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You know you had fun when you can’t tell your parents what you did. — ft. Romie

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My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
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Lun 30 Jan - 13:04
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Je coupai le moteur de ma Harley et plaçai la béquille d’un coup de pied précis. La nuit tombait à peine sur Brooklyn, et pour une fois, j’étais à l’heure. Romie avait bien insisté pour que je me pointe à vingt heures tapantes, et je m’étais arrangé pour ne servir au bar que jusqu’à dix-neuf heures trente. La fille avec qui j’avais échangé mes horaires de boulot avait même pris l’initiative de me prêter une chemise blanche, propre et soigneusement repassée, qu’une de ses conquêtes avait probablement oubliée dans sa chambre après une soirée particulièrement arrosée. Fallait le faire, pour oublier une chemise. Du moins, c’était le genre d’explications qu’elle m’avait tenues en me tendant la chemise, que je me suis bien gardé de refuser. Quelque chose me disait qu’elle n’avait toujours pas oublié les baisers que je lui avais volés quelques semaines plus tôt, dans une ruelle adjacente au bar. Résultat, j’avais abandonné mon sempiternel tee-shirt pour quelque chose de vaguement plus habillé. Et encore, je n’avais pas vraiment fait d’efforts.

En gravissant les marches du perron, je me demandais si Romie s’était affublée d’une de ces robes de promo qui faisaient fureur parmi les lycéennes américaines, ou si elle avait préféré jouer la carte de la sobriété. De ce que je connaissais de la jeune fille, elle était suffisamment sûre d’elle pour se passer de chichis et de froufrous sans se voir reléguée au banc de la société. Elle ne risquait pas de passer inaperçue avec son fauteuil, de toute façon.

Comme à mon habitude, j’appuyai sur la sonnette jusqu’à ce que Mrs Thompson vienne m’ouvrir. J’avais le sentiment, à la façon dont elle me dévisageait, qu’elle se méfiait toujours de moi, mais qu’avec le temps elle commençait à m’accorder un peu de sa confiance. Ce qui n’était absolument pas le cas de son époux, qui se montrait bien plus froid lorsque je venais m’occuper de sa fille. La plupart du temps, j’essayais de l’éviter tant bien que mal, quitte à ce que Miss Teigne pense qu’il m’intimidait. La vérité étant que ce type m’agaçait au plus point, j’essayais constamment de réprimer de folles envies de l’abattre, et je craignais qu’un jour ma patience me fasse défaut et que je laisse libre cours à mes pulsions meurtrières.

- Bonsoir Alexei, me salua Mrs Thompson avec un de ces sourires distingués qui avaient tendance à m’exaspérer. Romie est à l’étage, vous pouvez monter.
- Merci, répondis-je simplement.

Loin de perdre mon temps à tergiverser, je coupai court aux recommandations parentales - impliquant l’heure de couvre-feu et le taux d’alcool tolérable, qui avait la ô surprenante particularité d’avoisiner les négatifs. Je montai l’escalier d’un pas assuré et ouvris la porte de la chambre de ma jeune protégée sans prendre la peine de toquer.

- Hey. Prête ?
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Allycia
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Sam 18 Fév - 0:41
Tenue de la soirée

Le grand rêve d'une mère, c'est de coiffer et habiller sa fille pour son bal de promo. Une étape qui plaisait à la grande majorité des filles de mon âge mais qui, moi, me laissait de marbre. Je savais bien que je ne danserai pas, que je n'aurai aucun plaisir à aller à cette soirée. Je pouvais encore faire marche arrière mais on jaserait et je n'étais pas en forme pour supporter les propos de mes camarades.

J'avais eu l'audace de choisir moi-même ma propre robe car connaissant ma mère, j'allais finir avec une robe pleine de froufrous façon meringue garnie. Dégueulasse. J'avais plutôt opté pour une robe d'un beau rouge qui mettait ma peau pâle et mes cheveux blonds en valeur. Un petit décolleté non vulgaire, des lanières aux épaules dorées tout comme mes escarpins qui n'allaient pas servir et, ordre de ma mère, ladite robe arrivait sous mes genoux pour rester élégante. Je ne me trouvais pas belle. Je ne me trouvais pas moche non plus. J'étais d'un quelconque affligeant.

Avec le maquillage, je faisais encore plus petite poupée en marbre ultra fragile. La seule chose que je pouvais apprécier de tout ça, c'était la façon dont mes yeux étaient illuminés. Je penchais la tête sur le côté et soupirais en entendant les pas dans les escaliers menant à ma chambre. C'était probablement Alexei et je savais qu'il allait me juger, me critiquer même. Je n'avais pas envie d'être vulnérable donc je soupirais un bon coup et tournais mon fauteuil dans sa direction.

"Oui. Wow félicitations, t'auras au moins essayé de travailler ton look !"  Cette situation était tellement gênante que je préférais jouer la méchante petite peste, comme d'habitude. Être gentille avec un mec pareil, c'était se jeter dans la gueule du loup ou donner le bâton pour se faire battre.


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Sam 18 Fév - 9:32
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Pendant mes quelques années passées à New York, j’avais eu plusieurs fois l’occasion de croiser des groupes de lycéennes qui semblaient réaliser un rêve de princesse en enfilant des robes toutes plus ridicules les unes que les autres. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ce qui concernait Romie, mais j’avais bien envie de la voir dans un de ces trucs bouffants, histoire de rigoler un bon coup. Elle aurait été furieuse. Mais la tentation de me moquer aurait été bien trop forte pour que je ne la réprime.

Je fus un peu surpris de trouver ma protégée dans une tenue bien plus sobre que ce à quoi je m’attendais. Je n’avais absolument aucun intérêt pour la mode, et la notion d’élégance me faisait facilement défaut, mais je devais admettre que la demoiselle me plaisait bien. Enfin, que ça lui allait bien. Qu’elle n’était pas trop laide. Même plutôt jolie.

L’œil profane que je posais sur elle fut très vite ramené à la réalité par une remarque acerbe :

« Wow félicitations, t'auras au moins essayé de travailler ton look ! »

Sale gosse. Elle m’avait l’air particulièrement désagréable ce soir-là. La soirée qui l’attendait ne la faisait visiblement pas trépigner d’impatience. Peut-être que la perspective de faire la fête en fauteuil roulant ne lui plaisait pas plus que ça. Pour ma part, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais j’étais sûr d’une chose : j’allais me faire chier. Mais le visage fermé de la petite poupée n’allait pas me dissuader de lui renvoyer sa pique. Nous étions comme ça ; quand l’un sortait les griffes, l’autre ne se laissait certainement pas marcher sur les pieds.

« Si j’avais su que je devais être sapé comme un pingouin pour ne pas faire tache j’aurais peut-être même poussé le vice jusqu’à me coiffer. » répliquai-je en plaçant mes mains sur ses hanches.

Je la soulevai sans peine et la tins contre moi avant de passer un bras sous ses jambes. C’était presque devenu un rituel, et je ne prenais plus vraiment la peine de lui demander son avis avant de la prendre dans mes bras. J’avais cependant l’impression qu’elle avait repris un peu de poids depuis que je m’occupais d’elle, à moins que je me sois simplement habitué à sa taille de guêpe et à la fragilité qu’elle dégageait invariablement, avec sa peau de porcelaine et ses cheveux presque blancs.

« Je t’aurais bien emmenée en Harley, mais j’ai peur que ton fauteuil reste sur place. Tu as prévu un taxi ? » m’enquis-je tout en descendant les escaliers.
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Sam 18 Fév - 13:33
J'avais décidé de le charrier puisqu'il était hors de question que j'admette qu'il était plutôt correct et bien fringué pour l'occasion. Il avait fait un effort et même si je ne le lui dirais jamais, j'en étais un peu touchée. Je savais bien que cette soirée l'enchantait bien moins que moi encore, que c'était une corvée.

Je levais les yeux au ciel à ses propos et me dis, dans ma tête, qu'il valait mieux qu'il ne se coiffe pas justement. Son côté un peu wild et mauvais garçon était bien plus plaisant qu'une tête de premier de la classe, comme j'en voyais tout le temps au collège. Je le laissais me saisir par la taille pour me porter mais si ce geste semblait tellement naturel pour lui, j'en étais toujours autant mal à l'aise. Avouons-le, c'était le genre de mec super hot qui peut vite vous faire déchanter si vous êtes normalement constituée. Je n'étais pas tout à fait normal mais moi aussi, je retenais ma respiration lorsqu'il me tenait de trop près. Simple réflexe.

Il me fit descendre d'un étage tout en me tenant et je tentais de paraitre totalement détachée par rapport à ça. C'était un poil trop romantique comme situation et cela me mettait mal à l'aise. "Mes parents en ont commandé un oui, il ne devrait pas tarder." Une fois en bas, il remonta chercher le fauteuil en question tandis que mon père me tenait comme lui juste avant. Là, c'était tout de suite moins bizarre ! Quoique, je faisais peut-être un peu trop petite fille à son papa du coup et je n'aimais pas ça. Oh non.

Finalement, nous prîmes le taxi, l'un à côté de l'autre et le trajet me sembla long jusqu'à la salle de réception du collège. Je n'avais pas vraiment envie de faire la conversation. Mon retour sur le fauteuil ne fut pas salutaire, j'en avais un peu marre de lui. Même si j'avais progressé, je ne savais pas encore me tenir seule sur mes jambes. Soufflant un bon coup, je posais mes deux mains jointes sur mes genoux. "C'est parti, allons brûler en enfer..."


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Sam 18 Fév - 19:19
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
La réponse ne se fit pas attendre: taxi. Les dernières recommandations faites, nous ne tardâmes pas à nous engouffrer dans le véhicule, où le silence semblait être de rigueur. Romie était particulièrement silencieuse, mutisme qui pouvait s’expliquer par une quelconque manifestation d’embarras potentiellement provoqué par l’admiration que toute femme pouvait me porter, ou, hypothèse certes plus probable mais non moins regrettable, par une franche hostilité. J’avais parfois du mal à comprendre les sautes d’humeurs de Miss Teigne, bien que son handicap temporaire ne devait pas lui faciliter la vie. Réduite à l’immobilité, l’adolescente devait bouillir à l’approche d’une fête où tout un tas de connaissances se bousculeraient sur une piste de danse. Peut-être aurait-il mieux valu que ce spectacle ne se déroule pas sous ses yeux, mais si tel était son avis, Romie devait certainement préférer faire bonne figure. Comme si tout cela ne l’atteignait pas.

Bercé par le ronronnement étouffé du moteur, je fermai les yeux un instant, les bras croisés sur ma poitrine. J’étais fatigué. La nuit, une fois de plus, avait été longue. La police avait intercepté la semaine précédente une livraison d’armes destiné à un gang qui concurrençait les Fallen sur leur propre terrain, et la surveillance ne cessait d’être renforcée. Plus que jamais, nous devions être discrets, et nous assurer du silence de nos collaborateurs. Le patron avait été formel : moins d’hommes sur le terrain, et vigilance permanente autour du QG. Autant dire qu’entre mon investissement au sein du gang, mon job au 4th Drink et mes heures de travaux d’intérêt général, j’avais peu de temps à m’accorder. J’allais certainement finir par me tuer à la tâche, mais honnêtement, j’en avais pas grand chose à foutre. Faudrait bien crever d’une chose ou d’une autre. Et puis, c’est pas comme si j’allais manquer à qui que ce soit.

C’est la voix du chauffeur qui me tira de mes pensées. Nous étions arrivés. S’extirper du taxi, déplier le fauteuil, y installer la jeune fille. Ni elle ni moi n’étions d’humeur bavarde, et chaque geste s’enchaînait avec l’automatisme d’un rituel devenu monotone. Pas un mot, pas un commentaire. Mais lorsque j’engageai le fauteuil dans l’allée menant au bâtiment où était organisé le bal de promo - probablement le gymnase - Romie lâcha enfin un commentaire qui, quoi que terriblement acrimonieux, avait l’intérêt de briser le silence dans lequel nous nous étions tous les deux enfermés au cours du voyage.

« Eh, ne me dis pas que tu me traînes là juste pour me faire chier ! » rétorquai-je.

Je me doutais bien que la perspective de passer cette soirée dans son fauteuil n’enchantait pas tout à fait la jeune fille, mais de là à parler d’enfer…

« Si tu veux pas y aller, il est toujours temps de nous tirer. Tu me croiras peut-être pas, mais je pense que j’aurais pas trop de regrets à manquer cette soirée. »

Manquer la soirée, c’est à dire rentrer chez moi, piquer un somme, et prolonger de quelques heures mon espérance de vie.
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Sam 18 Fév - 20:02
Je savais bien que tôt ou tard, il allait râler. C'était dans ses gênes, au mec. Il ne pouvait pas s'y empêcher. Bon, cela ne voulait pas dire que j'étais mieux que lui hein ! Il me donnait encore plus d'énervement, c'est tout. Je soupirais après ses propos, me demandant s'il fallait que je prenne le temps d'y répondre ou pas.

"Tu sais pourtant très bien que j'adore te faire chier, non ?"

Mais en réalité, non, ce n'était même pas pour lui que je faisais ça, mais pour moi. Pour que dans dix ans, je ne regrette pas d'avoir été assez faible pour ne pas aller à ce bal de promo à cause de ce fauteuil qui, je l'espère, aura disparu à ce moment-là. Il fallait que je me construise des souvenirs d'adolescence normaux. Et puis, de toute manière, je ne pouvais pas ne pas me présenter à cette soirée.

"Non, on y va. C'est prévu comme ça alors on le fait. Mais si ça t'emmerde vraiment trop, tu peux y aller. C'était drôle au début de te forcer à venir mais si c'est pour m'afficher, pas la peine..."

Je pouvais toujours conduire le siège handicapé moi-même, à la limite. Je comprenais néanmoins les propos d'Alexei, étant donné que je soufflais constamment le chaud et le froid en même temps, changeant d'avis toutes les cinq secondes. Moi, capricieuse ? Ce mot n'était pas assez fort pour me décrire je crois.

Finalement, nous entrâmes dans le gymnase et bien sûr, on ne s'empêcha pas de me dévisager. Je tentais de paraître désintéressée par ça mais au fond, les petits rires moqueurs me blessaient. Sauf que j'étais Romie Thompson. Je ne pouvais pas me permettre d'être atteinte par des petits rien comme mes camarades. Je finis donc par passer outre et indiquais le buffet à mon chevalier servant, qui m'y poussa.

Je me pris un verre de ponch et me tournais vers lui. "Prends-t'en un ! T'as apporté la bouteille avec toi ? Histoire d'égayer un peu cette soirée..."

Je n'avais pas abandonné l'idée de mettre de l'alcool dans la boisson, parce que ça m'amusait. De façon méchante, ça m'amusait pour être honnête. Et je savais qu'Alexei n'était pas assez honnête de son côté pour dire non à ça. Est-ce que ça ne serait pas drôle de voir le principal courir partout pour tenter de gérer ses élèves ivres, certains pour la première fois ?


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Sam 18 Fév - 22:04
Alexei & Romie
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La sentence était sans appel. Vaguement déçu - je n’y croyais pas vraiment, au fond, mais je n’avais pas pu m’empêcher de proposer qu’on se fasse la malle dès maintenant - je lâchai amèrement :

« Tu sais très bien que j’ai pas le choix. Je me tire avec toi, mais pas sans. »

J’aurais pu la planter là. Lui dire « écoute chérie, va te faire chier si ça te chante, mais j’te suivrai pas plus loin ». J’aurais pu la laisser se démerder avec son fauteuil. Elle avait peut-être pas de jambes, mais elle avait des bras. Et de la fierté, par-dessus tout. J’aurais pu envoyer foutre ce rôle de bagnard qu’on m’avait collé et auquel je m’astreignais quotidiennement alors que dans bien des États je méritais cent fois la peine de mort. Je n’étais plus à un délit prêt. Je ne comptais plus les déceptions que mon comportement avait pu causer jusqu’alors. Mais ce soir-là, face à ce gymnase rempli de petits bourges qui pétaient tous plus haut que leur cul, j’avais décidé de respecter l’engagement que j’avais pris auprès des parents de Romie. Non, l’engagement que j’avais pris auprès de Romie. Les parents, la prison, tout ça me passait bien au-dessus de la tête. Romie était sans aucun doute la femme la plus chiante que j’aurais jamais rencontrée, la plus exécrable, la plus odieuse, et peut-être même la plus ingrate. Et pourtant je tenais ma promesse, jour après jour, avec cette sensation étrange d’accomplir quelque chose de bien. Et le plus incroyable, dans tout ça, c’est qu’elle n’avait même pas conscience du point auquel je me métamorphosais pour elle.

C’est en me formulant ces pensées que je pris soudainement conscience de leur véracité. Le temps que je passais avec Romie opérait un réel changement en moi. Je ne prenais pas des allures de Mère Teresa, loin de là. Mais quelque part, je m’attachais progressivement à la jeune fille jusqu’à ce que m’en occuper ne me semble qu’être la juste chose à faire. La chose la plus importante à mes yeux. Celle qui prenait le plus de sens, et pour laquelle je pouvais mettre mes conneries entre parenthèses.

Poussant un soupir, je passai une main sur mon visage et me secouai. Ce n’était clairement pas le moment de faire le sentimental. Nous avions pénétré le gymnase, dans lequel des éclairages artificiels projetaient mille couleurs sur une foule d’adolescents déjà attroupés. Ça discutait, ça riait, ça criait, certains se trémoussaient déjà au rythme d’une basse lourde et lancinante. Et si d’autres encore la pointaient déjà du doigt en ricanant, Romie ne sembla pas s’en préoccuper, me désignant le buffet où le ponch lui faisait de l’œil.

« T'as apporté la bouteille avec toi ? Histoire d'égayer un peu cette soirée… » me demanda-t-elle le plus naturellement du monde.

Je demeurai muet quelques secondes, avant de sortir une flasque de la poche intérieure de mon blouson.

« C’est de ça que tu parles ? » m’étonnai-je en lui montrant discrètement le récipient qui ne me quittait jamais.

Je voyais très bien où elle voulait en venir. Et je devais avouer que l’idée était tentante.

« C’est du Spirytus, Rom. 70 degrés. Avec ton gabarit tu roules sous la table en une gorgée. »

Elle n’eut pas besoin d’insister longtemps pour que je dévisse le bouchon et que je verse la moitié de la flasque dans un des deux énormes saladiers. Je mourrais d’envie de voir ces petits fils à papa vomir sur les pieds de leur proviseur.

« Ce sera ton seul verre, miss, indiquai-je en faisant disparaître la bouteille. Hors de question que tu goûtes à cette petite merveille. »

Sinon Papa Thompson allait me faire exécuter sur-le-champ et consigner sa fille à sa chambre jusqu’à la fin de ses jours.
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Sam 18 Fév - 22:33
Mon premier verre dans la main, j'avais un sourire qui en disait long sur mes véritables intentions. Je voulais bousiller leur soirée, bousiller leurs rêves... tout ce qui me bousillait moi, en fait. J'avais envie de m'amuser à les voir se détruire par l'alcool. Ce n'était pas quelque chose de brillant dont on peut être fier, mais c'était ma façon à moi de me venger de la vie et de ce surnom stupide qu'on me donnait "Quatre Roues". Je me fichais des conséquences, du fait que si on nous choppait, mon père serait fou de rage. Je m'inquiétais juste peut-être du fait que ceci puisse faire virer Alexei parce que mine de rien, il était le seul à rendre la vie un peu plus correcte dernièrement. Pas comme un ange gardien, soyons sérieux une minute, mais plus comme... un divertissement qu'on attendait depuis longtemps. Il était cette petite brèche au mur qui me permettait de respirer.

Je me tournais vers Alexei pour lui demander ladite bouteille que, je le savais, il avait rangée dans la poche interne de son veston. Je n'étais pas dupe, elle était là depuis bien longtemps maintenant. "Peu importe, verse-le dedans. On va voir comment ces petits bourgeois s'en tirent avec la vie !" Et la vie, c'était cette bouteille très alcoolisée qui se déversait de moitié dans l'un des gros récipients clichés du bal de promo. Je zieutais autour de moi pour surveiller qu'on ne nous voyait pas faire, puis souriais encore à Alexei, ravie tout en haussant des épaules à son interdiction.

"Je m'en fous, j'ai toute la vie pour en boire. Maintenant, on se tire du buffet parce qu'ils vont se demander ce qu'on fout à y rester si longtemps." Les deux mains sur mes roues, je les fis rouler jusqu'à l'opposé de la salle, un coin où on pourrait tout surveiller. Je ne m'imaginais pas danser ce soir en vérité, ni qu'Alexei me propose une alternative. Pour l'instant, j'étais concentrée à regarder mes camarades se servir, comme s'il n'y avait aucun risque à le faire. Plan diabolique, merci...


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Sam 18 Fév - 23:38
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J’avais ricané quand le mot « bourgeois » était tombé de la bouche de Romie. Elle l’avait craché comme une insulte, comme si elle n’avait rien à faire avec ce monde-là. Comme si elle même n’était pas une fille à papa qu’on avait pourrie-gâtée depuis sa plus tendre enfance. Comme si elle se détachait volontairement de cette masse qui semblait, ce soir, la dégoûter. Je ne faisais pas partie de ces enfants privilégiés qu’on couvait jusqu’à la majorité. J’avais grandi aux côtés de ma mère, avec pour seule figure paternelle les hommes qu’elle ramenait le soir, après le boulot. Pour continuer le boulot. Je savais déjà, à l’époque. Que ma daronne était une putain, et mon daron un crevard. Je savais même pas aligner deux mots correctement que je savais déjà que ma vie était foutue. Que j’avais pas d’avenir. Pas de rêves. Pas d’espoir. Rien qu’une colère sourde qui grondait en moi. Une colère contre mon père qui s’était taillé, contre ma mère qui se débattait avec la vie sans vraiment y croire, contre Dieu, le destin, les astres, ce truc qui faisait tourner l’univers, quel que soit son nom. Une colère que j’avais déversée dans la violence, dans la haine et le mépris. J’en avais rien à foutre de ces gens, de ces bourgeois qui ne connaissaient ni le goût du sang, ni celui des larmes. Ces connards qui traitaient le reste du monde avec dégoût tout en feignant de s’intéresser aux miséreux pour paraître charitables. Cette élite pervertie par l’argent, corrompue par l’égoïsme, qui ne valait pas mieux qu’une poignée de pauvres gars voués à suer dans les ghettos jusqu’à ce que mort s’ensuive. J’en avais rien à foutre s’ils se retrouvaient à plat ventre sur le sol du gymnase, empêtrés dans leurs robes à froufrous et leurs vestes sur-mesures. J’en avais rien à foutre si l’un d’entre eux tentait de prendre le volant après avoir vomi ses tripes. Je n’étais plus à mon premier mort, et ce depuis bien longtemps. Mais ce n’était pas le cas de Romie. Romie était blessée par ce qu’elle endurait depuis son accident. Par les regards, les moqueries qui pesaient encore lourdement sur elle. J’aurais pensé que, depuis le temps, les gens se seraient habitués. J’avais tort, et je ne le réalisais que ce jour-là. On vous colle une étiquette et elle ne vous lâche plus. Il n’y a rien de plus cruel que des enfants. Mais qu’importe, aussi blessée soit-elle, je ne voulais pas qu’elle tombe comme je l’avais fait. Je ne voulais pas la laisser s’enfoncer dans les même torts que les miens. Alors tandis que nous surveillions la salle d’un œil attentif, je fus presque pris de remords, et tentai de me convaincre que l’alcool serait suffisamment dilué dans le ponch pour que ces morveux s’en sortent pas trop mal.

Du buffet, mon regard dévia vers Romie, vers son visage de poupée que l’excitation illuminait étrangement. Un sourire étirait légèrement la commissure de ses lèvres, éclairant ses yeux céruléens d’un éclat singulier. Elle était jolie, la demoiselle. Jolie, et gonflée de me pousser à faire des choses pareilles. Je la savais par moments provocante et révoltée, mais je ne la pensais pas capable de prendre de tels risques. Doucement, ma main chercha sa joue, et mon index s’arrêta au coin de ses lèvres.

« Tu es presque jolie quand tu souris. » murmurai-je.
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Dim 19 Fév - 0:36
Oui, qu'on en parle tiens. L'étiquette. Je ne vais pas faire la meuf qui n'en a jamais collée une à quelqu'un, mais c'est différent quand on est la cible d'étiquettes dérangeantes. Être calculée comme la fille populaire, c'est agréable la plupart du temps - mais devenir la meuf handicapée et tout faiblarde, ce n'est pas drôle du tout. Oui, c'était complètement stupide à dire, mais j'avais envie de me venger. Pas tuer ou faire du mal, mais juste... me venger. L'alcool est dangereux, je le sais. Je regarde la télé, je connais les conséquences nombreuses et néfastes. Et si je causais la mort de quelqu'un ? Pas sûr que je m'en remettrais... pourtant, cette pensée ne m'arrêtait pas. Je pourrais aller voir le proviseur, l'avertir que j'avais vu quelqu'un y verser une substance illicite. Il était encore temps de le faire...

Puis je me rappelais du sourire sur mon visage, de l'ivresse que cela me procurait tout comme le jour où j'avais fait de la moto. J'aimais ce risque plus que je n'aimais mes jambes. J'en avais besoin. Plus rien ne m'était permis depuis que j'avais eu cet accident !

Je sursautais en sentant la main d'Alexei sur mon visage, toujours peu habituée à ce que l'on soit si proches. C'était très rare, mais ça arrivait. Enfin, ça LUI arrivait de me faire chier en s'approchant de trop, parce qu'il savait que je n'étais au fond qu'une gamine et que j'avais des réflexes qui allaient avec. Là, de même, je me mis à rougir effrontément, sans pouvoir me contrôler. Je n'aimais pas ça mais je ne pouvais rien y faire.

"N'importe quoi" grommelais-je et je tapais sa main pour qu'elle s'écarte de moi.

J'étais rouge écarlate suite à cet échange. Je n'étais vraiment pas habitué aux contacts avec le sexe opposé et à ce moment-là, ce fut flagrant. Je détournais mon regard, troublée parce que mine de rien, dans ce cadre, Alexei était très séduisant et attirant. La fille de dix-huit ans en moi avait de drôle de réaction.

"Qu'est-ce qui te prend de faire ça... t'as envie que mon père te tue ou quoi ? Non parce qu'il y a des commères ici. Je te rappelle qu'on est dans un lycée. T'as vraiment envie de te faire castrer..."

Menaces, menaces... je savais bien qu'il n'en avait rien à faire.


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Dim 19 Fév - 1:22
Alexei & Romie
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Je ne savais pas trop ce qui me poussait à dire ça. Peut-être que dans un moment de fatigue, j’avais laissé mon cœur s’exprimer sans détour, sans le filtre qui dénaturait généralement mes pensées pour les rendre plus recevables. Peut-être que j’en avais tôt simplement ressenti l’envie, cette fois-ci plus qu’auparavant. Peut-être que l’adrénaline me montait à la tête en ressassant toutes ces choses, et que je m’emportais. Peut-être que je baissais ma garde. Peut-être que je voulais qu’il en soit ainsi. Quoi qu’il en soit Romie sursauta, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire son visage tourna d’un blanc de neige au rouge écarlate. La petite tape qu’elle m’administra ne me fit même pas ciller, mais je redescendis aussitôt sur terre. Ce qu’elle pouvait être prude, quand elle s’y mettait ! Il suffisait que je la frôle pour qu’elle sorte de ses gonds ! Je pouvais bien mettre ça sur le compte de sa jeunesse - quoi qu’il en allait certainement plus de mon sex appeal qu’autre chose - mais à dix-huit ans même une nonne ne rougissait plus pour ce genre de choses !

Sans grande surprise, la jeune fille sortit les griffes, s’évertuant à proférer des menaces qui n’eurent pas d’autre effet à mon encontre que de provoquer un grand éclat de rire. Les commères de son lycée, sérieusement ? La pauvre petite devait être bien troublée pour avoir recours à de tels arguments. Et pour dire quoi encore ? Si elle s’imaginait que je risquais quelque chose en posant mon doigt sur sa joue, elle se fourrait le sien dans l’œil. Tout aussi frustré que je pouvais l’être par sa réaction, je m’amusais bien à la voir s’empourprer en débitant des conneries.

« Je te trouve assez gonflée, pour quelqu’un qui vient de verser de l’alcool à soixante dix degrés dans le ponch de ses petits camarades ! » la taquinai-je en ramenant son menton vers moi.

Bon, j’avoue, j’adorais l’embêter, surtout quand elle prenait la mouche. Quelque part, plus elle me repoussait, plus l’envie de la bousculer se faisait forte.

« Je prends note, ajoutai-je. Tu n’aimes pas les compliments. T’es pas simple, comme fille. Comment ils font, tes petits amis ? »

Si petits amis il y avait. Mais je doutais fort qu’une fille de la trempe de Romie n’ait pas de succès auprès de la gente masculine, surtout à l’âge où les hormones en poussaient la plupart à jouer les gros durs pour le moindre morceau de viande. En tout cas, en ce qui me concernait, si elle avait été dans ma classe - et si j’avais suivi les cours jusqu’au lycée, surtout - je n’aurais pas attendu bien longtemps avant de tenter ma chance auprès d’elle. Mais depuis les quelques mois que je m’occupais d’elle, jamais Romie n’avait mentionné le moindre garçon, et encore moins n’en avais-je vu l’ombre.
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Dim 19 Fév - 1:50
Cela l'étonnait peut-être mais il faut rappeler qu'il avait l'habitude de faire affaire avec les femmes plus âgées hein... et que je n'étais pas une de ces gamines qui se prostituait à moitié par sa tenue ou ses convictions. Je n'avais pas envie de dire que j'étais coincée non plus mais c'était presque ça... Il ne pouvait pas comprendre. Et ce n'était pas en fauteuil roulant que j'allais apprendre les joies de la vie sexuelle adolescente ! J'avais, bien sûr, les hormones qui allaient à mon âge donc j'avais une réaction à ses gestes, bien évidemment. Mais était-ce une raison pour rire de moi ?

Je fronçais des sourcils en le regardant, mon menton entre ses doigts et lui un peu trop près. Il y avait une différence entre mettre de l'alcool dans du ponch et flirter avec un mec vachement plus vieux que vous ! Je n'étais pas prête à ça alors, en ultime réaction, je fis part de menaces totalement futiles, bien évidemment. Cela n'allait avoir aucun effet sur lui. Je me sentais à la fois ridicule et vulnérable, assise là, entre ses mains. Je ne pouvais même pas bouger quand bien même je le voudrais. Paralysée, je vous dis.

Ce n'était pas que je n'aimais pas les compliments, seulement j'étais persuadée qu'ils n'étaient pas sincères et avaient un double sens, une raison foncièrement mauvaise. Par contre, le fait de ne pas être simple, j'aimais beaucoup. Alors ça, c'était un compliment par erreur que j'appréciais ! Lorsqu'il aborda la question du petit-ami - ou des - je me renfermais aussitôt. Bye bye la vulnérabilité. J'étais presque... furieuse. Non, pas contre lui pour avoir posé la question, mais contre... tout le monde. Bizarrement. J'avais une drôle de réaction non ?

"Je n'ai pas de petit-ami. Je n'en veux pas. C'est inutile, débile, futile et un poids plus qu'autre chose. En plus, à cet âge-là, ils sont tous ridicules et stupides. Il faut attendre qu'un mec ait 40 ans minimum pour qu'il soit mature, alors merci mais non merci."

J'étais très aigrie sur le sujet et cet avis, je l'avais depuis bien longtemps maintenant. Oh oui, j'avais eu un petit-ami en effet mais ça ne s'était pas très bien passé. À l'époque, pas comme aujourd'hui, j'étais plutôt douce et naïve, une jeune enfant pourrie gâtée qui ne connaissait pas la douleur. On me marchait dessus avec simplicité. Plus maintenant. J'étais au-dessus de tout ça, surtout depuis mon handicap. Et oui, j'étais vierge aussi.

"Est-ce que ça te surprend ?"


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Dim 19 Fév - 2:25
Alexei & Romie
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Aborder la question du petit copain n’était peut-être pas la meilleure chose à faire compte tenu de la réaction qu’elle engendra chez Romie. La jeune fille, déjà révoltée, s’était sentie piquée au vif par je-ne-sais-quoi, et sa réponse avait été claire. Non, niet, nein, pas d’adolescent boutonneux ou de champion de baseball autoproclamé, il n’en était pas question ! Les arguments qu’elle avançait, en revanche, me laissaient perplexe. Inutile, débile, futile, d’accord, pourquoi pas. Quoi qu’on pouvait toujours trouver une utilité à un mec - comme celle d’une petite parie de jambes en l’air improvisée, histoire de se détendre, ou plus simplement de satisfaire des besoins pour le moins primaires. Mais je me doutais que cette option-là ne suffirait pas à Romie. Elle devait se sentir trop au-dessus de la conception purement animale du sexe. Ce qui me fit rire à nouveau, cela dit, fut ce qui suivit :

« Il faut attendre qu'un mec ait 40 ans minimum pour qu'il soit mature, alors merci mais non merci. »

C’était un raccourci grotesque, mais une fois mes rires calmés, je ne pus m’empêcher de réfléchir un peu plus à ce propos.

Ok, je voulais bien admettre que je n’avais pas toujours fait les meilleurs choix du monde au cours de ma vie. En fait, je n’avais strictement rien fait de bien, entre ce que j’avais pu faire subir à ma mère, à mes profs, à mon oncle, et à plus ou moins l’ensemble des personnes que j’avais côtoyé de près ou de loin un jour ou l’autre. Mais pouvait-on parler de maturité pour autant ? Avec beaucoup de mauvaise foi, je pouvais parfaitement soutenir que non, mais si je voulais être parfaitement honnête, je ne savais pas trop quoi en penser. À vrai dire, si on partait du principe que tout ce que j’avais fait jusqu’à présent relevait d’une forme d’immaturité, il m’était difficile d’envisager que les choses changent d’ici dix-sept ans. Encore une raison pour laquelle Romie ne devait pas rencontrer le véritable Alexei, celui dont le sang bouillait inlassablement, pour ne se taire qu’en sa présence. Non, mieux valait garder le masque de la victime d’une injustice.

« Non, ça m’étonne pas vraiment, lui avouai-je, avec toi je peux toujours m’attendre à tout. Est ce que tu leur sors à tous le même discours ? Non, parce que ça expliquerait pourquoi personne n’a l’air de te calculer alors que tu es de loin la plus canon des filles de cette promo. »

Ce compliment-là m’avait échappé, cette fois, mais il n’en était pas moins sincère. De ce que j’avais pu voir jusqu’à présent, le niveau de concurrence n’était pas très élevé. Ce qui m’encourageait à croire que Romie devait avoir sa petite notoriété. Est ce que c’était moi qui tenait ses admirateurs à l’écart ? Elle devait bien avoir quelques amis !
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Dim 19 Fév - 2:44
Non mais... je n'avais pas raison, hein ? Un mec, c'était con limite toute sa vie ! À se passionner pour un jeu de baballe, à faire des blagues lourdes, à mater les culs et les seins des femmes comme des petits animaux... Ils ne commençaient vraiment à être matures que vers la quarantaine, il fallait être honnête. Je constatais ça tous les jours en observant les personnes autour de moi. Je ne pensais pas Alexei différent de mes camarades, et c'était la raison pour laquelle je ne m'approchais plus d'eux désormais. J'avais déjà bien assez de problèmes comme ça pour ne pas me soucier d'eux en plus...

Cela pouvait paraître un peu étrange d'entendre ces propos sortir de la bouche d'une gamine de mon âge, qui n'était sensé se préoccuper des garçons que dans un but purement sexuel, d'initiation et de découverte. Je me sentais trop mal à l'aise dans mon corps et dans la vie en générale pour tenter quoique ce soit. J'estimais qu'on ne pouvait pas donner aux autres de choses aussi sérieuses si on n'était pas en accord avec soi-même. Je n'avais pas tort, n'est-ce pas ? Et puis, même si cette raison passait en arrière-plan, mon père tuerait le mec qui oserait aller jusque là avec moi avant mes 25 ans. Il l'avait dit clairement il y a au moins quatre ans maintenant.

Je rougis encore tout en souriant, me trouvant stupide d'avoir cette réaction pour un compliment qui cette fois, ne semblait vraiment pas calculé vu la tête que fit Alexei par la suite. Nous étions étonnés tous les deux, moi plus encore.

"Hum... Je te remercie mais non. En fait... il y a de ça - ce discours qu'aucun mec n'aime entendre - et le fait que je sois temporairement paralysé et donc pas très sexy en fauteuil. J'veux dire, c'est pas le truc le plus excitant. Et à cet âge-là, soyons honnêtes, ils ne veulent que coucher. C'est pas avec un bassin congelé que je vais faire quoique ce soit..."

Je n'avais pas envie de trop me dévoiler ou de paraître... triste. Mais c'était un peu ce que je ressentis à ce moment-là. Je me sentais impuissante, un peu comme un mec qui n'arriverait plus à faire ce qu'il faut au lit. Moi aussi j'aimerai bien connaître l'ivresse des sens mais bon...

"Bref ! J'ai fini mon verre, tu vas m'en rechercher un ?"


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Dim 19 Fév - 18:06
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C’était étrange de tenir une conversation avec Miss Teigne. Je veux dire, une vraie conversation. Pas une joute verbale où nous mettions un point d’honneur à rebondir sur chaque pique que nous nous lancions l’un l’autre. Ça nous arrivait, parfois. Mais c’était rare. Et chaque fois, j’étais frappé par la maturité dont la jeune fille faisait preuve. Elle se tenait constamment sur la réserve, comme si la vie était une ligne droite, un escalier dont les marches ne se gravissaient qu’au prix de durs efforts. Nous n’avions jamais vraiment abordé ce sujet-là, mais j’étais à peu près certain qu’elle était de ces filles qui planifient le moindre aspect de leur vie future. Quel job, quel ville, quelle robe de mariée, combien d’enfants, toutes ces petites choses qui, à force d’être idéalisées, nous décevaient par la suie. Qu’elle le veuille ou non, Romie faisait partie de ces personnes élitistes que la vie rattrapait un jour ou l’autre, vouées à l’éternelle insatisfaction. Oui, je me demandais bien quels étaient ses plans, ses désirs, les rêves qu’elle tenterait de réaliser coûte que coûte au fil du temps.

Pour l’heure, j’avais le sentiment qu’elle se confiait, en quelque sorte, en parlant de la paralysie qui la clouait à ce fauteuil. D’une certaine façon, on aurait pu dire qu’elle se contredisait, en laissant entendre que le mépris qu’elle réservait aux garçons de son âge était une raison suffisante à se complaire dans le célibat, en ajoutant cependant que son handicap, bien que temporaire, jouait en sa défaveur. Qu’est ce qu’elle pouvait bien en avoir à foutre de pas pouvoir remuer le bassin si elle ne voulait pas baiser ? J’esquissai un sourire amusé ; il y avait là une petite incohérence qui méritait d’être creusée.

Lorsqu’elle me tendit son verre pour que j’aille le remplir à nouveau, j’haussai un sourcil. Est ce qu’elle croyait sérieusement que j’allais revenir sur ce que je lui avais dit cinq minutes plus tôt ? Un sourire au coin des lèvres, je m’éloignai tout de même d’elle pour rejoindre le buffet où se pressaient de plus en plus de jeunes. Le saladier de ponch qui avait été épargné avait une plus franche réussite que l’autre, qui était tout juste entamé. Tout en me glissant du côté des jus de fruits, je surpris quelques commentaires du genre « drôle d’arrière-goût » ou « tu devrais essayer ». Tant mieux si la fête ne partait pas en live dès maintenant, les dérapages étaient toujours plus amusants une fois la soirée avancée.

« Eh, je t’ai jamais vu, tu viens d’où toi ? » me sortit une nana qui se faufilait du même côté que moi.

Elle était grande, élancée, et le décolleté de sa robe longue dévoilait une bonne partie de sa petite poitrine. Une petite allumeuse aux lèvres pulpeuses qui n’était pas franchement à mon goût.

« J’accompagne ma cavalière, répondis-je en désignant ladite demoiselle qui nous observait depuis le coin de la salle. Tu m’attrapes ce truc, là ? »

« Quoi, la verrine ? »

« Ouais, appelle ça comme tu veux. Prends-en deux. Et des toasts aussi. »

Sans broncher, la lycéenne s’empara d’une assiette en plastique pour y disposer cinq ou six amuses-gueules et cala trois verrines dans sa main libre. Pendant ce temps-là, je remplis deux verres de jus d’orange et lui fit signe de me suivre.

« Je m’appelle Sarah Moore, j’suis cheerleader pour le groupe de foot de l’école. »

« Alexei. » lui répondis-je simplement alors que nous rejoignions Romie.

« Tu fais quoi dans la vie ? T’es infirmier ? T’as pas l’âge d’accompagner une élève, encore moins une handicapée, j’me trompe ? »

Je poussai un soupir et lui ôtai l’assiette des mains pour la tendre à Romie après lui avoir donné son verre.

« J’te remercie, tu peux disposer. »

Me tournant vers ma cavalière, je lui donnai une petite tape affectueuse sur la tête.

« Bon appétit ! »
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Dim 19 Fév - 22:06
Après cette conversation un peu compliquée, je le sommais d'aller remplir mon verre. Pas d'alcool, bien évidemment... même si je considérais qu'il n'avait pas à me donner d'ordres, n'étant pas mon paternel. J'imaginais juste avoir un jus de fruit ou au moins du Cola, pour me remplir un peu le ventre. Il en fallait peu vu mon petit gabarit.

Je le regardais s'éloigner, me demandant si son éloignement serait l'occasion pour d'autres de m'aborder mais apparemment, je me les étais vraiment tous mis à dos avec mes propos. Je retournais donc mon attention sur Alexei et fronçais des sourcils en voyant la capitaine des pompom girls du collègue l'aborder. Bien évidemment. Il était plus âgé, très beau et se détachait complètement du décor. Cela attirait forcément les filles comme Mle Moore, la coqueluche du lycée. La Queen. Je ne savais pas pourquoi mais cela me mettait en colère, la façon dont elle se l'accaparait alors que, soyons honnêtes, Alexei m'appartenait non ? C'était par moi - enfin par mon père - qu'il était engagé. Et lui, à la place, il allait draguer de la minette aux seins trop découverts.

Vexée et surtout très déçue, je lui adressais à peine un regard lorsqu'il revint vers moi, accompagnée de l'autre conne. Un chat est un chat hein. Fort heureusement, il la fit déguerpir de façon peu élégante et je me tenais à ça pour ne pas exploser comme un volcan contre lui. Je dégustais ma verrine en silence, puis au bout de quelques minutes, demandais sans lever la tête.

"Elle te voulait quoi la Moore ? Elle te plaît ?"

On sentait l'amertume dans ma voix que j'avais eu bien du mal à cacher et je savais qu'il allait aussitôt me charrier à ce sujet, me traitant de 'jalouse' ou autres mots de ce style. Je n'étais pas prête à l'assumer mais il fallait que je sache s'il avait plus envie d'aller sauter sur Sarah plutôt que de faire le piquet à côté de moi. Question de respect.

"Tu peux l'inviter à danser si tu veux, je ne bougerai pas de là !"

Ricanais-je par la suite. Bien sûr, moi, on ne m'invitait pas à danser. Juste retour de manivelle de mon comportement envers tout le monde depuis quelques temps...


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Dim 19 Fév - 22:49
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La greluche m’avait adressé un sourire niais, haussant les sourcils sans esquisser le moindre mouvement. Quoi, elle n’avait vraiment pas compris ? D’un vague geste de la main, je lui fis signe de nous débarrasser le plancher. Oui, bon, c’était grossier, et alors ? Si elle pensait pouvoir me convaincre de la laisser me coller aux basques toute la soirée à grands renforts d’œillades aguicheuses, c’était sans compter sur mon irrévérence légendaire. J’avais suffisamment de femmes qui se battaient pour atterrir dans mon pieu pour en plus me coltiner une gamine prétentieuse. Il y avait quelque chose de lassant dans l’attitude des femmes sûres de leur charme. Et puis, honnêtement, je n’avais pas envie de risquer les foudres de Romie. Quoi que je me serais volontiers tâté à provoquer sa jalousie, si je ne l’avais pas déjà sentie sur les nerfs.

Sans prendre la peine de s’embarrasser de remerciements, la jeune fille s’était mutée dans un silence lourd de sens, savourant consciencieusement la verrine que « Sarah » lui avait tendue à contre-cœur. Je n’eus même pas besoin de la taquiner, car elle me demanda bientôt d’un ton réprobateur :

« Elle te voulait quoi la Moore ? Elle te plaît ? »

Inutile d’avoir fait des études de psychanalyse pour comprendre qu’elle crevait littéralement de jalousie. J’en étais absolument ravi.

« La Moore voulait savoir qui je suis, d’où je viens, et ce que je fais là, répondis-je en sirotant mon jus d’orange. Plus ou moins ce que tout le monde devrait se demander en me voyant là. »

Quant à savoir si elle me plaisait ou pas, la réponse allait de soi : pas vraiment. Mais s’il fallait être parfaitement honnête, je ne pouvais pas nier la trouver jolie. Elle n’avait pas vraiment de tares, du moins de ce qu’un premier regard pouvait en juger. Mince, la peau tannée par des vacances probablement passées à se prélasser sur un transat en se faisant les ongles, une cascade de cheveux bruns bouclés qu’elle avait ramassés en chignon, elle n’avait pas grand chose à envier à quiconque. Et pourtant, Romie avait pour sa part un charme que sa camarade n’avait pas.

Lorsque cette dernière me suggéra de l’inviter à danser, mon sourire s’élargit et je sifflai :

« Très peu pour moi, désolé. J’ai pas envie de te donner la moindre raison de te foutre de ma gueule, et crois-moi, mes compétences de danseur se limitent à imiter les bonshommes de Just Dance. »

Je m’accroupis pour me mettre au niveau de la jeune fille et la fixai dans les yeux avant d’ajouter :

« Et puis, je t’ai déjà dit ce que j’en pense : je suis déjà avec la plus canon, pourquoi j’aurais envie d’aller voir ailleurs ? »

Sans la quitter des yeux - autant la mettre le plus mal à l’aise possible - je piochai un toast dans l’assiette posée sur ses genoux et mordis dedans.
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Dim 19 Fév - 23:19
Certaines émotions étaient plus difficiles à cacher que d'autres, je n'apprends rien. Si j'avais un sacré caractère, je n'étais pourtant qu'humaine et j'y succombais de temps en temps. Il fallait dire qu'Alexei était le roi pour m'en faire voir de toutes les couleurs. J'étais dégoûtée du fait qu'il puisse si facilement me faire réagir au quart de tour...

J'étais persuadée qu'il y avait plus que cela, la raison pour laquelle je lui posais THE question. Est-ce qu'il était intéressé par elle ? Probablement, comme tous les mecs. Elle faisait tout pour en même temps et comme tous les autres, Alexei réfléchissait avec son organe sexuel et non son cerveau.

"Alors comme ça tu es un nullos en danse ? Pourquoi ça ne m'étonne pas..."

Il réussi à me redonner le sourire avec cette réponse mais je gardais tout de même un peu de ressentiment au fond de moi. Et encore une fois, il me fit le coup du rapprochement, du compliment combiné... la panoplie du gros dragueur qui n'a que ça à faire. Mais cette fois, je n'allais pas me faire avoir !

"D'accord, donc dans ce cas tu ne verras pas d'inconvénient à me faire danser, moi ? C'est mon bal de promo après tout."

Je le regardais avec un petit air de défi, mordant aussi dans mon toast comme lui auparavant. On était comme deux lions qui se regardaient avant de se sauter dessus pour se déchiqueter. Je me demandais s'il aurait les couilles de le faire. Je me tenais un peu sur mes jambes avec tous ces exercices et il pouvait aisément me tenir contre lui hein ! Même, mes pieds sur les siens, comme une petite fille. Je ne pesais presque rien.

"Ne me déçois pas, mon cavalier..."


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Lun 20 Fév - 16:44
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Mes aveux semblèrent faire leur petit effet, Romie retrouvant peu à peu le sourire. J’avais beau la trouver compliquée, il lui en fallait peu pour se dérider. Sans doute ce même petit côté vicieux qui la poussait à me mener la vie dure au quotidien, et donc, entre autres, à me traîner à ce bal. La soirée battant son plein, les élèves se succédaient pour la plupart sur la piste de danse, où des lumières tamisées plongeaient la salle dans une ambiance qui se voulait intime.

Romie me mettait au défi, et à son regard, elle doutait certainement de ma disposition à le relever. C’était sans compter sur mon orgueil, qui balançait plus vers l’envie de lui clouer le bec que celle de garder ma dignité devant de purs inconnus.

Elle pensait peut-être m’embêter, mais à vrai dire, je ne doutais pas une seconde qu’elle serait la plus embarrassée de nous deux une fois mêlée à ces couples, à ne plus compter que sur la force de mes bras pour la soutenir.

« T’es sûre de toi ? Non parce qu’il y a des commères ici… »

Éternelle provocation, telle était notre règle d’or. Je la taquinais, sans vraiment lui laisser le choix. Elle m’avait lancé un défi, à ses risques et périls.

La débarrassant de son assiette et de son verre que je posai plus loin, je l’attrapai par la taille et l’aidai à se lever avant de passer mon bras sous ses jambes, le temps de l’emmener au beau milieu de la piste. Là où nous disparaîtrions parmi les corps, là où nos mouvements ne pourraient être épiés. Et la déposant à nouveau par terre, le talon de ses escarpins effleurant à peine le sol, je glissai mes mains sur ses hanches et la ramenai contre moi, suffisamment près pour pouvoir la maintenir debout sans effort. Je n’étais pas inquiet. Je savais que le travail qu’elle fournissait jour après jour auprès des médecins portait peu à peu ses fruits. Je savais les efforts, les espoirs qu’elle y avait mis. Je savais que cette danse ne serait qu’une occasion supplémentaire de la conforter dans l’idée qu’elle n’avait rien à envier à personne.

Doucement, son corps appuyé contre le mien, je me laissais aller au rythme de la musique. J’avais rarement dansé, encore moins des slows, mais les quelques occasions qui m’y avaient confronté ne m’avaient jamais posé problème. J’étais suffisamment confiant pour rouler des mécaniques sans me soucier du regard des autres, et pour changer les idées de ma cavalière, je n’aurais pas besoin de bien plus. Il était hors de question que Romie regrette d’être venue, qu’elle soit reléguée au banc des laissés-pour-compte, qu’elle se soit fait belle pour rien. Au centre de la foule, plongés dans le noir, ma main posée contre sa hanche, l’autre dans son dos, la musique éclatant nos tympans, j’espérais qu’elle oublie un peu de réfléchir.
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Lun 20 Fév - 18:58
"Il faut bien qu'elles fassent leur travail et qu'on leur donne du contenu, les commères !" Dis-je en haussant les épaules.

Je le laissais me porter, geste très naturel pour chacun d'entre nous à présent, étant donné que nous le répétions tous les jours, ou presque. Désormais, je me sentais moins gênée lorsqu'il le faisait, plus ce sentiment d'être une fausse princesse. C'était presque insignifiant.
Nous nous retrouvâmes parmi les autres et on se débrouilla pour se placer sans trop en gêner, de façon à ce que chacun d'entre nous soit à l'aise.

Là, la gêne revint au grand galop. Certes je l'avais mis au défi, mais cela ne voulait pas dire que la situation me plaisait pour autant. J'aurais mieux fait de fermer ma grande gueule. Mais après tout, n'était-ce pas ce que je désirais au fond de moi ? Qu'un homme m'invite à danser ? Et j'ai bien un dit un homme, pas un garçon. Vous saisissez la nuance ?

Je ne le regardais pas dans les yeux, de une parce que malgré le fait qu'il me porte, je sois toujours trop petite pour lui et parce que c'était gênant pour moi de le dévisager pendant ce moment qui ne nous ressemble pas. Il n'est pas du style à danser et vu mon caractère, on n'imagine pas que quelqu'un s'y soit risqué. Mais pour une fois, j'oublie un peu tous les ragots et les commérages, je me concentre sur nous deux. Enfin, surtout sur moi, car je fais tout pour paraître la plus légère possible. Même si les mains sur ses épaules et le haut de ses bras, je peux sentir qu'il a dû en porter des plus lourds que moi sans difficulté. C'est super dur là-dessus ! Je l'avais déjà senti, mais auparavant cela ne m'avait pas fait le même effet. J'en rougis un peu et détournais le regard.

"Tu te débrouilles pas trop mal" dis-je assez fort pour que ma voix passe au-dessus du boucan de la musique sans pour autant être entendue des autres. "Cela m'étonne que tu ne t'en vantes pas plus..."

Étonnant de sa part oui ! Lui qui passait son temps à faire son prétentieux, Monsieur je sais tout et je peux tout faire mieux que toi... Il m'impressionnait. Mais c'était sûrement le contexte de ce moment qui me faisait changer de point de vue d'Alexei. Il ne fallait pas que ça dure ça dis donc...


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Lun 20 Fév - 20:55
Alexei & Romie
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Les pas s’enchaînaient lentement au rythme de la musique, et mes yeux baissés sur le visage de Romie se délectaient du spectacle qu’elle leur offrait. Son regard fuyant, ses joues rougies, la pression de ses paumes qui se faisait toujours plus légère, comme si elle n’osait pas vraiment leur infliger le contact de ma peau. Comme si se retrouver dans mes bras, à cet instant précis, prenait un sens tout particulier. Et en balançant mes hanches avec les siennes, en guettant chacun des gestes susceptibles de traduire son embarras, un curieux sourire venait redessiner mes lèvres. Je prenais un plaisir tout particulier à la voir s’empourprer ; douce vengeance, plat glacé à savourer sans retenue. J’avais devant moi un petit bijou de satisfaction, qui me flattait plus que je ne l’aurais laissé paraître.

Quand Romie me fit remarquer qu’elle s’attendait à ce que je me vante un peu, je ne pus réprimer un petit rire. Est-ce qu’elle était sérieusement en train de complimenter la façon dont je la tenais collée contre moi ?

« Il y a tellement de choses que je fais bien mieux… » laissai-je entendre d’un ton sarcastique.

Et comme pour illustrer mes propos, je glissai un doigt le long de sa mâchoire de sorte qu’elle croisa enfin mon regard. Ainsi éclairé, son visage semblait moins pâle que d’ordinaire, et ses yeux plus sombres. Elle perdait un peu de son charme habituel pour en adopter un autre moins fragile. Plus volontaire. Ses faux airs de poupée fragile s’évaporaient peu à peu pour laisser place à une femme plus mature, plus volontaire. Et le plus désolant, dans tout ça, c’est qu’elle n’en avait visiblement pas conscience. J'avais l’impression de le lui dire de plus en plus, cela dit, mais que chacun de mes compliments passait pour de la vile flatterie, un moyen de mettre en avant mes talents de beau parleur. Pourtant, tous ceux qui me connaissaient de près ou de loin savaient parfaitement que je n’étais pas du genre à palabrer, et encore moins à faire dans l’hypocrisie. D’ailleurs, si j’avais une réputation de tombeur jusqu’au sein des Fallen, ce n’était que dû aux regards mielleux que me coulaient la moitié de nos putes. Bon, j’avais conforté pas mal de monde dans cette image de par mon attitude, mais j’avais rarement besoin de faire le premier pas ou de courir après une femme pour qu’elle me tombe dans les bras. Je ne ressentais ni le besoin ni l’envie d’user d’artifices en ce qui concernait les femmes. Seulement, avec Romie, ce petit bout de femme avec qui on me forçait à passer le plus clair de mon temps, aucun de nous ne courrait après l’autre. Et pourtant… Et pourtant, Dieu sait que sa peau laiteuse, ses yeux clairs et ses lèvres roses me faisaient envie. Que son corps inerte, maigre, ce corps dont elle semblait avoir honte par moments, que ses doigts fins frôlant mes épaules, sa gorge et son cou me suppliaient en silence.

« Je te montre ? » murmurai-je contre son oreille.
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Lun 20 Fév - 22:20
Il était important pour moi de continuer à le chambrer pour ne pas faire paraître que cette situation me faisait rougir comme la jeune pucelle que j'étais. Non franchement, j'étais avec le cavalier le plus vieux, sexy et dangereux de la soirée quoi... Même la racaille du collège ne valait rien à côté de lui et détournant le regard, je m'imaginais qu'ils me jalousaient tous pour ça. Qui pouvait se vanter d'aller à son bal de promo avec un mec atypique et séducteur ? Alors qu'on ne ressemblait qu'à une baguette de pain pas cuite ? Bien au-delà de la question qu'il soit payé par mes parents ou que ceux-ci soit méga riches, je me sentais soudainement très spéciale. Et je n'arrivais pas à croire que ce soit grâce - ou à cause - de lui.

Je ris en peu en entendant ses propos, comprenant le sous-entendu malgré ma pureté physique. Je n'étais pas si innocente, enfin presque pas. J'écarquillais légèrement les yeux en sentant son doigt sur son visage, sa main qui me faisait revenir à la lueur de la salle. Je fus soudainement fascinée par la couleur noisette de ses yeux qui ne me quittaient pas. Si jusqu'à présent j'avais pris ses directives pour un jeu contre lequel je me dressais, j'étais brusquement devenue calme. Une petite biche bien plus forte que ce que l'on pensait. Je pouvais paraître si vulnérable mais au fond de moi, je soutenais son regard parce qu'il était hors de question d'être vulnérable en face de lui, peu importe ce qu'il m'inspire.

Je frissonnais malgré moi lorsqu'il murmura à mes oreilles et mordilla le coin gauche de ma lèvre inférieure. Est-ce que j'étais prête à ça ? Est-ce que j'allais être assez bête pour refuser le défi qu'il me donnait ? Alors que je ne voyais pas son regard, je clos rapidement mes paupières, souris puis lui répondis de la même façon.

"Surprends-moi."

Je ne savais pas exactement à quoi m'attendre. S'il se moquait juste de moi et allait me foutre la honte devant tout le monde. Si au contraire, il était sérieux et pour une fois, ne jouait pas comme nous avions l'habitude de le faire. Je déglutis légèrement et ralentis ma respiration volontairement, trouvant qu'un cœur battant la chamade ne faisait pas preuve de force.

Je gardais mes mains sur ses bras solides, m'y accrochant comme je le pouvais avec mes quelques forces.


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Lun 20 Fév - 23:15
Alexei & Romie
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Je pensais la rebuter. La choquer. La mettre mal à l’aise au point qu’elle m’aurait prié de la lâcher, ou du moins, de la ramener à sa place. De la condamner à nouveau à l’immobilité de son fauteuil si tel était le prix à payer pour que je la laisse tranquille. J’aurais pu parier qu’elle m’administrerait un bonne gifle, suivie d’une salve d’insultes, qu’elle me remettrait à ma place en tâchant de ne pas trop bégayer. J’avais pris le risque d’essuyer un furieux rejet en laissant traîner mes lèvres à la commissure des siennes, et voilà qu’elle se prêtait, plus ou moins consciemment, à mon jeu.

« Surprends-moi. » avait-elle soufflé alors que son joli minois s’éclairait d’un sourire taquin.

J’étais loin, à dix mille lieux peut-être, sans doute, de m’imaginer une pareille réponse. Et pourtant tout était si naturel, si limpide. Nous n’attendions que ça, elle et moi. Je pouvais presque sentir son cœur s’emballer contre le mien, ses ongles se planter dans le tissu de la chemise immaculée. Sans ciller, sans souffler mot, nous hésitions, nous nous affolions, impatients de nous jeter l’un sur l’autre pour nous dévorer, nous consommer puis nous consumer. Romie m’invitait à susurrer un premier secret dans l’intimité de son âme, et sans le savoir peut-être, elle allumait en moi un feu qui n’était pas prêt de s’éteindre. La courbe de sa nuque, son menton pointé vers le mien, ses yeux mi-clos, le rose délicat de ses joues qui disparaissait pour laisser place à une impudence insoupçonnée, un aplomb qui semblait égaler le mien, tout en elle semblait n’exister que pour alimenter le désir que j’éprouvais alors. Désir déjà présent depuis un bon moment, et qui éclatait au grand jour alors qu’elle me défiait d’aller au bout de mes paroles.

Nul besoin de me prier davantage ; un battement de cil, une fraction de seconde s’écoula avant que je fondisse sur ses lèvres. Mes mains dans son dos se raffermirent, empoignèrent sa taille pour la serrer contre moi, et mes lèvres pressaient les siennes, se délectaient de leur saveur à n’en plus pouvoir. Mon corps brûlant réclamait la fraîcheur du sien, sa peau glacée contre mes membres fiévreux. Ma main venait agripper sa nuque et s’enfoncer dans ses cheveux, et le souffle coupé, je l’embrassais de toute mon âme. Baiser franc, lourd de désir, baiser que ne peuvent feindre ni l’âge ni l’expérience. Et son pouls qui s’emballait, et le mien. Et nos yeux perdus et nos soupirs, soupirs à demi-tus. Sa bouche, ses lèvres, ses joues, sa mâchoire que je caressais du doigt, sa chevelure fine où s’attardaient mes mains, ses épaules et son dos, la cambrure de ses reins, ses lèvres, encore et encore. Je ne pensais plus qu’à elle, oubliant complètement la musique, les gens autour, toute notion de temps et d’espace. Je lui livrais d’un baiser mon âme et ma vie prenait un nouveau sens.
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Mer 22 Fév - 23:53
Je n'avais jamais vraiment embrassé quelqu'un. Des bécots, des smacks ou un petit touché de la pointe de la langue mais rien de vraiment... sensuel. De sérieux. Rempli de désir. Pourtant les adolescents étaient censés être ceux qui se galochaient le plus, non ? Moi, ce n'était pas le cas.

Je vis Alexei se rapprocher de moi, dévier de mon oreille jusqu'en face de mon visage. Je me sentais étrange. Très stressée. Angoissée même, fièvreuse comme lors d'un gros examen important, ou d'un rendez-vous médical. Mon cœur battait à cent à l'heure et j'étais embêtée car certaine qu'il l'entendait faire. Son regard changea brusquement et je vis ses yeux se déposer sur des endroits de mon corps qu'il ne regardait pas auparavant et qui, avec ces yeux-là, rendait la situation très... ambigüe. Je n'avais jamais senti le désir d'un homme envers moi et là, clairement, j'étais face à cette situation. Comment réagir ?
J'avais envie de sauter le pas parce qu'il m'en donnait envie. La façon dont ses mains se déplaçaient dans mon dos me faisait frémir. Il se rapprocha de moi et moi de lui par la même occasion. Je vis plus clairement les détails son visage et brusquement, découvrit la belle couleur noisette de ses yeux et de ses lèvres, ses dents bizarrement parfaites pour un gars au look très rapide. Sa petite barbe naissante le rendait vraiment attirant sous cet éclairage, soulignant la courbe de sa mâchoire carrée.

Il ne fallut, en réalité, que peu de temps avant que nous n'échangions un baiser mais j'eus l'impression qu'il se passa des années avant cela. Je fus surprise par la rudesse de ce contact, franc et sans fioriture. Il me fit rentrer tout de suite dans le bain de la maturité sexuelle et j'en oubliais que je n'avais plus de membres efficaces à partir de la ceinture. À vrai dire, j'en aurais qu'ils seraient dans le même état tellement il me chamboula brusquement. Mon corps devint une vraie marmite hypersensible. Chaque effleurement de ses doigts provoquait en moi de longs et délicieux frissons. Il me colla à lui et ne me quitta plus, partageant ce qui me semblait être une partie de lui-même, tout comme je lui dévoilais une grande sincérité par cet échange.

Je me sentais nouvelle, enrichie, plus... féminine par chacun de ses touchers. Par sa façon de m'embrasser comme si j'étais le Désir même, comme s'il ne voulait que moi. Je n'avais jamais imaginé possible qu'on puisse me désirer mais surtout qu'un garçon comme lui, bien plus vieux que moi, devienne l'auteur d'un tel bouleversement. Si je m'étais pensé frigide fut un temps, cette théorie disparut aussitôt de mon cerveau. Je ressentais comme des papillons qui s'envolaient dans le bas de mon ventre, me donnant l'illusion de retrouver la pleine totalité de mon corps. J'avais envie de me hisser sur lui et de passer mes deux jambes autour de sa taille pour l'enfermer entre mes frêles cuisses.

Nous comprîmes tous les deux à cet instant qu'un cap avait été franchi, qu'aucun retour en arrière n'était possible. Ce n'était pas un petit bisou donné à une adolescente pour lui faire plaisir, non. C'était le grand jeu. La parade. Le feu d'artifice. Et si pendant les premières secondes j'eus peur de le décevoir par mon ignorance, je me découvris une dextérité des lèvres tout à fait appréciable pour lui comme pour moi.

Je sus alors que j'étais perdue.


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Ven 24 Fév - 16:41
Alexei & Romie
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Quelques mois avant que je quitte la France, j’ai rencontré Anissa. Elle était grande - pour ce qu’une fille de dix-sept ans pouvait l’être - fine, avec des yeux de biche et des lèvres charnues qui faisaient craquer toute ma petite bande de potes. Elle prenait des cours de danse dans mon quartier, en face de chez Maxence. Quand elle passait dans la rue, on essayait de l’impressionner, on jouait les gros durs. La première fois que je l’ai vue, Max nous avait dit que si on pouvait se la taper tous ensemble ce serait le must, et je me souviens que je n’étais pas vraiment d’accord avec lui. J’étais un petit con sans aucune morale, mais j’étais quand même réticent à choper une fille à plusieurs. Anissa, elle était tellement jolie, avec son corps gracile qui se courbait sans peine lorsqu’elle effleurait la barre, et quand son reflet la poursuivait dans le grand miroir. On la regardait pendant des heures, avec Max. On s’accoudait à la rambarde de son balcon et on se tordait le cou pour l’apercevoir quand la fenêtre était entrouverte. Une fois, en été, la fenêtre était grande ouverte et on pouvait voir Anissa danser de tout son cœur sur une musique très douce. Quand la musique s’était arrêtée et qu’elle avait filé aux vestiaires, j’avais baissé les yeux sur le briquet que je faisais jouer négligemment entre mes doigts. J’avais trouvé mes mains sales, maladroites. Je me disais que je savais pas faire grand chose comparé à Anissa qui avait l’air si légère. J’y connaissait rien, en danse classique, et je m’en foutais pas mal. Mais ce que je voyais était joli, et j’étais persuadé qu’elle était douée. Qu’elle avait un talent, et que moi, j’étais loin d’être à sa hauteur. Pourtant, quand elle est sortie des vestiaires et qu’elle a pris le chemin du retour, j’ai pressé le pas pour la rattraper. Je lui ai balancé un « salut » un peu con, pour quelqu’un qui se donnait à cent pour cent dans son jeu de racaille, et elle a froncé les sourcils. Je pense qu’elle n’était pas très rassurée de me voir là, elle avait déjà dû m’apercevoir avec la bande, quand on traînait en bas de chez Max et qu’on la sifflait. Alors je me suis présenté. Je lui ai dit que je m’appelais Alex, que j’avais seize ans et que j’aimais bien la regarder danser. Elle m’a répondu qu’elle s’appelait Anissa, qu’elle était un peu plus âgée, mais qu’elle n’aimait pas me voir la reluquer comme ça, que ça la mettait mal à l’aise. Elle a dit que j’étais grossier, que je ferais mieux d’aller à l’école, et d’arrêter de fumer si je voulais pas mourir d’un cancer des poumons. Alors j’ai haussé les épaules, et j’ai arrêté de la suivre. J’ai juste crié, alors qu’elle disparaissait à l’angle de la rue, que si je mourrais, personne en aurait rien à foutre.

Je l’ai croisée quelques semaines plus tard. On s’est rien dit, mais elle m’a quand même lancé un regard qui n’a pas échappé à mes potes. Max s’est énervé, en pensant que je la draguais dans son dos. Ce soir là on en était venus aux mains, comme bien d’autres fois, sur bien d’autres sujets. J’étais rentré avec le nez en sang, et le cœur lourd. J’avais déjà emballé quelques filles de la cité, des meufs qui se respectaient pas et qu’on s’échangeait avec les gars. Et ce soir-là, j’avais compris que ce serait tout ce à quoi ma vie me donnerait droit. Anissa faisait partie de ces filles que je ne pourrais jamais toucher, parce que ça la salirait. Avec le temps, j’avais appris à respecter cette réalité-là.

Aux USA, les choses n’avaient pas vraiment changé. J’avais grandi, et mon succès auprès des femmes s’était fait petit à petit, sans que j’ai trop besoin d’y faire quoi que ce soit. Je couchais avec des filles de mon milieu, mais jamais je n’étais allé voir ailleurs jusqu’à ce que je commence à travailler à côté de mes activités nocturnes, parce que les gangs payaient mal. J’avais commencé à fréquenter des filles de tous genres. Jamais les mêmes, sauf en ce qui concernait Elena, qui avait rapidement pris l’habitude de toquer à ma porte quand elle se sentait un peu seule. Ce qui était certain, c’est que je n’avais jamais rien ressenti pour aucune d’entre elles. Je n’étais qu’un rustre, un gros con qui utilisait leurs corps pour assouvir mes besoins les plus primaires, même si j’y mettais généralement les formes. Je n’avais jamais eu pour elles un dixième de l’attention que je portais à Romie.

Romie n’était qu’une erreur de parcours, une gosse avec qui je devais passer une partie de mon temps pendant quelques mois. Jamais je n’aurais pensé tisser un quelconque lien avec elle, et encore moins qu’il mêlerait tant d’affection au désir qu’elle m’inspirait. Jour après jour, ce rôle que je jouais auprès d’elle, cette vie tranquille que je m’étais inventée, m’avaient permis de me rapprocher d’elle et de me laisser toucher par son charme désinvolte. Et sans parler d’amour, de quoi que ce soit de trop sérieux, j’étais à peu près certain de tenir à elle comme je ne m’étais jamais inquiété pour quiconque auparavant. Ce petit bout de femme tenait une place toute particulière dans ce cœur qui ne battait pour rien d’autre que la colère et le danger. C’est ce dont je pris conscience lorsqu’elle me rendit mon baiser avec tout autant de fougue. Mes mains parcourant son corps frêle semblaient à l’affût de tout ce qui aurait pu me convaincre qu’un homme de ma trempe était en droit de lui voler ce baiser. Et l’avidité des ses lèvres, la fougue de sa langue cherchant la mienne, les tremblements de son corps embrasé, tout me criait de prolonger cette étreinte.

Mais doucement, ma main posée sur sa joue, l’autre au creux de ses reins, je détachai nos visages et la reposai par terre, avant de me souvenir que ses jambes se déroberaient sans doute sous son poids. Je me repris aussitôt et la ramenai contre moi, glissant à son oreille :

« Je me demande bien qui de nous deux est le plus surpris. »

Allusion à la dextérité dont elle avait fait preuve autant qu’à son choix de me laisser l’embrasser, et à cette explosions de sensations à laquelle je ne m’attendais pas vraiment.

« Je crois qu’on nous a vu, ajoutai-je en constatant quelques regards rivés sur nous malgré le monde qui se bousculait sur la piste. Toujours aucun regret ? »

Je jetai un coup d’œil à la jeune femme, à son visage empourpré. Elle était peut-être fatiguée par cet effort, bien que je l’aie soutenue la plupart du temps.

« Une deuxième danse pour te convaincre, ou tu en as assez vu comme ça ? »

Je me montrais toujours aussi taquin, mais en réalité je redoutais un peu sa réaction une fois ses esprits retrouvés.
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