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Golden Sisters

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My diary : Trois sœurs, trois démons.
Mon surnom : Ally
Mon âge : 23
Mon signe astrologique : Gémeaux
Dans la vie je suis : directrice d'une boîte de nuit, qu'on vient de me retirer et maintenant SDF
Catégorie Sociale : Riche (bien qu'on vient de me voler toute ma fortune)
J'aime les : les Hommes
Sosie de : Elizabeth Olsen
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Sam 28 Jan - 20:00
Golden sisters

2h du matin. Je me réveillais en sursaut dans mon lit. Je venais tout juste de rêver de la disparition de ma mère. Je n'en avais rêvé que la veille de la mort de notre père. C'était le premier épisode triste que j'avais vécu, et il avait tendance à me revenir en mémoire quand il allait se passer quelque chose dans la famille. J'eus soudainement très peur. Je ne voulais pas me lever, voir quelqu'un. Il y aurait une mauvaise nouvelle. Je le savais. Ce cauchemar, cette soirée, ce départ me rappelait tous les souvenirs de mon passé. J'avais vu partir ma mère sous mes yeux. Nous qui étions si proches. Ensuite j'avais vu le cadavre de mon père dans notre appartement quand j'étais à peine plus grande. Mais tous ces souvenirs tristes ne m'avaient apportés que de mauvaises choses. C'est eux qui ont fait celle que je suis aujourd'hui. Et c'est surtout eux qui m'ont autant rapprochés de mes soeurs, qui font que nous sommes aussi soudées, que jamais rien ne sous séparera. Et jamais le souvenir du départ de ma mère ne s’arrêtait avant que nous nous promettions de ne jamais "divorcer" comme on se le disait autrefois. Malgré nos différents, nos disputes parfois, tout s'arrangeait toujours.
Je finis par me lever, sachant pertinemment que je ne réussirais pas à me rendormir. Je pris une douche pour me réveiller et m'habillais rapidement avant de sortir. Je sortis de la propriété et marchais, n'en prenant pas compte le froid de l'hiver qui me transperçait la peau peu couverte de part le choix de mes habits. Il me faisait du bien, il me faisait revenir à la réalité. J'arrivais dans un petit parc et décida de monter à un arbre où je pourrais admirer les étoiles. Je me posais entre les arbres mais finit par m'endormir dans les bras de Morphée.
Je me réveillais quelques heures plus tard. Il était déjà 8h et heureusement je n'étais pas tombé de l'arbre en m'endormant. Je retournais tranquillement au manoir et pris mon petit-déjeuner dans le salon. Aucune de mes sœurs n'avait l'air d'être réveillée. Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à que Luca ne débarque dans le salon, l'air énervé. Qu'est ce qui pouvait bien la contrarier comme ça ? Et pourquoi avait-elle l'air de m'en vouloir à moi tout particulièrement ? Je fis comme si je n'avais pas vu qu'elle était contrariée, peut-être me trompais-je après tout...

-Salut Luca ! Bien dormi ?
lumos maxima


Soulmates
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My diary : Benjamine des Golden Sis, Fortune dérobée , Besoin d'expier mes pêchés ~
Mon surnom : Soeur Luca
Mon âge : 19
Mon signe astrologique : Balance
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J'aime les : les Astres et seulement les Astres
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Sam 28 Jan - 22:56

       
GOLDEN SIS'
je me souviens parfaitement de ce jour où vous m'avez dit que jamais nous ne divorcerions. vous m'avez mentit. c'est aujourd'hui que nos chemins se séparent. adieu mes amies.

       
Le soleil venait de se lever et comme tous les matins, je m'étais réveillée pour voir le jour prendre le relais de la nuit. Je n'étais pas radieuse dès le matin comme certaines étranges personnes, la beauté était un art qu'il fallait entretenir pour en retirer des bénéfices. Je pris un verre d'eau et attachai ma chevelure châtain avant de partir en quête de ma guitare. J'adorais jouer un petit air dès le matin même si ça agaçait souvent Elena et Allycia qui cherchaient à rester au lit le plus longtemps possible. En fait, je dois l'avouer, je retirais même de leur énervement une certaine satisfaction que tous les frères et sœurs doivent connaître, c'est un sentiment naturel qui nous pousse à emmerder notre famille jusqu'à ce que ça se termine dans les cris et les pleurs. Si Elena avait une assez grande résistance à la connerie d'Ally et de moi même, on ne pouvait pas en dire autant de la cadette de la famille. Ils nous étaient même des fois arrivé d'en venir aux mains mais jamais méchamment, c'était davantage un jeu.
Ne trouvant pas ma guitare, je commençais à stresser. Les sentiments que je ressentais à l'égard de cet instrument étaient indescriptibles et uniques, elle était la seule chose que Papa m'avait laissée personnellement et même Allycia était assez respectueuse pour ne pas s'en prendre à cet objet. De plus, il n'avait qu'une grande valeur sentimental, rien de plus. Beaucoup de souvenirs lui étaient attachés et je veillais sur lui plus que sur ma propre vie. Enfin bref, tout ça pour dire que je perdais mon sang froid quand il s'agissait de l'avoir perdu ou de me l'être fait voler.
J'avais pris plus d'une heure pour retourner toute ma chambre-grenier mais je n'avais rien trouvé, même Fourchette et PLS -Elena n'approuvait pas- avaient pris part aux recherches, abimant quelques rideaux et grignotant quelque pieds de chaises -choses qui n'aurait pas ravie l'ainée de la portée mais après tout je faisais ce que je voulais dans ma chambre. D'ailleurs, beaucoup de choses ne lui plaisaient pas. Comme Milo par exemple, enfin, c'est ce qu'elle disait parce que je les avais épiés avec les jumelles dernier-cri que je m'étais dégotées peu de temps auparavant et ils se faisaient de petits regards d'un niais renversant. J'en aurais presque pleuré. Enfin bref, revenons en à ma guitare.
C'était impossible, inconcevable, je l'avais décidément perdue ! Le sous-sol était maintenant aussi dérangé que ma chambre mais rien, pas la trace d'une guitare. Je fouillai dans les plis du canapé quand soudain, ma main rencontra une page de magasine froissée. Je la dépliai mécaniquement, mouvement par mouvement. Je vais lui péter les dents. Ce fut la première chose qui me vint à l'esprit. Elle avait osé ! Cette fois, elle était allée trop loin. J'acceptais qu'elle me vole mes fringues et même mon costume de catwoman pour rendre visite à ses nombreux "amis" mais voler la guitare de Papa était un acte suicidaire.
J'imaginais déjà toutes les tortures qu'elle allait subir, me faire voler cette guitare avait été le sujet de nombre de mes cauchemars et à chaque fois, ça se terminait très mal pour le-dit voleur. Ayant pratiqué quelques sports de combats, j'étais apte à casser des gueules et dans le cas précis je n'hésiterai pas à me servir des techniques que je connaissais.
Étant en sous-vêtements depuis 6h du matin, j'enfilai rapidement une robe de chambre que je n'hésitais pas à mettre pour accueillir les invités matinaux. Je nouai fermement le ruban autour de ma taille et m'installai en haut de l'escalier, les mains fermement accrochées à la rambarde et le regard rivé sur la porte d'entrée. Elle n'était pas dans sa chambre et je l'avais repérée endormie sur un arbre ce qui je l'avoue m'avait encore plus donné envie de lui mettre une gifle et son retour, mais il fallait que j'accumule assez de colère pour éclater le moment venu.
Ma respiration faisait des accélérations soudaines que je calmais en comptant jusqu'à dix dans ma tête. Je vais lui crever les yeux. Quelle garce ! Je vais la tuer, je vais la tuer.
La poignée de la porte pivota et elle s'introduisit dans la maison comme une fleur sans même remarquer ma douce présence. J'allais vraiment l'écorcher.
Je lui laissai le temps de s'installer sur le canapé avant d'arriver à la manière d'un robot, avançant par à coups, les poings serrés si fort que mes mains tremblaient.
-Salut Luca ! Bien dormi ?
Elle m'avait vue et elle avait délibérément ignoré mon agacement avec son petit sourire mesquin. Je ne pouvais plus la supporter, c'était finit elle avait dépassé les bornes. Elena n'aurait jamais eu l'audace de faire cela et je n'étais pas sans ignorer le besoin d'Ally de posséder des choses qui m'appartenaient.
-Au revoir, mesdemoiselles, je m'en vais au marché !
J'avais marmonné une réponse entre mes dents qu'Alfred n'avait pas dû prendre en compte. Si seulement j'avais pris le temps d'analyser ses paroles, son attitude, si seulement Elena avait été là. Je me rendrais compte plus tard que j'avais été complètement stupide ! Comment n'avais-je pas pu me rendre compte de cette pointe d'amusement dans sa voix ? La satisfaction suintait par tous ses pores et j'avais simplement été trop idiote pour m'en rendre compte.
-Tu me demandes si j'ai bien... un rire nerveux m'échappa dormi ? Tu m'as fait la pire blague que tu puisses imaginer. Malgré l'être ignoble et sans morale que tu es, je ne te pensais pas capable de ça ! Je fis un pas dans sa direction. Ce n'est pas drôle, Allycia ! Rends-moi la guitare de Papa immédiatement si tu ne veux pas que je t'arrache la tête !
Je commençais à bégayer sous le coup de la colère, ma gorge était serrée et mon cœur battait à cent kilomètre à l'heure. PLS avait rappliqué et se tenait maintenant près de moi en aboyant, ne sachant pas vraiment si il avait le droit de s'en prendre à Allycia ou pas. Je lui fis signe de s'écarter, complètement débile ou pas, la bouffonne qui se tenait en face de moi était ma chaire et mon sang. Elle était aussi importante que ma guitare et que les souvenirs de Papa...
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Dim 29 Jan - 15:02
Golden sisters

Après que Luca soit arrivé, l'air énervé, j'entendis la voix d'Alfred disant qu'il s'en allait. Je ne pouvais pas le voir, mais si je l'avais vu rien de tout qui allait suivre ne serait arrivé. Son petit sourire caché et son air malicieux du moment aurait pu prévoir tout ce qu'il allait arriver. Mais à la place, ma sœur et moi nous engueulions sur des choses futiles et sans aucune preuve. Je répondis alors à Alfred à la place de Luca -bien trop énervée pour répondre-.

-Au revoir Alfred ! Rentrez tôt !

Si j'avais su je lui aurais mis mon poing dans la gueule au lieu de lui répondre gentiment. Enfin, occupons nous d'abord du présent. Et Luca pris la parole. Elle commençait à m'accuser de je ne sais quoi. Habituellement, je me fichais plutôt de ce qu'elle pouvait bien me dire quand on se disputait, puisque normalement, elle avait une raison de le faire. Mais là, je ne voyais pas pourquoi. Heureusement, la réponse à ma question ne tarda pas. Elle avait perdu la guitare de papa. Et bien sûr, au lieu de se remettre en question, elle accusait sa gentille grande sœur qui ne ferait jamais une telle chose. Je savais très bien que je n'étais pas un ange, que je ne faisais pas que des bonnes choses. Mais, je connaissais le lien que Luca avait avec la guitare. Ce n'était pas seulement un simple instrument de musique, c'était bien plus que ça pour elle. C'était le dernier souvenir qu'elle avait de lui. Jamais je me serais permise de la prendre sans son autorisation et encore moins de lui cacher pour l'embêter. Si je voulais seulement la faire chier, j'avais bien d'autres moyens que celui-là. Mais que Luca pense le contraire me touchait bien plus qu'elle ne le pensait. Elle savait pourtant très bien que je ne m'attaquais pas à l'héritage familial, aux souvenirs qu'on avait de nos parents. C'était aussi les miens après tout. D'habitude, je me serais fichue de Luca, aurait jouée avec ses sentiments pour qu'elle s'énerve encore plus. Mais, aujourd'hui, je savais que ce n'était pas la bonne chose à faire. Luca était déjà bien énervée comme ça, et moi, bien trop fragile à cause de mon rêve et du sentiment qui me parcourais l'échine rien qu'en y repensant. Je soufflais un coup, avant de me lever et de prendre la main de Luca, qu'elle retira directement. J'expirais de nouveau avant de commencer à parler.

-Écoute Luca, je n'ai pas ta guitare. Je sais à quel point elle compte pour toi, ce à quoi elle te ramène et malgré mon caractère plutôt sans-gêne, tu sais bien que je n'aurais jamais fait ça. Je suis vraiment désolée que tu aies perdu ta guitare, et crois-moi je ferais tout pour t'aider à la retrouver. mais je t'en prie, mets ta fureur de côté. Je n'ai pas envie de me battre avec toi aujourd'hui, sœurette.

Je me rassis sur le canapé, fatiguée et aussi pour prouver à Luca que je ne faisais pas semblant. J'espérais vraiment qu'elle allait me croire, que ce qu'on avait déjà traversés ensemble depuis 19 ans allait lui faire oublier sa colère...

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Dim 19 Fév - 16:06

       
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je me souviens parfaitement de ce jour où vous m'avez dit que jamais nous ne divorcerions. vous m'avez mentit. c'est aujourd'hui que nos chemins se séparent. adieu mes amies.

       
Elle essaya de prendre mes mains dans les siennes, mais je fis un pas en arrière, refusant tout contact autre que violent avec elle.
-Écoute Luca, je n'ai pas ta guitare. Je sais à quel point elle compte pour toi, ce à quoi elle te ramène et malgré mon caractère plutôt sans-gêne, tu sais bien que je n'aurais jamais fait ça. Je suis vraiment désolée que tu aies perdu ta guitare, et crois-moi je ferais tout pour t'aider à la retrouver. mais je t'en prie, mets ta fureur de côté. Je n'ai pas envie de me battre avec toi aujourd'hui, sœurette.
En temps normal, ma colère serait retombée aussi vite qu'elle était montée, j'aurais lâché un petit "ok" et lui aurait promis de lui payer le resto si elle retrouvait ce que je cherchais avant moi, tout ça accompagnait d'un grand sourire innocent.
Mais lorsque ma guitare était en jeu, je ne pouvais pas garder le masque de cette petite fille niaise, innocente et débile qui fait mine de ne pas savoir quand on la reluque ou de ne pas comprendre quelque chose simplement pour qu'on la pense incapable d'utiliser son cerveau correctement. Mais j'étais bien plus que cela, j'étais intelligente et débrouillarde, loin d'être celle qui se perd dans ses rêves à chaque seconde. Mes rêves avaient été brisés à l'instant même où mon regard bleu avait croisé le corps inerte de mon père, à l'instant même où mes yeux avaient déversée la première des larmes du deuil. Mon existence avait pris un tournant macabre et semé de déception. A compter de ce jour, l'esprit de mon père n'avait vécu qu'à travers ma guitare et ma musique, perdre cette guitare, c'était le voir mourir à nouveau. J'ignorais que si ça se produisait, la meurtrière serait ma grande sœur.
Les seules personnes qui m'avaient permis de continuer à me tenir sur mes deux jambes et à mettre un pied devant l'autre pour avancer dans la vie étaient mes sœurs. Ces deux grandes poireaux insupportables dont j'étais incapable de me séparer, ces guignoles aux airs de grandes dames. Nous n'étions que trois orphelines perdues héritant d'une fortune que nous étions incapables de gérer, projetées dans le monde adulte sans autres repères que nous-mêmes.
Le monde était assuré que nous étions fortes et indestructibles, mais séparées, nous n'étions rien de plus que des agneaux sans troupeau, attendant sagement que le loup vienne nous croquer.
Et pourtant, je ne pus croire aux paroles d'Allycia même si elles paraissaient plus sincères que jamais.
-Allycia Arrahmane, je... une larme emplit de haine et de colère se pointa au coin de mon oeil droit, je te déteste.
Mes mots résonnèrent dans tout le manoir comme une sentence, des mots qui avaient été bannis de ceux qu'on employait entre nous. Même pour rigoler, ils étaient simplement interdits. Nous savions toutes les trois que si ils étaient prononcés ou même s'ils ne faisaient que nous effleurer l'esprit, ils détruiraient tout sur leur passage.
Et c'était le cas. Ils détruiraient. Tout. Sur. Leur. Passage.
En ce jour funeste, à mes yeux rougis par le chagrin, une promesse avait été brisée et un serment défait.
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My diary : Crédit: Bazzart ~
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Mon âge : 25
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Dans la vie je suis : Psychologue et Profiler
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Dim 19 Fév - 23:00
"La vie solitaire est triste, aime pendant qu'il en est temps. Plus tard il est trop tard"
Golden Sisters

Aujourd'hui était mon jour de repos, généralement j'en profitais pour me dormir et être avec mes sœurs. Seulement, je dû dire adieu à la grasse matinée, lorsque je commençai à entendre mes fameuses sœurs hurler en bas. Je ne comprenais vraiment pas comment elles pouvaient se crêper le chignon aussi tôt le matin. Je me décidai de me lever tranquillement afin de m'habiller et de les rejoindre en bas.
Parmi les trois sœurs j'étais l'aînée mais ça ce n'était pas vraiment une grande nouvelle. Parmi les trois, j'étais aussi celle qui était la plus calme, et peut-être parfois la plus dangereuse. J'ai toujours était surprotectrice avec mes sœurs surtout depuis la disparition de notre mère, ainsi que la mort de notre père. Ma vie c'est toujours résumé en deux choses, mes sœurs et mon travail. Je n'avais jamais vraiment pris le temps pour moi, pour avoir une vie sociale comme dirait Luca. Bon, j'ai bien eu quelques aventures mais ça n'a jamais était mon fort. Parfois, je me disais que je faisais trop de choses pour elles, je me disais qu'elles ne faisaient jamais le quart de ce que je pouvais leur donner. Mais bon, j'étais leur grande sœur c'était sans doute normal comme échange non ?
Avec le temps, j'avais appris à prendre sur moi et à garder mon calme face aux bêtises sans cesse répété par mes sœurs. D'ailleurs, l'une des plus grosses erreurs de Luca fut d'avoir ramener une chèvre à la maison. Nan mais franchement ?! Une chèvre ?! Elle ne pouvait pas avoir un autre animal ? J'aurais même préféré un serpent ! Mais une chèvre qui en plus entre dans la maison c'est inadmissible. J'avais beau avoir voulu lui faire entendre raison, elle avait fait la sourde oreille. Je détestais quand Luca faisait ce genre de chose, mais comme a mon habitude j'avais cédé et pris sur moi alors que je déteste les chèvres. Et je ne parle même pas de PLS...

Je descendis doucement les escaliers en me dirigeant vers le salon où les cris fusaient. Tout le monde nous voyait comme des princesses pourries gâtées... pourtant personnes ne pouvaient savoir ce que nous avions vécu et ce qui nous rend si soudé. J'avais peut-être raté quelques choses dans leurs éducations en grandissant, j'avais peut-être trop cédé ce qui les rendaient ainsi, ou alors j'avais simplement trop voulu jouer à la maman, je ne savais pas.

Je pénétrai dans le salon sans vraiment savoir la raison de leur dispute, n'entendant que des bribes, à vrai dire je n'étais pas vraiment concentrée. Pourtant je crus tout de même comprendre qu'il s'agissait de la guitare de Papa.

«- Allycia Arrahmane, je... je te déteste ! »

Vous savez, il existe des mots interdits, comme par exemple "Voldemort" dans "Harry Potter", bon d'accord c'est un nom mais vous comprenez le principe. Si on dit se mot quelque chose d'horrible peu arriver. Et bien c'est trois mots sont exactement les mots interdits chez nous. Même pour rire nous ne nous le disons pas. Aujourd'hui, Luca venait de briser une nouvelle règle, mais celle-ci ne pouvait être excusée.

«- LUCA ! Cette fois-ci tu dépasses les bornes ! Vos disputes stupides n'ont pas à finir comme ça !

- Elle a pris MA guitare !

- Je n'y ai même pas touché ! Elena, tu me crois toi n'est ce pas ? Tu sais bien que je sais que la guitare de papa est une limite à ne pas dépasser !

- Luca, pourquoi Ally prendrait ta guitare ? Tu ne peux pas accuser sans preuve alors que tu es celle qui l'a égaré !

- T'es complètement débile pour tenir de tels propos ?Elle était dans ma chambre toute la nuit et le manoir était fermé ! Les seuls coupables potentiels se tiennent dans cette pièce.

- Tu te rends compte de ce que tu dis Luca ? Tu es en train de suspecter tes propres soeurs ? Ne peux-tu pas grandir et avoir un raisonnement logique ? Tu ne peux pas l'avoir oublié ailleurs ? Et je te signal que les domestiques peuvent aussi être coupable. Cette fois-ci tu vas trop loin !

- Qu'on fasse venir tous les domestiques ! SUR LE CHAMPS !

- Bon Luca ! Il serait vraiment temps que tu mûrisses et que tu arrêtes d'agir comme une princesse pourrie gâtée ! Je n'ai jamais voulu vous éduquer ainsi ! Le monde ne se plie pas à vos désirs !

-On peut obtenir tout ce qu'on veut avec de l'argent et des beaux sourires ! C'est ce que la vie m'a appris.»

Je rêve, elle venait vraiment de dire ça ?

«-Alfreeeeeed !


- Tu as raison... c'est une méthode, mais tout ne marche pas comme ça. Je pensais pourtant te l'avoir appris. Tu es exactement devenu une personne que je pourrais détester, pourtant j'ai toujours toléré tes bêtises. Cette fois-ci c'est trop pour moi. Comment peux-tu à ce point là te prendre pour une princesse ?! Tu ne te rends pas compte qu'en réalité tu n'es rien, le monde et vaste et il existe des personnes plus riche que nous ! Je ne pensais pas vous avoir appris à être ainsi ! Qu'avez-vous fait pour cet argent ? Et qu'as-tu fait Luca pour mériter tout ça ?! JE te le demande ! J'ai toujours été là pour réparer les choses et faire en sorte de vous soutenir et j'ai quoi en échange ? RIEN ! Et ça de la part de vous deux ! Alors me sortir une telle phrase Luca ! Cette fois j'en ai vraiment marre ! »

J'avais désormais perdu mon sang-froid. Je détestai être ainsi mais là Luca avait vraiment dépassé les bornes... sauf que je regrette maintenant d'avoir haussé la voix, si seulement j'avais prévu ce qui allait ce passer après...


Highway of fallen queens
Sisters, Till death do us part  ∞


   
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Lun 20 Fév - 20:49
Golden sisters

Luca avait dépassé les bornes. Elle m'avait dit les mots qu'on s'était promis de ne jamais se dire. Il y avait des limites à ne pas dépasser, et ces mots en faisaient partie. Toutes les trois, nous avions passés un pacte. jamais on se disputerais. parfois, il arrivait qu'on brisait ce pacte mais ça ne durait jamais longtemps. Mais Luca était devenue folle quand elle n'a plus vu sa guitare et rien de ce que je pouvais dire ne pouvais changer cela. il fallait que je retrouve cette guitare pour tout arranger, c'était le seul moyen. Je voulus partir à sa recherche justement, mais l'ainée arriva. Toute aussi énervée que moi sur le sujet. Personne ne disait ces mots. Personne. Ni moi ni Luca n'avions jamais transgressé cette règle, très importante dans notre relation fraternelle. Et pourtant, on aimait transgresser les règles, mais celle-ci jamais. C'était vraiment de trop. Bien sûr, Luca continuait à m'accuser. Et malgré mon mauvais pressentiment de la matinée, je commençais réellement à en avoir marre de me faire accuser sans preuves et sans raisons. Je n'allais pas tarder à perdre mon sang-froid à ce rythme-là. J'essayais de rester calme le plus possible, mais je savais parfaitement que je ne tiendrais pas longtemps.

-Je n'y ai même pas touché ! Elena, tu me crois toi n'est ce pas ? Tu sais bien que je sais que la guitare de papa est une limite à ne pas dépasser !

S'en suivit une violente dispute entre Luca et Elena. Je ne voulais pas rajouter mon grain de sel -pour une fois- mais plutôt essayer d'arranger les choses. Mais, plus la discussion avançait, plus je sentais la fureur monter. Finalement, Luca finit par dire quelque chose qui fit sortir ma grande sœur de ses gonds. Elle lui parla comme jamais je ne l'avais entendu parler comme ça. A sa place, je l'aurais fermé, respectant beaucoup trop ma sœur -contrairement à ce qu'elle peut penser- pour lui répondre. Et c'est peut-être ce qu'aurait aussi fait Luca si elle n'avait pas été dans cet état là. Je tournais alors les talons, sachant que si je restais ici plus longtemps, cette dispute allait dégénérer.

-Je sors.

Je commençais à ouvrir la porte quand j'entendis la voix d'Elena derrière moi. Je pensais que jusque là elle me défendait des accusations de Luca, mais en fait, elle était autant déçue d'elle que de moi. Bien qu'elle n'ait dit ses quatre vérités qu'à Luca, elle en avait fait une généralité pour toutes les deux.

-Papa serait loin d'être fier. On dirait maman...


Je voulus passer outre sa remarque, mais c'était impossible. Je fis tomber mes clés au sol et serra le poing pour essayer de me calmer, sans succès. Je me retournais, alla à la hauteur d'Elena et la regarda bien dans les yeux avant de commencer à crier.

-Je fuis, c'est ça ? Comme notre mère a fui le jour de la fête foraine ? Le jour où elle m'a laissé seule, sans aucun état d'âme ? Notre mère n'était pas parfaite, et si je la voyais aujourd'hui je n'hésiterais pas à lui mettre mon poing dans la gueule. Mais, il y a des raisons pour lesquelles elle soit partie. Notre père n'était pas non plus un saint, il faudrait que tu arrêtes de l'idéaliser ! Bien sûr, tu n'aimais pas maman, alors c'est lui la seule figure paternelle qu'il te reste ! Mais ça ne fais pas de lui l'être parfait ! Je ne vois même pas pourquoi tu ramènes notre dispute à eux ! Aucun des deux ne mérite qu'on les adore à ce point ! Notre mère était une conne, c'est vrai et je ne prends pas sa défense, mais notre père était aussi un con. Oui, ils sont morts, nous sommes toutes très tristes et très endeuillées ! Il faut arrêter un peu la comédie Elena ! Ça fait 10 ans que papa est mort, il faudrait peut-être arrêter de parler de lui ! Et aussi laisser tomber tes petites recherches sur sa mystérieuse mort ! Tu ne peux pas simplement l'accepter et vivre ta vie ! Tu n'as pas de vie sociale, tu fais juste des allez-retours entre le boulot et ici ! Tu ne profites de rien ! Alors, maintenant, sors, vis ta vie, je vivrais la mienne, puisque de toute façon, je n'ai plus l'impression que tu me veuilles dans ta vie.

Je pris mon sac à main et me dirigeais de nouveau vers la porte. Je me tournais une dernière fois vers Luca.

-Quant à toi, ne m'adresses plus jamais la parole.

Je ne pris même pas la peine de faire mes bagages. Je ne savais pas où j'allais partir, tout ce que je savais pour le moment c'était que je devais m'éloigner de mes soeurs. Une fracture venait d'être créée entre nous, et rien ne pourrait la réparer.

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Lun 20 Fév - 22:51

     
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je me souviens parfaitement de ce jour où vous m'avez dit que jamais nous ne divorcerions. vous m'avez mentit. c'est aujourd'hui que nos chemins se séparent. adieu mes amies.

     
-Papa serait loin d'être fier. On dirait maman...
Il existait certains mots, certains actes qui restaient gravés dans les mémoires pour toujours, et rien ne pouvait changer cela. Les ravages de l'alcool, l'emprise de la drogue, l'ivresse des coucheries. Rien. Je craignais que même la mort ne soit pas capable de chasser les mauvais souvenirs de nos esprits. Les injures et les paroles regrettables éclataient comme des bombes sur un champ de bataille, mais ce manège était devenu incontrôlable. Nous étions montées sur des petits chevaux qui se suivaient en cercle sur une musique agréable, mais les petits chevaux tournaient plus vite et la musique effrayait les passants.
Les paroles d'Allycia se déversaient sur Elena comme une pluie d'acide, malheureusement, certaines gouttes emportées par le vent s'écrasaient sur mon visage déjà larmoyant.
Parler de Papa de cette manière n'était pas tolérable, et interdit devant moi. Je nous revoyais encore des années auparavant, alors que nous vivions encore chez nos grands-parents. Elena et Allycia avaient choisit de me cacher le véritable métier de notre père, celui qui l'avait conduit à cette mort si tragique. C'était pour me protéger qu'elles avaient dit. Me protéger de qui ? Du père rêvé que je m'imaginais ? Il était pourtant tout ce qu'il y a de plus réel, et même avec ses défauts, je l'aurais toujours autant admiré. C'était mon Papa, mon idole. Parler en mal de lui devant moi me foutait la rage. J'avais enfoncé mes ongles si fort dans mes paumes que j'en avais oublié la douleur.
-Quant à toi, ne m'adresse plus jamais la parole.
Je ne pensai même pas à répondre, trop concentrée sur les mots blessants qui avaient été prononcés. Mon cœur c'était brisé en un million de morceaux que personne ne saurait jamais recoller. Inconsciemment, je refusais de vivre dans un monde où mes sœurs n'étaient pas à mes côtés. Et pour être sûre que ça n'arrive jamais, elles seraient les seules capables de réparer ce cœur qui avait été impitoyablement piétiné. Sans que je ne le décide, une armure naturelle s'était créée autour des décombres de mon pauvre palpitant. A compter de ce jour, les Golden Sister étaient comme un ancien groupe de rock détruit après que les chanteurs aient pris des routes différentes.
Quand enfin je refis surface, après être restée plantée debout plusieurs minutes, plongée dans mes sombres pensées, je m'approchai d'Elena. Mes muscles s'étaient détendus, les larmes avaient cessé de rouler sur mes joues, ma colère n'était pas retombée, elle avait simplement était envoyée au second plan derrière un chagrin profond. Mon esprit avait comme quitté mon corps, sidéré par le lot de rancœur qui l'avait assaillit. La lueur qui avait toujours brillé dans mon regard bleu glacé et ce même après la mort et l'abandon de mes parents avait pris la fuite, ne laissant derrière elle que des prunelles ternes et sans vie. Ce n'était peut être pas toujours permanent, mais je connaissais ces phases durant lesquels je mûrissais subitement. Je subissais alors le passage des années que j'avais cru voler au temps en demeurant une enfant, du moins dans mon esprit.
Devenue étrangement calme, je m'approchai au plus près de l'ainée de la famille, le regard rivé sur mes pieds nus. Quand je relevai la tête, mes yeux rougis par les pleurs étaient les seules preuves de ce qui venait de se passer. Je rivai mon regard à celui d'Elena et murmurai en me hissant sur la pointe des pieds:
-De nous trois, tu es celle dont Papa serait le moins fier. Tu as toujours voulu jouer à la maman avec nous, mais désolée de t'apprendre que tu as bien raté notre éducation. Honnêtement, je pense que même en étant élevée par Allycia, j'aurais été moins imbue de moi même, moins "princesse" comme tu dis. Et puis on ne va pas se mentir, si je suis restée une enfant c'est pour que tu puisses continuer de t'occuper de quelqu'un. A quoi bon serais-tu utile sinon ?
Et la gifle vola, laissant sa marque rouge sur mon visage angélique. Je clignai des yeux, surprise, mais ne m'énervai pas.
Je me contentai seulement de déposer une main aux ongles parfaitement vernis sur la joue d'Elena et ajoutai comme le coup fatal:
-Tu as gâché ma vie, Elena Arrahmane.
A ces mots, je l'embrassai doucement sur la joue et sortis dehors pour m'assoir en silence sur la balançoire.
La jeune fille souriante et joyeuse que tout le monde connaissait était dans un coma profond et elle aurait besoin de l'aide d'un médecin virtuose pour la sauver.

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Mar 21 Fév - 15:04
"La vie solitaire est triste, aime pendant qu'il en est temps. Plus tard il est trop tard"
Golden Sisters

Je ne sais pas ce qui m'a pris à ce moment là  ? J'avais eu l'impression d'être comme une bombe a retardement qu'on ne pouvait pas arrêter. Allycia avait décidé de sortir, comme à son habitude elle fuyait le problème. Luca quand a elle continuait à faire son enfant gâtée mais pourquoi avais-je dis ça...

«- Papa serait loin d'être fier. On dirait maman... »

A vrai dire j'avais dit ça pour les deux. Je n'avais jamais porté ma mère dans mon coeur, surtout depuis qu'elle nous avait lâchement abandonné. Je savais que c'était un sujet sensible, limite tabou, pourtant je n'avais pas trouvé d'autre moyen que de sortir cette phrase... J'avais espéré les faire réagir. Oh ça pour réagir elles l'avaient fait... mais pas dans le sens auquel je m'attendais.

«- Je fuis, c'est ça ? Comme notre mère a fui le jour de la fête foraine ? Le jour où elle m'a laissé seule, sans aucun état d'âme ? Notre mère n'était pas parfaite, et si je la voyais aujourd'hui je n'hésiterais pas à lui mettre mon poing dans la gueule. Mais, il y a des raisons pour lesquelles elle soit partie. Notre père n'était pas non plus un saint, il faudrait que tu arrêtes de l'idéaliser ! Bien sûr, tu n'aimais pas maman, alors c'est lui la seule figure paternelle qu'il te reste ! Mais ça ne fais pas de lui l'être parfait ! Je ne vois même pas pourquoi tu ramènes notre dispute à eux ! Aucun des deux ne mérite qu'on les adore à ce point ! Notre mère était une conne, c'est vrai et je ne prends pas sa défense, mais notre père était aussi un con. Oui, ils sont morts, nous sommes toutes très tristes et très endeuillées ! Il faut arrêter un peu la comédie Elena ! Ça fait 10 ans que papa est mort, il faudrait peut-être arrêter de parler de lui ! Et aussi laisser tomber tes petites recherches sur sa mystérieuse mort ! Tu ne peux pas simplement l'accepter et vivre ta vie ! Tu n'as pas de vie sociale, tu fais juste des allez-retours entre le boulot et ici ! Tu ne profites de rien ! Alors, maintenant, sors, vis ta vie, je vivrais la mienne, puisque de toute façon, je n'ai plus l'impression que tu me veuilles dans ta vie. »

Je savais très bien que papa n'était pas un ange mais dans mon métier j'avais vu des criminels se repentir plus d'une fois. Papa avait voulu faire exactement la même chose. Il voulait TOUT faire pour nous, seulement personne ne le comprenait. On fait TOUS des erreurs dans la vie, seulement peu de personne pardonne. Je ne comprend pas, c'est ce que j'ai fait toute ma vie pardonner. C'est pour ça que j'avais toujours pu rester calme et forte face à mes soeurs. Oui j'avais fait cette enquête mais je savais quelle n'était pas veine. Un jour je trouverais et je vengerais le nom de mon père. Mais ça, j'avais l'impression d'être la seule à ressentir se besoin. J'avais eu l'impression que je faisais tout pour elles qu'elles étaient fière que je puisse résoudre leur problème. Je n'avais jamais imaginé un seul instant qu'elles puissent sortir de ma vie... même à ce moment...

Pourtant, Allycia claqua la porte, c'était le son définitif de notre séparation. Le Golden Sisters comme elles aimaient l'appeler venait de disparaître. Je ressentais d'un seul coup toute la culpabilité s'abattre sur mes épaules. Qu'avais-je fais ? J'avais l'impression qu'une partie de moi venait de se briser, j'avais terriblement envie de m'effondrait mais je ne pouvais pas le faire devant Luca... Cela ne l'empêcha pas non plus de m'achever. Comme lorsque dans un combat à mort, la blessure au coeur est déjà ouverte et qu'une personne passe juste après pour finir de le transpercer.

Je vis Luca se rapprocher de moi, les yeux entièrement rougit par ses pleurs. Pourtant, elle était désormais calme. Elle se hissa sur la pointe des pieds comme pour me confier un secret.

«- De nous trois, tu es celle dont Papa serait le moins fier. Tu as toujours voulu jouer à la maman avec nous, mais désolée de t'apprendre que tu as bien raté notre éducation. Honnêtement, je pense que même en étant élevée par Allycia, j'aurais été moins imbue de moi même, moins "princesse" comme tu dis. Et puis on ne va pas se mentir, si je suis restée une enfant c'est pour que tu puisses continuer de t'occuper de quelqu'un. A quoi bon serais-tu utile sinon ? »

S'il y avait une chose que je détestais,  c'était de lever la main sur mes soeurs. Mais cette fois-ci la gifle partit plus vite que ma pensée. Je n'aurais jamais cru entendre ses mots de la bouche d'une de mes soeurs. Ma faute ? J'étais donc celle qui avait voulu les rendre ainsi ? Utile ? Je n'était donc rien pour elles ? Juste quelqu'un qui s'occupaient d'elles comme une nourrice et lorsqu'on en avait plus besoin on la jetait ? Je ne pouvais tolérer ça venant de leur part. J'avais mis ma vie de côté pour elles ! Et qu'est-ce que j'avais en retour au final ? Seulement du mépris ? Des critiques ?

Je m’attendais à voir Luca crier après l'avoir frappé pourtant, elle posa une main douce sur mon visage mais ces mots eurent l'effet d'une balle en plein coeur:

«- Tu as gâché ma vie, Elena Arrahmane. »

Elle m'embrassa et sortit à son tour. Je me laissa tomber à terre, encore choqué de ces dernières paroles. J'avais donc gâché sa vie ? J'étais celle qui était responsable de tout ça ? Comment avais-je pu laisser les choses tourner ainsi  ? Je revois encore le visage de Luca dénuée d'émotion. Je venais de perdre les deux seules personnes qui étaient chères. Elles venaient de me dire que j'avais détruit leur vie. Tout était de ma faute...

Désormais seule je me mis à pleurer autant que je le pouvais. Durant le long de cette conversation je n'avais pas réussi à dire un mot. Je savais que j'avais été trop loin.

«- Je voulais être une mère et maintenant je suis un monstre...»


Mes pleurs s'accentuèrent, je restai effondré sur le sol à taper contre celui-ci. Je n'arrivais même pas à mettre des mots sur ce que je ressentais. Mon esprit était désormais embrouillé face à ce qu'il venait de se passer. De toute façon, je n'avais jamais été très doué pour exprimer ma pensée ainsi que mes sentiments. Étrange pour une psychologue n'est-ce pas ? J'avais toujours su être franche pour les autres mais dès qu'il s'agissait de moi les choses se compliquaient...




"Flashforward"

Cela faisait des jours que nous ne nous étions plus adressé la parole, nous ne nous voyons à peines dans les couleurs du manoir et nous restions la plupart du temps au travail et dans nos chambres. Nous n'avions pas revu nos visages depuis longtemps.

J'entendis quelqu'un sonner à la porte, pensant qu'Olivier allait ouvrir, je ne prêta pas attention mais la sonnerie s'intensifia et me poussa à sortir de ma chambre complètement énervé. J'ouvris la porte violemment pour tomber sur un homme de taille moyenne.

«- Mademoiselle Arrahmane  ?
- Laquelle voulez-vous ?
- Elena Arrahmane.
- C'est bien moi.
- Vous et toutes les personnes qui vivent ici avez 24h pour quitter les lieux, inutile d'emporter les meubles plus rien ici ne vous appartient.
- Comment ça ? Vous ne pouvez pas nous chasser comme ça !
- Voici l'avis de perquisition de la maison ainsi que de tout vos biens.

- Mais...
- Vous êtes ruinez Mademoiselle Arrahmane, les usuriers viendront dans 24 heures, je vous conseille de prendre le strict minimum et de vite trouver un autre endroit. Au revoir Mademoiselle. »

Comment était-ce possible ? Après la séparation avec mes soeurs, il fallait que nous soyons désormais mise à la rue sans argent ? Les astres avaient-ils décidés de tous se réunir contre nous ?! Devais-je prendre ça comme un signe et couper définitivement les ponts avec mes soeurs  ?
Très bien, après tout elles m'avaient reproché de ne pas avoir de vie. De n'être utile qu'à jouer la maman. A partir d'aujourd'hui je vivrais ma vie, comme elles avaient pu le faire. Je ne me soucierais plus d'elles. J'allais désormais vivre ma vie comme je l'entendais. Je n'essayerais plus d'être une gentille petite fille exemplaire.

Les seules choses qui me restaient désormais était mon travail, j'avais même perdu mon cabinet, il n'y avait plus rien.
Je rassemblais le nécessaire de mes affaires, c'est-à-dire des bouquins, mon ordinateur avec mes dossiers de travail, des photos et quelques vêtements afin de partir au plus vite de cette maison. Désormais c'était chacun pour soi. Le seul endroit qui me vînt à l'esprit afin de loger fut chez Milo. Il était le seul qui me connaissait assez bien et  qui ne posera pas trop de questions normalement. Et puis nous nous détestions alors il n'y avait aucun risque pour nous de vivre ensemble. Je pourrais toujours le forcer à me loger.


Highway of fallen queens
Sisters, Till death do us part  ∞


   
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Mar 21 Fév - 20:37
Golden sisters

~ Flashforward ~

J'étais donc parti loger chez mes grands-parents le temps que cette histoire avec mes sœurs se calment. Je savais qu'ils me laisseraient rester aussi longtemps qu'il le faudra, j'étais leur préférée. Je les avais poliment remercié, mais après ces quelques jours où j'avais pu rester au calme et réfléchir, je me devais d'aller voir mes sœurs. J'étais prête à les affronter, à les pardonner, quoiqu'il se passerait. Nous avions toutes les trois dit des choses impensables. Au fond de nos cœurs, on s'aimaient toujours de la même manière, et aucune de nous n'a vraiment voulu ce qui s'était passé. Mais, cette dispute nous avait fragilisés. Quelque chose entre nous était mort à tout jamais. Une blessure se referme, mais laisse toujours une cicatrice. Le Golden Sisters avait maintenant sa cicatrice.
 
J'étais parti vers le manoir. Je vis Elena sortir de la maison avec une valise et un homme louche venait justement de sortir de la propriété. Elle me lança un regard noir. C'était mal parti pour la réconciliation. Tant pis, je commencerais par Luca. Je rentrais dans le manoir, monta les marches quatre à quatre et débarqua dans la chambre de ma petite sœur. Elle était installé sur le sofa, elle aussi une valise à ses côtés. Elle regardait le plafond.

-Luca ? Il se passe quoi ? Pourquoi Elena s'en va avec une valise ?

Elle me tendit une feuille de papier. Je l'attrapais et le lut rapidement, stressée comme jamais. C'était un mot provenant d'Elena. Elle expliquait que nous venions de perdre toute notre fortune, notre chez-nous, nos meubles, son cabinet et moi ma boîte de nuit. Je tombais sur le sol. Nous n'avions plus rien. Je sortis de la chambre de Luca pour me diriger jusqu'à la mienne. Je pris des vêtements, une trousse de toilette, mon ordinateur portable et les rangea dans une valise. Je partis, adressant un sourire à Luca, qu'elle ignora. Nos chemins étaient maintenant différents et j'allais devoir vivre avec ça. Mais je voulais vraiment tout arranger. je ferais tout ce qu'il faut pour cela.
Je sortis du manoir. Il fallait que je trouve un endroit pour loger. Je pensais tout d'abord à mes grands-parents, puis changea finalement vite d'avis. Ils ne comprendraient pas. Il me fallait quelqu'un de ma génération. J'ai ensuite pensé à mes amis proches : Milo, Romie... mais je ne voulais pas qu'ils me voient dans cet état, ni même qu'ils ne soient au courant. Puis, me vint l'idée parfaite : Ulysse. Ulysse était mon ex, le seul pour qui j'eusse vraiment des sentiments. Nous ne nous parlions plus, alors c'était parfait. Je ne m'en voudrais pas de devoir me montrer comme ça devant lui. Mais, je ne savais pas vraiment s'il allait m'accepter chez lui, après tout il y avait une raison à la fin de notre relation...

lumos maxima


Soulmates
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Mar 21 Fév - 22:13

     
GOLDEN SIS'
je me souviens parfaitement de ce jour où vous m'avez dit que jamais nous ne divorcerions. vous m'avez mentit. c'est aujourd'hui que nos chemins se séparent. adieu mes amies.

     
Ces derniers jours, j'avais vu Elena à plusieurs reprises, mais jamais bien longtemps, c'était l'avantage avec le fait d'avoir une grande maison, il était possible d'y vivre à plusieurs tout en ne faisant que s’apercevoir de temps en temps au détour d'un couloir, penché au-dessus d'un balcon. Alors on se contentait de rebrousser chemin, et on faisait mine de n'avoir rien vu. Tout le monde était heureux. Et puis au bout d'un jour j'en avais eu assez, je ne rebroussais plus chemin, je faisais simplement semblant de ne pas la voir avec ses grands airs d'ainée de la famille. Ce qu'elle pouvait m'agacer. Autrefois je lui aurais fait des doigts, mais à présent j'en avais plus rien à foutre.
J'étais étendue sur mon sofa, depuis deux jours, la seule conversation que j'avais eu était avec moi même. Je m'étais demandée si il faisait beau dehors et je m'étais répondu que personne ne s'en souciait. Alors j'étais restée dans la semi pénombre, les mains sous la tête. Je refusais de poser les mains au-dessus de ma poitrine. C'est ce que faisaient les morts. Je n'étais pas totalement morte.
Quelqu'un sonna à la porte, une fois, puis deux. Je ne cillais pas, Alfred, le majordome dont j'avais fini par oublier le véritable prénom, irait ouvrir, il ouvrait toujours. Mais la sonnette continuait de vriller les tympans des habitants de la maison. Puis quelqu'un ouvrit enfin. Je la reconnus à la manière de tourner la poignée. Ça me tuait de remarquer de si petits détails. Ça me rappelait qu'on était proches. Du même sang. De la même chaire. Des mêmes parents. Plus jamais je ne voulais prononcer leurs prénoms. Plus jamais je ne voulais prononcer mon nom. Je souhaitais simplement oublier. Mais c'est le châtiment que l'on réserve à ceux qui ont mal agis, se rappeler. Plus cruel que n'importe laquelle des tortures. Plus douloureux.
J'avais finit par me lasser de compter les coups, les gémissements du chien. La chèvre se jetait sur l'obstacle. Le cabot passait sa patte sous la porte en couinant. Inutile. Tout finissait par se briser. Leurs cris de détresse étaient devenus comme une musique à mes oreilles. Triste, serte, mais une musique.
Quand enfin ils décidèrent de dormir, je sortis de ma chambre, emmenant avec moi une grande couverture blanche dans laquelle je les enveloppai. Je traversai le couloir principal de la demeure et descendis dans l'entrée pour trouver sur la porte un mot écrit à la main. Nous avions tout perdu. La maison. L'héritage. La fratrie. Et pourtant, le seul réflex qui me vint fut d'esquisser un sourire un peu fou, de relever légèrement les sourcils et d'arracher la feuille avec douceur et propreté. Les ongles nus, les mains froides, je remontai dans ma chambre, m'allongeai sur le sofa et croisai mes mains sur ma poitrine. Ça y est, j'étais morte.
La cadette de la fratrie arriva un peu plus tard, inchangée par les événements qui m'avaient détruite. J'avais trouvé le temps de remplir une minuscule valise avec quelques vêtements blancs, noirs, beiges. Ni maquillage, ni fioritures, ni vernis, ni bijoux.
-Luca ? Il se passe quoi ? Pourquoi Elena s'en va avec une valise ?
Je glissai une main au sol sans pour autant quitter des yeux le blanc du plafond, si apaisant, si parfait. C'était la première fois que je voyais de la beauté dans la simplicité, l'art me passionnait, mais l'art chargé qui transmettait les sentiments de l'artiste. A présent, un simple plafond vierge faisait le bonheur de mes yeux. Enfin... Pouvait-on encore parler de bonheur à mon égard ? Je n'étais plus que l'ombre de moi même, les restes de mon sourire avaient été piétinés et piétinés encore, le chagrin me comprimait l'estomac, les poumons, le cœur. J'avais l'impression de ne plus pouvoir respirer et je paraissais pourtant très calme, comme délivrée de toute cette souffrance inutile, de tout ce malheur. Il n'y avait rien de plus facile que revêtir en masque. J'avais toute ma vie choisit de porter celui de l'innocente et naïve petite fille, mais un seul ne suffit jamais, pour bien protéger son cœur et son âme, il en faut plusieurs. Et comme une poupée russe, c'est ce que j'ai fait, accumulant les mensonges. J'avais été innocente, naïve, idiote, enfant pourrie gâtée, princesse, trainée, peste. Tant de mots qui revenaient fréquemment quand on parlait de moi. Est ce que c'est là ce que j'étais vraiment ? Pas le moins du monde, la vérité c'est que je ne rêvais que de simplicité, je trouvais de la beauté en chaque chose, j'étais intelligente. Mais ça ne suffisait pas au monde, ce poison. Les astres ont mis sur ma route un nombre incalculable de pessimistes, d'idiots, de personnes peu fréquentables. Pas pour me mettre au défi, non, pour me forcer à vêtir des masques. Car dans ce monde de merde, tu ne peux pas être qui tu veux, tu ne peux pas être faible.
En ce jour de fin du monde, je me devais d'ajouter un dernier masque à ma collection, de me cacher, fragile poupée que j'étais, dans une poupée plus grande encore. Il était interdit d'être faible. Je saisis ce nouveau visage imaginaire et l'enfilai comme une illusion.
Puis je tendis la feuille à mon ainée, seulement du bout des doigts, avec une légèreté fantomatique. Mon regard bleu devenu terne paraissait presque blanc. Ma peau était devenue aussi pâle et froide que la pierre. La chèvre et le chien étaient entrés, heureux de me voir à nouveau. Je n'avais pas cillé. La cadette m'avait sourit. Ma mâchoire ne s'était pas desserrée. J'avais gardé mes bras croisés, mon regard rivé.
Les huissiers étaient arrivés pour vider la maison, ils m'avaient demandé de sortir, je n'en avais rien fait. Les morts ne bougent pas. Alors, quand ils eurent finit de vider la maison, et que le seul meuble restant fut le sofa, ils me déplacèrent simplement avec, comme on déplace un objet. Car c'est ce que les mort deviennent, de simples meubles dont on oublie la présence avec le temps.
J'ignore ce qu'ils ont fait du chien et de la chèvre. Je m'en fou.
Ils m'avaient emmenée au dehors, sur le sofa, comme la princesse que j'étais censée être et m'avaient déposée dans un taxi, ma valise sur mes jambes.
Le conducteur, voyant que je ne pipais mot jeta un coup d'oeil au dépliant que je tenais dans les mains.
-Est ce là-bas que je dois vous emmener, Mademoiselle ?
Je hochai simplement la tête, le regard rivé sur le plafond.
Une vie d'expiation commençait pour moi. La première étape serait le couvent.
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