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mon passeport est couvert d'encre comme le dos d'un Yakuza - nate.

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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

Spring BreakSpring Break/girls

Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Ven 20 Jan - 12:46
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


On l’a fait. On a posé notre semaine de vacances, on a pris nos billets et on a réservé notre hôtel. Je dis on mais Nate m’a dit que je devais m’en occuper. J’aurai pu nous organiser un voyage comme tous ceux que j’ai pu faire jusque là. Prendre un sac à dos, réserver des airb’n’b, et découvrir le pays. Comme on y reste qu’une semaine, qu’on aura à peine le temps de visiter Tokyo comme il le faut, j’ai préféré nous prendre une chambre d’hôtel. J’ai grincé des dents en réservant la chambre, pas à cause du prix, ça je m’en foutais un peu. J’ai grincé parce que ce n’était pas assez. Quand on a reparlé du Japon, une nuit où il m’a tenu compagnie pendant une insomnie, il a réveillé en moi mon âme aventurière. J’aurai pu avoir peur. La dernière fois que je suis partie en voyage, on se souvient tous comment ça s’est passé à mon retour. Il y avait tout sauf de l’amour. Sauf la première nuit. J’aurai pu avoir peur. Pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi bien que pour ce voyage. Je pars avec Nate. Il n’y a aucune raison que ça se passe mal. Mais justement. Ce n’est pas assez. Pour son premier grand voyage, pour le Japon en plus, ce n’est pas une semaine qu’il lui aurait fallu, c’est un mois. Une semaine c’est rien. Une semaine ça nous enlève deux jours de voyage. Il nous reste cinq jours. Que voulez-vous visiter à Tokyo en cinq jours ? C’est une connerie, c’est frustrant. On s’est fixé des endroits clés à visiter, faire nos vrais touristes, les gopros et les cannes à selfie en moins. J’ai posé mon droit de véto sur le Musée d’Art Moderne, il n’a pas le choix. Et je lui ai promis qu’on trouverait le bar Dragon Ball Z. J’ai l’habitude de partir deux mois, trois mois, un an. Mais pas une semaine. On ne visite rien en une semaine. Je sais qu’on y retournera. Dès qu’on aura possibilité de partir un mois, on le fera, et je lui ferait découvrir la vraie vie aventurière. Mais on a besoin de ce voyage. Partir loin de New-York, nous retrouver, respirer de l’Amérique, nous retrouver sur un terrain neutre qui n’a rien connu de conneries. Et puis autant utiliser notre prime qui porte le nom de Prisloo à bon escient, hein. Ce gars, aussi narcissique et mégalomane puisse-t-il être, il n’en reste pas moins altruiste. S’il y a bien une chose pour laquelle je peux être reconnaissante, c’est bien ça. Il n’aurait pas accepté que j’organise l’anniversaire de Nate pendant sa soirée de lancement, je ne serai pas dans un lit king size au Japon à regarder Nate dormir.

Ça peut paraitre flippant, je ne passe pas mes nuits à le faire. Bon quasiment. Mais même en ayant passé presque toutes mes nuits avec lui depuis son anniversaire –je ne peux pas appeler autrement cette soirée que son anniversaire- je ne dors toujours pas plus que d’habitude. Ça va faire dix ans que je suis une insomniaque, ce n’est pas parce que je me suis mise en couple avec l’homme que j’aime de tout mon être que je vais trouver la paix et faire des nuits de huit heures sans avoir bu une bouteille de rhum la veille au soir. Même avec Nate, il nous reste des choses à revoir, à mettre au plat. On y va pas à pas. On prend notre temps. On a commencé par coucher ensemble avant de tomber amoureux. On doit faire les choses dans l’ordre. Ça ne nous empêche pas de coucher, pardon, faire l’amour partout où on peut. On ne change pas une équipe qui gagne. Bref. Je ne passe pas mes nuits à le regarder, je ne suis pas si creepy que ca. Je lis des livres, je travaille mes cours, fait le point sur mes projets, je parle avec Sidney quand elle ne dort pas, je joue à tous les jeux possibles sur mon téléphone. Ma dernière lubie, c’est colorier dans les zen-books. J’en suis à la moitié d’un. Je pourrais en faire un nouveau papier-peint tant j’ai colorié dans ce livre. Et des fois, je regarde Nate dormir. Même après un mois, j’ai toujours un peu de mal à me dire qu’on est en couple. Je repasse encore et encore la même scène en tête. Qu’il me dise qu’il a une petite amie merveilleuse à présenter à sa mère. Qu’il me dise qu’il m’aime. À chaque fois que j’y repense, je suis obligée de me mordre la lèvre pour ne pas trop sourire. J’y aurai eu le droit par message, j’aurais sauté un peu partout, pris la personne à mes côtés, connue ou pas, dans mes bras, j’aurai agi comme une fan qui reçoit un message de son idole je crois. Mais il me l’a dit en face, rapidement. Je n’ai pas réussi à lui dire. Il le sait, que je n’en pense pas moins. Que je l’aime, que mon corps brûle sous ses yeux et ses baisers, que mon coeur s’élance quand il est là. J’ai probablement passé toutes mes nuits avec lui depuis. Que ce soit à l’appartement, ou chez lui. Rares sont les nuits qu’on a passé séparés. Il se foutait de ma gueule, disait que j’étais accro à lui, que je ne pouvais pas me passer de lui. Mais dès que j’osais émettre l’idée de ne pas passer le lendemain, ou disais que j’allais partir après manger, il me coinçait dans ses bras. Nous mettre ensemble a réveillé ce besoin de promiscuité que j’avais –nous avions ?. Cette nécessité de l’avoir près de moi, dans mon champs de vision, de lui parler. On a été séparé pendant cinq mois. On a cinq mois à rattraper. Dire que je respire grâce à ses baisers ne serait pas faux. On n’est pas ce couple niais qui passe son temps à s’embrasser, à sourire niaisement, à afficher au monde qu’on s’aime, qu’on est heureux. Bon sang, on reste Nate et Jolene. Meme quand on est que tous les deux. Je reste cette chieuse qui part loin dans ses débats, il reste celui qui roule des yeux en m’écoutant. Il continue de râler parce que mon pull traine par terre, je continue de lui voler ses fringues. Il y a juste certains détails qui ont changé. La pression de sa main sur ma cuisse. La manière dont je le regarde. Sa possessivité n’a d’égal que son égo.

Au travail, ils ont rapidement arrêté d’en parler. C’était le divertissement de la semaine, ça a rempli les potins de la pause café, ça a fait sourire les absents, ça fait toujours jaser Talia, mais maintenant ils n’en parlent plus. Gary a souri quand je lui ai demandé de poser tous mes jours de congés à ce moment. Il savait pourquoi. Nate venait de faire de même à la maison d’édition, il était obligé que c’était parce qu’on allait etre ensemble. Tous pensaient qu’on retournait à San Francisco. Non. On a bel et bien atterri à Tokyo. Ce dernier voyage marque le début d’un rêve : visiter tous les continents. J’étais intenable à l’aéroport, dans l’avion, pire encore en posant un pied sur le sol japonais. Comme une gamine. Mon passeport est officiellement plus couvert d’encre que le dos d’un yakuza. Je compte refaire un tour, revoir certains pays, en découvrir d’autres. J’ai encore tant de pays d’Asie à découvrir. L’Europe me manque. Être en couple avec Nate change la donne. Je sais qu’il ne me retiendra pas de partir parce qu’il connait mon rapport à l’aventure. Je sais qu’il m’accompagnera dans certains voyages. Pas tous. Et je veux tout vivre avec lui. Partir seule ne m’intéresse plus. Vivre toutes ses sensations, ne pas pouvoir les partager avec la personne qu’on aime, avant même de l’avoir fait, j’en suis déjà frustrée. Mais on n’y est pas encore. Je ne dois pas précipiter les choses. On y va pas à pas. Et pour l’instant, on est ensemble au Japon. Départ au samedi soir pour arriver dans la nuit. Nate s’est pris le jet lag en pleine gueule, et même si je suis habituée à changer de fuseau horaire, s’en est toujours aussi violent. On s’est endormis à peine avions-nous posé nos têtes sur l’oreiller. On s’est endormis vers quatre heures du matin. Il est déjà cinq heures de l’après-midi et Nate dort encore. Ca fait une heure que je suis réveillée, j’ai répondu à tous mes messages – il est à peine trois heures du matin à New-York, de la folie. Et Nate dort encore. Sachez que d’être insomniaque, c’est très frustrant de vivre avec un homme qui dort aussi facilement, aussi longtemps. Je me souviens la première fois que j’avais subi un jet lag violent. Je venais d’arriver en Europe, juste après mes dix huit ans. À peine arrivée en Italie que j’avais dormi vingt-quatre heures. Les propriétaires du airb’n’b se demandaient si j’étais morte. Non, enfin scientifiquement parlant, non. Mais en Italie, j’avais deux semaines pour visiter. Pas cinq jours. On ne peut pas se permettre de dormir. On dormira quand on rentrera. On n’a pas le temps.

J’ai eu le temps de prendre ma douche, de me brosser les dents, de me sécher les cheveux avec leur sèche-cheveux magique, j’ai appliqué de la crème sur tout mon corps, j’ai caché mes cernes sous mes yeux, mais non, il dort encore. L’horloge indique six heures moins le quart et dehors il fait déjà nuit. Toujours en pyjama – j’aime la soie du dernier que j’ai acheté, je pourrai passer ma vie dedans, ne me jugez pas – je remonte dans le lit et m’allonge sur le ventre, accoudée juste à côté de sa tête. « Nate, lève toi, il est déjà six heures. » Rien. À peine s’il réagit. Pas un geste, même microscopique. Il ne bouge pas. Vieille marmotte. D’une main je dégage doucement ses cheveux qui tombent sur son front, et ma main vient se poser sa joue. Mon pouce fait des ronds léger, et.. il ne bouge toujours pas. Je soupire et retire ma main. Je m’approche un plus, et dépose un baiser sur sa clavicule. Il frissonne aussitôt et je me mords la lèvre. Les réactions de son corps à chacun de mes gestes me fascinent. J’en dépose un autre, puis sur sa mâchoire, et m’approche de son oreille. « Mon bébé, réveille-toi, s’il te plait. » Il a tiqué au « mon bébé », je l’ai vu sourire. Très perceptiblement mais il a souri. Bh voyons. Avant meme que j’ai pu m’éloigner réellement, je me retrouve dans ses bras, allongée face à lui. Ses bras m’encerclent la taille et c’est à peine si je peux bouger. Je libère un bras et ma main vient dessiner les traits de son visage. « Nate, bébé, faut vraiment que tu te lèves, on a déjà raté une journée. » Je ne tente même pas de me défaire de son emprise. Me retrouver contre lui, sentir sa peau chaude contre la mienne a fait disparaitre toute motivation que j’avais à bouger. Rester dans le lit me semble également une bonne option. Quand il ouvre doucement les yeux, mes lèvres s’étirent en un doux sourire. Je vous ai déjà dit que Nate était beau ? Le genre de beauté qui renverse, qui vous hape tant elle est brute ? Au réveil, croyez moi, il est tout aussi beau. « Salut toi. » Ma main se perd dans ses cheveux, et je me rapproche encore contre lui. On n’est pas obligé de partir en fait, on peut vraiment rester là dans cette position jusqu’à ce qu’on rentre.


© MADE BY LOYALS.




galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
Admin - Sagittaire
My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Jeu 26 Jan - 18:53
Nekketsu, nekketsu, ça veut dire : sang bouillant
Nate & Jolene


Jet-lag que je n’arrive pas à combattre pour notre première nuit ici. À peine étais-je arrivée dans la chambre d’hôtel que je m’étais affalée en large dans le lit king size. Fatigue corporelle qui dépasse la force mentale pour se lever maintenant, pour ne pas dormir trop longtemps et ne pas continuer d’être déréglé mais je suis dans l’incapacité, la volonté y est mais le reste ne suit pas. Je le sais que je devrais me bouger, ne pas rester planté dans le lit mais je suis comme ça, je suis un homme qui a besoin de beaucoup de sommeil et qui une foi endormie n’a plus de limite. Je combats donc du mieux que je peux pour ouvrir les yeux mais sans succès, la pénombre de la pièce me replonge tous les quarts d’heures dans mes rêveries ou plutôt dans ma propre rétro prospective du mois qui vient de s’écouler. Premier mois de ma relation officiel avec Jolene, flash qui me viennent par dizaine au creux de la tête. Les regards que nous ont lancées les gens le soir ou j’ai présenté Jolene comme étant ma petite-amie à ma mère à la soirée de lancement à Andrew Prisloo, la reprise du travail le lundi suivant le lancement quand tout le monde s’est jeté sur moi pour me demander que ce passait-il entre Jolene et moi … Un vrai bordel au sein des deux entreprises. Il parait que de voir les deux petits stagiaires chéris se mettre en couple à fait énormément parler ce qui ne me dérangeait pas plus que ça … Etant habitué sur le campus à ce que ma vie ne soit plus privée du moment que le Cisco show fourrait son nez dans mes affaires je m’étais habitué à ce que mes frasques et rendez-vous expéditif au lit ne soit pas un secret … Tant qu’au travail nous restions professionnels et que notre relation ne s’interposait pas dans nos collaborations il n’y avait rien à dire et au bout de quelques jours l’euphorie autour de nous s’évapora, il n’y avait rien à dire car nous nous comportions de façon tout à fait discrète et sage. Puis il y a eu nos premiers rendez-vous en tant que couple, comme lorsque je l’ai invité dans un restaurant italien pour nous rappeler un peu son retour d’Afrique, quand nous sommes allés voir La la land au cinéma et que nous avons débattu sur le sujet pendant cinq heures d’affilés juste après, nos avis divergents en tout point. Nous avions enfin retrouvé notre complicité légendaire, sauf que nous n’étions plus de simple sex-friend qui partage une clope et un lit mais un vrai couple cette fois ci.

Puis … Il y a la folie du voyage à l’imprévue, moi qui m’emmerdait en lisant mon manga favori et elle juste en face à écrire je ne sais quoi sur son ordinateur lorsque sans réfléchir j’ai osé sortir « Et si on le faisait ce voyage au Japon … ? » Et ce n’est pas à Jolene Fran Larsen qu’il fallait le répéter deux fois, elle avait relevé rapidement la tête étonnée, stupéfaite de m’entendre dire ça. Elle devait surement croire que je blaguais en disant ça, elle s’était alors mordu la lèvre un instant avant de me demander si je voulais vraiment le faire et j’avais simplement hoché la tête en souriant en coin, replaçant mon tome numéro 233 devant mon visage pour lui en cacher la vue en marmonnant pour qu’elle puisse l’entendre « par contre tu t’occupes de tout préparer princesse… »  Le lendemain on posait notre semaine de congé et une semaine après nous étions dans l’avion direction Tokyo.

J’entends le bruit du sèche-cheveux s’arrêter et qui signifie qu’elle va débarquer d’ici peu dans la chambre, je fronce les paupières et passe ma tête sous la couette en sachant très bien qu’elle va me demander de me lever dans moins de deux minutes sauf que sous cette couette en duvet d’oie je commence à étouffer alors je ressors juste la tête et c’est à ce moment-là qu’elle décide d’arriver dans la chambre, Pression à mes côtés dans le lit que je ressens, souffle chaud qui s’échappe d’entre ses lèvres qui vient se plaquer contre ma joue alors qu’elle me demande gentiment de me réveiller, je ne bouge pas, je simule carrément que je suis dans un sommeil de mort alors que pas tant que ça pour le coup …  Mais je suis en état l’léthargique, complètement perdue dans les horaires. Pas un brin assimilé aux heures de Tokyo. Même lorsque son pouce vient caresser la peau de mon visage je ne bouge pas, je n’y arrive pas, corps qui se met en grève, assimilation parfaite à de la paralysie du sommeil. Corps qui se met en éveil que lorsque ses lèvres viennent à la rencontre de ma clavicule et qu’elle me surnomme son bébé … Sourire qui s’étire tout doucement sur mon visage, toujours les yeux clos mais la bonne humeur et l’envie de me lever sont enfin présente. « Mmh… » Je m’étire un instant, un bras tendu vers le plafond et ma main gauche s’étant plongée dans mes cheveux pour les ramener en arrière, je baille un court instant avant d’ouvrir difficilement les yeux pour la regarder. « Coucou beauté … » Avant même qu’elle ne parle une foi de trop, n’ose dire un mot pour casser encore l’ambiance ‘’matinale’’ je l’attire doucement dans mes bras et glisse mes doigts chauds sur la peau découverte de ses hanches, doigts qui vont grappiller tout doucement du terrain sur son corps remontant dans son dos, mes lèvres allant à la rencontre du haut de son crane mais rien n’empêche une angoissé de la vie, une aventurière comme Jolene de parler, d’avoir la crainte de rater un seul moment de son voyage. « Déstresse bae … On est là pour se reposer, dans deux minutes je me lève promis … »

Je vais caler ma tête dans le creux de son cou et y dépose une myriade de baiser alors que sa main va déjà se perdre dans mes cheveux. « Tu sens bon… » Mon nez contre sa jugulaire je respire doucement l’odeur sucrée mais pas entêtante que propage sa peau à peine sorti de la salle de bain. « C’est quoi le programme de la journée alors … ? » Je me remets droit dans le lit, elle allongée sur moi. Mes yeux vont se perdre dans les siens, teint de poupée de porcelaine, perfection de ses traits qui m’envoutent, je n’ai yeux que pour elle depuis un long moment maintenant et pourtant à chaque fois que mon regard croise le sien, une onde électrique se propage en moi et me fait une piqure de rappel. « T’as dormi un peu toi … ? » Main calleuse qu’est la mienne qui va à la rencontre de sa joue douce, de sa peau laiteuse avant d’aller prendre place dans sa nuque pour attirer ses lèvres contre les miennes dans un baiser doux, complètement tendre qui petit à petit devient de plus en plus fougueux, ma deuxième main va se perdre dans sa crinière alors que notre accolade continue jusqu’en perdre haleine. « Tututu… Doucement bébé, on n’est pas là pour ça hein … » Je lève les yeux au ciel en ricanant, mon corps contre le sien elle doit bien évidemment sentir la tension qui émane de la partie inférieure et pourtant c’est moi qui prend le taureau par les cornes et qui essaie de lui sauver sa journée que je risquerai de lui faire passer dans les draps. Nouveau baiser que je dépose rapidement contre ses lèvres. « Je vais me laver… Quand je sors de la douche je veux te voir prête bébé. » Je lui met une tape sur les fesses avant qu’elle ne se décale et que moi je file à la douche en caleçon cachant la bosse imminente qu’elle a réussi à créer en quelques baisers.


© MADE BY LOYALS.



Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
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Ven 27 Jan - 12:24
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


Je roule des yeux, sourire amusé sur les lèvres. Comme si j’étais stressée.. évidemment que je le suis, on est au Japon, il y a tellement de choses à découvrir en si peu de temps. Comment ne pas être stressée ? Quand il mettra le nez dehors, qu’il se rendra compte qu’il est au Japon, dans ce pays qui l’a toujours attiré, il ne voudra plus dormir. Là, en face de moi, j’ai le gros bébé Nate, celui qui préfère dormir à sortir dehors. Je suis une pile électrique, là où lui est le calme bouddhiste. Je ne peux pas rester zen quand je sais ce qu’il m’attend dehors. J’étais tout à l’heure à deux doigts de sauter sur le lit pour le réveiller. Si je ne l’ai pas fait, c’est tout simplement parce que j’avais peur des représailles. Une guerre rapidement partie en câlin et ce n’est pas à six heures qu’on quittait le lit mais bien vers minuit parce que notre ventre aura crié famine. Mon coeur rate un battement et ma main vient automatiquement se perdre dans ses cheveux quand il vient déposer ses lèvres dans mon cou, pour l’y garder, qu’il continue de faire jouer ses lèvres magiques sur cette zone beaucoup trop réceptives à ses baisers. Je soupire de contentement, mon corps se détend aussitôt et j’en oublierai presque pourquoi je me suis retrouvée contre lui en premier lieu. Ce gars va me rendre folle. Oh. Je suis déjà folle de lui. C’est dingue comme je suis amoureuse, au delà du simple amour de collège. Ça me retourne les tripes, ça me compresse le cerveau, ça élance mon coeur dans une course effrénée à chaque geste, chaque mot qui me sont destinés. Tout ça ne sont pourtant que douceur. La douleur est aussi douce que ses baisers sur mon front, que ses caresses contre ma hanche. Cette douleur qui me rappelle à quel point il m’est devenu facile d’aimer Nate tant il est normal d’être amoureuse de lui.

Je me retrouve allongée sur lui et je retiens un soupire d’agacement. Je voulais plus. Mes lèvres aussi veulent recevoir le même traitement. Mes mains posées sur son torse, ma joue calée contre, j’entends son coeur battre rapidement quand je croise son regard. Je dépose un rapide baiser à cet endroit et me repositionne pour ne pas planter mes os dans son torse. « La journée est finie, Nate, c’est plutôt le programme de la soirée qu’il faut voir. » Je ris en le voyant étonné. Le pauvre est encore à l’heure New-Yorkaise. On a fait un bon dans le temps, il fait deja nuit ici. Je tourne la tête vers la fenêtre où les volets n’ont meme pas été fermé tant on est arrivé fatigués. Ca m’étonne que les rayons du soleil ne l’aient pas réveillé. D’un autre côté, marmotte comme il est, j’aurai pu faire une soirée dans la même pièce, il n’aurait pas bougé. J’envie sa facilité à dormir. J’aimerais qu’il me dise comme il fait. Qu’il partage avec moi son secret. Je reporte mon regard sur lui, et réfléchit un instant. « On pourrait déjà aller manger ? Et après on verra ce qui est ouvert cette nuit. » Nous connaissant, après manger, on ira faire la tournée des bars et on se retrouvera dans une soirée. Ce couple prévisible qu’on est. Un couple de fêtard. À quoi fallait-il s’attendre quand se sont unis le roi des Monroe et la plus fêtarde des Parks ? Aujourd’hui, nous sommes un couple prévisible. Pourtant à notre rencontre, rien, vraiment rien ne prédisait qu’un jour, on deviendrait fou l’un de l’autre. J’ai toujours cru que s’il devait tomber amoureux, ça serait d’une fille qui lui ressemble, avec les mêmes idéaux que lui, les mêmes convictions. Pas qu’il craquerait pour son exact opposé, encore moins pour moi. L’habitude, la peur de l’abandon me pousse toujours à me questionner. Pourquoi moi ? Pourquoi pas Astoria ? Elle lui correspondait beaucoup plus. Et en plus, elle était mexicaine. On ne pouvait rêver meilleur couple. Pourtant c’est une danoise qu’il a dans ses bras. Rien que de me dire ça, je sens mon coeur battre plus fort. C’est moi et pas une autre qu’il regarde de cette façon. C’est à peine s’il regarde les autres ! Je les vois, les filles qui le regardent, qui le dévorent du regard. Je ne suis pas cette copine jalouse qui l’empêche de regarder ailleurs, qui va piquer une crise parce qu’il a parlé à une fille. J’ai juste confiance en lui. On me prendrait pour folle d’avoir confiance en celui qui a été la coqueluche du Cisco Show. Je connais Nate. Je n’ai pas peur. Et puis, il sait très bien que s’il allait voir ailleurs, il perdrait, je cite, les plus belles cuisses de la ville. Je pars surtout du principe que si tu es en couple avec une personne, c’est que tu as trouvé ce que tu cherchais. Si tu vas voir ailleurs, c’est que la personne ne te correspond plus. Je n’ose croire qu’on s’est déchiré pendant autant de temps pour rien. Non. On vient à peine de commencer. On ira loin.

J’hoche la tête. J’ai dormi aujourd’hui. Et même si j’ai toujours des insomnies, je dors mieux qu’avant. Je ferme les yeux un instant quand sa main vient se poser sur ma joue et les rouvre quand elle glisse jusque sur ma nuque. Mon regard a changé, un sourire plus taquin sur mes lèvres. Il n’a pas besoin d’effectuer une pression sur ma nuque pour m’attirer contre lui, mes lèvres sont déjà contre les siennes, mes mains sur ses joues pour garder une bonne prise. Sourire contre ses deux bienfaitrices de douceur, je me sens respirer. Mes mains glissent dans son cou, mes jambes se positionnent mieux autour de ses hanches et je sens son désir. C’est parti d’un baiser doux, on se retrouve essoufflés tous les deux. Mon front contre le sien, je reprends mon souffle, et je ris quand lui me dit ça alors que c’est lui qui a commencé, lui qui a corps qui trahit facilement son désir. J’aimerais l’aider à se détendre, lui proposer que finalement, il a raison, on est là pour se reposer, qu’au point où on en est, on peut attendre demain pour visiter, que je suis convaincu qu’on peut être productifs du lit. Je lui mords doucement la lèvre quand il m’embrasse une nouvelle fois et mes bras se referme autour de ses épaules, ma tête contre lui la sienne. J’agis comme une gamine, je m’en fous. Il a réveillé mon désir par un baiser, ce salaud me laisse en plan. « T’abuses de me laisser en plan. » à croire que c’est un jeu pour lui de me frustrer. Si ça avait été moi qui aurait agi de la sorte, j’aurais eu interdiction de quitter le lit tant qu’on n’aurait pas sali les draps. Je grogne de frustration quand il me tape les fesses et accepte à contre coeur qu’il aille se laver. Je me laisse rouler sur le côté, sur le dos, et le regarde disparaitre derrière la porte de la salle de bain, me mordant la lèvre. Dire que ce corps m’est réservé, rien que pour moi. Je suis bien tentée de le rejoindre sous la douche mais Nate a enfin réussi à se lever, aussi frustrée je peux l’être, je dois me retenir. Je grogne de frustration encore une fois et me force à me lever à mon tour. Nate est rapide sous la douche, je dois être prête avant qu’il n’en sorte. J’ouvre ma valise et en sort les premières fringues qui me tombent sous la main : un skinny jean, un pull noir. J’enfile le tout, triste de quitter ce pyjama tellement parfait, et me pose à la coiffeuse présente dans la chambre. J’arrange vite fait mes cheveux qu’il a défait et retourne m’asseoir sur le lit, face à la salle de bain. Il ne tarde pas à en sortir, tout beau, les cheveux encore humide. Pfiou. J’en ai des bouffées de chaleur juste à le regarder. Même après quatre ans à découvrir, toucher, goûter à son corps, je le regarde tout comme si c’était la première fois que je le voyais. Je l’ai vu mûrir, physiquement comme mentalement, et je suis tombée amoureuse pendant cette transition. Je sais que ce n’est pas seulement depuis cet été que je suis dingue de lui. Je me suis juste rendue compte que je l’aimais à ce moment là. Mais je suis sûre que ça remonte à avant, bien avant. Nate a toujours été le premier. L’unique. Je le suis du regard se diriger vers sa valise et je me laisse tomber en arrière sur le lit, mes mains sur mes yeux pour m’empêcher de le regarder se changer. Comme pour m’aider à tenir, mon ventre se met à gargouiller, me rappelant que ça fait une journée que je n’ai pas mangé. Ça m’étonne que son ventre n’ait pas grogné avant. « Chaton j’ai faaaaaim. » J’entre-ouvre mes doigts et voit qu’il est presque habillé, qu’il me regarde comme s’il avait emmené une gamine avec lui. Il n’entend pas mon ventre hurler maki ? Crier son amour pour les nems ? Je me relève, attrape ma veste en cuir, mon écharpe et mes chaussures et attrape mon sac à main. « Aller là, on se dépêche. » Je l’attends près de la porte. L’aventure se trouve juste derrière, mon excitation est remontée à son comble, mon désir d’aventure s’est réveillé.



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Nate Martinez
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Mer 1 Fév - 15:17
Nekketsu, nekketsu, ça veut dire : sang bouillant
Nate & Jolene


Complètement déconnecté de la réalité, sourcils qui se haussent, yeux qui s’écarquillent en apprenant lamentablement que nous ne sommes même pas le matin mais bien le début de soirée… Mon regard se tourne vers la grande fenêtre que nous offres cette chambre d’hôtel et je ne remarque qu’à ce moment-là le spectacle particulier que cet immense building nous offre. Ce nuancier de couleur allant de l’orangée au rose et bleu pâle que les nuages cotonneux forment en liseré dans les cieux. Bordel, nous sommes au Japon et moi je suis endormie, emmitouflé dans la couette comme si j’étais à la maison Martinez … Cœur qui finit sa chute au creux de mon estomac en pensant à ça. Honte effroyable qui teint mon visage encore peu réveillé. Jolie demoiselle sur moi à qui je gâche les vacances par ma fainéantise. Elle se met à parler mon égérie et je tourne de nouveau les yeux vers elle, les encrant en essayant de me redonner un peu de contenance, ne pas montrer que je suis énervée de mon propre comportement. « Ok alors on va manger une tonne de Maki princesse et en suite on ira faire un tour dans les quartiers. » Je dépose un baiser sur le front de ma danoise préférée, la seule qui compte pour moi et la seule que je connaisse finalement…. Heureusement pour elle… Ou pour moi, je ne sais pas, en tout cas c’est très bien comme ça que je n’ai jamais eu l’occasion de connaitre d’autre demoiselle de son pays elle serait capable comme toute les filles de faire des comparaisons là où il n’y a pas photo… Moi aller dans les clichés depuis que je suis en couple ? Non, non… Enfin si un peu.

Baiser bien trop émoustillant, ardent, qui aurait pu m’amener vers des envies décadentes. Étreinte que j’aurais voulu éternelle si nous n’étions pas au Japon et que je n’avais pas eu cinq minutes avant un électrochoc en regardant par cette foutue fenêtre le paysage qui nous étaient offert sur un plateau d’argent. A peine levée que la brune fait déjà son caprice, allongée comme une sirène sur le lit je la regarde un instant en hésitant, prêt à retourner la rejoindre et faire de ce lit notre sanctuaire pour la semaine, mon envie d’aller me foutre avec elle sous les draps et d’y faire des choses toutes sauf catholique traverse vingt fois mon esprit et pourtant j’hausse les épaules d’un air défaitiste en refermant la porte derrière moi. « J’te laisse en plan pour notre bien, unique et seule fois que je le ferais ! » Derniers mots qu’elle entendra, dernière phrase que je pense réellement. Le Japon c’est l’unique raison pour me décourager à passer ma journée dans un lit avec la meilleure compagne qui puisse exister, cette destination et pas une autre. Discussion qui prend simultanément fin lorsque j’ouvre le conduit d’eau chaude sous la douche et que je fais glisser mon caleçon sur mes jambes.

Eau froide, eau chaude, eau froide, eau chaude et ainsi de suite j’alterne la température. Un coup l’eau froide pour calmer mes hormones, un coup d’eau chaude pour réchauffer mon corps, de nouveau l’eau gelée pour me réveiller et l’eau chaude pour me décontracter un vrai bordel que d’être un mec comme moi, de ne jamais savoir ce que l’on veut explicitement. La serviette autour de la taille, les cheveux égoutté je reviens dans la chambre et Jolene est quasi prête mais elle me dévisage sans aucune gêne et je souris une foi que j’ai le dos tourné cherchant mes vêtements dans ma valise pas même encore défaite. Sourire victorieux d’avoir cet effet permanent sur elle qu’elle a aussi sur moi. Serait-ce l’amour qui nous rends comme ça ? D’être mielleux comme ça, De ne jurer que par la personne avec qui nous sommes ? C’est donc comme ça d’être amoureux ? C’est complètement hors de ma portée, je suis dans cette situation mais elle m’échappe. Je comprends pas comment j’ai pu passer du gars qui n’avait des yeux que pour relooker des demoiselles différentes dans la rue à … Ne même plus se rappeler la dernière fille qu’il a sauté avant d’être avec cette sorcière de fille des pays Scandinave. Et le pire dans tout ça, c’est que ce n’est pas un cliché bien évidemment. Les gens amoureux sont prévisibles à des milliers de kilomètre en fait, ils ne vivent que pour leur relation, ne sont bien que si ça va bien avec la personne qu’ils aiment et ne vont mal que si avec cette même personne ça va mal.

En gros, tout ça, c’est moi depuis que je me suis rendu compte que j’ai des sentiments pour Jolene Fran Larsen. Donc, j’suis devenue un mec lourd depuis à peu près sept mois. En passant de l’étape ou je ne me rendais pas compte que je l’aimais, à la crise de nerf en voyant qu’elle ne se rendait pas compte que moi je l’aimais pour finir totalement dépité de ne pas avoir réussi à arranger la situation. Bien au contraire, je n’ai fait que l’envenimé et j’ai finalement préféré fuir, partir à New York pour tenter d’oublier toute cette histoire. Ricanement presque silencieux, seul moi peut l’entendre en repensant à la suite de l’histoire, en repensant au hasard des choses. Jolene qui débarque elle aussi à New York sans savoir que je suis là, nos stages en commun et pouf nous voilà au Japon en couple. J’adore, j’avoue je me délecte de cette situation, je me réjouis de ce karma d’enfer qui m’ait été donné et je le jure que quand nous irons nous balader dans un temple bouddhiste j’y déposerai des offrandes car les choses se passent un peu trop bien, un peu trop comme je le veux avec la fille que je veux.

Bruit provenant directement du corps de Jolene, malheureusement ce n’est pas moi que son corps réclame mais de la bouffe et alors que j’enfile mon jean bleu brut elle se permet de me faire comprendre qu’elle meurt de faim en m’appelant chaton. Surnom qui me fait presque grincer des dents tant c’est niais et laid à la foi. Appelle moi bébé, appelle-moi mon cœur mais pas chaton par pitié, j’ai l’air d’un chat même ? Je m’assois sur le lit pour mettre mes chaussettes et mes chaussures, mon dos près de sa tête je tourne le visage une seconde vers elle. « C’est bon j’enfile un pull et on y va, tu peux te lever cha-ton » Surnom sur lequel j’appuie chaque syllabe pour lui faire comprendre une fois de plus que je n’aime pas ce sobriquet en particulier. Elle me regarde avec ses petites prunelles vertes aussi brillante que celle du chat potté et je soupire, je m’avoue vaincue. « Aller tu peux te lever la grosse » Je me lève tout aussi rapidement les mots précédents prononcé avant qu’elle n’attrape mon dos pour cible et ne me pince.

Sweet-shirt noir enfilé, casquette à l’envers sur la tête ; Je me dépêche de prendre mon téléphone sur la table de nuit ainsi que la carte de la chambre et mon portefeuille que je fou dans son sac en passant devant elle en lui faisant un sourire niais et forcé. « Merci Hitler, allons-y maintenant ! » Je lui passe devant en riant et je me dirige vers l’ascenseur de l’hôtel. J’appuie sur le bouton et la voilà côté de moi. Je passe mon bras sur ses épaules et la rapproche de moi. « Tu boudes bébé ? » Elle ne répond pas, juste elle reste collée à moi sans bouger je rapproche mon visage du sien et dépose un premier bisou sur sa joue. « Je rigolais pour Hitler, si tu veux t’es Princesse Anastasia » Toujours rien alors je rapproche encore mon visage et j’essaie de l’embrasser sur la bouche en riant. « Ça va finir que je vais te faire mal si tu forces trop à tourner la tête alors tourne ton joli minois vers moi avant que je te morde la joue puisque tu ne m’autorises que ça … » Je lève les yeux au ciel et les portes de l’ascenseur s’ouvre. Rapidement, j’enlève mon bras de ses épaules et attrape sa main, enlaçant nos doigts comme si c’était naturel chez moi, comme si j’avais eu ce genre de contact toute ma vie alors que non pas du tout, ce n’est pas une évidence chez moi de faire ça avec les filles mais pour elle je le fais et j’apprécie même de le faire.

Bruyantes et stressantes, voilà comment je décrirais les rues de la capitale Japonaise pour ma première expérience. On a beau aller, suivre la direction que Jolene souhaite prendre j’ai l’impression d’être toujours au même endroit, comme si nous faisions une éternelle boucle. Heureusement pour elle, je ne sais pas lire le Japonais sinon j’suis sûr que j’aurais déjà lue que ça fait trois fois que nous passons ici. Mains dans les poches de mon sweet à capuche je marche sans dire un mot, blasé car elle persiste à dire qu’elle a raison alors que ça fait minimum quatre fois que je lui dis qu’il faudrait peut-être s’avouer vaincue pour le restaurant qu’elle a choisi sur tripadvisor et juste se contenter d’aller manger dans un restaurant à l’aventure bordel, je commence à crever de faim. « Bon tu comptes manger à 06h du matin bé’ ? Attendre de t’évanouir tellement t’as faim ? On s’en fou d’aller dans ce restaurant à la con vient on va ailleurs ! » Je la regarde les sourcils froncés, complètement dépité par la situation, un mal de crâne arrivant de façon imminente tant j’ai faim et tant le bruit est constant en plein centre de Tokyo.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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Jolene Larsen
Admin - Bélier
My diary :
«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Ven 3 Fév - 10:35
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


J’éclate de rire quand il réutilise le surnom chaton. Je suis une garce, une fourbe comme il dirait, à utiliser des surnoms qu’il n’aime pas. Qu’est-ce qui a changé pour que je n’ai plus le droit de l’appeler chaton ? Avant cet été, je l’appelais encore comme ça... ou alors c’était Karma que j’appelais comme ça. Je ne sais plus trop. Je les aime tellement tous les deux que je ne sais plus lequel est mon chaton. Humour. Nate est l’amour de ma vie, Karma est mon chaton d’amour. Je mets du temps à réagir en l’entendant m’appeler la grosse. À choisir, qu’il m’appelle babe à chaque phrase. Je ne suis pas grosse. Je ne fais pas partie de ces filles qui hurlent parce qu’elles se trouvent grosse alors qu’elles sont plus minces que moi. Non, je fais plutôt partie de ces filles qui râlent parce qu’avec la tonne de malbouffe qu’elles ingurgitent, les heures qu’elles passent à la salle de sport, quand elles montent sur la balance, rien. Depuis que je suis arrivée sur New-York j’ai trop maigri. J’ai perdu des formes. Comment, pourquoi, je n’en sais rien, et ça m’énerve. Je ne suis pas cadavérique. Nate n’a probablement même pas remarqué que j’avais perdu poids. Je n’ai perdu dix kilos mais psychologiquement, c’est tout comme. Je n’étais pas dans le genre à me préoccuper des kilos, j’ai toujours eu un corps longiligne. Mais jusque là, je ne devenais pas maigre. Et c’est flippant, de perdre le contrôle. Tout ce que j’arrive à faire quand il me dit de me lever c’est « Je ne suis pas grosse. » et je lui touche à peine le dos. Saleté.

Je l’attends, appuyée contre le mur, et je le regarde continuer de cacher son corps d’Adonis. Je ne suis pas amoureuse de Nate que pour son corps. Mais reconnaissons qu’il a un corps parfait. Qu’il a un corps qui appelle à la luxure. J’aimais son corps avant qu’il ne se mette au sport. Je le préférais largement aux rares corps qui ont partagé mes nuits. Non j’ai toujours aimé son corps de lâche. Il n’aimait pas quand je me foutais de sa gueule, pensant que j’étais sincère. En attendant, c’était son corps que je réclamais, que je voulais avoir constamment sous les doigts. Je ne peux pas dire que Nate musclé est une amélioration, tant j’aimais son corps avant. Non, c’est une évolution, toute aussi parfaite que la version précédente. On n’aurait pas raté une journée à cause du jet lag, je l’aurai empêché d’enfiler son pull. Pull qui cache trop bien son corps. Tant mieux, personne d’autre le verra, aucune femme et aucun homme ne sera tenté par cette appel au péché ambulant. Je referme mon sac après qu’il ait mis ses affaires, et je m’apprête à lui demander un bisou quand il passe devant moi en m’appelant Hitler. Ma bouche se referme automatiquement, outrée qu’il ait osé m’appeler de la sorte. Je ferme la porte et le suit, bouche bée alors que lui rit. Je me positionne à côté de lui, sans le toucher ni rien. Il passe son bras autour de mes épaules mais je ne bouge pas. M’appeler bébé ne changera rien. Je boude oui. Laisse moi tranquille. Vous savez ce qui est chiant quand on sort avec son plan cul ? Ou plutôt quand une Jolene sort avec son Nate, parce que même en plan cul, on n’avait pas une relation normale. C’est qu’il sait toujours comment faire pour que je boude, comment me titiller pour que je réagisse, que ce soit par la parole ou par le corps. Nate n’était pas mon meilleur ami, mais il était la personne qui me connaissait entièrement. Non, mon meilleur ami, il rougissait quand je lui touchais le bras, ce n’est pas lui qui aurait pu me faire bouder. Je me retiens de réagir quand il m’embrasse la joue. C’est trop facile de jouer avec mon corps comme ça. Deuxième prise de parole, je passe de Hitler à Princesse Anastasia. Je me retiens de rire tant la comparaison n’a jamais été aussi vraie. Mais il ne mérite toujours pas que je lui parle. Je décale même ma tête quand il essaie de m’embrasser. Même pas en rêve, Martinez, tu ne m’auras pas comme ça. Pourtant, quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent, qu’il me prend la main, je glisse mon deuxième bras autour du sien et pose ma tête sur son épaule. Parce que je fais toujours ça quand il me prend la main.

Vous n’imaginez pas comme je ne réalise pas ce qu’il nous arrive. Qu’on soit tous les deux en couple, ensemble qui plus est, qu’on agisse comme tous les autres couples qu’on connaisse, notre connerie en supplément du menu. Et moi, à côté, je suis cette fille heureuse de voir la douceur que peut avoir Nate à mon égard. Au delà de ses baisers sur le front, qui m’ont toujours fait sentir comme cette fille que Nate devait toujours protéger, même contre lui, ou moi-même. On n’a pas revu nos amis de San Francisco depuis qu’on est en couple, mais je suis sûre qu’il se foutrait de sa gueule parce qu’il est passé du macho au niais amoureux. Je m’en fous de ce qu’ils pensent, j’aime Nate. J’aimerais lui dire, là maintenant. Tout ce que j’arrive à faire c’est qu’une fois les portes fermées, ma main toujours dans la sienne, je l’embrasse tendrement. Il n’y a que comme ça que j’arrive à lui dire. J’aimerais lui hurler. J’aurai aimé lui dire dès les premiers jours, lui répondre quand il me l’a dit. Je n’arrive qu’à lui montrer. Les mots ne sortent pas. Parce que même en sachant qu’il est amoureux, qu’il ne partira pas, j’ai peur que lui dire brise tout ça. Et je l’aime d’autant plus qu’il ne m’en a jamais fait la remarque. Il est surpris quand je l’embrasse, mais sa main libre ne tarde pas à se glisser sur mes hanches, et je me retrouve à sourire contre ses lèvres. Non je ne passe pas ma vie à l’embrasser. Ce sont les siennes sui m’embrassent tout le temps. Je me détache de lui à temps et me remet contre lui quand une famille monte dans l’ascenseur. Je cache mon visage dans son cou, gênée. L’amour c’est vraiment gênant.

Arrivé dehors, je sors mon téléphone et y cherche l’adresse du restaurant que j’ai trouvé sur tripadvisor. Depuis quand est-ce que je vais sur ce site ? Depuis que je me suis dit que pour la première expédition de Nate, je n’allais pas le perdre dans Tokyo. Je devais faire les choses bien. Nate ne dit rien, je glisse mon bras autour du sien et on déambule dans les rues de Tokyo. Je m’accroche à lui surtout pour ne pas le perdre, vu le monde qui se dépêche sur les trottoirs à peine bien large pour contenir ces milliers de personnes. On tente de suivre les indications que j’ai récupéré sur le site pour trouver le restaurant. Si au début on en profitait pour visiter, la frustration de ne pas trouver ce restaurant est montée rapidement. Ça s’est senti, vu. Je me suis détachée de Nate, les yeux rivés sur mon téléphone, à ne rien comprendre à cette langue, et lui marche à côté de moi, les mains dans les poches de son pull, sa casquette retournée, complètement blasé. Je soupire, frustrée, il soupire, blasé. Et ça me frustre encore plus parce que pour une fois que je n’y allais pas à l’aventure, que je voulais faire les choses bien, je nous fais tourner en rond depuis plus d’une demi-heure. Je suis énervée. Contre moi, de gâcher ce moment, contre les japonais d’être trop nombreux, contre les japonais de ne pas mettre les bonnes directions en anglais. On s’arrête en plein milieu de la rue, je l’écoute mais je n’ose même pas le regarder. C’est génial. Je suis censée être la globe trotteuse et qui nous perd dans Tokyo ? L’imposteur que je suis. J’éteins mon téléphone et le range dans mon sac. Je tourne la tête vers Nate, entièrement désolée. « Ouais, si, t’as raison. » Je regarde autour de moi, et vois une petite enseigne un peu plus bas. Je lui montre et lui attrape la main, l’emmenant. Je lui embrasse la joue pour me faire pardonner et on entre dans le restaurant. On va s’asseoir dans un coin, juste tous les deux et on nous apporte le menu. J’ai l’air d’une conne à tenter de parler le nom des plats avec l’accent et je me retiens de tirer la langue Nate qui se fout de ma gueule parce que je ne sais pas parler. Et je le regarde blasée quand lui il réussit. Tsss. Je m’assois en tailleur un peu plus confortablement et pose mes deux coudes sur la table, mon menton calé sur mes mains. Je regarde Nate, et pendant un instant je ne parle pas. J’ai souvent des moments de pause, pour prendre le temps d’admirer la personne que j’ai en face de moi, qui est avec moi. Je sais, je radote. Mais je cesserai de radoter quand il ne sera plus avec moi. Et encore. Et je reprend la parole. « Bon. Promis on oublie tripadvisor, on y va au feeling. » Je soupire moi-même de contentement. On oublie le tout beau tout mignon. Ça ne me ressemble pas. Ça ne nous ressemble pas. Nos plats arrivent et je verse ma sauce soja salé dans le petit bol. Mon amour de sauce. Avant que Nate ne commence à manger, j’attrape mes baguettes et lui vole un maki. Sourire innocent aux lèvres, j’avale et bois une gorgée d’eau. « Comment on dit bon appétit en japonais déjà ? » S’il ose me dire qu’il ne sait pas, je le juge. Très fort.



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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
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Mer 8 Fév - 23:52
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Nate & Jolene


Je sais bien que ça ne lui plait pas de ne pas avoir trouvé son foutu restaurant sur tripadvisor ; je sais bien que de lui dire qu’il est temps que nous arrêtions de le chercher l’énerve encore plus. Mais pourtant il le faut, je le fais à contrecœur mais je le fais quand même. Pour notre santé mentale, pour notre santé physique. On vient de passer un jour entier dans les avions, dans les aéroports si nous sommes là, ce n’est pas pour nous énerver dans ces rues bien trop fréquentées, ces rues que nous venons d’arpenter comme des damnés. Lorsqu’elle s’avoue vaincue je soupire presque de soulagement pensant que nous allions encore faire un tour avant qu’elle ne change définitivement d’avis. Je m’approche d’elle et vient la serrer un instant dans mes bras avant de laisser mon bras sur ses fines épaules. « Aller … Ne t’inquiète pas, quand on rentre à l’hôtel on prend la dose de prospectus et on se fera des petits plans et tout » Je dépose tendrement mes lèvres sur le haut de son crâne et reprend le pas pour chercher un restaurant qui pourrait nous plaire dans les parages.

Si nous avions repris la route l’esprit plus tranquille pour trouver un lieu où dîner. Ce n’était pas pour autant que moi, je voulais aller prendre mon premier repas japonais dans un boui-boui perdue. Contrairement à moi, Jolene n’avait pas l’air autant craintive en regardant les menus affichés. Moi qui d’habitude ne suis pas une chochotte ni une fine bouche. Ici, je dois l’avouer que je craignais vachement plus, faisait beaucoup plus attention à la tenue des serveurs, la propreté et tout ce qui s’en suivait ne sachant pas à quoi m’en tenir avec tout ce que nous pouvions entendre dans les reportages que nous diffusais nos très chères télévisions. Nous passions donc devant quelques restaurants et à chaque foi je faisais des grimaces en les voyants. Ayant toujours un souci. Que ce soit la devanture, les plats que les clients ont dans leurs assiettes ou autre petit détail qui me chiffonne un truc clochait. En tant que maniaque, je n’étais pas réceptif et je sentais que ça commençait à saouler ma petite amie. Dans un long soupire, nos têtes presque collées contre la vitrine nous regardons tout avec attention et le verdict tombe : nous ne sommes pas totalement convaincues. « Non mais on ne se jette pas sur n’importe quoi non plus, imagine ils font du chien ? Non merci ! » J’attrapais alors sa main et l’entrainais le plus rapidement possible loin d’ici en cherchant de mon œil avisé un lieu qui nous plairait à tous les deux.

Après trois enseignes épluchées au peigne fin par mes soins, nous trouvions enfin notre bonheur grâce à Jolene qui en ayant marre et surement compris ce qui clochait dans chacun des restaurants ou je disais non. Elle avait ciblé sans peut être le savoir exactement dans ce que moi, j’imaginais être le restaurant parfait. Que ce soit l’ambiance, la décoration tout se prêtait à ce que j’aurais aimé voir alors c’est avec un grand sourire que j’ai attrapé la main de Jolene et que je l’ai porté jusqu’à mes lèvres pour y déposer un tendre baiser en voyant le restaurant devant lequel nous étions. « Génial, ça me plait vraiment ici ! » Je lui ai souris, montrant toutes mes dents tant j’étais content. En voyant de mes propres yeux la multitude de paires de chaussures à l’entrée et les gens assis en tailleur un peu de partout à l’intérieur, j’ai saisi que moi aussi je devais me plier à la règle asiatique et me déchaussée. Une foi les chaussures posées en évidence je regardais d’un air intrigué la brune. « Imagine, on nous vole nos chaussures … » Regard assassin qui m’est adressé, je comprends que là, je dois juste me taire et aller m’asseoir je pince donc les lèvres en ricanant et m’avance dans le restaurant en souriant, disant l’un des rares mots que je connaisse dans la langue pour dire bonsoir au gérant du restaurant. « Konbanwa » Je me baisse les mains jointe une à l’autre, faisant la révérence Japonaise suivant juste après le gérant nous installer à une table propre et libre.

Bien installé, les cartes en main du restaurant je regarde tranquillement le menue, je commence doucement à tomber amoureux rien qu’aux illustrations de beaucoup de plats, beaucoup trop de chose qui me donne envie. Je pense que pour ce soir, on va prendre plusieurs trucs, beaucoup de chose et un peu tout goûter histoire de se faire une idée des goûts, des épices et des saveurs. Lorsque je relève les mes prunelles je croise celle de Jolene qui me fixe. Je m’humecte les lèvres et pose à plat la carte en mettant mes mains par-dessus, entrecroisant mes propres doigts je la fixe à mon tour un grand sourire sur les lèvres. Je sens qu’elle a quelque chose à dire alors j’attends que sa langue se dénoue, et lorsqu’elle se met à parler, et en plus de tripadvisor je ne peux retenir un rire, je passe le dos de la main sur mes yeux pour en extraire les petites larmes du rire qui vient d’exploser. « Tu passes autant de temps à chercher un lieu quand t’es seul en voyage ? » Voyant son air renfrogné, un peu vexée je pose directement ma main sur la sienne et serre un peu mes doigts contre son derme ne voulant pas l’énerver. « Je rigole bébé, c’est pas ta faute on y comprend rien ici et on est crevé ! » Surtout elle, mon insomniaque préféré, la seule que je connaisse de toute façon. Elle doit avoir quoi … ? Quatre misérables heures de sommeil au compteur ? Je me penche sur la table pour déposer un bisou sur ses lèvres lorsque j’entends des toussotements et des messes-basses autour de nous. Je fronce les sourcils et tourne discrètement la tête vers les gens qui nous regardent. Leurs têtes sont désespérées, leurs visages crient à l’indignation de voir ça dans un lieu privée tel qu’un restaurant. Je me recule en levant les yeux au ciel et remet la carte des menues à l’horizontale en marmonnant dans ma barbe. « J’avais oublié qu’ici les marques d’affections c’est blasphème …. » Mais nous, on est américains mince. J’suis pas habitué à la base à montrer mon affection mais si en plus quand je le fais je me fais taper sur les doigts, ça ne va pas le faire.

Commande passée depuis un bon moment, les plats arrivent enfin à nous et je bave presque devant toutes ces assiettes, odeur de maki et ses variantes, brochettes et autre mets qui nous sont proposées. Alors que Jolene prend la sauce salée que je hais, moi je prends la sucrée en mettant une bonne dose dans le petit bol à disposition et à peine ai-je le temps d’attraper mes baguettes que ma princesse vient déjà piquer dans mon plat, je plisse les yeux et fait claquer mes deux baguettes l’une sur l’autre comme si j’allais l’attraper à elle avec. « La prochaine fois je t’arrache le maki de la bouche bébé ! » Je lui montre les dents en attrapant un autre Maki et relève la tête lorsqu’elle me demande comment les japonais disent bon appétit. « J’ai lu dans un magazine à l’aéroport qu’ils ont pas un mot spécifique pour dire Bon appétit … Ils disent un truc du genre Itadakimasu pour remercier ceux qui ont préparé le diner … Enfin je crois. » Je joins les deux mains et penche la tête en disant pour que seul elle l’entende « Itadakimasuuuu Djolineeeee ! » Je souris comme un niais et mange mon premier maki.

Explosion de gouts qui s’insinuent au fil des plats que nous goûtons. Palais en folie, yeux qui se ferment à l’unissons pour apprécier au maximum ce que dieu a mis dans nos assiettes. Le ventre explosé, je croque dans une de ces superbes brochettes de bœuf yakitori en soupirant de joie. Mon pied caressant celui de Jolene je la regarde, les yeux pleins d’étoiles comme si j’avais atteint le septième ciel et pour une foi, sans sexe. « C’est vraiment rien à voir avec ce qu’on retrouve en Amérique …. C’est mille fois plus épicé tu trouves pas ? » Je pose la question en sachant très bien la réponse. Bien évidemment qu’elle doit trouver ça épicé comme jamais. Moi ça ne me gêne pas, je suis habitué à manger du feu matin, midi et soir en étant un mexicain mais elle … ? Est-elle habituée à tant de saveur brûlante ? Des goûts prononcés avec son petit teint pâle et son corps tout frêle ? Je commence à m’inquiéter et je la fixe droit dans les yeux pour déceler si quelque chose ne va pas ou quoi que ce soit. « Ça va mon cœur ? tu ne vas pas finir le ventre explosée, l’intestin en miette hein ? » Je fais signe au serveur de venir pour nous emmener une grande bouteille d’Arizona pour rafraîchir les bouches en feu, calmer les ouragans, les estomacs sur pattes que nous sommes. En attendant que nos boissons fraîches viennent à nous je continue de grignoter dans un rythme plus modéré, beaucoup moins comme un boulimique en manque de sa dose de bouffe grasse. « T’aimerai faire quoi après le restaurant Joleme ? »


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Jeu 9 Fév - 13:14
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


Il abuse. Sérieusement, Nate abuse. Il m’a fait arrêté de chercher au bout d’une demie-heure pour qu’on reparte chercher encore une autre demie-heure le restaurant qui conviendrait à sa majesté ? Vous voyez ? C’est aussi pour ca que j’avais prévu le voyage de a à z, en passant par tous les accents possibles. Parce que monsieur est tellement maniaque qu’un rien l’empêcherait de dire non ou de refuser. J’avais trouvé le restaurant parfait pour son toc, propre, doux, typiquement japonais, avec des makis qui défiaient les lois gustatives du palais. J’avais trouvé la perfection pour la perfection. J’avais lu trois pages d’avis pour ne pas me tromper sur l’endroit. Alors oui, voir qu’on ira pas dans ce restaurant me déçoit, m’énerve. Mais voir qu’on tourne en rond depuis tout à l’heure et qu’on n’entre pas dans un restaurant parce que ce fou de la perfection n’aime pas la tenue du serveur, ça me fait grincer des dents. Heureusement qu’on est au japon, où il y a un minimum de propreté à cause de toutes les maladies qui trainent justement. Comment aurait-il réagi si je l’avais emmené en Thaïlande ? Je pleure des larmes de sang juste en l’imaginant refuser un plat servi dans la rue. Bon, je suis de mauvaise foi parce qu’en Thaïlande, accepter de manger n’importe quoi, c’est accepter de se retrouver avec un ver solitaire dans le ventre. Mais vous comprenez où je veux en venir. Nate est insupportable et par moment, le facepalm intérieur est violent. Mais je ne dis rien parce que le Japon est à Nate ce que l’Islande est pour moi. Et également parce que le voir se prendre autant la tête pour des broutilles me permet d’enregistrer énormément de points à utiliser contre lui quand il trouvera quelque chose à me reprocher. Il ne m’aimera pas, si je ne lui rappellerai pas constamment que le propre de l’Homme c’est justement de ne pas être parfait, qu’être maniaque est une perte de temps. Mon dieu qu’il m’insupporte vraiment quand il est maniaque. Vraiment, je ne sais pas quel traumatisme il a subi dans son enfance mais par moment, j’ai envie de lui dire de s’allonger et de me dire ce qui le perturbe autant dans une vie où le désordre règne pour qu’il ait un besoin incontrôlé de tout mettre droit. Et lui caresser les cheveux pour qu’il se sente mieux. Et parce que j’aime ses cheveux. Bref. « Bon, lui il est bien non ? » Et là, j’explose de rire quand il me dit, consterné, qu’on ne doit pas entrer dans n’importe quel restaurant au cas où ils serviraient du chien. À ce niveau, avec ce genre de réflexion, on n’entre dans aucun restaurant japonais et on va dans le quartier americano-européen, pour être sûr de connaitre la provenance de la viande. Cette phrase m’a tellement estomaqué que je n’arrive pas à trouver quoi lui répondre. À la place, je passe mon bras autour de son cou et lui embrasse la joue pour me faire pardonner d’avoir ri à sa consternation. « Pardon bébé mais là t’es pire qu’une fille qui cherche un endroit propre boite. » et lui comme moi savons très bien à quel point ce genre de filles est insupportable. Est-ce que je viens de lui dire qu’il est insupportable ? Tout à fait. Et je n’ai même pas peur pour ma vie.

On reprend notre quête quand je vois une enseigne caché par une autre. Je ne connais pas le japonais ni aucune langue parlé ici, mais j’ai vu une femme y entrer en se massant le ventre. Probablement était-elle enceinte mais elle se léchait les lèvres également. Au point où on en est, on peut tenter. La nuit est déjà tombée à Tokyo, on approche les vingt-quatre heures sans manger et même en ayant pu dormir un minimum cet après-midi, le contre-coup de la fatigue inexistante commence à me frapper de plein fouet. Je montre à Nate et on se retrouve devant un restaurant qui fait penser aux dessins animés que j’ai pu dévorer dans mon enfance. Je regarde rapidement l’intérieur, satisfaite de ma trouvaille et tourne la tête vers Nate pour voir s’il partage mon avis. Je le vois d’abord froncer les sourcils, puis dérider son visage qu’il tourne vers moi, un sourire énorme aux lèvres. Je crois que le restaurant lui plait. Il porte ma main à ses lèvres pour l’embrasser et je ris un peu, attendrie par son attitude enfantine. Tout ça, pour un restaurant japonais.. au Japon. Il m’entraine à l’intérieur, et là, je me retiens carrément de lui frapper l’arrière de la tête tant sa remarque ne me fait pas rire du tout. On vient enfin de trouver un restaurant après une heure de recherche et il trouve quelque chose à redire, je crois rêver. Le pire ? C’est qu’après avoir enlevé ses chaussures, bien cachée mais également faciles à retrouver pour après, il me passe devant en ricanant. Mon copain est un gamin, sauvez moi. Il est encore temps pour que je parte non ? Je soupire, porte une main à mon front et le suis à l’intérieur après avoir enlevé mes bottines également. Un serveur nous emmène à une table libre dans un coin calme. La notion de calme au Japon est très relative. Ça serait comme dire qu’on a trouvé un McDonalds vide aux Etats-Unis. Impossible. Mais on a réussi à avoir une table où autour de nous, il n’y a pas d’enfants. Là, c’est calme. Il n’y a que des adultes. On s’y assoit en tailleurs, comme le veux la tradition, et on prend les menus que nous tend le serveur. Je n’ose même pas regarder. Je vais être tenté par tous les menus, et je sais déjà que je vais prendre un peu de tout et finir par voler dans les assiettes de Nate. Je l’entends déjà râler que je n’ai pas le droit de manger dans son assiette mais n’y a-t-il pas un adage qui, une fois en couple, instaure cette connerie de « ce qui est à toi est à moi » ? Du coup je repose ma carte, et je regarde Nate dévorer du regard le menu. Si un jour on m’avait dit que je serai jalouse de la façon dont il regarde la carte des menus mais en même temps attendrie par son attitude.. hah, la grosse blague.

Je me mords la lèvre avant de lui parler de cette connerie de tripadvisor que je ne regarderai plus jamais avant d’ouvrir la bouche en grand, outrée qu’il se foute de ma gueule aussi ouvertement. Il en pleure carrément ! « Ravie de voir qu’essayer de te faire plaisir te faire rire Martinez. » Il est réveillée depuis deux heures et il a réussi à me vexer –faussement- déjà deux fois. On frôle le record, chéri, continue sur ta lancée. « Je ne passe pas autant de temps non. D’habitude, je ne regarde que les airb’n’b avant de partir. » Il le sait que si je pouvais ne pas partir avec mon téléphone en voyage, je le ferai. Je baisse les yeux, légèrement vexée qu’il remette en cause ma pratique du voyage. Il le sait que je ne prévois jamais mes voyages, il a bien vu que quand je suis allée en Afrique, je n’avais vraiment regardé que les logements. Tout ce que je voulais c’était lui faire plaisir. Je regarde sa main se poser sur la mienne et hausse les épaules quand il nous trouve des excuses. Mouais. Si tu le dis. Mais j’accepte son baiser avec grand plaisir et ris un peu en le voyant bougonner après la réaction des gens autour de nous. Pris dans notre élan, j’avais également oublié où nous étions, et comment ici les gens réagissaient face aux gestes affectueux. Cette pudeur est frustrante. En soi, nous sommes dans un restaurant, ce n’est pas comme si j’allais sauter sur Nate entre la salade de choux et les sushis. Mais merde les gars, j’ai encore cinq mois de baisers à rattraper. Du coup je lui attrape juste la main et lui embrasse les doigts rapidement.

Comme je l’avais dit, ventre sur pattes que nous sommes, on a pris un peu de tout, et notre table est remplie. On ne voit quasiment plus aucun morceau. J’avale le maki que je lui ai volé et l’imite en train de me menacer. Comme si j’avais peur. Je l’écoute étaler sa science de salle d’attente et hoche la tête, tout autant persuadée que lui qu’il a raison. Remercions les français d’avoir inventé cette formule de politesse. J’éclate de rire en l’entendant me souhaiter un bon appétit, prononçant mon prénom avec l’accent japonais. « Mon dieu ne m’appelle plus comme ça, c’est horrible. J’vais me contenter d’un « bon appétit bébé », il vaut mieux. » S’il y a bien une langue que je n’ai jamais tenté d’apprendre, c’est bien le japonais. J’ai appris le suédois, le norvégiens l’arabe, le français, l’italien, l’espagnol, et même le russe avec mes différents voyages. Je ne suis pas plurilingue, je ne connais que la base d’une conversation dans chacune de ces langues. Mais jamais le japonais ne m’avait attiré. Je vais laisser à Nate cette langue, elle lui correspond plus. En parlant de Nate, il’est en train de jouir de bonheur gustatif je crois. Son pied me touchant, je le vois sourire les yeux fermés, avoir des étoiles pleins les yeux quand il me regarde. Je crois que Nate est heureux, et je ne peux que sourire en le voyant aussi bien. Lui a déjà mangé énormément, il a déjà bien attaqué toutes ses assiettes, tandis que moi, estomac plus petit que d’habitude, je prends mon temps. Bon ok, je le regarde surtout manger. J’attaque un énième sushis quand il reprend la parole. J’hoche la tête la bouche pleine, et avale rapidement. Je tousse au moment où je voulais parler, comme si le sushis que je venais de manger voulait approuver les dires de Nate. Celui là était bien épicé ouais. Je me retrouve à rire en toussant, le trouvant adorable qu’il s’inquiète pour mon intestin. Je mange un peu de riz pour apaiser ma langue en feu, et essuie les larmes aux bords de mes yeux. « Mais oui je vais bien. Tu sais que j’ai l’habitude de finir les plats que ta mère t’envoie, hein.. » Entre ça, me retrouver à manger indien en plein milieu de la nuit, les plats d’Afrique subsaharienne qui épicent autant que la mère Martinez, mon système digestif est habitué à manger épicé. Mais je dois reconnaitre que le riz nature fait énormément de bien à ma langue qui vient de prendre cher.

Je bois un grand verre d’Arizona et me ressert une nouvelle fois. Cette connerie d’épice m’a donné soif. Je vois Nate me regarder comme si j’étais un petit enfant. « Oh ça va, on n’a pas tous la chance d’avoir un gêne protecteur d’épices fortes hein. » Je souris et pour la peine, je lui prend un maki fromage, sûre que lui ne sera pas épicé. Je pose mes baguettes, afin de digérer quelque peu et d’avoir de la place pour la suite. Le verre au bord des lèvres, je réfléchis à la question qu’il vient de me poser. « Je pensais qu’on pourrait juste marcher dans les rues pour digérer tout ça, et voir où ça nous mène ? » Pour cette nuit, je n’ai rien vu qui pourrait nous intéresser. De nuit en tout cas, il n’y a rien d’intéressant. C’est surtout demain, l’exposition d’art moderne au musée, que je souhaite voir. Est-ce que Nate acceptera de m’accompagner, je n’en sais rien. Et je me rends compte que je ne connais pas tant que ça Nate. Par exemple, je sais qu’on ira visiter un temple bouddhiste pour la culture, l’architecture mais je ne sais pas s’il est du genre à passer deux heures dans une salle remplie d’objets et de peintures incompréhensibles. Ça fait quatre ans qu’on se côtoie et je ne sais pas ce genre de choses. Bon, pour être réaliste, nous n’étions que des plans culs. On faisait soirée ensemble, on passait pas mal de journées ensemble à réviser, à se faire chier mutuellement mais nous n’étions pas ce genre d’amis qui sortaient visiter la ville. Ce n’était pas notre genre. Mais il n’est pas trop tard pour rattraper ce retard, non ? J’ai confiance. Être en couple avec Nate me semble tellement naturel que je n’ai pas peur au final de ne pas avoir les mêmes activités que lui. Il n’y a qu’à voir notre façon de vivre. Je ne tiens pas en place quand lui préfère être casanier. Pourtant, on arrive à trouver des compromis.

Je regarde autour de moi, impressionnée par la dextérité des gens à manier les baguettes, à manger leur salade avec, leur riz. Même après des années d’entrainement intensif, je n’arrive toujours pas à finir mon riz à la baguette. J’ai honte de regarder ma fourchette. Tant pis. Je l’utiliserai rapidement quand personne ne regardera. J’attrape un nem et le trempe dans la sauce de Nate – je suis affreusement chiante, je ne mange jamais dans mon assiette – et croque dedans, pensive. Je repense à ce qu’on pourrait faire ce soir. « On prend le dessert au bar Dragon Ball ? » Et là, c’est comme si je venais de dire à un gosse qu’on allait prendre le dessert à Walt Disney. Il me regarde avec ses grands yeux ronds, sourire énorme sur les lèvres. Je ris devant son attitude et j’ai en face de moi Mister Boo qui finit rapidement ses assiettes. Ce gosse me désespère. On se lève pour payer et je remercie en japonais. « Arigato. » Ça sera bien l’unique fois où je parlerai japonais. Sortis dehors, je ne fais pas comme tout à l’heure, je mets l’adresse exacte du restaurant dans le gps, qui nous indique qu’il se trouve à dix minutes de marche. Parfait ! Je passe mon bras autour de la taille de Nate et me cale contre son flanc, parce que mine de rien, il fait froid à Tokyo. Quand on arrive devant le bar, Nate redevient ce gosse que j’aime tant. « Dommage que tu n’aies pas apporté ton costume de Goku.. » Ou plutôt heureusement bordel, parce qu’à Halloween, il n’y avait pas que la Poison Ivy qui était désireuse de lui arracher son costume.



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Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
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Lun 13 Fév - 15:26
Nekketsu, nekketsu, ça veut dire : sang bouillant
Nate & Jolene


Boisson fraiche qui je l’espère, arrivera rapidement sur la table pour sauver l’œsophage en feu de ma petite amie qui est justement en train de s’étouffer alors qu’elle venait de me dire que ça allait aux niveaux des épices… Tu parles que ça va, son teint de porcelaine a pris des sous tons rosée à trop tousser, à essayer de s’en sortir avec son maki dans la gorge en même temps qu’elle riait. Je grimace et hésite à venir lui taper doucement le dos pour l’aider mais à peine la bouteille d’Arizona posé devant nous qu’elle se calme. Soupire de contentement qu’elle ne soit pas en train de mourir en face de moi pour notre première soirée au Japon. Je remercie d’un geste de la tête le serveur et dès qu’il a le dos tourné je m’empresse de lui en servir un immense verre que je lui tends. Elle me remercie et je la regarde assez inquiet. « Ouais je sais bien que t’es une petite aventurière des épices … » Je lui souris et je me sers un grand verre de thé glacé en ajoutant rien à ce qu’elle vient de dire. Bien qu’elle ne sache pas toute la vérité sur les plats épicés de ma mère, je préfère garder mon petit secret pour moi. Si seulement elle apprenait que depuis deux ans je demandais subtilement à ma mère d’épicée un peu moins les plats qu’elle concoctait spécialement pour moi, je suis certain qu’elle se vexerait d’une manière ou d’une autre. C’est comme si j’avais avoué à ma mère que Jolene n’était pas une amie mais un plan sexe à la base, elle aussi elle se vexerait d’apprendre ça… D’apprendre que le nombre incalculable de foi ou je lui en ai parlé de cette amie qui adorait sa cuisine n’était qu’une histoire de cul répétitive et qu’en plus, j’avais le toupet de lui demander de moins épicé certains plats juste pour ce même plan sexe. Dio moi, je la voyais déjà me frapper à l’aide d’une spatule en bois … Sourire qui vient s’immiscer sur mon visage rêveur, penseur en imaginant la scène. Même à l’autre bout de la terre je pensais à elle, je repensais à tout ce qui m’était arrivé depuis 2013 en fait. Passant de ma vieille chambre à la maison familiale à mes débuts à la faculté de San Francisco. Les premières débauche en groupe, lorsque j’étais moi-même un bizut et lorsque je fus le parrain des prochains bizut’ , en gros … lorsque j’ai rencontré Jolene avec ma casquette rose. Qui l’aurait cru qu’une simple histoire de vol de casquette et d’un coup d’une nuit on en finirait là ? Trois années de plus au compteur, en voyage au Japon et en plus en tant que couple. Personne, pas même moi j’aurais imaginé ça pour nous deux. Bref, là n’est pas le fond de ma pensée mais plutôt sur les plats de ma douce et magnifique mère qui était intriguée et n’appréciait pas tellement de dénaturer ses recettes pour les rendre moins piquante pour une inconnue. Moi, en bon menteur j’essayais de noyer le poisson en disant que même moi, je trouvais ça trop épicé. Tu parles …. Comme si la Première dame Martinez été bête, elle disait rien mais n’en pensait certainement pas moins. Au fil du temps elle était devenue très curieuse, appréciant de plus en plus cette demoiselle quelle ne connaissait guère, Elle aimait bien que cette ‘’connaissance’’ dont elle ignorait tout soit la rare et unique demoiselle qui persistait à rester dans mon entourage. Ah, maman si tu avais su que cette demoiselle était mon simple plan cul, que je n’avais jamais prévue d’en tomber amoureux… Tu m’aurais tapé sur les doigts, tu m’aurais traité de mauvais garçon et de profiteur. T’aurais été tellement blessé de savoir que ton fils vagabondait de pair de jambes entre pair de jambes sans domicile fixe… Bien heureusement je n’avais jamais rien dit que ce soit sur mes activités extrascolaire avec Jolene ou tout simplement le reste des autres filles que j’avais pu fréquenter. Jamais une seule foi je n’avais lâché prise à ses multiples séances d’interrogatoire pour savoir qui était cette jeune fille. Même au bout de trois ans, elle n’en savait pas grand-chose sauf qu’elle était d’origines Danoise, qu’elle s’appelait Jolene et qu’elle était aussi à la même fac qu’Angela et moi. Rien de plus, rien de moins.

Le temps que je sois perdu dans mes pensées et la brune à la peau d’un blanc parfait à descendu son verre et elle s’en ressert un nouveau, je ricane en secouant la tête de gauche à droite. Je ne dis rien, mais je n’en passe pas moins. Elle s’est étouffé car elle ne sera certainement jamais habituée à toutes ces épices qui donnent mal au ventre. Même moi qui suis un coutumier, j’ai un peu du mal à avaler et ait des bouffés de chaleur en goutant certains mets Japonais tout simplement car ils n’assimilent pas les épices de la même manière que les Mexicains, que certains de leurs plats sont carrément plus piquant que ce que moi j’ai l’habitude de manger, c’est totalement différent et désarçonnant. Alors qu’elle me pique un maki au cheese je pousse l’assiette entière vers elle pour qu’elle les finisse. « Vasy tu peux tous les manger je m’occupe d’autres chose, toute façon j’ai bientôt plus faim… » Je prends le bol de ramen au piment et commence à picorer dedans en écoutant attentivement sa réponse qui me convient. « Ouais ok, niquel on fait ça on marche et on verra bien. » J’hoche la tête, et ne réfléchit pas plus que ça, j’analyse pas le fait de ne pas savoir où on va. Si d’habitude je suis plutôt organisé, du genre à tout planifier lorsqu’il s’agit de chose importante. Etonnement pour un voyageur dans son pays de rêve je suis détendue comme jamais. Je ne me mets pas de contrainte et je trouve ça même plutôt cool de ne pas diriger l’excursion du pays. Je laisse ça limite à ma petite amie si elle veut le faire et si elle ne le fait pas, ça nous permettra de voir un peu les environs et ne pas nous faire une fixette sur un seul et unique lieu. Autant y aller à fond à l’aventure, jouer le jeu à fond comme elle le fait elle lorsqu’elle part toute seule. Alors que Jolene regarde les gens autour de nous, je me remets à manger en silence car attendant, j’ai encore quatre plats à terminer et ne voulant pas jouer avec la nourriture je vais juste m’empiffrer jusqu’à que mort sans suive pour ensuite aller marcher, ou plutôt rouler dans les rues de la ville la plus peuplée du monde.

« J’abandonne… » Je pose les baguettes comme je poserais les armes et hisserais le drapeau blanc face à la troupe ennemie en face de moi. Pour la première fois de ma vie, la nourriture me met un énorme stop. Fin de la partie pour moi, c’est trop copieux, nous avons trop commandés et surestimé notre faim. Je suis presque déçue de ne pouvoir finir. « Est-ce que je vais réussir à digérer ou bien je vais vomir tout le long de la marche … ? » Je me caresse le menton un instant, tel le grand penseur que je suis avant de ricaner en reprenant une pause bien plus naturelle. Comme toujours, j’ai joué les clowns. Si jusque-là ma belle Jolene n’avait plus parlé et avait grignoté sagement, là elle prend à son tour la parole et mes yeux s’écarquillent en grand, mon cœur s’arrêterait presque de battre face à ses palabres. Hymne à l’amour qu’elle est en train de me faire. Rêve de gamin auquel je n’avais pas pensée, merde. Je suis au pays de Dragon Ball et je n’ai pas pensé à ça ? « Putain j’ai même pas pensé à ça alors que j’ai préparé un budget spécial dragon ball…. Bien sûr qu’on va là-bas !! » Tant je suis heureux que je mets un dernier Maki entre mes lèvres, j’avale à une vitesse dingue en oubliant même que je venais de dire que je n’en pouvais plus. Une foi le ticket de caisse retrouvé, je me lève en passant mes mains sur mon jean noir pour enlever des poussières inexistante, âme de maniaque un jour, âme de maniaque toujours. « Je vais payer, me laver les mains et je reviens… » Je lui fais un clin d’œil et je me permets d’aller payer notre repas et passer aux toilettes un instant pour me rafraichir et m’enlever cette vilaine odeur de poisson des doigts. Une foi chose faite, j’arrive devant la table qui était la nôtre et tend ma main à Jolene qui s’empresse de l’attraper et nous allons enfiler nos chaussures, moi étant excité comme un fou, ayant même oubliée que maximum dix minutes avant j’avais envie de vomir et limite m’affaler sur un banc pour que ça passe.

Bras dessus, bras dessous nous marchons en suivant docilement ce que le GPS nous indique. Ma petite amie coincée entre mon flan et mon bras j’essaie de réchauffer son corps frêle du mieux que je puisse en frottant doucement ma main sur son bras mais je sens que ce n’est pas suffisant, la princesse au cheveux mordoré ne peut être réchauffé qu’à l’aide d’un classique frottement temporaire sur son bras. A peine cinq minutes que nous marchons que je me décide. Impossible de la laisser comme ça. J’enlève mon propre pull pour me retrouver en tee shirt blanc et je lui passe sur la tête en riant. « Tiens, met mon pull et on va m’acheter un pull bien moche de touriste à moi ! » Je ne lui laisse pas le choix et m’engouffre dans la première boutique de souvenir que nous croisons sur le chemin. Cherchant du regard le stand de pull typique du genre ‘’I LOVE TOKYO’’ mais non, un autre pull attire mon attention un pull noir avec des flammes sur les manches et sur le dos un Sangoku super Sayan énervé je ricane en le montrant à Jolene. Ça fera office de déguisement comme pour Halloween hein… » Référence de choix avec ce qu’elle venait de me dire juste avant que nous entrions dans cette boutique. Je lève les yeux vers le ciel en me rappelant cette horrible soirée que je pensais avoir rêvé, jusqu’au bout j’ai cru à une hallucination mais non. Jolene m’avait confirmé que c’était bien réel, nous avions bien vécue ça en commun, dans un monde parallèle. « Bon je le prends ! Mon premier achat Dragon Ball au Japon … » Je lève le pull vers le ciel et fait le signe de la croix, dieu bénissant le super Sayan que j’admirais toujours autant.

Mon nouveau pull sur le dos, Jolene ayant le mien sur elle. Je prends sa main dans la mienne et entrecroise nos doigts tout sourire, heureux comme un imbécile heureux. Ce que je suis réellement actuellement. « Pourquoi tu souris comme une débile toi hein ? Encore une foi tu m’as volé un pull c’est ça ? » Je ricane et la pousse avec le coude gentiment. « Il reviendra dans MA valise bébé, croit pas tu vas encore voler hein…. » Je lui vole son portable des mains et avance plus vite qu’elle. « Promet moi que tu me le rends sinon … je pars avec ton téléphone en courant et tu seras per-due au Japon ma belle … » J’hausse les sourcils en rythme sachant très bien que de nous deux, je serais certainement le plus perdu, pommé tout seul ici.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Mon surnom : miss fran
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Feu
Dans la vie je suis : au chômage.
Catégorie Sociale : je jette les billets en l'air comme si je pouvais me payer le paradis.
J'aime les : les mexicains à la moustache fine qui portent des casquettes roses, les mojitos passion, le captain morgan, brandir mon majeur au ciel.
Sosie de : jo skriver.
Double compte : Hitler.
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Mar 14 Fév - 13:27
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


Comble pour une danoise d’avoir froid au pays du Soleil levant. Je devrais être immunisé contre ce froid. Froid qui ne devrait même pas être existant tant cette ville est polluée. Avec la chance que j’ai, il a fallu qu’on vienne quand il fasse froid et que mon corps refuse d’agir comme celui d’une danoise. Je suis de mauvaise foi, parce que j’ai grandi à Santa Fe, puis à San Francisco, et le froid est tout relatif au Nouveau-Mexique et en Californie. Je me colle à Nate et je tente de calmer psychologiquement mes frissons en me disant qu’avec ses frictions sur le bras, je vais me réchauffer. Rien à faire. Je sens ma mâchoire se contracter, signe que je vais me mettre à claquer des dents d’ici peu. C’est Nate qui devrait avoir froid. Un mexicain qui découvre le froid oriental, et c’est moi, qui aux origines danoises, qui ai passé des mois en Suède et Norvège, qui me retrouve à trembler contre son flanc. Destin, pourquoi m’as-tu mis sur la route d’un être qui frôle autant la perfection ? Ma frustration et ma jalousie n’en sont pas moindre. Je ne comprends pas pourquoi il nous arrête en plein milieu de la rue – comme s’il n’y avait pas assez de monde- alors qu’il nous reste encore cinq bonnes minutes de marche. Je me place face à lui et le questionne du regard. Il ne tarde pas à me répondre en enlevant son pull pour se retrouver en t-shirt. En t-shirt ? « Je sais que les mexicains ont le sang chaud mais bébé, c’est pas un abusé ? » Il secoue la tête et me passe son pull en me le mettant par la tête. « Mais et toi ?! » J’ai l’air d’une conne, son pull seulement autour du cou, ma veste et mon propre pull en dessous et lui qui s’engouffre déjà dans la boutique la plus proche. J’enlève son pull d’autour de mon cou et le rejoins à l’intérieur du magasin. Là je trouve un tabouret, et y pose ma veste ainsi que mon sac pour que je puisse enfiler son pull. Je remets mon perfecto et me regarde dans la glace à mes côtés. Génial. Quand je disais que je voulais grossir, je ne disais pas que je voulais ressembler à un bibemdum. Je soupire et vais rejoindre Nate qui est à la recherche d’un pull de touriste. Je ris toute seule en l’imaginant avec un pull hors de prix, de mauvaise qualité, où il est écrit « I LOVE TOKYO » dans une écriture Arial blanc bateau. On a connu mieux en communication touristique, je vous assure. Je le trouve enfin face à pull, et je ris tant la vie fait bien les choses. Il fallait qu’on tombe sur ce pull avant d’aller au bar. Il était évident qu’on ne pouvait pas entrer dans le bar sans qu’il ait un élément de la série sur lui. Voir le San Goku énervé ne me rappelle pas de bons souvenirs, parce que la seule fois où à Halloween, Nate était comme ça, c’était quand.. bref, ce n’est pas un souvenir assez plaisant, que je préfèrerai oublier. Instinctivement, je regarde s’il n’y en a pas un autre, où le Sayan est sur son petit nuage par exemple. Ça c’est un bon souvenir. Mais non. Tant pis. Je prends sur moi, et je me concentre sur l’homme qui est dans ce pull, et pas sur ce que représente le motif. Si cette soirée d’Halloween n’avait pas existé, on n’en serait pas là lui et moi. Je ne sais pas si je dois remercier cette folle de Doyenne de nous avoir fait traverser ça – j’ai d’horribles frissons rien qu’en repensant aux centaines d’araignées que j’ai pu avoir sur le corps – ou si je dois toujours justement lui en vouloir parce que j’ai dû affronter ma phobie droit dans ses quatre paires d’yeux. Disons plutôt que je vais oublier et ne garder en tête que les bons moments. Même s’ils sont moindres.

Je ris, à moitié attendrie, à moitié dépitée de l’attitude gamine dont peut faire preuve mon petit ami. Je ne peux pas faire celle qui ne comprends pas, qui est désespérée et oser lui dire qu’après tout, ce n’est qu’un manga, car ce serait etre hypocrite quand on sait que je réagis tout autant pareil avec les Marvel et DC Comics. Mon cœur bat pour Spiderman – que Nate n’en sache rien. Je l’attends à l’entrée de la boutique pendant qu’il paye et j’ai réellement un gosse comme petit ami. Pour le coup, j’ai vraiment envie de lui que ce n’est qu’un pull. Je le regarde incrédule me prendre la main, un sourire aux lèvres comme s’il venait de rencontrer le créateur des mangas alors que non… il vient simplement de s’acheter un pull merch du manga. Je roule des yeux et ne dis rien, me contentant de reprendre le GPS. Une main toujours dans la sienne, je mets mon autre main dans son pull, et je baisse les yeux dessus. Sur son pull. Un sourire vient se poser sur mes lèvres et je lève innocemment les yeux vers Nate, qui m’accuse. « Techniquement, je ne te l’ai pas volé, tu me l’as passé toi-même. » Est-ce que je viens de confirmer sa pensée ? Oui. Je pensais réellement au fait que je venais de gagner un nouveau pull de Nate Martinez. À la maison, j’ai réellement une étagère pleine de fringue à lui. Même des joggings. Beaucoup croyaient que c’est parce que lui et moi étions en couple, et que comme on vivait l’un comme chez l’autre, il était normal qu’il ait des fringues à lui chez moi. À l’époque, et aujourd’hui encore non. J’ai une étagère de fringues lui appartenant parce que je me suis juste servie chez lui. Un pull parce qu’un soir en rentrant de chez lui, il faisait frais. Un t-shirt parce que je venais de tacher le mien. Un jogging parce qu’après avoir fait l’amitié salement, ma robe de la veille n’est pas en état. Jamais je ne lui volais ses fringues. Je ne lui rendais juste jamais. Et jamais ne me les avait-il demandé. Nate fait genre mais je suis sûre que ça lui plait de voir ses fringues sur moi. Que les gens savent que c’est Nate et personne d’autre. « Il va quand même atterrir dans ma valise. Tu viens de t’en acheter un nouveau, tu n’auras pas assez de place.. alors que moi, j’en ai ! » Nate me coupe court en me prenant mon téléphone des mains et en mettant de la distance entre nous. Je tends la main vers mon téléphone, yeux de biche activés. « Non mon téléphone, bébé, c’est toute ma vie. » J’exagère à peine. Plus je me rapproche, plus Nate s’éloigne de moi. Je m’arrête donc et croise les bras. Je ne craquerai pas. Surtout que j’ai son téléphone dans mon sac, donc en soi, il n’a pas vraiment de moyen de chantage sur moi.. mais ce n’est pas grave. Jouons. « Non, je ne promettrai pas ce genre de chose. » Il ne fait plus danser ses sourcils mais je les vois se hausser, étonnée que je choisisse son pull à mon téléphone. Il hausse les épaules, se retourne et commence à marcher. Je n’attends pas plus longtemps pour lui courir derrière et lui sauter sur le dos. Comme si j’allais risquer de le perdre lui mon téléphone dans cette foule. Je ne déconnais pas quand je disais que sur ce téléphone il y a toute ma vie, tous mes travaux sont enregistrés dessus. Bon, ils sont sur le cloud mais quand même.

Nate s’est arrêté en sentant ce poids sur le dos et j’en redescends pour me mettre face à lui. Je passe mon bras autour de son cou, pour venir se perdre dans ses cheveux, à la naissance de son cou, et un autre vient jouer avec le cordon de sa capuche. Je lève les yeux vers lui, me mordant la lèvre. Ses mains viennent automatiquement se poser sur mes hanches pour me rapprocher de lui. Dingue comme lui comme moi avons ce besoin de proximité. Comme si sans ça, sans sentir le corps de l’autre, on ne se rendrait pas compte de ce qu’on a. « Bébé… » Ma main qui jouait avec son cordon récupère lentement son téléphone et le glisse dans ma poche de veste. « Je vais faire un effort. » Ma main vient se poser sur sa joue pendant que l’autre joue toujours avec ses cheveux. Je suis subjuguée par la beauté de Nate. Je pourrai continuer ce manège pendant des heures tant la force de son regard fait battre mon cœur un peu trop rapidement. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter d’être regardé de la sorte ? Je croyais que ce genre de regard n’était réservé qu’aux films de Nicholas Sparks, que dans la vraie vie, c’était plutôt un regard à la Lil Wayne qui change Lollipop qui nous était réservé. Pas ce regard qui me crie son amour. Reprends toi Jolene. J’en ai le souffle coupé. J’inspire et reprends ma connerie. Je m’en veux de gâcher ça. Ma main qui était sur sa joue se dépêche d’attraper sa casquette et la pose sur ma tête et je m’extirpe très rapidement de son emprise, le sourire aux lèvres. « Mais si tu récupères ton pull, je ne sais si tu vas récupérer ta casquette. » Je l’entends déjà penser que je suis une sirène machiavélique, qui ne perds rien pour rien attendre. Mais je t’attends chéri. Je continue de reculer quand il s’avance vers moi et ne voyant pas où je vais, je me cogne dans un japonais qui n’a pas l’air heureux de cette rencontre. Je me perds en excuse dans un fou rire et le pauvre monsieur s’éloigne de moi en pestant. Enfin je pense qu’il m’insultait en japonais puisqu’il parlait très très vite et brandissait son sac comme si je l’avais agressé sauvagement. Nate me rejoint vite, se foutant de ma gueule et j’essuie les larmes qui me coulent aux coins des yeux. Je mets la casquette à l’envers et je me retrouve face à Nate, le sourire aux lèvres. « Parce que je n’ai pas envie qu’il ait maudit nos futurs gosses, promis je te rendrai ton pull et ta casquette quand on rentre. » Je lui cale un baiser sur la joue, toujours en riant, je reprends ma place, c’est-à-dire nos deux mains entrelacées, et on reprends notre marche en direction du bar, qui se trouve à une centaine de mètres maintenant.

Je suis étonnée de voir qu’il n’y ait.. personne dans ce bar. La signalétique est inexistante. Mis à part des néons et un kakémono, je m’attendais à plus extraordinaire comme devanture. On n’aurait pas utilisé le GPS, on serait passé une dizaine de fois devant sans le remarquer. Je m’attendais à mieux de ta part Japon. Pendant que moi j’examine tout en trouvant d’horribles défauts liés à la communication – déformation professionnelle, mon petit ami à côté de moi a les yeux plus gros que sa tête et il aurait encore été sous l’emprise de la drogue d’Halloween, il se serait mis à saigner du nez tant il est excité par l’endroit. Mon dieu, je sors avec un gosse. Il me traine à l’intérieur et va directement s’asseoir à une table. Je le rejoins en m’assois en tailleurs sur le banc face à lui. Je l’observe regarder la carte des menus attentivement, se faire des réflexions, ne sachant pas quoi prendre. Je roule des yeux. « Il y a à peine vingt-minutes, tu voulais te laisser rouler dans les rues, et là, tu penses déjà à prendre de tout… » J’enlève la casquette et la pose sur la table, enlève ma veste, les deux pulls et me retrouve en débardeur. Le changement de température est violent ici. Une serveuse s’approche de nous et je ne peux m’empêcher de la toiser. Elle est en chemise blanche bien moulante, sur une jupe noir courte et tout aussi moulante. Et quand je la regarde, je vois une fille sortie tout droit d’un hentaï. Cette fille est magnifique. Du coin de l’œil, je regarde Nate, attendant sa réaction. Il ne peut pas rester de marbre face à ça. Même moi je ne le suis pas.




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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
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Jeu 2 Mar - 17:27
Nekketsu, nekketsu, ça veut dire : sang bouillant
Nate & Jolene


Haussement des épaules alors que je marmonne un simple « Tant pis. » à Jolene. En lui tournant le dos, je plonge mes mains dans les poches de mon nouveau sweat à capuche et me remet à marcher tranquillement. Je suis devant elle mais je ne cherche pas à m’éloigner, ni à l’égarer dans les rues éclairées de Tokyo. Car finalement ce n’est pas si drôle que ça et que je serai tout autant perdu qu’elle et que je finirai par m’inquiéter si je la revois pas dans les cinq minutes qui viennent. D’humeur faussement boudeuse tout à coup je ne pipe pas mot. En soi, ce n’était pas de conclure ce pacte qui m’amusait car sincèrement… J’en ai rien à faire qu’elle me vole mes fringues. J’ai pris l’habitude de voir certains vêtements se volatiliser comme par enchantement après l’apparition de la brune dans les parages. Mais le vrai amusement, je le trouvais plutôt dans le fait de simplement jouer avec elle, la faire capituler pour de faux. Toujours aller plus loin dans nos conneries et défis quoi et aujourd’hui malheureusement ça ne prend pas. Et ça m’étonne plus qu’autre chose que Jolene ait prit cet air sérieux pour me répondre que non elle lâcherait pas prise, qu’elle préfère laisser son téléphone plutôt que ne plus rien me voler. C’est la tête qu’elle a tiré qui m’a presque vexée. Comme si elle pensait que j’allais m’amuser à récupérer chaque pull volé, comme si j’allais tenir moi-même ce contrat précaire en sachant que je n’ai pas tenue celui qui nous reliait lorsque je lui en voulais encore à son arrivée à New York. Lorsque nous ne devions plus jamais avoir de contact autre que professionnel et qui pourtant nous as mené à être en couple, pour de vrai. Que bien lui fasse si elle a besoin de silence moi aussi je peux me taire et prendre cet air sérieux si ça me chante.

Le regard allant de gauche à droite dans les rues de cette ville dont je ne connais rien, c’est vraiment de façon inattendue qu’une paire de longue jambe viennent entourer ma taille et que des bras trouvent leurs places autour de mon cou. Je place machinalement mes mains sur les cuisses de ma petite amie pour la tenir et arrête de marcher. « Ça va ? Je t’embête pas trop Larsen ? » A peine ai-je le temps de lever les yeux au ciel qu’elle est descendue et quelle me fait face. Un court instant je me tente à fixer au loin derrière elle, jouant encore la carte du boudeur mais comme d’habitude elle connait que trop bien chaque tactique pour m’attendrir, pour m’avoir à sa merci. Bien évidemment, elle vient plonger sa main dans mes cheveux et systématiquement mes mains vont à la recherche de ses hanches et mes yeux dérivent directement sur son visage de poupée. Une légère onomatopée s’échappe de mes lèvres à l’entente du surnom qu’elle me donne. « Mh… » Elle me dit qu’elle fera un effort et je soupire, elle ne comprend donc vraiment pas que je rigolais avec elle, que je m’en fou. Qu’elle peut prendre tout, même mes baskets, mes jeans elle peut tout prendre elle a déjà mon cœur elle pouvait pas faire pire, ou de mieux. Je ne sais pas trop. Je l’approche de moi un peu plus et remonte une de mes mains jusqu’à sa nuque, caressant doucement aussi ses cheveux d’une douceur sans pareil, mes yeux d’un marron lambda dans le vert hypnotisant des siens. « Je rigolais princesse, je disais ça pour rire j’men fou complet de ce que tu prends ou non dans mes affaires … Grâce à toi j’m’achète souvent des nouveaux trucs au moins … » Je souris et dépose un baiser sur son front pour la tranquilliser mais à peine chose faite que je sens un courant d’air frais s’engouffrer dans mes cheveux ainsi qu’entre mes bras. L’ouragan Larsen vient de me voler ma casquette et de s’extirper de mes pattes. J’hausse les sourcils face à cette insolence, elle recule et j’avance. Sauf qu’elle ne fait pas attention à ou elle va en marchant comme ça et moi je vois bien qu’elle se dirige tout droit sur un asiatique mais j’dis rien, je la laisse faire la maligne car qui fait le malin tombe dans le ravin et ça ne manque pas. L’homme n’a pas l’air de faire attention à elle et c’est le pas de trop, elle se cogne à lui et il prend son air ahuris et commence à pousser une gueulante en Japonais. Si d’habitude je serais du genre à m’énerver contre un gars qui parle mal à une fille et encore plus à ma petite amie, cette foi je ne fais que rire. Elle ne mérite que ça, je ricane de son malheur alors qu’elle est toute rouge, choquée. Je m’approche d’elle un énorme sourire aux lèvres. Nos doigts de nouveau entrelacés, le calme reprenant doucement son cours, elle me promet en rentrant de me rendre mes affaires pour qu’il n’arrive pas de malheur à notre ‘’futur descendance’’ et j’hoche la tête que très peu convaincue par sa promesse. « Ouais ouais … On verra bien. »

Bien que le bar ne soit pas loin, je me sens quand même essouflé en arrivant devant celui-ci. Je sens mon cœur battre à fond, et j’ai du mal à reprendre ma respiration. Je ne dis rien mais j’me sens bien fatigué alors que j’ai quand même dormi. Bizarre comme sensation mais passons. Je suis bien plus occupé à fixer la porte du bar en cherchant à comprendre si c’est vraiment là qu’on doit rentrer. Si je m’attendais à un truc dingue pour la devanture du bar du manga le plus connu au monde, qui est en plus mon manga favori, je fus quand même un peu dérouté de ne rien voir de fou. Ascenseur émotionnel d’excité comme un gosse qui va à Disneyland à homme qui s’efforce à dire qu’il n’est pas déçu mais qui pourtant l’est un tantinet au fond. Mais je ne montre rien, je ne veux pas montrer que ce n’est pas aussi fou que ce que à quoi je m’attendais. Surtout pas à celle qui m’accompagne car je la vois déjà, je connais ce petit regard examinant chaque détail, fronçant les sourcils et tout le reste. Mais elle ne dit rien, Je ne sais pas ce qu’elle en pense mais autant vivre le truc à fond, sans lâcher de commentaire négatif sans avoir passé le pas de la porte. Pas le temps de demander ce qu’elle reproche au lieu que je la tire doucement à l’intérieur en ouvrant la porte assez grandement pour qu’elle puisse passer la première. On est ici pour moi et peut être que l’intérieur sera mille fois plus dingue que l’extérieur qui ne paie pas de mine comme ça. « Aller, arrête d’examiner tout comme ça bébé t’es pas au travail là !! » Je jette un rapide coup d’œil derrière nous et je me permets de lui mettre une tape sur les fesses en rigolant. « Ma Bulma en route pour Namek je te prie ! » Je ris de ma propre blague et nous allons nous aventurer dans ce bar qui est presque vide, ce bar qui finalement m’apporte la joie que j’avais perdue avant d’y entrer. Il est dingue ce bar, il est fou même. Il est rempli de goodies DBZ et de statue taille humaine de mes héros favoris, j’en perd mon sang froid et je balance mon téléphone entre les mains de Jolene. « Non sérieux prend en moi en photo c’est trop dingue pour que je fasse semblant que ça ne me rend pas hystérique de voir ça !! » Je me mets à côté de Goku en croisant le bras prenant un air sérieux et dès qu’elle a pris la première photo je souris comme un imbécile en faisant le peace et pareil à côté de Vegeta et Picolo. Je vois l’air blasée qu’elle prend au bout de la troisième photo et je me pince les lèvres sentant que j’abuse légèrement tout à coup. J’enlève mon bras autour des épaules de Boubou gênée de l’emmerder autant avec mon comportement de fanatique. « Allons-nous asseoir bébé… » Je dépose un baiser sur sa joue et nous allons nous installer à la table la plus proche de la baie vitrée.

J’ai faim, je n’ai pas faim … Un flan en forme de dragon ball ou une glace en forme de Shenron …. C’est difficile, tout a l’air bon. Je me mordille la lèvre et soupire en posant à plat la carte des desserts et regardant Jolene qui se permet de faire une réflexion. « Ça a l’air juste trop bon tout ce qu’ils proposent tu vas prendre quoi toi ? » Pas le temps d’en placer une autre qu’une serveuse arrive à notre table et nous salut en Japonais. Je relève les yeux vers elle et lui sourit en disant Hello en anglais, flemme de toujours répéter le même mot en Japonais dans mon accent nul en plus. Ce qui est cool et inattendue c’est qu’elle se mette à parler couramment anglais et comme je n’y attendais pas je la fixe et rit lorsqu’elle nous demande ce que nous avons choisi et lui demande gentiment. « C’est quoi le meilleur ? La glace ou le flan … ? » Elle hausse les épaules et dit que les deux sont très bon qu’elle ne saurait quoi me conseiller particulièrement. « Baaah… Je vais prendre les deux ! » Je lui souris poliment et lui tends mon menu et tourne mon attention vers Jolene qui tourne une tête de six mètres de long, j’arrête de sourire et la fixe ouvrant la bouche sans trop comment commencer ma phrase. « Heu… Hmm … Tu vas prendre quoi du coup princesse ? » Elle répond mécaniquement et tourne la tête vers la baie vitrée en tendant son menu, la serveuse part et je pose ma main sur la sienne en fronçant les sourcils soucieux. « Pourquoi tu fais la tête mon cœur … ? » Elle ne daigne toujours pas tourner la tête et j’appuie ma poigne sur sa petite main ayant une boule qui se forme au creux de mon estomac en cherchant à comprendre pourquoi elle me fait la tête tout à coup alors que je n’ai rien fait en l’espace de cinq minutes. « Tu pourrais m’expliquer au moins ton changement systématique d’humeur ? » Patience que je commence à perdre, tout doucement mais surement.


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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
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Jolene Larsen
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«et si moi je suis barge de tes yeux, c'est qu'ils ont l'avantage d'être deux.»

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Dim 5 Mar - 0:47
j'vais faire le tour d'ma planète comme les anneaux d'saturne
Nate & Jolene


Je tourne la tête vers Nate, qui respire bizarrement. « Bébé, ça va ? » Je n’aime pas trop la façon dont il reprend son souffle. Comme s’il venait de fumer un paquet de clope tout en courant le sprint. Pourtant aujourd’hui il n’a pas fumé, et mis à part les quelques kilomètres de marche qu’on a pu faire aujourd’hui, on a rien fait de bien extraordinaire. Je m’inquiète probablement pour rien. Et je me souviens très bien de sa réaction la dernière fois que je me suis inquiétée pour lui. Il crevait de fièvre sous mes yeux mais continuait à faire son beau qui n’avait pas besoin d’aide. Là, il a juste du mal à reprendre son souffle. Je connais déjà sa réponse, qu’il va bien, que tout va bien, que je me fais encore du soucis pour rien. Donc je n’insiste pas. Les choses ont changé depuis la dernière fois. À ce moment, c’est à peine si on se parlait, si on ne se sautait pas à la gorge dès que l’autre parlait. Aujourd’hui, on est ensemble lui et moi. Mais si je m’inquiète, je vais etre la petite amie trop couveuse. Je ne veux pas etre sa mère. Juste sa copine. Donc je ne dis rien. Mais faut pas m’en vouloir. Je suis hypocondriaque à cause de ma mère et de mon père, le moindre germe et je peux partir en folie. Alors je me concentre sur le bar qu’on a trouvé. Je me mords la lèvre, prise sur le fait. J'y peux rien, dès que je vais quelque part, je regarde si c'est une bonne communication, je critique la moindre campagne, et je peux débattre pendant des heures si elle respecte les chartes graphiques, les lois de la publicités ou les moeurs. Je peux aller loin quand on ne m'arrête pas. Je peux bien chiante dans ses moments, je sais bien. Une fois en soirée, j'ai monopolisé le petit ami d'une amie pendant deux heures juste pour parler de la dernière campagne victoria's secrets. On a arrêté la conversation seulement parce que sa copine commençait vraiment à en avoir marre de voir qu'il m'accordait plus d'importance qu'à elle. Elle savait que c'était une conversation amicale, mais elle en avait marre. Je peux le comprendre, maintenant. Enfin, je crois ? J'entre dans le bar en me promettant de ne pas recommencer à critiquer tout ce que je vois. Je sursaute et me retourne pour faire les gros yeux à Nate. Qu'il laisse mes fesses tranquilles un instant ? Je lui attrape la main pour qu'il ne soit plus tentée, et on entre dans le bar silencieux, mis à part la musique japonaise qu'on entend en fond. Probablement la bande originale du manga, je ne sais pas, je ne regarde pas au point de connaître la musique. Il n'y a quasiment personne, ce qui m'étonne. Dragon Ball, c'est une institution et il n'y a personne à part deux ou trois personnes, en plus du personnel. On passe le hall et là, on est bluffé. Là je reconnais les japonais. La grande salle s'ouvre sur une panoplie de goodies, dont des statues grandeurs natures des personnages principaux du manga. Flippantes, elles font vraiment réelles. Je sursaute quand Nate se détache de moi et je manque de manquer son téléphone qu'il me jette sans me prévenir. Ce gosse est intenable. Je l'aurai emmené à Disney World, il aurait été plus calme que ça, j'en suis sûre. C'est comme s'il avait rencontré son idole, ou même l'amour de sa vie. Il vient de tomber amoureux de ces statues, je me sentirai presque jalouse. Non, à la place, je ris de le voir si heureux et je déverrouille son portable. Je sais que dès que j'aurais pris les photos, son fond d'écran ne sera plus nous deux mais bien lui avec Goku et Végéta. Je vais vraiment finir par être jalouse. J'attends qu'il se positionne et je prends la première photo. Son sourire énorme me fait chaud au coeur. Je pensais qu'il allait s'arrêter à la deuxième photo, pas qu'il s'attendait à faire un photoshoot dans le bar. Je t’aime Nate mais on aura tout le temps de prendre des photos ? Là j’aimerais juste me poser. Je suis égoïste de penser ça alors qu’on est venu pour lui. Je devrais faire un effort pour lui et je m’en veux quand je vois sa tête quand il revient vers moi. J’abuse.

On s’assoit à une table près de la fenêtre et débarrassée de mes couches de fringues, je m’apprête à répondre à Nate quand une serveur s’approche de nous. Et là, je les regarde échanger comme si je n’étais pas là. Sourire charmeur, un rire contagieux, la serveuse est sous son charme et il entre dans son jeu sous mes yeux ? Chasser le naturel il revient au galop c’est ça ? Fallait que je m’y attende, en sortant avec Casanova non ? J’aurais réagi de la même façon face à elle en même temps. Elle a les hanches larges, une poitrine généreuse, un visage doux, sans aucune imperfection pour venir le gâcher, elle a même la voix douce et le regard malicieux ! À côté d’elle, je fais sincèrement planche de bois alors que je pratique le sport trois fois par semaine pour garder ces fesses bombés comme il le faut. Je baisse les yeux vers ma poitrine.. mouais, on peut mieux faire hein. Fallait qu’on ait cette serveuse. Aujourd’hui. Ce matin –enfin cet après-midi, j’ai une grosse introspection parce que Nate m’a appelé la grosse. Et là, j’ai juste envie de remettre son pull pour cacher ce corps maigre qui n’est même pas attirant comparé à celui de la nippone. Je tourne la tête vers elle quand Nate me demande ce que je prends. Je ne veux même pas relevé son princesse. M’appeler comme ça juste pour m’amadouer, c’est non. Dans mon sourire le plus hypocrite, je passe ma commande. « Une glace Boo sans chocolat, merci. » Je tourne la tête vers la baie, attendant qu’elle parte. Je soupire quand je vois son reflet s’éloigner en se déhanchant. Évidemment qu’il fallait qu’elle ait une démarche de mannequin. Nate m’attrape la main et je me force à ne pas tourner la tête. Il prend une voix douce, inquiète, et m’appelle mon cœur. Et ça m’énerve ? Bordel, ça m’énerve qu’il prenne des pincettes avec moi alors qu’il vient de draguer cette serveuse sous mes yeux, et ça m’énerve d’être cette petite amie jalouse de tout et de rien. Ça m’énerve parce que cette notre première journée à Tokyo, que j’ai déjà merdé quand on s’est perdu dans les rues tout à l’heure, que c’est la deuxième fois que je fais la gueule, même si j’ai digéré le fait d’avoir été appelé Hitler, que je gâche notre soirée qui se passait jusque là parfaitement bien. J’abuse et je m’en veux d’abuser. Mais c’est plus fort que moi. Ça me ronge. Je tourne la tête vers lui, le regard dur. Je retire ma main de la sienne et croise les bras contre ma poitrine. « Maintenant qu’elle n’est plus là, je suis ton cœur ? » J’ai parlé plus violemment que je ne l’ai souhaité. Avant qu’il ne parle, je reprends la parole. Autant être la copine hystérique jusqu’au bout non ? « Je ne change pas d’humeur constamment ? N’abuse pas. Mon humeur resterait la même si tu arrêtais de draguer tout ce qui a une paire de seins. » Je suis de mauvaise foi. Je sais que Nate ne fait pas attention aux autres filles. Qu’il en a rembarré, des sosies de modèles, sans même un regard pour elles. Même quand on n’était pas encore ensemble. Cette fois au casino, où il ne remarquait même pas toutes les filles qui m’assassinaient du regard parce que j’étais à son bras. Une autre sur le campus où il a passé son temps libre avec moi. Je le sais tout ça. Mais pourquoi est-ce qu’il a agi de la sorte aujourd’hui avec une qu’il ne reverra jamais ? Ça me dépasse. Je soupire sans retenue et tourne la tête vers lui. Ça ne fait qu’un mois qu’on est ensemble, qu’on retrouve peu à peu notre complicité d’avant, en plus renforcée même. J’ai retrouvé mon partenaire, mon Clyde. Pourquoi est-ce que je n’agis pas en tant que Bonnie ? Je décroise mes bras et passe mes deux mains sur mon visage, honteuse d’agir de la sorte. Je relève la tête vers lui. Il en a marre de mes états d’âme, de mes sautes d’humeurs constantes. Je ris toute seule. J’agis comme une femme enceinte. Je me bloque un instant. Je ne le serai pas, tout de même ? Non, impossible. J’ai eu mes règles il y a deux semaines, tout va bien. Ça aurait été bien drôle, ça. Deux semaines après m’être mise en couple avec l’amour de ma vie, je tombe enceinte. Vous parlez d’un karma.. non, tout va bien.

Je me rapproche de la table et attrape sa main, jouant avec ses doigts. « Désolée Nate… j’sais pas c’qu’il me prend aujourd’hui. Ça doit être le jet lag, la fatigue, le manque de sommeil, j’en sais rien. » Je suis en train de me trouver des excuses, je suis presque en train de lui mentir en face. Mais si je lui dis que des vieux complexes ressortent de je ne sais où, que je n’arrive pas à me sentir bien dans ma peau parce que j’ai cette impression que tout ce bonheur que je vis, il me sera bientôt retiré ? Que je psychote parce que je ne suis tellement pas habituée à cette dose d’amour que je ne sais comment y réagir ? Je reprends ma respiration doucement et lâche sa main quand la serveuse revient avec notre commande. On se regarde dans les yeux quand elle pose nos desserts, comme s’il me prouvait qu’il n’en avait rien à faire de cette serveuse. Je me mords la lèvre, sans le quitter du regard, parce que ça fonctionne, je le crois, qu’il s’en contrefous d’elle. Sans prévenir je me lève de mon banc pour aller m’asseoir à côté de lui. Il me regarde faire sans rien dire. Tant mieux. Qu’il reste silencieux parce que s’il parle, je risque de m’arrêter dans ce que je m’apprête à faire. Je ne le regarde pas au début. Je cherche des forces. Je lève les yeux et comme à chaque fois qu’il me dévisage, je reste hypnotisée par la force de son marron. Je me sens bien dans le creux de ses bras, dans le fond de ses yeux. J’oublierai presque ce que je suis venue faire ici en premier lieu. Ce que je suis venue faire, oui. J’attrape sa main, mon autre main se glisse dans son cou, toujours au même endroit. Je l’embrasse sur les lèvres, tendrement et je me détache de lui, juste pour prendre des forces. « J’ai peur, ok ? Nous deux, c’est allé super vite et.. j’ai peur quand je ne contrôle plus rien. Ça me fait encore plus peur parce que je ne pensais pas que c’était possible de t’aimer autant, parce que bordel, Nate Martinez je t’aime. » Je l’ai dit. Oh bordel, ça, ce n’était pas prévu. Au moment où je m’apprête à reprendre la parole, j’entends quelqu’un tousser derrière moi. Je vois la serveuse, gênée d’interrompre ce moment. « Mh, pardon, il vous manquait votre glace. » Elle pose ma coupe à ma place et s’en va aussi rapidement. Je soupire. Sérieusement ? Fallait aussi qu’elle vienne me couper dans cet élan ? Je ne l’aime vraiment pas c’est officiel. Je garde mon regard rivé sur la glace. Je n’ose même pas regarder Nate. Je suis passé d’une humeur massacrante à une humeur shakespeare, à dévoiler mes sentiments dans un bar dragon ball z. On repassera pour le romantisme hein. Je passe juste pour la petite copine hystérique. Et s’il, justement, prenait ça comme excuse pour mon comportement ? Haha, putain, je ne fais vraiment rien de bien ce soir.





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galatée

Let's take our time tonight, boy. Above us all the stars are watchin', there's no place I'd rather be in this world. Your eyes are where I'm lost in. Underneath the chandelier we're dancin' all alone. There's no reason to hide what we're feelin' inside right now.© signature by anaëlle.
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Nate Martinez
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My diary : She said she want my lolly, she want to kiss the top
Mon surnom : El Mustacho quand je porte pas mes super lunettes jaune, une foi que je les porte je deviens Pablo Escobar
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : Etudiant et actuellement en alternance dans une maison d'édition
Catégorie Sociale : un gars lambda, pas trop de fric mais j'avais une mustang à San Francisco
J'aime les : brunes aux yeux couleur émeraude et la peau d'ivoire, les filles qui ont comme deuxième prénom Fran.
Sosie de : Ken Samaras
Double compte : Lexie la barmaide du Bronx
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Lun 27 Mar - 16:19
Nekketsu, nekketsu, ça veut dire : sang bouillant
Nate & Jolene


Contact rompu, brisé. Doigts de ma princesse qui glissent loin des miens alors que tout se chamboule dans mon cortex cérébral ainsi que dans mon estomac. C’est voulu, c’est souhaité elle ne daigne me toucher. Je la fixe les sourcils froncés cherchant un indice, quelque chose à décoder mais elle a le visage tourné, elle ne souhaite pas me regarder. Tout va soudainement très vite dans ma tête, je cherche une erreur que j’ai pu commettre entre le moment où nous avons pris les photos et la commande mais rien ne me vient. Si dans ma tête le moment de réflexion est long, la réalité est toute autre Jolene a déjà de nouveau tourné la tête vers moi et croisé les bras sur sa poitrine. Ma main brulante qui était sur la sienne vient rencontrer la fraicheur de la table en se posant à plat contre la surface en bois. Je la fixe attendant qu’elle daigne bien me parler, m’expliquer ce que j’ai encore pu foirer. Couperet qui tombe, lorsque sa bouche se tord pour me dire des conneries que j’ai du mal à saisir à la base. Chaque pièce du puzzle s’assemble tout doucement et je ne crains que sa jalousie n’est atteint des sommets. « T’es jalouse d’une serveuse ? » à peine ai-je ouvert la bouche qu’elle se met à parler en même temps que moi pour en rajouter une couche. Bien, je n’ai pas droit à la parole elle en a décidé ainsi. Chaque mot qu’elle sort est d’une méchanceté sans pareil et pourvue d’une débilité que je ne lui connaissais encore. Je suis choqué, abasourdie par cet amas de connerie. Mon dos vient s’appuyer mollement contre le cuir matelassé de la banquette sur laquelle nous sommes assis et je me mets à rire alors qu’elle finit sa phrase, une main venant à la rencontre de mon visage, j’me frotte les yeux puis me pince l’arête du nez accompagnant tout ça d’un rire fatigué. En fait j’suis peu amusé par la situation je la trouve grotesque. En gros, quoi que je fasse ; quoi que je sois ; quoi que je ressente j’garde ma réputation d’homme à femmes et elle ne me fera jamais confiance. C’est ça que je dois comprendre ? Ouais je crois bien que c’est ça. Elle ne sourit pas, bien au contraire elle a l’air bien trop énervé et j’empire la situation car j’rigole devant son air boudeur mais c’est un rire nerveux qui s’échappe. J’suis plus blessé qu’autre chose. Je fais semblant que ses mots m’atteignent pas. Je suis en train de vivre ma première crise de jalousie pure et dure en direct du Japon, les desserts arriveront d’une minute à l’autre et pourtant l’envie de manger est maintenant aux abonnés absents.

Elle ne parle plus et je me redresse sur mon siège ayant repris mon sérieux. « C’est bon j’peux parler ou bien t’as décidé que t’avais raison et que je n’avais pas mon mot à dire ? » Sourire niais, battement des cils et nous nous fixons droit dans les yeux. « Chapeau copine t’as déversé ce que t’as dans le ventre depuis trois ans là ? Tu ne trouves pas que t’abuses quand même de me dire que j’drague tout ce qui bouge alors que même avant qu’on se mette ensemble j’ai jamais été aussi tranquille de ma vie ? » J’arrête de parler et elle baisse la tête honteuse. Elle sait qu’elle a déconné qu’elle n’aurait pas dû. Elle me donne encore plus le courage de continuer à parler. Faut qu’elle comprenne qu’elle ne peut pas me sortir tout le temps le passé et tout mélangé. J’ai toujours été correct avec elle merde. « Ah ! Aussi, tu trouves pas que c’est ridicule en plus de me taper une crise pour une serveuse dans un pays, dans un endroit où je ne reviendrai peut-être jamais en plus ? Putain ça paie pas d’être en couple, en gros tu me traites comme si nous ne l’étions pas et que je t’avais pas dit des mots que j’ai jamais dit de ma vie à une autre fille que toi à cause de tes propres complexes. » J’tourne la tête vers la baie vitrée à mon tour, la mâchoire serrée. Elle ne se rend pas compte du tournant dans ma vie qu’elle a marquée, je me suis ouvert à elle et pas une autre. Elle m’a fait ouvrir les yeux sur plusieurs choses. J’ai changé grâce à elle, tout le monde le sait et s’en rend compte sauf elle. « Donc vas-y fait la gueule j’vais pas te courir après autant j’aille courir pour de vrai voir d’autres filles puisque je ne sais faire que ça. » A mon tour je balance des conneries, la colère qui parle trop vite. Monologue terminé je n’ai qu’une hâte rentrer à l’hôtel et en terminer avec cette journée.

Elle attrape mes doigts posés sur la table et commence à nerveusement joué avec alors qu’elle se met à s’excuser. Je fronce les sourcils en entendant son excuse minable d’être fatigué pour me péter la crise du siècle. Faute de sincérité et trouvant que c’est bien trop facile de lui pardonner je retire ma main et la plonge sous la table. Non Jolene, ça ne marche pas comme ça il en faut un peu plus maintenant que t’as voulu commencé la guerre, tu l’assumes. Et comme si il ne manquait plus que elle, la serveuse revient avec nos desserts et comme un con, plutôt que de la regarder elle, lui sourire et la remerciait comme il se doit pour bien saouler ma petite amie, je me retrouve à fixer Jolene. Je la regarde dans les yeux, soutenant son regard sans cligner des yeux comme si j’avais des choses à prouver. Je m’énerve mentalement je ne me supporte pas et dès que la fille est partie je tourne de nouveau la tête vers la baie vitrée ne jetant même pas un œil à la glace posé sous mon nez ni à la demoiselle qui vient de passer d’en face de moi à mes côtés se mettant à caresser ma main. Résiste mec, elle a voulu jouer montre lui que toi aussi tu peux être énervé, que t’as même pas envie de lui parler … Puis … Non. Pourquoi j’ferais ça ? Pourquoi je gâcherai cette première journée en ne lui laissant même pas la chance d’arranger les choses ? J’ai pas envie de faire ça et comme j’suis faible, que je peux pas rester le nez cloué à la vitre infiniment je me résigne à me tourner. Je la fixe attendant patiemment qu’elle ne se mette à parler. Vas-y princesse c’est ta chance pour arranger le bordel, le tsunami qu’on est en train de créer et ce n’est pas un de tes baiser dont seul toi connais la méthode ensorcelante qui m’auront, pas cette foi bébé.

Fierté qui prend son envol, yeux qui clignotent. J’suis ébahis car je ne m’attendais pas à ça. A quoi je m’attendais en fait ? Je m’attendais à des excuses, qu’elle me dise qu’elle est simplement jalouse car elle a des complexes ou quoi … Les trucs banals puis je l’aurais embêté avec ses complexes alors que c’est elle la plus belle et de loin mais non, elle en a décidé autrement elle passe d’un extrême à l’autre et je n’arrive pas à suivre la course folle qu’elle mène. Mon cœur qui s’arrête de battre tout d’un coup et qui revient à un rythme mille fois plus soutenue à l’entente des mots sacrées qu’elle vient de prononcer j’ouvre la bouche mais on est coupé par cette conne de serveuse. Je la regarde un instant et baisse direct les yeux vers Jolene la bouche entre ouverte, elle aussi aimerait continuer à parler mais elle se résigne, elle abandonne me laissant avec cet aveu sur les bras. Elle s’occupe de sa glace et moi je la fixe, je regarde son petit nez droit et ses lèvres s’empresser de rejoindre la cuillère pour goutter sa glace. Je passe mon bras autour de ses épaules et me rapproche de la table pour regarder ma glace qui est plus jolie que la sienne. « Regarde, tellement je suis beau la serveuse elle a mis du cœur à l’ouvrage pour faire la mienne et pas la tienne … » Je ricane et dépose un baiser contre sa tempe avant de prendre une bouché de mon dessert la fixant encore, elle me regarde blasée comme si je n’avais rien entendu de ce qu’elle venait de dire et comme j’suis qu’un gros enfoiré j’arrive pas à m’en empêcher j’fais une remarque sur le sujet. « Du coup tu m’aimes gros comment comme la lune et le soleil ? Je voudrais pas que ça aille trop vite hein …. Moi je t’aime comme un petit pois …. » J’lève les yeux au ciel, qu’elle ne prenne pas trop la grosse tête la gamine. Alors qu’elle a la tête tournée vers moi, occupé à rétorquer je pique un peu de sa glace en riant et lui plante la cuillère sur le bout du nez lui laissant une jolie trace rose de glace à la fraise. « T’as le droit de m’aimer comme jamais tu n’as aimé t’as pas besoin d’avoir honte hein…. » Je ricane et essuie le petit point de glace sur son nez.Elle m’a eu pour cette foi, elle a fait fondre la glace et bruler mon cœur en me disant pour la première fois qu’elle m’aime mais ça ne sera pas tout le temps comme ça Jolene, croit pas que tu m’auras avec une déclaration d’amour à chaque foi … Enfin… je crois.



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Elle te fait renaître un jour, le lendemain t'achève. Suspendu à ses lèvres, obligé de m'attacher la vérité vaut son pesant d'or, nos exemples sont trafiqués. J'suis en apesanteur, tout me semble sans gravité... J'attends la réussite des astres.
Nekfeu
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