dessine contre ses lèvres, sourire de soulagement, sourire comblé, sourire de bonheur à l’état le plus pur qu’il soit. Mains qui trouvent d’elles-mêmes leur place autour de sa taille, comme si la moindre parcelle de son corps avait été taillée pour recevoir ses caresses. Baiser qu’il lui rend avidement, langues qui se rencontrent de nouveau, apprennent un peu mieux à s’apprivoiser à chaque instant, dans le plus exquis des ballets. Souffle qui vient à manquer, foutus poumons qui viennent immanquablement interrompre le baiser lorsqu’il n’a qu’un seul désir : le laisser se poursuivre, encore et encore. Pupilles qui se retrouvent bien vite, visages qui restent proches l’un de l’autre, souffles qui se mêlent. Jolie Lexie qui prend enfin la parole, confirmant à travers ses mots ce qu’il avait cru comprendre, à juste titre finalement. Soulagement qui le submerge, vague de bonheur qui déferle en lui tandis que les palabres se succèdent, entrecoupés par sa respiration rapide. Nouveau sourire qu’il ne peut retenir, sourire amusé par ses paroles mais surtout heureux, tellement heureux que son rictus plisse ses yeux bleus, creuse deux fossettes sur ses joues clairsemées de barbe. L’un de ces réels sourires à la Monahan, rendus précieux par leur rareté. Main qui se referme sur la sienne, pouce qui effleure sa paume de main dans une douce caresse tandis que ce sourire stupide reste plaqué sur ses lèvres, comme s’il venait d’y planter sa tente et qu’il avait la ferme intention de n’en plus bouger.

- Non, comment je pourrais regretter ? Question rhétorique posée tandis qu’il secoue négativement la tête, avant de reprendre : Je crois pas qu’on gâche quoi que ce soit… En tout cas je l’espère pas. Mais quelqu’un m’a dit un jour que si on prenait pas de risque, on passait à côté de bien trop de choses…

Léger haussement d’épaules, sourire en coin qui s’esquisse sans qu’il quitte des yeux la jeune femme. Prunelles qui dérivent de ses iris à ses lèvres, lèvres qu’il brûle d’envie de goûter de nouveau maintenant qu’il le peut. Frustration qu’il peut enfin s’autoriser à libérer, bénédiction qu’est ce passage de l’imaginaire à la réalité. Pulsion pourtant coupée dans son élan par l’ouverture de la porte de la pièce, tête qui se tourne immédiatement dans la direction du grincement pour en comprendre l’origine. Regard qui se pose sur la petite blonde tout sourire, petit monstre au visage d’ange qui le ramène bien trop tôt sur Terre. Il aurait bien passé quelques minutes de plus dans le cosmos, dans cet univers dans lequel l’avait amené Lexie, à des kilomètres de leur dimension.

Main qui lâche subitement celle de la jeune femme, gêne à l’idée que sa fille puisse surprendre quoi que ce soit entre eux. Gêne qui n’est pas légitime dans la mesure où elle est sans doute trop petite pour trouver quoi que ce soit de bizarre dans le fait que son père embrasse sa meilleure amie, il le sait, mais c’est plus fort que lui. Embarras dont la cause n’est pas Lexie, loin de là, mais plutôt l’éventualité que la petite Skylar le voit échanger des gestes de tendresse avec quelqu’un. Il n’a fréquenté qu’une seule fille depuis l’arrivée de l’enfant, et s’est toujours assuré de n’en rien montrer à la petite. Vieille habitude qu’il a gardée depuis lors, et qui l’empêche de conserver cette proximité ambiguë avec la jeune femme en présence de Skylar. Sourire qui s’agrandit encore davantage tandis qu’il ouvre les bras en grand pour accueillir sa fille. Petite tornade blonde qui accourt dans sa direction, et qu’il hisse sur ses genoux sitôt qu’elle arrive à sa hauteur.

- Ben alors choupette, te revoilà ? T’as pas fait de bêtises hein, j’espère ?

Genoux qui se meuvent doucement pour jouer un peu avec elle, main qui se glisse sur son petit ventre rebondi pour la chatouiller. Tandis qu’il écoute l’enfant rire et babiller, il relève les yeux vers Lexie, lui adressant un doux sourire. Leur discussion n’est pas terminée, et il en est conscient ; ils n’ont plus qu’à trouver un moment pour la poursuivre ultérieurement.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 28 Déc - 22:21

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Je m’embrouille autant que lui dans mes explications, je balbutie sous ses yeux rieurs et je m’arrête enfin de parler. C’est bon, il a compris Lexie arrête de piailler pour rien, il a très bien compris même où tu voulais en venir. Et il ne se cache pas d’être heureux tout autant que je le suis. Je pince alors mes lèvres entre elle et le fixe lui et ses mignonnes fossettes qui ne le rendent qu’encore plus craquant, encore plus envoutant. Beauté brute qui me fait encore plus chavirer maintenant que j’en connais le gout de ses baisers. Petit sourire timide qui se dessine alors qu’il m’échappe un éclat de rire. Euphorie palpable, encore présente qui est né de son courage, qu’il ait osé prendre les devants. Je me mets à l’évidence, ça se ressent qu’il le voulait, que ce n’était pas un acte fait pour détruire en un clin d’œil notre amitié. O grande stupidité qui m’habite lorsque je cherche midi à quatorze heures, lorsque je cherche des raisons futiles là où il n’y en a pas. Mais c’est tellement difficile de s’imaginer qu’on plait à son meilleur ami après tant d’années ou tout le monde n’a fait que dissoudre l’idée en miette dans mon esprit que je ne pouvais que me méfier maintenant que la chose se réalisait.

Comme si ça s’était passé hier, je me rappelle de mes années lycée, je me rappelle encore des copines qui me soupçonnait d’avoir un brin de sentiment pour mon meilleur ami, elles n’avaient pas tort les harpies. Je disais que non, qu’elles divaguaient mais la vérité devait surement se voir à des kilomètres. La mignonne Lexie de dix-sept ans qui ne trainait qu’avec un seul et unique garçon, elle devait surement même obligatoirement craquer pour ce ‘’gamin’’ car à quatorze-ans, pour le reste des gens qui ne le connaissait que très évasivement il restait un enfant, n’ayant rien d’attrayant. Elles m’agaçaient les filles qui parlaient sans connaitre, me disant bien trop souvent que c’était tellement plus cool de sortir avec un garçon plus âgé, que je devais être bizarre pour craquer sur un petit qui lui craquait surement aussi pour des gamines …. Elles ne connaissaient rien d’Eliott Monahan et pourtant elles le jugeaient trop facilement et moi comme une jeune fille trop perturbé je suivais le mouvement de foule, il fallait sortir avec des plus vieux ? Alors je le faisais, elles disaient qu’Eliott ne voulait que des gamines ? Alors j’y croyais. Mon cœur revenait tous les six mois à repenser à mon cadet ? Je m’efforçais de l’oublier… Jusqu’à que nous grandissions un peu encore, assez pour tenter et mieux retomber.
Minuscule prise de conscience il y a deux ans. Pour moi cette foi, il y avait de l’espoir. Il avait alors à son tour dix-sept ans et moi j’approchais les vingt ans. La différence physique entre nous s’était estompé. Alors que mon meilleur ami était de plus en plus attiré par la gente féminine, qu’il sortait, draguait et ne laissait plus les filles indifférentes. Moi j’avais aussi connu quelques histoires d’amour complètement dérisoire. A cette époque je pensais que tout était faisable, que c’était même le bon moment pour faire une transition, je me rapprochais à pas de chat de mon meilleur ami, de façon subtile, quasi invisible même, bien plus timide que ce que je suis aujourd’hui mais j’avais tentée d’être un peu plus proche de lui à ma manière. J’avais de l’espoir, peut-être un peu trop même car loin de moi l’idée qu’un beau jour il m’appellerait avec un bébé dans les bras complètement paniquée et pourtant c’est ce qui été arrivé. A partir de ce moment-là, les espoirs s’étaient envolées, poussière et cendre de mon espérance. Tomber imminent du rideau. Nous nous étions un peu éloignées, j’avais creusé de moi-même l’écart pour l’oublier. Vies qui prennent des tournants différents, mais le destin ne trahi jamais ceux qui sont fait pour faire un bout de chemin ensemble. Comme le phœnix qui renait de ses cendres la force de son attirance reprenait de nouveau sa place avec évidence.

Esprit qui replonge dans la réalité lorsque ses doigts rencontrent la douceur de la paume de ma main. Frisson agréable arrachée, deuxième touché qui prouve que c’est bien réel, on y est. On vient de balayer à grand coup le simple liseré qui délimitait l’amitié à la nécessité de passé à l’étape d’après. Je l’écoute parler, en hochant la tête. Cette phrase, c’est sa mère qui nous la répétait bien assez souvent dès que nous nous découragions avec nos études, lorsque nous déprimions. A croire que cette phrase nous va depuis toujours comme un gant, qu’elle l’avait trouvée en avance pour ce moment de notre vie encore plus particulièrement. « Elle avait raison ta mère, elle avait toujours raison pour tout de toute manière … » Rires qui s’unissent avant que l’enfant que nous avions presque oublié ne surgissent dans la chambre... Je me mordille la lèvre complètement décontenancé d’avoir oublié la présence de Skylar dans mon appartement … Bien trop occupé à accoler mes lèvres à celle de son père qui vient de s’éloigner de moi et de lâcher ma main qui retombe mollement sur la couchette par la même occasion … Bien, au moins je sais d’avance que Skylar ne sera pas la première au courant de notre forte attirance et du début de la romance… Chaleur qui monte aux joues rien que de penser à une possible ‘’romance’’ entre moi et Eliott. Finalement, je suis bien contente de la pudeur qui m’est imposé. Ce n’est tellement pas de moi de m’afficher ou de tout simplement montrer ce que je ressens. Loin de moi cette idée, je fixe donc mon attention sur la petite blonde qui nous regarde avec une moue interrogatrice ne sachant si elle a fait une bêtise ou non de venir ici … Je souris attendrie. « Bah entre mon cœur t’attends quoi ? » Je lui fais signe de venir alors qu’Eliott lui ouvre grand les bras. Je regarde un instant la scène attendrie avant de me lever et de reprendre ma trousse de maquillage. « Je devrais me remettre du rouge à lèvre … » Petit regard discret dans le reflet du miroir, sourire complice qui prend place quand il me regarde m’appliquer du rouge à lèvre.

Mains qui viennent se perdre à la racine de mes cheveux pour leur donner un peu de volume, doigts qui glissent jusqu’à leurs pointes pour casser l’effet un peu trop parfait des ondulations que je viens de faire. « C’est bon je suis prête ! » Pour nous ne pas laisser le temps à Eliott de parler, d’insinuer qu’il était temps j’enfile mon long manteau gris ainsi que mon sac à main avant de m’occuper de remettre les vêtements chauds de la petite accroupie face à elle. « Eli tu peux prendre l’énorme sac à l’entrée steuplait ?? » Je bas des cils sous ses yeux et lui envoie un bisou sans attendre sa réponse pour encore plus le faire rager… Encore et toujours, la base de notre amitié, l’essence de notre amour fou l’un pour l’autre …. Je ricane en le voyant souffler et partir faire ce que je lui dits alors que je mets le bonnet sur la tête de sa fille. Je me relève et la prend dans mes bras en allant au salon. « T’as toujours pas mis ta veste Eliott ? On va être en retard à cause de toi ! » Je me mordille la lèvre pour m’empêcher de rire mais lorsque je vois la petite Skylie qui ricane en voyant son père tirer la tronche je ne peux me retenir un instant de plus et je ris à mon tour. « Désolé désolé rire nerveux …. » Je lève les yeux vers les cieux en essayant de respirer un grand coup pour calmer tout ça.

Mains qui se frôlent, doigts qui se mêlent et se démêlent tout le long du chemin. Attitudes presque habituelles, rien n’a changé sauf l’envie toujours omniprésente de l’embrasser. Je serais presque saoulé que ce soit en ce jour de fête que nous ayons dépassée nos propres limites, car ce soir nous n’aurons pas de temps pour profiter l’un de l’autre. Moi bien trop occupée à aider ma mère en cuisine, Eliott à s’occuper de Skylie et en suite place au chant de noël qu’on aime mais qu’on déteste à la foi, le repas bien trop gras pour que nos petits estomacs ne s’en sortent indemne, l’ouverture des cadeaux … Beaucoup de moment de joie à prévoir, mais peu de place pour les embrassades d’un couple à peine formé.

Enfin devant l’immeuble de mes parents je passe doucement ma main sur le dos de la blondinette pour la réchauffer en attendant qu’ils veulent bien nous ouvrir la porte de l’extérieur. Seconde de silence qui tout à coup me font un peu stresser. Je tourne la tête vers Eli et lui dit tout doucement. « Je pense que tu sais déjà qu’on va attendre un peu avant de dire quoi que ce soit à mes parents hein … ? » Je me mordille la lèvre gênée espérant qu’il ne sera pas vexé que je veuille cacher pour le moment notre nouvelle relation qui date de moins d’une heure… Eliott est le garçon en qui j’ai le plus confiance, le moins de doute dans la sincérité de ses sentiments mais de là à direct me jeter dans la gueule du loup et tout avouer à mes parents … Impossible, j’ai bien trop des difficultés à parler de mon intimité même auprès des personnes les plus proches à mon cœur, celles qui m’ont élevé. La porte du bâtiment s’ouvre et nous montons bien rapidement jusqu’à l’entre familiale. La maison Bennett toujours autant décoré pour les fêtes de fin d’années, appartement qui devient chaleureux une seule foi dans l’année lorsque boule sur le sapin, guirlande lumineuse et père noël sont dispersés de partout pour illuminer les yeux de l’enfant que j’ai dans les bras. « Joyeux deuxième noël ma petite Skylie ! » Dit mon père en attrapant l’enfant dans ses bras pour embrasser ses deux petites joues. « Joyeux réveillon papa … » Timide j’avance ma tête jusqu’à la sienne et il dépose un baiser sur mon front. Je me tourne et fait face à Eliott qui tout à coup à l’air bien moins serein que d’habitude d’être face à mon père.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 29 Déc - 19:40

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Léger sourire qui s’empare de ses lèvres à la simple évocation de sa mère, sourire aux relents de tristesse, sourire nostalgique qui n’atteint pas ses yeux. Vague de souvenirs qui déferle en lui, réminiscences de son enfance, de son adolescence, avec ou sans Lexie. Il se revoit très nettement rentrer du collège avec la jeune fille, s’asseoir à la table de la cuisine pour goûter et commencer leurs devoirs, séance de travail qui dérapait bien rapidement sur des activités plus amusantes. Puis sa mère rentrait du travail, fatiguée par sa journée, le chemisier froissé, des mèches rebelles s’échappant de sa coiffure pourtant impeccable le matin même. Malgré son épuisement, l’acharnement qu’elle mettait dans son emploi pour offrir la meilleure vie possible à sa progéniture, elle avait toujours cet immense sourire lorsqu’elle voyait la meilleure amie de son fils et ne manquait jamais de l’inviter à partager leur dîner. Elle l’aimait vraiment, et Eliott le savait. Elle la traitait un peu comme la fille qu’elle n’avait jamais eue, lui prodiguait des conseils de femme à femme, et passait son temps à s’allier avec elle pour embêter Eliott. Si cela l’agaçait sur le moment, il regrettait aujourd’hui amèrement ces temps passés, bien vite envolés en poussière au gré du vent glaçant du destin. Il aurait donné n’importe quoi pour avoir droit à une dernière journée en sa présence, vingt-quatre petits cycles sexagésimaux dont il aurait pu profiter en toute connaissance de cause, en toute conscience de sa mort prochaine. Il aurait souhaité pouvoir lui dire au revoir proprement, lui offrir des adieux dignes de ce nom, un meilleur salut en tout cas que le « à dans deux jours m’man » qu’il avait marmonné d’une voix endormie à la table du petit déjeuner, sans se douter que son avion de retour ne poserait jamais ses roues sur le sol américain.

Esprit voilé par le souvenir de sa mère, par la force des regrets, par ce passé si bien doré qu’il en devient douloureux. Pupilles ternies par les éclats de remords, par la volonté d’avoir droit à quelques débris supplémentaires de passé, faible sourire qui reste pourtant présent sur ses lèvres. Lèvres qui s’entrouvrent, « elle me manque, t’as pas idée… ». Mots qui se précipitent dans sa gorge, se heurtent à ses dents, refusent de sortir de sa bouche. Confession inhabituelle pour lui, confession qu’il ne fera définitivement pas puisque, au moment où ces paroles se décident enfin à être libérées, la porte s’ouvre avec un grincement. Tentative de s’ouvrir qui vole une nouvelle fois en éclats, soulagement peut-être d’avoir échappé à cette confession. Que lui arrive-t-il ? Il a failli se livrer sans pudeur aucune, ce qui ne lui arrivait qu’en situation de crise, c’est-à-dire rarement. Lorsqu’on lui apprenait que sa mère n’était plus de ce monde, ou que l’une de ses ex laissait chez lui un nourrisson, par exemple. Pas lorsque tout allait bien, comme présentement. Même si Lexie était sa meilleure amie, il n’avait jamais trop su se confier à elle, comme s’il n’osait pas aborder avec elle des sujets graves, significatifs dans son histoire personnelle, douloureux pour lui. Ce n’était pas qu’il ne lui faisait pas confiance, loin de là. Maintenant que sa mère avait quitté leur monde pour rejoindre l’étendue astrale, la jeune femme était la personne en laquelle il avait le plus confiance. Pour autant, ce n’avait jamais été son genre d’ouvrir son cœur. Il ne le faisait que bien trop rarement, et le fait que quelques instants plus tôt, il ait été à deux doigts de se confier ainsi sans raison apparente était plus que terrifiant.

Petite princesse qu’il attire sur ses genoux tandis que Lexie va achever de se préparer. Il serait temps ; vu comme ils étaient partis, ils allaient arriver chez les Bennett pour le Nouvel An. Regard qui se détourne de sa fille pour se poser sur Lexie, sur la vue de choix qu’elle lui offre. Axe parfait pour détailler sa silhouette de dos, iris qui remontent le long de ses jambes, de ses fesses, de cette fermeture éclair finalement fermée dans son dos. Regard qui croise le sien dans le reflet du miroir, sourire amusé qui prend place sur ses lèvres à l’entente de sa remarque. Il est vrai qu’il a prodigieusement fichu en l’air son maquillage. Pour autant, il ne se sent pas coupable pour un sou.

Yeux qui font des allers-retours entre Skylar et Lexie, tantôt observant la petite s’amuser sur ses genoux, tantôt contemplant à la volée la jeune femme qui se fait belle pour le réveillon. Enfin, plus belle qu’elle l’est naturellement, si cela était possible. Lorsqu’enfin cette dernière annonce en avoir terminé avec sa mise en beauté, il reboutonne rapidement les quelques boutons de sa chemise que sa fille a défait pendant ce temps et la repose au sol, en profitant pour se relever. Contemplation de la jeune femme, de la manière dont elle a subtilement mis en valeur ses traits délicats. Petite étoile éblouissante, chatoyante, dans ce monde fade qu’est le leur. Yeux qui se posent sur ses lèvres fraîchement peintes, violence qu’il doit se faire pour ne pas s’empresser de ruiner une nouvelle fois son maquillage. Idée qui déserte de toute manière bien vite son esprit pour plutôt céder la place à un léger agacement, lorsqu’elle déploie une myriade de moyens pour le faire enrager. Et cela marche, comme de coutume. Elle a toujours été douée comme personne pour l’énerver ; ceci dit, la réciproque est tout aussi vraie. Soupir rendu à dessein bien plus fort que nécessaire qui franchit ses lèvres tandis qu’il se détourne, quittant la chambre pour regagner l’entrée. Sac aisément trouvé, grand sac qu’il s’empresse de récupérer, le soulevant sans effort avant de revenir dans la chambre.

- C’est bon, le valet est de ret…

Phrase qu’il n’a même pas le temps de terminer que déjà Lexie lui coupe la parole, prononçant des mots qui le laissent littéralement bouchée bée. Sérieusement ? Visage qu’il sent se décomposer tandis que sa fille, sa propre fille, traîtresse insoupçonnée, se met à rire, bientôt suivie par la jeune blonde. Il se détourne des deux vipères, haussant les sourcils en secouant la tête, l’air de dire « mais que va-t-on faire d’elles ? »

- Je vais te taper, Lexie, marmonne-t-il plus pour lui-même qu’autre chose, se rendant de nouveau dans le salon pour remettre sa veste.

Vêtement enfilé, appartement quitté. Enfant laissée aux bons soins de Lexie tandis qu’il se charge de porter le sac de cadeaux, se félicitant d’avoir pensé à déposer ses propres présents chez les parents Bennett quelque temps plus tôt. Il ne s’en serait probablement pas sorti avec deux sacs de ce gabarit. Sac qui avait attisé l’intérêt de la petite fille curieuse, qualité qui posait parfois soucis au jeune homme. Il lui avait évasivement répondu que s’y trouvait de la nourriture pour le dîner, explication qui n’avait pas semblé la satisfaire pleinement mais qui avait au moins eu le mérite de détourner son attention, la faisant plutôt demander ce qu’ils allaient manger ce soir.

Une main est serrée autour des anses, libérant l’autre main pour aller à la rencontre de celle de Lexie. Doigts qui s’effleurent tout naturellement, se rencontrant parfois, gestes qui lui arrachent des petits sourires, regards complices échangés avec celle qui était sa meilleure amie, et qui est désormais… Qu’est-elle désormais pour lui, finalement ? Pouvait-on dire que l’on était en couple avec quelqu’un après seulement deux baisers ? Il allait sérieusement falloir qu’ils aient une discussion sans tarder, ou plutôt qu’ils achèvent celle qu’ils ont débuté dans la chambre. Il avait trop souvent débuté des relations sans cette fameuse discussion, parfois heureuse, parfois gênante, sans laquelle toute histoire courrait le risque de partir sur de mauvaises bases, sur des quiproquos qui ne faisaient, au final, que générer des cris, des larmes, et des liens anéantis. Et il tenait bien trop à Lexie pour prendre le risque de réduire en miettes tout ce qu’ils avaient. En l’embrassant pour la première fois, il s’était fait le serment d’éviter toute situation pouvant dégrader leur relation. Pacte qu’il avait passé avec lui-même pour ne pas avoir à tirer un trait sur Lexie, à la rayer à jamais de sa vie.

Trajet rapide, arrivée plus tôt qu’il l’aurait soupçonné devant l’immeuble où vivent les parents de son amie. Immeuble qu’il connaîtrait presque mieux que le sien pour y avoir passé tant de temps au cours des sept dernières années, jusqu’à ce que la jeune femme s’émancipe et loue son propre logement. Attente silencieuse, jusqu’à ce qu’elle prononce des paroles qui lui font sensiblement froncer les sourcils. Pensée qu’elle a peut-être honte de lui, qu’elle est probablement embarrassée de dire qu’elle a embrassé son meilleur ami, un garçon encore mineur, un garçon déjà père. Pensée fugace qu’il chasse bien vite de son esprit, tentant de se raisonner. Tant qu’ils n’auront pas terminé leur conversation, il ne fallait de toute manière pas trop s’avancer. Avant toute chose, il était nécessaire de clarifier leur relation. Ce n’est qu’après qu’ils aviseraient du reste. Léger hochement de tête donc, tandis qu’il lui répond :

- Oui oui, bien sûr. Pas de soucis.

Montée à l’étage, sourire bien vite retrouvé lorsqu’il pénètre dans l’antre chaleureux qu’est l’appartement familial. Foyer décoré pour les fêtes, ambiance familière, environnement qui est le sien pour célébrer Noël depuis désormais trois ans. Sourire qui s’agrandit tandis qu’il se laisse étreindre par le père de Lexie, le remerciant comme toujours de les accueillir parmi les siens, sa fille et lui, pour cette fête supposée être passée en famille. Sourire qui se fige sur ses lèvres lorsqu’il croise finalement le regard du paternel, flashs qui s’imposent à son esprit, flashs qui ne sont autres que des visions de Lexie et lui en train de s’embrasser, quelques dizaines de minutes plus tôt. Léger malaise qui s’empare de lui, malaise croissant à mesure que les secondes s’égrènent, cherchant quelque chose de plus fameux à dire que « j’ai embrassé ta fille ». La soirée allait être longue.

Heureusement pour lui, la mère de Lexie ne tarde pas à les rejoindre, mettant fin au silence aussi inhabituel que gênant qui était en train de s’instaurer entre eux tous. Se forçant à redonner un peu de naturel à son sourire, il la salue à son tour, la prenant dans les bras avant de la laisser gazouiller devant la petite Skylar. Une fois la porte refermée derrière eux, il désigne le sac qu’il porte toujours à la main et glisse à Lexie, pour ne pas attiser la curiosité de la petite fille de toute manière occupée avec son « grand-père » :

- Je vais aller déposer ça dans ta chambre.

S’éclipsant discrètement, il se dirige vers la pièce en question, en ouvrant la porte comme s’il était chez lui. Plongée plusieurs années en arrière lorsqu’il se retrouve entre ces quatre murs bien trop familiers, où il a passé tant de temps et dont il n’a plus vu la couleur depuis que Lexie a quitté l’appartement familial. Flot de souvenirs qui s’empare de lui, il les revoit grandir, la blondinette et lui, et passer d’innocents jeux d’enfants à des jeux de jeunes adultes qui se cherchent, font de petites bêtises pour expérimenter de nouvelles choses. Il se souvient de ce temps où il n’était encore qu’insouciance, dénué de toute responsabilité. Ce temps ne remonte qu’à deux ans et demi, et pourtant, il a le sentiment que cela fait une éternité. De l’eau a coulé sous les ponts, et les choses ont bien changé depuis lors.

Il se retourne brusquement en entendant des talons claquer derrière lui, brusquement arraché à ses pensées, et sourit en apercevant l’ange qui hante son esprit s’avancer dans sa direction. Lorsqu’elle le rejoint dans la chambre, il referme à moitié la porte derrière eux et replace machinalement l’une de ses longues mèches d’or derrière son oreille, portant sur elle un doux regard. Peut-être tenaient-ils là l’opportunité de reprendre leur conversation là où ils l’avaient laissée.

- Je peux me débrouiller tout seul pour porter un sac jusqu’à ta chambre, tu sais…, lui dit-il doucement, retrouvant cet éclat de malice dans son regard.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 30 Déc - 18:27

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Situation qui me parait d’une seconde à l’autre ingérable. Mes yeux passant de mon père qui nous regarde tour à tour comme s’il sentait une douille, un truc qui cloche à Eliott qui a lui fixe mon père l’air bête, son visage hurlant justement que quelque chose cloche. J’ouvre la bouche cherchant quoi dire mais fort heureusement pour moi, ma mère arrive et m’encercle la taille de ses bras pour m’embrasser sur la joue. Je tourne la tête vers elle et je ne peux m’empêcher de glousser face à son mythique chapeau de noël sur la tête et son tablier rouge au couture doré qu’elle ressort chaque année. « Bonsoir les enfants, joyeux noël ! » Sourire sincère qui prend place lorsqu’elle se met à parler, soulagé de la voir là. En bonne maman, même sans le savoir elle vient de sauver l’ambiance en un claquement de doigt. « Toi aussi maman ! » Elle me lâche et j’en profite pour enlever ma veste qui est tout à coup bien trop chaude, bien trop lourde et je déleste aussi la petite Monahan de toutes les couches de vêtement en trop pour montrer sa jolie petite tenue de noël à tout le monde. Mes parents applaudissent et ne font que la complimenter. Je caresse les cheveux de l’enfant un instant avant de pointer Eliott du doigt. « C’est lui qui l’a préparé, il fait du bon boulot ! » Mes yeux dérivent de la petite blonde jusqu’aux yeux du père, le regardant avec fierté. Il a bien grandi le Monahan que j’ai connu, tous les jours un peu plus encore et encore il prend en maturité, seul et unique garçon que je connaisse qui ait un enfant et s’en occupe à la perfection. Ami en or, père en or et je ne serai surement pas surprise d’apprendre avec le temps qu’il puisse être un petit ami en or ? Pensées qui me font mordiller doucement ma lèvre inférieure, ce pauvre bout de chair qui amorce beaucoup ces derniers temps finira un jour par me lâcher, tomber en lambeau tant je la triture souvent. Petite manie que j’ai depuis des années.

« Je vais déposer tout ça moi aussi ! » Je montre mes bras toujours chargés de mon manteau et des affaires de Skylar à mes parents. Comme si j’avais besoin d’une preuve, de quelque chose pour faire le tour de la maison, de retourner dans ma chambre en même temps qu’Eliott… Du jamais vue, comme si tout à coup tout devenait une source à suspicion. Sans dire un mot de plus je profite de cette occasion pour emboiter le pas à mon …’’ami’’ alors que mes géniteurs sont complètement détournés de nous, n’ayant yeux que pour la petite fille dans leurs bras. Si je peux profiter des quelques minutes qui nous sont offerte je ne crache pas sur l’occasion. Mes talons claquent sur le sol de mon ancienne maison, lieu qui m’a vue grandir. Mur qui ont vu mes rires et mes pleures. Mes opalescences se posent sur les photos qui sont exposés aux deux murs du couloir, portrait de famille que je connais par cœur, photos que je ne regardais jamais lorsque j’habitais ici, faisant partie des choses invisible mais qui attirent à chaque foi mon œil maintenant que je ne suis plus l’une des habitantes principales de l’appartement. Prunelles qui continuent leur course jusqu’à la silhouette élancée, les épaules carrées de mon blond préférée. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, pourquoi je le suis ni dans quel but je le fais. Mais, mon esprit étant complètement déconnecté. Je n’agis qu’avec le cœur et rare sont les fois où celui-ci a dicté mes pas, dépassé ma raison. Il ne me remarque qu’une foi arrivée au bout du couloir là où la porte de mon ancienne chambre se situe. Il tourne rapidement la tête et j’arrête de marcher, ne sachant pas trop si ce fut une bonne idée de venir en même temps que lui poser les affaires sur mon lit. Moment d’hésitation qui s’empare de moi, est ce que je vais dans ma chambre ou je tourne maintenant et dépose les vêtements sur le lit de mes parents ? Pourquoi tout devient suspect dans ma tête ? Comme si mes parents allaient remarquer de tel bêtise alors qu’il n’y a rien de flagrant, c’est dans ma tête que ça court l’évidence qu’avec Eli il se passe quelque chose. Une fois de plus, mes jambes ne suivent pas mon esprit et j’entre juste après lui, refermant doucement la porte derrière moi.

Mèche blonde de mes cheveux qui rencontre les doigts du garçon au yeux d’un bleu clair allant presque vers le gris. Il cale cette mèche rebelle derrière mon oreille et je frisonne. Regards qui se rencontrent et qui fait battre le palpitant d’un seul coup fort dans la poitrine. Il est face à moi, Il me regarde avec un sourire chaleureux sur le visage. Une moue timide et les bras toujours chargés je remonte mes yeux vers lui pour le toiser, prise au piège entre son corps et la porte en bois derrière moi. « Heureusement que tu n’as pas besoin de moi pour si peu … » Homme fort qu’il est devenu, carrure et grandeur à en rendre des hommes bien plus âgé jaloux de lui. Qui aurait pensé que le jeune garçon boutonneux de quatorze ou quinze ans, au look hasardeux se transformerait en cette beauté brute qui me fait face quatre ans après ? Qu’un jour, celui qui avait un corps longiligne, des joues imminentes aurait un corps pareil, une mâchoire si carrée qui fait appel des appels de phare aux lèvres des demoiselles ? Moi, moi il me plaisait déjà. Autant l’Eliott intérieur, son caractère, sa façon d’être que l’extérieur, l’enveloppe charnelle que je trouvais déjà craquante malgré l’incompréhension des autres filles de mon âge. Jamais je n’avais pu dire à mes copines que je le trouvais moche lorsqu’elle me demandait mon avis sur le sujet car si j’avais dit qu’il ne me plaisait pas, ça aurait été me mentir à moi-même. Je le trouvais mignon et de plus en plus en plus avec les années qui passaient et je n’étais pas la seule… Des confessions sur mon meilleur ami j’en avais eu des tonnes. Surtout depuis qu’il était père. Celles qui étaient au courant avait l’air de craquer sur ce fait alors que moi ça m’avait plutôt repoussé. Alors que je m’en étais éloignée, même celles qui avaient crachées dans la soupe étaient prêtes à en manger par litre si seulement il le voulait.

« Je venais juste poser les affaires de Sky et les miennes sur le lit … » Mensonge, je suis là car lui aussi est là. Envie de profiter rien qu’une minute de lui, d’être plus que la simple amie que je suis depuis toujours. Maintenant que je peux me le permettre j’ai envie d’en profiter complètement. Moi agir comme une gamine en pleine puberté incontrôlable ? Un peu, je l’avoue. Yeux qui roulent, cœur que j’essaie de calmer alors que son regard rempli d’étincelle est posé sur moi. Œillade qu’il ne m’avait jamais adressé auparavant. Estomac qui se tord bizarrement, sensation jamais ressentie que d’être intimidé par un garçon. Jamais cela ne m’était arrivé, aucun homme n’arrivait à procurer une once de gêne chez moi. Cœur glacé qui fond tout doucement sans que je ne m’en rende compte face au rayon brûlant des iris de mon ami. Reprise de mes moyens, je pose une main à plat sur son torse, caressant la matière fine et douce de sa chemise pour le faire reculer, je m’avance d’un pas à mon tour et je viens déposer mes lippes au coin des siennes en souriant avant de m’écarter et de le contourner pour aller déposer les affaires sur le lit et d’y prendre place dessus. Les jambes croisées, je passe une main dans mes cheveux et le fixe un sourire vainqueur sur les lèvres. « Tu viens … ? Dans maximum cinq minutes on va être rappeler à l’ordre … » Je tapote la place du minuscule lit de mon enfance pour l’inciter à venir à mes côtés et lorsqu’il prend place à mes côtés je pose ma main sur sa cuisse et y dessine des cercles du bout des doigts en le regardant dans les yeux. « Quoi … ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? » Impossibilité à le regarder plus longtemps lorsqu’il me regarde comme ça avec cette intensité, j’aimerai être dans sa tête pour savoir ce qui s’y trouve. Je baisse les yeux sur mes chaussures leur trouvant un intérêt particulier avant de dire timidement. « J’ai un truc sur le visage ? Tu veux me dire quelque chose … ? » Je relève la tête et arrête de caresser sa jambe, laissant ma main sur sa cuisse mais sans plus bouger juste attendant qu’il dise un mot.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 15 Jan - 14:51

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Délicieuse nymphe qui apparaît dans l’encadrement de la porte, apparition qui pourrait presque passer comme venue tout droit du monde divin. Silhouette qui subjugue une nouvelle fois le jeune homme, temps suspendu tandis que l’objet de tous ses désirs le fixe dans le blanc des yeux, semblant hésiter à le suivre. Lippes qui restent scellées, garçon rendu muet par tout ce que représente la jolie blonde, mais dont le corps tout entier lui hurle de la rejoindre. De ne pas perdre davantage de temps, de ne pas gâcher une seconde de plus lorsqu’ils seront sans tarder de nouveau cantonnés au rang de meilleurs amis. Stupide décision que de vouloir dissimuler l’avancée inespérée de leur relation aux yeux de ses géniteurs, décision qui est pourtant probablement la plus sage en ce soir de fête. On ne sait jamais comment les gens peuvent réagir à une nouvelle inattendue, et il eut été plus stupide encore que de prendre le risque inutile de ruiner le réveillon.

Oxygène qui afflue dans ses poumons, bouffée d’air qu’il s’autorise enfin à prendre. Respiration qu’il a retenue pour quelques instants sans même en avoir conscience, trop absorbé qu’il était par la contemplation presque académique de ses traits, de ses yeux en amande à ses lèvres charnues, en passant par son petit bout de nez et les quelques grains de beauté qui parsèment son derme rendu presque laiteux par la saison. Beauté délicate dont l’éclat serait rendu difficile à percevoir précisément pour quiconque au vu de la distance qui les sépare, mais qu’il reçoit parfaitement, la connaissant trop bien pour nécessiter une loupe pour la contempler comme il se doit. Vie qui s’insuffle de nouveau dans ses bronches tandis que ses pupilles dévient de son visage pour se poser sur les vêtements qu’elle tient serrés contre elle, comme pour se protéger… de lui ? Peut-être bien. Le voilà donc le prétexte qu’elle a trouvé pour échapper au joug parental, excuse guère plus réfléchie que celle d’Eliott. Excuse pourtant efficace puisqu’elle leur permet de se retrouver déjà, sans que ses géniteurs ne se doutent de quoi que ce soit.

Porte qui se referme dans le dos de Lexie, corps masculin qui se rapproche de son enveloppe charnelle, piégeant tout naturellement sa petite personne. Regard d’azur qui reprend immédiatement sa place dans les prunelles de la jeune femme, iris empiriquement de la même teinte mais passant pourtant par un éventail de nuances qui les différencient du tout au tout. Regard habituel qu’il pense poser sur elle, regard pourtant empli d’amour et de tendresse, de désir et d’émerveillement, brassage de sentiments dont il n’a lui-même pas conscience. Sourire en coin qui prend place sur ses lippes à l’entente de son mensonge, mensonge éhonté, il le sait tout aussi bien qu’elle. Si elle l’avait souhaité elle aurait tout aussi bien pu laisser les affaires au salon ou les poser dans la chambre parentale mais non, il lui avait tendu une perche et elle s’était empressée de la saisir à deux mains. Pour son plus grand plaisir. Visage qui s’approche dangereusement de celui de son amante, souffle tiède qui ricoche contre son derme jusqu’à ce que ses lèvres viennent lentement effleurer le bout de son nez, y déposant un petit baiser.

- Je vais faire semblant de te croire, comme si ton nez n’était pas en train de s’allonger à vue d’œil.

Sourire qui s’agrandit un peu tandis qu’il glisse sa lippe inférieure entre ses dents pour jouer avec l’anneau qui l’orne, proximité qu’il laisse planer entre eux deux en se reculant à peine. Il joue avec elle, avec ses nerfs en agissant ainsi, ce serait mentir que de prétendre le contraire. Chassez le naturel, il revient au galop… Fond de vérité immanquablement dissimulé derrière tout adage, mauvaises habitudes qu’il a prises au cours de sa période d’errance identitaire que de jouer avec ses conquêtes tel un félin avec sa proie, et qu’il reproduit présentement, car c’est bien plus simple de se comporter ainsi que de faire face à ce qu’il ressent au plus profond de son âme. Comportement qu’il a eu avec bien des filles avant Lexie et qu’il reproduit avec elle, à la différence près qu’elle compte pour lui. Elle compte suffisamment pour lui pour qu’il ait le souci de ne pas la briser, de ne pas lui causer ne serait-ce que l’ombre d’un tort en la malmenant trop, jeu qui gagne subitement en innocence, acte désormais dénué de toute mauvaise intention.

Jeu auquel elle met de toute manière un terme en le repoussant loin d’elle, suffisamment loin en tout cas pour lui permettre de se libérer de son emprise afin d’enfin se délester de ces nombreuses étoffes qui ne font que l’encombrer. Lèvres qu’elle a tout de même abandonnées au coin des siennes pour le temps d’un instant, bref baiser auquel il serait tenté de donner suite si elle ne s’était pas déjà détournée loin de lui, loin de cette alchimie grisante qui les fait se comporter comme deux animaux plus que comme deux êtres maîtres de leurs corps, deux aimants qui vont avoir bien du mal à ne pas se ruer l’un sur l’autre tout au long de la soirée.

C’est d’une démarche nonchalante qu’il se dirige vers le lit pour s’installer à ses côtés, se demandant pour quelle raison elle souhaite tant à ce qu’ils s’assoient si solennellement sur la couche, même si, en toute honnêteté, il a bien sa petite idée quant aux raisons qui la motivent. Comme si cela ne suffisait pas qu’elle soit l’une des plus belles femmes que la terre ait jamais portées et qu’elle ait une personnalité en or, il fallait en plus qu’elle soit maligne. Très maligne, suffisamment en tout cas pour en être manifestement arrivée à la même conclusion que lui : il leur fallait parler s’ils ne souhaitaient pas se détruire mutuellement à petit feu. Docilement, il s’assoit donc près d’elle, l’observant attentivement des pieds à la tête, de son petit sourire victorieux à ses doigts qui caressent une région bien trop risquée de son anatomie. Regard qu’il finit par ancrer une nouvelle fois dans le sien, yeux qui constituent la meilleure cible sur laquelle les siens peuvent se concentrer, de son point de vue. Regard caractéristique de ses combats intérieurs qu’il pose sur elle, regard rendu obscur par les flots de pensées qui traversent son esprit à toute allure, sans répit. Mots qui affluent dans son cerveau, cœur qui se perd sur ses lèvres tandis qu’il cherche quoi lui dire, par où commencer. Ils ont tant de sujets à aborder et pourtant le temps leur est compté, aussi il leur faudra faire vite. Il n’a pas le temps de tergiverser. Main qui vient se poser sur la sienne abandonnée sur sa cuisse, peaux qui s’effleurent, doigts qui viennent machinalement jouer avec les siens, vilaine habitude qu’il prendra lorsqu’il sera nerveux et que la main de Lexie sera à sa disposition, prête à se laisser martyriser par ses doigts masculins. Sourire amusé qui prend néanmoins place sur ses lèvres à l’entente de ses paroles, paroles qui ne font que lui confirmer qu’elle est au moins tout aussi tendue que lui.

- Non non, t’es… t’es parfaite, t’en fais pas… Mais je pense qu’on doit parler, terminer cette conversation qu’on a amorcée chez toi et qu’on a à peine poursuivie en bas de l’immeuble…

Sourcils qui se froncent sensiblement, signe caractéristique d’une trop grande concentration, d’une réflexion trop ardue, d’une difficulté à prendre des décisions. Il n’a jamais été doué avec les mots, et ne serait pas mécontent d’éviter de se ridiculiser, pour une fois. Yeux qui se baissent un instant sur leurs mains réunies tandis qu’il commence à parler, avant de s’ancrer de nouveau dans ceux de son amie.

- Je t’ai pas embrassée pour rien, Lex… Lèvre qu’il mord un instant, vague embarras qui le gagne, inspiration qu’il prend pour trouver le courage de crever une bonne fois l’abcès de ses ressentis afin d’éviter qu’il ne devienne un monstre de putréfaction. J’ai aucune envie qu’on fasse comme s’il ne s’était rien passé, que l’on reprenne nos vies, notre relation là où elles en étaient ce matin encore. Je pense que tu l’as bien compris d’ailleurs, en tout cas je l’espère. Je… Tu me plais énormément… T’as pas idée à quel point. Et… J’aimerais pouvoir crier haut et fort que t’es ma copine. Enfin, tu vois ce que je veux dire… Pas seulement ma meilleure amie, mais ma petite amie. Parce que j’ai pas envie que l’on devienne l’un de ces semblants de couples qui ne sont finalement rien de plus que des amis qui s’utilisent sexuellement l’un et l’autre. J’aimerais qu’on soit un vrai couple, et j’ose espérer que c’est ce que tu souhaites toi aussi.

Pause qu’il marque dans son discours, discours bien trop long à son goût, équilibre paradoxal entre hésitations et empressement. Regard qui rejoint encore et toujours celui de Lexie, regard dans lequel se lit clairement sa nervosité, son désarroi. Son cœur est présentement mis à nu, il fait quelque chose qu’il déteste en se livrant ainsi, et ce pour le seul bien de leur relation, et le malaise que lui inspire cet exercice est palpable. Sera-t-il seulement capable un jour de parler de ses sentiments sans avoir envie de fuir à toutes jambes ? Léger sourire qui affleure sur ses lèvres, palabres qu’il prononce pour achever son soliloque, point final à son monologue.

- On a été discret auprès de tes parents et de Sky, pour des raisons que nous connaissons tous deux, j’imagine. Mais tu sais aussi bien que moi qu’on ne va pas faire ça indéfiniment, n’est-ce pas ? On ne va quand même pas commencer à se cacher de nos propres potes, quand même…

Tête qu’il secoue d’un air désabusé, yeux qui roulent dans leurs orbites, rictus moqueur qui se dessine sur ses lèvres. Éventualité qu’il n’envisage même pas sérieusement, qu’il ne mentionne que pour mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes. Éventualité qu’il trouverait grotesque que d’avoir à dissimuler leur relation à la terre tout entière, palabres qui marquent clairement son mépris pour cette idée. Idée que sa petite amie envisage pourtant sérieusement, idée qu’elle lui demandera de mettre en pratique, idée qu’il n’est absolument pas prêt à recevoir, comme en témoigne l’expression railleuse sur son faciès.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 22
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 22 Jan - 20:55

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.
Reine des glaces qui commence à connaitre tout doucement la sensation des rayons du soleil sur son cœur, organe qui n’est pas habitué à battre aussi rapidement pour si peu, palpitant qui n’a jamais été malmené par le sexe opposé. Pourtant, il a l’air de détenir les ficelles de ce jeu cruelle Eliott, un jeu que je ne connais pas encore assez et qui pourtant me laisse un avant-gout de ce que je vais vivre encore plusieurs fois avant de m’y habituer quand je sens mes joues qui rosissent dès que mon meilleur ami me susurre un compliment. Peut-être qu’un jour, princesse au cœur glacée deviendra princesse de l’astre orangée. Pensée qui me fait sourire en coin, dents qui viennent se planter subtilement dans ma lèvre inférieure en l’écoutant bien attentivement plantant mon regard dans le sien. « Oui je suis venue aussi pour qu’on continue de parler… » Seule phrase que je prononce avant de le laisser continuer, de s’exprimer sans le couper.

Sourcils qui se froncent, inquiétude naissante au creux du ventre. Pourquoi me répète-t-il ce que nous nous sommes dit dans ma chambre ? Pense-t-il que je m’amuse ? Inquiétude qui s’agrandit pourtant aucun mot ne sort d’entre mes lippes. Les mots se bloquent à la commissure de mes lèvres. Self-control de mes émotions à son apogée. Je me contiens et attend qu’il finisse de parler pour ne pas faire de conclusion hâtive bien que dans ma tête tout se bouscule à vitesse TGV. Il devrait le savoir que si dans ma chambre je suis revenue vers lui, que je l’ai de nouveau embrassée c’est que je sais que tout à changer, qu’au moment où nos lèvres se sont rencontrées c’est là que notre amitié à basculer. Peut-être que nous ne savons pas exactement dans quoi nous nous sommes lancées mais je sais que l’un comme l’autre, si nous l’avons fait et réitérer c’est qu’on arrive plus à se limiter au peu que notre relation nous offrait. Je ne l’ai pas fait pour blaguer, ni pour dire le lendemain un simple « non mais c’était l’euphorie de noël tu vois … » Non, pas du tout. J’ai envie de vivre cette histoire, cette relation qui me revient dans la tête depuis des années et des années, qui n’a jamais eu l’occasion d’être entamé je la veux pour de vrai. Je le veux tellement que ça me blesse qu’il puisse croire que je vais changer d’avis un beau matin. « Tu me plais et ce n’est vraiment pas une histoire de sexe entre amis. » Obligation formelle de le couper, incapacité d’en entendre plus et de voir ce regard rempli de nervosité à ce moment-là, alors que mes yeux s’étaient posée ailleurs que sur son visage je suis maintenant obligé de le fixer, d’imposer mes prunelles azur dans les siennes pour l’obliger à m’écouter. « Sache que … ça m’a déjà traversé à l’esprit d’avoir plus qu’une amitié avec toi mais le moment ne s’y prêtait pas à chaque foi et t’avais bien plus besoin d’une amie que d’une petite copine alors j’ai lâché l’affaire. » Ma main qui était posé sur sa cuisse jusque-là sans bouger retourne à la rencontre de la sienne et j’entreprends d’entrecroiser nos doigts les uns aux autres. « Je ne me serai pas risquer à perdre un ami de presque toujours pour juste du sexe tu vois … ? Y’en a des tonnes de garçon prêt à juste avoir une relation sexuelle, mais ce n’est pas ce que je veux avec toi. » Je me rapproche un peu de lui, ma main libre allant à la rencontre de sa nuque pour rapprocher son visage du mien et je dépose un bisou sur ses lèvres, chaste mais décisif. Quelques instants que je me permets pour le dissuader de croire que je suis indécise sur ce que je veux avec lui. « Avec toi je veux une vraie relation, maintenant que je t’ai interrompu tu peux reprendre… »

Il reprend alors son monologue là où je l’ai stoppé et ce que j’entends me paralyse et me fait réaliser de l’ampleur de la situation. Merde, après ce soir il se passe quoi justement ? Nous attendons une semaine ou deux et nous annonçons à mes parents que nous sommes en couple ? Non, pas possible. Pas après les innombrables interrogatoire des géniteurs au cours des dernières années me demandant explicitement si il se passait quelque chose entre lui et moi. Comment passé d’une réponse négative que j’affirmais presque tous les six mois en hurlant presque au scandale qu’ils puissent croire qu’un truc puisse se passer entre lui et moi à un « Oui papa, maman, je sors avec Eliott j’ai changé d’avis du jour au lendemain… » Ou bien, « En fait, je vous mens depuis des années j’ai toujours eu un petit truc pour lui mais comme je n’avais pas ma chance je ne tentais pas… » Grimace qui se forme sans que je m’en rende compte sur mon visage à l’instar de son doux visage rieur d’avoir dites ces dernières palabres. Peur qui s’immisce dans mon crane, boule qui vient se former dans ma gorge en imaginant la réaction des gens de la fac. Les diables et diablesses de mon passé qui refont surface. Les jugements qui m’ont toujours poussé à ne pas suivre mon cœur et juste suivre ce qu’ils disaient comme si ils étaient la voix de la raison, que leur jugement était le bon. Toutes ces gamines qui m’ont toujours trouvé bizarre d’avoir un petit crush sur un plus petit que moi. « Non non … Ce n’est pas définitif c’est sûr … » Voix qui se fait hésitante, vague, pas du tout sûr comme tout à l’heure quand je l’ai de nouveau embrassé.

Ce que je veux ce n’est pas le coté tant officiel de la relation, pas le fait de se montrer au monde entier. Je veux juste construire cette histoire, qu’on ne soit ensemble. Pas besoin de se montrer non ? Mince, vivons heureux, vivons cachés non ? Ce n’est pas moi qui l’ait inventé ce dicton, c’est la réalité. Pourtant, j’ai l’impression que non je ne suis pas en train de dire la bonne réponse, ce n’est pas ce à quoi il pensait le blond. Il le sent qu’un truc cloche, il me regarde en perdant son sourire moqueur et moi je suis vraiment dans le mal, je suis déjà incapable de faire face à ça, première barrière que j’ai du mal à sauter à peine notre histoire commencée. « J’ai vraiment du mal avec les gens de la fac… » Regard suppliant que je lui lance, il comprend que je suis sérieuse, que je suis vraiment en train de lui dire qu’on va devoir se cacher … « Tu ne sais pas le nombre de remarque, de yeux qui s’écarquillent quand j’ai osé dire que tu me plaisais au secondaire… » Phrase sortie bien trop rapidement, mes propres opalescences qui s’écarquillent d’avoir avoué qu’il me plaisait déjà plus jeune.« Ce n’est pas le fait que tu sois jeune qui est un problème, mais moi qui sois plus ‘’vieille’’ que toi. » Je me lève et fait les cents pas dans ma chambre, cherchant un truc à lui dire pour le rassurer. « C’est temporaire comme tu dis, j’aimerai juste prendre le temps de m’habituer, d’insérer le truc sans me prendre les pires réputations de l’université … » Petite fille traumatisée, bien trop obnubilé par l’avis et le regard des autres, demoiselle complexée qui ne veut pas susciter l’attention sur sa personne. « Je veux que ça marche entre nous, et je veux que pour le moment, juste pour le début que ce moment il soit pas gâché par des cons qui vont nous juger … » Je m’avance vers lui et vient me placer entre ses jambes, mes mains venant caresser ses joues rugueuses, geste qui ne m’était pas encore autorisé avant que nous nous soyons embrassés. « Juste une histoire de quelques semaines … Pas plus je te le jure … »

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 2 Fév - 15:17

All I want for christmas is you

- Lexie & Eliott -


There are many things that I would like to say to you, but I don't know how.
I don't believe that anybody feels the way I do about you now.

Douce voix qui interrompt la logorrhée qui fuse d’entre ses lippes, sourire qui éclot dans son âme et qui aurait probablement gagné ses lèvres s’il n’était pas aussi nerveux. Soulagement qui le gagne, soulagement que d’avoir la confirmation que leur geste n’était pas qu’un acte sans conséquence, qu’il marquait bel et bien le début de quelque chose. Une nouvelle marche franchie dans leur relation, passage d’une simple amitié à un attachement bien plus fort, bien plus passionnel, divergent en tout point mais pas moins souhaitable pour autant. Mains qui s’entrecroisent, lèvres qui se rencontrent en un baiser aussi bien chaste que bref, mais qui suffit à le soulager un peu plus encore. Nervosité qui s’estompe peu à peu loin de son corps tandis qu’il reprend la parole, achevant de dire une bonne fois pour toute tout ce qu’il a sur le cœur.

Monologue achevé par des paroles rieuses, dont le caractère moqueur tranche étrangement avec la tension qu’il affichait il y a quelques secondes encore. Tendre visage qui lui fait face, tendre visage qu’il voit littéralement se décomposer sous ses yeux, à coups de traits qui se figent et d’horreur qui se peint sur son faciès. Ce sont ses propres sourcils qui se froncent à cette simple vision, expression pure de son incompréhension. Que se passe-t-il exactement, au juste ? D’où provient donc ce brusque changement sur son visage, qui était si doux et réconfortant quelques instants auparavant ? Est-ce de sa faute ? Sans doute cela est-il dû aux paroles qu’il a prononcées, mais lesquelles ? Et pourquoi ? Qu’il y a-t-il donc de si répréhensible dans l’idée de ne pas se dissimuler plus longtemps aux yeux de leurs proches ? N’était-ce donc pas ce que faisaient les couples, après tout ? Se montrer ensemble, avec une désinhibition parfois même outrageante ? Interrogations qui se bousculent dans son cerveau avide de réponses, désireux de comprendre ce qui peut bien se passer. Pourtant, il n’est pas prêt, pas prêt du tout à encaisser la réponse qu’elle se doit de lui donner. Sourcils qui se froncent davantage encore à l’entente de sa réponse, lèvres qui s’entrouvrent sans savoir quoi répondre ou quoi demander. Le brusque changement de son comportement, le doute clairement perceptible dans sa voix… Tout autant d’indices qui lui font sentir la douille arriver à des kilomètres à la ronde, douille dont il n’a pas la moindre idée de comment il est supposé la contrer. Il n’a nul autre choix, nulle autre possibilité que d’attendre, se faire silencieux jusqu’à ce qu’elle se décide à lui exposer le fond de sa pensée. Car il aurait fallu être stupide pour croire qu’elle était sur la même longueur d’onde que lui, qu’elle n’avait pas la moindre idée derrière la tête. Et s’il était bien un adjectif qui ne pouvait qualifier Eliott, c’était « stupide ».

Supplication poignante dans son regard, regard qui lui fait l’effet d’un électrochoc. C’est brutalement qu’il prend conscience de la réalité, qu’il comprend que sa petite amie veut bel et bien cacher leur relation aux yeux de tous. Conclusion qui a pris son temps pour se frayer un chemin dans les méandres de son esprit, renversant difficilement les barrières mentales qu’il s’était de lui-même imposé, refusant de croire à cette cruelle vérité. Sa meilleure amie, celle qui est devenue sa petite amie, et celle qu’il considère depuis toujours comme son âme sœur, alors même que leur relation était purement platonique, cette personne qui tient une place de maître dans son cœur a honte de lui. Mais comment l’en blâmer, après tout ? Il est loin d’être le célibataire le plus recommandable de la fac, et il le sait. Plus jeune qu’elle de presque trois ans, il est encore mineur ; devenu père à l’âge de dix-sept ans, lâché par la mère de l’enfant ; garçon qui n’a plus une minute à lui, courant sans cesse entre l’Université, son travail et la crèche pour pouvoir mettre quelque chose dans le ventre de sa fille tous les matins et tous les soirs. Non, il n’est clairement pas le meilleur parti que l’on puisse trouver. Il n’est clairement pas le type avec qui une fille comme Lexie rêverait de s’afficher. Elle en a eu des copains avant lui, et il le sait pertinemment, en bon meilleur ami qui se respecte. Et il y a de quoi. Qui ne rêverait pas de sortir avec une fille comme elle, aux traits et à la plastique de rêve mais qui, au-delà de ça, était également maligne, profondément gentille lorsque l’on apprenait à la connaître, et avait tout simplement une âme en or ? Nombreux étaient les garçons à fantasmer sur elle ; appartenant lui-même au genre masculin, il était depuis toujours plongé dans cette marée humaine de testostérones, et avait entendu bien trop de conversations de vestiaires où il entendait clairement des abrutis dire qu’ils la trouvaient « trop bonne ». Paroles qui avaient toujours eu le don de le mettre en rogne, avant même qu’il ne ressente quoi que ce soit à son égard. Elle ne se limitait pas à une enveloppe charnelle, à un corps uniquement destiné à assouvir les idées perverses de jeunes hommes à peine formés. En cette enveloppe résidait une personne à part entière, avec ses pensées et ses émotions, son histoire et sa personnalité. Et cela l’insupportait que l’on puisse omettre ainsi ces parties qui faisaient sa réelle richesse. Pour autant, il ne pouvait leur jeter la pierre. Il avait connu des mois difficiles il y a quelques années de cela, et s’était lui-même perdu dans ces considérations bassement matérielles de la femme. Comportements dont il avait honte et qu’il assumait encore difficilement aujourd’hui, mais dont il était bel et bien l’auteur.

Brusque retour à la réalité lorsqu’elle reprend la parole, le tirant de ses pensées dans lesquelles il a bien trop souvent tendance à se laisser couler. Vérité jusqu’alors inconnue qui parvient à ses oreilles, aveu d’une attirance qui remonte en réalité à bien plus que quelques semaines. Aveu qui devrait susciter en lui un cocktail d’émotions, la joie d’apprendre que ses sentiments sont de toute évidence bien sérieux, mais également la surprise suscitée par l’idée qu’elle se soit intéressée à lui si jeune. Cocktail qui ne gagne pourtant pas son cœur, trop occupé qu’il est à digérer l’information. La douche froide qu’elle lui a assénée, et qu’elle continue de lui assener à mesure que ses lèvres libèrent de nouvelles palabres, a déjà fait trop de dégâts en lui pour qu’il puisse se réjouir de la nouvelle. Mais encore une fois, comment blâmer sa volonté de dissimuler leur relation ? Comme elle le dit si bien, il est trop jeune pour elle. C’est à se demander pourquoi diable elle souhaite sortir avec lui si cela l’embête tant que cela. Regard azur qui la suit à travers la chambre, regard qui se durcit sans qu’il en ait conscience, passant de sa nuance vive à un bleu rendu glacial, à l’image de son cœur qui semble s’être figé dans le givre. Il n’est pas vexé par ses propos. Il n’est pas non plus en colère contre elle – s’il doit l’être, c’est seulement contre cette société et les normes stupides qu’elle impose. Il ne ressent pas une once de ces sentiments ; il est simplement blessé. Profondément blessé d’apprendre que cette jeune femme si belle, cette si bonne personne qu’il aurait été plus que fier de présenter comme étant sa petite amie, a honte de lui. Qu’elle a honte de lui tenir la main en public, de l’embrasser devant tout le monde. Tout était trop beau dans cette situation, trop parfait ; la vie lui a appris depuis bien longtemps que dans ces cas-là, quelque chose finissait toujours par capoter, et c’est donc sans plus de surprise qu’il accuse le coup.

Jeune homme partagé entre divers sentiments, entre la douleur suscitée par ce constat et la compassion pour elle. En son for intérieur, il souhaiterait déverser sur elle une vague de reproches marqués par le sceau d’une colère froide, meilleur moyen qu’il ait jamais trouvé pour contrer la douleur. Mais il la comprend. Il comprend qu’elle ne désire pas être pointée du doigt car elle sort avec le gamin de la promo, le père célibataire de la fac que l’on ne voit quasiment jamais tant il est occupé par sa gosse. Il comprend tout cela. Lui-même ne souhaiterait pas sortir avec lui, à la place des jeunes femmes de la fac. Et il voit bien dans le regard de Lexie, il perçoit à travers son ton, à travers ses expressions, combien elle est sincère, combien elle a du mal à lui confesser tout ceci. Il ne peut tout simplement pas l’accabler de reproches, pas lorsqu’elle est dans cet état-là. Ce ne serait que de la perversité pure. Et puis, c’est Noël. Il ne peut se permettre de ruiner le réveillon en lui faisant une scène. Aussi, c’est tout naturellement qu’il la laisse se glisser entre ses jambes, poser ses mains sur ses joues rendues rouges par ce trop-plein d’émotions négatives, rougeur heureusement dissimulée en grande partie par sa barbe.

- C’est bon Lex, t’en fais pas. Je comprends, vraiment. T’inquiètes pas avec ça, on prendra le temps dont t’as besoin. Je veux surtout pas que tu te sentes brusquée, nul ne sert de précipiter les choses après tout…C’est pas tant que ça quelques semaines, ça va passer vite…

Douceur qu’il s’efforce de retrouver tant bien que mal, prenant sur lui pour lui adresser un sourire qui se veut rassurant. Joue qu’il effleure dans un geste tendre avant de l’attirer tout contre lui pour l’embrasser, comme si de rien n’était. Comme s’il n’était pas en train d’imploser. Sentiments qu’il met de côté pour un temps, cœur meurtri qu’il ignore délibérément. Il sera toujours temps d’exploser plus tard.
code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.





The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SHINE :: Archives :: Story end :: Sujets de rp-
Sauter vers: