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flamme qui brûle dans tes yeux qui embrase mon coeur • nate

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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Mar 27 Déc - 21:59
happy birthday me love
Nate & Jolene


Je me réveille en sursaut, mettant du temps à me souvenir où je suis. Je m’étire et mon dos craque. Les fauteuils du Mandarin Oriental ne sont vraiment pas faits pour faire une sieste. Je rattrape de justesse mon classeur qui manque de tomber et le pose à mes pieds. Je baille, encore fatiguée. Je me suis endormie sur mes révisions, surveillant la fièvre de Nate. Je tourne la tête vers lui, et je souris attendrie. Il dort depuis quelques heures maintenant. Par moment, la fièvre agitait son sommeil, et je lui remettais un linge frais sur le front. Non, je ne lui chantais pas une berceuse pour qu’il se rendorme aux pays des merveilles. Ne poussons pas l’attention à son maximum. C’est à peine si je me permettais de lui caresser les cheveux. Je n’ai pas le droit de profiter de son état. C’est déjà un exploit qu’il ait accepté que je le surveille, alors si en plus j’empiétais sur son espace vital quand je n’y suis plus la bienvenue.. non, j’ai un minimum de respect. Je m’arrange un peu mieux dans le fauteuil et laisse mon regard posé sur lui un instant. Les traits de Nate sont entièrement détendu, et dormir semble lui faire du bien, il a repris des couleurs. Avant qu’il s’endorme, je l’ai aidé à écrire le discours de Prisloo, et Tania est venu le chercher pour le donner à nos patrons respectifs. Elle avait essayé de rentrer pour voir Nate – je la déteste vraiment, je suis heureuse d’être en vacances les deux prochaines semaines et ne pas la revoir avant au moins trois semaines. Elle a craqué sur lui au premier regard – ce qui est entièrement compréhensible – mais retourne commérer avec le réceptionniste s’il te plait, laisse nous tranquille. Entendant que Tania faisait du forcing, Nate a fait semblant de ronfler. C’était horrible, je croyais vraiment qu’il ronflait, j’étais à deux doigts de suivre Tania. J’ai horreur de ça. Mais quand j’ai fermé la porte, il riait dans sa barbe. Au moins, je sais qu’il n’en a rien à faire d’elle. Non, je ne lâcherai pas. Tant qu’il ne m’aura pas viré. Discours écrit, cachet pris, il s’est allongé et s’est endormi avant même de poser sa tête sur l’oreiller. Et depuis qu’il est quinze heures, je révise mes cours pour mes examens de fin de semestre. Je me suis endormie sur mon classeur, et je me suis mise à rêver de lions qui buvaient le champagne hors de prix de ce soir, que je dansais avec Prisloo sur un tango, mais qu’il avait la tête de Garry, et au changement de partenaire, c’était le corps de Garry avec la tête de Nate. Mais au final, à la dernière note de la musique, alors qu’il me tenait en arrière, il m’a lâché, me faisant tomber par terre. Sans faire attention si j’avais mal, toute la salle s’est tournée vers Nate qui s’avançait vers ... l’autel ? Tout le monde était présents : ses parents, ses soeurs et frère, Nikola, et même Sidney et Tempérance en témoin et demoiselle d’honneur. Personne ne m’aidait à me relever, tous regardaient la mariée. Et c’est quand j’ai croisé le regard de celle qui allait devenir Madame Martinez que je me suis réveillée en sursaut. Je ne sais pas qui est cette fille, je sais juste qu’elle avait de magnifiques yeux bleus. Je secoue la tête, chassant le souvenir de ce cauchemar. Je ne sais pas ce qu’il y avait dans le vin, mais il m’a bien retourné le cerveau.

Je me force à quitter Nate du regard, et me lève afin d’aller me faire couler un bain. Je mets l’eau à couler et reviens dans la chambre récupérer mes affaires. Je tente de faire le moins de bruit possible.. c’était sans compter ma maladresse légendaire. Je me prends le pied dans mon sac à main qui trainait par terre et manque de tomber. Je me rattrape au lit et ne bouge plus quand je vois Nate bouger, et soupire quand il ne se réveille pas. Tant mieux. Je prends ma robe, ma trousse de toilettes et vais m’enfermer dans la salle de bain. Mes habits se retrouvent rapidement au sol et je soupire de bonheur quand je me glisse dans l’eau bien chaude. Je sens tous mes muscles mis à mal depuis ce matin se détendre les uns après les autres. Ils le pourraient, ils soupireraient eux-mêmes. Je pourrais me rendormir, dans l’eau. Ne plus me réveiller quitter ce cauchemar qu’est ma vie depuis quelques mois. Quelques années ? Une amie me dit toujours de faire le bilan en fin d’année, pour me rendre compte que les bons côtés surpassent toujours les mauvais moments. Et cette année, j’en ai eu des bons moments. J’ai enfin visité l’Afrique, j’ai retrouvé une famille que je croyais perdue, je suis revenue vivre à New-York, et pour plus de deux mois. Et pourtant, chacun de ces bons moments m’ont apporté du mauvais, avec la même personne. Comme si je ne pouvais combiner les deux. J’ai peur de croire en mon propre bonheur. J’ai l’impression de ne pas le mériter tant j’ai souffert. Il y a pire que moi, bla bla bla. Je sais. Seulement le temps d’un instant, je mets mon esprit Parks de côté et je me concentre sur moi. J’aimerais réussir à lâcher prise entièrement, accepter la vie comme elle vient vraiment, cesser de me méfier de ceux qui m’entoure mais surtout des miens. C’est un gros travail que j’apprends à faire sur moi depuis ma première faute cet été. Et, je pense que je progresse, non ? J’ai accepté son fichu contrat. J’ai respecté ses saloperies de clauses –en même temps, draguer ses collègues ne m’intéresse en rien puisque je n’ai d’yeux que pour lui, même s’il ne le voit pas. Et je le laisse respirer. Je ne lui ai envoyé aucun message, mes mails étaient entièrement professionnels. Comme deux étrangers. C’était dur mais je l’ai fait. En même temps, je préférai lui parler le moins possible car me connaissant, j’aurai pu gaffer comme jamais sur la surprise que je lui réserve ce soir. Je voulais lui faire ça depuis des mois déjà. À l’époque je ne savais pas encore qu’il allait partir à New-York, que notre relation allait se tendre encore plus que mes strings, mais je m’étais dit que 25 ans, ça méritait plus qu’une simple soirée dans sa famille, et une beuverie avec ses potes Monroe. Je voulais marquer le coup. Et là, qu’il vienne habiter ici avait légèrement changé la donne. Je ne souhaitais pas me faire pardonner avec cette surprise, tout cela partait d’une intention purement altruiste. D’ailleurs, ma surprise ne devrait pas tarder à arriver. J’attrape mon téléphone pour regarder la progression et me rend compte qu’il est déjà dix-sept heure trente. Il me reste une demie-heure pour me préparer. Je repose mon téléphone et je me plonge entièrement dans l’eau avant de me laver entièrement.

En peignoir, je me sèche rapidement les cheveux et les attaches en couette bien haute. J’entreprends alors ce ravalement de façade dont j’ai besoin. Je ne suis pas fan de contouring, highlighter et autres techniques de maquillages qui me doublent d’épaisseur le visage. Enfin j’dis ça, mais c’est surtout parce que je ne sais pas le faire. Je me contente d’appliquer un correcteur de ton sous mes yeux parce que mes cernes frôlent le noir, un anti-cerne magique. Vu le premier que je l’ai payé, il avait intérêt à fonctionner. Un coup de mascara sur les cils, du crayon pour redessiner légèrement mes sourcils, et je m’applique un rouge à lèvre qui oscille entre le nude et le marron, juste histoire de colorer mes lèvres. Un peu de blush pour ne pas paraitre trop malade et j’observe le résultat. Je me démerde pas trop mal pour une fille pas douée comme moi. Je me défais de mon peignoir trop douillet et enfile ma robe. Je me regarde un instant dans le miroir et je n’arrive pas à être satisfaite du résultat. J’aime cette robe. La couleur qui oscille entre le bleu et le vert qui fait ressortir celle de mes yeux, le velour, doux au toucher, le fait qu’elle soit à moitié dos nus, ne dévoilant que mes omoplates, les manches longues qui me permettent tout de meme une grande liberté. Je l’aime cette robe. Pourtant je suis à deux doigts de la balancer à la poubelle et tant pis, j’y assiste en vieux pull et legging de sport. À l’instant, je me trouve trop maigre. J’ai légèrement perdu de mes hanches, mes cuisses à demi-dévoilées semblent sèchent. J’ai appliqué de la crème qui donne un léger côté ensoleillé, pour justement tenter de cacher la maigreur qui me guette. Rien à faire. Et mettre mes talons ne feront qu’affiner ma silhouette déjà trop fine. Je pensais avoir perdu autant de kilos, que mon corps avait autant pâti de mes troubles. Je soupire et détourne mon regard de mon reflet. Si je continuais à penser dessus, je réveillais Nate, le dégageais de la chambre et prenait sa place dans le lit profitant de la chaine HBO jusqu’à demain matin. J’attrape mes boucles d’oreilles, enfile mes bracelets qui ne me quittent jamais, et je range la salle de bain, que Nate oublie qu’une fille soit passé par là avant.

J’ouvre doucement la porte et trouve le mexicain encore en train de dormir. Je range mes affaires dans mon sac, attrape mes talons et vais m’accroupir à son niveau. Je pose une main sur son front, la fièvre s’est dissipée, pour le moment. Ma main glisse dans ses cheveux et je lui enlève les mèches qui tombent sur son front. Il est adorable, je craque. Je tente alors de le réveiller, en chuchottant. « Nate ? Nate, il est dix-huit heures, tu devrais te lever. » Il ouvre un oeil, et le referme aussitôt, se mettant sur le ventre. Un vrai gosse. Je m’assois sur le lit et me penche au dessus de son dos pour lui parler dans l’oreille. La douceur ne semble vraiment pas marcher avec lui. « Gros tas, dépêche toi d’aller prendre une douche, j’aimerais me coucher dans autre chose que ta sueur cette nuit s’il te plait. » Je lui ébourrife les cheveux, attrape mes talons par terre ainsi que mon badge pour ce soir et mon téléphone et sors pieds nus de la chambre. Avant de fermer je me retourne pour voir si Nate s’est bien réveillé. Il l’est, et me regarde... bizarrement. Bon. Au moins il est réveillé. Je sors de la chambre et me dirige vers l’ascenseur, toujours pied nus. Devant la cage, je croise Gary, qui attend lui aussi. Il siffle en me voyant arriver, et je roule des yeux, me sentant rougir. Arrivé à sa hauteur, il m’embrasse la joue et j’en profite que l’ascenseur arrive pour enfiler mes talons. « Bien dormi ? » J’hoche la tête. J’aurai aimé dormir un peu plus. « T’as bien travaillé ce matin, je ne regrette pas de t’avoir confié cette tâche. D’ailleurs, ton.. « ami » va mieux ? » Je le regarde, blasée. « J’avais une bonne équipe, aussi, haha. On se connait de la fac, rien de plus. Mais oui, ça va. Et ton « ami » à toi, il vient ce soir ? » Un sourire se colle immédiatement sur les lèvres de Garry et je ris. Quand il assumera qu’il craque pour lui, on rediscutera de ma relation avec Nate. Mais le regard qui veut dire « à d’autre » qu’il me lance me montre bien que le « rien d’autre » est un gros mensonge, qu’il m’a démasqué. J’en profite qu’on soit dans l’ascenseur pour revoir le déroulé de la soirée, notamment au moment de la surprise. Et je le remercie pour la énième fois de me permettre de le faire.

On arrive dans la salle de réception, où tout est déjà prêt. Il nous reste une heure avant que les premiers invités arrivent. On passe l’heure à revoir le déroulé de la soirée avec l’équipe ainsi que l’auteur. Je croise Tania, qui me toise de haut en bas. Ca serait dommage qu’au cours de la soirée elle trébuche malencontreusement, hein. Tellement dommage. Je fais le tour de la salle, arrangeant des livres mal positionné, faisant ma maniaque comme Martinez, et je vais dans l’arrière salle, où une partie de la surprise attend sagement. Je claque un bisou sur celle qui s’est porté volontaire pour le réaliser et retourne dans la salle. Je m’assois sur l’estrade, face à la porte d’entrée. Dans une dizaine de minutes, les premiers invités vont arrivés. J’entends la porte s’ouvrir, et lève la tête de mon téléphone. Nate vient d’entrer dans la salle et la seule réaction que mon corps accepte d’exécuter, c’est avaler difficilement ma salive.



© MADE BY LOYALS.



galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Jeu 29 Déc - 17:12
happy birthday me love
Nate & Jolene


Douce est la voix qui essaie de me sortir de la brume qui m’entoure. Yeux qui restent clos, profondeur de mes rêves que j’aime. Elle est belle l’enchanteresse qui m’entraine par la main autour des flammes qui nous entourent. Je ne vois pas son visage, juste ses longs cheveux d’un châtain clair qui me dis vaguement quelque chose… Le lieu n’a pas l’air propice à la sérénité pourtant nos traits sont adoucis, je lui fais confiance je la suis sans piper mot. Elle me tire en riant, toujours et encore plus loin de la plage où nous sommes, elle m’attire au travers des flammes et pourtant nous ne brûlons pas. Elle continue, et nous nous retrouvons dans un appartement subitement. Je regarde autour de moi ne comprenant pas ce que nous faisons là. Alors je pose ma main sur son épaule doucement et elle se tourne la reine de mes pensées et de mes tourments, elle me fait face, c’est Jolene qui me regarde. Les flammes dansant dans ses yeux, me faisant toujours chavirer un peu plus. Je l’attrape par la taille pour la rapprocher de moi. Je sais que je ne devrais pas, qu’il faudrait que je résiste mais je n’y arrive simplement plus. Je préfère vivre dans le vice que dans la quiétude. Ceci, ce n’est pas l’avis de la personne qui essaie de me réveiller de force. Grognement presque animal qui sort d’entre mes lèvres alors que je sens ses cheveux caresser de leurs pointes mon dos et ses palabres cassent le rythme effréné de mon cœur que mon esprit tordu à créer de toute pièce. Je rêve de chose pas très catholique de cette même femme qui me surplombe et me secoue pour me réveiller. Je souffle un long coup, le corps complètement contracté, frustration purement créer par mes propres fantasmes. Tête qui s’enfonce lourdement dans l’oreiller alors qu’elle ébouriffe mes cheveux. Toujours plus énervante, bien plus sympathique dans mon rêve que dans cette dure réalité qu’elle m’impose en me jetant de son lit. Je le savais que j’aurai dû rester dans mes songes, son maigre poids se soustrait et l’air frais me fait tirer la couette sur ma carcasse avant de me relever, assis grossièrement sur le lit à me passer les mains sur le visage en baillant j’ose enfin ouvrir sincèrement les yeux et ce que je vois me laisse pantois.  

Voix qui reste bloqué dans la trachée, palabre qui devait être assassine qui n’arrive pas à sortir. Prunelles qui dessinent plan par plan chaque millimètre de ce corps, cette peau blanche que j’avais conquis et qui maintenant me manque affreusement. Si j’avais su, j’aurais interdit aussi le velours et non pas que le satin que je pensais être la seule matière qui était aussi raffinée et sexy mais comment oublié que ce n’est pas le tissu qui fait la beauté de la femme, mais la femme qui donne une chance à ce bout de chiffon d’exister. Ce n’est pas les vêtements qui sont trop beau ou quoi que ce soit, c’est Jolene qui embellit ce qui l’entoure et ce qu’elle touche. C’est sa beauté naturelle qui fait le travail. Qu’elle porte un jean large, une robe ou un sac de patate elle éblouie, elle ne fait que ça, née pour briller. Née pour me malmener, me faire regretter que je sois un bel enfoiré de lui faire endurer mes sauts d’humeur et de comportement. J’ouvre la bouche pour lui dire quelque chose mais elle part avant, les talons entre les doigts et fermant la porte. « T’es magnifique Jo… » Main qui passe dans mes mèches brunes au pointe plus claire, je suis partagé entre l’envie de la rattraper et la laisser filer. Non, stop. J’en ai marre de combattre avec moi-même. Je saute presque du lit en caleçon et me jette sur la porte de la chambre et je la vois entrer dans l’ascenseur « JOLENE ! » Pas le temps de m’avancer que les portes se referment déjà. Je souffle, complètement agacé et referme brusquement la porte derrière moi. « Putain ! » Je donne un coup contre celle-ci et je me décide à filer sous la douche.

J’entre dans la salle de bain et je vois les vêtements de ma belle trainée au sol … Doigts qui viennent pincer l’arrête de mon nez. Elle sera toujours autant bordelique et je ris nerveusement. Incorrigible demoiselle qui me rend fou. Elle est magnifiquement belle, superbement intelligente mais lorsqu’il s’agit de ne pas laisser sa boule de vêtement au sol un vrai fléau s’abat sur elle. Je lève les yeux au ciel et je me débarrasse de mon dernier vêtement avant d’ouvrir à grand jet l’eau fraiche qui m’aide à détendre les dégâts d’un rêve trop charmant, et de mes tentatives ratées pour m’accaparer d’elle. Il ne me reste plus qu’à me préparer tout seul dans cette chambre et passer la soirée à sourire, prendre une dose de cacher pour simuler que tout va bien et profiter de regarder Jolene de loin car nous serons bien trop occupés chacun de notre cotés. Mains qui s’agitent dans mes cheveux et sur mon visage. Dès que je me sens un peu moins sur les nerfs je laisse mes doigts aller jusqu’au bouton d’eau chaude et la pièce devient un vrai hammam, eau brulante qui glisse le long de mon derme et s’écrase à mes pieds. Chaleur étouffante que j’aurai aimé partager mais c’est raté. Minutes et quart d’heures qui filent sans que je m’en aperçoive. Je sors de la douche et m’enroule rapidement la taille d’un drap de bain et me frotte la tête avec une deuxième avant de prendre tous nos vêtements et de partir avec jusque dans la chambre. Je plie notre bordel et je sors de mon sac de sport ma tenue du soir. Je souffle un coup face à cette tenue qui ne me correspond tellement pas … Mais allez, il est l’heure de se préparer.

Veste à la main, je quitte la chambre en fermant les boutons des manches de ma chemise blanche et remettant le col de celle-ci à sa place. Cheveux coiffés en arrière, belles pompes obligatoires je me dirige jusqu’à l’ascenseur en jetant le blazer sur mon épaule gauche. Est-ce qu’on est vraiment obligé de porter ceci ? Est-ce que les autres hommes de la soirée vont tous être autant apprêté pour voir un imbécile se pavaner et dire à tout le monde qu’il a eu l’idée de l’année blablabla… Bref, en tout cas à moi, on m’a bien fait la remarque pour la tenue vestimentaire. Comme si je ne connaissais pas un minimum le dress-code demandé, comme si j’étais un imbécile qui allait débarquer en casquette et sweat mais bon. J’ai simplement hoché la tête et fait comme si de rien était face aux remarques qui m’était adressé.

Dernier soupire que je m’autorise alors que ma main se pose sur la poignée de porte de la réception. Doigts qui viennent s’accrocher à mon bras et je fronce les sourcils en ne reconnaissant pas la main de Jolene, je tourne la tête et tombe sur le visage de Talia…. Je me maintiens d’être acerbe et lui dit avec un simple sourire. « Oui ? » Elle bat des cils et je ne peux m’empêcher de la trouver simplement ridicule … Aucune grâce, aucun tact, pas un brin raffiné pourtant dieu seul sait que je ne suis pas un exemple de recherche de femme de bon chic, bon genre. « Tu veux bien qu’on entre ensemble dans la salle ? » Je fronce les sourcils exaspérés. « Non ça ne me dit pas trop, j’ai dit à Jolene que je l’accompagnais ce soir… Puis on n’est pas à un mariage ni un bal Talia, t’as pas besoin d’un cavalier je pense. » Mensonge, piètre menteur qui veut se débarrasser de la sangsue qui n’aura cessé de le faire chier tout au long de la journée. C’est pas toi que je veux bordel, t’as pas compris que l’unique fille que je veux ramener avec moi ce soir c’est Jolene Fran Larsen ?  Je soupire et me décide à rentrer finalement dans la salle en tenant un instant la porte à miss chieuse et m’avancer dire bonjour, faire acte de présence auprès de ceux qui sont déjà là. Je souris, fait des poignes de mains et me montre galant avec les dames mais mes yeux ne cherchent qu’elle, je toise, je tourne la tête de gauche à droite jusqu’à tomber sur celle que je veux admirer, opalescences qui la détaille une nouvelle fois sans gêne je mets fin à la discussion qui s’éternise poliment et je m’avance vers elle tout sourire, une main dans la poche de mon pantalon noir et une qui vient se poser à la naissance de sa chute de rein pour l’amener plus loin. « Sublime robe Miss Larsen… Vous êtes fortement désirable ce soir … Encore un tissu à ajouter à ma liste d’interdit à l’avenir … » pouce qui fait des ronds sur la matière douce de son vêtement et sourire charmeur. Nate Martinez est de retour bébé, juste pour toi, ce soir il n'y a aucun échappatoire.


© MADE BY LOYALS.



Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
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Ven 30 Déc - 2:41
happy birthday me love
Nate & Jolene


Cette robe est parfaite, elle me va comme un gant. Comme si elle avait été faite sur mesure pour moi. Elle n’attendait que moi et mon corps longiligne qui perd de ses formes. Mais putain, il lui aurait fallu des poches. Mon téléphone me reste en main tout le monde mais ce n’est pas pratique d’avoir une main poser dans le dos d’une personne et de serrer la main à une autre en même temps. Le col est trop ras de cou pour que je fasse comme d’habitude, le mettre dans mon soutien gorge, mais quand bien même j’aurai pu, le dos nu fait en sorte que je ne peux justement pas en porter. Cette robe reçoit beaucoup de compliments. Surtout Gary qui n’en revient pas, qui n’arrête pas de prendre mon bras pour que son « ami », Daniel, touche cette matière divine. Daniel est couturier, évidemment qu’il sait que le velours est divin. Face à Gary, il soutient que cette matière, c’est du vu et revu, qu’elle ne remplacera jamais l’incontournable soie. Il profite pourtant que Gary ait le dos tourné pour m’attraper le bras et me dire exactement quand est-ce que cette robe a été confectionné, et qu’il est jaloux qu’un autre que lui ait pu réaliser cette merveille. Oh et qu’il est d’accord, cette robe galbe mon fessier à la perfection. Je suis gênée. Mon patron a bu un verre de champagne en trop, et lui et son ami étaient à deux doigts de me palper le cul pour se mettre d’accord si oui ou non je ferai une bonne mannequin. Et je bénis un invité qui cherche les toilettes de me sauver de cette situation. Je ne les connais que depuis deux mois et pourtant, ils se comportent avec moi comme si j’étais leur enfant. Sachant qu’on n’a que sept ans d’écart. J’accompagne l’invité jusqu’aux toilettes – je l’accompagne parce qu’elle tient à me parler de l’oeuvre de Prisloo, à quel point il a chamboulé sa vie. Je l’abandonne à l’entrée et retourne dans la salle. Du monde commence deja à arriver et je ne vois toujours pas Nate. Je me fais du soucis. Quand je suis partie, il s’asseyait sur le lit. Du coup, je ne sais pas s’il s’est levé. Et s’il était retombé dans les bras de Morphée, trop fatigué pour se lever ? Ou encore plus malade ? J’aurai dû le trainer moi-même sous l’eau, m’assurer qu’il aille bien, rester avec lui jusqu’à ce qu’on arrive dans la salle. Je lui dis que je m’occupe de lui et je pars avant même d’avoir rempli mon rôle. Je souris, réponds aux questions évasivement tout en scrutant la salle, à la recherche de ses cheveux décolorés aux pointes. Quand mon regard se pose au niveau de la porte, je croise Tania, qui est probablement en train de me maudire. Je tourne la tête et vois Gary en train de rire avec Prisloo et Mr Stewart. Elle n’a donc reçu aucune remarque de notre patron et n’a pas assisté à notre échange plus tôt. Oh et puis merde, qu’elle me maudisse, les astres sont déjà assez contre moi pour que je puisse avoir peur d’elle. Je ne peux plus rien faire pour une aigrie jalouse d’une fille plus jeune qu’elle. Surtout que je ne vois pas pourquoi elle est jalouse. Je ne lui prends pas sa place, je me fais discrète au travail. Elle n’a aucune raison de se sentir menacée par moi. Je n’ai aucune envie de lui faire de l’ombre et je ne vois absolument pas comment une apprentie pourrait gêner une titulaire qui excelle dans son métier. Il n’y a qu’à voir comment les journalistes présents dans la salle roucoulent à ses pieds. Elle n’a pas besoin de moi pour se sentir vivante.

Et avec tout ça, toujours pas de Nate. J’attrape une coupe de champagne à la volée et alors que je m’apprête à rejoindre mes collègues, je me sens observée. Je tourne la tête et cette scène semble digne des romans où les deux protagonistes voient l’autre pour la première, depuis longtemps ou non. Il ne manquerait que l’aura, une luminosité accentué dans nos pupilles et un ventilateur à nos pieds pour mettre en mouvement nos chevelures soyeuses pour qu’on soit admissible dans un film à l’eau de rose. Je souris immédiatement quand je le vois debout devant moi, beaucoup plus en forme qu’il ne l’était il y a quelques heures. Et il n’y a pas d’autres mots pour le décrire que sexy. Enfin si. Beau. Attirant. Magnifique. Élégant. Ravissant. Et je suis déjà à court de mots. Promis je reprends le lyrisme en priorité dans mes révisions. Son visage est radieux, et son sourire, ce sourire immense, qui m’est destiné, pour moi, rien que pour moi, m’hérisse l’échine. Je le regarde s’excuser auprès des gens avec qui ils parlaient, tenir sa veste nonchalamment, mettre sa main dans sa poche, le bracelet que je lui ai offert qui dépasse et s’avancer vers moi. Je ne le quitte pas des yeux. Je le suis du regard s’avancer vers moi, me détailler comme si c’était la première fois qu’il me voyait. Oh je lui rends bien. Ce pantalon ample qui lui laisse une liberté de mouvement mais qui lui moule les hanches et le haut des cuisses, laissant deviner un bon début d’entretien musculaire. Cette chemise qui répond aux mêmes critères, qui me donnent plus envie de lui arracher que de la contempler sur lui. Ses cheveux coiffés en arrière, dégageant son si beau visage. J’ai l’impression de redécouvrir Nate. Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas eu le droit à ce sourire. Ce sourire qui me chauffe la chute de reins, qui me tord le ventre et qui me donne envie de ressembler à un dessin animé. Ce sourire qui me fait sentir comme Jessica Rabbit sous ses yeux : belle et désirée. Je n’aurais pas su me tenir en société, j’aurais défailli. Imperceptible et pourtant si on regarde la moquette, on voit mon talon aiguille trembler. À deux doigts de me rattraper à un serveur. Je n’ai même pas la force de boire mon verre. J’ai l’impression qu’il met une éternité à venir à moi, et pourtant j’ai bien récupéré Nate. Il est là, en face de moi. J’aimerais lui crier à quel point il m’a manqué, combien de l’aime, mais je pense que mon sourire et mon regard s’en chargent tous seuls. Tous comme les siens.

Sa main vient se glisser sur l’unique partie en velours qui cache le creux de mes reins et je la remercie d’être présente, où il aurait senti que je brûle littéralement de désir pour lui. On s’éloigne quelque peu de la foule et je me retrouve en tête à tête avec lui. Quand bien même le tissu de la robe se trouve entre mon dos et sa main, je ressens son touché comme une brûlure salvatrice, venant de l’enfer des damnés. Les flammes qui me lèchent sont douloureusement bénéfique à ma... oh, avouons-le, à ma libido. Je n’aurai pas été là pour le travail et lui non plus, je n’aurai pas attendu longtemps pour l’emmener ailleurs. Je pose la coupe de champagne sur la table derrière et me retourne vers lui, entreprenant d’arranger son col, ses épaules, enlever la moindre peluche sur ses manches, sa veste. Chemin faisant, je garde un masque impassible, laissant paraitre un léger sourire fier. « Fortement désirable hein ? Dommage que ce soit proscrit ça non ? » Je reprends ma coupe de champagne mais une main ne quitte pas le bras qui se trouve encore autour de la taille. Je bois une gorgée et lui souris, innocemment. « Première partie de ton cadeau, Martinez. » Je ne peux tout de même m’empêcher de me faire du soucis pour lui. Le changement de ma voix est flagrant. Je passe d’une voix tentatrice à une voix douce, presque maternelle. Ma main quitte son bras pour toucher son front, ses joues, toujours un peu chauds. « Ça va mieux ? Et pas de champagne ce soir, t’es à la diet. » Je m’apprête à reparler quand on entend un micro s’allumer. Gary nous invite à rejoindre nos tables pour manger. Le repas sera suivi d’un discours de l’auteur et une discussion sera organisée à la suite portant sur différents sujets. Les journalistes et les invités sont mélangés avec les membres de l’équipe de la maison d’édition tandis que nous, organisateurs, avons une table en bout de chemin. J’abandonne donc Nate, non pas sans lui avoir embrassé tendrement la joue et serré légèrement le bras, promesse que l’on se retrouvera vite. Je vais rejoindre mon équipe et m’installe avec Daniel. Nate est quasiment dis à moi, j’ai dans mon champ de vision son sourire. Gary en face de moi me lance un clin d’oeil. Cramée. J’évite de le regarder durant tout le repas. Depuis quand je suis devenue cette fille affreusement niaise qui passe son temps à rougir sous son regard, qui meurt de le voir sourire juste pour son visage s’illuminer ? depuis qu’t’es tombée amoureuse de lui, couillonne. Je dois me reprendre. J’ai envie de me facepalm moi même. Je ne suis pas cette fille niaise. Je suis cette fille cynique et sarcastique. Celle qui utilise l’ironie comme langage principal et place la sincérité au dessus de tout. Celle qui met les sentiments de côté. Mais bordel, quand on est amoureuse, c’est dur.

C’est bien qu’il soit dos à moi. Il ne me voit pas m’éclipser vers la fin du repas, pour aller chercher l’élément principal de ma surprise, le placer dans l’arrière pièce. Je suis sincèrement fière de ce que j’ai réussi à lui faire comme cadeau. Tout ça pour voir un sourire sur ses lèvres, mon dieu ce que je ne ferai pas. Je reviens discrètement m’asseoir à table, quand le « dessert » est maintenant débarrassé. Tout le monde est invité à rester à table, le dessert arrive. Avant, Andrew Prisloo se lève pour faire un premier discours, sur l’importance de se connaitre soi-même, d’achever ses rêves afin d’être en osmose. Je l’écoute à moitié, je trépigne d’impatience. Car quand il aura fini, les lumières s’éteindront. Oh, là, Nate va me détester. Mais je m’en fous. Il oubliera tout ça quand il verra pourquoi il me déteste.




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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Jeu 5 Jan - 14:33
happy birthday me love
Nate & Jolene


Doigts qui frôlent sans complexe le doux tissu de sa robe, simple morceau très peu épais de textile qui me sépare de son derme que je connais par cœur. Si je le voulais vraiment, je n’aurais qu’à simplement glisser ma main de sa cambrure jusqu’au milieu de son dos pour effleurer pour de vrai sa peau mais ça serait trop en faire, trop lui en donner, trop m’affoler. Comme d’habitude, je préfère m’amuser de ses réactions et des miennes qui sont follement disproportionnées. Comme si nous étions poudre et canon et qu’en peu de temps ça pourrait nous exploser à la face. Interdiction formelle d’y aller trop vite. Premier pas que je fais vers elle, contrat toujours pesant sur nos têtes je me dois d’être discret. Je me dois de lui faire oublier que je suis le créateur de notre pacte, créateur de notre frustration maximale. Alors c’est doucement mais surement que je m’amuse à la rendre dingue en ne faisant qu’effleurer subtilement le liséré du dos nue de sa robe à l’aide du pouce, épiderme de température brulante caressant une seconde sur quatre la peau fraiche de ses reins. Elle se tortillerait presque sous ma main et je m’en mordille la lèvre sans qu’elle ne le remarque. Si elle me voit, je suis un homme mort, foutu. Nous nous retrouvons bien rapidement écarté du monde, écarté de ses hypocrites et inutiles gens que nous sommes obligés de côtoyer pour la soirée. Je regarde la foule derrière Jolene qui est face à moi et repose mon attention sur elle lorsque je la vois poser son verre de champagne sur la table la plus proche et se rapprocher de moi la seconde d’après.


Elle ne me regarde pas, elle se contente juste de passer ses deux fines mains sur le col de ma chemise. Proximité bien trop tentatrice. Je ne pipe pas mot mais je la laisse agir, les bras ballant je fixe son visage. Yeux que très peu maquillé, iris qui sont misent en valeur sans effet artificielle. Pas de faux cils, pas d’ombre à paupière à l’excès juste ce produit qu’elles se mettent toutes sur les cils pour les épaissir. Je perçois aussi une légère couleur pour rehausser la perfection de ses lèvres. Si je ne les connaissais pas par cœur, je n’y remarquerais que du feu mais les ayant embrassés par millier de foi, je sais leur vraie teinte, un brin plus clair qu’actuellement. Là, l’éclat foncé qu’elle a choisi fait ressortir son arc de cupidon bien tracé, celui-ci formant un joli cœur lorsqu’elle pince les lèvres. Chose que je lui ai bien fait souvent remarqué. Je me rappelle encore de ses réactions lorsque je lui faisais remarquer. Le seul truc qu’elle trouvait à faire était de cacher ses lippes ensorcelées, me donnant mille fois plus envie d’y gouter. A croire qu’elle savait comment me rendre fou depuis le début, petit à petit sans que je ne m’en rende compte elle m’avait habitué, rendu accro à des choses imperceptibles. Jolene, tu as fait de moi un garçon niais, ceux qui remarque les moindres détails lorsqu’il s’agit de leurs petites amies … Sauf que tu n’es pas mienne, nous n’avons jamais rien officialisé, nous avons lâchés nos déclarations comme des bombes au mauvais moment de nos vies. Nous savons qu’il y a quelque chose mais on ne se fait clairement pas assez confiance pour se livrer à corps perdu et cœur saignant, du moins pas encore. « Les règles ne sont-elles pas faites pour être transgresser après tout ? » Simple réflexion dont je connais déjà la réponse. Elle ne prend pas le temps d’y répondre, évidence même pour elle je présume.

J’hausse les sourcils sans vraiment comprendre ce qu’elle appelle ‘’première partie de ton cadeau’’ je la regarde intriguée. J’ouvre la bouche pour demander pourquoi parle-t-elle de cadeau mais je suis coupé lorsqu’elle vient poser sa main froide contre mon front je soupire et me décale n’appréciant pas particulièrement cet élan de maman qu’elle prend. J’ai vingt-cinq ans aujourd’hui donc je pense quand même savoir si je peux boire ou non. « Je pense savoir ce que j’ai à faire Jo’ …. » Je lui plante sous le nez mon verre pour qu’elle y distingue l’eau plate qui se trouve en son fond. Je la fixe et croise son regard un peu gêné, un peu embarrassé et attristé que je lui parle si durement. Je me pince les lèvres un instant, m’en voulant d’être si froid et distant pour rien des fois. A tout jamais un macho sans gêne, un garçon qui blesse sans s’en rendre compte. Une tache parmi les taches. Je passe rapidement une main sur sa joue en lui faisant un petit sourire en coin. Je me dois de me rattraper tout de suite même. Je l’ai déjà assez vexée et rabaissée au cours des derniers mois. Soit plus intelligent que ça Nate, réfléchit à ce que tu veux vraiment. Et tu sais ce que tu veux, c’est elle. « T’inquiète ça va mieux depuis que j’ai dormi, t’en fais pas. » Voix qui se fait douce, rassurante. Pouce qui caresse doucement sa joue un court instant avant que la voix de Garry résonne au micro. Soupire qui sort d’entre mes lippes alors que ma main retombe mollement et doucement. Il nous invite cordialement à retrouver nos places, le diner commence et je lève les vers le ciel sachant très bien que ce genre de diner dure des heures et que nous ne sommes même pas à la même table. Détail qui me paraissait cool encore deux jours avant, quand je pensais que l’éviter c’était le bon plan. Hahaha, pauvre con. Cerveau présent mais complètement monté à l’envers, me faisant toujours vivre des misères. Discussion qui coupe court tout à coup. Pression sur le bras ainsi qu’un baiser sur la joue et là voilà en route sous mes yeux, dans sa magnifique robe bleue vers sa table au fin fond de la salle. Comme si les organisateurs de ce banquet n’avaient pas leurs places.

Dos à elle, je sens son regard me bruler les omoplates. Peut-être que je me fais des films, que l’envie dépasse la réalité mais j’avoue que j’espère presque qu’elle me jette des coups d’œil. Qu’elle voie combien de foi j’ai pu remballer poliment avec un large sourire la gente dame à mes côtés, qu’elle voit que je n’ai pas touché à une seule goutte d’alcool malgré le fait que je sois le plus gros fêtard de ma confrérie. J’aimerai aussi qu’elle n’ait qu’une seule hâte que le repas se termine pour qu’on aille discuter, ou s’embrasser dans un coin comme on le faisait à la faculté de San Francisco. J’aimerai aussi la harceler de question pour comprendre de quoi parlait-elle en parlant de première partie de mon cadeau d’anniversaire… Beaucoup d’envie, mais rien qui puisse être exhausser pour le moment. Dernière fourchette de ce plat délicieux de luxe je présume. Tout est luxueux ce soir. Les plats, les gens autour de nous avec leurs montres à six milles balles et y’a Prisloo, ce pauvre con qui récite mon discours comme un perroquet, je ne l’écoute qu’à moitié. Laissant glisser le cristal du verre à pied jusqu’à mes lippes et en boire une gorgée. Je profite de l’agitation des journalistes qui lève la main pour parler pour me retourner et la chercher du regard. Mes yeux se plissent et j’examine chaque table, j’ai l’occasion de tomber sur Frank, Julia, Tania … Tout le monde, toutes les têtes que je connais sauf la sienne ce qui a le don de m’agacer. Où est-elle ? Mon esprit torturé commence à se faire des films.

Des tas d’illustrations qui ne me plaisent guère me vienne en tête. Jolene attendant un gars dans les couloirs de l’hôtel, un speed dating potentiel. Un gars qui lui aurait du charme que je n’aurais pas remarqué ou quoi… Rien que de l’imaginer attendre un autre gars me donne envie de rejeter mon repas complet je passe une main nerveuse dans mes cheveux en soupirant. J’ai pas suivi mais j’entends et voix les gens taper des mains pour le discours d’Andrew et je fais comme la foule, j’applaudis sans grande conviction les yeux allant de gauche à droite pour trouver la brune qui est en train de me rendre tout à coup dingue. Si je ne la vois pas d’ici deux minutes je vais me lever et je vais la chercher moi-même. Pas le temps d’en penser plus qu’Andrew reprend place à sa table et les lumières de la salle s’éteigne. Tout le monde reste étonné ne comprenant rien à ce qu’il se passe, moi le premier.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
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Ven 6 Jan - 8:35
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Nate & Jolene


Je crois que c’est ce qu’il n’a pas encore bien compris. Je m’inquiéterai tout le temps. Depuis que Nate est devenu quelqu’un d’assez important pour moi, je m’inquiète. Pour un rien. Je fais cette fille sans attache, qui préfère voyager à l’autre bout du monde à rester sédentaire et de ne vivre que pour une personne. San Francisco a changé ma vision des choses. Nate le premier a niqué tous mes plans. Dans lequel de mes plans il était écrit que je devais tomber amoureuse à en avoir mal aux joues à force de sourire, d’avoir mal au coeur parce qu’on a passé cinq mois à se cracher à la gueule comme on n’a jamais fait, d’avoir les boyaux qui se tordent juste parce que je l’ai vu, avoir cette chaleur constante dans le creux des reins parce que merde, je le désire. Il n’y a pas que Nate qui m’a fait changé. La liste est courte, mais assez longue pour me rendre compte que je ne peux plus partir. La preuve, cet été. J’ai essayé de partir, de rentrer au Danemark, comprendre pourquoi j’étais comme ça, pourquoi j’avais toujours ce besoin de fuir le moindre obstacle, d’éviter au maximum toute souffrance, au point d’en faire souffrir les autres. J’ai essayé. Et je n’avais que ce con de mexicain en tête. Je repensais à notre conversation téléphone qui m’a mis un premier coup sur la tête, ma jalousie pour Astoria, alors que c’était une de mes plus proches amies, ma marraine, ma hantise de le perdre pour une connerie. Et j’ai compris. Hahaha que c’était con ! Fuir pour se rendre compte que depuis tout ce temps on est amoureux de son plan cul. Ce n’était pas prévu que je prenne ce billet d’avion, que je passe quasiment soixante-douze heures éveillée pour rentrer. Ce n’était pas prévu que j’aille directement chez lui, que tout ce que j’espérais sur le chemin, c’était qu’il me prenne dans ses bras et qu’il ne me laisse plus partir. C’est con n’est-ce pas ? De devoir partir à l’autre bout du monde pour se rencontre qu’on ne veut justement plus partir ? Si l’amour rend aveugle, Nate m’a redonné la vue. J’ai l’opportunité d’avoir une deuxième chance, et je ferai tout pour prouver que je la mérite mais pardonne-moi, Nate, je m’inquiéterai toujours pour toi, même pour une simple fièvre. Je ferme les yeux un instant quand sa main vient rencontrer ma joue et les rouvre aussitôt, électrisée par son toucher. Je ne tiens plus. J’ai le corps en feu. Nate commence à regretter son pacte à la con, je le sens bien. Sa main dans le creux de mes reins, qui s’amuse à faire monter ma tension artérielle, à faire grimper la chaleur de mon corps. Mon corps est en ébullition et je ne sais si je pourrais tenir. Si  je soupire quand Gary nous demande d’aller nous asseoir, c’est bel et bien de soulagement.

Je m’assois aux côtés de Daniel, volontairement parce que j’apprécie énormément de parler avec lui mais surtout pour avoir Nate en face de moi. Lui se retrouve à côté d’une femme, et je grimace. Toute femme normalement constituée craque devant Nate. Ça a été prouvé par San Francisco State. Le nombre de filles ayant accepté d’ouvrir les cuisses –dont moi- devant lui, le nombre de filles l’ayant eu en tête toute la journée –dont moi-, le nombre de filles ayant eu l’espoir d’obtenir un sourire –moi aussi mais ça c’est normal-, tous ces nombres montrent que Nate fait partie de ces hommes qui mettent toutes les femmes d’accord. En même temps, comment voulez-vous résistez à ses yeux qui vous font sentir belle au moindre regard ? Comment voulez-vous résistez à la douceur de son sourire ? Gary en face de moi a compris, et Daniel n’a même pas eu besoin de poser la question pour comprendre de ce qu’il en découlait. Première règle enfreinte, Martinez. Tu as dragué quelqu’un d’Empire en lui disant qu’elle était désirable et que les règles sont faites pour être brisées. On aura tenu un mois. Un mois à être frustrée. Oh de son côté, je n’en sais rien, mais moi, je le suis. Juste à le regarder sourire à cette femme à ses côtés. Elle a le droit à ce sourire doux. Vous empestez le désir. C’est ce que vient de me dire Daniel, et je ne trouve rien d’autre à faire que de rire pour tenter de cacher mon désarroi. Avant, désirer quelqu’un ne m’avait jamais gêné. Encore moins de Nate. Le monde entier savait ce qu’il se passait entre nous. Mais cette fois-ci c’est une autre forme de désir. Je le veux entièrement, corps et âme, et rien que pour moi. Les plats défilent dans nos assiettes et Daniel et moi n’avons qu’une discussion, que deux prénoms à la bouche, Gary et Nate. Ces hommes qui nous rendent fous mais à qui nous le rendons bien. Enfin je pense ? On s’est dit des choses, mais jamais de la manière qu’il l’aurait fallu. Toujours avec cette teinte de regret aigre-doux. Ce n’étaient pas ces moments que l’on voit au cinéma. Après nos disputes il n’y a pas eu de vêtements arrachés. Après nos cris il n’y a pas eu de baisers endiablés. Qu’une trainée de boue. Alors quoi ? Me désire-t-il comme moi je le désire ? Ou n’est-ce qu’un désir charnel, pour ne retourner qu’à ce que nous étions avant ? Je ne veux pas du avant. Je veux du après.

Au moment du dessert mon téléphone vibre. Le cadeau est là. Je me lève discrètement et passe par ce qui nous sert de cuisine, juste derrière notre table. Une raison de notre séparation avec le reste de l’assemblée. Je vais voler la vedette à Prisloo le temps d’une demi-heure, et étonnamment, il a accepté. Que m’a-t-il dit ? Ah oui. C’est la moindre des choses pour celui qui a été d’un support sans faille depuis qu’il a mon script entre les mains. Je crois que Prisloo est fan de Nate. Je descends dans le hall de l’hôtel où le cadeau m’attend patiemment. Je souris en le voyant, heureuse enfin de le voir. Je l’emmène à l’étage, où l’autre pièce du cadeau attend. J’ouvre discrètement la salle de la pièce, et attend que les lumières s’éteignent. Mon ventre se tord. J’appréhende. J’ai presque peur en fait ? Nate aime le centre de l’attention, mais ce genre d’attention. En soirée, c’est le roi, l’empereur des lieux même s’il n’est que l’invité. Le reste du temps, il se fait discret. À peine si on l’entend. Là ? Le jour de son anniversaire ? Avec ce que je lui réserve ? Je commence à stresser. Je ne sais pas à quoi m’attendre en fait. J’ai agi sur un coup de tête, j’ai appelé, et même si de l’autre côté, cela semblait être l’idée du siècle, je ne savais plus dans quoi je venais de me lancer. Mon stress devait se sentir car je sens une main presser mon bras. Je me retourne et la regarde. Elle est belle, douce. Son regard me détend aussitôt. J’entends des murmures dans l’autre salle, signe que les lumières sont éteintes.

J’ouvre la porte en grand et la seule lumière présente est celle des bougies qui brûlent sur un grand gâteau. « Joyeux anniversaire, Nate, Feliz cumpleaños Eden.. » L’émotion s’entend dans la voix de la madre Martinez pendant qu’elle s’avance vers Nate, le gâteau dans les mains. Gary et Frank se lèvent et viennent chanter avec elle, suivi de Tania, Daniel, et nos deux équipes respectives. Bientôt c’est toute la salle qui chante, même Prisloo encore avec son micro. Je reste toujours en retrait. Je suis incapable de bouger, j’ai perdu de vue Nate à cause du monde présent autour de lui. J’entends la foule applaudir, les lumières se rallumer. Gary vient se planter devant moi et je souris parce que c’est la seule chose que mon corps accepte de faire. Il m’attrape la main et m’emmène au centre de la foule. Nate a sa mère dans ses bras. Non, je ne pleure pas, j’ai une grosse poussière dans l’oeil. Quand sa mère le laisse respirer, Nate se tourne vers moi et on reste comme deux cons à se regarder sans rien dire, sans rien faire, un seul sourire sur les lèvres. Je sens le regard de sa mère sur moi. Je m’approche et le prend dans mes bras, lui calant un bisou sur la joue. « Joyeux anniversaire Nate. » Je me détache de lui et sa mère me reprend dans ses bras, me remerciant. Prisloo annonce qu’il faut que l’on retourne à nos places, le gâteau et du champagne vont être servis en l’honneur de son stagiaire préféré. Elle me laisse aller à ma place et elle-même s’assoit à la chaise que l’on vient de lui apporter pour qu’elle soit à côté de son fils. Je me rassois à côté de Daniel et ce n’est que lorsqu’il pose une main sur ma jambe que je me rends compte que je tremble. Je crois que je l’aime. » Daniel rit comme si je venais de raconter la meilleure des blagues. « Chérie, tout le monde le sait, surtout lui. » Mon dieu.





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Jeu 12 Jan - 17:01
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Nate & Jolene


Incompréhension totale, tête qui se tourne à l’unissons cherchant presque un coupable à cette histoire de courant qui se coupe. Yeux qui vont à la rencontre de ceux de Prisloo, il doit être fou de rage le principal intéressé de la soirée. Il doit ruminer, hurler que son show est raté, que tout ce qu’il a pu dire sur cette estrade n’aura servi à rien, que les gens ne se rappelleront que de ce moment passant à la trappe tout le reste de la soirée. Mais non, il a l’air tout à a fait serein, comme si c’était la simple et unique normalité. Dans la pénombre dans laquelle nous sommes plongées je perçois sur son visage un sourire satisfait. Comme si il en savait trop… Je détourne le regard, cherchant du coin de l’œil la plus belle fille de la salle dans sa robe couleur fond des mers. Je me mords la lèvre inférieure assez inquiet surtout de ne pas savoir où est Jolene. Merde, est-elle dans la salle même ? je baisse les yeux un instant vers mon bassin est passe avec un peu de mal ma main dans la poche de mon pantalon de costume serré pour y récupérer mon cellulaire. Je dois l’appeler, savoir où elle est. Le temps de le déverrouiller et je n’entends plus personne parler, plus personne ne bronche et une minuscule voix au loin se fait entendre.

Palpitant qui s’arrête net à l’entente de cette voix fluette qui chante toute seule l’iconique chanson d’anniversaire, cœur qui reprend à rythme bien plus soutenue la seconde suivante. Prunelles de feu, celle du sagittaire rencontrant à l’affut celle de la femme la plus imposante à mes yeux sur terre, rencontrant les prunelles de ma mère. Celle qui m’a donné la vie il y a vingt-quatre années, celle qui m’aime et m’aimera pour l’éternité. La seule personne qui me fait baisser les yeux, seule femme qui a le droit de me dire tout ce qu’elle veut. Choque ultime, incompréhension totale. Portable que je pose sans mégarde sur la table ronde derrière moi avant de me lever subitement toujours sonné par le fait de voir ma mère, sous mes yeux. Elle est là à New York elle vient vers moi un gateau entre les mains. Elle me fait face la plus belle des femmes mexicaines, la femme la plus importe dans mon cœur. Chose que je n’aurai jamais cru possible de mon vivant. La voir elle ici, sans le reste de notre famille voyager. Elle et uniquement elle... C’est dingue, complètement fou. Je cligne des yeux plusieurs fois d’affilés et passe même une main sur mon visage fatiguée. Plusieurs choses me viennent alors en tête. Tel que… le fait que l’Etat du New Jersey elle ne l’a jamais visité ; qu’elle m’a eu au téléphone ce matin alors qu’elle devait déjà surement être à l’aéroport, que mon père l’a laissé partir…. Qu’elle n’ait jamais voyagée seul tout court finalement … ? Femme toujours cantonné au Mexique pays qu’elle a dû quitter avec mon père. Rêve américain qu’ils voulaient ensemble, frontière passée ensemble et arrivée fracassante en Californie état qui les as recueillis toujours et encore ensemble. Etat qui les as fait grandir, qui les as fait envisager de créer leur propre famille par la suite. Femme que je n’ai donc jamais vue seule mais toujours accompagné que ça soit par mon père ou par l’un de ses nombreux enfants… Car elle ne s’était pas contentée d’avoir un seul enfant, non elle n’avait pu se satisfaire de la moyenne américaine. Elle, elle était encore réglée à l’heure mexicaine, alors elle en avait eu six d’enfants.

Courage d’une jeune mère au foyer et pourtant qui n’avait pas été gâtée par la nature en ayant des enfants si compliqué… Une ribambelle qui n’était bon qu’à la juger sauf peut-être la dernière, la petite Angela accroché à ses jambes, ô grand jamais dans les coups fourrés des ainées. Nous les plus grands, nous étions vraiment mauvais, ne nous rendant pas compte de la chance que nous avions d’avoir une tel mère. Si présente pour nous. Nous ce que nous faisions, ce que nous trouvions amusant c’était de lui rappeler qu’elle n’était pas une ‘’grande aventurière’’…. Rire ironique qui vient se perdre dans ma tête en repensant à la phrase « T’es jamais allé à New-york mà’ ? T’as raté ta jeunesse ! » Voilà les mots qu’on lui répétait pour l’embêter lorsque nous étions encore que des gamins ou bien en pleine puberté. Enfants virulents, nous étions diaboliques même. Vague de Martinez au teint halée et cheveux foncés faisant vivre un enfer à leur pauvre mère. La seule chose qu’elle nous répétait sans cesse, un sourire aux lèvres et les yeux allant vers le ciel c’était « Ma fierté c’est de vous avoir, je n’ai pas besoin de faire le tour du monde … » Toujours ce regard chaleureux, regard que je retrouve sous mes yeux des années plus tard encore. Même avec des rides elle restera toujours la même, elle est ma mère et elle est surtout la femme qui a vécue l’une des plus dure et compliqué des aventures qui puisse exister. Celle de s’échapper d’un pays qui était le sien, vivre clandestinement pendant un temps, s’adapter et ensuite avoir cette ribambelle d’enfant méchant et insupportable que nous étions fut un temps. Vague d’émotion qui m’emporte, jambes qui se mettent à mouvoir m’approcher d’elle encore plus rapidement.

Distance radiée, éradiquée. Nous sommes l’un en face de l’autre nos énormes sourires aux lèvres, on se fixe. Son regard de fierté, le mien brillant d’une émotion que je n’arrive même pas à décrypter. Une ‘’presque’’ envie de pleurer que d’être réuni avec la première femme de ma vie. Je dis bien ‘’presque’’ car jamais je ne pleurerai en public. Ame de Martinez pour toujours et avant tout. Elle avance le gâteau vers mon visage alors que tout le monde chante en chœur pour moi chose que je n’avais même pas remarquais tant je suis plongée dans ma bulle, à contempler ma merveilleuse mère me faire ce cadeau d’anniversaire. La chanson prend fin et tout le monde applaudit alors que je souffle les bougies, sans faire un vœu, car finalement j’ai tout ce que je veux ici. J’ai ma mère le jour de mon anniversaire, j’ai Angela qui vit aussi à New York qu’on rejoindra surement plus tard et j’ai aussi Jolene, je la cherche du regard un instant mais elle reste introuvable alors que je me fais happée par l’énorme câlin de ma mère.

Minute à nous serrer dans les bras l’un de l’autre comme si nous ne nous étions pas vue non pas depuis presque deux mois mais plutôt un an, ou deux même. Je dépose un énorme bisou bruyant sur sa tempe et je me recule en souriant. « Tu m’as trop manqué mà’ , trop trop trop même ! » Je la resserre dans mes bras quelques secondes avant de la lâcher en riant alors qu’elle me lance un regard silencieux pour me dire de me tourner. Ce que je fais sans broncher en tombant nez à nez avec une Jolene toute larmoyante, timide. J’ouvre la bouche pour la remercier sincèrement, lui dire que ce qu’elle a fait c’est le plus beau cadeau qu’on ait pu me faire depuis que je suis né mais elle me prend à son tour dans ses bras me coupant dans mon élan, ne me laissant pas commencer ma tirade. Je reste ainsi statique complètement choqué de cette attention particulière qu’elle a eu que d’inviter ma mère alors que nous étions sous contrat et politique drastique par ma faute. Je suis aussi ébahit par la force de ses petits bras autour de moi et je retrouve enfin le pouvoir de me mouvoir alors que j’encercle son petit corps à l’aide de mes grandes mains, posant ma joue sur le haut de sa tête et y déposant un baiser tendre alors qu’elle me souhaite un joyeux anniversaire. « Merci princesse … merci … » Chuchotement qui vient se glisser à son oreille avant qu’elle ne se recule et que ma mère ne lui saute à son tour dessus.

Tout le monde reprend place après que Prisloo m’ait souhaité un joyeux anniversaire au micro en levant sa coupe de champagne vers nous. Je lui lance un regard gratifiant ainsi qu’un léger signe de tête avant de m’asseoir. Ma mère vient s’asseoir à ma gauche et … Non, ce n’est pas Jolene à mon grand étonnement qui prend place à ma droite mais toujours cette gente dame qui a l’âge de ma mère ou plutôt de abuela. Elle me sourit en posant une main sur mon avant-bras pour me souhaiter encore un joyeux anniversaire…. C’est avec un sourire crispée que je lui réponds merci et que je regarde au loin Jolene à la table des organisateurs… Je soupire, faut que je lui parle. Vite, très vite.

Crissement de ma chaise alors que je me lève en souriant poliment à ma mère qui tape déjà la discussion à la femme à côté d’elle. « Je reviens vite…. » Je dépose un baiser sur le haut de son crâne et je vais en desserrant un peu le col de ma chemise en enlevant un bouton jusqu’à Jolene qui parle avec deux charmants hommes qui ne m’ont pas l’air intéressée par les femmes, chose qui me plait pour une foi, la voir parler avec des hommes qui en n’ont rien à foutre de sa beauté… Ahhh… j’adore les pdey pour ça. « Jolene tu veux bien m’accompagner dehors une minute ? » Je lui tends la main qu’elle attrape sans demander plus de renseignement sur où nous allons alors que je la tire jusqu’à la sortie de la salle, nous retrouvant seul à seul dans les longs couloirs de ce majestueux hôtel où nous sommes. Toujours ma main dans la sienne, jouant avec ses doigts qui s’entrecroise avec les miens subtilement je relève la tête vers elle un petit sourire en coin. « T’avais l’air émue toute à l’heure … » Mon autre main libre vient caresser sa joue alors que je me rapproche d’elle, déposant un baiser sur son front blanc. « C’est le plus beau cadeau qu’on m’ait fait dans ma vie… ça ne m’étonne même pas que ça soit toi qui me fasse cette surprise… » Je recule mon visage pour la regarder droit dans les yeux, l’épiderme de mon doigt contre sa joue qui commence à chauffer. « J’aime tout autant la première partie du cadeau que la deuxième… J’ai pas droit à un petit extra … ? »Je me mordille la lèvre en avançant ma tête vers la sienne, vraiment prêt à tout pour avoir mon extra que j’ai bien en tête.



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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Ven 13 Jan - 9:39
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Nate & Jolene


Beaucoup disent que l’on tombe amoureux des yeux, de ce qu’ils renvoient, ce qu’ils laissent apparaitre, ce qu’ils ressentent et font ressentir. On dit qu’en se plongeant dans le regard de l’aimé, on sait. Ce soir, je suis tombée amoureuse du sourire de Nate qui ne le quitte pas. Jamais en quatre ans ne l’avais-je vu sourire de la sorte. Un sourire énorme, béat, qui reste sur ses lèvres depuis qu’il a vu sa mère entrer. Un sourire que j’ai posé moi-même sur ses lèvres. C’était dur d’organiser cette soirée. Je n’avais pas le numéro de sa mère, j’ai donc été obligé de passer par son frère. J’aurai pu passer par Angela, sa soeur. Sa mère prend toujours en compte ce qu’elle dit, elle m’aurait été d’un soutien sans faille, aurait appuyé ma demande. J’aime beaucoup Angie, elle est devenue une amie qui compte énormément, au delà du fait qu’elle soit la soeur de Nate. Non puisqu’on est devenue amies sans que je ne connaisse leur relation. Je ne suis pas passée par Angela parce que depuis ce qu’il s’est passé avec Nate, j’ai coupé les ponts avec tout son entourage, notamment et surtout sa soeur. J’avais peur de son jugement, qui est tout aussi tranchant que celui de son frère. En plus de ne pas avoir eu une vie très catholique, j’avais agi en ayant le démon en moi. Pour m’éviter de creuser encore plus profond, je m’étais éloignée. Pour l’anniversaire de Nate, je me voyais mal reprendre contact avec elle. Je ne veux pas faire un pas vers elle pour l’utiliser. Même si c’est pour faire plaisir à Nate. Du coup, je suis passé par Souani. J’avais rencontré le petit frère Martinez plusieurs fois maintenant, toujours en compagnie de Nate et souvent nous partions dans des discussions qui se terminaient par Souani et moi qui prenions la route pour Vegas après avoir volé la Mustang de son frère pour que nous puissions nous marier, vivre d’amour et d’eau frère. Je me suis toujours très bien entendu avec lui, et reprendre contact avec lui m’a fait plaisir. Lui aussi semblait content de m’entendre au téléphone. Quand je lui ai exposé mon idée, il a d’abord explosé de rire, puis s’est arrêté, sérieux. Est-ce que je comptais réellement faire venir la madre Martinez seule à New-York ? Oui, totalement. Est-ce que je savais ce que cela représentait ? Oui, l’occasion de découvrir pourquoi son fils est parti, de le revoir, de lui faire plaisir, leur faire plaisir, de permettre à celui qui n’avait jamais quitté l’État, de retrouver un peu de sa famille avant qu’il n’ait le mal du pays. Ma liste d’arguments était longues, je m’étais même préparée à devoir convaincre le chef de famille. Souani a soupiré, m’a fait promettre de lui organiser un meilleur anniversaire que celui pour Nate pour ses 25 ans à lui, et m’a passé sa mère. J’étais stressée, j’avais peur. Je n’ai jamais rencontré la mère de Nate, ni parlé, même via téléphone. Je ne savais même pas qu’elle connaissait mon existence. Après tout, je n’étais qu’un plan cul parmi tant d’autre il y a encore dix mois. Ce qui m’a donné la confiance de la contacter est le bracelet qu’elle m’a offert avant que je ne m’envole pour l’Afrique. J’ai inspiré, et dans le plus beau de mon espagnol, je lui ai demandé ce qu’elle pensait d’un voyage tout frais payé pour New-York. Ça l’a touché, ça l’a bouleversé, je l’imaginais s’asseoir sur une chaise, la main sur le coeur, récitant je ne sais quelle prière en espagnole. Elle m’a dit qu’elle en parlerait avec son mari, qu’elle me rappellerait. Deux jours plus tard, je commandais avec elle son billet d’avion pour trois jours sur New-York, parce qu’elle ne pouvait s’éloigner plus longtemps de San Francisco.

J’ai cette jalousie malsaine qui me fait envier Nate. Il a encore ses parents, cinq frères et soeurs, ils sont soudés, toujours présents l’un pour l’autre quoiqu’il arrive. Et je suis cette bulle seule qui tourne autour de Nate, qui menace d’exploser à tout moment. Je suis jalouse de Nate qui a encore ses parents. J’ai fait le deuil de mes parents, mes amis ont bien vite comblé ce vide qu’a fait l’absence de famille, mais il y a des choses qu’ils ne pourront jamais remplacé. Si je pleure c’est parce que Nate est heureux, parce que j’ai rendu heureuse sa mère, et parce que pour mon vingt-cinquième anniversaire ce n’est pas ma mère qui m’apportera mon gâteau. Mais je vous jure que je vais bien. C’est juste sur le moment, la vague de nostalgie, poussée par la vague de jalousie qui fait surface. Rien de grave en soi, ce vide se crée souvent quand il m’arrive quelque chose. J’ai envie de le dire à ma mère, réflexe d’enfant. Maintenant je le dis à mes meilleures amies, qui me couvent autant qu’une mère. Nate dans mes bras, je chasse ma mère de mon esprit et me concentre sur lui. C’est con que ce soit moi qui pleure. Mais je pleure pour lui, parce que je sais que devant des inconnus, devant sa mère, il ne montra pas sa faiblesse. Comme si pleurer était être faible. Je le serre de toutes mes forces dans mes bras, fais de même avec sa mère et je remercie mentalement Prisloo de mettre court à ce malaise. Je me dépêche de retourner à ma place aux côtés de Daniel et profite que tout le monde reprenne leur conversation pour m’essuyer les yeux, sans gâcher le maquillage que j’ai réussi à m’appliquer comme une professionnelle. Je bois une coupe de champagne après avoir trinqué avec mes voisins et fini ma coupe d’une traite. Les bulles m’aideront à finir la soirée sans me remettre à pleurer parce que je suis redevenue cette fille sensible à la moindre preuve d’affection. Daniel reprend notre discussion que nous avions juste avant sur le livre, comment il avait réussi à nous toucher, et il était en train de me dire quelle était sa première impression de Prisloo quand j’entends Nate derrière moi me parler. Je n’avais même pas remarqué qu’il s’était levé. Il me tend la main me demandant de le suivre. « Euh oui, bien sûr. » J’attrape sa main et m’excuse auprès de Daniel qui me fait un clin d’oeil. Bien sûr, il ne va rien se passer mon cher. Je le suis sans poser de question et on se retrouve dans le couloir. Je m’adosse au mur, attendant qu’il parle, nos mains toujours enlacés.

J’ai le ventre qui se tord d’appréhension. Ce n’est pas une mauvaise appréhension. Non, je me sens bien. Nate ne semble même pas m’en vouloir d’avoir fait de lui le centre de l’attention d’une cinquantaine d’inconnu. Au contraire, il semble heureux, épanoui. Un faible sourire vient se poser sur mes lèvres. Je sais rendre heureux Nate. Je peux être celle qu’il lui faut. Mes mains s’accrochent à son col détaché quand il dépose un baiser sur mon front. Le choc thermique entre ses lèvres chaudes et ma peau fraiche me fait frissonner et je le laisse s’éloigner à contre coeur. Mes mains ne quittent pas sa chemise. La pression s’est relâché mais je le garde près de moi, comme si j’avais peur qu’il disparaisse, que tout ça ne soit qu’un rêve. Je roule des yeux quand il me rappelle que j’avais l’air émue. « Non, c’est mon mascara qui m’a fait ca. T’sais, tellement pas habituée à être maquillée. » il me remercie, à peine étonné que je sois celle qui lui fasse ce genre de surprise et je lâche un petit rire. Parce que personne ne t’aime autant que je t’aime, Nate . « Ce n’est trois fois rien, j’ai juste vidé mon compte en banque pour toi, hein. » Non ce n’est pas vrai. La chambre de l’hôtel où j’étais censée dormir ce soir est pour elle, et le billet d’avion ne m’a coûté trois fois rien, merci les voyages que j’ai fait à travers le monde qui m’offre des réductions, même pour les ventes privées. Le prix est dérisoire face au sourire, au bonheur que me procure Nate juste en me souriant de la sorte. On dit que l’amitié n’a pas de prix. Mon amitié et mon amour pour Nate valent l’or du monde. Sa main reste sur ma joue et la mienne s’accroche un peu plus à son col. Je me mords la lèvre quand il me fait savoir qu’il a autant aimé les deux cadeaux. La tension vient de monter d’un cran. « Deux cadeaux ne suffisent pas à sa majesté, il joue le gourmand ? » Je le regarde droit dans les yeux, l’observant approcher sa tête de la mienne. Je ne bouge pas, je le laisse venir à moi. Je veux qu’il craque le premier. Je l’aide en tirant très doucement sur sa chemise, jusqu’à ce que son nez rencontre le mien, mon front contre le sien. Mon regard est braqué sur ses lèvres gercées par la maladie. Je ne devrai pas me retrouver aussi près de lui. Mon corps est tellement faible, pourri par les médicaments tout au long de ma vie qui attrape les virus plus facilement que n’importe qui. Je sais d’ores et déjà que d’ici une semaine, je serai dans le même état que lui, mais je m’en fous. Nos lèvres se frôlent presque et je m’arrête avant d’aller plus loin. « Ce n’est pas contraire au règlement ça ? Draguer une collègue d’Empire, tout ça ? » Au diable le règlement, il n’a été crée que pour mettre à mal nos sentiments, notre frustration. Je ne sais pas qui a craqué en premier, si c’est lui qui m’a collé encore plus contre le mur contre lequel je suis, si c’est moi qui l’ait attiré, ne supportant plus la séparation trop faible entre nos lèvres mais on est bel et bien en train de s’embrasser comme deux adolescents qui se retrouvent après une éternité. Parce que c’est ce qu’on est. Deux gamins qui se retrouvent après six mois de guerre. Et elles sont bénéfiques ces retrouvailles, elles me font autant de bien au coeur que de mal aux reins. Je soupire contre ses lèvres, heureuses de retrouver celles que j’aime, et je l’attire encore plus contre moi. Aucun espace n’est viable entre nos deux corps. Je veux plus. Je mérite plus. J’ai besoin de plus.



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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Jeu 19 Jan - 21:22
happy birthday me love
Nate & Jolene


Yeux qui roulent, qui vont s’attarder un instant sur le plafond blanc de cet hôtel de prestige. Encore et toujours la faute au mascara, impossibilité permanente des femmes à avouer qu’elles sont simplement plus fragiles, plus sensible. Il n’y a rien de mal à ça lorsqu’on est une fille, c’est même plutôt mignon une demoiselle qui laisse parler ses émotions. Bon, peut-être pas tout le temps, car une pleurnicheuse c’est chiant mais de temps en temps avoir une gentille fille qui se permet de pleurer devant Titanic son petit mouchoir à la main en tenant fermement votre bras comme si vous étiez Jack, ou qui est émue de vous voir heureux devant la plus belle surprise de votre vie c’est pas désagréable, c’est même plaisant. « Ouais ouais … Le mascara sacrée invention du diable il parait … » Je sais bien qu’elle n’est pas la plus habitué au maquillage, qu’elle n’est pas la fille qui en fait des tonnes pour se préparer lorsqu’il y a la soirée la plus IN de l’année mais de là à me prendre pour un idiot en me faisant croire que c’est le mascara qui la rend si fragile… Jamais.

Pincement au cœur en imaginant le trou dans le portemonnaie qu’à du occasionner cette surprise en mon honneur. Lèvres qui se pincent naturellement l’une contre l’autre en cherchant mes mots. Que dire à la fille que vous aimez, lorsque celle-ci a contacté votre mère ; qu’elle a réussi ainsi à la persuader elle et son propre mari de la laisser venir SEULE à New York ? Tout ça à ses frais en plus … Merci surement, c’est la seule chose que je peux lui dire ou peut être l’embrassé comme un fou ici. Mais un truc me retient encore, me minaude alors je préfère ne pas dépasser la limite. Elle me sourit et je la fixe un instant, sans dire un mot car je ne trouve rien à lui dire de fou. Je continue de la fixer, de la regarde longuement comme ça, ma main frôlant, caressant encore et toujours sa joue avant de me décider à passer à autre chose plutôt que de radoter en la remerciant encore et encore. « J’aimerai être désolé de te couter surement si cher mais … La surprise est trop merveilleuse pour que je sois désolé pour ça. » Mes lèvres vont se perdre contre son front un instant à l’instar de ses doigts qui se crispent sur le col de ma chemise blanche. « Tu me connais … J’en veux toujours plus … Le beurre, l’argent du beurre je veux bien la fermière du coup » Je ris les lèvres contre le derme de son front et je me recule de quelques centimètres pour ancrer mes yeux aux siens. Nous nous sourions comme des gosses face à nos cadeaux de noël, bien trop impatient de les déballer mais aucun de nous deux osant passer le cap de déchirer le papier doré, incapable de sauter sur l’objet tant désiré.

Lèvres qui s’effleurent et qui se caressent, contact presque inexistant et pourtant nos sens sont en ébullitions et nos émotions se jouent de nous. Adam comme Eve qui aimerait vraiment succomber à l’appel de la pomme interdite. Fléchir à ses lèvres c’est l’unique chose qui m’intéresse actuellement, qui m’importe le plus tout à coup. Sensation bien trop forte qui vient se loger dans le creux de mon estomac lorsque son souffle chaud vient se poser contre ma bouche, sa respiration qui s’écrase contre mes lèvres sans même les toucher. Elle me rend fou, complètement dingue. Nous continuons à nous chercher encore quelques secondes, je suis à peu de lâcher ma garde lorsqu’elle recule sa tête, lorsqu’elle me fixe droit dans les yeux pour me parler une nouvelle foi de se traiter à la con qu’on a signé ensemble, contrat qui est rendu totalement obsolète car je souhaite de toute mon âme qu’il ne soit plus utilisable. Je la fixe un instant, un clignement des yeux et je commence à rire de façon espiègle, rire nerveux qui s’échappe car je n’en peux plus de cette histoire de contrat, j’en veux plus c’est fini, c’est foutu Jolene t’es de nouveau mienne. J’arrive plus à jouer à ce jeu alors j’arrête, je m’incline t’as réussi à me faire fléchir comme un faible quand mes lèvres vont se poser sur les tiennes. Premier baiser depuis des mois et des mois que nous nous échangeons, simple bisou presque enfantin avant que je recule mon visage pour te fixer, attendant presque une autorisation pour recommencer. « T’es pas une collègue de Empire … T’es une copine du campus toi … » Détourner les mots, changer en un clin d’œil la clause de notre contrat devient tout à coup un jeu d’enfant pour moi. Phrase qui est venu bien trop rapidement dans mon esprit pour ne pas la sortir, à croire qu’avant même de succomber à ses lèvres je savais qu’un jour j’allais devoir controverser cette partie du contrat… Malin comme le renard, l’esprit affûté comme le fennec. Aucune chance de lui laisser la parole, de me laisser encore un peu descendre car je suis un homme faible que je reprends possession de sa bouche pulpeuse, de cet arc de cupidon qui me tente trop. Je dépose une myriade de baiser contre ses lèvres avant de m’occuper de sa mâchoire ainsi que de son cou qui m’a bien trop manqué, odeur sucrée et entêtante de son parfum mélangée à sa peau douce que je n’avais plus goûté. Nos deux corps plaqués contre ce mur mes mains se baladant sur ses hanches pour la garder contre moi, juste un simple et unique instant que nous deux pour nous retrouver, avant de devoir jouer aux civilisés devant ma mère et le reste de cette salle dont nous n’avons rien à faire.

Comme deux adolescents qui découvrent les premiers émois amoureux Jolene et moi nous n’arrivons pas à nous décoller l’un de l’autre. Ma main caressant doucement le haut de sa cuisse alors que ma langue rencontre la sienne, que mes lèvres se sont de nouveau imprégné du gout de ses lippes et que mon autre main est perdue dans ses cheveux beaucoup trop doux et soyeux je me décolle un instant le souffle haletant et laissant ma main se caller au creux de sa nuque. « J’aimerai te faire des choses indécentes tout de suite mais … » je prends un peu mon souffle avant de reprendre « Mais j’ai une femme merveilleuse à te faire connaitre, et j’ai une merveilleuse petite amie à lui présenter … » Je baisse le regard intimidé, je lui dis pour la première fois. Je me décale encore un peu et passe une main gênée dans ma nuque avant de reposer complètement embarrasser mon regard sur elle. « On retourne à l’intérieur … ? » Je lui tends une main qu’elle attrape et je commence à marcher vers la porte ou les festivités continues.

Avant que nous entrions à l’intérieur, ma main sur la poignée je tourne la tête vers elle et dit d’une voix rapide. « Je t’aime Jolene merci pour cette soirée encore … » J’ouvre la porte et appuie ma main au creux de ses reins pour la faire avancer, encore une foi je décide de lui couper la parole ne voulant pas voir son regard étonné, ne voulant pas affronter l’ampleur de mes sentiments que je venais de lui dévoiler.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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