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Only call me when you want to be high - Lexylusse

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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 23
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Ven 30 Déc - 23:50
I need a partner, well are you out tonight ?
Lexie & Ulysse


Mardi soir lambda, nuit sous le signe astrale, ce soir c'est la pleine lune. Ce ne sont pas les loups garous qui sont de sorti mais les habitués des bars toujours à la recherche de la pinte la moins chère, les jeunes en quête d’amusement en pleine semaine. Il y a ceux qu’on ne voit qu’une seule foi et plus jamais au cours de notre vie. Il y a ceux qui perpétuent leurs rendez-vous quasi hebdomadaires, qui ont jetés leurs dévolues dans le bar dans lequel je sers, habitudes dont ils n’arrivent plus à se défaire. Ils viennent dans l’optique de ne boire qu’un verre et reparte le corps imbibé des liqueurs et aux autres alcools qu’ils ont ingurgités tout au long de la soirée. Je les préviens, comme à chaque foi de ne pas dépasser les limites, mais ils le font aisément, facilement. Ils me répètent à chaque fois qu’ils ne feront pas comme la dernière foi et ils repartent bien évidemment sans un sous en poche et la vue floue obstruée par les bières qu’ils ont vidées. Pour certains, nos chers habitués je confisque les clefs de voiture, d’autres j’appelle un taxi ou un proche pour qu’ils ne rentrent pas seul. Serveuse je veux bien, assistante de la grande faucheuse ? Même pas en rêve. Je ne suis pas encore folle pour laisser les gens se tuer à cause de leur addiction trop dangereuse aux liquides ambrées, ces liquides qui les font divaguer. Je tends ma main sur le bois usée du bar en tapotant mes doigts contre la paume de ma main, je regarde Bill un sourire aux lèvres pour qu’il me donne son téléphone et que je puisse appeler comme d’habitude son frère Aymeric. Comme chaque mois, chaque trente et un, cet homme vient pleurer la perte de sa conjointe. Désastre du destin. Il noie son chagrin dans les verres de whisky et son frère m’a mis en garde de toujours l’appeler tant que son grand frère viendra déverser sa peine dans ce lieu au nom qui va s’y bien avec ses pensées obscures. « Je pense que vous avez assez bu pour ce soir … » Voix toujours aussi timide lorsque je parle à cet homme grand et costaud, cet homme qui a fait l’armée si je reconnais bien le médaillon qui pend à son cou, cet homme affaibli par la vie, par la mort de l’être qui devait surement illuminer sa vie. Impossibilité de le tutoyer bien que ça fasse plus d’un an qu’il vient ici. Je continue de le regarder, la main toujours vers lui, patiente comme d’habitude je sais qu’il obtempérera.

Il me tend son portable défaitiste, ronchonnant mais il sait que c’est pour son bien que je le fais et non pas pour l’emmerder.

Coup de file passé, je reprends sérieusement mon service, l’homme à la tête plongée dans ses avants bras, complètement épuisé attendant que son frère vienne le chercher comptant les cycles sexagésimal. Comme à mon habitude je ne dis pas un mot, je ne suis pas là pour le déranger alors j’attrape mon chiffon et nettoie les verres que je viens de laver. Je frotte doucement, avec application puisque le bar n’est pas rempli à bloc et que personne ne vient passer commande. M’occupant comme je peux puisque je ne peux bien évidemment pas prendre ma pause et que j’ai interdiction de sortir mon portable pendant le service. Je regarde tour à tour les gens, certains sont bien éméchées, d’autres complètement surexcités se trémoussant sur le faible son que le bar passe et d’autres sont tout à fait normal, des gens lambda qui vont boire un simple coup avant de rentrer. Bâillement incontrôlable qui s’échappe d’entre mes lippes alors que mes prunelles se dirigent vers les verres que je range méticuleusement à leur emplacement. Main qui vient étouffer le bruit de ma fatigue. Bruit de chaise dans mon dos qui me prévient que quelqu’un vient de se poser au bar et je fini rapidement de ranger les deux verres de cristal qui sont entre mes mains avant de vivement me retourner un sourire polie aux lèvres pour souhaiter le bonsoir à la nouvelle personne qui vient de s’installer. « Bon-… Eh Ulysse ! Bonsoir ! » Etonnement qui n’aurait presque pas droit d’avoir lieu. Ulysse, c’est le jeune homme qui habite juste au-dessus du bar, c’est le peintre mystérieux qui m’a sauvé il y a quelques mois la mise face à des lourdeurs de jeune garçon bien trop alcoolisé. Je me rapproche de lui et me penche sur le comptoir pour lui faire gentiment la bise et je me remets droite comme i. « ça fait un moment que t’es pas venue … » Je sors un verre fraichement lavée et brillant et le pose devant lui. « Tu étais occupés à peindre des merveilles … ? » Je lui montre les deux bouteilles de ses alcools préférés lui demandant de me pointer ce qu’il souhaite ce soir. Car depuis ma presque agression, il a le droit de boire gratuitement. La seule chose que je puisse faire pour le remercier infiniment.


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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Mar 24 Jan - 1:15
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Elles étaient nombreuses ces soirées où la bruit sous mes pieds m’appelait comme les sirènes avaient tenté de corrompre l’autre Ulysse dans son Odyssée. Je m’étais peut-être un peu trop auto-provoqué le jour où j’avais signé le bail qui faisait de moi le locataire de cet appartement situé juste au dessus d’un bar. Je n’avais pas de problème d’alcool, loin de là, mais je n’étais pas contre un verre de temps à autre, quand l’ambiance s’y prêtait. Et à écouter le niveau sonore de l’autre côté du plancher, l’ambiance avait l’air d’être de la partie. Je savais donc que j’allais descendre au rez-de-chaussée à un moment ou à un autre. Il fallait juste que je réunisse suffisamment de motivation mais surtout que je mette quelque chose par-dessus mon boxer et mon torse nu, question de respect des normes sociales. Bon, ma visite à Lexie n’était visiblement pas pour tout de suite, j’étais assez bien en sous-vêtement pour le moment. En sous-vêtements et dans mon lit. La journée n’avait pas été d’une productivité remarquable. Je n’avais touché ni pinceau, ni toile, ni pot de peinture, rien. Les seuls éléments qui étaient entrés en contact avec mes mains avaient servi à me sustenter, parce que oui, à part manger je n’avais pas fait grand-chose. J’avais bien fixé le plafond pendant une bonne heure, regardé les passants dans la rue pendant deux heures. Aucun ne m’avait remarqué, alors que je n’étais qu’au premier étage. Ça m’avait d’ailleurs procuré une sensation étrange. Certes je n’avais pas été parmi eux, dans la fraîcheur extérieure à battre le bitume glacé des semelles de mes chaussures, mais je n’avais pas été très éloigné d’eux et pourtant. Pourtant, personne ne m’avait vu. J’avais alors eu cette impression d’être un fantôme, d’être une âme extraite de son enveloppe corporelle, flottant au dessus des mortels, invisible à leurs yeux. Je ne saurais dire si ça avait été agréable ou malaisant. Peut-être un peu des deux. Peut-être aucun des deux. Je ne sais pas. Plus. Ce fut d’ailleurs la complainte de mon estomac qui m’éloigna de la fenêtre pour me rapprocher de la cuisine. N’êtes vous jamais guidés par votre faim ? Moi si. Souvent.

En boxer au milieu de la pièce qui me servait d’atelier, bien qu’atelier soit un grand mot, à regarder les œuvres en cours ou terminées et disposées ici et là, je sentais la motivation à descendre atteindre un niveau suffisamment haut. Il ne restait plus qu’à régler cette question de tenue. Problème réglé en moins de dix minutes avec mon éternel jean brut, mon t-shirt gris anthracite sans nom de marque ni logo, aussi discret soit-il, et mon sweat noir à capuche. Sous cette dernière se cachait bien évidemment ma tignasse que je n’avais pas coiffée. Je me demande d’ailleurs pourquoi je précise ça, sachant qu’il ne m’arrivait jamais de me coiffer. Je ne sais même pas s’il était possible de trouver un peigne chez moi.

Sorti de mon appartement pour me retrouver dans la cage d’escalier, je notai que le niveau sonore avait augmenté d’un cran, pas que le bar avait augmenté la musique, j’entendais plutôt les voix éméchées de certains consommateurs qui fumaient leurs cigarettes à l’extérieur. Bonne idée ! Avant d’entrer dans le bar, je m’immergeai dans la masse d’amateurs de nicotine et les mimai en sortant une tige de son paquet, lui-même situé dans ma poche. Par contre, impossible de trouver mon briquet. Je lâchai un Merde ! agacé avant de faire poliment appel à la générosité de la personne la plus proche de moi. Comme souvent, la solidarité des futurs cancéreux fonctionna et je pu alors faire rougeoyer l’extrémité de ce long cylindre dans la nuit.

Pas le temps de traîner plus longuement malgré la sollicitation d’un énergumène troublé à donner mon avis sur la culture hors sol de fruits et légumes, j’écrasai mon mégot dans le cendrier extérieur prévu à cet effet, attrapai un chewing gum dans une autre de mes poches et le jetai dans ma bouche avant d’entrer dans l’établissement. Une fois à l’intérieur, je savais exactement où j’allais : MA place. Au comptoir, face à Lexie. Il y avait du monde aux tables et par chance, personne à ma place. Sans un mot, je pris place jusqu’à ce que la blonde se retourne, sourit et me fasse la bise avant de me montrer une bouteille de rhum et une autre de whisky. Visiblement, le choix de la bière n’était pas permis ce soir là. Tant mieux, j’étais plutôt d’humeur alcool fort. Je pointai la bouteille de rhum en la remerciant d’un sourire discret. Des merveilles, c’est un peu exagéré Lex. Et non, je ne peignais pas. L’inspiration ne partage pas ma couche ces derniers temps. On verra plus tard.  Le verre déposé devant moi, je la remerciai cette fois ci avec des mots, plus convenablement. Merci, t’es un amour.  Alors que je portais le liquide à mes lèvres, je pivotai légèrement pour regarder la salle et surtout ses occupants avant de reporter mon attention sur mon amie. Et toi alors ? Soirée tranquille on dirait. J’vais pouvoir rester te faire chier jusqu’à la fermeture. Heureuse ? dis-je avant de cacher mon sourire dans mon verre tout en fixant Lexie d’un regard taquin.
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Lexie Bennett
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Mar 31 Jan - 21:33
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Lexie & Ulysse


Terme que j’utilise qui ne lui plait guère, homme incapable de recevoir un compliment sur l’art qu’il exerce. Certes, je n’ai jamais eu l’occasion de voir l’une de ses peintures mais … Rien qu’en le connaissant un minimum Ulysse je ne peux concevoir dans mon cortex que ce qu’il fait ne valent pas le coup d’œil, qu’aucune de ses toiles ne puissent me toucher en plein cœur. Même si je pense sincèrement qu’il fait des merveilles, je n’en rajoute pas une couche pour le persuader. Non, je n’essaie pas de forcer en disant que si, il peint surement des choses splendides car ni lui, ni moi n’avons envie de nous prendre la tête sur un sordide détail comme celui-ci et que la suite de sa phrase me fait grimacer. Tristesse que d’entendre de la bouche d’un artiste que l’inspiration n’est pas là ; que la source ultime d’une vie d’un peintre soit éteinte. J’espère de tout cœur que le garçon en face de moi retrouvera d’ici peu de temps une source, un sujet qui l’inspire sans quoi j’ai bien peur qu’il finisse ici à boire comme un trou en pleurnichant du temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre, la bonne vieille époque quand peindre quelque chose qui lui plaisait n’était pas signe de rareté. « Ouais ça reviendra quand ça voudra ! » Sourire qui se veut encourageant alors que je porte mon attention sur les verres que je suis en train de servir. Un pour lui et bien évidemment un pour moi. Boire pendant le service… Chose que je fais avec quasi-personne, privilège qu’il a obtenue avec le temps. « Salute ! » Dis-je dans un accent qui se veut italien mais qui doit certainement être TOUT sauf italien.

Verre que je porte à mes lèvres, gout de cette eau-de-vie qui vient de notre très chère pays, l’Amérique qui se glisse dans ma trachée tout doucement y brulant ses parois, descendant jusque dans ma poitrine. Sensation de feu qui s’y anime alors que je repose le verre qui a l’air toujours aussi plein devant moi. « Ewh… Je n’aime vraiment pas ça ! » Main qui vient se perdre dans mes cheveux, ramenant les mèches qui se donnent un malin plaisir à toujours revenir devant ma figure en arrière, sourire que je lui adresse en le fixant un instant. Il boit tranquillement son verre, l’air serein. Lui, il n’a pas de soucis à boire ce liquide qui s’apparente à de la lave dans mon corps. Il ne scille pas, ne bronche pas. Un homme, un vrai … De ceux qui ne disent pas ‘’oh j’adore l’alcool, tu peux me servir une petit monaco hihi’’ non, non. Lui il boit de l’alcool de bonhomme, l’alcool qui t’arrache en un verre mais pourtant il ne tombe pas raide K.O. dès le premier verre. Il tient une conversation comme s’il buvait un thé détox le Thorton.

Attention qui c’était volatilisé, regard posé sur lui mais tête complètement ailleurs, bien loin. Il me regarde et mes opalescences vont se perdre dans les siennes, relevant les sourcils en disant un léger « Pardon ? » Avant que mon esprit ne rejoue la scène et que je saisisse de moi-même sa question. Regard que je jette alors derrière lui, toisant les personnes présentes sur le lieu, soirée assez calme bien que la musique soit à un niveau élevé. « Je n’ai pas à me plaindre ce soir. » J’humecte mes lèvres avant de reprendre plus jovialement « Je me suis fait pas mal de pourboire, j’ai pas eu de client agressives … C’est même un peu mou ! » J’hausse les épaules en prenant de nouveau mon verre à la main avant d’en boire une longue gorgée réduisant sa contenance de moitié. Grimace qui vient prendre place sur mon visage avant de dévisager mon ami, d’un air faussement dépité après l’annonce qu’il venait de me faire. « Oh non… Pas toi … Pas jusqu’à la fermeture par pitié …. » Je lève les yeux vers le ciel en riant, une main allant se poser un court instant sur son avant-bras. « Je te taquine, tu sais que ça me fait plaisir de te voir ! » Contacte rapide mais chaleureux, sourire qui se veut sincère. J’ai toujours bien aimé Ulysse, homme que je voyais au départ comme le simple habitant au-dessus du bar. Ma patronne m’avait bien prévenue dès mon arrivée « Si un jeune homme au nom de Ulysse Thorton vient pour que tu baisses la musique, baisse d’un cran. Il est sympathique. » J’avais simplement hoché de la tête en prévoyance de le voir souvent le faire mais jamais il ne l’avait fait, et j’avais mis un très long lapse de temps à comprendre que le jeune homme mystérieux au bar qui ne disait pas grand-chose et était en fait, le locataire de l’appartement du dessus et que plus tard, il serait une sorte de superhéros en se faisant passer pour mon petit copain alors qu’une bande de garçon un peu trop éméché allait me prendre pour cible … Une belle dette que je lui devais depuis des mois de m’avoir sauvée, boisson à volonté que je lui donnais depuis tout ce temps. « T’es venue pour m’embêter ou boire à l’œil en fait ? »

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Invité
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Lun 13 Fév - 0:24
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Le rhum. La boisson des pirates, des contrebandiers et des esclavagistes. A choisir, je préférais faire partie de la première catégorie que de la dernière même si pour être honnête j’aurais très probablement fait un piètre flibustier. Vous me voyez travers les mers et les océans en quêtes de chimériques trésors ou villages à piller ? Ça tombe bien, moi non plus. Mais le rhum, j’aimais ça. Vraiment. Beaucoup. Le coupable était sans l’ombre d’un doute mon père. C’est aux alentours de mes seize ans que mon géniteur m’a servi mon premier verre d’alcool, un verre de rhum donc. Je ne suis évidemment pas tombé immédiatement tombé amoureux de ce concentré de cannes à sucre broyées, fermentées et distillées, non. La première fois j’ai plutôt cru mourir d’un feu me consumant de l’intérieur. Un feu sans flamme, liquide, à la propagation express. Il m’a bien fallu une dizaine de verres, de toute évidence pas tous le même jour, pour pleinement comprendre l’intérêt du rhum et apprécier toutes ses saveurs. Malheureusement, je n’ai jamais eu l’occasion de boire un breuvage aussi fin que celui que m’avait fait goûter mon père, question de moyens, je n’ai pas son compte en banque. Mais toujours était-il qu’il était relativement facile de déguster des rhums moins onéreux mais de très bonne qualité quand même ! C’était le cas de celui que me servait assez – pour ne pas dire trop – régulièrement Lexie. Un Arcane douze ans d’âge. Le rapport qualité-prix parfait. Peu connu, j’en étais un grand fan, j’avais peut-être vidé plusieurs bouteilles que possédait le Shadow à moi seul, c’est dire !

La belle blonde ne semblait pas partager cette passion, à voir la grimace qui avait pris place sur son visage après qu’elle ait bu une première gorgée. Elle était amusante à vouloir absolument boire la même chose que moi alors que je ne lui en aurais évidemment pas tenu rigueur si elle avait opté pour quelque chose de plus léger. Tu devrais te contenter des mojitos. Pas la peine de faire des efforts pour moi tu sais ? Sourire aux lèvres, je n’avais pas pu m’empêcher de rire en voyant que son visage arborait toujours un air de dégoût. J’avais sans doute eu la même tête quelques années auparavant face à mon père, avant de tousser à m’en décrocher les poumons. Insolent, je pris bien soin de porter à nouveau le verre à mes lèvres tout en la fixant droit dans les yeux, les sourcils légèrement froncés pour un regard plus mystérieux mais surtout plus narquois. Magnifique. Je laissai volontairement planer le doute sur cet unique mot lâché en regardant la serveuse. Même si je parlais de ma boisson, il était possible qu’elle le prenne personnellement et lever les yeux au ciel comme elle savait si bien le faire. Inutile de préciser que c’était le but recherché, si ? Je l’écoutais attentivement. C’était bien la seule personne digne d’intérêt dans cet établissement. Ne me croyez pas arrogant mais je n’étais juste pas suffisamment alcoolisé pour être captivé par les théories du complot farfelues de John, complètement déchiré à une table, ou le week-end de défonce au LSD et les hallucinations liées d’Hailey, elle aussi dans un état au moins second. Je préférais me pendre aux lèvres de Lexie, même si elle ne me parlait que de pourboires, j’aimais mieux ça. Et puis après tout, les discussions n’avaient pas à être folles pour être fascinantes. La fantaisie ne fait pas forcément la ferveur. En fait, il n’y avait même pas besoin de conversation pour que je sois intéressé. Il n’y avait qu’à la regarder prendre une nouvelle gorgée, plus grande cette fois, pour être amusé. Son envie d’en finir avec ce verre était palpable et alors qu’elle me taquinait sur ma présence jusqu’à la fermeture, j’attrapai son verre pour verser son contenu dans le mien, par solidarité uniquement.

Je suis venu pour tes beaux yeux voyons Lexie ! Tu ne me crois tout de même pas capable de venir ici dans le but de boire sans rien payer ? Ça serait terriblement vexant ! Elle savait très bien que j’étais en partie ici pour ça, mais jamais je n’étais venu sans payer au moins un verre ! Après, certes, il arrivait que j’en paie moins de la moitié de ce que je buvais… J’avoue ! Vous me pardonnez mon toupet ? Pas le temps de lui dire que je comptais payer mes verres et même lui offrir un pourboire moi aussi qu’un jeune homme clairement éméché vint s’accouder à l’autre bout du comptoir. Lexie m’abandonna pour aller le voir, me laissant ainsi en tête avec mon verre que je regardai. Ce que j’entendis en laissant traîner une oreille curieuse me fit sourire alors que j’avais le contenant presque à la bouche. Je tournai légèrement la tête, histoire de mieux entendre tout en restant discret. Il était question d’un pari que le jeune homme avait fait avec sa bande d’amis. En me retournant complètement, je remarquai en effet une bande de mâles qui regardaient Lexie en gloussant comme des dindons en rut. Reportant mon attention sur mon verre que je vidai légèrement, j’écoutais la suite du discours du soiffard désinhibé et je ne fus pas déçu. Il devait embrasser Lexie sur la bouche, un baiser assez long, il parlait même de cinq secondes. J’adorais ce que j’entendais ! J’avais hâte de voir comment elle allait s’en sortir ; c’est que monsieur l’éponge avait l’air insistant en plus de ça.
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