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I have a heavy dirty soul - Leeli

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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 23
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Ven 10 Fév - 2:53
Can you save my heavydirty soul ?

Eliott & Lexie

Dernière heure de Management qui s’achève, chaises qui grincent à l’unissons lorsque les élèves se lèvent à la hâte pour quitter le cours qui aura occupé notre emploi du temps l’après-midi entière. Joie que tout le monde partage de quitter les lieux qui ne m’atteint pas spécialement. Cours qui me maintenait la tête hors de mes pensées noires, cours que j’utilise comme prétexte pour ne pas parler, pour rester dans mon légendaire mutisme, dans ma maison de glace là où personne ne peut voir et comprendre ce qui cloche chez moi depuis quelques temps. Personne ne sait, personne ne peut comprendre et ça. C’est de ma faute si personne ne sait car je suis l’unique responsable du secret que je partage avec Eliott. Si depuis quelques jours je m’efforce à sourire et mentir à mes amies pour ne rien laisser paraitre. Ce soir, la force de mentir n’aie pas au rendez-vous. Alors je laisse la première vague d’élève sortir de la classe, je regarde le mouvement de foule du coin de l’œil tout en restant assise encore un peu à ma place. Rangeant doucement mes affaires. C’est triste à dire mais j’ignore les appels de mes copines de classe, depuis l’autre soir, j’ignore le reste du monde en fait. Je sais bien que ce n’est pas en agissant comme ça que ça ira mieux pour moi. Que ce n’est pas en m’isolent que je m’en sortirais mais je suis comme ça. Mon mutisme m’écarte simplement doucement des gens qui m’aiment bien, je lasse les gens à ne pas parler, à ne jamais m’expliquer. Ils pensent qu’ils sont le souci mais non, le seul problème c’est moi et uniquement moi. C’est moi qui ait voulu de cette relation secrète, c’est à cause de quelque chose chez moi que notre relation bat déjà de l’aile. Soupire qui s’échappe d’entre mes lèvres. Voilà l’exemple même du pourquoi je suis tant heureuse d’être en cours en ce moment : ça m’évite de penser tout simplement.

Alors que tout le monde se dirige vers la sortie de l’université épuisé par la journée, moi je décide que non, il n’est pas encore temps de rentrer chez moi. Je ne suis pas encore prête à retrouver Angela qui encore une foi essaiera de me soutirer les vers du nez. Non, je préfère me réfugier une heure ou deux à la bibliothèque universitaire. Retravailler un devoir et pourquoi pas commencer à ficher quelques cours pour m’avancer pour le semestre. De loin je vois une de mes copines me dire d’approcher mais non, je préfère lui faire un signe de la main et un large sourire en lui montrant du bout de doigt la direction de la bibliothèque plutôt que de m’avancer et quelle décèle de près que mon sourire est sur joué, que la tristesse est imprégné dans mes yeux. Elle hausse les épaules ne comprenant pas ce que je veux foutre là-bas à cet heure-ci mais je n’ai aucune explication à lui donner donc je lui tourne le dos rapidement, faisant comme si je ne l’avais pas vue être étonnés, je m’échappe comme je peux, je ne veux pas craquer pour si peu.

M’empressant d’être là-bas, à l’abris des regards. C’est les bras croisés sur mon corps frêle que je traverse la moitié du campus. Frisson glaciale qui s’immisce dans mes vêtements trop légers pour le temps et la saison. Sweet-shirt bien trop grand, trop large qui dissimule peut-être mes formes mais qui ne me couvre pas mieux pour autant de ce froid hivernal. Mon jean slim noir me colle à la peau et l’air frais par-dessus n’est guère agréable. J’en frissonne, je me maudits de ne pas être plus prévoyante dans mes tenues lorsque je sors de chez moi. N’ayant d’autres solutions, je serre les dents et presse encore plus le pas quand je vois mon havre de paix s’approcher. Une foi arrivée, je me dépêche d’ouvrir l’énorme porte lourde de la bibliothèque pour glisser ma fine silhouette dans l’entrebâillement. Je suis enfin au chaud, je frotte mes mains sur mes bras pour me réchauffer tout en me faisant dévisager pour ma tenue bien trop légère pour un tel temps. Je sais bien que je dois avoir l’air ridicule ou surement bien bête mais j’avais surement la tête ailleurs, j’ai fait une erreur dans mes calculs météorologie pas besoin d’en faire tout un drame messieurs et mesdames retournaient donc vaquer à vos livres et ordinateurs, pas besoin de me dévisager comme si j’étais une extraterrestre … C’est timidement que je m’avance dans l’entrée faisant un signe de tête à la gérante de la bibliothèque et lui chuchotant un « Bonsoir… » Avant de m’avancer dans l’allée principale cherchant une place à l’abris des regards.

Mon ordinateur branché à la plus proche prise et mes cahiers sorties je peux commencer à m’occuper l’esprit. Je me tente à relire mes notes, je stabilote et fait des recherches internet mais j’ai quand bien même du mal à me concentrer. Je sens qu’un truc cloche encore et toujours. Je sens ce poids énorme et lourd dans ma poitrine, à chaque respiration cette angoisse qui ne part pas. Je le sens que mon humeur est massacrante, que ça ne me quitte plus depuis des jours et des jours. Cortex bloqué sur une seule et unique chose en boucle. Incompréhension qui stimule mon cerveau, qui ne me laisse pas une minute de répits. Des pensées qui me noue l’estomac, idéologie que je ne comprends pas qui ne s’assimile pas avec le reste de nos actes. Plus le temps passe et plus ça fait mal. A peine un mois de relation et je sens un truc cloché. On aurait déjà tout foutu en l’air lui et moi ? J’ai du mal à y croire. Ma main tremblante vient à la racine de mes cheveux, les tirants doucement en arrière pour les replacer, qu’ils arrêtent de me gêner. Déjà quelques jours qu’Eliott et moi nous nous évitons. Enfin non, que je l’évite moi et non pas le contraire. Ce n’est pas d’un commun accord que ça se fait, c’est moi et uniquement moi qui l’évite car j’ai trop peur de l’entendre me dire qu’il regrette cette décision, qu’il m’aime bien mais ce n’est définitivement que de l’amitié et de la pure amitié.

Feutre fluorescent que je dépose délicatement sur la table, tête qui vient prendre appuie dans la paume de ma main alors que je fixe vaguement un point imaginaire en face de moi. J’ai beau cherché dans ma tête je ne comprends vraiment pas où ça ne marche pas. On s’embrasse, on se cherche, on se caresse on se dévorerait presque et une foi que l’étape crucial de se dévêtir commence il me rejette. Comme si il avait un truc qui le répugnait… Rien que d’y penser je rougis tant j’ai honte, je me sens tellement mal à l’aise de mettre prit deux énormes stops avant de passer à l’acte … Je ne lui plais pas peut-être. Enfin, dans ma tête c’est clair et net si il n’y arrive pas c’est que finalement pour lui, je ne suis pas sa petite amie. Je suis son amie mais il ne peut pas dépasser la barrière, il ne peut pas franchir le cap car je ne provoque surement pas chez lui l’excitation suffisante pour passer à l’acte. Ça me brise le cœur, rien que d’y penser car moi, je sais que je veux plus. Je suis suspendue à ses lèvres comme une damnée alors que dans l’autre sens ça n’a pas l’air de marcher…

Ma gorge commence à se resserrer subtilement presque sournoisement. Je la sens la boule de larme qui se forme, l’angoisse prenant doucement le contrôle sur tout les efforts que je fais pour rester forte, ne rien montrer. Je me décide à me focaliser sur mes feuilles pour éviter la crise d’angoisse dans un lieu public. Je m’acharne à fixer les mots que je n’arrive pas à retenir, à lire. Je suis dans une impasse, je suis incapable de me concentrer sur ce que je fais et encore moins lorsque la chaise à coté la mienne est tiré et qu’une personne se met à mes côtés. Je n’ai pas tourné entièrement la tête qu’à la corpulence, à ses avants bras posées sur la table je sais son identité, c’est mon bourreau des cœurs qui est là. C’est mon petit ami et surement futur ex petit copain qui m’a trouvé, qui est venu se poser pour qu’on ait une discussion, celle que j’essaie d’éviter.

@Eliott Monahan

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Ven 10 Fév - 22:35
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Eliott & Lexie

Palabres qui s’enchaînent, palabres qui s’évadent de la bouche de l’enseignant à toute allure. Bruit du tapement frénétique des doigts des étudiants sur les claviers de leurs ordinateurs portables, bruit auquel participe Eliott en tentant de tenir la cadence tant bien que mal. Cadence difficile à maintenir alors que ses pensées sont ailleurs, bien loin de cet amphithéâtre dans lequel résonne la voix du professeur, un homme allant sur sa cinquantaine et manifestement bien décidé à boucler le programme ce soir, lorsqu’il leur reste encore près d’un semestre entier pour le faire. Voix qu’il entend sans réellement l’écouter, retranscrivant machinalement sur les petites touches carrées les mots que perçoit automatiquement son cerveau. Bénédiction pour lui que d’appartenir à l’espèce humaine, que d’avoir un cortex si bien développé qu’il lui permet de suivre un cours d’une oreille tout en laissant son esprit vagabonder librement dans les couloirs de l’Université. Couloirs qu’il arpenterait présentement s’il ne se devait pas d’assister à ce cours, sèche pourtant impossible. Si sur le papier cela n’aurait pour lui nulle conséquence que de rater ces deux heures d’enseignement théorique, cela le pénaliserait pourtant bel et bien, en réalité. Enfin, pas lui, mais plutôt sa fille. S’il souhaitait pouvoir offrir un avenir décent à Skylar, il se devait d’obtenir un bon travail. Et comment y parvenir s’il désertait les bancs de la fac dès que l’envie lui en prenait ? Oh, bien sûr, il y aurait probablement moyen de magouiller, de réviser au dernier moment et d’obtenir son diplôme de justesse… mais non. C’était bien trop risqué. Et il avait cessé de prendre des risques de cette envergure le jour où il n’avait plus été seulement responsable de sa survie et de son bonheur, mais également de ceux d’un petit bambin blond au visage d’ange. Il pouvait se permettre de foutre sa vie en l’air ; mais jamais il ne se pardonnerait d’infliger cela à Sky. C’était pour elle qu’il se rendait en cours avec une assiduité exemplaire, qu’il se couchait tard le soir pour étudier tandis qu’elle dormait à poings fermés dans sa chambre, et se levait aux aurores le lendemain pour travailler à mi-temps dans une modeste échoppe de la ville. C’était pour elle qu’il avait su donner un semblant d’équilibre à sa vie, tentant de construire un avenir du mieux possible de ses mains maladroites. Sans elle, il ne savait pas très bien où il serait aujourd’hui – qui pouvait le savoir ? –, mais s’il avait bien une certitude, c’est qu’il n’aurait pas avancé bien loin dans sa vie.

Visage qui s’abandonne contre la paume de sa main tandis que le jeune homme écoute déblatérer l’enseignant d’une oreille distraite, repartant sans tarder dans ses pensées. Il n’est pas si distrait, d’ordinaire. Au contraire, avide de rentabiliser son temps tant que possible, il s’efforce d’écouter avec le plus d’attention possible ce que le professeur a à lui enseigner, histoire de ne pas perdre son temps à la fac et d’avoir à fournir moins d’efforts lors de l’assimilation finale du cours. Pourtant, cela fait quelques jours qu’il ne parvient à se concentrer sur quoi que ce soit, pas plus sur les réclamations de la fillette qui lui sert de colocataire que sur les instructions que lui donne son patron. Mais il a une bonne excuse pour cela. Il a toujours une bonne excuse pour égarer son attention habituelle. Raison qui tient en cinq lettres, deux syllabes, une tornade blonde qui partage sa vie depuis de nombreuses années déjà, cruelle déesse de glace qui a de nouveau scellé son cœur. Cela fait plusieurs jours déjà qu’elle l’évite, l’ignorant sans ménagement les rares fois où il est parvenu à la croiser dans les corridors de l’Université. Givre qui a retrouvé ses marques sur le cœur de la jeune femme, givre qui n’avait disparu que pour mieux revenir. Il savait qu’elle était comme cela. Il avait déjà été la cible, par le passé, de ses humeurs – pourtant moins glaçantes que son comportement actuel. Il avait déjà vu, à de rares occasions, comment elle agissait avec ses petits amis. Mais jamais il n’aurait pu imaginer combien cela pouvait être douloureux de devenir la cible dans laquelle se plantaient les flèches aiguisées de son ignorance suprême, majesté gelée.

C’eût été de la pure mauvaise foi de sa part que de prétendre qu’il ne connaissait pas l’origine d’un tel changement de comportement. Qu’il ne savait pas pourquoi elle avait subi un tel revirement, passage de nymphe ardente à princesse de glace. De toute évidence, sa mauvaise humeur trouvait sa cause dans la soirée à laquelle ils s’étaient rendus le weekend dernier, « en amis ». Festivités rendues longues par l’insensée discrétion que Lexie s’évertuait à afficher en public, festivités qui s’étaient terminées dans l’une des chambres de la demeure où se tenait l’évènement. Enfin, terminées… C’était beaucoup dire. C’était se montrer un peu trop optimiste. Ce n’était pas la première fois que cela se produisait. La température montait entre eux deux, avec une rapidité presque scandaleuse et uniquement due à cette alchimie indéniable qu’était la leur… et puis cela dérapait. Les démons d’Eliott revenaient le saluer, simple visite de contrôle au cours de laquelle ils envahissaient son esprit, son corps tout entier, suscitant en lui des réactions de rejet involontaires. Des réactions lourdes de conséquences, qui transmettaient à sa partenaire un message erroné. Bien sûr qu’elle ne le dégoûtait pas. Bien sûr qu’il voulait d’elle. Il la désirait bien plus qu’il n’avait jamais désiré quiconque. Mais comment lui expliquer ? Comment lui confesser qu’il avait été victime d’abus dans son enfance, comment lui avouer un secret mieux gardé encore que les joyaux de la couronne ? Il ne pouvait tout simplement pas. Il ne pouvait faire cela, pour la simple et bonne raison qu’il savait par avance que s’il se risquait à mettre des mots sur le traumatisme, sur cet acte répugnant dont il n’avait pas parlé depuis des années, il s’effondrerait. Et il ne pouvait se le permettre. Il ne se pardonnerait jamais de montrer plus de signes de faiblesse encore devant la femme qui devait, plus que quiconque, avoir la meilleure représentation de lui. Il était sûr que c’était pour cela qu’elle lui faisait la tête. Que les rejets à répétition qu’il lui imposait avaient fini par la blesser – et comment l’en blâmer ? Il se doutait qu’il tenait là la cause de sa mauvaise humeur, sans en avoir la certitude pour autant, pour la simple et bonne raison que jamais elle ne leur avait laissé l’occasion de s’expliquer. Enfin, si. Il aurait pu tout lui avouer lorsqu’il l’avait suivi hors de la maison, avant de la laisser lui filer entre les doigts. Mais il n’avait pas su trouver les mots, et il n’était d’ailleurs pas sûr de plus savoir les trouver aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, ils devaient parler aujourd’hui. En face à face, puisqu’elle ne daignait pas répondre à ses messages, quitte à se pointer à la porte de son appartement si elle avait déjà quitté les murs de la fac lorsque sonnerait le glas de la fin de son cours.

Agitation qui se fait tout autour de lui, fermeture éclair des trousses des rares élèves prenant des notes qui se referment et ordinateurs qui se replient déjà. Rapide coup d’œil au bas de son écran qui lui apprend que le cours s’achève dans cinq petites minutes, information que l’enseignant ne semble pas prendre en considération puisqu’il continue de croasser tel un vilain volatile, délivrant des informations inintéressantes à propos de piliers et autres voûtes. Soupir qui franchit ses lippes lorsque l’horloge numérique de son ordinateur lui apprend qu’il est l’heure pile, horaire marquant l’achèvement du cours. Enfin. Mais le professeur, intarissable, continue impitoyablement de déclamer le contenu de son polycopié, faisant fi de l’immense majorité des étudiants qui se lèvent déjà et quittent la salle sans lui prêter plus d’attention. Immense majorité d’étudiants à laquelle appartient l’ami d’amphi d’Eliott, qui l’abandonne là avec un au revoir, salut que ce dernier lui rend quelque peu distraitement. Jambe qui tressaute nerveusement, blondinet impatient de partir à la recherche de sa petite amie, blondinet qui prend pourtant sur lui pour rester sagement assis sur son siège. Connaissant ce professeur, mieux valait rester jusqu’à la fin. Supposition qui se voit confirmée lorsque, au bout des cinq minutes supplémentaires qu’il leur a dérobées, l’enseignant s’écrie avec un petit sourire « oh, et si je peux vous donner un conseil d’ami, révisez bien ce dernier point. Il y aura une question à ce sujet au partiel. À vendredi prochain, jeunes gens. ». Sadisme propre au corps professoral que de chercher à pénaliser ceux qui auront osé quitter son cours alors même qu’il ne l’avait pas achevé, réplique qui fait discrètement se lever vers le plafond les prunelles azur d’Eliott.

Sac à dos qu’il s’empresse de refermer, escaliers de l’amphithéâtre qu’il dévale presque, laissant là les quelques étudiants restés eux aussi. Silhouette imposante de plus d’un mètre quatre-vingt-dix qui s’engouffre dans les couloirs sombres de la fac, garçon qui ne sait trop vers où se diriger. Peut-être Lexie a-t-elle cours. Peut-être est-elle rentrée chez elle depuis de nombreuses heures déjà. Les possibilités sont sans limite. Le semestre a débuté trop récemment pour qu’il ait eu l’occasion de mémoriser son emploi du temps, et il sait que l’appeler pour lui demander où elle se trouve sera vain : à tous les coups, elle le fera basculer sur sa boîte vocale, comme elle le fait depuis près d’une semaine désormais. Visage qui se crispe sous le poids de la frustration tandis que ses pieds parcourent à tout hasard les corridors de la fac, jeune homme perdu dans les dédales des couloirs assombris par la fin de journée. Jeune homme qui finit par atterrir devant la façade de la fac, soulagement qui s’imprime sur ses traits lorsqu’il croit reconnaître au loin des amies de Lexie. Croyance qui se meut en certitude tandis qu’il se dirige à grands pas vers elle, interrompant sans ménagement leur conversation animée. Cela ne semblera pas trop suspect qu’il leur demande où se trouve la jeune femme, n’est-ce pas ? C’est typiquement le genre de question qu’est en droit de poser un ami sans s’attirer la moindre suspicion… Oh, et puis au diable cette idée de cacher leur relation. Il n’a plus le temps pour cela.

- Salut, hum… Vous sauriez pas où se trouve Lexie, par hasard ?

Jeunes femmes surprises par son débarquement abrupt, jeunes femmes qui se regardent avec une expression qui agace Eliott. Yeux qu’il se retient de lever au ciel en attendant qu’elles daignent lui répondre. Enfin, l’une d’entre elles se dévoue, l’informant qu’elle s’est rendue à la bibliothèque quelque temps plus tôt et qu’elle doit encore s’y trouver. Vague « merci » qu’il marmonne en tournant les talons, regagnant avec empressement l’intérieur de l’Université. Pas qui se fait plus rapide, plus assuré désormais qu’il sait précisément où il le mène. Porte de la bibliothèque qu’il pousse vivement, s’attirant un regard assassin de la part de la documentaliste assise à son bureau d’accueil. Oups. Il avait oublié que les bibliothèques n’étaient pas un lieu propice pour déployer son entrain à l’idée de mettre la main sur la seule femme qui ait réussi à s’emparer de son cœur. Carte d’étudiant qu’il remet à la bibliothécaire, non pas sans se prendre une nouvelle expression hargneuse de sa part au passage. Mais en a-t-il seulement quelque chose à faire ? Absolument pas. C’est donc sans lui prêter plus d’attention qu’il commence à déambuler dans la grande salle, fouillant les tables du regard à la recherche de Lexie. Sourire en coin qui étire ses lèvres en repérant une tête blonde qu’il ne connaît que trop bien, jeune femme installée à une table dissimulée derrière un présentoir à revues. Comme si elle désirait se cacher. Comme si elle ne souhaitait pas être trouvée. Comme si elle cherchait à se faire oublier, pour changer.

C’est en silence qu’il se dirige vers elle, s’installant avec souplesse sur la chaise voisine de la sienne. Euphorie qui emplit son cœur de la revoir, de pouvoir de nouveau goûter à sa douce présence sans en être séparée par une marée humaine d’élèves. Aussi pathétique que cela puisse sembler, elle lui a manqué au cours de ces quelques jours de séparation. Plus que jamais, désormais qu’il a goûté, encore et encore durant le mois passé, à la saveur de ses lèvres. Lèvres qu’il brûle d’envie d’embrasser, ne serait-ce qu’en une union rapide, main qu’il aimerait pouvoir prendre dans la sienne, tout autant de faveurs qui lui sont refusées par les exigences de la jeune femme. Il a déjà commis plusieurs bourdes au cours des semaines passées, ayant en public des comportements qu’elle trouvait trop ambiguës à son goût. Et vu son humeur actuelle à son égard, mieux valait pour lui qu’il évite de gaffer une fois de plus.

Mains qu’il pose sur la table devant lui pour éviter qu’elles n’aillent s’égarer en zone prohibée – des fois que son corps prenne une nouvelle fois le contrôle sur son esprit, sait-on jamais. Chaste baiser qu’il dépose sur sa joue avant de lui glisser à l’oreille un « salut beauté », murmure imperceptible pour les rares étudiants présents aux alentours. Élève appliqué qu’il est pour se rattraper, se racheter, dresser le drapeau blanc au sein de cette guerre froide qui les oppose.

- T’as passé une bonne journée ?

Sourire qu’il force un peu, s’efforçant de faire comme si de rien n’était lorsque seule le saisit la crainte qu’elle le repousse comme il l’a déjà trop souvent fait, dans un contexte différent cependant. Sourire qui s’évanouit instantanément lorsqu’enfin elle daigne lui accorder un regard, prunelles d’azur glaciales, rendues luisantes par des larmes prégnantes, qui viennent figer l’expression rieuse de ses yeux. Lèvre inférieure qui vient nerveusement se nicher entre ses dents tandis qu’il prend seulement conscience de son erreur. Mais à quoi pensait-il ? Lexie n’était pas comme les autres filles. Il ne pouvait débarquer comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes et espérer que cela suffise à enterrer la hache de guerre. Cela marchait avec les autres, mais pas avec elle. Naïf garçon qui s’est volontiers laissé berner par l’espoir, garçon ramené à sa triste condition lorsqu’elle pose sur lui un regard dont il aurait souhaité ne jamais être l’objet. Idée qui se rappelle à bon souvenir, l’élue de son cœur a honte de lui. Comment a-t-il bien pu l’oublier ? Elle a honte de lui, et cela ne peut qu’aller de mal en pis désormais qu’elle s’est aperçue qu’il n’était même pas foutu de lui faire l’amour, ce qui est quand même la base d’un couple.
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Sam 11 Fév - 16:48
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Eliott & Lexie

Nul besoin de tourner plus la tête que présentement pour savoir qu’il est là. Que c’est lui et pas un autre à ma gauche. Beaucoup trop d’indices qui ne sont guère trompeur lorsqu’on connait la personne depuis des années, lorsque cette personne est devenue encore plus proche qu’elle ne l’était par le passé. Que cette entité à vos coté ait déjà prit trop d’importance dans votre cœur, qu’elle arrive déjà à vous faire du mal sans peut être le souhaiter. Peut-être que je me donne un peu trop rapidement corps et âme dans cette relation ? Surement, mais comment m’en blâmer ? Sans me l’avouer ça fait bien des années que je le veux, que je la souhaite cette relation que nous venons d’entamer. C’est normal que je m’investisse comme jamais. Pourtant, je dois très certainement mal m’y prendre car ça commence mal et je me sens comme l’unique responsable de cet échec que je ne veux pas affronter. Tellement mon appréhension est forte que je préfère ne pas le regarder. J’ai trop peur de lire sur ses traits qu’il veut en terminer. J’ai aussi une autre peur : Celle de trop lui en laisser voir sur mes sentiments, sur ma tristesse si il me regarde trop près il pourrait déceler que ça me fait bien trop de mal de repasser à l’amitié après avoir connue la douceur de ses baisers et j’ai pas envie qu’il me prenne en pitié. Puis … J’ai peur de le dévorer du regard, j’ai peur de devenir niaise et de ne pas tenir à mes propres engagements tant il me manque depuis le début de la semaine. Tâche bien trop difficile que d’ignorer ses appels, ses messages et tous les moyens qu’il met pour me parler. Mais je veux qu’il comprenne qu’il ne peut pas se jouer de moi, que je ne suis pas une poupée à sa disposition. Que mon cœur n’est pas un jouet. Il ne peut pas m’embrasser à m’en arracher les lèvres, à m’en défoncer le cœur pour me repousser comme si je le répugnais la seconde d’après. Non, il ne peut pas. Il a beau être Eliott Monahan mon meilleur ami et mon petit ami depuis peu je ne lui en donne pas le droit. Je ne lui laisse pas ce droit, il a déjà brisé quelque chose en moi à la fête dont je me suis échappé, une part de confiance que j’avais doucement construite en me disant que oui, j’étais certes plus vieille que lui, peut-être pas l’idéale féminin mais au moins c’était sans forcer que nous nous étions mis ensemble, c’est lui qu’avait fait le premier pas le soir de noël, c’est lui qui avait voulu de ça, de cette situation et vue comme ça se passait actuellement j’avais peut être bien raison de vouloir garder cette relation secrète, cette relation qui se consume à l’allure d’une allumette craquée.

Son avant-bras touchant, frôlant doucement le mien provoque une trainée de frissonnement ingérable. Heureusement pour moi, je porte ce pull trop large qui ne laisse pas un centimètre de derme s’échapper, il ne peut percevoir l’effet qu’il me fait à être si près. Bien qu’il soit là, si proche de moi je ne daigne toujours pas tourner la tête vers lui car je me connais que trop bien. Je sais qu’en tournant la tête je m’attarderais sur chaque trait de son visage. Comme une fille faible, je me laisserai séduire juste en croisant ses yeux d’un bleu défiant la couleur des cieux et ça serait fléchir que de le faire. Ça serait craquer sans même qu’il ait parlé. C’est lui donner la chance de me charmer, de me faire oublier la semaine douloureuse, la remise en question, la crise existentielle que je traverse en un sourire et un battement des cils. Alors non, je ne tourne certainement pas la tête. Je me contente de faire marcher mon imagination, de faire fonctionner ma mémoire en imaginant chaque détail de sa personne pour combler cette frustration qu’est celle de ne pas le regarder. Je pense à sa beauté que je pourrais dessiner et décrire les yeux fermés tant je les étudiais depuis que nous nous sommes rapprochés. Je pense notamment à ses lèvres, bouche incendiaire qui provoque inlassablement des papillons au creux du ventre ; sa carrure de quater back qui ne laisse personne indifférent et encore moins moi tant il est imposant dès qu’il fraye son chemin quelque part. Si seulement la vue était le seul sens qu’Eliott m’était en éveil chez moi … ça serait trop beau, trop simple. Non c’est aussi son parfum masculin cette odeur boisée et particulière qui m’enivre actuellement. Parfum qui me donne envie de me tourner et de me serrer contre lui, la tête contre son torse respirant doucement son parfum au rythme des battements de son cœur. Pensée qui torture le crâne, je ressers doucement mes doigts sur mon stylo pour calmer mon envie de me retourner qui commence à se faire trop pressante.

Bien que je fasse comme si il n’était pas là, Monsieur prend l’initiative de se rapprocher de moi, je sens son visage arrivé tout droit sur moi et la douceur de ses lèvres se poser sur ma joue. Contacte électrisant, doigts qui lâche le stylo et vont s’agripper fermement au rebord du bureau en bois. C’est l’ambiance entière de la bibliothèque qui change lorsqu’il agit de la sorte. Ou bien, c’est une bulle hermétique qui se créer, qui se profile doucement autour de nous deux. Il nourrit le fantasme, il nourrit aussi la tristesse. Il la joue comme si de rien était alors que nous avons un réel problème. Alors que ses lèvres d’une douceur exceptionnel se déplace subtilement de ma joue rosie par son contacte jusqu’à mon oreille, systématiquement je me redresse sur ma chaise. Moi qui était toute avachie sur la table pour lire mon document je suis maintenant droite comme un i, ayant un énorme coup de chaud au creux des reins. Sa voix suave n’arrange rien, palabre chuchoté au creux de l’oreille dont je suis la seule personne qui peut les entendre. Murmure qui me ferait chavirer à la normale, douceur de sa voix qui me ferait basculer qui me donnerait cette folle sensation de picotement au creux du ventre tant je suis dans l’euphorie que nous ayons passé un cap. Ne prenant jamais l’habitude, n’arrivant jamais à me faire à l’idée qu’il agit avec moi comme un réel petit copain et non comme un meilleur ami.

« Salut. » Reine de glace qui daigne lui parler, ô grande grâce que je lui fais en lâchant deux misérables syllabes. Je m’efforce bien trop d’être froide alors que mon cœur ne crie qu’à la peine et que je n’ai aucune force d’être dur avec lui maintenant qu’il est là. Doucement, involontairement je tourne la tête pour lui faire face. L’intonation était peut-être là, mais le reste de la carapace ne suit pas du moins ne suit plus, elle s’effrite doucement face à son regard azur, son sourire presque timide, forcée alors que lui aussi a l’air mal à l’aise d’être là, en face de moi. Mes yeux s’ancrent dans son regard un unique instant, quelques fractions de seconde avant que je ne détourne le regard, que je baisse les yeux le temps que mon palpitant reprenne un rythme dit normal. Il me fait trop d’effet, too much for my lil heart que d’être avec lui. L’organe sacrée hurle à la mort qu’Eliott m’a trop manqué, mon corps réclame son corps, qu’importe-le touché il n’attend que ça. Un baiser, une accolade, n’importe quoi maintenant qu’il est là je serais même prête à renoncer à mes principes de cachotterie tant la semaine a été longue sans lui. Pourtant, la tête hurle tout son contraire et l’esprit l’emporte sur le cœur. Masque toujours plus froid, sourire que je m’efforce de faire régner sur mes lèvres. C’est trop faux, c’est grillé à des centaines de millier de kilomètre que ça ne va pas. Et là, c’est à mon tour de parler. « Génial et ta journée ? » Je chuchote pour ne pas déranger le peu de personnes qui nous entoures et ne pas me prendre une remarque désobligeante de la documentaliste. Nous nous toisons, ses yeux me scrute sans relâche. Ça me fait mal, son regard me brule comme si j’étais un vampire exposé au soleil. Trop de pression depuis l’autre soir, trop de non-dit, situation trop gênante. Me retrouver à côté de lui me tue à petit feu. Je sens mes yeux devenir humide alors je simule un bâillement et me frotte un instant les yeux avant de me détourner de lui et me mettre à taper sur mon ordinateur comme si de rien était.

Rien ne sort, silence de muet entre nous. Je me remets à mon activité première qui est celle de faire mes fiches de révision en sentant toujours son regard rivé sur moi. Je ne sais même pas ce que j’écris sur mon document Word mais je fais comme si j’étais sûr de moi. Comme si il n’y avait aucun soucis, que je n’ai simplement rien à dire alors que ça fait une bonne semaine que nous nous sommes pas croisées. En soi, du grand foutage de gueule, du n’importe quoi venant de ma part. Les minutes défilent lentement, bien trop lentement sans qu’aucun de nous deux n’osent dire un mot. Je les vois les minutes passaient tout doucement dans la barre des taches de mon pc. C’est insoutenable, j’ai l’impression d’avoir la tête plongée sous l’eau, de ne pas avoir pris ma respiration depuis trop longtemps alors je craque. La pression est trop forte. Tout à coup, j’arrête d’écrire et je pose à plat mes mains tremblantes sur le bureau avant de pousser doucement à l’aide de mes bras ma chaise en arrière pour me lever. « Je vais chercher un document. » Je l’informe alors que nous ne nous parlons pas depuis près de cinq minutes. La chaise crisse sous mon poids et je me lève rapidement, m’enfuyant loin de lui. Laissant toutes mes affaires sans aucune surveillance. Laissant surtout mon petit ami là-bas comme ça, sans aucune explication valable je m’en vais d’une façon pathétique. Je me faufile dans un rayon d’ouvrage qui n’a surement rien à voir avec ce que je bosse et je me cache derrière l’un de ces énormes piliers en béton qui maintient cet immense édifice qu’est la bibliothèque. Le dos contre le béton froid, je bascule doucement ma tête en arrière contre celui-ci. J’aimerai aussi être un pilier qui ne menace pas de s’effondrer d’une minute à l’autre mais non. Simple humaine sur cette terre je suis une faible, une lâche même. Incapable d’affronter la tempête je me laisse emporter sous le vent de mes réactions pas un brin réfléchi, je m’envole je m’enfuie. Ayant crainte de jeter un œil vers le bureau je reste caché, en espérant même qu’il sera parti lorsque je retournai à ma place, ayant lâchée prise face à mon mutisme. C’est utopique de croire ça, je le sais. Ce n’est pas Eliott de lâcher l’affaire une foi qu’il s’y trouve confronté. Alors je dois me ressaisir, je souffle un long coup les yeux embuées. Des larmes qui menaçaient de s’échapper lorsque nous étions l’un à côté de l’autre. Je passe rapidement le bout de ma manche sur mes yeux pour récolter les perles salées et je me mets faussement à chercher un bouquin qui me sera d’aucune utilité. Mais je simule, je lis en travers chaque nom d’ouvrage avec assiduité gagnant du temps, je reste les yeux rivés sur les étagères remplis de livre je sens qu’on m’observe. Je sens de opalescences glisser sur moi, je soupire complètement blasée de son comportement et je tourne mon corps dans sa direction les sourcils froncés, les bras croisées. « T’as quelque chose de particulier à me dire pour me suivre ? » Si l’envie de fuir est toujours présente je sens que ça ne se passera pas comme ça. Je sens que c’est le moment de parler que je le veuille ou non, lui il a l’air décidé.


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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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Dim 12 Fév - 0:27
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Eliott & Lexie

« Salut ». Unique palabre, mot d’une simplicité sans pareil, couple de syllabes qui suffit à faire disparaître le sourire factice qu’il était parvenu à plaquer sur ses lèvres. Couperet glaçant qui s’abat sur son crâne, sur son corps, sur son cœur ; entité qu’il constituait et qu’il fait voler en éclats, qu’il réduit à l’état de fragments désemparés. Pouvoir immense qu’a la jeune femme. Pouvoir immense qu’elle a toujours eu, dès l’instant où il a accepté de lui accorder sa confiance. Pouvoir qui s’est vu croitre à mesure que grandissait leur complicité, pouvoir devenu plus grand que jamais le jour où il a pris la décision de franchir ce pas symbolique et d’oser apposer ses lèvres sur les siennes. Le jour où il est enfin parvenu à admettre que ce qu’il éprouvait pour elle dépassait l’amitié. Que cela dépassait sans doute la simple attirance, également. Mais il en faudrait du temps avant qu’il n’ose admettre cela à voix haute, devant elle. Patience et confiance en l’autre nécessaires avant qu’il n’ose lui ouvrir définitivement son cœur, se mettre à nu devant elle. Et s’il ne se sent pas prêt à le faire aujourd’hui, le souffle glacial qui émane présentement de Lexie, de sa personne tout entière, ne fait que nourrir ce sentiment.

Effort qu’il fait pourtant pour rester chaleureux, petit garçon brisé qui se raccroche tant bien que mal aux branches de l’arbre de sa patience, aux rares ramifications que sa petite amie n’a pas encore cassées. Si elle n’opère pas un changement radical de comportement, et ce sans tarder, sa patience atteindra son seuil limite, et il le sait. Il le sent. S’il restera d’apparence aussi calme qu’il l’est présentement, il bouillonnera de l’intérieur, et cela sera perceptible à travers son comportement, posé mais Ô combien froid. Dix-neuf ans qu’il se fréquente lui-même, qu’il se supporte vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, sans le moindre espoir de répit possible. Il se connaît désormais suffisamment bien pour savoir que sa réaction ne pourra être autre que celle-ci.

Question qu’il lui pose dans une nouvelle tentative de briser l’armure de glace de la jolie blonde, réactions qui ne se font pas attendre. Réactions qui ne font que faire résonner dans son crâne le craquement des quelques branchages restants, onces de sang-froid ayant difficilement survécu qui se voient réduites en poussière. Trois branches fragiles qui se battent en duel sur le tronc de sa patience. Sourire qu’elle lui adresse, sourire même pas fichu d’atteindre ses yeux, sourire exhalant la fausseté, l’hypocrisie à des kilomètres à la ronde. Crac, deux branches restantes. Réponse plate, froide malgré le faible volume auquel elle est prononcée, réponse elle aussi marquée par le sceau du mensonge. Avant-dernière brindille qui se brise, profonde inspiration que prend le jeune homme en tentant de ne pas exploser. Seulement imploser, ne rien montrer de ses émotions, mantra qu’il se répète depuis tant d’années qu’il en a perdu le compte depuis un moment déjà. Prunelles d’azur dans lesquelles resplendit encore une infime lueur d’espoir, de regrets, de compréhension à l’égard de cette jeune femme qu’il aime plus que quiconque, cette jeune femme qu’il a blessée à son insu. Prunelles qui la dévisagent sans une once de pudeur, qui fouillent son faciès en parcourant le moindre de ses traits à la recherche de précieuses indications, qui viennent finalement s’ancrer dans ses opalescences, part de son visage la plus à-même de lui délivrer ce que recèle son cœur. Prunelles qui la scrutent sans bien comprendre toute cette situation, tentant de saisir tant bien que mal le pourquoi du comment. Iris qui se fixent mutuellement, dans un silence pour la première fois inconfortable entre eux deux. Il ne se sent pas de répondre à la question qu’elle lui a renvoyée. Ce serait purement vain que de prendre cette peine dans un contexte pareil, alors même qu’elle n’en a probablement rien à cirer que de savoir si sa journée a été bonne ou non. Suspicion qu’elle confirme en bâillant face à lui, exprimant clairement son dédain à son égard, avant de se détourner de sa petite personne. Ultime branche de patience qui vole en éclats, goutte d’eau venue faire déborder le vase d’une colère croissante au sein de son âme. Givre qu’elle transpire par tous les pores depuis plusieurs minutes, givre qui se propage jusqu’à lui, gelant son propre corps, sa propre âme, son propre regard, sa propre voix. Envolé le gentil petit ami, le garçon prêt à se plier en quatre pour se racheter auprès de sa copine. Si elle voulait jouer à cela avec lui, il s’y prêterait volontiers. Il s’était probablement bien trop laissé aller ces derniers temps, s’étant si bien risqué à se montrer tendre et doux qu’elle en avait oublié qu’elle n’était pas la seule à savoir se montrer glaciale. Tranchante. Blessante.

Colère glaçante qui monte en lui tandis qu’il la dévisage sans mot dire, posant sur son visage aussi bien absent qu’impassible son regard azur, pupilles semblants subitement se trouver piégées dans la glace. Lippes si bien serrées qu’elles se voient réduites à une mince ligne, tandis que se livre en lui un dur combat, terrible lutte pour ne pas exploser face à elle. Oh, il en fallait beaucoup pour le mettre en colère. Pour le faire entrer dans une rage sans pareille. Et pourtant elle y était parvenue, travaillant à l’usure sa patience légendaire en l’ignorant avec un soin tout particulier depuis six jours. Travail qui trouve son aboutissement avec le comportement actuel de Lexie, comportement qui vient d’achever le jeune homme.

C’est dans le silence le plus total qu’il la fixe sans relâche, tentant de remettre de l’ordre dans ses idées, de se calmer et surtout de comprendre le pourquoi du comment. Regard qui ne la quitte pas, avec l’espoir désespéré qu’elle soit la première à craquer et qu’elle se tourne vers lui pour enfin lui donner des explications. Car il est tout simplement hors de question qu’il soit le premier à craquer. Il ne lui fera pas ce plaisir. Pourtant, c’est à lui de lui fournir des explications, et il le sait, mais il ne peut pas. Il ne peut tout simplement pas lui avouer un secret que seuls lui-même et quelques personnes de sa ville d’origine connaissent. Ce n’est pas qu’il ne lui fasse pas confiance. Loin de là, elle est probablement la personne en laquelle il place la plus grande confiance – bien que cela l’agace plus que jamais d’admettre cela lorsqu’elle l’a présentement fait entrer dans une colère froide. Non, s’il se sent incapable de lui confier ceci, c’est pour la simple et bonne raison qu’il a honte. Le petit garçon qui survit en lui se sent toujours coupable et honteux de cet acte dont il n’est pourtant pas responsable, et ce malgré le passage des années, malgré les quelques thérapies qu’il a débuté. Traumatisme qui subsiste au sein de son âme, traumatisme qui continue de ruiner ses relations amoureuses, aujourd’hui encore.

Temps qui s’égrène avec une lenteur suppliciante, temps dont il a tôt fait de perdre le compte. Depuis quand dure donc ce silence glaçant ? Des secondes ? Des minutes ? Des quarts d’heure entiers ? Il n’en a pas la moindre idée. Sourcil qui se hausse lorsqu’il la voit se lever tandis qu’il tente de conserver son calme et sa froideur naturels, nourrissant l’intime espoir qu’elle lui dise qu’ils allaient parler. Enfin s’expliquer. Mais que nenni, Ô stupide naïveté dont il vient de faire preuve en osant espérer cela. Là où il s’imaginait qu’elle se décidait à crever l’abcès de leur relation naissante, elle ne faisait rien de plus que lui échapper. Fuir loin de lui, fuir loin ce qu’il représentait à ses yeux, probablement rien de plus plaisant qu’un amer cocktail de dégoût et d’embarras.

Poing qui menace de s’abattre avec humeur sur la table à laquelle il se trouve assis, désormais seul, point qu’il parvient à retenir de justesse avant qu’il ne percute la surface plane. Tout ce qu’il y gagnerait, c’est de se faire mettre à la porte de la bibliothèque, et ce n’est pas le plan. Cela signifierait que Lexie aurait gagné, qu’elle serait parvenue à l’éloigner hors de portée une bonne fois pour toutes, et il se le refuse. Il est bien trop fier pour la laisser gagner. Main qu’il repose donc aussi calmement que possible devant lui, laissant ses doigts pianoter sur la table avec force frustration, agacement, nervosité, mélange qui ne fait jamais bon ménage. S’il est parvenu à la suivre du regard au cours des premières secondes, elle s’est empressée de disparaître à l’abri dans les rayons, le laissant seul sur cette chaise. Comme un con. C’est ainsi qu’il se sent présentement, comme le plus parfait des abrutis, pour la simple et bonne raison qu’il a la très nette impression qu’elle le traite comme un con. Comme si elle était stupide au point de passer tant de temps à chercher un pauvre document. Comme s’il allait renoncer si facilement. C’est bien mal me connaître, mon ange. Pensée fugace qui traverse son esprit tandis qu’il se lève à son tour, estimant qu’il est resté là suffisamment longtemps. Que ce petit jeu a assez duré. Silhouette imposante qui s’engouffre dans les rayons de la bibliothèque, les parcourant d’un pas rapide en les vérifiant les uns après les autres, dans l’unique but de retrouver la diablesse qui le tourmente. Quelques minutes s’écoulent, instants de répit qu’il lui accorde à contrecœur et durant lesquels il continue à la chercher dans l’immense bibliothèque, finissant même par craindre qu’elle en ait profité pour quitter les lieux sitôt qu’il avait le dos tourné.

Sentiment de satisfaction qui le gagne lorsqu’il repère enfin sa chevelure blonde entre deux rangées de livres, prédateur qui a finalement mis la main sur sa proie. Démarche qui se fait alors plus calme, plus lente, tandis qu’il parcourt les quelques mètres qui les séparent. Il sait qu’il la tient, car il serait grotesque de le fuir une nouvelle fois lorsqu’ils étaient ainsi confrontés l’un à l’autre. Et Lexie Bennett était tout sauf grotesque. Secondes qui s’égrènent de nouveau tandis qu’il attend qu’elle daigne remarquer sa présence, lippes qu’il entrouvre, s’apprêtant à se manifester, lorsqu’elle tourne enfin la tête dans sa direction. Expression méprisante qu’elle lui renvoie, remarque acerbe qu’elle lui crache à la figure. Autant d’éléments qu’il encaisserait d’ordinaire sans broncher, mais qui, dans le contexte actuel, ne font rien d’autre que d’achever de le faire sortir de ses gonds. Voix qui se fait basse pour tenter de garder un minimum de discrétion, colère et reproches contenus jusqu’alors pourtant clairement perceptibles dans son ton :

- Tu veux savoir pourquoi je t’ai suivi ? Je t’ai suivi parce que comme d’habitude tu fuis, tu passes ton temps à fuir, comme tu l’as fait à cette soirée y a pas moins d’une semaine.

Et parce que si tu fuis je te suis, où que t’ailles, c’est pas plus compliqué que ça. Je t’ai suivi parce que je tiens trop à toi pour te laisser m’échapper, pour me permettre de te perdre pour une raison aussi conne. Suite de sa réplique qui ne quittera jamais son esprit, garçon trop en colère, trop fier pour lui faire le plaisir de lui confier ceci. Il y avait un temps pour tout, et là n’était clairement pas le moment pour lui déclamer de beaux discours. Au contraire, c’était plutôt le moment de s’expliquer.

- C’est quoi ton problème, à la fin ?, reprend-il. J’ai merdé, d’accord, je le sais et je suis même prêt à le reconnaître. Tu vois ? Je le dis à voix haute. Devant toi. J’ai fait de la merde l’autre jour, et j’en suis le premier désolé. Mais putain Lexie, tu vas pas m’imposer ce comportement jusqu’à la fin des temps à cause d’une simple soirée. C’est pas toi, ça. C’est pas toi. Je te reconnais pas quand t’es glaciale comme ça, et si t’arrivais à berner tes autres mecs en leur faisant miroiter que c’était tout toi de te comporter ainsi, va pas t’imaginer que ça marchera avec moi. Je te connais depuis trop longtemps pour ça. T’es rien de plus que le spectre de toi-même là, et sache bien que je déteste ça.

Regard glacial qu’il lui impose, voix qui s’est faite un peu plus forte à mesure qu’il parlait, qu’il déchargeait sur elle la rancœur qu’elle nourrissait depuis le début de la semaine. Mais honnêtement, il se fiche désormais bien qu’on puisse les entendre ou non. Il ne craint plus que la documentaliste ne lui demande de sortir, car si elle le fait, elle mettra également Lexie à la porte. Et ils pourront continuer de s’expliquer. Et il est parfaitement placé pour savoir que s’il a été gentil avec elle jusqu’à présent, il a encore beaucoup à décharger sur elle si elle continue de le pousser à bout.
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Lexie Bennett
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Dim 12 Fév - 14:48
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Eliott & Lexie

Si je pensais être la plus énervée et celle qui avait le plus de raison d’avoir le cœur lourd entre nous deux, je fus bien étonnée et stupéfaite en relevant les yeux de croiser ses opales d’un bleu devenue presque gris. Couleur qui ne lui est pas courante. Prunelle que je lui connais depuis des années qui sont d’habitude apparenté à un bleu aussi doux que ciel et mer. Regard habituellement enfantin qu’il n’avait jamais perdu au cours des années et qui m’avait toujours fait chavirer, toujours fait de l’effet. Là, debout dans cet édifice public, en plein centre de l’université c’est un tout autre Eliott qui me fait face. Il n’a plus le regard bienveillant que je lui connais, ni le sourire un peu stressé de tout à l’heure en prenant place à mes côtés. Non, plus du tout. C’est un autre Eliott que j’ai devant moi. La mauvaise version, celle que je ne connais pas tellement en fait. Il est le reflet de moi-même. Un garçon au regard glacial, aux sourcils froncés et aux lèvres pincées qui me toise de là où il est en chien de fusil, prêt à attaquer comme moi je le suis actuellement à son égard. C’est un autre homme, une face de sa personnalité que je ne lui connaissais. Une face cachée que je me serais abstenue de connaitre si j’avais su à quoi m’en tenir avant de me recevoir les foudres de sa majesté. Si jusqu’à maintenant j’affichais un air blasé et jouais les fortes têtes. D’être face à mon propre reflet de méchanceté, ça m’impressionne. Je ne sais plus quoi faire ni où me mettre lorsque ses yeux accusateurs, ses prunelles emplis d’animosité se posent sur moi. Je comprends tout à coup ce que moi, je lui fais endurer à lui et à tous ceux avant qui avait osé me faire du mal, me faire de la peine ou même tous mes ex dont je n’en avais rien à faire. Ne montrant que le strict minimum nécessaire, la plus petite partie émergée de l’iceberg.

Impression folle d’avoir un fusil braqué sur la tempe alors que ce n’est que son regard qui est braqué sur moi. Je dérive ma vision sur les multitudes de livres qui nous entourent. De nouveau de profil à lui, je lâche avec une fausse certitude. « Oui je veux savoir. » Provocation qui sort d’entre mes lippes mais regard qui ne suit pas, faiblesse que je veux cacher en tenant une attention particulière sur un satané livre que je suis supposé chercher qui n’existe pas. Attention que je devrais plutôt garder sur lui pour ne pas aggraver mon cas et pourtant, actuellement je fonce droit dans le tas. Tel une boule de bowling je vise le Strike. L’excellence pour l’énerver, le prix de la débilité qu’il me fait payer dès qu’il prend la parole, dès qu’il lance l’assaut contre ma personne en me traitant de fuyarde et appuyant sur le fait que je le fasse depuis la dernière soirée que nous avons passée ensemble. Mon cœur s’arrête de battre. Mes doigts qui glissaient doucement sur l’étagère caressant doucement les tranches des nombreux livres s’arrêtent dans leurs courses. Il n’a quand même pas osé me parler de la fête en me mettant le fin mot de cette foutue soirée sur le dos ? Il n’a pas osé quand même ? Si, pourtant oui. Je suis la grande fuyarde de la soirée mais par contre lui, ce qu’il a fait il ne faut pas le compter.  Je n’ose pas y croire. Je reste éberluée face à l’étagère de livre que j’ai en face de moi.  C’est outré que je me tourne vers lui, croisant mes bras sous ma poitrine le laissant terminer sa première vague de reproche. J’écoute, je bouge la tête de haut en bas comme si docilement j’acquiesçais à ses palabres sordides. Non, bien sûr que non que je ne suis pas d’accord. Bien au contraire je suis plus qu’énervé, plus il parle plus la colère monte en flèche. Mais par politesse, je le laisse en finir pour mieux l’attaquer les yeux rivés dans les siens. « Si j’ai fuis c’est qu’il y a une raison peut être ? » Sourire ironique qui se profile, mains qui vient se perdre dans ma chevelure blonde de façon excédée je le regarde complètement fatigué, énervé de son comportement de gamin à faire comme si il ne savait pas d’où venait le problème. Ma voix est emplie de reproche, je parle doucement pour ne pas faire un bordel sur ce lieu public mais ma façon de parler et de le regarder font très bien l’affaire. Pas besoin d’hurler pour lui faire comprendre que le souci, ce n’est pas moi mais bien lui.

Si jusqu’à présentement j’étais plutôt angoissé, mal à l’aise de me mesurer à lui. Maintenant qu’il est là face à moi et qu’il essaie de percer l’abcès je me sens quand même bien soulagé et je retrouve une force d’esprit que j’avais abandonné. Si il me suit c’est qu’après tout il veut que ça s’arrange, qu’il ne veut peut être pas que ça se termine entre nous. Je prends donc mon courage à deux mains et je réfléchi un instant à quoi lui dire. Peut-être tout simplement commencer par dire ce que j’ai réellement en tête ? En soi quelque chose que je ne fais jamais gardant toujours tout pour moi. Intériorisant au maximum mes frayeurs et même mes coups de gueule. Mais pour lui, je suis prête à me délivrer. Maintenant qu’il me confronte je suis prête à parler si ça peut aider pour arranger la situation. Je suis ok pour extérioriser et lui expliquer qu’il est vraiment qu’un con qui m’a fait mal au cœur et pas une foi, mais deux fois. À deux reprises il répète le même schéma et me rejette au moment crucial, lorsque l’envie est à son paroxysme et qu’on est prêt à vivre un moment intime, un moment de tendresse et de découverte ensemble. Que son expression faciale me reste dans la tête tant il me repousse comme si ce qu’il touchait ou voyait le répugnait, comme si me toucher revenait à lui faire avaler de l’acide de force. Les larmes me montent aux yeux en y repensant, douleur infatigable qui perdure en moi. J’entre ouvre les lèvres pour commencer à parler, me délivrer et pourtant non. Il décide de m’enlever cette envie de discuter, de me calmer en me coupant dans mon élan et en reprenant avec beaucoup plus d’entrain la dispute, jetant de l’huile sur le feu. Je baisse la tête complètement désemparée par la situation, même encore plus blessée. Certes, Il avoue qu’il a fauté ce soir-là mais par la suite, il se permet de me juger. De parler de ma façon d’être et d’agir qui ne lui plait guère, il ose même mêler mes anciennes relations à tout ça. Je serre les dents et retiens du plus fort que je puisse les larmes qui menacent une nouvelle foi de couler, ce liquide translucide qui en dirait trop sur ô combien il a du pouvoir sur ma personne. Alors je lève les yeux vers le plafond pour que les pleures s’estompent, que les perles ne glissent pas sur mon visage avant de le regarder, une boule à la gorge hésitant entre m’enfuir une nouvelle foi ou bien lui répondre. Mais le choix est vite fait, si je ne veux pas le perdre si je ne veux pas le conforter dans son idéologie je dois résister à ma nature première celle d’éviter la discussion. « Ce que toi tu saisis pas c’est que ton comportement il est vexant Eliott, je comprends pas ce que tu veux ou ne veux pas. » Voix qui se brise, mot qui s’entre choque, je reprends un peu de mon souffle pour continuer de dire à voix basse. « C’est pas la première foi Eli’ c’est la deuxième foi que tu me le fais. T’envoie tous les signaux réceptifs et … Je sais pas je comprends pas la suite dit-moi le si je fais un truc qui te plait pas ? Dis-moi ce qui ne te va pas. Aide-moi, car sérieux j’arrive pas à comprendre où je foire ! » Bien évidemment, je fais référence à un souci physique que j’aurais probablement. Je me cherche un défaut dont je n’aurai jamais eu connaissance que seul lui remarquerait et le couperait dans son élan à chaque foi. Car je n’ose croire que ça soit mentale. Je préfère m’obstiner sur un problème physique qui pourrait s’arranger qu’un problème d’un level supérieur comme un blocage qu’il ne pourrait jamais réussir à dépasser. « Je te sens sur la même longueur d’ondes que moi, je … Je sens que t’es aussi … » Je baisse encore plus la voix si c’est possible de le faire. « Excitée que moi puis … Plus rien, tu comprends que je me vexe ou il faut que je te rende la pareille ? » Je soupire irritée par la tournure que la conversation prend, ne supportant pas d’avouer que quelque chose cloche chez moi, que si il réagit comme ça c’est bien évidemment par ma faute.  

« Puis, pourquoi tu parles de mes anciennes relations ? ça n’a rien à voir. » Je fronce les sourcils, il ne comprend pas que ce n’est pas avec les autres que je joue un rôle que je suis froide mais simplement lui qui a un traitement de faveur. Si j’agis froidement avec les autres c’est que je le suis naturellement, que je m’en fou du reste du monde qu’ils n’ont qu’à m’accepter comme je suis si ils veulent me côtoyer et que si ça ne leurs convient pas alors tant pis, chacun vit sa vie. « C’est avec toi que je ne suis pas pareil, je suis toujours heureuse et chaleureuse car c’est comme ça, j’ai même pas besoin de faire d’effort pour l’être. Je n’ai pas d’explication à mon comportement différent entre toi et le reste du monde mais cette fois je peux pas être bien. » Je le fixe, me rapprochant un peu de lui car je sens que ma voix monte en crescendo et j’estime que personne n’a à savoir notre vie, nos histoires et nos soucis. « Si j’agis comme ça, croit pas que c’est sans raison je vis juste trop mal la situation qui se répète. » Mes bras qui étaient jusqu’à maintenant croisés sous ma poitrine vont se mettre dans la poche avant de mon sweat et je baisse les yeux regardant mes converses avec beaucoup d’attention. « Si t’es simplement pas prêt depuis Sky’ et ton ex à passer à l’étape supérieur avec une fille t’as juste à le dire, je n’attends pas que ça de toi. Mais juste être au courant que je ne me fasse pas de fausses idées. » Bien que je dise ça, l’idée me vexe toujours autant. Nous ne sommes certainement pas sur la même longueur d’ondes, lui étant peut-être toujours coincé sur son ex alors que moi, je suis prête à me dévoiler des plus intimement tant je lui fais confiance.

Ayant vidée mon sac, m’étant mise à nue et ne sachant quoi faire. Je le regarde, mes pupilles dans les siennes le regard bien triste, bien bouleversée. Je n'essaie même plus de cacher ma tristesse. Ayant fait l’un des plus grands efforts de ma vie en m’ouvrant à quelqu’un plutôt que d’abandonner ou fuir la conversation comme il l’avait sous entendues je suis affaiblie, je m'incline je n'ai plus la force de jouer les fortes. Yeux de chien battu, je ne sais plus où me mettre passant mes yeux de sa personne, à mes chaussures et ainsi de suite attendant désespérément sa réponse. Qu’il me délivre à son tour des explications, ce qu’il ne va pas et qu’il fasse tomber le couperet. Qu’il m’enlève cette épée Damoclès qui pèse son poids au-dessus de ma tête depuis que j'ai fini de m'expliquer.

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Mar 14 Fév - 14:15
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Eliott & Lexie

Agacement que le jeune homme sent très clairement monter en lui, jauge de hargne qui se remplit lentement mais sûrement, approchant dangereusement du seuil critique tandis que la jeune femme évolue à un mètre de lui. Jeune femme qu’il étudie avec une minutie presque scientifique, regard qui ne peut s’empêcher d’observer avec une attention toute particulière le mouvement de ses lippes qui tracent les contours d’une amorce de provocation, ses prunelles d’un bleu froid qui le fuient, le fuient encore et toujours maintenant que son être tout entier ne peut plus lui échapper, prunelles qui aiment mieux se focaliser sur un stupide bouquin que sur la personne face à elle, celui qui est supposé être son petit ami, celui qu’elle devrait être le seul à regarder lors de ce début de confrontation odieuse. Respect qu’il lui montre de la regarder lorsqu’il s’adresse à elle et qu’elle lui répond, respect dont elle ne semble pas décidée à faire preuve, pour sa part. Manque de réciprocité dans le couple, soudaine carence d’éducation qui ne fait qu’agacer Eliott davantage, intérieur de sa joue qu’il vient mordre pour ne pas exploser. Muscles de son visage qui se bandent, poings qu’il serre sans même en avoir conscience, ongles qu’il plante dans la chair tendre de ses paumes jusqu’à se faire mal. Unique moyen qu’il ait trouvé pour se contenir, pour accorder quelque répit à la grenade dégoupillée qu’il constitue désormais.

Calme qu’il s’efforce tant bien que mal de conserver tandis qu’il déverse sur elle ses premiers reproches, reproches qui ne constituent pourtant qu’une infime portion de tout ce qu’il a à lui dire, ou plutôt de tout ce qu’il serait capable de lui dire s’il désirait sincèrement la blesser. Pour autant, ce n’est pas ce qu’il souhaite véritablement ; malgré le flot de colère froide qu’il ressent présentement à son égard, il ne cherche pas à lui faire du mal. Mais la hargne à la fâcheuse tendance de brouiller les esprits, et c’est sans s’en rendre réellement compte qu’il profère à son égard des paroles infondées, ou plutôt injustes. Calme qu’il maintient plus mal que bien en voyant la réaction de Lexie, le cruel sarcasme qu’exhale sa personne tout entière lorsqu’elle hoche la tête comme si elle acquiesçait à ses dires. Mais comment pourrait-elle donc les confirmer ? Comment pourrait-elle être d’accord avec lui lorsqu’il ne fait rien de plus que de lui reprocher sa lâcheté ? Il n’est pas stupide, et c’est sans avoir à se pencher davantage sur la question qu’il perçoit le cynisme de son geste. Cynisme qui n’arrange en rien son état interne, qui ne constitue rien de plus qu’un souffle d’air venu attiser les braises de sa colère. Efforts surhumains qu’il déploie pour la contenir lorsqu’il entend sa réponse, lorsqu’il voit l’expression excédée qui se peint sur ses traits, que ses gestes reflètent d’eux-mêmes. Sérieusement ? C’est elle qui joue la carte de la fatigue, de la rancœur qui atteint ses limites lorsqu’elle n’a fait que l’ignorer depuis le début de la semaine, le poussant sournoisement dans ses derniers retranchements ? Paupières qui se closent un instant, rideau qui se tire sur la mer de glace que constituent présentement ses pupilles pour mieux contrer l’afflux de lave qui bouillonne en lui. Profonde inspiration qu’il prend, mots qui tournent en boucle dans son cortex. Reste calme, Eliott. Reste calme. Paupières qui se relèvent pour dévoiler un regard plus glaçant que jamais, iris volontairement dénués de la moindre émotion pour mieux dissimuler le cocktail explosif que renferme son âme, mélange de colère bien sûr, mais également de fatigue, de lassitude, et surtout de peine, peine qu’il ressent que d’en arriver à se déchirer ainsi avec cette femme à laquelle il tient plus qu’à sa propre vie.

- Ah oui, il y a une raison ? Alors je t’en prie, explique-moi tout Einstein.

Ton froid, ton cassant, ton qui se fait aussi monocorde que possible mais qui ne masque finalement rien de la colère qui le gagne. Occasion d’expliciter ses dires qu’il ne lui laisse pourtant pas, besoin irrépressible que de remettre le couvert, de saborder un peu plus encore leur humeur mutuelle en reprenant la parole, se montrant un peu moins tendre à chaque parole prononcée. Unique solution qu’il ait trouvée pour contenir sa colère que d’en laisser échapper un fragment, de lâcher un peu de lest pour mieux encaisser la suite. Précaution qu’il se félicite d’avoir prise lorsque survient la première réponse de Lexie, réponse muette qui s’exprime à travers son regard, regard qu’elle lève vers le plafond. Expression qu’il adopte à longueur de journée, roulement d’yeux qu’il connaît trop bien pour ne pas saisir tout le mépris, tout le dédain qu’il cherche à faire transparaître. Le pied appuyé sur le frein de sa colère se déplace sensiblement, direction l’accélérateur. Pédale qu’il écrase impitoyablement, le missile Monahan est fin prêt à s’écraser sur Lexie.

Et puis la colère retombe. Comme ça, subitement. Faiblesse humaine qui le fait craquer lorsqu’il la voit si mal, faiblesse qui ne constitue finalement rien d’autre que la part d’humanité du monstre de froideur qu’il constitue alors. Il se doit de prendre sur lui, et il le sait. Il se doit de se contenir, sans quoi il prend le risque de la perdre. Et prendre le risque de la perdre signifierait lui laisser l’occasion de se lasser de lui, de rompre avec lui, de tirer un trait sur Eliott Monahan. De l’abandonner, comme l’ont déjà fait de trop nombreuses personnes par le passé. Crainte suprême de l’abandon, crainte qui est la sienne, qui hante ses pensées les plus sombres et ses pires cauchemars, longue liste mentale de personnes qui l’ont délaissées par le passé, liste bien trop fournie pour un être si jeune, liste qu’il tient régulièrement à jour et qui ne cesse de s’allonger avec le passage des années. Liste à laquelle il ne veut jamais voir s’ajouter le prénom de Lexie, éventualité qu’il est prêt à tout pour éviter. Quitte à mettre sa rancœur de côté pour un moment, quitte à trouver en lui des fragments de patience épargnés pour l’écouter elle plutôt que de laisser à sa mauvaise humeur le loisir de se déchaîner sur elle.

C’est donc en silence qu’il l’écoute parler, lui confier les clés de ce ridicule conflit qui les oppose depuis six jours, se décharger de ce flot d’idées noires qui hante son esprit depuis lors. Discours qui ne s’arrête plus, phrases qui s’enchaînent les unes après les autres, pauvre Lexie qui semble s’effondrer peu à peu à mesure que sont prononcés ces mots. Mots auxquels le jeune homme ne sait quoi répondre, aimant mieux la laisser achever de vider son sac jusqu’à ce qu’elle se sente délestée de ces sombres croyances que prendre le risque de l’interrompre. Il est si rare qu’elle s’ouvre ainsi à lui, sans la moindre retenue, qu’il refuse de la couper dans sa lancée, de risquer de l’empêcher de formuler un élément important.

C’est son visage tout entier qui se déride sous l’effet de ses mots, masque froid qui fond comme neige au soleil, prince de glace qui retrouve une humanité lui ayant fait défaut au cours des dernières minutes. Sourcils qui se libèrent de toute tension, mâchoire qui se détend, bouche qui se desserre pour retrouver sa posture habituelle, regard qui retrouve un certain éclat, non pas celui de la joie mais plutôt celui de la peine et de la culpabilité mêlées. Humanité qui refait surface dans ces opalescences auparavant vides de toute expression. Opalescences désormais ramenées à la vie qui parcourent ses traits empreints de tristesse, qui croisent son regard vibrant de douleur. Ce n’est qu’alors qu’il prend conscience qu’il l’a blessé. Qu’un acte qui a su briser un enfant de huit ans a eu des conséquences telles qu’il réussit encore aujourd’hui à blesser ce qu’est devenu ce petit garçon, mais également la petite amie de ce dernier. Il a fait du mal à Lexie à chaque fois qu’il la repoussait, a anéanti quelque chose en elle, et n’a même pas été foutu de le remarquer, trop focalisé qu’il était alors sur lui-même. Remords et culpabilité qui l’envahissent alors, réduisant à néant les dernières traces de colère qui subsistent en lui. Si c’était à refaire, il ne l’aurait pas repoussé. Si c’était à refaire, il aurait pris le soin de la rassurer plutôt que de la conforter dans l’idée grotesque qu’elle ne lui plaisait pas. Si c’était à refaire, il ne l’aurait pas laissé filer dans la nuit, seule avec ses croyances erronées. Mais en était-il seulement capable ? Était-il en mesure de prendre sur lui à ce point lorsqu’il était dans l’état dans lequel le mettaient ces situations ? Il n’en était pas sûr. Pas sûr du tout, même. Mais il n’était plus temps de penser à un passé qu’il ne pouvait modifier. Pour l’heure se trouvait face à lui une jeune femme qu’il se refusait de perdre, une jeune femme à qui il avait déjà fait bien trop de mal en à peine un mois, une jeune femme qui lui avait ouvert son cœur, qui avait réussi là où il échouait systématiquement. Le moins qu’il puisse faire était de l’aider à se reconstruire, à reforger sa confiance en elle du mieux possible. Cet exercice était loin d’être sa spécialité, mais il se devait d’essayer. Pour elle. Pour eux.

- Non… Lexie, je t’en prie, ne crois pas ça. Bien sûr que tu me plais, et bien sûr que j’ai envie de toi. Plus que j’ai jamais eu envie de qui que ce soit. T’es tellement belle, je… je serais bien con d’aller te chercher des défauts inexistants. T’es parfaite, Lexie. C’est pas toi le problème, c’est moi.

Petit Eliott qui se tient sur le bord extrême du précipice, qui fixe craintivement le vide en hésitant à se lancer. Garçon qui cherche en lui le courage d’enfin lui parler d’un secret qu’il tait depuis bien trop longtemps, seule clé pouvant permettre à la jeune femme de passer outre et de ne plus souffrir de cette situation. Lippes qu’il entrouvre, mots qui envahissent son esprit par flots entiers mais qui se bloquent dans sa gorge, incapables d’éclore à l’air libre. Jeune homme qui se dégonfle une fois de plus. S’il accusait sa petite amie de lâcheté quelques minutes plus tôt, c’est à se demander qui est finalement le plus lâche des deux.

- Ce n’est rien de plus qu’un malheureux concours de circonstances, tu sais ? Ces soirs-là j’étais fatigué, puis j’étais bourré… C’est un cocktail qui a rarement de très heureuses conséquences sur mes… performances. Mais par pitié, ne va pas t’imaginer que tu es responsable de tout ça. C’est juste moi. Je te promets que ça se passera mieux la prochaine fois.

Léger rire gêné qui franchit ses lèvres tandis qu’il formule ces mensonges éhontés, espoir qu’il a et auquel il ne peut que se raccrocher qu’elle croit à ces pauvres palabres. Certes, il était fatigué. Mais guère plus que de coutume. Et quant à sa consommation d’alcool, il en fallait bien plus que les quelques verres qu’il avait bu le week-end dernier pour le mettre mal au point de ne pas parvenir à franchir le cap. C’eût été un miracle qu’elle gobe ces mensonges, mais il ne pouvait qu’implorer la grâce de ces stupides astres pour qu’elle lui fasse suffisamment confiance pour ne pas le pousser à en dire plus. Car il ne se sentait clairement pas prêt à confesser cela maintenant, en plein cœur de la bibliothèque de l’Université. Il n’était même pas sûr d’y être prêt un jour.

Main qu’il pose maladroitement sur son épaule pour tenter de la rassurer, geste rendu hésitant par le déroulement des dernières minutes, jeune homme qui ne sait plus trop si elle est déjà prête à ce qu’il la touche de nouveau. Jeune homme qui tente pourtant le tout pour le tout, se sentant bien trop coupable pour la laisser seule dans son mal-être.

- Mais je savais pas tout ça, Lex. J’avais jamais réalisé que j’étais… le seul avec qui tu agisses ainsi. C’est juste que ton comportement, ces derniers jours, il m’a blessé. Je comprenais pas ce que j’avais fait de mal, pourquoi tu t’obstinais à me traiter comme une sous-merde, comme si j’existais carrément pas. Alors oui, ça m’a rappelé le comportement que t’adoptais avec tes ex, le peu que j’avais pu en voir. Tu m’as pas habitué à ça, c’est tout.

Regard qui se fait fuyant le temps de ces confessions, jeune homme qui n’a jamais appris à s’ouvrir à l’autre, à lui révéler le contenu de son cœur. Pourtant, c’est ce qu’elle vient de faire avec lui, alors il lui doit bien ça. Regard qu’il ose finalement relever pour croiser ses opalescences, main libre qu’il vient poser sur son autre épaule, légères caresses qu’il dispense à sa maigre carrure, tête qu’il baisse vers elle pour lui dire doucement :

- Je suis désolé, ma puce. Vraiment. J’avais pas réalisé à quel point tu souffrais de cette situation. Si j’avais su… Les choses se seraient passées différemment, crois-moi.

Doux baiser qu’il vient déposer sur son front, pauvre sourire qu’il lui adresse, rictus seulement venu quémander un pardon qu’il ne mérite pas, à l’image de son regard implorant. Rage et rancœur envolées, effacées par la véracité de ces aveux. L’unique colère qui subsiste en lui est celle qu’il éprouve envers lui-même, la seule qui ait jamais existé, finalement, et qu’il n’a su que retourner contre sa petite amie. Colère que de ne pas être foutu de la satisfaire, de ne pas être foutu de surmonter un traumatisme vieux de plus de dix ans. Colère qui perdurera tant qu’il n’aura pas trouvé la force de tout lui révéler.
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Lexie Bennett
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Mar 14 Fév - 18:35
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Eliott & Lexie

La tension nerveuse qui était palpable à des milliers de kilomètre à la ronde est en train de connaitre une chute libre depuis que j’ai ouvert la bouche. Pourtant, dieu seul sait ô combien j’aurai aimé lui faire ravaler son ton sarcastique et sa façon de me regarder de haut et que lui était dans le même état que moi. Je l’avais vue aux jointures blanches de ses mains qui se repliaient sur elles-mêmes comme si il était prêt à foutre un coup n’importe où pour calmer son excès de colère, à ses lèvres plissées l’une contre l’autre pour éviter de dire une connerie. A ses yeux aciers qui me dévisageait… Comme ça, nous avions bien plus l’air de pire ennemie que d’un couple ou de meilleur ami. Ça me faisait mal au cœur de nous voir nous déchirer après à peine un mois de relation. Je ne suis pas habitué à ça, je n’ai jamais connu de relation avec des hauts et des bas, des rancœurs et des coups gueules car je ne m’investissais simplement pas donc, je n’avais jamais eu à m’énerver dès que ça n’allait pas on se quittait et fin de l’histoire ! Et puis … il y a Eliott qui débarque comme une fleur avec son statut de privilégié et qui me fout dans tous mes états d’âme. Un bordel monstre, une tempête qui s’abat sur moi que d’avoir le palpitant à sa merci à ce gars-là. Une plaie que d’être dingue de son propre reflet dans le miroir, car si d’apparence nous n’étions que froideur et dédain, nos mots et nos actions étaient d’une douleur semblable à des brûlures faites au fer rouge. Nous savions comment nous blesser et c’est ça qui fait me peur. C’est de trop savoir comment l’énerver et d’en jouer, d’en faire une force. Bien que jusqu’à maintenant nous ne l’avions jamais fait car les meilleurs amis n’étaient pas là pour se faire du mal mais les amants maudits apparemment si c’est ce que nous voulions, jusqu’à présent. Jusqu’à que les masques tombent, que toute la colère que j’aurai aimé déverser sur sa personne se soit envolée après que je me sois libéré de mes démons. Et je sens que bien malgré lui, la sienne aussi se soit dispersé. Nous ne sommes plus sur le ring pour taper là où ça fait mal, on a juste l’air de deux imbéciles qui n’ont pas réfléchis et qui se taisent enfin dans ce lieu qui ne demande que ça d’être toujours autant silencieux.

Silence auquel il met fin. Supplice dont il me fait part, les sourcils froncé je vois un Eliott inquiet surement pas prêt d’entendre que la raison de toute cette histoire soit simplement ça. Un problème de confiance en soi. Il me conjure que je suis parfaite en me regardant droit dans les yeux et je n’entends que la moitié des phrases. Ensemble cérébrale qui ne coopère pas, triant les compliments comme si je faisais du recyclage. Multiples sont les soupçons qui se forment dans ma tête. Bruits des incertitudes qui ne cessent jamais de roder autour de moi depuis que nous avons pris la décision de franchir le cap. Complexes à la con qui s’alimente tout seul. Infériorité, confiance en soi au plus bas car j’ai été alimenté par une société qui t’apprends que les hommes sont des menteurs nés, qu’un homme ne peut pas s’intéresser qu’à une seule femme et que la phrase : C’est pas toi le problème, c’est moi. Est une phrase faite de toute pièce pour ne pas faire trop de peine à la personne en face de nous, car certaines vérités ne sont jamais bonnes à entendre. Je suis dubitative, déchiré par mes complexes de femme blessée, de femme qui ne s’est pas senti désirée et son regard qui me crie à la sincérité. Prunelles qui se sont radoucis, regard bien plus triste qu’énervé actuellement. J’ai envie d’y croire à ce qu’il me dit, Eliott mon meilleur ami ne peut pas me mentir. Ça ne peut pas se passer comme ça, je peux pas rester sur ma première impression, croire que c’est un mensonge. « Je pouvais pas le savoir ça … Mais je ne comprends pas où est le problème même si tu dis qu'il vient de toi. » J’hausse les épaules en levant les yeux vers lui, attendant la suite ne pouvant me contenter d’une phrase bateau qu’on entend dans tous les films. Si au début j’ai l’impressions que nous nous regardons dans les yeux je comprends bien vite que non. Je suis la seule à le regarder, lui il est ailleurs. Les opales rivés vers moi mais l’esprit vagabondant bien plus loin, déconnexion complète de l’enceinte de la bibliothèque. Il cherche ses mots, il entrouvre la bouche essaie de parler mais non. Ça bloque, mon cœur se resserre dans ma poitrine complètement embarrassée par la situation, y’a un vrai truc qui cloche et pourtant il ne trouve pas le courage de m’en parler. Je suis trop gênée, je dévie le regard loin derrière lui. Fixant avec intensité les grandes fenêtres qui donnent sur l’extérieur comme si de rien était. Je perds doucement patience, lentement mais surement. Ce n’est même plus de la nervosité qui m’habite mais la lassitude. Le problème ce n’est pas moi, c’est lui mais quand il faut donner une explication il n’y a rien qui sort… Ayant marre de ce silence de mort, d’attendre comme dernière sentence qu’il veuille bien m’expliquer je prends moi la parole. « Ecoute, laisse tom- » et cette foi il s’empresse de parler, me sortant avec légèreté qu’il était fatigué, qu’il avait trop bu ce soir-là et qu’il n’aurait pas réussi à aller plus loin… Je cligne des yeux plusieurs fois alors que lui se met à rire de façon hyper gênée de m’avouer ça. Sauf que, ce n’était non pas la première fois qu’il me repoussait mais bel et bien la deuxième foi. Je veux bien croire que la deuxième foi il était peut-être trop bourré et crever pour aller plus loin mais et la première foi c’était quoi alors ? Et pourquoi me repousser de cette manière, comme si je forçais à aller plus loin que je ne saurais m’arrêter si il me le disait de façon courtoise… ? Je ne sais pas, mais je dois me contenter de ce qu’il me dit, je lui dois bien le bénéfice du doute.

Sa main vient se poser doucement, presque avec hésitation sur mon épaule et je suis ce mouvement des yeux avant de me reconcentrer dans le bleu pur de ses prunelles en disant d’une petite voix. « Promis ça se passera mieux la prochaine fois … ? » En tout cas moi, je l’espère de tout cœur que tout ira bien. Ce n’est pas une simple question de sexe, ni une question d’orgasme et de plaisir. C’est de le connaitre comme jamais je n’aurai connu personne. C’est de ne pas vouloir se rhabiller en quatrième vitesse après avoir fini l’acte mais au contraire de rester dans les draps en continuant de nourrir cette bulle autour de nous comme si nous ne formions plus deux corps mais une sorte d’entité unique flottant hors de la réalité. C’est donné plus d’attention à la personne à coté de nous que d’uniquement se focaliser sur soi. C’est probablement le total inverse de ce que j’ai pu connaitre avant mais dont je n’ai pas envie de perpétuer avec celui qui est présentement en face de moi. « Comment t’aurais pu voir la différence de comportement vue que tu n’as jamais vue où voulu voir mes ex ou qu’importe les gens tu veux pas te mélanger … » Je ris en disant cela et mes yeux se lèvent vers le ciel un court instant. Plus j’y pense, plus je remarque que mon petit ami est un brin sauvage. Ce jeune homme n’aime pas mélanger ses fréquentations et les miennes, bien trop exclusif peut ouvert à la discussion et toise beaucoup trop rapidement les gens, j’ai du mal à l’imaginer papoter avec mes ex, je grimace par le peu d’intérêt que ces garçons avaient. « De toute façon tant mieux que tu ne les aies jamais rencontrées… C’était des relations bidon. » Opalescences qui retrouvent leurs chemins jusqu’aux siennes alors que ma main vient caresser subtilement son avant-bras dans un geste aussi tendre que réconfortant pour marquer une bonne fois pour toute la paix entre nous deux. « Si tu veux que je sois avec toi comme je l’étais avec eux, je peux t’habituer hein … Si ça t’as autant marqué le peu que t’en a vue …. » Je me mordille la lèvre pour ne pas afficher un sourire moqueur en disant cela. Humour bien évidemment, jamais je ne pourrais me comporter de la même manière avec lui qu’avec les autres. Importance que je lui porte inégalable avec le reste du monde. Eliott était l’un des trois points stables dans ma vie en compagnie de mes parents et d’Angela ma meilleure amie. Il est au-dessus de tout, au-dessus du soleil. Astre sacrée que je renommerais Eliott Monahan si je le pouvais.

L’atmosphère étant maintenant détendue, je me permets de me rapprocher de lui passant mes bras autour de sa taille alors que sa deuxième main vient sur mon épaule libre. Lui aussi décide de réduire la distance entre nos deux corps pour me chuchoter qu’il est encore désolé et me dire que si il l’avait sur tout ce serait passé différemment. Ma tête contre son torse, j’entends les battements de son cœur et je ne réponds pas. Je me laisse bercer par sa voix remplie de culpabilité au creux de mon oreille, je me contente juste de resserrer mes bras autour de lui alors que ses lèvres viennent doucement se poser au sommet de ma tête, que son nez vient caresser un instant mon cuir chevelue. Je ne supporte pas de l’entendre si navré, désolé ça me brise le cœur qu’il se sente si coupable alors qu’il n’est pas le seul. J’ai aussi agis comme une gamine capricieuse, une emmerdeuse et fuyarde en plus de ça. Je relève la tête vers lui. Lui étant bien plus grand que moi il me surplombe, j’ai l’air d’une petite fille là accroché à lui.« Stop sur cette histoire … » Mots chuchotés, me voilà sur la pointe des pieds pour me hisser jusqu’à son visage et c’est ainsi mes lèvres partent à la rencontre des siennes pour le faire taire. Je fais le premier pas, un miracle. Moi, qui donne ce premier baiser que nous échangeons après notre toute première dispute. Accolade tendre de la réconciliation, mes mains s’agrippant doucement au derrière de son tee-shirt alors que nous continuons de redécouvrir les lèvres de l’autre comme si c’était la première foi. Cœur qui implose de satisfaction, cerveau qui arrête de fonctionner par la même occasion oubliant un instant où nous sommes et ce que nous faisons. Ses bras glissent tout doucement de mes épaules pour venir encercler ma taille et me coller complètement à lui. Ma poitrine contre son torse je fais à mon tour glisser mes bras jusqu’à sa nuque, là où mes doigts vont se perdre inconsciemment dans ses cheveux d’une douceur sans pareille.

Embrassade qui était d’une légendaire innocence, devient un baiser passionné dont je n’ai aucune volonté à mettre fin. Chaleur au creux des reins en sentant ses mains agripper mes hanches. Lèvres qui se gonflent à la stimulation trop prononcée de cette zone érogène qu’est la bouche. Peurs et doutes qui s’envolent aux grès de nos langues qui se jouent l’une de l’autre, de nos souffles qui s’entrechoquent. Les yeux toujours clos, je me recule en m’agrippant à lui pour nous amener tranquillement derrière l’énorme pilier. Que personne ne nous voit, que personnes ne nous déranges et encore moins la bibliothécaire qui hurlerait au scandale.

Digne de deux adolescents au début de leurs émois, découvrant la passion de s’amuser de leurs langues. Nous passons des minutes entières à savourer cette étreinte qui prends malheureusement bien trop tôt fin. « J’étais venue pour faire une fiche de révision monsieur Monahan… » Ma tête allant au creux de son cou j’y dépose quelques baisers avant de me reculer à contrecœur. Ma main allant chercher la sienne entrecroisant nos doigts comme le ferait n’importe quel couple. « On retourne là-bas … ? Me regarde pas comme ça … » Je me mordille la lèvre, moi aussi Eliott j’aimerais rester là.

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Could die in your arms.
Lexie Bennett ♡ Before you met me, I was alright but things were kinda heavy. You brought me to life now every February. You'll be my valentine, valentine. Let's go all the way tonight...No regrets, just love. We can dance until we die.
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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
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Sosie de : Luke Hemmings
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Mer 15 Fév - 1:06
Can you save my heavydirty soul ?

Eliott & Lexie

Phrases qui s’enchaînent, dialogue qui ne se fait plus à sens unique, possibilité de conversation retrouvée grâce à une écoute mutuelle et la prise en compte des paroles de l’autre. Tension que le jeune homme sent retomber de son côté, mais également de celui de Lexie, pour son plus grand soulagement, tension qui se morcelle définitivement en parcelles inoffensives à mesure qu’ils délestent leurs âmes souffrantes. C’est désormais avec patience et compréhension qu’il écoute ce qu’elle a à lui dire, chassant loin de lui tout vestige du conflit ; et il a le sentiment que c’est ce qu’elle fait elle aussi. Quiconque dira que l’amour n’est pas un champ de bataille, qu’il ne doit être rien d’autre qu’une aventure paisible et sans douleur, sans efforts surtout, se fourvoie sur toute la ligne. L’amour requiert des efforts, des efforts quotidiens même, que ce soit dans l’acceptation de l’autre ou dans le simple fait de savoir mettre sa petite personne de côté afin d’être tout disponible pour l’autre, d’être là lorsqu’il a besoin de vous. De la même manière que l’amour n’est en principe pas à sens unique, les efforts qui y sont liés ne doivent pas l’être non plus, et c’est à chacun de savoir prendre sur lui le moment venu. Certains jours c’était à l’un de faire la majeure partie des efforts, certains jours c’était à l’autre. Ce n’était pas plus compliqué que cela. Le principal était que personne ne souffre de cette situation, et qu’au final l’équilibre se fasse sur la balance. Et il lui semblait présentement que Lexie et lui avaient su trouver leur équilibre. Lorsqu’elle ne l’ignorait pas durant des jours entiers. Lorsqu’il ne la blessait pas à son insu. Mais ça, c’était un autre souci encore.

S’il ne connaissait rien à l’amour, n’ayant pas eu de modèle parental en la matière et ne s’étant, de manière générale, jamais intéressé aux récits romantiques, c’était du moins la vision qu’il en avait. C’était là la manière dont sa mère le lui avait vendu toute son enfance durant, jusqu’à ce qu’il soit en âge de l’envoyer balader avec un « Mamaaaan… » gêné, c’était là la manière dont elle l’avait éduqué. Vision qui se confirme à l’instant, maintenant qu’il semble enfin goûter à ce précieux sentiment convoité par tout mortel, déesse blonde devant lui qui est loin d’être la première femme qu’il ait embrassée, et qui est pourtant la seule, l’unique pour laquelle il serait prêt à tous les sacrifices. Pensée presque terrifiante que celle-ci, pensée qui lui semble pourtant naturelle, comme si cela tombait sous le sens. Comme si Lexie était une évidence, comme s’il avait toujours su qu’il n’y avait qu’elle qui soit un jour capable de le bouleverser de la sorte, de donner des ailes à son enveloppe maladroite, qu’il n’y avait qu’elle dont la simple vision suffisait à lui nouer l’estomac tant il la trouvait mignonne. Mignonne, que dit-il, sublime jeune femme qu’il couve alors de son regard, hochant fermement la tête suite à son interrogation.

- Je te le promets, Lex.

Doux sourire qu’il lui adresse tandis que dans son cerveau tout s’affole, code rouge déclenché sous sa tignasse blonde. Il s’aventure en terrain dangereux en formulant une telle promesse, promesse qu’il n’est même pas sûr d’être en mesure de tenir. Pourtant il le faut. Il ne brise jamais ses promesses, et si l’adage populaire se plaît à rappeler qu’il est un début à tout, ce n’est clairement pas maintenant qu’il va commencer à rompre ses serments, et encore moins avec Lexie. Il ne manquerait plus que cela. Seulement, eh bien… Il faudrait qu’il se donne un violent coup au derrière la prochaine fois qu’ils se trouveraient dans la situation en question. Il était plus que temps, de toute manière.

C’est sur une vérité indéniable que la jolie blonde met le doigt en remarquant sa difficulté à se mêler aux autres. Enfin, ce n’est pas réellement une difficulté en soi, mais bel et bien une volonté. Et même une absence de volonté, pour être parfaitement exact. L’absence de volonté de frayer avec les amis de ses amis, mais également de leur présenter ses propres amis. « Les amis de mes amis sont mes amis », proverbe qui ne se vérifie pas le moins du monde dans son cas. Si d’aucuns se plaisent à le qualifier d’asocial, Eliott, lui sait de quoi il en retourne en vérité, et c’est bien tout ce qui lui importe. S’il devait commencer à se soucier de ce que pensent les autres de sa petite personne, il n’était pas sorti de l’auberge. Il n’avait jamais réellement prêté attention à l’opinion que ses pairs pouvaient s’être constituée à son égard, préférant se focaliser sur l’image que ses proches et lui-même avaient de lui. Et les autres ? Qu’ils pensent donc ce qui leur plaisait, cela lui passait au-dessus de la tête tant qu’ils ne venaient pas lui parler. La véritable raison qui motivait ce relatif manque de sociabilité tenait en seulement deux points : ses amis lui convenaient parfaitement et il ne voyait donc pas l’intérêt de chercher à en rencontrer de nouveaux et, surtout, il craignait que ses amis s’entendent trop bien entre eux, qu’ils s’entendent même mieux qu’ils s’entendaient avec lui, et qu’ils finissent par le délaisser pour plutôt rester entre eux. Mais il avait encore le temps avant que ses très chers concitoyens ne saisissent cela.

Soulagement qui s’empare de son être lorsqu’il entend un rire franchir les lèvres de sa petite amie, douce musique cristalline, sans doute le plus beau son qui puisse retentir en ce monde. Son qui dessine spontanément un sourire sincère sur les lèvres du jeune homme, son qui prouve une bonne fois pour toutes que le conflit était en train de s’étouffer de lui-même, son qui constitue finalement l’une des ultimes mottes de terre nécessaires pour enterrer la hache de guerre. Ce sont ses propres yeux qui se lèvent vers le plafond empoussiéré de la bibliothèque à l’entente de sa petite moquerie, moquerie qui lui arrache un rire à son tour.

- Ta proposition me fait chaud au cœur, mais je pense pouvoir m’en passer, merci, à moins que tu souhaites que je te traite moi-même comme je traitais mes ex…

Proposition nullement plus sérieuse que celle de Lexie, proposition qu’il ne mettrait en œuvre pour rien au monde. De toute manière, même s’il le voulait, il ne le pourrait pas. Il sait par avance qu’il est incapable de se comporter avec elle de la même façon qu’il le faisait avec ses anciennes petites amies. Il se sait incapable de coucher avec elle et de ne jamais la rappeler, trop imbibé d’alcool pour se souvenir de quoi que ce soit le lendemain matin. Il se sait incapable de la plaquer sans raison valable, simplement car il se serait lassé d’elle en moins d’une semaine, ayant extrait d’elle tout ce qu’il recherchait. Jamais il ne pourrait la considérer comme un vulgaire kleenex que l’on jetait à la poubelle une fois utilisé. Pas elle. Elle était bien trop précieuse pour lui, et la vie s’était déjà chargée de lui prouver que sans elle, il était totalement perdu. C’était un autre homme qu’il devenait lorsqu’ils étaient séparés trop longtemps, un homme qu’il n’aimait pas, qui l’insupportait, même. Il avait besoin d’elle pour conserver un certain équilibre dans sa vie, pour ne pas déraper définitivement loin du raisonnable et devenir un déchet avant même d’avoir dépassé la trentaine. C’était elle qui avait su lui prodiguer la force de reprendre le cours de sa vie alors qu’il était prêt à tout abandonner, et il ne pourrait jamais assez la remercier pour cela.

Jeune femme qui vient se blottir contre lui, étreinte rassurante, réconfortante qui parvient à le délester d’une part de ses remords tandis qu’il formule de plates excuses, excuses qu’il n’aime pas prononcer mais qu’il a cherché en agissant comme le pire des goujats. Léger soulagement qui le gagne lorsqu’elle déclare que le sujet est clos, décidant alors qu’il est temps pour le langage oral de céder la place au langage corporel. Et ce n’est pas une chose pour laquelle il se fera prier. Lèvres qui viennent épouser les siennes dans un baiser à première vue innocent, contact presque chaste qui suffit pourtant à réveiller en lui ce qu’il était difficilement parvenu à endormir au cours de ces derniers jours. Rythme cardiaque qui s’intensifie subitement, montant en crescendo à mesure que le baiser gagne en intensité, organe vital qui lui semble bien vite au bord de l’explosion. Cerveau comme de coutume envahit par un agréable brouillard, estomac qui se tord sans ménagement, lippes qui viennent d’elles-mêmes quémander plus, plus que ce pauvre baiser bien trop pur pour deux êtres qui, comme eux, ont été privés de tout contact durant près d’une semaine. Jeune homme qui réalise plus que jamais combien elle lui a manqué, combien il a eu du mal à se passer du contact de son corps contre le sien, de ses lèvres sur les siennes, de son parfum si proche qu’il semble l’envelopper entièrement, brouillant tous ses sens. Mains qui caressent lentement son dos pour s’abaisser jusqu’à sa taille, la plaquer tout contre lui comme pour répondre à un besoin irrépressible de ne faire qu’un avec elle, besoin malheureusement impossible à assouvir en plein cœur de la bibliothèque de la fac. Besoin qu’il exprime pourtant à corps perdu en intensifiant le baiser, langues qui se redécouvrent encore et encore sans la moindre pudeur, comme s’ils ne se trouvaient pas dans un lieu public, comme s’ils ne risquaient pas de se faire suspendre par le premier venu, innocent à ce qui se déroule entre deux étagères de livres. Jeunes gens qui s’embrassent comme deux drogués en manque de stupéfiants, qui s’embrassent comme si c’était la dernière fois, qui s’embrassent à en perdre haleine. Et c’est bien le souffle qu’ils perdent, rappel de leur simple condition de mortels lorsqu’ils se voient contraints de délier leurs lippes, l’oxygène leur faisant défaut. Sourire en coin qui prend place sur les lèvres du jeune homme lorsqu’une pensée parvient à percer les méandres de son esprit embrumé, pensée qui se rappelle à son bon souvenir plus par habitude qu’autre chose et qu’il ne peut s’empêcher de formuler à voix haute.

- C’est pas trop un comportement digne de deux meilleurs amis ça, non ?

Question face à laquelle elle reste muette, question à laquelle ses gestes se chargent d’eux-mêmes de répondre, le menant à l’abri des regards indiscrets pour poursuivre leurs activités en toute intimité… Enfin, dans toute l’intimité que l’on peut avoir en un lieu pareil. Nymphe blonde qu’il plaque contre le large pilier, paupières qu’il clôt avant de revenir prendre possession de ses lèvres. Baisers passionnés qui s’échangent dans l’ombre du rayonnage, mains qu’il laisse s’aventurer sous le sweat de la jeune femme, en des zones qu’il ne devrait pas explorer maintenant, pas ici. Mais c’est tout leur environnement qui semble s’être évanoui autour d’eux, les menant tous deux dans un univers lointain, univers utopique où nul n’est susceptible de les surprendre. Adolescents inconscients qu’ils redeviennent comme à chaque fois qu’ils se trouvent un peu trop proches l’un des l’autre, tension d’un autre type qui s’active alors systématiquement, rendant bien difficile la tâche de se contenir. Embrassades qui se poursuivent durant de longues minutes, instants tendres qui prennent pourtant fin bien trop tôt au goût d’Eliott. Regard tendre qu’il porte sur elle, souffle qu’il tente difficilement de retrouver, sourire amusé mais nullement coupable qui prend pourtant place sur ses lèvres à l’entente de ses paroles.

- N’essaie même pas de me faire croire que tu aurais mieux aimé réviser que de faire ce qu’on faisait…

Yeux qui se lèvent une nouvelle fois vers le plafond suite à ça, répit qu’elle ne lui laisse même pas puisque bien vite ses lèvres s’aventurent dans son cou, suscitant un doux frisson qui court le long de sa peau. Doigts qu’il entrecroise avec les siens, déception néanmoins inévitable lorsqu’elle s’écarte de lui. Bien que conscient qu’il leur faut bien mettre un terme à tout ceci à un moment ou l’autre, il ne peut empêcher de laisser une petite moue se dessiner sur ses traits, regard implorant qu’il lui lance, regard qui quémande quelques instants supplémentaires. Raison qui reprend difficilement le pas sur ses instincts, le poussant à sagement hocher la tête, lippes qui retrouvent pourtant bien vite le chemin des siennes pour lui voler un ultime baiser avant de l’entraîner dans les rangées de livres, direction la salle principale avant qu’ils ne se succombent de nouveau. Main libre qu’il passe dans ses mèches blondes pour effacer le passage des mains de Lexie, main qu’il lâche d’ailleurs sitôt qu’ils redeviennent visibles de tous. Meilleurs amis qui regagnent leur table comme si de rien n’était, persuadés de n’exhaler qu’innocence lorsque leurs faciès écarlates suffisent à les trahir.
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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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