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Nema - Be my valentin(e)

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My diary : «Fais ce qui te rend heureux, sois avec ceux qui te font sourire, ris autant que tu respires et aime aussi longtemps que tu vivras»
Mon surnom : Angie en général
Mon âge : 23
Mon signe astrologique : Taureau
Dans la vie je suis : actuellement étudiante en médecine (3e année) et je suis aussi technicienne de surface (au Starbuck et autres entreprises) et maid (chez les particuliers) afin de financer mes études
Catégorie Sociale : dans la classe moyenne à tendance très pauvre
J'aime les : hommes et plus précisément Nemo
Sosie de : Sara Sampaio
Double compte : Tempérance Henderson et Hortense Baker
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Mer 15 Fév - 1:52
Be my Valentin(e)

Nemo & Angela

Accoudée contre ma coiffeuse laquée blanche, j’apporte la touche ultime à mon maquillage, le liquid lipstick rouge mat de la marque Kylie cosmetic. La pulpe naturellement généreuse de mes lèvres ressort alors instantanément plus volumineuse et féminine, un quelque chose de la femme fatale qui vient habiller mon visage. Visage plus maquillé que de coutume, parure de fête, artifices ultimes pour la séduction dont je me pare ce soir. Ma crème de jour classique, cède sa place à une BB crème afin d’unifier mon teint. Un contouring léger vient creuser mes joues et sculpter mon visage, faisant ressortir mes pommettes délicatement et tendrement rosies au blush. Mes yeux finissent de sceller le glamour de mon maquillage, réel paroxysme de ma beauté féminine. Léger smoky eye dans des tonalités de brun chaud rehaussé de doré. Un ensemble nude intensifiant mon regard et contrastant par ses touches chaudes la couleur froide de mes iris bleus, opposition faisant ressortir l’azur profond de mes yeux. Un trait de liner vient étirer mon œil tandis que mes cils parfaitement recourbés et couverts de mascaras apportent le regard de « biche effarouchée » que les hommes aiment tant. Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas autant pomponné pour quelqu’un. D’un autre côté voilà bien longtemps que quelqu’un ne m’a pas autant plu que Nemo. Je viens parfaire la séduisante illusion en appliquant mon parfum sur mes poignets avant les frotter entre eux et de venir l’apposer délicatement dans ma nuque. Je me redresse alors pour passer au plus dur de l’après-midi, choisir ma tenue. De mes deux mains je saisis chaque poignet de mon armoire que j’ouvre délicatement en grand. Sans daigner adresser le moindre regard à la multitude de tenues pliées à ma droite je me concentre sur la gauche, la penderie, havre de mes robes. Je les passe toute en revue une à une les classant par couleurs, coupe, matière, effet. Les heures s’écoulent sans que je ne sache quoi mettre

Assise sur mon lit, je fixe mon armoire grande ouverte d’un œil vide, dépitée, vaincue. Aucune tenue ne me convient, aucune pièce ne trouve grâce à mes yeux, aucune robe n’est assez parfaite pour lui. Je déprime silencieusement une petite moue abattue sur le visage. Mon cœur fait un bon et mon corps tressaute quand la porte de ma chambre s’ouvre avec fracas. Une magnifique et hyper active tornade blonde déboule alors dans la pièce occupant soudain tout l’espace de son délicieux parfum fruité et de son envoutante voix rauque. Elle pose son regard de braise et parfaitement maquillé sur moi, pas de doute qu’elle retrouve elle aussi l’élu de son cœur ce soir. Elle arque un de ses sourcils parfaitement dessiné et pose sur moi un regard interrogateur. « Mamacita, tu sors la totale là, même pour la lingerie ! » Je baisse les yeux et pose mon regard sur mon ensemble de lingerie et ne peux refreiner le rouge de gêne qui vient instantanément pigmenter mes pommettes. Mon corps –parfaitement épilé pour l’occasion- se pare d’un magnifique ensemble en fine dentelle noire constituée d’un tanga et d’un soutien-gorge bustier qui pigeonne parfaitement ma poitrine. L’ensemble sexy par excellence, ensemble bien inutile contenu du fait que je ne compte aucunement le dévoiler à mon partenaire ce soir. Mais pour moi être sexy et glamour réside aussi dans une façon d’être et de se tenir et comment avoir la confiance nécessaire pour tenir le rôle quand on sait que l’on porte une culotte de grand-mère qui baille ?

« Bon tu m’expliques comment tu as fait pour passer autant de temps dans ta chambre sans être prête ? » Je pose mon regard dépité sur elle avant de pointer de mon doigt l’armoire trônant fièrement devant moi, laissant aussitôt retomber mon bras las contre mon corps. « Que tu le crois ou non, je ne suis pas fichue de trouver une robe correcte parmi la vingtaine qui me nargue depuis tout à l’heure. » Elle vient s’asseoir à côté de moi et passe son bras autour de mes épaules dénudées avant de m’enlacer fortement. « Ne t’en fais pas Anréla on va trouver ! » Toujours pleine de cet enthousiasme qui la caractérise généralement elle se redresse d’un bond et part à l’assaut de ma penderie aussitôt. En l’espace de trente secondes elle déniche une robe qu’elle extirpe hors du lot avant de me la montrer fièrement. « Tu abuses celle-là est franchement magnifique et parfaite. » Je pose mon regard sur l’étoffe rouge, fluide et légère. Coupe longue et féminine dévoilant un dos parfaitement nu. Il est vrai qu’elle aurait été parfaite, moi-même je reconnais sa grâce et sa beauté. Mais pourtant rien que de la revoir mon cœur se resserre et mon sang quitte mon visage chassant avec lui l’ombre de mon sourire qui illuminait mes traits jusque alors. « Je sais qu’elle est magnifique … » Je me redresse alors, puis me lève approchant la robe et effleurant de façon nostalgique l’étoffe du bout des doigts. « Mais ... euh … c’est un cadeau d’Adrian. Je me vois mal la porter en présence de Nemo encore plus à la saint Valentin. » Je la retire des mains de lexie et pose un regard douloureux sur la tenue. « Je confirme tu peux pas la porter ce soir. Je vais t’en prêter une à moi je reviens. » Aussi vite entrée aussi vite sortie. La tornade sort de la chambre claquant la porte derrière elle me laissant seule avec ma robe, et mes démons …

Seule dans ma chambre j’entreprends d’enfiler la robe, relique d’un passé révolu. Les deux pieds en son centre je la remonte peu à peu faisant glisser la luxueuse étoffe sur ma peau satinée m’arrachant au passage quelques frissons frais et agréables. Souvenirs de moments de joie, de rires, moments qui se rappellent à moi m’arrachant un sourire. Les yeux clos je fais glisser les bretelles lentement le long de mes bras, en faisant trainer nonchalamment et volontairement l’extrémité de mes doigts. Peau qui me pique, qui me brûle et irradie. Poils qui se dressent sous la douce sensation du spectre de ses mains. Je cesse tout mouvement durant un instant restant ainsi, paupières fermées à savourer les dernières brides du souvenir qui aussi vite qu’il s’est imposé à moi s’estompe déjà et se perd dans les méandres de mon esprit. De mes mains tremblantes sous l’émotion je me saisis délicatement de la chaîne qui pend autour de mon cou afin de détacher ce bijou. Bijou unique, bijou sacré et pour autant bijou bien trop oublié, délaissé et banalisé depuis certains temps. Bijou qui n’est autre que deux bagues faisant office de pendentif, deux alliances qui n’ont jamais quitté ma nuque depuis le jour fatidique. Alliance qui illustre notre amour tel qu’il était pur et puissant, un amour à toute épreuve qui transcende même la mort. Alors que j’ouvre le fermoir de la chaîne ma voix chantonne à mi-mots des paroles que trop connues. Parole d’une chanson bannie de mon cœur, de mon être. Chanson que je n’ai jamais osé réécouter depuis sa mort. « I have loved you for a thousand years. I love you for a thousand more. » Murmure douloureux de ces mots, paroles qui constituait le fond sonore de sa demande, promesse pleine d’espoir que les circonstances auront brisée. D’une main tremblante j’enfile la douce et délicate bague constituée de deux bandes d’or blanc qui se croisent en un point, lieu d’ancrage d’un magnifique et discret diamant. Bijou d’une simplicité et d’une modestie extrêmes illustrant à la perfection à quel point il me connaissait moi mes goûts et mes couleurs. Je porte alors ma main maintenant ornée du trésor jusqu’à mon cœur puis relève lentement la tête pour admirer mon reflet. Ma gorge serrée retient les sanglots qui soulèvent frénétiquement ma poitrine laissant par moments échapper des gémissements saccadés, symboles de ma douleur. Et l’espace d’une seconde je l’imagine à mes côtés, me posant à nouveau la fameuse question à un million de dollars « Et si ? ». S’il était encore là, nous serions heureux à deux, voire même à trois ou quatre car nous serions mariés depuis des années maintenant. Les enfants serraient chez une nounou pour la soirée et lui et moi serions en train de nous chamailler, et de rire aux éclats comme au début de notre relation, moment de complicité ultime retrouvé une fois le masque des parents tombés pour n’être plus que les amants. Puis le mirage se dissipe, l’illusion disparaît me laissant seule devant mon miroir. Souvenir d’un amour perdu bien trop peu chéri depuis que Nemo est entré dans ma vie. Sentiment de culpabilité qui s’ajoute à la peine grandissante qui envahit mon cœur. Et sans plus pouvoir me retenir, ma hauteur recherche inlassablement le réconfort du sol tandis que mes sanglots et mes larmes reprennent leurs droits.

Le bruit de Lexie toquant à ma porte me force à relever la tête d’entre mes genoux coupant court au trop-plein de sentiments. J’essuie mes larmes du bout d’un mouchoir et soupire soulagée de constater que mon maquillage waterproof est pour une fois véritablement waterproof. D’une main alors encore flageolante d’émotion j’arrive à faire descendre la fermeture de ma robe et à m’en extirper. La pièce vient alors choir sur le sol pour ensuite mieux retrouver son portant en se fondant dans la masse me laissant ainsi l’opportunité de l’oublier jusqu’à la prochaine fois. Je m’apprête à ouvrir la porte quand j’aperçois mon alliance que je m’empresse de retirer et de poser sur ma coiffeuse. Je tourne ensuite la fine clé puis la serrure avant de faire tourner sur ses gonds la géante de bois laissant apparaitre Lexie face à moi, une robe en main. « Eh bien qu’est-ce que tu … » Son regard se pose sur mes yeux encore rougis par les larmes et son expression affiche soudain une profonde compassion. Elle vire alors de sujet comprenant parfaitement que je n’ai nulle envie d’évoquer ce que je viens de vivre. « Je t’ai trouvé ça, essaye la, je pense qu’elle t’ira comme un gant. » Sans un mot je m’exécute et enfile la robe sur mon corps, relevant mes cheveux et me tournant vers Lexie pour qu’elle puisse remonter la fermeture. La robe d’un rouge intense et relativement flash est réalisée à partir de dentelle dont les motifs relativement bien détaillés représentent de magnifiques roses. D’une élégance simple et d’une coupe mignonne la robe est totalement mon genre et ce que je recherchais pour la soirée, quelque chose d’habillé mais pas trop. Cintrée jusqu’à la taille elle part en quelque chose de beaucoup plus évasée au niveau des hanches longeant ma croupe en y soulignant ses détails sans pour autant les dévoiler. Je regarde Lexie le visage souriant et prononce dans un silence religieux « j’adore, merci. » « De rien. Tu es magnifique je n'ai pas de toute quant au fait que tu vas lui retourner la tête. » Je m’incline légèrement de gratitude et elle me répond en effectuant un léger clin d’œil avant de se retourner. De nouveau seul dans la chambre je parfais la tenue d’une fine ceinture noire qui marque à la perfection ma taille. Je me grandis ensuite de dix bons centimètres enfilant mes pieds dans des escarpins noirs au côté interne ouvert. 

Sonnerie qui retentit dans l’appartement, talons qui claquent à un rythme effréné tandis que je me rapproche de la porte. Main qui passe dans mes cheveux pour les replacer tandis qu’une épaisse cascade de cheveux vient habiller mon épaule droite. Un dernier coup d’œil vers ma coloc qui me fait un pouce en l’air signe d’encouragement et confirmation que mon choix vestimentaire va surement lui plaire. J’inspire profondément et laisse quelques secondes en suspens le temps de me préparer mentalement à le voir. Préparation qui a pour but de refreiner mes pulsions que je sens déjà monter en moi, Dieu que cet homme me fait de l’effet. J’ouvre alors lentement la porte avant de m’appuyer contre l’encadrement dans une pose sulfureuse et tentatrice, un brin sexy et trop osé pour ma personnalité, mais rien n’est assez bien pour plaire à l’élu de son cœur. Je prends alors une voix naturellement rauque et suave, un accent digne des femmes fatales. « Alors beau brun on vient chercher sa … » Pas le temps de finir ma phrase que je suis confronté à l’échec de ma tentative. Mon bras dérape et je manque de trébucher. Je me rattrape in extremis et je me retrouve alors pris d’une crise de fou rire incontrôlable. Rire nerveux, rire moqueur, rire d’autodérision. Je me redresse et tire sur ma robe afin de remettre ma tenue en place. Puis dans l’espoir de masquer mon échec, ma honte, de lui faire oublier cet instant gênant je me pends à son cou de mes deux bras et laisse aller mes pulsions. Mes lèvres avides rencontres instantanément les siennes pour un baiser fougueux. À peine plus de 24h que je ne l’ai pas vu, que ce contact n’a pas existé et pourtant j’en étais déjà en manque. Je l’embrasse avec passion mettant tout l’amour que j’ai pour lui dans ce simple contact doux et passionné à la fois. Comme toujours ses lèvres sèches m’électrisent le corps. Contact pourtant devenu familier, mais toujours aussi magique. Le monde environnant disparaît et ce n’est plus que lui et moi, deux corps bouillonnant ne souhaitant faire plus qu’un. Je romps le baiser à contre cœur avant de lui sourire tendrement. « Hey salut toi. Alors quel est programme poussin ? » Poussin, sérieusement. Nous ne sommes même pas ensemble depuis plus longtemps que quelques semaines que je me mets déjà à lui filer des surnoms idiots. Je rougis un peu gênée que celui-là m’ait échappé, priant pour que cela ne le dérange pas.

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My diary : "Well he’s a sensitive boy, you’ve seen that. He’s a young man with too deep feelings. The soul of a poet - but none of the grit or steel that acts as a bulwark against these horrors of this world."

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Mon surnom : Nemo, c'est déjà suffisamment court comme ça
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Dans la vie je suis : Etudiant en Ecriture créative et Langues et civilisations françaises & serveur chez Starbucks
Catégorie Sociale : Loin d'être riche
J'aime les : Jolies mexicaines
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Dim 19 Fév - 21:25
Be my Valentin(e)

Nemo & Angela

Nuage de bonheur sur lequel flotte Nemo depuis quelques semaines, sphère de béatitude qui l’a accueillie en son sein. Joie grisante qu’est celle d’aimer et d’être aimé, joie qui ne suffit pas à éradiquer définitivement ses états dépressifs – c’eût été trop beau – mais qui a au moins le mérite de les repousser dans un coin de son esprit, de chasser ses idées noires la majeure partie du temps. Idées noires qui ne s’envolent pour de bon que lorsqu’il se trouve en sa présence, douce présence qui échauffe son corps, excite son cœur, chamboule son cortex. Présence bénie qui le met dans un état qu’il recherche inlassablement depuis qu’il l’a découvert, état de bien-être et d’apaisement sans pareils, instants de répit accordés à son cœur en peine.

Jeune homme honnête, secrets qu’il dissimule à sa douce qui se comptent pourtant au nombre de deux. Jeune homme qui n’aime pas le mensonge, qui le déteste, même, et qui est d’ailleurs prêt à beaucoup pour ne pas y remédier, quitte à énoncer des vérités parfois blessantes pour ses proches. Mais lorsque cela le concerne directement… Eh bien oui, il l’admet, il lui arrive de ne pas tout dire. Pour autant, il a toujours de bonnes raisons d’en arriver là. Prenons le premier mensonge qu’il sert à sa petite amie – et encore, nous pouvons difficilement parler d’un mensonge, mais plus d’une vérité qu’il dissimule. Cela fera bientôt un mois qu’ils sont ensemble, et il ne lui a pourtant toujours pas parlé de ses troubles. Anxiété, dépression, autant de jolis mots très sérieux uniquement là pour décrire les pathologies qui gâchent son existence jour après jour, sans qu’il parvienne à véritablement lutter contre. État psychologique qu’il n’a jamais mentionné au cours de leurs nombreuses discussions, car il considère que ce n’est pas si important que cela. Ce n’est pas grave, dans le sens où cela ne fait pas de lui un danger pour elle, ou plus généralement pour autrui. Uniquement un danger pour lui-même. Et encore, il parvient tout à fait à vivre avec. Difficilement, certes, mais il y arrive. De plus, il sait par expérience que du moment où il lui en parlera, elle s’enfuira en courant. La dépression est une expression, une monstrueuse entité sombre, qui terrorise finalement plus encore les sains d’esprits que ceux qui en sont atteints. Mais Angela est la seule personne, depuis longtemps, qui parvienne à lui redonner le sourire, à insuffler un peu de joie dans son cœur. Petit soleil venu illuminer le ciel de son esprit, repoussant les nuages de ses petits bras minces sans même qu’il l’ait vu arriver. Et c’est là la raison pour laquelle il ne peut se permettre de la faire fuir. Il se refuse de perdre sa seule source de gaieté véritable ; il s’est si bien attaché à elle, si rapidement, qu’il sait qu’il ne se remettrait que trop difficilement de son départ. Pure prévention de son cœur fêlé qui se cache donc derrière tout ceci.

Second secret qui tient en un florilège de termes : musique, écriture, chant, guitare, piano, basse. Chose étrange que d’avoir fait le choix de lui cacher sa passion, ce qui a finalement su, avec le temps, constituer sa raison de vivre. Rédemption qu’il a trouvé dans la création artistique, sens qu’elle est parvenu à donner à sa pauvre existence. Tâche à laquelle il consacre tout son temps libre, et même du temps qu’il n’a pas, tel que ce nombre d’heures incalculable qu’il a passé, plutôt que de dormir, à noircir des pages et des pages de paroles de chansons, à torturer ses instruments à s’en faire mal aux mains, à s’en écorcher les doigts. Et pourtant, il ne lui a rien dit de tout cela. Pour elle, il n’est rien de plus qu’un étudiant lambda, qui occupe ses fins de journées à servir des boissons dans une échoppe d’une célèbre chaîne de cafés, et qui passe probablement son temps libre à comater devant la télévision ou à traîner avec ses amis. Et cela lui va parfaitement ainsi. Jamais il n’ira, par exemple, lui révéler qu’il a passé la soirée précédente dans un petit bar de la ville, lieu qu’il affectionne car étant doté d’une petite scène où peut se produire n’importe qui, professionnel comme amateur. Scène qu’il n’a commencé à fouler que tout récemment, ayant mis du temps avant d’enfin oser se produire devant un public autre que sa famille. S’il avait commencé par ne chanter que des reprises, il avait trouvé le courage, depuis quelques semaines, de présenter au petit public d’habitués de l’endroit des productions originales. Où avait-il donc trouvé ce courage ? Seuls les astres le savaient, bien qu’il se plaise à croire que c’était dû à cette confiance que lui insufflait peu à peu Angela. Confiance qui n’est pourtant pas suffisante pour qu’il lui parle de tout ceci, car il est tellement plus simple de jouer ses morceaux devant une poignée d’inconnus que d’en parler à sa petite amie et d’ainsi prendre le risque qu’elle demande à l’entendre jouer – ce qui reviendrait à prendre le risque qu’elle juge sa musique. Qu’elle ne l’aime pas. Et surtout, pire que tout, qu’elle entende ses paroles. Mots qu’il a pour la plupart écrits lors de ses nuits d’insomnie, mots d’une noirceur sans pareille, mots qui suffiraient à lui révéler Ô combien son âme est sombre. S’il est bien une chose qu’il ait apprise au sujet de la jeune femme, c’est qu’elle est loin d’être stupide. Il ne lui faudrait guère longtemps pour saisir la noirceur des pensées qui occupent son esprit. Et il ne peut se le permettre.

Telles sont les idées qui arpentent son cortex tandis qu’il se prépare pour la soirée à venir ; garçon qui pense trop, toujours trop, et ce même en ce jour de Saint-Valentin, journée qui s’achèvera aux côtés de sa belle. Idée qui devrait le mettre en joie, et pourtant c’est avec une certaine angoisse qu’il aborde le dîner. Et si le restaurant choisi ne lui plaisait pas ? Et si lui, il ne lui plaisait pas ? Et si elle le trouvait laid, ou inintéressant, ou gênant ? Soupir qu’il pousse en abandonnant ses clés sur le meuble de l’entrée, soupir qu’il pousse pour tenter de se détendre un brin, de chasser de son esprit ces pensées tout sauf utiles. Jeune homme à peine rentré du travail, de plusieurs heures consécutives passées à servir des gobelets de café à des New-yorkais grincheux qui ne trouvaient rien de mieux à faire que de reprocher au personnel de ne pas savoir écrire correctement leurs noms sur les réceptacles en carton. En même temps, certains avaient de ces noms… Comme cette jeune femme blonde, une certaine Aaliyah ; comment était-il supposé écrire cela ? Avec un ou deux A ? Un I ou un Y ? Et il n’y avait pas un H, quelque part ? Promesse qu’il se fait alors de ne pas chercher l’excentricité le jour où il sera temps pour lui et sa future compagne de choisir le nom de leur enfant, ne serait-ce que par égard pour les pauvres serveurs de Starbucks qui lui succèderont.

La porte de l’appartement est à peine refermée derrière lui que Nemo se rue vers la salle de bain, impatient de prendre une douche pour se débarrasser de l’odeur de café qui lui colle à la peau, qui a osé se prendre dans ses mèches de cheveux et dans les fibres de ses vêtements. Soulagement que de sentir l’eau brûlante caresser son derme, muscles tendus qu’il sent se relâcher sous l’effet de la chaleur, jet sous lequel il prend pourtant garde de ne pas s’attarder, ne connaissant que trop bien la fâcheuse propension qu’il a à se perdre dans de sombres pensées en ce lieu. Première serviette qu’il noue autour de sa taille, comme si un colocataire imaginaire pouvait le surprendre en tenue d’Adam – mais bon, on n’était jamais trop prudent –, seconde serviette avec laquelle il vient frictionner ses mèches brunes afin d’en faciliter le séchage. Reflet qu’il croise dans le miroir face à lui, yeux qui se posent sur ses cheveux qui, désormais totalement décoiffés, se dressent en pics hirsutes sur le sommet de son crâne. Mains qu’il privilégie au peigne, ayant expérimenté bien trop souvent les ignobles coiffures guindées que ce dernier produisait, mains qu’il passe alors dans sa courte tignasse pour tenter de la discipliner un minimum, sans pour autant se retrouver avec une raie au centre du crâne et les cheveux plaqués sur le côté comme Jean-Édouard. Doigts qui glissent ensuite sur ses joues, doigts qui effleurent les quelques poils de barbe qui parsèment son derme. Barbe qui n’a pas excessivement bougé depuis qu’il l’a rasée le matin même, barbe qu’il décide donc de laisser telle quelle. Brossage de dents appliqué pour retrouver une haleine fraîche, légère aspersion de déodorant et de parfum, jeune homme bien vite ressorti de la salle d’eau. Jeune homme qui se rend dans sa chambre, regard qui se pose sur le costume, soigneusement pendu à un cintre, qui l’attend, accroché à la poignée de son armoire. Costume qu’il ne ressort que pour les mariages ou autres cérémonies familiales, costume qui ne ressemble guerre à ce garçon sans cesse en jean et T-shirt, costume qui plaira pourtant, il le sent, à Angela. Alors oui, il sort le grand jeu, même si cela fait moins d’un mois qu’ils sont ensemble, pour la simple et bonne raison qu’il n’est jamais trop tôt, selon lui, pour bien faire les choses. Chemise blanche, pantalon bleu foncé – couleur qu’il trouve moins dure que le noir –, veste assortie, derbies marrons, tenue bien vite enfilée. Jeune homme stressé qui se retrouve assis sur son lit, devant s’y reprendre à cinq fois avant d’enfin parvenir à nouer correctement sa cravate bleu clair, comme toujours lorsqu’il revêt un tel accessoire.

Mains qu’il passe dans ses cheveux désormais presque secs en se regardant dans le miroir, s’assurant que rien ne cloche. À première vue, sa tenue semble correcte, mais il ne se fait pas franchement confiance, c’est plus fort que lui, et c’est donc toujours un peu anxieux qu’il quitte l’appartement, ayant pris soin de récupérer les quelques effets personnels dont il aura besoin pour la soirée, qu’il a glissé dans les poches de son pantalon ou de sa veste. Excepté pour le plus gros qui ne passait pas, bouquet de roses rouges qu’il a pris soin d’acheter le matin même de crainte qu’il n’en reste plus s’il passait chez le fleuriste juste avant de rejoindre Angela, bouquet qui l’a sagement attendu toute la journée dans un vase d’eau et qu’il porte désormais à la main.

Jeune homme qui s’engage dans la rue, direction le métro pour se rendre à l’adresse que lui a fournie la jeune femme. Trajet en transports en commun qui lui semble terriblement long, désir qu’il a de la voir sans plus attendre, choix qu’il n’a pourtant pas que de devoir patiemment rester assis sur son siège. Trajet durant lequel il sent se poser sur lui le regard de ses concitoyens, regards amusés qu’il tente autant que possible d’interpréter comme étant amusés de voir un jeune homme si bien apprêté pour la Saint-Valentin, et non pas moqueurs. Éternité qui prend fin lorsque le métro s’arrête à la station désirée, pour son plus grand soulagement. Garçon qui se rue sur le quai puis dans la rue, désireux d’enfin retrouver sa belle. Sentiment mêlé d’anticipation et d’impatience, impatience de voir comme elle se sera probablement pomponnée pour l’occasion. Pour lui, finalement. Pensée qui échauffe son cœur, l’aidant par la même à lâcher un peu de lest.

Périple qui s’achève devant la porte de l’immeuble où demeure la jeune femme, chance qu’il a  d’entrer au moment où une personne en sort, occasion lui évitant d’avoir à patienter et, par la même, de faire monter un peu plus la tension qui malmène son cœur. Mots qui tournent en boucle dans son cerveau pour ne pas risquer de les oublier, mots qui ne sont autres que le numéro de l’appartement et l’adresse, désormais inutile, du bâtiment. Appartement qu’il trouve rapidement, doigt qu’il écrase sur le bouton de la sonnette. Attente anxieuse sur le palier, bruit de talons derrière la porte qui parvient néanmoins à lui arracher un sourire. Bruit qui s’interrompt quelques instants, sourcils qui se froncent d’eux-mêmes, expression de la question qui lui arrive : pourquoi n’ouvre-t-elle donc pas la porte ? Questions inquiètes qui n’ont guère le temps de plus l’envahir puisque le battant s’ouvre enfin, révélant la plus belle créature qu’il ait jamais vue. Créature qu’il a pourtant la chance de croiser tous les jours, beauté à laquelle il ne s’est pas encore habitué, qui le heurte toujours avec la même violence à chaque fois qu’il la voit, interrompant si bien les battements de son cœur qu’il pourrait parfaitement mourir sur place. Sourire niais qu’il sent poindre sur ses lèvres tandis qu’il détaille la délicieuse apparence, sexy en diable dans cette robe rouge. Sourire qui s’agrandit alors qu’il observe ce comportement qui lui ressemble peu, mais qui est pourtant loin de lui déplaire. Sourire qui disparaît lorsqu’il la voit glisser, main libre qu’il tend spontanément vers elle, qui vient se poser sur son bras pour tenter de la rattraper, de lui éviter de passer la Saint-Valentin aux urgences pour cause de coxis cassé.

- Oulà, attention Angie !

Sérieux qu’il s’efforce de conserver pour ne pas qu’elle croit qu’il se moque d’elle, regard rieur et sourire amusé bien que contenu qui le trahissent pourtant. Contrôle qu’il ne parvient plus à contenir lorsqu’elle éclate de rire, amusement auquel il laisse enfin l’occasion de se déployer, mêlant son rire au sien. Comme de coutume, c’est toute la nervosité et l’angoisse qu’il ressentait qu’il sent s’envoler en sa présence. Expressions négatives qui s’évanouissent une bonne fois pour toutes lorsqu’elle glisse ses bras dans sa nuque pour épouser ses lèvres des siennes, baiser tendre et avide qu’il s’empresse de lui rendre, laissant sa main libre glisser sur sa taille pour doucement l’attirer contre lui. Contact qui lui avait manqué, contact auquel il a bien trop rapidement pris goût, contact pour lequel il serait prêt à pire qu’un camé en manque. Contact qui prend fin bien trop tôt à son goût, brusque retour à la réalité lorsqu’elle formule sa question. Surnom qui lui arrache un sourire amusé, surnom qui ne le fait pas tiquer pour autant. Surnom qu’il aime bien d’ailleurs, aussi étonnant que ce soit au vu de son caractère quelque peu ridicule.

- Haha, si je te le dis ce ne sera pas une surprise voyons ! Et tu vas vite t’apercevoir que j’adore les surprises…

Sourcils qui se haussent à quelques reprises, expression mystérieuse qu’il tente d’adopter du mieux possible. Doigts qui se resserrent autour du bouquet qu’il tient toujours à la main, roses qui se rappellent subitement à son bon souvenir, fleurs qu’il tend alors à l’élue de son cœur.

- Joyeuse Saint-Valentin, pupuce !

Surnom idiot pour surnom idiot, il en a des dizaines en stock… Large sourire qu’il arbore alors, gentille petite pique qu’elle n’interprètera pas, il l’espère, comme une moquerie, puisque cela n’en est pas une. Simple retour de bâton, preuve qu’il entre dans son jeu, volonté de partager quelque chose avec elle. Main désormais délivrée du présent qu’il glisse négligemment dans sa poche, lui disant doucement :

- Si t’es prête, on peut y aller…
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Mer 8 Mar - 17:09
Be my Valentin(e)

Nemo & Angela

Coude droit contre l’encadrement de la porte, main qui se perd et se fond dans ma crinière brune, paume gauche qui vient se déposer sur ma hanche soulignant subtilement la délicate cambrure de ma silhouette. Voix transformée, travestie, améliorée, voix plus rauque et grave que de coutume empruntant son timbre à l’image stéréotypée et sublimée de la femme fatale. Personnage que je prends l’espace d’un instant pour lui offrir une image sublime, divine. Tentative terrestre pour s’inscrire dans le céleste. Envie de le marquer, de le subjuguer et de lui laisser en mémoire une image parfaite de la femme fragile qui veut se faire sienne. Mais tel Icare qui s’approche trop près des cieux dans un excès de zèle, un instant d’égarement, et qui se brule les ailes, les dieux me punissent d’un tel comportement par leur foudre divine. Mon coude dérape et mon équilibre flanche. Talon qui se dérobe dans le l’élan, cheville qui cède sous le poids de mon corps, se tordant et craquant dans un bruit pour le moins silencieux. Un juron trouve naissance dans mon esprit mais se retrouve bloqué par mes lèvres serrées de douleur. Expression crispée qui passe sur mon visage l’espace d’une microseconde pour s’évanouir aussitôt derrière mon visage radieux et souriant. Douleur que je cache, que je camoufle pour empêcher une simple broutille venir ruinée une soirée si attendue. Une pression se fait autour de mon bras et mes iris azurs se posent sur sa main fine qui me soutient. Le support qu’il m’offre est d’une force presque invraisemblable à la vue de sa frêle carrure. Puissance insoupçonnée qui me sauve in extremis de dégâts plus conséquents que ma cheville. Ce contact simple et tendre, plein de préoccupation et d’intérêt me trouble et tire à mon visage ses 50 nuances de rouges si facilement dévoilés. De nouveau maîtresse de moi-même, et l’adrénaline de la situation passée je ressens plus puissamment le contact viril de sa paume contre mes biceps, de la chaleur que cela diffuse sur ma peau dénudée et fraiche. Je sens le frisson thermique qui vient parcourir le long de mon bras m’arrachant un soubresaut de plaisir et de gêne mélangés pour un cocktail divin et grisant qui me retourne la tête et le cœur. Dieu que cet homme me trouble, je perds chaque fois mes moyens et mon image de femme « forte et indépendante » pour n’être plus qu’une petite fille, une jeune adolescente victime de ses pulsions et de ses désirs. Mon regard dérive alors dangereusement vers sa tenue, son corps. Et quel corps ! Sa chemise blanche, parfaitement ajustée, moule son corps à la perfection dévoilant sa carrure svelte, et étrangement bien taillée pour un homme que je sais avec quasi-certitude peu athlétique. Malgré ce caractère faible de son gabarit ce corps masculin et viril me rassure, havre de paix et de sécurité qui en peu de temps m’est devenu indispensable. Je retrouve les joies d’une étreinte, d’un câlin réconfortant, de baisers volés, d'instants magiques suspendus hors du temps et de l’espace. Bonheur perdu et si vite oublié qu’il rappelle plus que vivement à ma mémoire. Bonheur qui se révèle être finalement la seule raison qui me pousse à me lever le matin et qui m’arrache constamment un sourire béat, tel celui que j’arbore actuellement. Rictus qui s’intensifie quand je notifie la cravate, maladroitement nouée qui vient ornée son coup pour lui donner un effet du meilleur genre. Signe du mal qu’il s’est donné pour me plaire et pour sortir avec moi dans un look plus que soigné diamétralement opposé à son look plus casual habituel. Attention qui me touche d’autant plus que ladite cravate d’un bleu tendre et pâle est parfaitement assortie à la teinte azurée de mes prunelles. Je remonte mes yeux sur son visage, prévenant et doux que j’aime tant et qui me fait fondre tel neige au soleil. 

Je repose mon pied à terre et ressens aussitôt la virulente douleur précédente. Maudits soient les talons hauts, invention divine qui sculpte à la perfection le corps d’une femme mais qui s’avère in fine n’être qu’un odieux élément de torture dangereux qui plus est. Une simple application de mes cours de médecine me permet de déterminer qu’il s’agit d’une entorse. Mais malgré ce diagnostic peu glorieux je décide de prendre sur moi et de souffrir en silence toute la soirée, en conservant les talons de façon à rester au mieux de mon physique, the show must go on. J’éclate alors de rire laissant échapper le stress de ma chute dans des éclats de voix non maîtrisés, mettant le voile de l’autodérision pour cacher la vérité de la situation. Puis je me jette à son cou, assouvissant dans un échange langoureux et passionné mes pulsions révélées et attisées depuis le début de cet échange. Nos corps se touchent, s’effleurent et se découvre à travers les épaisseurs qui me semblent superflues de nos vêtements. Un échange qui assouvit ma soif insatiable de lui, qui malgré sa force déjà sulfureuse ne fait que croitre à chaque instant. Chaque moment avec lui me ramène un peu plus vers l’horrible réalité que mon cœur est déjà sien et que même si notre relation est récente et n’existe que depuis un laps de temps court et bien je l’aime.

Surprise, mot magique qu’il prononce et qui réveille en moi mon âme enfantine. Mes yeux illuminés d’étoiles trépignent d’impatience face à cette soirée mystère qui s’annoncent déjà pleins de rebondissement et de plaisirs en tous genres. Captivée par ma chute puis par le spectacle de l’Apollon qui a cueilli mon cœur, je n’avais alors toujours pas notifié la main qu’il cache derrière son dos. Main que je vois se mouvoir laissant peu à peu apparaitre dans l’ombre de son corps une silhouette floue qui se précise dans la lumière, laissant éclater la couleur vive et intense du somptueux et volumineux de roses rouges qu’il me tend. Ma voix se coupe et l’émotion noie mes yeux dans une fine brume de larmes qui se contentent tout juste de perler à l’extrémité de mes yeux. Trop plein d’émotion face à un acte simple, tendre et délicat d’un homme amoureux. Acte traditionnel de saint valentin mais dont je ne me souviens jamais avoir eu le droit d’un tel honneur, malgré une relation de plusieurs années cumulées. Acte qui me comble de joie au-delà de mes espérances et j’offre à l’homme de mon cœur un sourire plein de bonheur. J’attrape le bouquet d’une main tremblante et peu assurée le portant à mon nez pour en humer le parfum floral délicat qui s’en dégage. La douceur des pétales, proche de celle de la peau d’une pêche vient se révéler à mon visage. Je plonge mon regard plein d’amour dans le sien et reprends d’une voix fragile et hésitante. « Merci … Elles … Elles sont tout bonnement sublimes, t’es un grand malade il ne fallait pas ! Madre de Dio que je t’aime … » Fin de phrase qui m’échappe, pensée qui se matérialise à mi-mots. Je ferme ma bouche trop loquace qui en révèle plus que je ne le souhaite. Mon cœur bat la chamade autant d’amour que de peur face à la réaction qu’une telle réaction un peu prématurée pourrait lui arracher. Je regarde mes pieds un instant, gênée fuyant mon regard et cherchant une excuse pour m’esquiver un instant afin d’échapper à la gêne que cela va générer. Une solution logique s’impose à moi, là juste sous mes yeux. « J’aimerais les emmener partout tellement elles sont belles pour montrer à tout le monde à quel point je suis chanceuse. Mais je pense qu’elles apprécieraient de rester ici dans la chaleur de l’appart et dans l’humidité d’un vase. Entre un instant si tu veux. » Je retourne dans l’appartement et fonce à la cuisine me forçant à marcher sans boiter, travaillant ma démarche et mon masque de sérénité pour la durée de la soirée. J’attrape un vase et commence à le remplir d’eau profitant de cet instant et de la discrétion que m’offre le bar de la cuisine pour retirer ma chaussure afin de tenter d’apaiser ma cheville. Moment trop vite passé et la douleur non dissipée s’expriment avec la même vigueur lorsque je remets le pied mon escarpin tout droit sorti des forges de l’enfer. Je place les fleurs dans le vase puis le vase sur la table du salon, point central de l’appartement. Je me tourne alors vers Nemo. « Parfait comme ça je vais pouvoir les admirer sans interruption. » Je lui décoche un dernier sourire et m’empare de mon tresh coat noir ainsi que de ma pochette, contenant mon nécessaire retouche de maquillage et mes papiers pour la soirée. J’attrape alors délicatement son bras en glissant le mien dessous avant de déposer tendrement ma tête sur son épaule. « Prête, je te laisse m’emmener où tu veux, même à l’autre bout du monde. »

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My diary : "Well he’s a sensitive boy, you’ve seen that. He’s a young man with too deep feelings. The soul of a poet - but none of the grit or steel that acts as a bulwark against these horrors of this world."

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Mon surnom : Nemo, c'est déjà suffisamment court comme ça
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : Poisson
Dans la vie je suis : Etudiant en Ecriture créative et Langues et civilisations françaises & serveur chez Starbucks
Catégorie Sociale : Loin d'être riche
J'aime les : Jolies mexicaines
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Mer 15 Mar - 13:34
Be my Valentin(e)

Nemo & Angela

Sourire attendri qui étire ses lèvres face à l’expression qui se dessine sur les traits de sa bien-aimée, sourire irrépressible lorsqu’il la voit passer ainsi de femme fatale à enfant, expression même de l’ambivalence qui régit sa personnalité. Ambivalence qui la rend unique, d’autant plus précieuse à ses yeux, ambivalence qu’il commence à cerner à mesure qu’il apprend à la connaître, ambivalence qu’il aime un peu plus chaque jour. Ambivalence dont elle n’a sans doute même pas conscience, se contentant d’agir avec une spontanéité et une innocence qui lui sont propres, passant tout naturellement d’adorable jeune femme à déesse tentatrice. C’est tout du moins l’image qu’elle lui renvoie, image qui peut finalement s’avérer tout aussi véridique qu’erronée.

Il la voit s’exciter telle une enfant, de toute évidence charmée par l’idée d’une surprise. Constat qui soulage le jeune homme d’un poids, le poids d’un léger doute, d’une légère anxiété à l’idée qu’elle appartienne à cette catégorie de personnes trop organisées, qui ne supportent pas l’éventualité d’être surprises. Mais non, ses craintes se voient détrompées, et ne subsiste que celle que la surprise en question ne lui plaise pas. Dans tous les cas, il est désormais trop tard pour reculer, et s’il ne l’emmène pas là où il a prévu la soirée, il ne saura jamais si cela aurait pu lui plaire ou non.

Sourire qui s’élargit un peu plus encore en voyant comme elle semble heureuse suite à son simple présent, sourire qui ne va pas quitter ses lèvres de la soirée, il le sent bien à la manière dont elle a débuté, dont la simple présence de la jeune femme à ses côtés suffit à le combler de joie, dont leur relation semble le propulser tout droit vers les portes du Paradis. Attention qui lui ferait presque plus plaisir encore qu’à elle, attention qu’il serait prêt à répéter au quotidien si cela peut lui permettre de voir un tel sourire sur ses lèvres tous les jours, attention pour lui naturelle que d’offrir des fleurs à l’occasion d’un rendez-vous, plus que jamais le soir de la Saint-Valentin, bonnes manières que lui a enseigné sa mère dès sa plus tendre enfance. « Nemo, quand tu auras une amoureuse, tu lui tiendras bien la porte et tu la laisseras passer devant toi. Comporte-toi galamment, ne me fait pas honte mon fils. » « C’est à toi de lui offrir le repas lorsque vous mangez au restaurant, au moins pour le premier rendez-vous. » « Ta petite amie, il te faudra la respecter. Rompre avec elle plutôt que de la tromper si tu n’es plus heureux avec, ne pas la forcer à faire des choses pour lesquelles elle t’avoue ne pas se sentir prête, être là pour la rassurer lorsqu’elle en a besoin. » Autant de sages paroles que certains trouveraient dépassées mais qui restent ancrées dans son cerveau, bons conseils auxquels il se réfère comme à parole d’Évangile, qu’il n’a que trop peu eu l’occasion de mettre en œuvre. Jusqu’à aujourd’hui.

Sourire qui faiblit sensiblement lorsqu’il aperçoit les ébauches de larmes qui bordent ses yeux, inquiétude qui s’empare brusquement de lui à la simple idée qu’elle pleure par sa faute. Il n’a jamais supporté de voir des perles salées souiller le visage des personnes qu’il aime, et ce même lorsqu’elles étaient le fruit d’un bonheur sincère. Attention pourtant bien vite détournée par les paroles qui s’échappent de ses lippes, paroles qui heurtent son palpitant en plein cœur. Mot tant convoité par tout mortel, mot lourd de sens, mot qu’elle vient de toute évidence de prononcer à son égard. Idée à laquelle il a bien du mal à croire, incapable d’assimiler le fait qu’il puisse être aimé d’autrui. Que l’on puisse ressentir à son égard ces sentiments forts qu’il ressent pour ses proches. Organe vital qu’il sent s’emballer dans sa poitrine comme s’il venait de piquer un sprint, lorsqu’il n’a toujours pas bougé d’un seul millimètre. Sang qu’il sent monter à ses joues, sourire niais qu’il ne peut retenir ; il a exactement le comportement d’une adolescente en pleine exaltation amoureuse, il le sait bien, et se sent terriblement ridicule et pathétique pour cela. Pour autant, il souhaite bien ne pas laisser son manque de confiance en lui gâcher ce précieux moment, et c’est donc tout naturellement qu’il lui répond :

- Je t’aime aussi, Angie. À un point presque… effrayant.

Déclaration probablement précipitée, déclaration qu’il se doit pourtant de faire puisqu’elle a fait un pas vers lui, et qu’il sait par expérience qu’il n’est de pire sentiment que de faire face à une absence de réponse à cela, terrible sentiment que celui de se prendre un vent. Et, finalement, le simple fait qu’il ressente un réel amour à son égard depuis le premier jour, amour croissant à chaque instant, devrait suffire à justifier pareilles paroles. Doux sourire qui étire alors ses lèvres, doigts qu’il pose sur sa joue, qui effleurent la peau délicate de son visage dans une tendre caresse, tandis qu’il relève précautionneusement son menton vers lui pour déposer un baiser sur ses lèvres, chaste mais pas moins chargé d’émotions pour autant.

Léger hochement de tête en signe d’acquiescement, jeune homme qui suit sa petite amie dans l’appartement, se faufilant par la porte entrouverte pour doucement la refermer derrière lui. Jeune homme qui se comporte toujours ainsi, qui se déplace, qui agit dans le plus grand silence possible. Comme s’il cherchait à tout prix à se faire oublier, là où il a en réalité un constant et presque maladif besoin d’attention. Silhouette féminine qui disparaît dans la cuisine, garçon qui se retrouve alors seul dans le salon, pièce dans laquelle il évolue à pas de loup, observant tout ce qui lui est permis de voir. Le moindre petit détail, que ce soit dans la décoration de la pièce, dans les photos qui la décorent ou dans les revues abandonnées sur la table basse, tout est bon à prendre pour tenter de connaître un peu mieux celle qui a pris la plus grande place dans son cœur depuis quelques mois. Bien que ce soit la première fois qu’il ait l’occasion de pénétrer l’appartement, il se souvient qu’Angela lui avait un jour dit vivre en colocation avec sa meilleure amie, information qui fausse quelque peu cette observation minutieuse de la pièce, puisqu’il lui faut tenter de deviner à qui appartient quoi. Observation qui prend fin lorsqu’il voit la jeune femme revenir dans la pièce, un vase dans les bras. Sourire qu’il lui rend tandis qu’elle dépose son précieux chargement en plein cœur du salon.

- Je suis ravi qu’elles te plaisent à ce point !

Tornade brune bien vite prête à partir, tornade pourtant un peu moins énergique que de coutume, Nemo l’a bien remarqué. Quelque chose cloche, sans qu’il parvienne à savoir quoi ; si elle ne semble pas particulièrement fatiguée, il a pourtant le sentiment qu’elle est en train de lutter contre un ennemi inconnu. Il la laisse pourtant s’agripper à son bras et, sans plus se formaliser, répond avec un sourire malicieux :

- Un jour je t’emmènerais jusqu’au bout du monde, mais pour ce soir, on manque un peu de temps et de budget. Je compte pourtant bien te faire voyager, ne t’en fais pas.

Jeune couple qui quitte l’appartement, illumination divine qui se fait seulement dans le cortex du jeune homme. Il lui aura fallu attendre de se trouver dans le couloir de l’immeuble pour mettre le doigt sur ce qui ne va pas. S’il était, dans l’appartement, distrait par la beauté de la brune, par ses paroles et par sa simple présence, la vérité lui apparaît désormais avec une évidence criante. Maintenant qu’elle se pend à son bras, il remarque bien qu’elle se fait un peu plus lourde que d’ordinaire. Comme si elle avait du mal à marcher. Suspicion confirmée lorsqu’il prend le temps d’observer son visage à la loupe, remarquant alors les imperceptibles tressautements de douleur qui passent sur ses traits à chaque pas, et ce malgré tous les efforts qu’elle déploie pourtant pour les dissimuler. Mais, soyons honnêtes un instant : on ne peut rester perché sur des talons avec une entorse, tout en conservant une démarche et des expressions faciales parfaitement naturelle. Jeune homme qui s’arrête alors brusquement de marcher, faisant s’arrêter sa partenaire par la même occasion.

- Angie.

Un nom, deux syllabes, timbre de voix qui suffit à lui faire comprendre qu’il est soudain bien sérieux.

- Tu n’espères quand même pas me berner toute la soirée ? Je vois bien qu’il y a un souci avec ton pied, je vais pas te laisser souffrir le martyre sans rien dire.

Ton toujours doux mais étonnamment ferme pour lui, essaim de protestations qu’elle formule mais qu’il ignore délibérément, l’obligeant à retirer ses escarpins pour limiter tant que possible les dégâts.

- Je refuse de te laisser sortir perchée là-dessus, s’évertue-t-il à répéter, actuellement peu soucieux de se chamailler avec elle tels deux enfants. Tu fais médecine, je sais pas ce que t’as exactement, mais tu dois bien savoir que tu ne feras qu’aggraver la situation en te torturant ainsi, au risque de te faire mal pour de bon, si ce n’est pas déjà fait. Puis je te laisse pas le choix de toute manière, t’auras pas ta surprise tant qu’on n’aura pas arrangé la situation.

Tendre baiser qu’il dépose alors sur sa joue, désolé d’avoir à la contrarier ainsi mais bien décidé à ne pas participer à ce qui pourrait devenir une blessure grave.

- T’as pas à faire semblant, avec moi. Si tu te fais mal, il faut me le dire. J’aime mieux savoir qu’il y a un souci et t’aider à aller mieux que de te laisser souffrir en silence.

Aveu qu’il parvient à obtenir de sa part qu’elle s’est faite une entorse, bras qu’il glisse alors autour de sa taille pour la soutenir jusqu’à la porte de l’appartement. Retour à la case départ. Indications qu’elle lui donne et qu’il suit pour la conduire jusqu’à la salle de bain, la faisant alors asseoir sur le rebord de la baignoire. Jeune homme qui convoque les rares souvenirs qu’il garde de son enfance, lorsque son petit frère, bien plus casse-cou que lui, se foulait la cheville et que leur mère se retrouvait immanquablement à le soigner. Mains qui fouillent dans les placards pour dénicher une pommade qu’elle lui conseille pour apaiser la douleur, ainsi qu’une petite bande de tissu. Jeune homme qui vient alors s’asseoir à ses côtés, sur le même rebord de baignoire, désormais équipé.

- Tu t’es fait mal à cette cheville, c’est ça ?

Doigt qui désigne l’une de ses jambes, acquiescement de la jeune femme, mollet qu’il saisit alors pour le poser sur ses propres cuisses. Pommade qu’il réchauffe un peu entre ses doigts avant de l’appliquer sur sa cheville, la massant précautionneusement, comme s’il manipulait ce que l’on pouvait faire de plus fragile sur cette terre. Regard soucieux qu’il relève vers son visage sans cesser de doucement parcourir sa peau de ses doigts.

- N’hésite pas à me dire si je te fais trop mal, hein ? C’est toi l’experte, après tout.

Pommade appliquée, rouleau de bande en tissu qu’il déroule un peu pour commencer à bander sa cheville. Il n’a jamais exactement su ce que cela faisait exactement, peut-être cela maintenait-il tout en place, ou tenait-il les muscles au chaud ; toujours est-il que cela avait toujours fonctionné sur son frère, et c’était là le principal. Pensées qu’il énonce alors à voix haute tandis qu’il continue de couvrir la zone endolorie.

- Bon, tu dois bien avoir des chaussures plates à porter pour ce soir, non ? Peut-être des ballerines…

Petite grimace de dégoût qui déforme alors ses traits à cette simple évocation, tête qu’il secoue vivement.

- Nan nan, oublie les ballerines, c’est sans doute pas une bonne idée. Mais tu dois bien avoir quelque chose à te mettre, mon cœur. Et par quelque chose à te mettre j’entends bien évidemment une paire de chaussures qui ne risque pas de te tordre la cheville une fois de plus.

Regard presque sévère qu’il lui adresse, ébauche de sourire qu’il contient mais qui est pourtant vaguement perceptible sur ses traits. Si le jeune homme est d’un naturel complaisant, il peut se montrer bien plus buté lorsqu’il s’agit de choses graves ; nouvelle facette de sa personnalité qu’il lui dévoile ce soir.
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