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Mauvaise graine ne veut pas de trêve + SIKOLA

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Sam 17 Déc - 21:54
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Mauvaise graine ne veut pas de trêve
Sidney & Nikola




Enfers qui brûlent sous terre, qui consument les sous sols new-yorkais, antre des démons assoiffés. Ce genre d’endroit où vous avez peine à entrer et où vous aurez toutes les misères du monde pour réussir seulement à en sortir. Là où le prix pour rester est celui de son sang, là où on vend son âme pour quelques billets. Apogée des péchés les plus vils, règne absolu de ce qui est condamné par la morale. Odeurs qui se mêlent, odeurs nauséabondes qui créent une symphonie d’horreur, une symphonie qui se perd dans les graves, une symphonie où la rouille du sang, se mêle à celle du fer sur le ring. Ambiance grinçante, bêtes affamées de combat, bêtes affamées de blessures, bêtes affamées de haine. Légères lumières vacillantes qui mettent en lumière le lugubre endroit de mes nuits de violence, qui laissent découvrir à mes paupières concentrés les faciès de ces créatures de la nuit, créature en furie qui hurlent autour du ring, qui en demandent toujours plus, qui ne sont jamais rassasié en voyant le liquide écarlate s’échapper des veines atrophiées. Brutes aux visages masqués par ce voile craché par les ténèbres, femmes qui tournent autour d’eux, créatures assoiffées de luxures, attendant qu’ils tombent dans leurs filets pour empocher quelques billets. Univers qui est désormais le mien, univers avec lequel je ne fais plus qu’un. Soirée arrosé dans un bar miteux du Bronx, je buvais pour oublier que je m’étais cassé, je buvais pour ne plus penser à ton image accusatrice qui me hantais, je buvais pour éviter de céder et de me défoncer. Puis il était là, ce connard, ce connard qui m’a cherché, ce connard qui m’a provoqué, ce connard qui a crû bon de se frotter à moi. Myriade de coups qui ont volé, j’étais inarrêtable, j’étais possédée par cette rage que je gardais en moi depuis notre dispute, cette colère intense qui n’a réussis qu’à offrir à ce connard une explosion un peu plus intense. C’est là qu’ils m’ont vu, c’est là qu’ils m’ont repéré, c’est là qu’ils ont traîné la tempête dans leurs combines et depuis je suis là, depuis je passe un soir par semaine dans cet endroit. Y a pas de trêves, pas de pauses, faut faire grimper les paris, faut faire couler le sang, faut faire hurler la foule, faut faire du fric.

Ton image qui apparaît sur mon écran, déesse blonde qui me rappelle que je suis entrain de fauter, ma conscience qui me pousse à te souffler la vérité. Je devrais être à tes côtés, je devrais être à Manhattan comme on l’avait prévu. C’est ce qu’on avait dit, une soirée juste toi et moi, rien de romantique, rien de cliché, juste nous, comme au bon vieux temps. Mais j’ai fais le con, je suis pas venu et j’ai même pas prévenu, j’ai préféré faire l’autruche, j’ai préféré laisser le temps s’écouler, les minutes se suicider dans le sablier et voilà deux bonnes heures que je devrais être là. Je finis par te répondre, je finis par t’envoyer ses mensonges qui glissent de mes doigts sans grande volonté. Je te mens pas parce que je le veux, je te mens parce que je le dois. « Je pourrais pas venir ce soir je suis désolé...Je dois aider Nate pour un truc à l’appart, mais on se voit demain. Tu me manques. » Message que je regrette déjà, à peine est-il envoyé. Tu vas finir par le savoir et tu vas me tuer et même si tu ne l’apprends pas on va s’engueuler parce que je t’aurais planté. Dans tout les cas on va s’embrouiller, on va se déchirer, nos cris vont résonner et je serais obligé de mentir, encore, pour réussir à m’en sortir. Je ne veux pas te voir plonger dans ce monde avec moi, je ne veux pas te perdre à cause de mes conneries une fois de plus. J’ai crus mourir la première fois, je ne survivrais pas à une deuxième expérience, je préfère m’enliser dans mes problèmes, je préfère affronter cet univers en solitaire.

Silhouette de cette brune que je ne connais que trop bien, cette vipère habituée de cet endroit sordide ayant laissé ses crocs s’agripper à ma chaire. Ribaude si fade à côté de toi, ribaude qui jamais ne détrônera la reine. « Viens pas me faire chier Cass. » Elle est aguicheuse la gamine, elle est séductrice la brunette, mais je la refoule, mais je la repousse et je me tire dehors cigarette entre les lippes. Bouffée de fumée pour me détendre, bouffée de fumée qui entravera certainement mon souffle, petite connerie que je ferais mieux d’arrêter si je ne veux pas me faire exterminer. Puis je finis par regagner la pièce, balançant mon mégot au loin et essayant de ne pas penser à toi, de balayer ton image de mes pensées.
Bandes couleur neige qui s’enroulent autour de mes mains, bandages qui pâtiront de ce combat des dieux des enfers. Mains qui se préparent à combattre, mains qui se préparent à s’écraser sur l’ennemi. Gants qui les rejoignent et je pars attends. Interminables minutes qui s’écoulent, interminables secondes qui ne veulent pas passer. J’observe les autres combats, je suis tapis dans l’ombre, bête sauvage qui attend son tour, loup paré à partir à la chasse. J’ignore royalement la brune qui me tourne autour, je l’envoie balader au loin, palabres pleines de venin que je souffle à son encontre lorsque sa main glisse vicieusement sur mon derme, sur ton territoire avant que je ne monte sur le ring. Ce soir c’est gagne ou crève. Ce soir y aura pas de quartier. Ce soir a lieu la nuitée sans pitié. Opalescences qui se glissent une dernière fois sur la foule, alors que nous sommes présenté à la horde, jusqu’à se figer sur un détail, un détail qui brise mon masque, toi. Toi là bas, ton regard fixé sur moi alors que le combat n’a même pas commencé. Putain je suis dans la merde….


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Dim 18 Déc - 0:39
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Si tu te flingue en live, combien de screenshots ?
Sidney & Nikola


Déprime gigantesque, journée cauchemardesque passé dans la paperasse de l’université New-Yorkaise. Toute cette journée d’espoir et de stress pour avoir un accablant non. Je l’ai encore en travers de la gorge la décision de la doyenne du campus. Les larmes ont failli coulé après sa sentence que j’attendais avec impatience. Mais c’est une défaite cuisante, elle n’a même pas voulu s’entretenir avec moi en lisant que j’avais eu quelques mois d’incarcération à Londres, elle n’en avait que faire que j’ai suivi un programme pour aider les jeunes pendant mes trois premiers mois à San Francisco, elle est contre ça et ne changera jamais d’avis. Je devais me faire une raison, les études c’était terminé pour moi pour le moment à moins que je change de cursus ou que je trouve une autre faculté qui veut bien de moi ici… Je ricane en pensant à Columbia… L’université intouchable, l’élite. Celle que l’on voit dans nos séries favorites, celle que le commun des mortels et les filles comme moi ne peuvent pas atteindre. Dossier acceptée que par le biais de connaissance ou par les chèques aux multiples zéros reversé à la fondation de l’enseignement … Ricanement acerbe en regardant le prospectus sous mes yeux présentant cette école de rêve. Papier que je jette à la poubelle, cinquante mille dollars pour intégrer le cercle privatisé de New York ? Même pas en rêve. Adieu les études de merde, toute façon j’étais même pas assez intelligente pour ça, j’faisais par simple habitude, flemme de chercher réellement dans quoi me lancer, une putain de paumé à tout jamais.

Fin d’après-midi passé à arpenter la ville sans trop savoir où aller, je me laisse guider par la foule, par les grands noms que tout le monde scande en réfléchissant à ce qui pourrait me plaire dans l’avenir, qu’est-ce que j’ai envie de faire finalement de ma vie … ? Rien ne vient, le seul truc que j’aimais bien c’était le journalisme et à croire que les minces portent qui pouvaient s’ouvrir à moi dans ce monde viennent de se refermer en un simple coup de vent. A cause d’une femme qui ne peut croire en la rédemption, qui ne supporte pas les délinquants. Mains tremblantes par la rage et frigorifiée par les températures basses de la ville. Les paumes cherchant désespérément une source de chaleur, un poison à consumer entre mes lippes agacées par la journée dans son sac à main bien trop chère pour le mode de vie qu’elle va devoir changer maintenant qu’elle n’a plus de bourse universitaire.

Cigarette aussitôt trouvée, aussitôt allumée. Voile blanc qui s’échappe d’entre mes lèvres et odeur de tabac qui s’incrustent dans mes vêtements. Je sais ô combien Tempérance hait ça, lorsqu’elle m’emprunte des vêtements je la vois poser son nez sur la matière et respirer pour s’ancrer ce parfum amer, cette odeur brulée qu’elle appelle ‘’sentir la vieille clope’’. J’ai trop de fois grimacer en m’excusant, promis que c’était la dernière mais ce ne sont que des paroles en l’air. Dès que j’ai la haine, j’replonge et là en l’occurrence sans l’ombre d’un remord. Je fume clope sur clope en espérant me calmer. Je sais qu’un seul truc pourra me calmer, qui me fera tenir le coup. C’est de savoir que ce soir je revois MON copain, je le vois dans ma tête appuyer la prononciation de son accent anglais sur le déterminant possessif, il me fait rire à chaque foi. Depuis que nous nous sommes retrouvés il se fait un malin plaisir à s’appeler lui-même à mon attention ‘’mon copain’’ mais moi je le vois plutôt comme mon amant, ma moitié, mon tout. Il n’est pas qu’un simple copain, c’est trop creux, trop vide pour les années que nous avons partagées.

Chaleur de notre cocon entre filles qui m’aide à me sentir bien, sous mon plaid devant la télévision je regarde les programmes plus bidons les uns que les autres se succéder et les heures filer en l’attendant. Il est déjà tard et je commence quand même à un peu fatiguer. Je n’ai même pas préparé de quoi manger car j’suis tellement déprimé que j’ose espérer que Nikola se chargera de passer un coup de file pour commander une pizza ou japonais. Que je pose ma tête sur ses genoux et que sa main plongera dans mes cheveux pour les caresser en me disant que ça va aller, que je suis Arriston, que je retombe toujours sur mes pattes il parait… Ça me faisait drôlement ricaner avant lorsqu’il disait ça, encore maintenant un mince sourire s’étire sur mes lèvres en y pensant. Tu parles d’une chanceuse… Je suis un chat noir, porte malheur énonciateur que de mauvaises paroles. Les heures passent et il n’est toujours pas là, je m’inquiète de son absence car ça ne lui ressemble pas de me faire attendre sans prévenir. Je fronce les sourcils et me mordille la lèvre. Qu’est-ce que j’en sais après tout maintenant de ce qu’il fait ou ne fait pas. Nous ne sommes plus à Londres, deux longues années sont passés peut-être que les priorités et la façon d’être à changer… ça me perturbe pas mal alors je l’appelle, téléphone qui sonne mais messagerie directe. Je regarde mon téléphone un instant et retente une nouvelle foi second échec et je reçois son sms. Cœur qui tombe jusqu’à l’estomac, minuscule sourire accrochée toute la journée, maintenue par l’envie de le voir qui disparaît. Merde, ce n’est pas pour ce soir… Je réfléchis une minute à quoi lui répondre tant je suis déçue mais je ne veux pas jouer les nanas chiantes alors que nous venons à peine de nous retrouver, c’est pas cool de le faire chier pour rien. Lui aussi à peut être passé une mauvaise journée alors je me contiens et j’envoie un simple « Ah mince … Je voulais te raconter mon atroce journée mais ok, appelle-moi dès que tu peux. Tu me manques aussi. »

Tête qui se repose contre l’un des accoudoirs du canapé dans un long soupire. Dire que j’avais dégagé les copines pour qu’on soit tranquille… Je suis maintenant seule comme une imbécile, m’ennuyant comme un rat mort à me ressasser les mauvais moments de la journée, les paroles de l’adjoint-secrétaire de cette salope de doyenne m’annoncer que mon dossier n’est pas assez bon pour souhaiter devenir l’une de leurs étudiantes. Pensées noires qui sont coupées par la mélodie de mon cellulaire, photo du roi de mon cœur, maître de mes émotions qui apparait. J’attrape mon téléphone et le colle à mon oreille prête à lui parler, sourire presque satisfait qu’il me rappelle si rapidement oubliant par la même occasion qu’il vient quand même de me poser un sacré lapin. Sourire qui s’envole à la seconde où ce n’est pas la voix de mon anglais que j’entends mais une voix féminine derrière le combinée, voix mielleuse qui susurrent des paroles endiablées pour m’énerver, elle me demande qui je suis, pourquoi je me permets de dire à Nikola que je lui manque ? Sang qui ne fait qu’un tour. Je lui demande qui elle est et elle ose ricaner, comme si c’était l’évidence. Je n’arrive pas à supporter l’affront qu’elle est en train de me faire je me lève du canapé et commence à vraiment m’énerver je lui demande énervé de me passer Nikola et elle se met à rire une nouvelle foi, jouant avec une patience que je n’ai pas. Je vrille déjà rouge écarlate et noir de jais. « Viens devant moi me dire que King est ton mec … Je t’attends au 52 Marconis St … On verra si t’arrive à tenir tête… » Elle raccroche sur ses mots. La ribaude est sûre d’elle, la salope ne sait pas à qui elle a affaire. J’enfile une paire de basket, ma veste et je pars en claquant la porte bien prête à niquer des mères.

Je lâche deux billets à mon chauffeur Uber et me sort de l’habitacle qui m’y a emmené. Je connaissais pas cet endroit et j’aurai surement préféré ne jamais le connaitre. Ambiance dépravée, rue malfamée et des camés qui trainent devant les portes de chaque immeuble. J’en viens à me demander si ce n’est pas un coup foireux, une mauvaise blague qu’on me fait mais la colère prend toujours le dessus sur le peu de conscience que j’ai. Je me dirige vers le lieu qu’on m’a indiqué la rage au ventre, je l’imagine avec cette nana faire des choses obscènes et je presse un peu plus le pas jusqu’à l’entrée. Foule de monde à l’extérieur échangeant des billets et crier des noms que je ne connais pas. Je ne saisis pas, je tique pas où je me suis embarqué. J’arrive devant l’entrée on me demande juste de donner un nom pour passer à l’intérieur et je ne sais pas quoi répondre je regarde le mec interloqué me demandant c’est quoi son putain de soucis avec ses questions de merde. Juste laisse-moi passer merde, j’ai une meuf à tacler, une nana qui pensent me faire siller derrière un combiné. Par chance, ou plutôt malchance j’entends un mec prendre la parole derrière moi, fièrement même, en lâchant une liasse de billet par-dessus mon épaule. « J’dis que c’est l’anglais qui va gagner, il en a pas laissé gagner un seul depuis son arrivé sur le ring » Parole qui me coupe la respiration, l’anglais … J’entends des sifflements et hurlement à l’intérieur. Je ne peux pas croire qu’il fasse ça, je dois surement rêver. C’est impossible que ce soit ce que je crois pourtant je me retrouve obliger d’aller vérifier. Je faufile ma main dans mon sac rapidement et donne 10 billets au gars en disant. « L’anglais aussi c’est bon je peux y aller ?! » Il me tamponne la main et me laisse passer, les couloirs gorgés de gens plus étranges les uns que les autres veulent aussi voir le clou du spectacle ils ont l’air excitée. J’espère que l’anglais c’est pas Nikola, j’espère qu’il est juste spectateur des massacres pas la chaire qu’on veut abattre, pas le lion en cage qu’on veut dépecer.

Salle à huit-clos, ring qui trône au centre de l’espace, au centre de l’attention. Je me faufile du mieux que je peux jusqu’au-devant de la scène. Petite ombre fine qui longe la foule pour comprendre ce qu’il se passe. La vérité est dure à encaisser lorsqu’en entendant les gens hurlaient comme des loups, j’entends des gens criaient son nom, King… Le doute n’existe plus, c’est sur mon mec que les gens paris, c’est sur sa tronche que les gens sont euphorique. Cœur qui fait sa chute bien plus bas que dans mon estomac. Ils attendent le dernier match de la soirée, veulent voir le singe faire ses singeries. Bousculade qui commence, les deux bêtes de cirque entre dans le ring au chaines rouillés et je le vois arrivés serein, presque sourire. Les gants de boxe dans les mains ils regardent ses ‘’fans’’ et je le hais, d’avance sans vraiment savoir et comprendre ce qu’il va se passer. Je me force à pas comprendre, je préfère garder le suspens, pour mieux le quitter juste après car je le hais car je sais que si il y a de l’argent en jeu ce n’est pas pour rien, je sais qu’ils vont pas s’amuser à simuler et moi j’suis là je vais le voir ce faire défoncer, mes yeux ne sont que des lames qui voudrait le transpercer. C’est moi qui devrait l’affronter sur ce ring, c’est moi qui devrait lui dire ses quatre vérités, lui cracher sa lâcheté et en finir avec lui une bonne fois pour toute. Ce n’est finalement pas la petite pute qu’à son téléphone qui me choque le plus mais son incapacité à me dire la vérité, toujours être dans les coups les plus cinglés de l’univers. Le roi des cons, voilà ce qu’il est. Je peux pas faire de scandale car on me retiendrait avant même que je passe les cordes du ring, je ne peux rien faire donc je reste debout, les bras croisés j’attends stoïque que le pire arrive sous mes yeux, je le regarde avec insistance. Le poids de mes yeux sur sa musculature.

Le cocktail de mes émotions le toisant, lui faisant bien comprendre que ce soir tout est terminé.


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Lun 19 Déc - 17:27
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Mauvaise graine ne veut pas de trêve
Sidney & Nikola




Temps qui se suspend, secondes qui se figent dans la pesanteur du moment, minutes qui semblent inatteignables dans l’instant. Rétine qui se fissure à la vu de tes opalescences, c’est la chaleur du chocolat qui devient glace, c’est l’écorce de l’arbre qui se couvre de givre, c’est ta haine qui me poignarde. Regard plein de promesses, tu sais ce genre de serments que l’on ne brise pas, ce genre de message que me transmet ta pupille. Tu me dis que c’est finis, tu me dis que t’as plus envie. Le roi des cons, sacré roi des menteurs, sacré roi qui troque son bonheur contre une vie de malheur. Journées après journées, je me suis entêté à tout te cacher, à te masquer l’horrible vérité, dans l’espoir de pouvoir te protéger. Je pensais pouvoir m’épanouir dans mes conneries tout en laissant la flamme de nos sentiments grandir de nouveau. Naïvement j’ai pensé que j’y arriverais, qu’il serait facile de concilier les deux parts de ma vie, que tu n’en serais jamais rien et que je pourrais t’épargner mon nouvel enfer, mon nouvel univers hanté par mes nouveaux démons. Climat de suspicions qui se serait lentement installé au fur et à mesure de tes questions, nouvelles réponses que tu aurais quémandé à mesure que mon derme devenait constellé de ces ecchymoses éclatées de sang. Statue que j’ai pensé pouvoir tromper et qui désormais reste là à m’assassiner du seul pouvoir de ses prunelles. Tu me laisses contempler ma défaite avant même que le match n’est eu lieu, tu m’offres le résultat final sans que j’ai eu besoin de porter le premier coup, tu laisses lentement, bien trop doucement, le couperet tomber et m’achever. Improbable arrivée, jamais je n’aurais pensé voir ta silhouette passer les portes rouillées de ce local désaffecté, jamais ton aura n’aura dû embrumé mes pensées lorsque je me préparais à cogner. Vision qui va me hanter pendant le combat, vision qui me hante déjà. Ta présence qui irradie mon esprit, ta présence qui créer un désordre insoutenable dans mon crâne. Grand roi qui tombe de son trône, grand roi qui s’écrase face à sa cuisante défaite lorsque ta voix susurre amèrement dans le chaos qui régule les abysses de mon crâne que plus jamais tu ne voudras de moi. Comment pourrais-je combattre pour la victoire lorsque je sais que tout es déjà perdu ? Que je t’ai perdu toi ? Trophée que je n’ai gardé entre mes doigts maladroit moins d’un mois et voilà qu’il n’est déjà plus à moi. Opalescences brûlantes de regret qui se posent sur toi, regard qui t’ordonne de partir, regarde qui te chasse de mon nouveau royaume, reine poussé vers la sortie, reine qui doit voir les portes se refermer derrière elle. Tu ne peux pas rester ici, tu ne peux voir ce sordide spectacle, ta vision ne peut se consteller de ce sang qui va couler, tes oreilles ne doivent pas entendre cette affreuse symphonie des os qui craquent. Je veux que tu partes, je veux que tu te casses même si ça veut dire renoncer définitivement à toi, même si ça veut dire te voir t’envoler dans la fumée, même si ça veut dire te contempler une ultime fois. Parce que je veux pas que tu vois tout ça, parce que je veux pas te traumatiser, parce que je veux pas que notre passé revienne nous hanter. Tu sais toutes ces fois où je me tenais pas, que mes mains s’abîmer en désagrégeant le faciès de ces types qui se pensaient plus fort que moi. Réminiscence d’une époque peu glorieuse qui nous éclate encore une fois à la gueule. Je m’étais intérieurement promis que tu ne vois plus jamais à cette face de ma personnalité, tu sais ce versant de moi animé par la violence, cette partie de mon être qui ne s’exprime que dans la haine. Je ne voulais plus de ça, je ne voulais plus de ça pour toi. Mais je sais désormais que j’ai déconné j’aurai pas dû.

Voix gutturale qui s’échappe du micro me ramenant à la réalité alors que la boule dans mon ventre ne fait que grossir et que mes yeux se détachent enfin de toi pour se reposer sur l’arbitre. « Vous connaissez les règles. Un seul round. Le premier a être K.O. perd. » Les règles n’ont pas lieu d’être ici, la seule norme qui prédomine cet enfer c’est de garder sa vie sauf quitte à arracher la sienne à son adversaire. Tout les coups sont permis, tout les vices sont de sortis, apogées de nos pires péchés. Synthétique se glissant entre mes lippes et mes dents, si légère et futile barrière venu protéger mon émail. Gong qui retentit alors que la masse se présente à moi, œil sombre, œil plein de ces envies malsaines qui lui traversent l’esprit, il veut ma peau comme je veux la sienne, il veut que je tombe, comme je souhaite sa chute. Son visage se mêle au tien, ma colère et ma peine s’entremêlent, cocktails de bien dangereux sentiments qui viennent faire vibrer mon âme alors que le combat débute. Le loup face au lion, deux créatures enfermées dans la même cage, deux bêtes sauvages qui se toisent, qui tournent autour de la même ligne infranchissable, suspens si court mais si prenant qui serre les tripes alors qu’il brise l’attente, alors que son poings manque sa cible. Début de la guerre, ouverture de l’apocalypse. Coups qui se perdent, poings qui s’échauffent, but que l’on manque. Jusqu’à ce que le cuir écarlate rencontre le derme, jusqu’à ce que la violence du premier coups face exploser les hurlements dans la pièce. Mon visage qui rencontre son poing, tête qui se tourne dangereusement, violemment alors que mon regard croise le tien en même temps qu’un filament rougeoyant s’échappe d’entre mes lippes. Léger éclat de faiblesse, petite faille dans mon armure, ouverture assez grande pour que le vil serpent puisse s’y glisser pour asséner cette pluie de coups vengeresse. J’ai pas la tête à ça, j’ai pas l’esprit au combat, je ne vois que toi, je ne sens que ton regard sur moi, j’y arrive juste pas. Putain pourquoi t’es là ? Pourquoi t’es pas resté chez toi ? Bordel de merde tu m’énerves ! J’espère que tu prends ton pied à voir mon corps ployer, j’espère que t’es entrain de kiffer de voir mon enveloppe charnelle faire se tendre les cordes du vieux ring, j’espère que tu te sens venger à me voir ainsi cracher ce putain de sang qui ne veut pas rester aux creux de mes veines brûlantes. Palpitant totalement déréglé, palpitant violemment catapulté hors de ma poitrine, palpitant qui déraille. Cœur qui se déchaîne dans une série de battements incohérents, fougue de la bataille qui le fait s’accélérer, lorsque ta haine voudrait le faire s’arrêter. Organe au bord de l’implosion, organe qui ne peut subir tant de pression. Puis le lion se réveille, le roi de la savane se réanime, ses pensées s’écharpent les unes contre les autres, sa folie atteint son paroxysme, sa colère grimpe dans les sommets. Sauvagerie à l’état pure que les longues minutes voient s’étaler, véritable carnage alimenter par la férocité de ceux qui ont pariés. Ring qui tremblent sous la férocité de nos attaques. Il ne peut en rester qu’un, il ne peut pas y avoir de victoire partagée, c’est moi ou lui, c’est sa vie ou la mienne. Je me fatigues, je laisse ma sainte colère, mon éternelle rage parler, je vide mon crâne par les poings, je laisse tout s’envoler, je veux juste tout arrêter, je veux juste que cette longue guerre prenne fin pour te retrouver toi, pour pouvoir m’expliquer. Deux bêtes cruelles qui s’accrochent à leur existence, qui s’accrochent à leur souffle vitale. Minutes interminable qui font vriller le sablier sans qu’aucun ne prennent le dessus, sans qu’aucun n’arrivent à arracher cette putain de victoire. Je tangue sur une corde bien trop raide, je tangue entre le triomphe et échec, je tangue entre vie et mort. Mais je veux gagner pour toi, je veux arracher cette putain de liasse d’argent sale pour pouvoir m’extirper de cet enfer, je peux remporter ce trophée salie de mon sang pour pouvoir te retrouver toi. Toi qui ne voudra plus jamais de moi, haine de moi qui me pousse à abattre un peu plus violemment mon poing dans son estomac. Animal colérique qui en finit enfin avec lui, animal colérique qui termine d’achever sa proie alors que le gong retentit de nouveau et que mon poing se lève pour côtoyer le ciel de béton. Hurlements, exclamations victorieuses des bons parieurs mêlés aux insultes de ceux qui perdent leurs billets.

Le roi se faufile, le roi sort du ring, le roi s’enfuit, le roi te veut toi. Obstacle qui s’échoue sur ma route alors que Cass la connasse s’infiltre fasse à moi, vicieuse sorcière qui appose sa main sur mon torse luisant de sang et de sueur, regard de rage qui la repousse alors qu’elle tente de me souffler ces palabres aux creux de l’oreille, tentatives ratés de me traîner chez elle après, tentative que je balaye en même temps qu’elle, la balayant sans grande pitié. Vicieuse vipère qui se glisse entre toi et moi, vicieuse emmerdeuse qui ne peut qu’agrandir le fossé entre toi et moi. « Putain mais dégage ! » C’est toi que je veux voir, toi et personne d’autre. Je me fiche du public, je me fige des regards qui peuvent se poser sur nous. Main qui s’enroule doucement autour de ton poignet alors que je te tire sans te faire de mal sur le côté. Je te force à me suivre, je te force à venir là où tu ne veux certainement pas être, avec moi. Local désaffecté mal éclairé qui va voir le livre de notre relation se refermer une énième et dernière fois. Je le vois, je le lis en toi, cette fois c’est pas comme avant, cette fois tu vas vraiment m’abandonner, tu vas vraiment me dire à dieu et en face cette fois. Tu vas me cracher tes vérités et m’abandonner, tu vas me hurler ta haine et me jeter. « Sid... » Boule qui étrange mes mots dans ma gorge, regard qui t’implore. Je suis fatigué, je suis blessé, je tiens à peine debout mais j’ai besoin de te parler, j’ai besoin de t’entendre me dire que tout est pardonné. Rarement tu as vu ton roi comme ça, rarement tu m’as aperçu dans cet état, mais cette fois c’est différent, cette fois je sais que j’ai merdé et royalement. « Comment est-ce que tu m’as trouvé.. ? » Je veux pas te perdre, non putain je veux pas je le supporterais pas, pas après avoir goutté de nouveau à ce que c’était de t’aimer pleinement. Mais qui doucement se glisse sur ta joue, derme qui m’est pourtant je le sais inaccessible... « Je sais que j’ai merdé...mais je savais que tu comprendrais pas et je voulais pas te mêler à ça ! J’ai commencé quand je pensais qu’on se reverrait plus jamais ! » Justifications qui se mêlent alors que j’essuie maladroitement mon menton encore couvert de sang, alors que je me laisse tomber sur un vieux banc poussiéreux mes jambes ne me supportant plus, tête baissé, je t’avoue que j’ai fauté, je t’avoue que j’ai merdé, je te laisse le droit de me détester. Rareté dans notre histoire, phénomène étrange qui ne s’est presque jamais produit. Regard qui tente un coup d’oeil vers toi. « S’il te plaît...arrête de me lancer ce putain regard Sidney... Je suis désolé… » Je dépose mes armes à tes pieds, je te laisse guider la suite, je te laisse déchirer le suspense, je te laisse le droit de prononcer ma sentence.


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Lun 19 Déc - 23:43
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Si tu te flingue en live, combien de screenshots ?
Sidney & Nikola


Même à des mètres loin l’un de l’autre, même lorsqu’il n’est pas censé savoir que je suis dans la fosse son regard capte le mien comme si nous étions que tous les deux présents. Peut-être qu’il le savait que je serai là, surement que sa salope que j’ai eu au téléphone l’a prévenue de qui déboulait dans la place. Mais je ne crois pas, son regard croisant le mien hurle à l’incompréhension, à l’indignation de me voir là. Mais je ne scie pas, bras croisés sur la poitrine je le toise le regard noir. Je m’en doutais, je le savais intérieurement que des ecchymoses si fréquentes, les départs aux entrainements et autres excuse bidon pour m’éviter ce n’était pas la normalité des choses. A Londres Nikola il en faisait déjà de la boxe anglaise et c’était à des heures toujours précises, il revenait avec des bleus mais pas la mâchoire presque cassées, pas l’esprit embrumée au point de devoir aller se coucher sans s’expliquer. Je le savais qu’il avait un truc à dissimuler pourtant je lui ai laissé le bénéfice du doute, il m’a dit que ce n’était pas la drogue alors j’ai juste hoché la tête en me disant que ça pouvait pas être pire que ça en fait, mais finalement c’est pareil, c’est la même erreur qu’il s’apprête à faire. A la seule différence seulement que ce n’est pas de la drogue qu’il vend mais son corps au prix que les gens veulent bien le débattre, sa tête est mise à prix à chaque fois qu’il vient dans ce lieu. La foule acclame Nikola King le roi, je jette un œil au travers de la foule et c’est navrant, désolant. Ils regardent tous un garçon de vingt-deux ans avec admiration, avec envie et espoir qu’il dérouille un autre gars. Il aime donc ça le roi des couillon, ou plutôt le bouffon de la cour. Il aime le clap clap de son public qui l’applaudit. Je retourne mon attention vers lui, le roi de ses lieux, le roi du ring clandestin. Le regard toujours plus venimeux, toujours plus froid, son regard me hurle aussi à la haine, c’est presque si ses yeux me montrent la sortie. Mais je ne bouge pas, je ne l’écouterai pas mes yeux le quittent pour toiser l’ennemie, celui qu’il affrontera ce soir avant de m’affronter moi. Homme à la carrure presque identique que la sienne, aussi grand aussi fort je suppose. Gueule cassée qui me fait froncer du nez. Il est laid, une vraie gueule cassée, un habitué des combats organisé. Je soupire excédé, mon estomac se tordant car finalement même si je le hais j’sais que je ne vais pas supporter la pluie de coup qui va tomber. Si seulement il savait ô combien je suis déçu de devoir assister à ça, combien je rêverai pour une foi de le voir faire un truc qui sauverait notre couple, comme de sortir du ring pour abandonner la partie. Mais ce ne sont que des rêveries, des trucs qui restent au fond de la tête au creux du lit dans la nuit.

Envie de partir qui me prend lorsque le gong retenti, le début des hostilités et lancé et mes mains commencent à transpirer, ma carapace sans émotions commence déjà à se fissurer. Mes prunelles ne fixant que lui, tournant autour du ring avec son adversaire, ils se toisent et j’ai déjà la jambe qui tremble en me demandant qui lancera l’assaut. J’te hais Nikola mais même là je veux que ça soit toi qui le mette K.O. Il tente un coup que tu esquives, cœur qui bat à la chamade en plissant les yeux. Les deux titans s’affrontent, s’échauffent les coups donnés ne sont pas les plus forts, les plus choquant que j’ai pu voir dans mon existence. Le monde est en suspens, je fixe avec espoir que tu lui colle la patate du siècle mais les espoirs finissent à néant lorsque son gant rencontre ta joue. Je ferme les yeux, je les cache même et lorsque je les ouvre de nouveau, celui que j’aime autant que je hais crache un filet de sang. Tu captes mon regard et ce qui suit devient trop difficile pour moi à regarder. Trop de coups de poings qui te sont adressé, ta défense qui faille à m’en crever. Mes jambes se dérobent sous mon poids j’suis tétanisé par la peur que tu me fais. Je fini ma course assise parterre. J’vois tout noir, les mains plantés sur les yeux pour ne pas voir le massacre et quelqu’un remarque que ça va pas, que j’suis dans le mal. Un homme se lève pour me filer sa place, il m’aide à m’asseoir et je reste la tête dans mes mains un temps comme ça, je reprends mon souffle comme je peux, impuissante face à ce qu’il se passe.

Larmes qui roulent en silence, ce qui était de la haine se transforme en dégoût, celui que j’aimais encore un peu malgré tout me répugne. Il est l’un de ceux qui n’a donc pas d’âme, y’a plus rien dans cette enveloppe charnelle, il n’a aucune limite. Il prend l’avantage mais à quel prix ? Celui de la vie d’un autre ? Je ne peux pas supporter ça, je peux pas le voir faire ça et être un jour celui qu’on achèvera. Je ne veux pas, c’est trop pour moi. Je l’ai vue faire trop de connerie, je l’ai vue se salir trop de fois pour encore une foi devoir l’attendre l’estomac en vrac se faire casser la gueule. Combien de foi gagnera-t-il avant que ça soit lui qui soit cloué au sol ? Combien de foi devrais-je l’aider à se relever avant qu’il comprenne qu’un jour plus personne pourra le remettre sur pied ? Je n’arrive plus à me relever, j’arrive plus à le regarder. La cloche retenti, son nom est crié dans la foule. Cette foi le roi a encore gagné, le roi va encore rafler de l’argent sale. Mais ce soir le roi rentrera sans la reine. As de pique qui transperce le cœur, palpitant que je n’ai plus, il n’est plus là ce truc qu’on appelle le cœur, je viens de le perdre sur le ring qui a vu ton liquide couleur vermeil éclabousser, les poings fuser et mes larmes couler. J’ai pas le cœur à regarder le vainqueur, j’ai perdu espoir en lui, j’ai perdu espoir en nous en même temps. Je me lève les jambes tremblantes, tout le monde doit s’en aller le spectacle est terminé. Je fais donc comme tout le monde, je me lève et laisse le monde s’en aller. Regard fixé vers le sol. Je sais plus ce que j’attends, je sais plus quoi dire ou faire en fait. Je suis creuse, vidée, dénuée de mot et d’expression. Mes yeux remontent tout doucement vers le monde et je le vois vouloir s’approcher de moi lorsqu’il se fait arrêter par une fille qui pose sa main, sa griffe aux ongles bien trop long sur son torse pour mieux se coller à lui, mieux susurrer des choses à son oreille. Je suppose que ça doit être elle la vile garce qui m’a téléphonée, qui m’a fait rappliquer. Je la remercierai presque de m’avoir aidé à ouvrir les yeux à cette pétasse. Elle m’a désillusionnée d’un avenir un peu trop radieux et parfait que j’attendais car y’a des choses qui changent jamais, et Nikola Aaron King en fait partie. Il est comme il est. Sous mes yeux meurtris, desséché, il la pousse sans ménagement, sans retenue il la dégage comme une poussière, une vieille pierre sur son chemin pour m’attraper, pour m’emmener. Il est venu le temps de parler mais moi je n’ai plus rien à dire, la conversation et l’histoire est terminé. Je le suis à contrecœur, yeux rivés sur nos pieds, on arpente les couloirs dégradés de ce local, en tournant la tête dans l’autre sens je vois son concurrent être ramassé à la petite cuillère portée comme si il était handicapée, encore trop sonné pour se réveiller lui-même. C’est aller trop loin, beaucoup trop loin.

On arrive dans le lieu souhaiter, cette petite pièce aux multiples casier et bancs où il doit surement du ranger son merdier. Je m’appuie contre un mur les jambes toujours aussi pantelante, impossible de lever le regard vers Nikola alors qu’il est là, à quelques centimètres. J’ose espérer pouvoir l’affronter mais dès que mes prunelles rencontrent l’épiderme de son torse tacheté de sang le cœur me lâche, me fait des rater, la bile remonte trop rapidement à la gorge tant je suis dégoûtée alors je repose mes yeux sur mes propres pieds. Il m’appelle mais ça sonne loin, le son de sa voix ne m’atteint pas. A croire que c’est moi qui était sur le ring, qui me prenait tes coups dans la face jusqu’à en finir sonné, complètement détraqué. L’humaine est surement morte et c’est à ce moment-là que le cyborg nait. Lorsque l’espoir n’est plus présent, lorsque la seule lumière dans cette vie c’était lui et que cette même lumière à la lueur faible vient de s’éteindre. Deuxième phrase qui sort d’entre ses lippes, une nouvelle foi je reste muette, même si sa voix me parait plus distincte, moins brouillon que deux secondes avant. Courage qui me vient, mes deux pupilles dénués d’émotion s’ancre dans le noir désespoir des siens. Yeux en amande qui tirent vers le bas par l’inquiétude, la tristesse. Il attend sa sentence et alors que sa main vient caresser un instant la joue je bouge la tête, j’esquive son touché de ces mains assassine et il reprend la parole m’expliquant avec des raisons bidons le comment du pourquoi mais ça me touche pas, ça me fait pas changer d’avis. « Mais t’as pas arrêté lorsqu’on s’est remis ensemble pour autant … » Coup de poignard qui s’enfonce fort dans ma poitrine rien qu’en prononçant ça, pure et dure réalité. Il n’a pas arrêté, il a eu plus de deux semaines pour le faire mais non, il a continué à vivre dans son secret, s’enliser dans son bourbier à croire que ça lui plait finalement de nous briser, de nous tuer.

Il s’éloigne de moi et part s’asseoir, je toise l’homme d’un mètre quatre-vingt finir sa course fatiguée sur l‘un des bancs de fer qui sont autour de nous. Je regarde se visage défiguré de nouveau, rougit par les coups, gonflée par endroit et éclatée sur d’autres parties. Je sais pas si je le hais ou si je ne ressens rien, si j’suis contente des coups qu’il a pris ou non. « Tu veux que je te regarde comment Nik … ? » Je mets à rire, acerbement, ironiquement. Je reprends un peu de plombs en le fixant de ma pauvre hauteur. « Je comprends en fait pourquoi tu ne voulais pas en parler … T’es presque un meurtrier… » Je pointe du doigt la direction de l’endroit d’où nous venons d’arriver. « T’es un putain de menteur et de tueur … Regarde toi Nikola » Mes yeux longeant avec pitié sa personne, restant un temps sur ses mains explosées. Je me mets à marcher de long en large dans la pièce passant mes mains dans mes cheveux. « Tu me dégoutes, tu m’as menti … Même pas 1 mois que je suis ici et t’es déjà dans les ennuies et moi comme une imbécile je te suis ! » Je ris nerveuse, complètement névrosé, esprit torturée par trop d’émotion compliqué à gérer, une journée de merde, un appel d’une salope et voir son mec non pas la trompée mais faire un match de boxe à presque s’en tuer. « Au fait, tu diras à tes sales putes de groupies d’effacer mon numéro la prochaine fois au lieu de m’appeler pour me faire des menaces quoique … Tu vas le supprimer maintenant devant mes yeux mon numéro, je veux plus avoir à faire avec toi, t’es un fou furieux j’en peux plus de toi de ta haine et de tes poings. » Venin qui sort d’entre mes lippes charnues, dernières palabres qui veulent l’enfoncer, qui veulent tuer le fœtus dans l’œuf. « J’aimerai tellement t’en coller une mais ça me salirait une fois de plus à moi de t’accorder ça. » Dédain dans la voix, regard assassin, nouveau match, nouveau ring cette foi c'est moi contre toi.



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Mar 20 Déc - 14:12
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Mauvaise graine ne veut pas de trêve
Sidney & Nikola




Poids imaginaire de cette lame qui doit tomber, spectre du couperet qui doit séparer notre être en deux entités. Sentence que tu as déjà murmurer sans même ouvrir les lippes, sentence qui vient sans jamais n’avoir été prononcé. Je suis déjà condamné, j’attends simplement que tu souffles la sentence finale, que tu laisses enfin, après une interminable attente, tomber la lame. Palpitant qui n’en peut plus, qui vit au travers de ces perverses émotions que tu distilles dans la pièce. Il se fige lorsque ton regard s’enfuit loin de moi, lorsque tu préfères fixer la crasse de l’endroit, celle qui te dégoûté bien moins que moi, celle qui ne te donne pas des envies d’assassinat. Il s’emballe lorsqu’il voit dans tes opalescences le cocktail empoisonné qui m’est destiné. Prunelles que je connais presque mieux que les miennes, prunelles qui ne peuvent rien me cacher, des années à les décoder, des années à les analyser, des années à extraire chaque sentiments qui pouvaient y passer. Aujourd’hui le chocolat n’est que colère, n’est que dégoût, n’est que rage. Je ne suis plus cet homme que tu couvais, je suis cet homme que tu tuerais. Des années à les croiser, sans jamais n’y avoir vu autant de ressentiments, sans jamais n’y avoir perçu des lames si tranchantes de ta colère, sans jamais n’y avoir ressentis une coupure si définitive. Parce que cette fois, je le lis en toi, cette fois tu ne fuis pas pour me le dire, cette fois je vois l’horrible vérité en face. C’est définitivement terminé, j’ai bien trop fauté. Puis les émotions y disparaissent, puis le voile se retire de tes yeux, il n’y reste rien, absolument plus rien, la chaux a été glissé sur la toile, les nuances et les couleurs y ont été effacé, ne reste plus rien, parce que je ne représente désormais plus rien. Ton derme toujours complémentaire au mien, ne supporte plus que je le touche, l’attirance laisse place à la méfiance, l’envie se meurt lorsque le dégoût prend les commandes. Premier coups dans l’estomac lorsque tu me fuis, coup plus puissant que tout ceux que j’ai reçu cette nuit. Lorsque tes lippes s’entrouvrent pour parler, le gong sonne de nouveau, voilà le début du second round. Voix qui commence à s’enrouer, voix qui a déjà du mal à s’exprimer alors que je souffle. « C’est pas un monde duquel on sort facilement. » Même pour l’amour de sa vie… Mots que j’aurais aimé ajouté, mais qui reste bloqués, confinés, loin de toi, pure fierté qui les emprisonne pour m’empêcher d’être blessé, pour ne pas te donner de nouvelles armes qui te permettraient de m’achever, des armes pour me transpercer comme si je n’étais pas assez défoncé. Tu prends ton pieds à tuer une carcasse déjà décédée.

Éclats de ton rire qui se dispersent dans la pièce, qui étiolent le silence, éclat aiguisés qui entament ma peau, qui transpercent mon cœur. Colère qui ne vient même pas, colère qui ne m’anime plus. Ton dégoût est si contagieux qu’il en vient à me toucher moi, je me dégoûte tout autant, si ce n’est plus. Grand roi aux colères légendaires qui n’y arrive pas, pas cette fois, l’explosion ne vient pas, la bombe est désamorcée. Il est si rare de me voir comme ça, il est si rare que l’on puisse m’atteindre, il est si rare que le roi plie face à quelqu’un. Mais toi. Toi ça a toujours été différent, ça le sera toujours, t’es une exception, même pour les pires choses, même dans les pires moments. Avec moi t’es capable du pire comme du meilleur, tu peux me faire ressentir les émotions les plus exaltantes, comme les sentiments les plus blessant. Ce soir t’as choisis ta pire facette, ce soir t’as décidé de me détruire, ce soir t’as décidé que ce mensonge valait bien le prix de ma vie, celui de ma santé mentale, celui de notre relation. Ce soir t’as jeté au feu nos promesses, notre futur, ce que je ressentais pour toi. Avec un seul et unique mot. Meurtrier. Neuf lettres qui ricochent, neuf lettres qui ne cessent de hurler dans mon crâne, neuf lettres destinées à me hanter, neuf lettres pour me faire te détester. Tu connais cette sensation de chuter, cette sensation de tomber s’en jamais s’écraser. Mon cœur planait, il planait dans une atmosphère terrible, attendant que tu parles. Désormais il a entamé sa chute suicidaire, il tombe vers une mort certaine, il tombe jusqu’à s’écraser sur ce putain de mot que tu viens de lâcher. Palabre la plus assassine que tu ne m’ais jamais soufflé, palabre la plus blessante que tu ne m’ais jamais craché. Image de celui que tu aimais incendié, je suis plus que ça désormais pour toi. Un putain de meurtrier. L’homme, l’humain s’efface de ton regard, tu éjectes de ton cœur le monstre qui y réside. Je ne suis que ça pour toi, le terrible assassin qui te pourrit la vie, la terrible bête qui t’entraîne en enfer. Puis tu enfonces le clou, désormais que la créature sanguinaire est tombé à tes pieds, tu peux continuer de l’achever. Alors tu persistes. Le meurtrier se mue en tueur. Seule personne que j’ai jamais aimé qui me considère comme un tueur. Seule personne qui a réussis à voir du bien en moi qui me considère comme un tueur. Seule personne qui savait qui j’étais réellement qui me considère comme un tueur. Peut être que c’est vrai finalement. Peut être que ce n’est que la réalité que tu m’exposes, peut être que je ne suis que cette sale bête, cette bouteille de gaz dans la cheminée, cette putain d’erreur que tu regrettes de faire. Je le vois bien dans tes opalescences que c’est pas la colère, t’as plus aucune rage, t’as plus aucune haine, tu me souffles tes sombres vérités dans un regard plein de pitié. Parce que désormais c’est tout ce que je t’inspire. Regard qui tombe, regard qui s’échappent du tiens, regard qui n’en peut plus d’y voir tout ça. Mes prunelles qui se glissent sur mes mains tremblantes, mains encore entourées de ses bandages fatigué par le combat. Mains rougit par l’effort, ou par le sang qui pèse dessus, parce que la réalité est là, je suis un putain d’assassin.

Estomac qui se compresse, estomac qui se serre, nausée qui menace de me submerge, alors que je suis tétanisé, incapable de parler. Je suis simplement tétanisé, je suis simplement courbé sur mes péchés, j’arrive tout bonnement pas à te regarder, je contemple encore mes mains, totalement figé. Je ne t’entends plus, totalement aseptisé par tes autres ressentiments que tu as déjà exprimé, je suis sourds à ta rage, je ne suis plus que cette statue de marbre à qui tu as retiré le souffle de vie. Mais après tout je l’ai mérité tout ça n’est ce pas, je l’ai mérité cet acharnement, je l’ai mérité cette dureté. Je ne dois pas être étonné que tu sois si violente, que tu ne sois plus que cet ouragan venu me détruire, cette tempête qui ne prendra fin que lorsque je serais définitivement K.O. Supprimer. Je veux plus avoir à faire à toi. T’es un fou furieux. J’en peux plus de toi. Autant de mots que de coups de couteaux. Cherche encore, tu trouveras peut être une part de mon être que tu n’as pas encore poignardé. Je reste sans rien dire, totalement muet, je laisse le silence nous transpercer, mes mains frottant nerveusement mon visage, voulant y effacer ta saleté d’image, ton putain de faciès qui me hait. Puis je finis par relever mon regard vers toi, totalement vide, totalement mort alors que je souffle. « C’est ça que tu veux n’est-ce pas ? Si t’en rêves autant pourquoi t’es revenu ? Pourquoi tu passes ton temps à revenir dans ma vie si c’est pour passer ton temps à te casser ! Tu sais comment je suis et tu l’as jamais accepté ! T’as jamais accepté et t’as toujours prétendu m’aimer. Connerie. » Entité réanimé, entité qui souffle lui aussi ses quatre vérités. Mais j’irais jamais si fort que toi, je serais jamais aussi mauvais que toi, malgré l’homme que je suis. Je pourrais pas, je pourrais pas te briser comme tu me brises, je pourrais jamais te faire autant de mal, je pourrais jamais te clouer au sol de tel sorte que tu ne pourrais jamais t’en relever. Je suis pas comme ça, enfin, pas avec toi. Je t’aime trop pour toi. « Tu veux que je te dise Sidney. T’es tombé amoureuse d’une foutue image, un putain de fantasme que tu t’es créé. Parce que je suis vraiment désolé de t’annoncer, mais oui je suis un sale connard et j’ai jamais prétendu le contraire. » J’ai peut être menti, je t’ai peut être caché des trucs pour te protéger, pour t’éloigner du danger, pour éviter la conversation que l’on a en ce moment. Mais je n’ai jamais mentis sur qui j’étais, je ne me suis jamais dérobé face à la vérité, j’ai jamais prétendu être un autre, être quelqu’un de bien. Je sais qui je suis, depuis que je suis gosse on me le dit, on me le répète. T’as toujours été la seul à voir autre chose, mais tu te mentais à toi même, et tu me mentais à moi par la même occasion. J’ai plus la force de retenir quelqu’un qui ne veut plus de moi. Je suis fatigué de tout ça, je suis fatigué de nous détruire, je suis fatigué d’avoir mal parce que je t’aime. On est allé au bout de notre passion, désormais la haine n’existe même plus, ne reste plus que le regret de m’avoir aimé n’est-ce pas. « Mais moi, moi je savais qui t’étais, moi j’étais là quand même. Alors ouais je suis peut être un sale assassin pour toi, mais un meurtrier à tes putains de victimes non consentantes, c’est pas le cas des fumiers dans mon genre qui traîne sur le ring. » Je finis par me lever pour te faire face, mes os fatigués craquant dangereusement. Je ne cherche plus ton contact, je ne cherche plus ton regard. J’en ai marre, j’en peux plus. L’assassin veut simplement un peu de paix, l’assassin veut cesser ce jeu dangereux, l’assassin n’en peut plus que tu lui brises le coeur. Pourquoi tu t’acharnes ? Pourquoi tu me laisses juste pas avec mes souvenirs de toi, toi qui ne veux plus de moi. Casse toi Sidney, par pitié barre toi et réalise ton rêve de te tirer. Mais toi, cesse de me tirer dessus. « Alors tu sais quoi, je te rends ta liberté, je rends ta vie rêvée. J’ai toujours voulu le meilleur pour toi et le meilleur c’est pas moi. T’auras plus jamais à faire à moi. Je tiens assez à toi pour respecter ta décision. Je bousillerais plus jamais ta vie. » Je t’aime assez pour renoncer, je t’aime assez pour m’éclipser. C’est ce que l’on doit faire non, quand on aime réellement ? Pousser l’autre à atteindre le bonheur, même si ça signifie, se tuer soit même ? L’assassin épargne ta vie, l’assassin te sauve toi plutôt que lui. Soit heureuse l’assassin veut que tu le sois, l’assassin cesse désormais d’être égoïste. Je serre les dents fasse à mes plaies, mains qui se plaquent maladroitement sur ma côte ensanglanté, mais je retiens la douleur dans mon brasier intérieure alors que je fouille à la va vite mon sac gisant à nos pieds jusqu’à en sortir mon téléphone que je brandis sous ton nez. Je cherche ton numéro à la hâte, te laissant tout voir avant de murmurer la voix brisée. « Regarde. Supprimé. T’as gagné.» Le roi s’éloigne, le roi t’accorde la victoire.


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Mar 20 Déc - 19:10
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Si tu te flingue en live, combien de screenshots ?
Sidney & Nikola


Existait-il un monde où Nik pouvait s’en sortir rapidement, un mode facile et sans sang ? Une terre sur laquelle il n’aurait besoin d’utiliser ses poings et sa colère pour régner. Où notre amour pouvait exister sans guerre et sans poudres et autres substances illicite qui nous faisaient planer. Cet espoir s’effrite toujours un peu plus, doucement mais sûrement au creux de ma tête. L’envie de pleurer me prend mais je me bats contre elle pour ne pas faiblir, je me bats contre moi-même alors je baisse la tête. Sa main calleuse contre ma joue c’est l’effet d’une claque au visage, d’un « réveil toi ma petite, il essaie de t’endormir » Alors je décale le visage, à contrecœur même si je lui en veux à mourir. Car je veux plus me laisser bercer par ses conneries, plus m’endormir sous ses paroles trop faciles à dire pour lui. Je l’aime à en crever mais je ne peux pas endurer tous ses caprices. Je ne peux pas le laisser se détruire sous mes yeux sans rien dire. Pourtant il n’aurait qu’une phrase à dire pour m’adoucir, me faire capituler et même partir une nouvelle foi loin de New York City si ce qu’il doit faire c’est fuir la ville pour s’en sortir. Mais il ne le fait pas, car la facilité c’est de dire que c’est pas facile de s’en sortir donc qu’il faut continuer, on rentre dans un cercle vicieux jusqu’à en être bouffé. Je fini toujours blessée, brisée de le voir rentrer dans des sales états, peut être avec des liasses de billet qu’on dépensera en quelques journées mais lui toujours affaibli, jamais en forme, ni en bonne santé c’est ce qui me tue à moi, à petit feu et ce qui me tue encore plus c’est qu’il s’en fou complet. Nikola Aaron Egoïste King, roi des emmerdeurs, roi des individualistes.

Mes mots sont horripilant, blessant, ils me grisent la bouche me brule la gorge tant ils sont gorgés de non-sens finalement. Comment détester d’une minute à l’autre celui qu’on a tant aimé ? C’est de la haine passagère, de l’excès et de la colère accumulé qui me font agir comme la diablesse qui lui est présenté. Je suis l’antéchrist de mes propres sentiments. Il me fait agir au total opposé de ce qu’il faudrait. Je devrais le supplier par amour d’arrêter mais non, je viens lui hurler des palabres acide en tant qu’ennemie, en tant que spectatrice des conneries qu’il n’a pas réussi à m’avouer. Je m’accroche à ses erreurs pour ne pas me rendre de celles que je suis en train de faire. Sa tête clouée vers le sol qui supporte le poids de mes horreurs. Je suis ingérable, incontrôlable. Le seul assassin dans la salle c’est moi. Je crache mon venin comme un serpent sans réfléchir. Je ne tourne pas sept fois ma langue dans ma bouche, mots qui se mélange avec rire jaune, moins il parle, plus je tape fort. Je veux qu’il s’énerve pour me faire monter encore plus haut dans mes tours, que ce que je dise ne soit qu’un aller sans retour mais non, il ne pipe pas mot. Il reste le regard crevé vers ses mains, à les fixer. J’ai tellement parlé, tellement voulu le chercher que plus rien ne vient, plus rien ne sort. Juste le silence le plus long de mon existence. J’arrête de tourner en rond m’appuyant de mon poids complet contre les vieux casiers.

Le cœur émietté. Organe en mode autodestruction, le bord du précipice est très près. Je marche sur une ficelle susceptible de casser. Dans un geste synchronisé nous nous passons les mains sur le visage, trop fatigué, épuisé pour nous entre-tuer mais semblant de force qui t’habite pour finalement parler, me renvoyer sans remord le boomerang au faciès, cette foi c’est moi qui rentre au maximum ma tête dans les épaules, complètement défoncé premier coup de poing dans la gueule que tu me mets sans ciller, sans bouger. Je relève les yeux débordant de larme, de haine et surtout de tristesse. Sentiment qui m’avait quitté lorsque le match avait commencé. Désespoir ultime qu’il puisse croire que mes sentiments ne sont que des mensonges, des mots que j’ai inventés pour mieux le tuer. « Avec tout ce que j’ai pu faire pour toi tout au long de ma vie tu crois que j’ai menti … ? » Besoin de me justifier alors que la colère se propage dans son organisme, il n’est pas à son point ultime, il n’est pas en rage au point de faire péter chaque chose dans cette pièce pour calmer sa haine. Il répond avec ce qu’il a sur le cœur, rareté que d’entendre sortir d’entre ses lèvres la simple vérité et pas un sauté de mots en l’air comme il le fait à son habitude, comme j’ai encore eu l’occasion de le faire moi y’a moins de cinq minutes. Je m’en veux à mourir, l’homme sous mes yeux n’a que la carcasse fracassée, son prénom mais tout le reste a changé que ce soit sa façon de réagir ou ses iris. Je l’ai massacré, démembré, il ne reste qu’un humanoïde, un homme qui n’a plus de sentiment tout est enfermé dans une tôle hermétique qui préfère me dire que j’ai aimé une illusion, que j’ai voulu le changer pour en faire l’homme que j’en voulais. Il préfère se dire que j’ai toujours menti plutôt que croire qu’il a toujours foiré, si seulement une chose devait changer Nik c’était ta façon de voir l’avenir, pas toi, pas ton caractère, pas tes fâcheuses manies juste que t’arrête de croire que tu n’es bon qu’à une vie dans les sous tons sont noir, soit gris. « Je t’ai toujours voulu et aimé comme t’étais, je l’ai eu le choix de pas te vouloir, de pas tomber raide dingue de toi mais c’était l’évidence que d’être avec toi, rien n’a jamais autant compté que toi dans ma vie, t’es juste attiré par les ennuies ! » Mon poing tape contre le fer des casiers par la rage et je m’en éloigne, un pas en avant, un pas vers lui j’attrape son visage meurtri entre mes deux mains, je ne serre pas assez pour lui faire mal, mais bien trop pour le forcer à me regarder dans les yeux les larmes coulant sans ma permission le long de mon visage, tombant sur le sien sans que je puisse y faire quelque chose. « Tu t’assassines à toi Nikola !! » Je relâche son visage qui tangue, je m’écarte, me détourne de lui en faisant glisser le dos de ma main sur mon visage pour en essuyer toutes traces humides. « Tu me tues à moi, tu fais du mal aux autres gars mais le pire c’est nous deux que tu massacres ! » Je me retiens tellement fort d’exploser… Ma tête me fait tellement mal à trop penser, cogiter que mes dents grincent les unes aux autres, que mes mains sont rougis entre le coup que j’ai pu mettre dans le fer rouillé et à trop rentrer mes ongles dans les paumes de mes mains. Il me rend folle. « Tu nous laisses aucune chance de nous en sortir ! » Phrase de trop, il fallait bien que ça se termine à un moment. Qu’il arrête d’encaisser sans rien dire, et moi j’ai continué à scier la corde sans voir que les deux bouts ne tenaient à rien. J’ai enfoncé le clou juste en y posant mon doigt. J’ai achevé le roi.

Avec le peu de force qu’il lui reste, le boxeur se lève, il grimace face à la douleur mais ne dit rien, il fouille dans son sac pour en sortir son portable, achevé une bonne fois pour toute mes désirs complètement faussé en me jurant qu’il ne reviendra pas sur sa décision, si il faut qu’il soit loin de moi alors il le fera et je n’arrive pas à y croire qu’il me file entre les doigts je me rapproche à la hâte de lui j’essaie d’attraper son portable, je veux l’en empêcher mais c’est lui qui m’empêche de bouger, de changer les choses. Il ne veut plus, ça fait bien longtemps qu’il a arrêté le combat moi je tends le bras de toutes mes forces pour lui voler cet objet de malheur, celui qui marquera la fin, il longe de ses long doigts la liste des prénoms, des contacts pour s’arrêter sur moi, il clique et j’arrête de me débattre, c’est perdu d’avance même dans cet état-là il aura toujours le dessus sur moi. Sidney, supprimé, à tout jamais. C’est donc comme ça que ça marche ? Un clique et tout est fini ? Dix-sept ans de vie, d’amour et d’amitié qui partent si vite ? Il ne combat même pas, il crie à la défaite sans même y lancer ses derniers soldats. Je le regarde avec haine je donne un coup dans son dos alors qu’il s’éloigne je l’attrape et le plaque contre l’un de ces murs qui était encore vierge de nos histoires, ils sont devenus rares les murs qui nous vois nous aimer au lieu de nous détester mais je profite de ta faiblesse physique, du peu de temps qu’il te reste pour te garder, mes mains contre tes bras, les sourcils froncés tremblant à cause de mes prunelles embuées enragées. « Tu continues hein ?! T’en as jamais fini de me tuer ?? Après San Francisco t’es pas prêt à me dire que tu préfères abandonner ça qu’être avec moi ?! » Je donne un coup de mon faible poing contre son torse en pleurant le relâchant. « Arrête de me donner toutes les raisons pour te détester… Même là j’ai pas envie de te quitter alors me force pas j’ten supplie… » Ma tête s’appuie contre son torse défaitiste et je pleurniche, depuis que je suis ici je ne fais que ça, pleurer et encore pleurer pour lui, j’arrive plus à supporter qu’on puisse se haïr.


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Jeu 29 Déc - 17:44
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Mauvaise graine ne veut pas de trêve
Sidney & Nikola



Histoire qui naît dans la douceur de la candeur et qui se meurt dans la violence de nos erreurs. Soleil de mes nuits, rayon de l’astre sacré qui était la seule destinée à pouvoir me mener à ce bonheur que je pensais insensé. Mais je n’étais que cette comète éclaté, cette comète brûlante née pour dévaster, bien loin de pouvoir t’offrir la félicité, je n’ai eu pour seule tâche que de te faire goûter au malheur. Entités qui ne pouvaient fusionner pour l’éternité, entités destinés à se déchirer. Part de lumière que tu allumais dans ma carcasse vide, lorsque je ne faisais qu’éteindre la flamme ardente qui t’irradiait. Tu étais mon ascension vers les hautes sphères, vers les brillants astres lorsque je n’étais que ta chute mortelle dans les strates infernales des abysses mortelles. Comment aurais-tu pus aimer sincèrement celui que je suis réellement ? Celui qui t’entraîne sept enfers sous terre au lieu de s’envoler avec toi dans les plaisirs du septième ciel. Cœur défoncé qui s’accroche fermement à l’amour insolent qu’il porte pour toi. Mais conscience qui lutte pour te rendre cette liberté bien mérité, celle que je t’ai ravie bien trop de fois, celle que j’aurais dû te laisser dés que l’on s’est rencontré. Je ne suis pas ton destin Sidney, je ne suis que ta malédiction, doucereux poison qui se glisse dans le liquide écarlate qui se meurt dans tes veines. Rester c’est te condamner, t’abandonner c’est te permettre d’exister. T’aimer c’est te rendre ta liberté, te détester c’est rester à tes côtés. Comment mieux te le prouver qu’en te laissant t’envoler ? Cygne qui devrait fendre les airs plutôt que de rester enchaîné à son passé. Dernière preuve, dernière marque de mon amour pour toi que de faire ça. Sache que si je pars c’est pour toi, sache que si je te laisse c’est pour toi, sache que jamais je ne pourrais t’oublier, sache que toute cette putain de vie damnée je t’aimerais même lorsque tu aussi que tu ne peux aimer un tel démon. La partie s’achève, la reine d’ivoire brise en deux le roi d’ébène. Échec et mat.

Amour factice, amour à sens unique, amour artificiel. Tu as aimé ce que tu t’es imaginé. Tu es tombé follement amoureuse de cet homme que ton esprit a réussis à créer. Je ne suis pas celui pour qui ton cœur bat, je ne suis pas celui pour qui tu te bats. J’aimerais être ce spectre, j’aimerais te voir m’aimer comme moi je t’aime. Je voudrais tellement réussir à être à la hauteur de cette création de ton imagination. Je désirerais simplement que le désir succède au mépris, que l’envie dérobe la place du dégoût. Mais je ne peux changer Sidney, je peux changer alors nous voilà damnés. Je ne suis que cette sale bête, cette bouteille de gaz enfermé dans l’ardente cheminé, je suis prêt à exploser en permanence, je suis prêt à tout péter constamment. Je suis pas le type qui fait succomber les filles comme toi, je suis celui qui les brise, celui qui les fait fuir, celui qui les fait se flétrir. Alors j’accepte cet échec qui déchire les derniers pans de mon âme, j’accepte la défaite bien après la victoire. Je savoure ce goût amer qui perdure dans ma bouche. Des années à penser que j’étais le bon, que j’étais l’unique qui pourraient jouer du rythme endiablé des battements de ton cœur insolent. Mais non Sidney, je ne suis rien, rien si ce n’est un diabolique mirage qui s’est insinué dans ton esprit. Je ne suis plus ce Nikola adolescent qui n’avait pas encore flirté avec les folies de la poudre à la couleur virginal. Comprend et accepte que les deux entités que nous sommes ne peuvent s’assembler, dans notre malheur nous sommes condamné à être dissocié.

Perles salés qui effrite le visage de la poupée, éclat d’une nouvelle tristesse qui inondes tes traits, peine que je crée, éclats de diamants qui scarifie la douce porcelaine de ton visage. Rivière née du mal être que je fais naître dans ton cœur qui s’exprime en cascade salée venue me faire plier. Pourtant tu penses encore naïvement que j’ai tord et que tu détiens la vérité ? J’aimerais me tromper, j’aimerais être plongé dans la noirceur de l’erreur. Mais la seule erreur que je perçois, c’est nous deux liés à jamais, c’est toi m’aimant vraiment. Comment pourrais-tu ? Personne ne le peut. Je resterais à jamais ce démon solitaire, cet Omega qui parcourra les limbes dans la quête de nouvelles horreurs. Tu mérites le meilleur lorsque je suis le pire. « Tu pensais m’aimer, mais tu n’aimais qu’une image inventée Sidney. Je serais jamais celui que tu veux. » Souffle qui se perd dans la torpeur, dans la pièce étouffante suintante de poussière et de crasse, dans ce maudit local à peine éclairer. Bruit de poing contre le métal aussi froid que moi qui résonnent dans la pièce et dans mon crâne à l’instar de tes palabres suintantes de colère. Moi aussi je pensais que l’on était cette évidence, moi aussi je pensais que Nikola et Sidney, c’était un fait contre lequel on ne pouvait lutter. Le genre de duo naît pour durer, naît pour exister, naît pour être ensemble. Mais non, je ne voyais que par mes rêves, sale bête égoïste ne pensant qu’à lui. Soupire qui fend mes lippes, alors que mes mains abîmées, viennent une nouvelle fois se frotter à ce visage dépité, ce visage fatigué de tout ce cinéma. Aimant vacillant de ta silhouette qui l’éloigne et se rapproche de la mienne dans une danse maladroite, ballet meurtri de nos ébats. Tes mains qui remplacent les miennes, caressent de ta peau sur la mienne, brûlure de ton doux derme contre le mien. Automate incapable de tout, incapable de parler, incapable de se mouvoir, simple statue qui contemple le désastre qu’elle a causé, froideur du marbre qui te fait face. Comment tu peux m’aimer quand je suis tout ce qu’il y a de plus détestable ? Comment peux-tu aimer celui qui fait tomber de tes opalescences ces brisures de lune ? Je comprends pas, je comprendrais jamais. Je nous consumes tout les deux, ange du mal, ange de la mort venu s’emparer de nos vies. Je me suicide sur les champs de batailles devenu ring, je te tue ensuite dans cette vaste blague appelé vie. « Ouais c’est pour ça que tu as fais le bon choix, c’est pour ça que c’est mieux que ça s’arrête là. » Je voudrais tellement me tromper, je voudrais cela plus que n’importe quoi. La fin. Ce putain de mots entre trois lettres qui fait mourir l’autre, celui auquel on ne veut plus croire, vie. Ce putain de mot qui augure le pire. Ce putain de mot que jamais je n’aurais voulu entendre, celui que je pensais improbable. Sidney et Nikola ne connaîtrait jamais de fin, Sidney et Nikola c’est gravé dans le marbre, ils n’auront jamais de fin, pas même lorsqu’ils auront cessé d’expirer le souffle sacré. Mais non, le jeu est perdu tout s’arrête, tout se consume, ne reste plus que nous, deux idiots se faisant face, deux idiots libérés de leurs attachement.Mais c’est pas si simple, c’est pas parce qu’on le souffle que le jeu s’arrête, c’est parce qu’on le hurle que cela a plus d’impact. Chiffres qui s’effacent de cet objet de malheur, mais chiffres que je connais par cœur.

Lionne qui rugit, reine qui pense encore pouvoir récupérer sa place alors que tes coups fracasse un peu plus ma carcasse. Frappe Sidney, montre moi comme tu me hais, montre moi comme j’ai eu raison. Vas-y mets-y toute ta rage, met-y toute ta haine. Tu sais pas à quel point je peux t’aimer. Sentiment étrangement dévorant me consumant depuis la nuit des temps. Je t’aime comme on aime le soleil, roi de l’astre sacré devenu fou devant sa beauté l’ayant aveuglé, devenu fou devant les rayons qui m’ont consumé. Je t’aime comme aucun autre ne pourra jamais t’aimer, je suis bêtement tombé amoureux de toi, bêtement tombé amoureux de chaque part de toi, au point d’apprécier sans pouvoir m’en passer chacun de tes défauts m’ayant pourtant rendu totalement cinglé. Faciès que j’ai dévoré dès la première seconde et que je continue d’observer, fou tombé face à tant de beauté. Même dans la douleur de tes larmes, tu n’es qu’une princesse désargenté incarnant la perfection. Cœur mort que tu as sus animer, cœur mort que tu as fais battre dans une folie sans nom. Je t’aime comme on aime la vie et encore plus, parce que moi j’aime que toi, parce que moi je pourrais aimer que toi, parce que moi je suis incapable d’aimer quelqu’un d’autre si c’est pas toi. Et si je renonce c’est pour toi. Tu t’accroches à moi et je suis incapable de te repousser, je suis incapable de t’envoyer valser. « Pourquoi tu veux pas ? C’est pas ce que tu me laissais entendre... » Rare sont les fois où je ne suis pas ce volcan naît pour tout dévaster, où je ne suis pas ce tourbillon de folie brûlante. Rare sont ces moments où mes réactions sont teinté de cette manière de ces nuances de glace, de ces nuances de froideur. Je suis fatigué de me battre, je suis fatigué de lutter, je suis fatigué de t’aimer, je suis fatigué de toujours te blesser. Je l’ai jamais voulu, jamais cherché. Reine que je comptais chérir, reine que je pensais pouvoir combler, mais reine que j’ai rendu malheureuse, tu n’es devenu que la reine d’une mer de larmes lorsque je t’avais promis monts et merveilles et bien plus encore. « Je finis toujours par te détruire, je finis toujours te blesser...On est peut-être pas fais pour s’aimer. » Constat amer qui brûle mes lippes, constat amer qui me donne la nausée. Je voudrais oublier mes propres mots avant même de les avoir soufflé, je voudrais qu’ils n’aient jamais existé pour ne pas penser à leur douloureuse véracité. C’est pour ça que je voulais pas aimer, c’est pour ça que je me préférais loin de toute ces conneries. C’est grisant d’aimer jusqu’à ce que le coeur se brise, jusqu’à la douleur nous achève, jusqu’à ce que l’on comprenne ce que c’est de souffrir, souffrir à ne plus en dormir, souffrir jusqu’à vouloir que tout ce termine, jusqu’à désirer ne jamais avoir croisé la route de l’aimer. Je sais pas si ma vie aurait été mieux sans toi, je sais juste que sans toi j’aurais jamais connu tout ça, le pire comme le meilleur, mais surtout le pire du meilleur. « Si je t’avais quitté alors que tu étais face à moi, j’aurais jamais eu le courage de le faire. » Légère caresse lorsque l’automate réussit enfin à bouger, lorsque ma main se perd dans ta cascade dorée, lorsque mes bras se referment enfin autour de toi. Coeur qui s’accroche à toi, coeur qu refuse de te libérer de nos serments sacrés. Tu m’appartiens, mienne pour l’éternité malgré tout ce que je viens de souffler. Légères caresses apaisantes, légères marque d’affection cherchant à tarir tes larmes, à les effacer. « Arrête de pleurer, je t’en prie... » Lippes qui terminent leur course sur le haut de ton crâne, lorsque je ne veux plus que toi contre moi, lorsque soudainement toute envie de te quitter disparaît, vague paroles en l’air qui avaient avant tout leur sens et qui désormais ne sont plus que des mots que je voudrais mensonges éhontés. Visage que je relève pour croiser une nouvelle ton regard, le mien chargé de remords, le mien croulant sous le regret cherchant notre flamme dans le tien, même une simple étincelle suffirait, rien que ça serait assez pour me délivrer. « Tu me rends dingue Sidney ! Je sais que je devrais te quitter, pour ton bien je devrais te laisser t’en aller mais putain j’ai qu’une envie c’est de faire ça ! » Lèvres qui s’emparent des tiennes dans la violence de notre amour. Des baisers on en a partagé des milliers, des baisers on en a connu des dizaines mais rarement de pareil. On les scelle comme si plus jamais elles n’allaient se trouver, embrassade qui a un goût d’adieu, un goût d’à jamais. Dis moi malgré mes conneries, dis moi malgré toutes mes merdes que c’est pas la fin. Dis le moi, malgré tout ce que j’ai pu te dire.


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Dim 1 Jan - 19:08
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Si tu te flingue en live, combien de screenshots ?
Sidney & Nikola


Perles translucides qui ne cessent de couler, rivière de larmes que tu viens d’engendrer. L’idée qu’il m’oublie, c’est la seule chose qui m’effraie. Ma seule hantise, ma seule crainte et dieu seul sait que je n’ai peur de rien. Ni du noir ni de la mort et encore moins des gens. Le reste du peuple m’indiffère tant qu’il est à mes côtés. On peut me dire que notre planète va exploser d’ici quelques heures que j’hausserais simplement les épaules, me calant dans ses bras et je lui demanderai de nous rouler un joint d’herbe, un royal même pour fêter notre ultime journée celle qui signerait la renaissance perpétuelle dans les cieux comme dans les enfers de la paire d’inséparable que nous sommes. Nik, t’es le seul qui a le pouvoir de me détruire, de me faire penser au suicide juste en évoquant la simple et livide idée que tu ne veuilles plus me voir ou m’oublier pour de vrai. Tu bouleverses mon monde entier. Je me paralyse, je perds le gout de la vie. Bien trop tard comme d’habitude je me rends compte de ce que moi je lui fais vivre, de ce que j’ai pu lui dire. O combien les mots que j’ai pu prononcer peuvent être douloureux, les palabres incendiaires ont dépassé la pensée. Je l’ai cherché, j’ai tout fait pour le faire craquer et lorsqu’il se décide, qu’il est prêt à me quitter je me rends compte que j’ai déconné que je devrais arrêter de jouer avec le feu comme ça. Car si un jour il me quitte pour de vrai ça marquera la fin de mon histoire. Le point ultime de ce livre dont Nikola Aaron King est le seul maître, auteur de mes joies et de mes peines.

Tête contre son torse, son derme, chose précieuse qu’il veut m’arracher, peau qui ne sera plus mienne si il ne change pas d’avis. Sanglot qui éclate, respiration qui commence à se saccader et étaux qui se resserre d’une façon brutale autour de mon cœur. Crise de panique qui est en train d’arriver. Peur impossible à contrôler, j’aimerai vraiment lui épargner mes humeurs et mes crises de rage mais je suis comme ça. J’explose et détruit tout ce qui m’entoure. Impossible de garder les choses pour moi. Impossibilité de ne rien te dire face aux conneries qu’il fait. Impression constante que t’essaie perpétuellement de te suicider de façon bête Nik’, toujours en quête de danger. Connais-tu seulement le sentiment de paix intérieur ? De n’avoir rien à prouver, rien n’a frapper ? Le monde n’est pas contre toi Nikola, c’est toi qui te bat contre le monde. Tu n’as jamais eu besoin de tout ça, t’as pas eu un début de vie difficile, ton enfance n’a pas été catastrophique, t’avais une famille lambda de laquelle tu t’es éloigné tout seul et je te suivais candidement me répétant que rien ne pouvait nous arrivais. J’étais jeune j’étais conne. Je t’aimais, je te voyais comme superman, le gars qui me sauverait, nous sauveraient de tout mais ce n’est pas comme ça que ça marche dans la vraie vie. Tu t’es juste enlisée dans les conneries et moi je n’ai jamais servi à grand-chose sauf nettoyer quelques plaies et t’engueuler sans grande conviction car je croyais trop en toi je me disais que t’étais trop fort et trop puissant pour qu’un truc grave t’arrives, qu’un truc grave nous arrives. Je n’ai jamais réussi à te canaliser, t’amener dans le bon chemin. Je me suis rendue compte des dangers de la vie que lorsque je suis tombé en prison, que tu n’as pas pu me sortir de là, c’était pas ton rôle mais moi je pensais que oui. T’étais encore jeune toi aussi mais j’ai cru dure comme fer qu’on trouverait un truc pour s’en sortir. Que t’étais mon Clyde et moi ta Bonnie. On l’était, on l’est. On sera toujours les duos indéchirables dont tout le monde connait les prénoms. Mais nous ne sommes pas invincibles, eux non plus ils ne l’étaient pas.

Les poignets serrés prêt à exploser par la pression que j’y met, ongles qui se plante dans ma propre chaire. Mains tremblantes qui trainent contre son derme encore couvert d’une fine pellicule de sueur de ce combat qui venait de prendre fin. Poings qui se sont abattues d’une faible force féminine car je n’arrivais plus à m’exprimer comme une personne civilisée. Violence présente où que l’on aille, quoi que l’on fasse. Né dans le vice et l’inquiétude nous sommes le roi et la reine des paroles non-dits, le souverain et la souveraine de la lâcheté. Préférence à taper des poings pour se faire comprendre plutôt que de parler. Objets par dizaine explosée, mes petits doigts et la peau de ta joue qui se sont plusieurs foi rencontrées. Un souffle de force qui s’empare de moi, il est faible mais là. Il faut que je le retienne, j’en peux plus de me battre je me mets à parler, ne suivant plus la conversation je ne réponds que pour les mots qui tournent en boucle dans ma tête. « Arrête de … Répéter… » Tressautement, épaules qui se lèvent au rythme de mes larmes que j’essaie de stopper en parlant. « Que je me suis faite une fausse idée de toi … Si je ne te connais pas toi réellement, je connais rien alors … T’es la seule chose que je connaisse dans cette putain de vie, mes sentiments pour toi y’a jamais rien eu de plus vrai même la science c’est de la merde à coté … » Mots presque inaudibles, dévasté par les sanglots une de mes mains vient jusqu’à son visage tuméfié, attrapant sa mâchoire assez doucement pour ne pas le faire grimacer mais assez fort pour qu’il me fixe droit dans les yeux, je veux qu’il soit confronté à l’atrocité de ses paroles, au mal qu’il me fait en préférant me quitter plutôt que d’abandonner et avouer que ce qu’il fait, c’est comme faire cent pas en arrière, ça serait comme retourner à Londres et se remettre à vendre en pensant que ça va aller.

Il croit que je veux le changer, ô grand fou qu’il est. Comment changer les choses qui font que je l’aime ? Autant aimer un autre homme si je veux le dénaturer. Il ne comprend rien, ne saisit rien. Je ne veux pas créer une autre version de lui je veux juste qu’il fasse les choses proprement. C’est lui que je veux sauver car je sais qu’un jour ça lui sera fatale, c’est impossible de ne jamais tomber. Et si ce jour arrive jamais je me le pardonnerai. Et tout ça, je devrais le lui dire à haute voix, pas me le répéter dans la tête. C’est comme ça que je devrais le raisonner d’arrêter, mais ça ne sort pas. Les mots sont coincés dans ma gorge, obstruée par ma crise d’angoisse. Paroles qui n’arrivent à passer la ligne de mes dents pour qu’il les entende. Cercle vicieux incessant. Voix franche, dénuée de rage ou de dégoût qui vient se glisser jusqu’à mes oreilles, simple demande, comprendre ce qui se cache derrière ma tête. Pourquoi je dis A et pourquoi je fais B, si seulement je savais Nikola, si seulement un jour j’arrivais à comprendre la propre équation que je suis … Je le dirais mon putain de soucis mais je comprends toujours pas pourquoi j’suis faite comme ça. Pourquoi mon cœur crie quelque chose et pourquoi mes lèvres hurlent leurs contraires.

Boule énorme de stress qui a pris place dans ma gorge depuis quelques minutes. Obligation de ravalée mes angoisses et mes peurs pour lui parler, lui expliquer. « Une fille m’a appelé avec ton téléphone pour me demander qui j’étais et me dire que si j’avais un souci à régler j’avais qu’à venir ici… » Poitrine qui se resserre une nouvelle foi, larme que j’essaie de ne pas faire éclater pour reprendre rapidement la suite de ce que j’ai à lui dire. « Je suis venu sans une seule foi comprendre que tu faisais ça, je débarque je te vois sur un putain de ring sale à te faire frapper pour des liasses de billet tu voulais je réagisse comment ?! » Regard rempli de désespoir, la minuscule carapace que je viens de me recréer pour lui parler commence déjà à se fissurer à l’évocation de la demi-heure qui vient de passer. « On devait passer la soirée ensemble, juste une soirée devant la télé et je devais me plaindre de ma journée mais t’étais pas là, t’as simulé un truc à faire pour me mentir et venir taper des poings sur le ring… » Voix qui déraille, mot entrecoupé par l’éclat de tristesse qui vient se mêler au fouillis de mes sentiments. Morceau de ma coquille qui tombe s’effrite au sol, faiblesse avouée, mise à nue une fois de plus. « Je suis déçu que tu fasses ça car je pensais qu’on en avait fini avec les histoires qui tournent mal… Donc oui tu me blesses à contre cœur mais tu le fais … » Douloureux constat, mots qui ont du mal à être prononcé. Peur imminente qu’il décide que oui, c’est mieux de se quitter mais je préfère le dire, il m’a blessé. Si j’ai cette réaction c’est car toute la situation est grotesque, énorme. Je me sens comme la dinde de la farce. Celle à qui on ment, celle qu’on prend pour une conne car elle a trop de sentiment pour l’homme qu’elle aime. « J’ai cru que tu me trompais, que tu jouais un double jeu quand j’ai reçu cet appel à la con, j’étais là pour te quitter pas pour pleurer de te voir encaisser des coups… » J’aurais préféré qu’il me trompe que de voir ça, c’est vrai. Au moins, j’aurai pu le quitter sans remord, j’aurai eu le cran de le faire. Là je ne peux pas, jamais je ne pourrais le quitter pour ça. Incapacité mentale de le quitter pour un putain de sport que je commence à détester. Les gouttes menacent de tomber, elles sont à un battement des paupières pour tomber mais je résiste, ultime combat avec moi-même alors que l’une de ses mains vient caresser mes cheveux surement dans un état bordélique et que ses lèvres se posent sur mon front en me murmurant d’arrêter de pleurer. Un clignement et une larme coule suivie d’une deuxième que j’essuie rapidement. Elles roulent mais le simple fait qu’il me prenne dans ses bras m’apaise, Nikola mon seul miracle, mon seul remède.

Moue attristée face à regard rongé par les remords, comme si notre relation entière était tout à coup au creux de ses mains et qu’il a l’ultime pouvoir de tout changer, de tout décider. Non mon roi, ne me fait pas ça. Ne me dit pas que t’attends la sentence comme ça. Ne me dit pas que tu crois réellement que je vais réussir à te quitter si tu le décide … ? Si tu me quittes je pars avec toi. Je ne dis rien car j’ai envie de lui faire peur, j’ai envie qu’il pense un instant qu’il peut vraiment me perdre à tout jamais si il le souhaite. Ce n’est pas moi qui prendrait la décision de le faire mais lui, face à ses choix et ses décisions. Je ne montre rien, je le laisse choisir, je prends le risque d’être déçu, je prends le risque de fissurer une fois de plus mon cœur, de savoir si je le suis vitale ou pas à ce stade de notre vie. « Alors on fait quoi … ? » Prunelles qui se perdent dans le regard de l’être tant aimé, seconde qui paraisse longue à se dévisager. Chercher une réponse qu’on connait déjà, qu’on a toujours autant de mal à s’avouer. On est né pour s’aimer, né pour que nos cœurs battent à l’unissons. Il le sait autant que moi, et on n’arrivera jamais à s’en débarrasser. Alors il craque, ses paroles vont trop vite pour mon cerveau secoué. Dans mon cœur, c’est le déferlement lorsque son visage vient se juxtaposer au mien. Equation parfaite car nous connaissons trop bien le visage de l’autre même dans nos gestes les plus brusques nous nous assemblons à la perfection. Ses lèvres viennent se presser contre les miennes, nez qui se frôlent et yeux qui se ferment subitement. Mains qui viennent s’accrocher à son dos, qui ne peuvent se défaire de son être. Je suis la tige de lierre qui ne s’arrête jamais de s’enrouler autour de son pilier. Ancré dans ta peau, ancrée dans ton cœur unique place pour laquelle je me bats, unique espace ou je me sens réellement à ma place. Au creux de tes bras, au contact de tes lèvres que j’y retrouve mon unique cycle éternel.

Souffle qui commence à nous manquer alors que nos têtes se reculent, opalescences qui s’ouvrent et découvrent avec horreur que sa lèvre rougit et éclaté s’est remise à saigner par la force de notre embrassade je fronce les sourcils et passe doucement mon pouce contre sa lèvre défoncé pour égoutter le sang qui y perle. « Je sais pas ce que je vais faire de toi Nik … T’auras ma mort sur la conscience … » Je dépose un baiser contre sa peau luisante et je me recule pour de bon, le laissant respirer. « Prépare-toi on rentre, j’te dis pas que la conversation est terminé ça serait faux. » Je sors de la pièce pour le laisser se changer et je ne sais quoi d’autre faire, surement récupérer son fric. Chose que je ne veux pas voir j’attends dans le couloir en regardant le sol lorsque j’entends des claquements de talon parterre et une voix féminine ricaner en demandant si je suis bien celle qu’elle a eu au téléphone plus tôt. Je relève les yeux directement et je vois cette longiligne fille au corps de déesse s’approcher de moi. Je vois… je n’en ai jamais fini aussi avec les histoires, aimant à problème. Reflet parfait de mon roi, lorsque ce n’est pas lui la source, c’est moi.

Alors, je m’avance vers elle prête à lui arracher son sourire, celui que j’aurai dû avoir toute la journée. Celui qu’on m’a soutiré en me rejetant de la fac que je souhaitais et celui qui aurait dû m’accompagner toute la soirée en la passant avec mon copain. Celui qu’elle a osée s’accaparer, c’est elle qui va prendre pour tout le monde, c’est elle va qui va morfler.



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Mar 10 Jan - 0:36
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Mauvaise graine ne veut pas de trêve
Sidney & Nikola


Derme contre derme, c’est nos souffrances qui s’assassinent, c’est nos haines qui se tuent, c’est nos peines qui se suicident. Cruelle diablesse qui continue son œuvre, qui noie sous des litres d’essence les restes fumants de ce palpitant encore battant il y a quelques instants, cendres brûlants guerroyant avec les gouttes tentant de lui rendre sa flamme éternelle. Férocité qui nous a associé, c’est notre manière de nous aimer, c’est notre manière de faire perdurer ce lien que personnes, si ce n’est nous, ne pourra jamais briser. On l’entame pour mieux le réparer, on se fait du mal pour mieux se soigner, on se tue pour mieux se réanimer. Entités incontrôlée, entités complètement givrées, entités faîtes pour s’associer dans un amour passionné voué pour durer une éternité. Alors tu frappes, tu t’acharnes, tu tapes pour rendre ces battements à ce cœur que tu viens d’achever. Tu te perds dans tes coups, tu te perds dans cette cruauté qui perd vie dans les perles salées qui s’échappent de tes opalescences brûlantes de ce mal que j’ai causé. Éclats fragmentés de ce diamant dont la pureté a été pulvérisée par la folie de mes actes d’enfoiré.

Contagion de ton tremblement qui vient secouer mes palabres qui t’assuraient que tout été terminé. Pourquoi ne laisses-tu pas notre amour terminer d’agoniser ? Pourquoi ne laisses-tu pas la tumeur que je suis mourir et te rendre ta pleine santé ? Pourquoi tiens-tu tant à me garder près de toi lorsqu’il y a encore un moment tu ne voulais plus entendre parler de moi ? Interminables secondes, grains de sables suicidaires s’étant jeté dans le sablier, instants dévastateurs pendant lesquelles on s’est persuadé qu’on allait se laisser, éclats du temps où a tenté de repousser cette putain d’évidence. Ironie de cette saleté de vie, j’ai vraiment imaginé que je pouvais être autre chose que ce roi de l’égoïsme, souverain des connards. Je peux pas Sidney. Je peux pas te rendre cette saleté de liberté, je pourrais jamais, je pourrais jamais te laisser à un autre que moi. Toute ma vie je te poursuivrais, parce que la reine doit être auprès de son roi, parce que tu n’as ta place qu’à mon bras, qu’entre mes bras. Tu ne connais que moi et moi je ne connais que toi. Toute ma vie je resterais ce salaud de camé, cet enfoiré de drogué, toute ma vie je continuerais à me shooter en prenant des doses de toi, opium incarné dans la beauté à la chevelure dorée dorée. Toute ma vie je planerais dans les brumes de cet amour délirant que je te porte et c’est comme un damné heureux que j’expirerais mon dernier souffle, tirant ma révérence sur ce monde maudit dans une mortelle overdose de toi.

Je connais rien de bon si ce n’est toi. Seul éclat de lumière dans cet univers manichéen. Homme qui ne connaît que la violence, que le sang, que les cauchemars bien trop réel pour n’être que des songes. Toi, t’es la lueur qui a toujours guidé ma vie, lueur qui m’obsède, lueur qui me fascine, lueur dont je connais les moindres traits, les moindres courbes, les moindres envies, les moindres rêves. Attention sans borne que j’ai toujours accordé à mon fragment bien trop grand de bonheur. Point d’ancrage qui tiens sauf, point d’ancrage dont j’ai tout appris. Je t’aime bien trop, parce qu’il y a bien trop de choses à aimer en toi. Putain mais qu’est-ce que tu m’as fais Sidney ? Je suis même fou de tes défauts, je suis même dingue de tes imperfections. Ça m’a toujours fais flipper, ça m’a toujours terrorisé de savoir que je t’aimais avec autant d’intensité. C’est pas humain un tel amour, c’est pas pour un mec aussi maladroit que moi une telle histoire. J’ai pas été créé pour aimer, j’ai été fais pour détester, j’ai été fais pour tout exploser. Pourtant ça pourra jamais s’arrêter, ça pourra jamais s’achever, ça pourra jamais se consumer. Je t’aimerais tout ma vie, c’est ma destiné.

Roi qui se voudrait fort, qui se voudrait inatteignable. Mais la vérité c’est qu’il n’y a que toi qui peut vendre le titane, qui peut tracer ces brèches dans mon bouclier d’acier. Alors pour ne pas perdre pieds, pour ne pas tomber dans l’enfer de nos jeux dangereux je m’accroche à tes mots comme un désespéré. Rouages qui commencent à s’assembler, rouages qui se mettent à fonctionner dans une même danse, rouage qui glissent entre les crans les réponses à mes questions silencieuse. Cass. Quatre lettres qui répondent à l’enfer de cette soirée, quatre lettre comme nom pour la créatrice de cette fin dévastatrice, quatre lettres que je maudis un peu plus encore désormais. Garce. Elle va payer, elle paiera bien plus que les dommages qu’’elle n’a causé, note salée que je vais lui envoyer en plein dans ses traits. Infâme ribaude qui va payer, je te le promets. Dans tes palabres souillées par le désespoir s’écoule la rivière de tes craintes, la cascade de ton cauchemar de ce soir. J’aurais réagis de la même manière. Non en fait c’est faut. J’aurais tellement fais pire. Roi du carnage qui serait venu tout dévaster. « J’en sais foutrement rien Sidney. Mais...c’est mon monde ça, c’est mon univers, je suis comme ça, je traîne dans ces choses là, ça fait partie de moi. » Mais qui se perdent sur tes bras alors que je t’observe sans jamais quitter tes traits, sans jamais ne laisser mes prunelles respirer, en les laissant s’abreuver de toi jusqu’à plus soif,comme si c’était la dernière fois que j’avais la chance de te voir. J’ai tellement peur que tu me fuis, tellement peur que tu finisses par faire demi-tour, tellement peur de te voir t’envoler. Parce que ton pardon est trop beau pour être vrai. Je me reconnais pas, putain de trouillard bordel de merde. Soupire alors que je t’attire pour caler mon front au tient, mes yeux se perdant dans tes orbes. « Je suis désolé Sid, je suis tellement désolé bébé. Je suis qu’un sale con qui te demande pardon. » Je m’excuse jamais, je demande pas pardon moi. Parce que je me fiche du mal que je peux faire, je me fiche des conséquences que peuvent avoir mes actes, ça me touche pas. Même avec toi j’ai toujours eu du mal, je m’excusais par les actes, rarement par les mots. Mais là j’ai déconné, j’ai vraiment déconné alors je les souffle ces palabres que tu n’entends jamais, pour que tu comprennes que je suis sincère, que je joue pas, que je cherche pas à te manipuler, que je sais à quel point la corde est raide. « C’est exactement pour ça que je voulais pas te mêler à ça...C’est mon problème, laisse moi le régler, je veux pas que tu t’en mêles. » Tes doutes te rongent à l’instar de ta jalousie. Je suis le roi des connards, mais un connard fidèle, un connard qui n’a jamais fauté avec une autre alors que nos destins étaient liés, alors que nous marchions sur la même route, sur le même chemin dévasté. J’ai trop de défauts pour avoir celui là. Aucune autre nanas ne m’a jamais intéressé, t’es la seule, tu seras toujours la seule. Pourquoi j’irais voir ailleurs lorsque je t’ai toi dans mes draps ? Folie de l’homme qui ne se contente pas d’une seule femme. Moi je t’ai toi et je veux personne d’autre. Je me lasserais jamais de ta personne, je me lasserais jamais de ta folie, je me lasserais jamais de tes courbes. T’es totalement voué à ton corps, comme je ne suis qu’à toi. « Je t’ai jamais trompé ! C’est juste cette sale pute de Cass, t’inquiète pas je vais gérer ça. » Suspens qu’on laisse traîner, suspens qui vient nous poignarder, suspens venu nous déchirer. C’est à celui qui prononcera la sentence le premier, c’est à celui qui aura la foi de prononcer les mots maudits, la grandeur assassine de nos maux. Rebelle sans courage qui se traine à parler, parce que je veux t’entendre, parce que je veux savoir ce que tu veux toi. Je veux connaître ce qu’il se cache dans le chaos de ton esprit. Je veux que tu laisses ton coeur s’exprimer, savoir s’il va décider de faire revivre le mien ou s’il choisira de l’achever. Finalement la question s’échappe d’entre tes lippes, finalement tu me laisses le choix et je ne mets même pas quelques secondes pour te répondre. Explosion de passion. « On fait comme on a toujours fais. T’es à moi. Je suis à toi. »Bataille rangée de nos lèvres qui se sont trop manquées, guerre privés de nos lippes désespérée. C’est à celui qui lâchera l’autre le premier, c’est à celui qui s’avouera vaincu dans la conquête de l’autre. Je veux pas te lâcher, je veux pas voir tes lèvres reculer, je veux pas que notre bulle d’espoir implose. Je veux pas de tout ça. Je veux pas qu’elles ne murmurent des mots que je ne veux pas entendre. Embrasse moi jusqu’à mourir contre mes lèvres. Embrasse moi comme si c’était la première et dernière fois. Embrasse moi et ne me quitte pas. Mais la valse acharnée finit par se terminer.

Je te laisse t’échapper, absolument pas pressé d’avoir cette fin de discussion avec toi. La douleur revient, vague qui m’immerge dès que tu quittes la pièce, je grimace alors que j’observe les plaies de ce sang à moitié sécher. Je désinfecte rapidement, sans vraiment faire attention avant d’enfiler un sweat et mon jogging. Douleur qui me foudroie les os, douleurs qui m’empêche de réfléchir correctement alors que je termine de m’habiller. Douleur qui va sûrement me poursuivre plusieurs jours. J’ai juste envie de rentrer, juste envie de dormir à tes côtés, certainement pas envie de parler. Je finis par remballer avant d’aller voir les mecs. C’est rapide, c’est austère, c’est comme d’hab, je signe leurs merdes et ils me filent mon fric. Un bon paquet de billet qui finit directement dans mon sac, sous le regard noir du perdant. Prunelles emplis de haine alors qu’il crache à mes pieds. Connard à qui je ris au nez. « Quoi ? T’as encore trop de dents ? T’as besoin que je termine le boulot ? » Majeur qui lui répond alors que des éclats de voix, ta voix que j’entends, ta voix qui me fait m’approcher. T’es là avec cette conne, t’es là prête à lui sauter à la gorge, t’es là prête à faire ce dont je rêve de faire depuis tout à l’heure. « Bébé ! » Pas Sidney, bébé, que cette saleté comprenne bien qui t’es, t’es ma nana et je veux que toi. Regard emplie de haine qui se pose sur la diablesse emplie de ses envies de séduire qui la noie. Mes bras s’enroulent autour de ta taille alors que je te retiens, alors que je te garde contre moi. Qu’elle tente seulement de s’approcher de toi, qu’elle tente seulement de s’en prendre à toi. J’en ricane déjà tellement elle le regrettera. « Tu sais quoi je devrais la laisser te défoncer, parce que crois moi, elle est super douée. C’est une vraie tigresse.» J’en ai vu des nanas périr sous ta jalousie, j’en ai vu des séductrices manquer se pisser dessus face à la rage de la reine. T’es pas à moi pour rien toi, t’es comme moi. Duo destructeur, reine et roi des enfers. Sourire bien trop mauvais qui déforme mes lippes alors que j’embrasse ta tempe avant de te relâcher, passant devant toi. Elle est dans mon viseur et elle risque d’y rester jusqu’à ce qu’elle se soit noyer dans ses pleurs. On ne s’en prend pas comme ça au roi de la meute, au roi des loups, à l’Alpha sans pitié. « Je crois qu’on s’est pas bien compris toi et moi. Je veux pas de toi. J’en ai rien à foutre d’une meuf comme toi qui pue le sida. Elle, s’est ma copine et crois moi, tu vas regretter ce que t’as fais. » Doigts qui la menace, opalescences qui brûlent sous la haine. Elle a voulu jouer, elle a penser gagner mais elle a choisit les mauvais adversaires, elle a choisit les pires, elle a choisit ceux avec qui elle est certaine de perdre de la pire des manières. Sikola va lui offrir la plus grande défaite de sa vie. Je me tourne vers toi, te tendant ma main, sans appel. « Sid vient on se tire. »


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Mar 17 Jan - 3:07
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Si tu te flingue en live, combien de screenshots ?
Sidney & Nikola


Hanche large qui se rapproche, blondeur peroxydée qui me fait plisser du nez. Elle ne me plait pas cette nana, elle est tout ce que je hais. La bimbo par excellence. La reine des salopes, avant même qu’elle ne parle je savais déjà à qui j’avais à faire. Cass’ … Cass’ quoi même ? Cassandra ? Cassie ? Cass’ tout court ? Casse-toi pauvre conne ouais. Aucune idée du prénom entier, mais c’est le surnom qui tourne en boucle dans ma tête non-stop depuis qu’il l’a prononcé. C’est le prénom de la ribaude qui arrive tout droit vers moi. C’est le prénom qu’il connait et même pour ce simple fait j’ai de la rancune, une petite haine qui me vient au fond des entrailles. C’est le fait qu’il le connaisse ce prénom ; qu’il l’ait prononcé pour parler de cette vieille meuf qui se jouait de moi au téléphone qui m’énerve, qui alimente ma haine. C’est quand même le prénom de la garce qui vient de foutre un bordel monstre dans ma vie et celle de mon roi. C’est le petit nom de la fille qui a tenté de m’en séparer, celle qui va le regretter. Elle a tenté la diablesse de nous diviser, peut-être pour s’amuser ? par simple jalousie de voir Nikola ne pas être sous son charme ? Alors elle aura essayé de prendre ce qui m’appartient en foutant la merde. Elle aura réussi. Oui, elle a réussi à foutre le bordel mais que très peu de temps, car on n’arrive jamais à séparer le marteau et l’enclume, jamais le couteau et la plaie. Nous sommes nées pour nous haïr de tout notre être quand tout vas mal avec Nikola, mais surtout nous sommes nées pour nous aimer de tout notre cœur et de notre corps lorsque tout va bien, ne jamais se séparer. Plutôt se malmener se fracasser comme deux entités bien trop fortes bien trop différente qui rentre en collision mais jamais prête se quitter, ô grand jamais, plus jamais. On l’a fait, on a testé mais on n’a jamais approuvé cette idée.

Son rire cristallin, rire mesquin qui emplie mes oreilles me fait voir rouge, puis pourpre et de plus en plus noir. Lueur de ma jeune sagesse, celle que j’ai acquis au cours des deux dernières années qui s’en fuit, s’envole en fumée au rythme de mes pas qui me rapproche de sa personne, de sa laideur. J’avais commencé à grandir, m’assagir en quittant Londres mais plus je me rapproche de son visage, plus des envies horripilantes m’envahissent des sentiments que je n’avais plus connue depuis lui, depuis que nous n’étions plus ensemble car si ce n’était pas pour lui, jamais je n’étais violente jamais je n’étais virulente. Je vais la massacrer, je vais la tuer … Voilà les mots qui viennent en tête, les poings serrer les jointures blanches qui apparaissent je m’approche d’elle je lui fais face elle n’a même pas encore ouvert la bouche que je la pousse les poings fermés, une foi puis deux fois avant qu’elle ne me pousse à son tour et c’est là que commence la joute verbale entre les deux tigresses. Les mains qui se lèvent, les voix qui se haussent. Elle essaie de m’impressionner mais rien y fait, j’suis en train de péter les plombs je la pousse je ne sais pas si j’attends qu’elle me touche pour la frapper mais je continue sans aucune limite de la chercher. « Bah alors ?! T’as perdu ta langue ? Vas-y assume maintenant que je suis là, il est où ton Nikola, celui que tu devais me présenter ?? » Je ricane méchamment, rire acerbe qui s’échappe d’entre mes lèvres et je la pousse une nouvelle foi alors qu’elle se plaque contre le mur le plus proche. Je suis prête à en faire qu’une bouchée de la garce, prête à lui arracher les extensions si elle n’attend que ça. Elle va pour parler, elle entre-ouvre la bouche lorsque deux bras viennent s’enrouler autour de ma taille pour me tirer en arrière. Je me raidis à se contacte que je n’attendais pas et tourne la tête vivement pour voir le doux visage de mon ange massacré. Je le fixe un instant alors qu’il se joue d’elle lui disant que si elle me laisse faire je n’en ferais qu’une bouchée… Si seulement il savait ô combien j’aimerai le faire, pourtant je suis apaisé à son contact la haine qui m’habitait s’est envolé en moins de temps qu’il le fallait. Ses lèvres contre ma tempe qui se presse me font soupirer, il est mon calment, ma dose de lucidité alors que je lâche un dernier regard empli de haine à cette vieille chaumière trop usagée, je ne vois que la raclure qu’elle est et qu’elle sera à tout jamais. « Non mais Nik arrête … J’ai juste fait une blague … » J’hausse les sourcils essayant d’avancer pour l’attraper. Elle n’a pas le droit de dire ton surnom comme ça, je l’interdis, je ne le supporte pas. Mais il me tire contre lui et je la fixe l’écoutant parler, fixant ses lèvres gercées. Je ne vois en elle que la vieille tache, la jalousie bas de gamme et je ricane, une de mes propres mains allant se placer sur ma poitrine pour me calmer. « Putain mais pourquoi j’ai envie de te frapper ? T’es une simple tache dans un immense tableau, une rature sur une multitude de mot perdues entre des milliers de page … » Mes yeux allant du haut de son crane jusqu’à ses pieds, je la juge, je la toise un instant avec cet air de dégoût collé au visage. Elle essaie à son tour de se rapprocher mais cette fois c’est lui qui s’interpose. Mon homme, mon brun. Bien plus grand que nous, bien plus large aussi. Les muscles bandés, le visage rougi et encore éclaté par le combat qu’il vient d’achever sur le vieux ring rouillé. Il se mêle pour lui dire ses quatre vérités, lui faire comprendre qu’elle n’est rien, elle ne vaut rien elle peut pas être une cause pour nous séparer, pas elle, aucune d’elles dans cette ville et cette Terre peut être suffisante pour me l’enlever il n’y a que lui qui peut le décider si tout se termine, si l’une d’elle a le mérite de me détrôner de mon empire, de mon château de carte que je monte depuis l’enfance, cet amour qui ne cesse de grandir, cet amour qui m’empêche de mourir.

Me cachant d’elle je passe à mon tour mes bras autour de sa taille, ventre ferme, muscle tendue sous son tee-shirt que je sens. Mains que je fais pressante pour qu’il ne s’approche pas trop d’elle. Ayant crainte qu’elle y touche, ou que lui ne lui manque trop de respect. Si quelqu’un doit la toucher c’est moi, pas lui il ne doit pas s’en mêler. Elle ne pipe pas un mot devant sa grandeur, elle baisse les yeux fasse à la frayeur. Elle le craint Nikola Aaron King, elle sait bien qu’elle ne peut pas savoir à quoi s’attendre avec lui. Il est une bombe à retardement, une bombe sans aucune prescription, une mèche allumée impossible à désamorcée. Dernière menace qu’il lui adresse avant de se décaler pour me tendre sa main, quelques secondes que j’ai pour me retrouver de nouveau face à elle. Elle est plus grande, elle l’est mais elle ne me fait guère peur, jamais. Je m’approche et pointe à mon tour mon doigt près de son visage. « Cette histoire elle est pas terminé, soit pas dans les parages à son prochain combat je te préviens. » Mon doigt vient se poser contre son front appuyant assez fort pour que son visage recule et cogne doucement le mur. Premier et dernier avertissement que je lui donne avant de tendre ma main à Nikola et m’avancer dans les couloirs jetant toujours un regard en arrière pour la fixer, la regarder. Elle n’a pas bougé, elle n’a pas osé. Elle aurait pu s’en prendre à moi, venir par derrière mais elle ne l’a pas fait. Partie d’échec terminé, pion peu important, la bouffonne que j’ai renversé sur l’échiquier.

Clarté qui s’est envolé laissant place à la lune et son reflet. Soupire qui s’extirpe d’entre mes lippes, retour à la réalité, tension qui s’échappe de mon corps, poids qui s’envolent de mes épaules et je glisse un regard accusateur sur mon bourreau, celui qui m’arrache encore et toujours le cœur. « J’aurais très bien pu m’en occuper seule d’elle… » Je roule des yeux et me rapproche de lui pour ouvrir son sac de sport en fouillant pour y trouver un paquet de cigarette. J’en sors une première que je coince entre mes lèvres avant de lui en tendre une qu’il coince à son tour entre ses lèvres lacérée. « Bien évidemment tu m’appelles bébé qu’en cas de nécessité … Jamais quand tout vas bien hein …. » Croyais-tu un seul instant que je n’avais pas fait attention au surnom que tu venais d’utiliser pour m’interpeller dans les couloirs … ? Rien ne m’échappait venant de lui, aucune parole, aucun acte.

Fumée qui s’échappe de mon nez alors que nous avançons silencieusement jusqu’à la plus proche entrée de métro, mégot que je jette d’une pichenette sur le fossé avant que nous nous engouffrions au chaud dans ce lieu qui est lugubre, sale et surtout mal fréquentée. « Tu rentres avec moi … ? » Main qui vient à la rencontre de la tienne, doigts qui se caressent pour mieux s’entrelacer, yeux qui se perdent dans les tiens demandant avec faiblesse pour que tu viennes, que tu ne me laisse pas seule après cette guerre qu’on vient de se mener, cette guerre qui t’a encore plus épuisé. Je n’ai même plus envie de parler, de savoir ce qui te pousse à faire tout ça car je sais que tu ne lâcheras pas l’affaire, que c’est une cause perdue d’avance, j’ai beau t’affronter tu es inchangeable. Le lion prendra toujours dessus sur le bélier.

C’est là, assis l’un à coté de l’autre dans cette station de métro dans le Bronx que j’ai capitulé, que j’ai abandonné l’idée de te changer, juste prit l’initiative de te stabiliser, que tu ne retombes pas plus bas que ce que tu étais à Londres. J’ai simplement posé ma tête contre ton épaule et j’ai fixé les rails de ce métro qui n’arrivait jamais en me disant que quoi tu fasses, qu’importe la douleur que tu me causerais ça serait toujours réparable, toujours pardonnable car je n’ai jamais aimé quelqu’un comme toi et que je ne serai jamais prête à abandonner une nouvelle foi mon Nikola.



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