AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: Archives :: Story end :: Sujets de rp Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

You know you had fun when you can’t tell your parents what you did. — ft. Romie

Aller à la page : Précédent  1, 2
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 25 Fév - 19:49
Je peinais à croire que ceci arrivait, mais c'était bien le cas. J'aurais beau me pincer un nombre incalculable de fois, rien ne changerait. Le pire, c'était que je me sentais à l'aise dans ses bras. Pas forcément avec la situation qui faisait qu'on allait devoir trouver une solution pour se regarder en face après. Mais dans ses bras, oui, j'étais bien... J'aimais la force qu'il mettait à me tenir contre lui et le fait d'être fragile ne me semblait plus une tare à présent. Je n'avais pas envie d'être une princesse, je ne prétendais pas l'être non plus... mais en ce moment-même, je me sentais comme une Reine dans les bras du plus vilain méchant de tous les dessins animés. Et les méchants, croyez-moi, ça vaut tous les princes du monde.

L'instant à la fois féerique et plein de désir adulte prit fin. Je me sentais étrange, totalement forte et je m'attendais même à pouvoir faire des sauts de cabris après cela. Grosse erreur. Mes pieds eurent à peine atteint le sol que je m'effondrais presque par terre. Heureusement qu'il eut le réflexe de me retenir car j'aurais vécu la plus grosse honte de ma petite vie. Bref.

Je souris légèrement à ses propos, amusée moi aussi. Pour la surprise, je ne saurais dire lequel de nous deux l'était le plus en effet. J'aurais envie de dire que c'était lui, parce qu'il ne s'attendait probablement pas à ce qu'une fille de bonne famille comme moi accepte un baiser avec un gars comme lui. Et que j'y prenne surtout autant de plaisir ! Il avait dû le ressentir.

"Je n'en ai pas. Toi ?"

Les regards, je m'en moquais bien. Ils n'allaient pas changer ma vie - sauf si l'un d'eux décidait d'aller tout répéter à mon père... Mais ils n'iraient pas jusque là, n'est-ce pas ? Je choisis de chasser cette question épineuse de mon esprit et me tournais de nouveau vers Alexei. J'étais bien trop petite pour lui mais pour une fois, je me sentais "à sa hauteur".

"Mmmh... laisse-moi réfléchir. Je dois faire quelque chose avant de prendre ma décision..."

Je me reculais un tout petit peu et lui mis une gifle, tentant de prendre le visage le plus offusqué possible. La sensation de la giffle sur ma main me procura beaucoup de plaisir et le fait que sa joue soit légèrement empourprée là où ma main l'avait touché me plaisait énormément.

"Voilà, je suis prête pour une deuxième danse."


C'était un symbole de l'affront qu'il avait osé me faire, ainsi qu'à ma famille. Et cela donnera une bonne occasion aux autres de discuter de nous. De moi. Je ne voulais pas non plus perdre la face devant Alexei et lui montrais ainsi que ok, il m'avait embrassé, mais cela ne voulait pas dire qu'il gagnait quoique ce soit. Ou qu'il prenait le dessus sur moi. Non, ça jamais.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 25 Fév - 21:46
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.



Les minutes qui s’étaient écoulées avaient été aussi courtes qu’intenses. Malgré mon sourire narquois et mes yeux brillants, malgré l’assurance avec laquelle je charriais Miss Teigne, j’avais le souffle court, et le cœur battant. Mes mains tremblaient encore de la douceur de la peau de Romie, mes lèvres réclamaient encore les siennes et mes yeux semblaient vouloir se perdre dans l’océan des siens. J’avais l’impression de redécouvrir mes cinq sens, de distinguer enfin chaque nuance du désir comme un daltonien découvrirait les couleurs pour la première fois. Tout avait plus de goût, plus de relief, plus de saveur, et j’avais la sensation d’avoir manqué un nombre incalculable de choses depuis que j’avais commencé à fréquenter le sexe faible. Non, en aucun cas je ne pouvais regretter une telle expérience. Et tant pis si Papa Thompson l’apprenait d’une manière ou d’une autre et qu’il décidait de me congédier ! Pour prolonger cet instant délicieux, je me sentais capable d’affronter des mois entiers de prison.

« Non, soufflai-je. Aucun. »

Contre toute attente, la gifle qui suivit ne me fit pas broncher. Elle n’y était pas allée de main morte, la garce, mais je ne m’accordai pas le luxe de ciller. Outre le fait que j’encaissais bien pire au quotidien, il était hors de question que la demoiselle ait le plaisir de me voir esquisser la moindre grimace. C’est donc la joue cuisante que je lui adressai un sourire entendu. Ma main se faufila à la rencontre de la sienne et nos doigts se mêlèrent lentement, provoquant de délicieux frissons le long de mon échine. Maigre consolation face à l’affront qu’elle venait de me faire. Peu de gens n’avaient jusqu’alors porté la main sur moi sans en payer le prix à coups de poings. Et il allait sans dire que la majorité de mes adversaires ne se relevaient pas de mes démonstrations de boxe. Ou du moins, pas avant de s’être vidés de la moitié de leur sang. Mais, pour cette fois, je lui fis grâce de ce genre de réactions, préférant ajouter ce geste à la liste de tout ce que je lui ferais payer un jour ou l’autre.

Doucement, je fis descendre ma main le long de son dos et vint la presser contre moi. Si elle pensait s’en tirer à si bon compte, elle se fourrait le doigt dans l’œil. Son insolence réveillait en moi de primitifs instincts de mâle, comme une irrépressible envie de lui en faire voir de toutes les couleurs. Mais ce n’était ni le lieu, ni le moment de céder aux caprices de ma virilité, qui quoique blessée, n’oubliait rien de la tendresse dont elle venait de profiter.

« Tu m’avais caché ce côté Fifty Shades, chuchotai-je au creux de son oreille tandis que je me laissais de nouveau aller au rythme de la musique. Il y a d’autres choses que je devrais savoir ? »

Attendant sa réponse, je glissai négligemment mes lèvres dans son cou pour en mordiller la peau, geste dont la faute vacillait alors entre l’inconscient et la tentation.
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 25 Fév - 23:55
Okay, je l'avoue, j'avais pris beaucoup de plaisir à lui mettre cette gifle et même si je tentais de le cacher, cela se voyait énormément sur mon visage. Il faut dire qu'il m'en avait fait voir de toutes les couleurs, autant avant que lors de ce baiser fiévreux. Il ne fallait pas oublier que j'étais une innocente lycéenne et qu'il avait foutu sa langue dans ma bouche comme si c'était mon activité quotidienne !

Je frissonnais en sentant sa main descendre dans mon dos et gardais ma moue boudeuse. S'il pensait m'avoir avec une petite caresse, il se trompait. Nous recommençâmes à bouger l'un contre l'autre mais bien sûr, il ne lâchait pas l'affaire. Moi, un côté Fifty Shades ? C'était bien possible. Mais il ne pouvait pas dire que ce n'était pas son cas non plus !

"Des tas, mais ce serait triste si tu apprenais tout, tout de suite. Tout comme moi je ne sais quasiment rien de toi, à part que tu es un grand chieur de première..."

Je retins un petit grognement alors qu'il mordait la peau de mon cou. C'était lui le Christian Grey et mon dieu, que c'était sexy. Je me sentais presque perverse de penser cela. Je n'avais jamais vraiment eu de pensées comme celles-ci, je n'en avais pas eu l'occasion disons... Aucun garçon n'avait autant éveillé mon intérêt au cours d'un espace temps aussi court. Je n'avais pas envie de dire qu'Alexei était spécial mais tout de même, son charisme aidait beaucoup.

Je continuais de me tenir à lui de toutes mes forces, bien que je sois déjà très fatiguée par cette position. Je n'avais pas envie de la quitter et de donner raison à mon pauvre et faible corps de gamine. Je posais mon menton sur son épaule robuste et fermais légèrement les yeux, appréciant cet instant peu commun. Je savais qu'une fois revenue sur ma chaise roulante, les choses redeviendraient comme avant. Je serais la petite fille toute fâchée de sa condition, qui se disputait avec sa nounou qui préférerait être ailleurs qu'avec elle.

"Pourquoi t'as fait ça au juste ? Je veux dire... au-delà du fait que selon tes dires un peu subjectifs, je suis 'la plus canon'..."

Je ne parvenais toujours pas à y croire et je préférais poser cette question pendant un moment aussi tendre que lorsque nous serons face à face, lui à 1 mètre de hauteur de plus que moi.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Fév - 13:59
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Romie se laissait aller tout contre moi, et j’avais envie de croire qu’elle s’y sentait bien. Que ma paume pressée contre la sienne ne la dégoûtait pas, et que ma peau tannée contre son teint de porcelaine ne l’effrayait pas. Quoi qu’il en soit, elle gardait la face. J’aurais cru qu’elle aurait eu plus de mal à affronter mon regard, que, déboussolée par tant de sensualité, elle se serait mise à bégayer, rouge de honte. J’aurais surtout pensé qu’elle ne m’aurait pas rendu mon baiser, se contentant de me laisser effleurer ses lèvres avant de m’adresser un regard offusqué. Qu’elle aurait à peine entrouvert les lèvres une fois la surprise passée. Qu’elle aurait accepté ce geste par curiosité, peut-être, ou par inconscience. Mais j’étais loin, très loin de m’imaginer une telle réaction de sa part. Un abandon total à mes caresses, suivi d’un petit tour de force qui, quelque part, devait la rassurer. Sans doute se sentait-elle plus sereine en répliquant de la sorte, comme si se fâcher garantissait une forme de morale, pour lui donner bonne conscience.

« C’est plutôt complet comme résumé, ironisai-je. Mais il ne tient qu’à toi d’en découvrir un peu plus. »

Oh oui, découvre toi un peu plus, par la même occasion… À cet instant précis, je n’avais qu’une seule envie : lui arracher sa belle robe rouge. Regarder le tissu glisser sur sa peau laiteuse pour tomber à terre dans un bruit sourd.

Elle posa sa tête contre mon épaule, et je passai une main sous ses fesses pour mieux la soutenir En toute chasteté, bien entendu. Il y avait bien trop de monde autour de nous pour que je me permette plus d’écarts que je n’en avais déjà faits jusqu’alors. Mais Romie avait beau être légère comme une plume, la tenir à bouts de bras n’était pas une solution sur le long terme.

« Est-ce que c’est pas une raison suffisante ? Tu me plais. »

Ses interrogations avaient un je-ne-sais-quoi d’attendrissant. Je glissai tendrement mes lèvres encore humides de nos baisers le long de sa mâchoire et ajoutai, taquin :

« Ça c’est pour mon côté maso. Mais je préfère te prévenir ; je ne me laisse pas dominer si facilement. »

Mes mots s’achevèrent dans un soupir, presque soufflés tout bas alors que mes dents venaient jouer au cœur de sa lèvre inférieure. Invitation à en découvrir davantage prochainement, si elle l’osait. Ce dont je doutais fort, mais qu’importe ! Pour l’heure, elle était mienne.
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 26 Fév - 16:17
Est-ce qu'il n'en tenait vraiment qu'à moi ? Je n'en étais pas certaine. Après tout, il s'était bien gardé de me dire plusieurs choses sur sa vie depuis qu'on se connaissait, et j'étais assez curieuse pour affirmer que j'avais tenté de savoir plusieurs fois ce qui constituait sa vie. Non pas qu'elle ait un quelconque intérêt à mes yeux mais j'aimais bien fouiller chez les autres. Cela m'occupait.

Je souris légèrement en sentant sa main sous mes fesses, me disant que mine de rien il en profitait un peu, le salaud. Mais je ne dis rien, je n'allais pas le baffer encore une fois sachant que ce contact, bien qu'osé, ne me déplaisait pas. J'étais bien plus "ouverte" qu'il ne le pensait !
Je l'écoutais patiemment mais pour moi, oui, ce n'était clairement pas une raison suffisante pour rester auprès de moi, pour m'avoir offert ça. Oui, j'avais un peu de mal à comprendre... Je frissonnais néanmois à chaque passage de ses lèvres pulpeuses, me disant qu'il était bien doué pour m'enfermer dans ses filets. Il savait y faire, merci l'expérience ! Je me sentais un peu nulle à côté, à juste tenir sa taille ou ses bras.

Je me reculais un peu, contrôlant mes sens tandis qu'il mordait un peu ma lèvre inférieure. Tellement sexy. Ce n'était pas humain et la jeune femme en devenir que j'étais n'était pas certaine de parvenir à y résister. J'étais encore jeune, sans expérience, je pouvais me faire avoir par n'importe qui tant qu'il s'y prenait bien et dans un sens, cela me faisait peur.

"Je pense que tu as compris toi aussi que je ne me laisserai pas faire. J'ai beau avoir l'air fragile et soumise, tu ne pourras pas toujours obtenir ce que tu veux de moi."

Beau discours, même si je n'étais pas 100% certaine d'y croire moi-même. J'avais envie d'être cette fille et au fond, je l'étais quand même. Face aux autres. Mais cette nouvelle vulnérabilité qui m'habitait face à Alexei remettait en cause tous ces fondements sur ma personnalité.

"Eh, pas trop marre de me porter ?"

Dis-je en plaisantant, tout en pensant que c'était réellement le cas. Il devait en avoir assez maintenant et une fois qu'il me lâcherait, le charme allait se rompre. C'était peut-être la raison pour laquelle je le tenais encore si fort, blanchissant mes phalanges. J'eus un vrai sourire soudainement en le regardant, un sourire que je n'avais pas offert à quelqu'un depuis une éternité. Un sourire de bien-être, peut-être. Je mis quelques secondes à m'en rendre compte et une fois fait, je l'effaçais aussitôt de mon visage. Il ne fallait pas que je montre une autre moi, celle qui commençait à être docile juste parce qu'elle avait été embrassée de façon mature.

Ce fut à mon tour de m'approcher de lui et pour l'embêter plus qu'autre chose, je lui fis juste un bécot au coin des lèvres. Je savais que cela ne le satisferait pas, moi non plus d'ailleurs... Mais c'était drôle de voir sa tête à ce moment-là.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 1 Mar - 0:08
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Les musiques se succédaient dans un registre mielleux qui m’aurait fait lever les yeux au ciel si je n’avais pas été trop occupé pour y faire attention. Pour le moment, rien n’aurait pu me distraire de Romie, qu’il me plaisait tant de serrer contre moi. J’avais compris bien avant de me pointer chez elle ce soir-là que ce bal de promo me ferait grincer des dents sur bien des points. Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, c’est que l’envie me prenne d’embrasser Miss Teigne, et qu’elle m’y autorise. La conviction qu’elle mettait dans ses gestes, sa fragilité, sa force, tout tendait à me consoler de me retrouver coincé là, au beau milieu d’une centaine de petits bourges hormonés dont la principale source d’amusement résidait dans l’étalage des richesses parentales. Je surprenais des conversations au sujet de tel sac de luxe ou de telle voiture de sport récemment acquise pour des sommes qui n’avaient, pour ainsi dire, rien de modeste. J’étais à mille lieux de mes occupations habituelles, et c’était peu dire. Dieu sait à quel point cela m’agaçait. Entre les gamines qui se trémoussaient sur la piste de danse avec des grands airs de Beyoncé comme si on leur passait des tubes révolutionnaires - ce qui était peut-être le cas, mais le concept de ce style de musique m’était complètement étranger - et et les geeks couverts d’acné qui avaient probablement mis un point d’honneur à engloutir la totalité du buffet, je ne voyais pas l’ombre d’une forme d’intelligence.

Faisant abstraction des circonstances, je me concentrais sur Romie, sur le bleu pétillant de ses yeux, et sur son sourire en coin. Elle se disait assez forte pour ne pas se laisser faire. Assez forte pour me résister. Comme si j’allais la croire… Elle avait beau avoir ce petit quelque chose en plus, ce soupçon de charme et de désinvolture qui pouvait facilement la différencier de bien d’autres femmes, aucune n’avait encore su mener la danse avec moi.

« Rêve, ma jolie… Rêve. »

J’en aurais presque gloussé. Elle était mignonne. Et le bécot avec lequel elle voulu me narguer l’était tout autant.

« Tellement marre de te porter, t’es un vrai boulet, fis-je mine de me plaindre en levant les yeux au ciel. Remarque, je suis pas sûr d’être de bonne compagnie si est condamnés à tourner en rond dans le gymnase pendant quelques heures de plus. On finira par mourir d’ennui si ça continue comme ça. Y a plus qu’à espérer que quelqu’un fasse un arrêt cardiaque, histoire de pimenter un peu tout ça. »

Je passai précautionneusement mon bras sous ses genoux et fendis la masse d’étudiants pour éteindre notre coin de prédilection, où je déposai la jeune fille non sans lui avoir glissé un baiser dans le cou au passage.

« Alors ? déclarai-je. On va vider la bouteille dans ce qu’il reste de ponch pour terminer ces crétins, ou je t’emmène dans un endroit plus cool ? »
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 4 Mar - 0:57
C'était presque normal d'être comme ça, dans cette position mais Dieu sait que cela ne l'était pas. J'étais accrochée à lui comme une demoiselle en détresse et bizarrement, cela ne me déplaisait nullement. Chose étrange puisque je détestais paraître comme le sexe faible... Des années de lutte pour la condition féminine et je finissais par m'assagir dans les bras d'un employé ? Hors de question.

Je ne pensais pas rêver. J'étais persuadée d'avoir autant à dire et à exiger que lui. J'étais certaine qu'il pouvait m'obéir au doigt et à l'œil, ce petit con. Seulement, il n'y croyait pas bien évidemment et on ne pouvait pas lui en vouloir, vu ma taille et ma corpulence. Je ne ferai même pas peur à une mouche... J'eus simplement un sourire en guise de réponse car mec balèze en moto ou pas, j'avais mes cartes à jouer également.

Je l'écoutais avec un léger sourire fiché sur mes lèvres. Je comprenais parfaitement ses propos, partageant son point de vue. Je n'avais pas envie de tourner en rond dans cette salle, pas plus que de devoir regarder les autres se pavaner sous mes yeux. Si on se laissait faire, la soirée allait revenir très pénible et je ne le voulais pas.
De retour sur mon fauteuil, c'était comme une souffrance et une délivrance à la fois. Je pouvais détendre mes muscles mais je redevenais une handicapée encombrante. Heureusement que la présence d'Alexei me permettait de ne pas passer pour une looseuse complète.

"Un endroit plus cool" répondis-je sans hésitation.

Remplir un ponch d'alcool, c'était drôle cinq minutes... Et on risquait de se faire choper cette fois. Non, j'avais envie d'une toute autre chose. Un endroit assez calme, sans tous ces camarades pour m'embêter.

"J'aimerais faire un tour dehors, s'il-te-plaît."

Dans toute l'histoire de notre... "relation" si on pouvait appeler ça ainsi, je n'avais été que rarement aussi polie à son égard, comme s'il était à mon niveau social. Je n'étais pas trop "niveau social" ou quoi mais il faut dire que je n'avais jamais été très sympa hein ? Je me surpris à le devenir. L'effet du baiser ? Je ne devais pas me laisser attendrir.

"Et n'oublie pas de prendre un morceau de gâteau à la crème en passant devant le buffet, je meurs de faim !"


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 13 Mar - 23:12
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
C’est très poliment que Romie me proposa d’aller faire un tour. Ce changement catégorique de comportement me fit bizarre, sur le coup, mais il ne me déplaisait pas. Il était la preuve que, consciemment ou non, elle me voyait avec des yeux nouveaux. Ou peut-être que je me faisais des idées et qu’elle était juste intimidée par la fougue de nos échanges un peu plus tôt. Situation cocasse, que je n’hésitai pas un instant à relever :

« S’il te plait… Dis donc, c’est une impression ou je viens de monter en grade ? »

Je ne plaisantais qu’à moitié. Je me demandais comment notre relation évoluerait après ce rapprochement des plus inattendus. J’étais à la fois impatient d’en découvrir plus au sujet de ma jeune protégée, mais également un peu inquiet qu’elle choisisse de se braquer une fois de retour à la réalité, et que nos échanges deviennent plus tendus que jamais. Je jouais le tout pour le tout, à moi de faire en sorte qu’elle se sente suffisamment à l’aise pour poursuivre sur cette lancée… Mais c’était de toute évidence plus facile à dire qu’à faire. Romie n’était pas du genre à se laisser mener en bateau, et gare à celui qui tenterait de jouer avec ses sentiments !

Se pouvait-il d’ailleurs que Romie ressente quelque chose pour moi ? Cette simple supposition me fait sourire. Non, c’était peu probable. Elle craquait très certainement pour ma gueule et ma dégaine, mais je n’avais rien de son homme idéal. Homme idéal qui devrait être issu d’un bonne famille, avec un métier solide et un héritage conséquent. Un homme qui lui donnerait deux ou trois gamins capricieux qui se laisseraient dans de prestigieuses carrières. Un avocat, un médecin, et un autre un peu plus artiste, qui aspirerait à devenir le nouveau Picasso mais qui serait forcé, faute de reconnaissance, d’enseigner l’histoire de l’art dans un lycée de bourges. Comme celui dans lequel on était ce soir. Peut-être qu’il foulerait un jour le sol de ce gymnase sans s’imaginer une seule seconde que sa - chaste - mère y avait emballé un mafieux armé jusqu’aux dents. Enfin, jusqu’aux dents… Façon de parler. Mon flingue était toujours dans le double-fond du coffre de ma Harley, et je ne portais en tout et pour tout qu’un poignard habilement coincé contre ma hanche. Mais qu’importe, mes poings suffisaient à faire de moi une machine de guerre.

« Va pour le gâteau à la crème, acceptai-je en empoignant le fauteuil. Tu veux que je demande à ta copine cheerleader de m’en attraper un bout ? »

Petite boutade, sur laquelle je l’abandonnai momentanément pour me faufiler jusqu’au buffet. Rah, putain. J’avais horreur de regroupements pareils. J’étais la réincarnation d’un félin, pas d’un pigeon. Il n’y avait plus d’assiettes. Levant les yeux au ciel, je glissai une part de gâteau dans un gobelet en plastique, où elle se délita. Tant pis, elle n’aurait qu’à manger les miettes, c’était peut-être frustrant mais pas moins nourrissant. J’en ajoutai une deuxième, pour la peine, et remplis deux verres.

« Le ponch est pour moi, précisai-je en fourrant le tout dans les mains de Romie quand je la rejoignis. Toi tu as le jus d’orange. »

Je repris ma place derrière elle et la poussai vers la sortie. Le gymnase était annexé à l’école par un chemin traversant un parc qui semblait immense, même dans l’obscurité. Il faisait nuit noire, le croissant de lune ne nous éclairant que faiblement. Je m’enfonçai dans la végétation, guidé par les indications de Romie, qui nous conduisit à l’abri des regards indiscrets. Quelques lycéens s’étaient éclipsés pour fumer ou se bécoter. Ah les jeunes…
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Mar - 15:26
Bien sûr, il n'hésita pas à sauter sur l'occasion pour me faire remarquer que j'avais été gentille ET polie en son égard, alors que d'ordinaire non. C'était un aveu de faiblesse de ma part qui ne devait pas se reproduire, du moins je me le promis intérieurement. Je lui ordonnais par la suite de me prendre de quoi manger pour aller dehors, au calme, là où je pourrais être 100% moi sans tous ces regards.

Ce petit con n'hésita pas à me narguer avec la cheerleader et je ne pris même pas la peine de répondre. De toute façon, il ne serait pas étonnant qu'il soit le genre de mec à fourrer ses mains et sa langue partout. Néanmoins, cela ne me plaisait pas et se lisait sur mon visage de poupée. Quel idiot ! Fort heureusement, il partit vite me chercher à manger et je m'aidais de mes bras pour avancer un peu, m'éloigner du groupe autour du buffet. Je n'allais pas bien loin le temps qu'il revienne et nous sortîmes dehors rapidement, pour mon grand bonheur.

"Étonnant, je suppose donc que c'est moi qui conduit pour rentrer ?"

Dis-je sur le même ton, quoiqu'un peu plus railleur. Il pensait pouvoir boire un ponch alcoolisé et faire comme si c'était du jus d'orange auprès des flics ? Remarque, ce serait très amusant qu'on se fasse arrêter et mettre en garde à vue. La tête de mes parents si cela venait à se faire... Tentant. Vraiment tentant. Mais bon, le repris de justice qu'était Alexei devait être trop perspicace pour se faire avoir avec juste une conduit en état de petite ébriété !

Une fois sortis du gymnase, je le guidais jusqu'à l'endroit calme où j'allais toujours auparavant et il finit par arrêter le siège où je le décidais. Cela me faisait du bien de faire face à la nuit noire, aux constellations. Il y avait peut-être autour de nous quelques couples mais je n'en tenais pas du tout compte. Je me sentais un peu mieux, libérée de certaines chaînes sociales. Je me laissais aller sur mon siège puis finalement, tournais la tête vers Alexei.

"Assieds-moi par terre, avec un truc en-dessous pour ne pas me salir."

Même si l'idée de tâcher cette belle robe pourrait faire exploser ma mère de rage, je voulais garder un semblant de dignité jusqu'au bout. Je le laissais tout installer puis le faire avec moi, me déposant consciencieusement. J'eus un vrai sourire en regardant le ciel et l'horizon. Apaisée, oui, je l'étais.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Mar - 19:47
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
J’haussai un sourcil devant la remarque de Romie. Conduire ? Je ne m’attendais pas à ça.

« Papa et Maman Thompson n’ont pas prévu un taxi ? »

En soi, la perspective d’enfourcher ma Harley ne pouvait en aucun cas me déplaire, encore moins si la jolie Romie devait s’accrocher à ma taille sur quelques kilomètres, mais je me voyais mal retourner chez ses parents à pieds pour aller chercher ma moto, d’autant plus que j’aurais bien du mal à transporter le fauteuil de ma protégée. Je donnai une légère pichenette sur le front de la demoiselle, amusé.

« T’as pas les idées très claires ce soir, toi. »

Je poursuivis mon chemin à tâtons. La nuit était d’un noir d’encre, et l’ombre des arbres s’en détachait à peine, me forçant à progresser si lentement que c’en était agaçant. Je n’étais pas du genre à faire dans la dentelle, et si je pouvais me faire violence pour les beaux yeux d’une lycéenne, ma patience avait ses limites. Je fus bien content d’atteindre le petit « coin de paradis » où m’emmenait Romie, et immobilisai le fauteuil sous un arbre que je devinais gigantesque. Le ciel était dégagé au-dessus de nous, et nos regards balayaient le ciel parsemé d’étoiles. Il faisait un peu plus clair ici, semblait-il, ou bien nos yeux s’habituaient-ils progressivement à la pénombre. Quoi qu’il en soit, la nuit nous dévoilait peu à peu ses charmes. Et nous n’étions visiblement pas les seuls à en profiter, quelques jeunes s’installant çà et là dans l’herbe humide. Romie devait se les peler, avec sa petite robe qui - soyons honnêtes - ne couvrait pas grand chose de ses atouts, si ce n’est ses cuisses que les séances de rééducation m’avaient laissé le temps de détailler à mon aise. Mais la jeune fille se souciant apparemment plus de l’état de sa robe que de son confort personnel, je l’installai sur ma veste en cuir plutôt que de l’en couvrir. Ou de me couvrir, parce que le printemps n’avait pas encore pointé le bout de son nez, et que les nuits se faisaient toujours fraîches. Et tandis que ses yeux scrutaient l’immensité du ciel et ses innombrables constellations, je m’assis à côté d’elle, passant mon bras autour de ses épaules.

« Te fais pas d’idées, grommelai-je. J’ai froid. »

À vrai dire, je me foutais un peu de ce qu’elle pouvait penser. Je cherchais à ce moment-là plus la chaleur de son corps que sa sensualité, mais je ne pouvais pas nier que la tenir de la sorte me plaisait bien. Je gardais néanmoins les yeux rivés sur la voûte céleste. Je pensais reconnaître quelques constellations ; le Dragon, Céphée… et pas grand chose d’autre, en fait, en-dehors des Ourses et de l’Étoile Polaire. Parfois, avec les gars, on regardait les étoiles, allongés sur les toits. Mais si personne ne demeurait vraiment insensible à la beauté de l’univers, nous n’étions pas du genre à échanger sur ce que nous contemplions.

« Tu crois en l’astrologie ? » demandai-je au bout d’un long moment de silence.
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Mar - 20:06
En effet, ce n'était pas clair. Je ne savais pas à quoi j'avais pensé d'un coup, c'était stupide. Suffisait-il de prendre un taxi ou rappeler une limousine - mes parents en étaient bien capables. Je le laissais me conduire en silence après ça, n'ayant pas envie de renchérir. On fini par arriver à l'endroit voulu et je me fous bien de son avis sur ça. Je sais juste que moi, ça me plaît, et si lui non il peut partir. Je n'en serais pas offusquée.

Je lui ordonnais de m'aider à m'asseoir et il choisit comme tapis sa veste en cuir puante. La pauvre. Je parlais bien sûr de ma robe qui allait toucher cette horreur ! Mais bon, pas la force de lui en faire la remarque et de toute façon, l'air frais du dehors commençait à me glacer les os. Sauf que je n'avais pas envie de le mentionner, de faire encore ma petite capricieuse. Je voulais juste regarder le ciel tranquillement, sans l'entendre faire de commentaires disgracieux. Malheureusement, il fallut qu'il ouvre sa bouche et je maintenais mes yeux rivés vers le ciel plutôt que de le regarder. Qu'il fasse ce qu'il veut avec son bras, je m'en fichais maintenant. Certes, cela avait son petit effet, mais je décidais de ne pas y faire attention. Le cadre romantique, le petit côté "seuls et enlacés"...

Je fronçais les sourcils à sa prochaine question. J'étais surprise, en fait, qu'il aborde ce sujet. Je ne le voyais pas y accorder une quelconque attention et ne pensais pas que mon avis à ce sujet serait important pour lui.

"Fut un temps, je trouvais ça stupide. Et puis maintenant... C'est différent. C'est stupide mais... l'astrologie avait prédit cet accident et j'en ai fait qu'à ma tête. Du coup voilà, maintenant je fais attention. M'enfin, je ne doute pas que tu trouves ça ridicule et tu vas sûrement me regarder comme une pauvre fille, faire cette moue de 'je suis supérieur à toi' ! Je m'en fous."

Je haussais les épaules, faisant légèrement bouger son bras mais qu'à peine. Je n'étais pas assez forte pour déplacer les kilos de muscles qui s'y trouvaient !

"De toute façon, que j'y crois ou pas, qu'est-ce que ça change ? C'est vraiment un sujet qui t'intéresse vraiment ?"

Cela me surprendrait vraiment s'il répondait à l'affirmative. Soyons honnêtes : le côté bad boy était sexy : la moto, la veste, les cheveux, la gueule... mais ajoutez à ça l'astrologie et le miroir est cassé.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Mar - 21:26
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Peu de mes fréquentations s’intéressaient à l’astrologie, mais au cours de ces six années passées à arpenter les rues de la Grosse Pomme, j’avais été surpris de remarquer l’attention toute particulière que portaient les new yorkais à leur horoscope. Ce n'était pas vraimetn le courant de pensé le plus prisé des gangs du coin - quoique certains se basaient sur des interprétations personnelles des astres pour organiser leurs mouvements, mais ceux-ci s’apparentaient plus à des sectes qu’à des trafiquants à proprement parler. J’avais eu affaire à ce genre de personnes, parfois. Mais dans mon quotidien le plus banal, c’était principalement les commerçants, qui, souvent, mentionnaient l’horoscope d’un jour sur l’autre, comme tout plein d’autres banalités, mais j’avais l’impression que ce phénomène était bien plus présent ici que dans ma France natale, ou je n’entendais jamais parler d’arts divinatoires, si ce n’est sur des cadres publicitaires sur internet et des pop-up à la con. Force était de constater que je n’avais jamais baigné dedans comme ce pouvait être le cas aux États-Unis, et par conséquent, je prenais ces sujets-là avec beaucoup de légèreté. Cela dit, je comprenais ce que voulait dire Romie lorsqu’elle parlait de son accident. J’aurais bien voulu jeter un œil à ces fameuses prédictions ; étaient elles si explicites que ça ? Auraient-elles pu changer la donne si la jeune fille les avaient prises en considération ? À vrai dire, je ne savais trop qu’en penser. Ma raison soutenait que tout ça n’était qu’un énorme tas de conneries, mais malgré tout, une sensation étrange persistait dans un coin de ma tête, une forme embryonnaire de doute, sans doute amplifié par les aveux de Romie. C’était une fille intelligente, que je devinais peu attachée à l’irrationnel, mais le traumatisme de son accident encore récent remettait en question des choses auxquelles elle ne devait pas porter beaucoup d’importance auparavant.

« J’ai une moue comme ça ? Sérieusement ? » rigolai-je en resserrant mon bras autour de ses épaules.

Je m’amusais plus de sa réflexion que je m’en insurgeais. Elle sortait les griffes, se protégeait derrière son ton sévère et sa langue venimeuse, mais j'avais appris à faire avec.

« Est-ce qu'on est obligés d’avoir des discussions qui changent quoi que ce soit ? C’est de la curiosité, pas du jugement. »

Ma remarque était justifiée ; Romie avait tendance à prendre toute question comme une attaque personnelle, comme si je n’existais que dans le but de lui nuire. J’avais certes un goût prononcé pour les taquineries, mais je ne pensais pas l’avoir bousculée au point qu'elle soit incapable d'entretenir la moindre conversation avec moi.

« Je ne crois pas à ces choses-là, repris-je sur un ton plus grave. Là d’où je viens, la plupart des gens pensent que les astrologues sont des charlatans, et on s’intéresse pas trop à tout ça. Enfin, je vais pas te faire du cas par cas, mais en gros c’est ça. Les horoscopes dans les journaux, on les lisait pour se marrer un bon coup, ou par curiosité. Mais depuis que je suis à New York, les gens ont l’air beaucoup plus soucieux de ce genre de choses. Au début j’ai trouvé ça con, je vais pas te le cacher. Mais au fond, c’est pas plus con de croire que l’alignement de Jupiter avec la Lune va te porter chance le temps d’une journée que de te persuader que tu iras vivre l’éternité dans les nuages après ta mort. »

Je fermai les yeux quelques secondes, cherchant mes mots.

« En fait… murmurai-je. Se tourner vers les astres, ça a quelque chose de fascinant, et parfois, on vit des expériences qui nous font réfléchir. Alors… coïncidences ou pas ? J’en sais trop rien. Je préfère penser que ce sont que des conneries, pour avoir l’impression d’être le seul à décider de ma vie. »

Ouais, au fond, c’était tout ce qui m’importait ; être seul maître de mon destin.
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 18:14
Il avait sûrement raison, je venais encore de m'emporter pour rien. J'avais tendance à prendre tout sur le ton du sérieux et la moindre petite pique me mettait dans tous mes états. Inutile de le préciser, mais depuis que j'avais eu cet accident, j'étais susceptible. Très susceptible. Je cherchais à me protéger de tout et de rien, tout en donnant cette image de fille plus forte qu'elle ne l'est. C'était probablement la faiblesse d'être en fauteuil roulant qui me forçait à repousser les autres par des propos secs et cassants, qui ne plaisaient pas. Je n'étais plus l'agréable fille d'antan. Cela m'avait changé mais mine de rien, Alexei semblait s'y habituer facilement. J'imaginais que son séjour en prison devait faire que mon caractère de cochon ne l'impressionnait pas. Il était peut-être l'une des seules personnes à me contrer, moi la petite capricieuse triste et renfermée.

Je baissais donc le regard vers le sol, un peu fautive d'avoir tout de suite pris la mouche alors qu'il ne faisait que s'intéresser à ma vie, à ma façon de penser - ce qui était plutôt inhabituel. Il avait plutôt tendance à s'en moquer plutôt qu'à chercher à la comprendre. Du coup, à mon tour, je l'écoutais en silence me donner son avis, plutôt curieuse à mon tour de découvrir les méandres du cerveau d'Alexei. Qu'est-ce qu'il cachait au plus profond de lui ? Qu'est-ce qu'il ne disait pas ?

Dans un sens, je me doutais que de là où il venait, les choses étaient différentes. J'avais grandi avec cette mode de toujours croire en l'astrologie et jusqu'il y a quelques temps, je trouvais ça injustifié. Débile. Complètement surfait, comme la religion. Mais vivre des choses catastrophiques prédites par le plus grand des hasards, ça remettait tout en question. On était chamboulé, on perdait un peu la boule...

"C'est vrai, ce n'est pas plus con..."

Répondis-je en soupirant, le temps qu'il reprenne son petit discours. J'étais étonnée de le voir m'en dire autant sur ses pensées. Je me sentais... quoi... privilégiée ? C'était presque ça. Je me demandais vraiment s'il en avait déjà parlé à quelqu'un d'autre qu'à moi. Dans un sens, je nous sentais nous rapprocher spirituellement.

"Les Hommes, en général, font les fiers mais ils ont peur d'un rien. Les astres, la religion... les choses inexpliquées, cela leur fait peur. Les contrôler, c'est le seul moyen qu'ils ont de repousser cette peur, de faire les forts. Manger ou être mangé, c'est la loi de la jungle, comme on dit. Je pensais comme toi auparavant. Je ne voulais décider que par moi-même. Si je devais passer une journée horrible, ce ne serait qu'à cause de mes choix et non de ceux d'un univers tordus. Parfois j'y repense, et je me dis "comment j'ai pu autant changer d'avis" ? Aujourd'hui, tout ce que je fais est... inscrit sur une feuille de papier et si on me dit que ça va mal se passer, alors j'y crois et je ne bouge plus."

Je fixais mes doigts qui se liaient les uns aux autres. Plus je parlais, et plus je me rendais compte à quel point je m'étais éloignée de la fille que j'étais autrefois. Elle me manquait. Je me demandais si elle plairait à Alexei...

"Avant de venir ici ce soir, j'ai regardé mon horoscope, qui disait que je passerais une belle soirée. C'est une belle soirée pour moi, dans tous ses détails. Du coup, c'est difficile de se dire que ce papier est un menteur, difficile de ne pas se dire "ok, demain, je m'y fierai pour conduire ma journée". Tu vois ? Et dans un sens, aussi, j'ai peur de me retrouver dans une situation encore pire que celle-là. Ce qui est étrange, c'est que j'adore le danger. J'adore... être sur une moto, un manège sensationnel, devant un lion. Le danger, c'est super excitant... Tout ça est un peu paradoxale, non ?"

Je tournais la tête vers lui, trouvant ce moment à la fois doux et complice. Je ne pensais pas partager un tel instant avec Alexei... ça, l'horoscope ne me l'avait pas prédit.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 20:43
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
J’écoutais Romie d’une oreille attentive. Je n’avais pas l’habitude de passer des moments moments privilégiés, ni avec elle ni avec personne d’autre, encore moins pour aborder ce genre de sujets. Je ne me sentais pas si mal finalement, ce soir-là, à partager mon blouson avec une lycéenne capricieuse. Elle savait parler des choses de façon intelligente et censée, et bien que son discours ne s’accordait pas tout à fait au mien, c’était agréable de pouvoir échanger de la sorte dans une forme de respect mutuel. Je n’imposais aucun jugement quant à ses confidences, et elle n’essayait pas de me faire changer d’avis pour autant. À croire que dès que nous enterrions la hache de guerre, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Je fixais le ciel, inlassablement, mais parfois mes yeux se posaient sur la jeune fille, sur ses lèvres roses qui s’étiraient délicieusement à chacun de ses mots, sur sa nuque blanche, ses mains jointes, et ses jambes inertes. Elle tenait un discours étonnant, qui seyait plus ou moins à sa classe sociale. Ces gens-là, de ce que j’en savais, n’étaient que rarement confrontés à de réels dangers, et quelque part, je les en plaignais. Il n’y avait rien de plus excitant que le danger. Romie n’avait, quant à elle, pas froid aux yeux, et ce petit côté rebelle qui contrastait tant avec sa silhouette fragile me plaisait bien, il fallait l’avouer.

« Paradoxal ? Je ne sais pas, peut-être. Pas à mes yeux, en tout cas. Je ne me sens jamais autant vivant que face au danger. »

Le danger qui rythmait mes nuits, à l’exception de celle-ci où je ne risquais rien, pour une fois. Le danger présent au détour de chaque ruelle, qui grouillait dans cette ville une fois la lumière du jour remplacée par d’autres, artificielles, dont la faible lueur ne faisait qu’amplifier ce sentiment d’insécurité qui me broyait le ventre, autrefois. Je ne me souvenais encore que trop bien de mes débuts dans la Grosse Pomme, où je découvrais les périls de ce secteur un à un. J’avais avalé des kilomètres, détalé comme un lapin dès qu’une ombre menaçante se profilait. Aujourd’hui cette peur m’avait tant retourné l’estomac que je lui demeurais sourd. Plus que jamais, j’avais conscience d’être celui qu’on ne voudrait pas croiser.

Je soutenais son regard avec un demi-sourire, scrutant ses pupilles dilatées par l’obscurité, que seul un rayon de la lune me dévoilait, baignant une partie de son visage d’une pâle lueur.

« Sentir ton pouls s’accélérer, jusqu’à ce nerf qui fait trembler ta tempe, et l’adrénaline qui te monte à la tête d’un seul coup, qui tend chacun de tes muscles un à un… Ton cœur battre deux fois plus vite qu’à son habitude, tes sens se décupler, tes membres se tendre… Être incapable de prédire ce qui va suivre. Tu vois, c’est pour ça que je n’aime pas les horoscopes. Rester dans l’incertitude, c’est ce qui te rend plus fort. Parce que quand tu ignores ce qui t’attend, tu te prépares systématiquement au pire. Mais si tu restes chez toi pour éviter le danger, tu tournes en rond. »

Ma main avait glissé de son épaule à sa joue, caressant inconsciemment sa peau laiteuse, et c’est sur un ton entendu que je soufflai :

« Crois-moi, parfois y a rien de mieux que de se jeter dans un précipice pour se sentir vivant. »
GOTHEIM sur Never Utopia

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 21:13
Au moins, sur ce point, on partageait le même avis. Le danger, il n'y avait rien de mieux pour sentir qu'on était vivant. Le sang qui coulait dans nos veines, la respiration saccadée, les battements effrénés du cœur... Ce n'était pas pour rien que je faisais du roller derby. Certes, ce n'était pas le sport le plus dangereux, ni l'activité à plus haut risque, mais pour la petite bourgeoise que j'étais, c'était le nirvana. Cela me permettait de m'amuser, de savoir où étaient mes limites. Ces limites, j'avais fini par les trouver... d'une bien mauvaise manière. Et plus je parlais à Alexei de tout ça, et plus je ne me comprenais plus vraiment. Oui, où était passée cette fille-là... Cette fille qui ne vivait que pour le nouveau, le dangereux et l'interdit ; cette fille qui voulait tout tester dans la joie et la bonne humeur, inconsciente des risques qu'elle encourait ? Elle me manquait même si, parfois, je la sentais encore un peu.

Il finit par soutenir mon regard et m'exprimer ses "sentiments" à ce sujet. Et ce qu'il dit... comment expliquer cela... Cela me perturba au fond de moi-même. Chacune de ses paroles me faisait respirer un peu plus vite. Je fixais ses lèvres et ses yeux, qui me murmuraient ces choses que j'adorais ressentir. L'excitation, le pouls qui s'accélère, l'adrénaline, l'incertitude... Je ne savais pas comment il arrivait à faire ça, mais il me tenait en haleine. De nouveau, je ne savais plus qui j'étais et ce que je pensais. Horoscope ou pas horoscope ? J'étais perdue dans mes désirs.

Je ne remarquais qu'à peine sa main sur ma joue, mes yeux perdus dans les siens. Il était frustrement attirant à cet instant et je déglutis. Il avait choisi les mots parfaits pour me faire vibrer et cela me faisait peur. Et cette peur, elle renforçait encore plus la vibration de mon corps. C'était le serpent qui se mordait la queue.

"Se... jeter dans un précipice..."

Je répétais presque inconsciemment, y réfléchissant. Oh oui, il avait totalement raison ! Mais là, il n'y avait qu'un seul précipice à portée de moi, un seul que je puisse atteindre et croyez-moi, il était canon. Une main stabilisant mon corps au sol, je lançais l'autre bras autour de son cou et fondis sur ses lèvres sans aucune retenue. Je n'étais pas expérimentée, certes, mais j'avais assez d'audace et de volonté en moi pour qu'on trouve ça charmant. Je ne sais pas s'il s'y attendait, s'il l'avait fait exprès et dans le dernier cas, certainement que je m'en voudrais d'être aussi manipulable. Mais là, je m'en moquais. Je savourais ses lèvres, ce danger, j'écoutais les palpitations effrénées des battements de mon cœur. J'étais au Nirvana. Je pouvais, comme il le décrivait tantôt, sentir chaque parcelle de mon corps se réveiller et se tendre.

Puis, je me reculais vite en me rendant compte de mon acte. "Pardon" dis-je simplement, déconfite.


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 22:32
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
Il y avait quelque chose d’absolument fascinant à parler comme ça, à mi-voix, comme si nous partagions quelque confidence des plus intimes. D’aussi loin que je m’en souvienne, je n’avais jamais partagé un moment pareil avec qui que ce soit. Ça avait l’air franchement con, une petite scène banale du quotidien, le genre de soirée que n’importe quel homme a vécu au cours de son adolescence. Un clair de lune avec une demoiselle charmante, à refaire le monde main dans la main. Et soudain, profitant d’un silence, fondre sur ses lèvres, évacuer ce que tous les mots, mis bouts à bouts, n’expriment plus.

Je n’eus pas besoin d’esquisser le moindre geste en sa direction. C’est à dire que j’étais trop absorbé par mon discours qui, pour le coup, n’avait rien de prémédité. J’avais laissé tomber le baratin habituel, les taquineries et tout le reste. Je me livrais, tout simplement. Romie semblait concentrée, à croire qu’elle buvait mes paroles. Une petite ride plissait son front, entre les deux yeux, tandis qu’elle répétait doucement mes derniers mots. Avant de passer son bras autour de mon cou pour m’embrasser. Geste qui me surprit, autant parce que j’étais encore perdu dans mes pensées que parce qu’elle n’avait jamais pris les devants jusque là. Mais qu’importe ! Après une seconde où je demeurai interdit, je lui rendis son baiser avec tout autant de fougue. Sa hardiesse me frappait, tout comme la dextérité de ses lèvres qui me semblaient pourtant encore timides quelques minutes auparavant. Étais-je donc le précipice dans lequel elle choisissait de se jeter ? Étais-je son incarnation du danger ? Avait-elle quelque chose à craindre, à se livrer corps et âme à un homme de ma trempe ? Nos lèvres avaient le goût de la passion et la pression de sa main contre ma nuque celui de la témérité. Sans doute ne lui inspirais-je aucune confiance, ce que je ne pouvais lui reprocher, compte tenu des activités que je lui tenais encore secrètes. Avait-elle seulement idée du point auquel me fréquenter pouvait s’avérer dangereux ? Peut-être, inconsciemment, l’avait-elle pressenti. Que s’attacher à moi d’une façon ou d’une autre serait prendre son élan pour se jeter du haut de la falaise. Peut-être aurais-je dû la mettre en garde dès à présent. Mais la tendresse de ses lèvres et la douceur de son souffle se mêlant au mien m’en empêchaient ; pour rien au monde je ne l’aurais repoussée. Pas alors que je me sentais si bien, si loin de tout le bordel quotidien.

Je lui rendais son étreinte, ma main contre sa nuque gracile, ma langue dansant contre la sienne, nos yeux clos pour mieux savourer cet instant où nous pouvions tout oublier. Mais elle ne tarda pas à se dérober pour murmurer des excuses que je ne voulais pas entendre.

« Pourquoi ? »

Mes doigts vinrent effleurer la courbe de sa mâchoire. Elle rougissait déjà, confuse, comme si elle n’avait plus été elle le temps d’un baiser.

« Pourquoi est-ce que tu t’excuserais, Romie ? » insistai-je en ramenant doucement son visage près du mien.

Mon front contre le sien, je plantai mes yeux que la nuit rendait plus noirs que deux gouffres dans les siens, qui ne perdaient rien de leur clarté. Et la saisissant par la hanche, je plaquai de nouveau mes lèvres contre les siennes pour les sceller d’un baiser effronté.

« Laisse-moi être ton adrénaline. » glissai-je presque comme une supplication entre deux bécots.
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 18 Mar - 23:35
Je m'étais totalement laissé allée. Je retrouvais un peu la Romie d'avant, celle qui osait tout et n'importe quoi, celle qui se jetait dans le vide, qui descendait une falaise en roller sans se soucier des bobos qu'elle pouvait se faire. Alexei, c'était ma falaise. Si je sautais et que je ne me rattrapais pas à un bout de rocher ou une racine, j'allais me faire très mal en tombant. Mais voilà, il fallait que je saute, c'était plus fort que moi. L'adrénaline, la terreur, la tension... Si je ne l'avais pas fait, il l'aurait fait n'est-ce pas ?

Il me rendit bien mon baiser et même si quelques minutes plus tôt, j'avais expérimenté de beaux baisers bien langoureux, celui-ci fut comme une épée qui me traversa les entrailles. Il n'hésita pas à y mettre tous ses atouts et son savoir-faire, alors je tentais de me mettre à sa hauteur. J'appréciais particulièrement la façon dont sa langue vint trouver la mienne et la faisait danser. J'étais totalement passionnée par cet échange plus qu'agréable, que je n'avais jamais vécu. Je sentis sa main dans mon cou, elle était un peu froid dû à la température extérieure, mais je m'en fichais. Au contraire, cela ne fit que renforcer mes frissons de plaisir. Merde, je commençais à trop aimer ça, à en vouloir encore. Pourtant, il n'était clairement pas celui "qu'il me fallait", dans la théorie, mais bon dieu qu'il était tentant d'être contre lui ! Est-ce que ma vie allait ressembler à un de ces téléfilms, où la fille devait choisir entre le bon et le mauvais garçon ? Qu'elle s'éclatait avec le mauvais garçon mais qu'au final, elle choisissait le bon pour finir sa vie ennuyeuse ? Je ne voulais pas être comme ça mais je doutais d'être celle qu'Alexei aurait envie de choisir. Et puis, pourquoi penser à ça bordel ? C'était juste ma nounou.

Cette réflexion me fit reculer soudainement et m'excuser. Pour avoir fait ça, m'être jetée sur lui comme une moins que rien. Je rougissais à son geste parce qu'il me troublait. Vraiment.

"Parce que j'ai été brusque, j'ai pris ce que je voulais sans me soucier des autres."

J'aurais presque dit "surtout que tu n'en avais sûrement pas envie" mais vu la façon dont il me tenait contre lui, son front contre le mien, son visage si prêt et tentant, je me dis qu'il avait autant apprécié que moi. Je goûtais de nouveau à ses lèvres, conquise par chacun de nos échanges. On ne s'arrêtait pas.

"Mais si tu es mon adrénaline... que puis-je être pour toi ? Je n'ai rien à apporter."

C'était la vérité. Il était dangereux, tout ce qu'on m'interdisait en fin de compte. Moi, j'étais la fille sensée être sage, la petite chiante quoi. En quoi pouvais-je lui apporter quoique ce soit ? Il n'avait rien à tirer de moi à part peut-être de l'argent. Pourtant, je continuais d'échanger avec de petits mais non moins passionnés baisers, les yeux troublés. À la lueur de la lune, Alexei était mystérieusement charmant. Les ombres de son visage marquaient sa mâchoire, la forme de ses lèvres pulpeuses, le sombre de ses yeux pénétrant.

J'avais pourtant besoin de poser une question.

"Est-ce que l'on s'amuse l'un avec l'autre ?"


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Romie ▴ 1 2 3
Mon surnom : Alex
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Bélier
Dans la vie je suis : barman, mais aussi membre des Fallen
Catégorie Sociale : en train de purger une peine
J'aime les : les femmes
Sosie de : Julien Marlon
Double compte : Oliver Ross.
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 19 Mar - 14:20
Alexei & Romie
You know you had fun when you can’t tell your parents what you did.
« Parce que j'ai été brusque, j'ai pris ce que je voulais sans me soucier des autres. »

J’avais haussé un sourcil, un sourire au coin des lèvres. J’avais rarement entendu des excuses aussi peu convaincantes. Brusque ? Elle ? Elle était le parfait alliage de la douceur et de l’impudeur. Sa retenue vacillante la rendait irrésistible, et je me délectais de la voir céder aux tentations les plus primaires de son être. Tout en elle me plaisait, depuis ses airs effarouchés jusqu’à la témérité avec laquelle elle me volait un baiser à son tour.

Je ne répondis pas. Inutile. Mes lèvres parlaient bien assez pour mon cœur, dévorant les siennes sans leur laisser le moindre répit. Depuis quand devait-elle se soucier de moi ? Ne voyait-elle pas que j’étais bien assez fort pour la repousser si son étreinte me dérangeait ? Que je ne lui aurais certainement pas rendu son baiser s’il m’avait semblé déplacé ? Que, de toute façon, rien ne pouvait me gêner ? Ne voyait-elle pas que je n’étais plus à un geste près ?

Nos bouches allaient l’une contre l’autre, nos lèvres se cherchaient dans la pénombre, se frôlaient, s’évadaient, revenaient sans cesse dans un bal de tendresse. Mes mains glissaient dans ses cheveux, sur ses hanches, la ramenaient inlassablement contre moi, et une fois encore, je ne pris pas la peine de lui répondre.

Mais lorsqu’elle me demanda d’un ton plus grave si nous nous amusions, je ne pus rester silencieux plus longtemps. Mes lèvres quittèrent les siennes et je me redressai légèrement, soucieux. Nous amusions-nous ? N’y avait-il rien de sérieux entre nous ? Elle n’avait pas tort, je n’en savais trop rien. Et pourtant, Dieu sait que la nature de ce qu’il se passait ce soir-là pouvait changer du tout au tout notre relation. Il me semblait tôt, bien trop tôt pour me questionner. Les sentiments, les relations sérieuses, tout ça, ça n’était pas mon fort. Je ne me souvenais pas avoir entretenu de relation sur le long terme, si ce n’est pour côtoyer une femme régulièrement pour une partie de jambes en l’air. Mais étrangement, je ne ressentais pas la même chose pour Romie. Bien sûr, je la désirais, ça allait de soi, et c’était bien la raison pour laquelle ma main se refusait à quitter sa hanche, préférant caresser la soie rouge de sa robe pour deviner les formes qu’elle cachait. Mais ce désir n’avait rien de comparable à ce que j’éprouvais actuellement. J’avais l’impression de devoir protéger Romie de tout ce qui pourrait la blesser, car auprès d’elle, je n’étais plus le prédateur des nuits de New York. Loin de là. Je ne voulais être responsable d’aucune de ses larmes, et qu’elle se sente en sécurité en ma présence. Et ça, c’était bel et bien sérieux.

« Non, on s’amuse pas, déclarai-je enfin. Je n’ai pas envie de jouer. Pas cette fois. »

Mes doigts se glissèrent dans ses cheveux et les caressèrent consciencieusement.

« Quand je suis avec toi, j’ai l’impression de ne pas être totalement perdu. Qu’il me reste encore quelque chose à quoi me raccrocher. Que je peux faire le bien, pour une fois. Tu m’apaises. Alors non, je ne m’amuse pas, puisque tu es sans doute la seule personne capable de me tirer vers le haut. »

Je frôlai sa joue, puis son menton, détaillant son visage angélique. Oui, qui sait, peut-être Romie représentait mon ultime chance de salut ?
GOTHEIM sur Never Utopia
Revenir en haut Aller en bas
avatar
My diary : Alexei 1
Alexei 2
Alexei 3
Alexei 4
Allycia
Mon surnom : Rom'
Mon âge : 18
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : lycéenne
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne supérieure ultime
J'aime les : kangourous, manger mes hamburgers à la main, faire du roller à ne plus avoir de souffle, monter dans les arbres, peindre, jeter des pierres dans l'eau, être adulée.
Sosie de : Elle Fanning
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 19 Mar - 15:58
Alors ça ressemblait donc à ça, de vrais baisers ? Je ne parlais pas forcément d'amour, mais juste... de désir, de passion et d'envie. C'était une chose de voir les autres le faire et une autre de le vivre. Je n'avais pas envie de quitter ses lèvres trop longtemps et il me faisait ce plaisir de toujours revenir à moi. Je ne cessais de frémir au passage de ses mains et à la façon dont elles se posaient sur mes hanches, que j'avais l'impression d'avoir nues tellement ma robe était légère et fine. J'eus soudainement la peur de ne pas lui plaire intimement, alors que je ne m'étais jamais posé la question auparavant. Je n'arrivais pas à croire, non plus, qu'Alexei me plaisait autant.

J'eus pourtant le malheur de mettre fin à ces échanges avec une question qui brûlait mes lèvres, tellement elle voulait être posée. Il était bien trop tôt pour définir quoique ce soit entre nous et je n'y avais même pas réfléchi, à vrai dire. Je ne savais pas si je voulais quelque chose de sérieux ou juste m'amuser comme une adolescente de mon âge. Je ne cherchais même pas le grand amour, c'était à peine si j'y croyais en fait. Mais là, je lui posais la question, j'avançais un peu trop vite. Tout se bousculait dans ma tête et je le regardais, prête à le voir être gêné et se lever. De toute façon, on ne peut pas vouloir d'un truc sérieux avec une lycéenne, tout comme on ne pouvait pas avoir de truc sérieux avec un mec qui cachait tout de sa vie. Qu'est-ce qui m'avait pris ?

Je m'apprêtais à lui dire de laisser tomber lorsqu'il me répondit, provoquant ma surprise. En fait, non seulement il répondit mais en plus sa réponse m'étonna. Il ne voulait pas jouer cette fois ? J'étais bien consciente qu'il devait bien s'amuser avec les femmes d'ordinaire mais je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il change de discours. Pour moi. Instinctivement, je me mis à me méfier. Même si ses propos faisaient fondre la jeune femme en moi, celle qui s'émouvait facilement, la tendre Romie cachée bien loin sous les décombres. Il avait réussi à me toucher.

"Je ne m'attendais pas à de tels propos. Tant de choses... de mots... positifs. Tu n'es pas comme je le pensais. Tu ne te complais pas dans ta descente... Peut-être qu'en fin de compte, on peut s'aider tous les deux."

Dis-je dans un petit sourire embarrassé, mal à l'aise d'avouer mes propres faiblesses et de dire ce que je ressentais. Je tirais de nouveau son visage vers moi de mes deux mains et l'embrassais doucement, avec beaucoup de tendresse que je ne me connaissais pas. Je pris ensuite son bras que je passais autour de ma taille pour me rapprocher un peu plus de lui et laisser aller ma tête sur le haut de son épaule. Merde, c'était tellement agréable... Il diffusait toute la chaleur dont j'avais besoin. Je n'avais presque plus froid ! Je respirais son odeur de mâle, celle que je critiquais depuis la première fois qu'on s'était vu. En fait, elle me plaisait bien. Je n'avais jamais voulu être ce genre de fille amoureuse de l'aspect protecteur d'un homme, mais il semblait que je l'étais en fin de compte !

"Merci, tu as rendu ce bal de promo bien plus intéressant qu'il n'aurait jamais pu l'être !"


Just give me the light

Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SHINE :: Archives :: Story end :: Sujets de rp-
Sauter vers: