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Our brains are sick but that's okay | Leeli

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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Mer 15 Fév - 16:51
Our brains are sick but that's okay

Lexie & Eliott

Journée des plus normales pour Eliott, passée à courir à droite et à gauche pour pouvoir se coucher le soir avec le sentiment d’avoir fait tout ce qu’il avait à faire. Réveil aux aurores, petite Skylar déposée à la crèche, jeune homme qui se rend au pas de course à son travail. Longue pause-déjeuner qui lui est accordée, durant laquelle il trouve le temps de faire l’un de ses passages devenus hebdomadaires dans la salle de sport du quartier. Pas le temps de souffler, enchaînement direct sur son unique cours de l’après-midi avant qu’il ne retourne chercher sa fille à la crèche. Retour à l’appartement, heure qu’il passe à jouer avec la petite, comme pour compenser le fait qu’il ne la verra guère plus aujourd’hui. Petite qu’il va ensuite déposer chez son meilleur ami qui s’est dévoué pour la garder en cette nuit de Saint-Valentin, bénis soient les amis célibataires. Comment se débrouille-t-il donc pour accomplir tant de choses en si peu de temps ? Question qu’il se pose en s’allongeant sur le canapé du salon, à peine rentré, pour s’octroyer un quart d’heure de sieste. Unique solution qu’il ait à sa disposition pour ne pas piquer du nez toute la soirée. Car oui, ce mardi est loin d’être terminé pour lui, première Saint-Valentin de sa vie qu’il passe en compagnie amoureuse. Journée qui ne commence qu’alors à se faire spéciale.

Jeune homme encore quelque peu endormi qui sort son portable pour poster une photo sur Instagram, récent cliché de sa fille et lui, légende qu’il rédige selon laquelle elle est celle avec qui il occuper sa soirée des amoureux. Mensonge uniquement destiné à brouiller les pistes selon le bon vouloir de sa petite amie, meilleur ami qui se posera sans doute des questions puisque la petite est présentement avec lui, mais cela ne fait rien. Mieux vaut qu’une personne se pose des questions plutôt que ce soit la totalité de ses abonnés qui découvrent la vérité. Sourire qui étire ses lèvres en lisant la réponse quasi immédiate de la jolie blonde qui occupe ses pensées, commentaire plutôt explicite pour le coup… Mais entre nous, qui lit donc les commentaires ? Téléphone qu’il verrouille, temps à accorder aux réseaux sociaux qu’il n’a plus. C’est dans moins de deux heures que l’élue de son cœur est supposée arriver, et il lui reste tout à faire. S’il la connaît assez pour savoir qu’elle sera fort probablement en retard, ce n’est pas une raison pour traîner pour autant.

Direction la cuisine, où il va passer la majeure partie des heures à venir. Il a promis à Lexie qu’il s’occupait de tout pour ce soir et qu’elle ne serait pas déçue, et il compte bien s’y tenir. Mission du jour : ne pas faire flamber l’appartement. Tâche qui ne devrait pas être trop ardue à réaliser de toute manière, dans la mesure où, lorsqu’il était enfant, sa mère le faisait cuisiner avec elle pour qu’il sache se débrouiller lorsqu’il serait plus âgé, et surtout qu’il puisse ravir les papilles de sa douce. « Je n’ai pas envie d’éduquer un garçon qui se contentera de mettre les pieds sous la table en rentrant du travail ! » Voix de sa mère qui résonne dans son cortex tandis qu’il se saisit de son vieux livre de cuisine, carnet racorni dans lequel elle inscrivait à la main les recettes qu’elle découvrait et qui lui plaisaient, écriture serrée passée par le temps, à laquelle se mêlent de temps à autre des tâches d’aliments inconnus. Petit ouvrage lourd de symbolique, lourd de souvenirs, réminiscences qui le submergent subitement. Odeurs de plats qui mijotent, son du fouet qui cognait contre le saladier de verre et qui ne pouvait que lui indiquer, à son réveil, qu’ils auraient des pancakes pour le petit déjeuner, goût de la casserole de chocolat fondu que lui amenait sa mère pour qu’il en lèche les restes, vision de sa génitrice et lui occupés à se chamailler, ateliers cuisine qui dérapaient souvent en bataille de nourriture. Vague de nostalgie qui s’empare d’Eliott, estomac qui se noue, boule qu’il sent remonter dans sa gorge. Malgré le passage des années, le spectre de sa mère reste bien présent, continuant de hanter impitoyablement les pièces du petit appartement. Profonde inspiration qu’il prend, yeux humides qu’il essuie rapidement. Non, Eliott, ce n’est pas le moment. C’est la Saint-Valentin, tu ne devrais qu’être joie, et pourtant tu ne trouves rien de mieux à faire que de te laisser aller à la mélancolie. Timbre de voix qui envahit son esprit, timbre qu’il ne connaît que trop bien pour l’avoir entendu durant seize ans, timbre qui ne sortait que des lippes de sa mère. Sourire qu’il force, sourire destiné à nul autre qu’à lui-même, comme pour se donner du courage tandis qu’il tourne les pages d’un carnet qu’il n’a pas ouvert depuis que sa détentrice a perdu la vie. Carnet qu’il n’a pourtant jamais pu se résoudre à jeter, carnet dont il savait qu’il aurait besoin un jour ou l’autre.

Sourire sincère cette fois-ci qui étire ses lèvres lorsque son doigt se pose sur la recette qu’il cherchait : celle de la sauce à la bolognaise. Nulle recette autre que des pâtes en sauce ne pourrait faire plus plaisir à Lexie, et c’est là tout ce qu’il cherche. À lui faire plaisir. Leur première dispute, toute récente, lui revient en tête. Cela ne fait même pas une semaine qu’ils ont enterré la hache de guerre, et il ne peut s’empêcher de toujours se sentir coupable de l’avoir blessé. Il compte bien se racheter à travers cette soirée, et cela commence par la faire jouir gustativement. Mains qu’il lave rapidement, carnet qu’il pose grand ouvert devant lui, légumes qu’il commence à couper menu. Légumes qui se retrouvent bien vite à frémir dans une casserole, ingrédients rapidement mélangés, couvercle posé sur le contenant pour laisser la sauce mijoter aussi longtemps que possible.

Prochaine étape, le dessert. Rapide coup d’œil à l’horloge numérique du four qui lui indique que, par miracle, il est dans les temps. Rictus satisfait qui éclaire son visage tandis qu’il parcourt de nouveau les pages du cahier, ignorant comme il le fait depuis près d’une demi-heure déjà les souvenirs qu’il brasse avec lui. Il n’a pas le temps pour cela ce soir. Il ne manquerait plus que Lexie arrive et le trouve en larmes, tiens. Il serait bien avancé. Jeune homme qui s’arrête sur la page du fondant au chocolat, recette qui devrait normalement plaire à sa petite amie. Rapidement, il réunit les ingrédients, les pèse, les mêle les uns aux autres, avant de poser une assiette sur le saladier de pâte, décidant de faire cuire les gâteaux plus tard, afin qu’ils soient bien chauds le moment venu. Main qu’il passe dans ses cheveux en observant la cuisine qui ressemble désormais plus à un champ de bataille qu’autre chose, décision de tout ranger et nettoyer, des fois que la jeune femme se voit amenée à entrer dans la pièce. Il était toujours surpris de voir à quelle vitesse on pouvait mettre le bazar, constat que lui prouvait pourtant Skylar au quotidien.

Sauce bolognaise qu’il tourne brièvement pour s’assurer qu’elle ne va pas trop fort, sauce qu’il abandonne là pour quelques instants, le temps de dévaler les escaliers de l’immeuble pour se rendre chez le fleuriste au coin de la rue. Stupide idée que de s’y prendre au dernier moment, chose qu’il ne réalise qu’en voyant la file d’attente qui s’étend jusque sur le trottoir. Garçon qui se glisse dans la queue, qui trépigne en voyant avec quelle lenteur elle avance. À ce rythme-là, Lexie allait arriver qu’il serait encore en train de tenter de lui acheter ses fleurs favorites. Pied qui tapote le sol avec impatience, soupir agacé qui franchit ses lèvres. Et dire qu’il n’a même pas pris son portable… Sans aucune notion de l’heure actuelle, il a le sentiment que le temps s’écoule avec une lenteur terrifiante, lorsque cela pourrait faire cinq minutes comme un quart d’heure qu’il est là. Enfin arrive son tour. Soulagement qui l’envahit en constatant qu’il reste quelques roses roses dans un seau, juste de quoi constituer un bouquet.

- Je vais prendre ces roses, s’il vous plaît.

Garçon qui tente de rester calme tandis que la vendeuse emballe lentement le bouquet – pas étonnant que le débit de clients s’écoule à une telle allure, si elle empaquetait tout à ce rythme… Mais travaillant lui-même dans le commerce, il a trop souvent été confronté à des clients odieux pour se comporter de la sorte. C’est donc avec un léger sourire qu’il pose son billet sur le comptoir et dit au revoir à la jeune femme, son bouquet à la main. Appartement qu’il regagne bien vite, rire nerveux qui franchit ses lèvres lorsqu’il vérifie l’heure et s’aperçoit qu’il s’est absenté moins longtemps que ce qu’il avait imaginé. Tout est bien qui finit bien, en fin de compte, et la sauce n’a même pas débordé de la casserole. C’est sans se reposer sur ses lauriers pour autant qu’il se rue vers la salle de bain pour prendre une rapide douche. Légères aspersions de déodorant et de parfum sur son corps désormais propre, passage de la brosse à dents dans sa bouche, main qu’il passe dans ses cheveux humides sans chercher à les coiffer plus que cela. Une serviette nouée autour de la taille, il gagne sa chambre, enfilant les premiers vêtements qui lui tombent sous la main, à savoir un pull ébène, un jean de la même couleur et, bien évidemment, une paire de Vans assorties. Que serait Eliott Monahan s’il n’était vêtu de noir des pieds à la tête ? Sa tenue est simple, et il le sait. Seulement, il doute que cela dérange Lexie plus que ça, et il n’a pas la moindre envie de se trouver engoncé dans des vêtements trop guindés pour lui toute la soirée durant. C’est donc satisfait de son apparence actuelle qu’il va fouiller dans le placard de l’entrée, à la recherche d’une jolie nappe. Étoffe qu’il finit par trouver dans le bazar du grand meuble, étoffe qu’il vient tendre sur la petite table du salon, étoffe qu’il ne tarde pas à habiller de couverts, de serviettes et de verres à vin. Bouteille de vin rouge qui vient d’ailleurs s’ajouter sur la table, en compagnie de deux bougies vermillon qu’il a dénichées dans les affaires de Noël. Sourire satisfait qui étire ses lèvres en observant la table : c’est parfait. Ne manquent que les assiettes, qu’il a préféré laisser en cuisine pour faciliter le dressage.

Liste qu’il repasse mentalement, choses à préparer avant l’arrivée de Lexie qui se cochent au fur et à mesure. Petite pause qu’il s’octroie en se laissant lourdement tomber sur l’une des chaises de la cuisine, première pause en près de deux heures de travail acharné. Travail qui porte ses fruits, à en juger par l’agréable odeur de nourriture qui envahit l’appartement depuis un moment. Jeune homme qui se relève pourtant bien vite, ne pouvant se permettre de chômer tant que tout n’est pas fin prêt. Eau qu’il met à bouillir pour les pâtes, eau rapidement frémissante dans laquelle il plonge les linguine qu’il avait pesées plus tôt dans la soirée.

La nuit tombe sur New York, plongeant le salon dans l’obscurité, et Eliott s’empresse d’allumer quelques lumières seulement ainsi que les deux bougies, afin de créer une ambiance chaleureuse. Tamisée. Ne voyant pas ce qu’il pourrait faire de plus, il s’apprête à se laisser tomber sur le canapé lorsque retentit la sonnette de l’entrée. Synchronisation parfaite, Lexie arrivée pile à temps, et pas trop en retard pour une fois. Ne serait-elle donc pas un cas désespéré, finalement ? Sourire amusé qui éclot sur les lèvres du jeune homme tandis qu’il se dirige vers la porte, récupérant les fleurs au passage. Fleurs qu’il cache dans son dos avant de faire coulisser le verrou et d’actionner la poignée. Sourire qui s’agrandit comme jamais lorsqu’il la voit, véritable déesse qui se tient face à lui, déesse qui est sienne.  Contemplation dont il s’extrait difficilement pour poser sa main libre sur sa taille, s’approchant d’elle pour murmurer contre ses lèvres :

- Joyeuse Saint-Valentin, mon cœur.

Lèvres dont il prend possession sans plus attendre, y déposant un baiser tendre et pourtant vibrant de fougue, expression même de combien elle lui a manqué alors qu’il l’a vu quelques heures plus tôt. Baiser auquel il se force pourtant à mettre fin pour laisser ses lèvres dériver sur sa joue, jusqu’à son oreille, où il glisse :

- Oh, et tiens, je me suis dit que ça pourrait te faire plaisir…

Bras qu’il détend enfin pour dévoiler le bouquet, bouquet qu’il lui tend avec un petit sourire timide, sourire de petit garçon un peu embarrassé d’offrir un cadeau à sa Valentine.
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The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
Admin - Cancer
My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 23
Mon signe astrologique : Cancer
Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
Sosie de : Gigi Beauty Hadid
Double compte : Nate le sexy mexicain
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Jeu 16 Fév - 0:57
Our brains are sick but that's okay

Lexie & Eliott

Doigts qui s’agitent sur le clavier tactile de mon portable, énorme sourire que personne n’avait réussi à m’enlever de la journée. Bien que je ne parle pas à l’élue de mon cœur actuellement, je parle tout de même à ma meilleure amie qui elle se montre d’une impatiente sans pareille. Brune au regard d’un vert perturbant qui me supplierait presque de rentrer à l’appartement dès maintenant pour lui venir en aide. C’est tellement rare de la voir euphorique, de la voir hésitante pour des choses si subtiles que je l’imagine toute paniquée, entre les quatre murs de sa chambre me maudissant dans sa langue maternelle de ne pas être là, devant elle. Déjà une demi-heure que nous débattons sur ses choix de vie ou de mort. Bon, il est temps que je me remette à bosser plus sérieusement. Ayant toujours une image parfaite à faire véhiculer sur mon lieu de stage sans quoi je pourrais me faire virer. A peine ai-je répondu à son dernier sms que je détourne mon attention sur l’écran de mon ordinateur. Continuant mon travail que j’avais abandonné tel une lâche pour répondre à Angela, maintenant il ne me reste plus qu’à chercher comment caser trois nouveaux rendez-vous à ma chef dans son planning de présidente. Silence olympien qui ne tarde guère à prendre fin lorsque des vibrations émane de mon téléphone portable. Tant bien que mal, j’essaie de résister. J’essaie de ne pas jeter un coup d’œil en sachant pertinemment que c’est elle, encore et toujours elle. Pourtant, une légère curiosité me fait douter sur la provenance du dernier sms. Et si c’était lui ? Et si il avait quelque chose d’important à me dire ? Adieu les résolutions j’attrape mon téléphone à la volé et bien évidemment ce n’est pas mon petit-ami qui doit être bien occupé mais encore et toujours Angela qui n’a pas l’air de vouloir me lâcher de sitôt. Long soupire qui s’échappe d’entre mes lippes, elle me désespère et pourtant je ne repose pas le téléphone. Je fixe les photos qu’elle vient de m’envoyer, regardant les plusieurs teintes de rouge à lèvre, à la suite je reçois une photo d’elle faisant la moue car elle trouve que je suis un peu trop longue pour lui répondre et là j’affiche un large sourire devant le téléphone. Ça a l’air de compter énormément pour elle cette soirée et je me mordille la lèvre pour m’empêcher de rire, pour ne pas attirer les regards de mes collègues de travail. Je suis même outrée face à l’impertinence irrationnel de celle qui partage mon deux pièces à m’harceler encore et encore de la sorte.

« Très chère Mademoiselle Martinez, je serais là dans environs une heure et demi grand maximum… Veuillez-vous montrer patiente, nous avons trois heures pour nous préparer ensemble. Sur ceux, je vous souhaite une agréable après-midi et allez donc boire une tisane ça vous calmera. Mademoiselle Bennett, la sexy secrétaire. » Cette fois-ci, je mettais carrément mon téléphone en silencieux et le rangeait carrément dans mon sac à main qui était posé derrière moi. Ne pouvant plus me permettre d’être tant distraite et occupé à répondre à ses sms plutôt que de m’occuper des quelques tâches qu’il me restait à effectuer. Si elle voulait des conseils, des avis et autre pour sa merveilleuse saint-valentin elle allait devoir attendre la Mexicaine. Car elle m’avait promis de m’attendre, c’était ainsi que le plan devait se dérouler, je rentre et on se prépare toutes les deux pas l’une avant l’autre.

Journée qui devait être placée dans la bonne grâce des astres. Chance qui me souriait bien plus que d’habitude. Aujourd’hui était un de ces fameux jour qu’il fallait noter dans les annales. Béni soit cette volonté qu’avait eu l’ensemble de l’équipe à faire son travail proprement aujourd’hui. Pour la première fois en cinq mois de stage chez Cunningham Wedding Planer, personne n’avait de retard et ça fait un bien fou de partir à l’heure fixée sur votre contrat et non pas à des heures affligeantes vous gâchant votre fin d’après-midi. Mon sac à main sur l’épaule et mon étoffe en laine sous le bras je me dirigeais d’un pas presque timide jusqu’à la porte de sortie des bureaux CWP en agitant la tête d’un geste polie pour saluer les personnes qui me regardaient d’un air curieux passer devant leurs bureaux. Certainement trop habitués à me voir partir la dernière je comprenais l’engouement de me voir partir la première ce soir.

Si moi je ne m’étais pas sentie spécialement différente par rapport à d’habitude je sentais que les autres m’avaient fixé et souris tout au long de de la journée. J’avais même eu un étrange commentaire d’une collègue de travail à la pause déjeuner me disant qu’elle me trouvait franchement souriante aujourd’hui, plus lumineuse et qu’elle ne parlait pas d’highlighter mais bel et bien de l’air heureux que j’abordais depuis que j’étais arrivé à huit heures du matin dans les bureaux. Il parait que j’avais même la tête dans les nuages et c’est ça qui me choqua, me frappe de plein fouet. Autant les paroles dites avant je pensais que c’était du simple foutage de gueule car nous étions le 14 février et que c’était facile de dire à n’importe qui qu’elle a l’air différente histoire de lui faire sortir les vers du nez. Mais de me faire comprendre que j’étais sur un petit nuage fait de coton et de cœur m’avait chamboulé. Moi qui suis toujours réaliste et terre à terre, j’avoue qu’une foi avoir entendue ça je me trouvais effectivement bien plus égayée, dispersée à chaque fois que j’effectuais quelque chose j’y voyais un geste de fille niaise. Pensant à des détails gamins tel que la tenue que j’allais arborer ce soir, mon maquillage je le choisissais plutôt sombre ou nude. Aujourd’hui je n’avais pas été un exemple de professionnalisme au sein de l’entreprise. Aujourd’hui je m’étais simplement comporté comme une jeune fille impatiente de rejoindre son petit ami pour la toute première fois de ma vie.

A mon plus grand étonnement lorsque j’arrive à l’appartement, le calme est présent. Je fronce les sourcils doutant même un instant sur la présence de ma meilleure amie sur les lieux mais non, elle est bel et bien là enfermée dans sa chambre j’entends le bruit des cintres de sa penderie passé les uns à côté des autres successivement. Je toque deux fois à sa porte et entre-ouvre celle-ci pour ne passer que ma tête dans l’entrebâillement. « Guapa je suis là, je vais à la douche et je suis toute à toi. » Clin d’œil que je lui adresse et je referme très rapidement la porte ne lui laissant pas le choix. Je la connais trop bien, si je lui laissais la parole je n’étais pas sorti de l’auberge j’en avais pour des heures avant de pouvoir filer à la douche et je n’avais pas de temps à perdre moi non plus. J’avais un petit-ami à impressionner ce soir, un cœur à charmer, un désir masculin à conquérir.

Buée qui embaume la salle d’eau, une serviette nouée autour de la poitrine j’essuie nonchalamment à l’aide de mon avant-bras la couche opaque de vapeur sur le miroir pour fixer mon visage mit à nue, dénué de tout maquillage marquant avec horreur la fatigue accumulé qu’est celle d’être barmaid dans un bar cinq soirs par semaine, étudiante à plein temps ainsi qu’effectuer mon stage qui m’amènera à l’obtention de mon diplôme à la fin de l’année. Fin du cursus scolaire dont je rêve depuis des années, marquant le début d’un nouveau chapitre, une nouvelle vie qui se profilera tout doucement lorsque j’aurais trouvé l’employeur rêvé, le lieu où je pourrais exercer le métier souhaité. Rêverie qui prend fin alors que mes yeux se focalisent de nouveau sur mon reflet. Comme tout au long de la journée une fois de plus je m’étais perdue dans mes pensées à imaginer mon futur de manière utopique mais il était grand temps que je commence à me bouger car l’heure filait à une allure folle et à cette allure-là ce n’est pas le quatorze que j’allais fêter mais peut-être le seize février. Tenant le plus fort possible la serviette autour de mon corps je me dirige très rapidement jusqu’à ma chambre un frisson traversant mon échine par le changement de température entre la salle de bain brûlante et le reste de la maison peu chauffée. Devant ma commode à sous-vêtement je souris victorieuse en attrapant la fine lingerie se composant d’un soutiens gorge noir en dentelle à forme corbeille, ce genre de soutien-gorge qui souligne et arrondit la courbe de votre poitrine, la mettant en valeur. Lingerie raffinée et féminine toute en dentelle, j’avais craqué pour son laçage à l'entre-bonnet et ses boutons de satin placés sur les bretelles ainsi que le porte jarretelle et le tanga qui allait avec. Lingerie qui arbore encore les étiquetages de la boutique onéreuse ou j’avais acheté le tout plus tôt dans la semaine. Un gaspillage pour certains que de mettre une soixantaine de dollar dans des sous-vêtements qu’on ne porte pas souvent mais pour moi c’était un plaisir. Je jubile de les porter depuis que je les ai achetés, une impatience sans frontière de voir sa tête lorsqu’il découvrira son présent porté sur moi dans sa chambre. Pour moi, ce soir était le grand soir et je voulais que cette nuit spéciale, notre première nuit en tant que couple reste à tout jamais gravé dans nos mémoires.

Etape du maquillage qui prend fin devant mon miroir sur pied. Je me regarde avec intensité cherchant la moindre erreur, une étape que j’aurai pu oublier mais non tout à l’air d’être bon. Mon teint est halé comme je le voudrais grâce à ma poudre pour le teint Naked illuminous of the night, mes pommettes sont rosies subtilement grâce à un blush NYX que ma mère m’a offert à Noel qui me donne réellement un teint de poupée. Ne voulant en faire trop j’ai opté pour une unique couche de mascara noir de la marque Guerlain qui sublime mon regard après être passé par l’étape recourbe cil pour en tirer que les bénéfices et ne pas avoir des pattes d’araignée en office de cils. Je me regarde une nouvelle foi étant quand même assez fière de l’effort que je venais de faire n’étant pas une professionnelle du maquillage, n’en mettant que très rarement autant. Une foi le dos tourné au miroir je regarde sur mon lit la tenue choisie en me demandant encore et toujours si c’était le bon choix. Je grimace devant elle bien trop hésitante, ne la trouvant pas vraiment faite pour le saint valentin. Robe couleur prune en similicuir arrivant un peu plus haut qu’à la mi-cuisse je la prends entre mes mains et la colle contre mon corps vêtit que de fine dentelle et je me met de nouveau face au miroir hésitante, la bougeant dans tous les sens, m’imaginant du mieux que je puisse avec. Les fashion faux-pas ce n’est pas pour ce soir alors je reste longuement à la regarder en cherchant mentalement une autre tenue qui pourrait aller mieux mais non. Aucune envie de tomber dans la classique robe rouge de la fête des amoureux puis en ayant prêté une à ma meilleure amie je n’ai pas envie d’avoir un air de déjà-vu en tête, je ne veux ni avoir l’impression d’aller à un enterrement ou paraître trop classe dans une robe noire, c’est trop lambda ça aussi surtout que ma lingerie est noire il faut un peu de surprise dans ce monde. C’est ainsi que je me décide, trêve d’hésitation je dézippe le derrière de la robe violine et je l’enfile et pour la première fois depuis des mois, je me trouve jolie dans cette tenue. Petite robe à la coupe bien coutumière mais par la qualité de son textile, comment elle galbe mes courbes sans trop en dévoiler elle fait largement son effet, je suis satisfaite. Maintenant que je suis décidé sur la robe je peux appliquer une couche de rouge à lèvre, un prune de chez M.A.C teinte Odyssey. Je me recule doucement et je me plais comme je suis mais je commence aussi à stresser. Estomac qui se tord, battement de cœur qui se font rapide en pensant à ce que la soirée qu’Eliott nous as préparé nous réserves comme lot de surprise.

Lacets de mes superstars d’un blanc immaculé fait, mes cheveux disciplinés et ondulé à leurs longueurs à l’aide d’un gros fer à boucler je vois l’heure affiché sur mon réveil radio et j’écarquille les yeux. « merde merde merde … » Suis-je entrain de chantonner me levant en sursaut. Si je ne pars pas d’ici cinq minutes je serais définitivement en retard car mon Uber aura désisté la course et je me le refuse, je refuse de prendre le métro et le bus dans cette tenue. Pas ce soir. Je jette ma paire de talon, ma trousse de toilette ainsi que des rechanges dans un petit sac en papier et je transvide le plus rapidement possible le stricte nécessaire de mon énorme sac à main à ma pochette pour la soirée. C’est ainsi les bras chargés, ma veste de blaser noire posée négligemment sur les épaules que j’entends glousser Angela et son petit ami à l’entrée de la porte et que je leurs fais un petit signe de politesse en leurs souhaitant une bonne soirée sans gâcher leur moment d’intimité. Meilleure amie qui reprend enfin gout à la vie, ange qui réapprend tout doucement à utiliser ses ailes au côté d’un garçon qui me parait tout autant que elle niait et déjà épris de la plus belle des mexicaines.  

Le conducteur du Uber étant bien sympa et ayant fait de son mieux pour que j’arrive à l’heure je lui tends un billet de dix dollars de pourboire. Offrande bien généreuse mais je suis de trop bonne humeur, et je me dis que cet homme a peut-être une femme à la maison et qu’il est pourtant là à travailler pour ramener quelques billets, s’infligeant de voir surement des couples et des jeunes filles comme moi tout le long de la soirée alors qu’il pourrait être ailleurs avec sa bien-aimée. Âme de romantique que je ne me connais guère mais bref, je le remercie mille et une foi avant de refermer la porte de sa voiture et de rentrer dans l’immeuble d’Eliott. La porte de son immeuble est si vieille qu’en un coup de fesses elle cède et je n’ai même pas à appuyer sur la sonnette pour le prévenir que je suis déjà en bas. Je souffle un coup sentant la pression revenir, les mains devenir moite alors que j’attends l’ascenseur sagement et lorsque celui-ci arrive je passe tout mon temps à me fixer dans le miroir arrangeant mes cheveux en oubliant par la même occasion d’enfiler ma paire de talon qui n’attendait que ça dans mon sac. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et c’est une foi le doigt ancré dans la sonnette et les yeux baissés sur mes baskets blanches que j’ouvre grand les yeux, me rendant compte de mon oublie. « Oh ! » Talons que je devais mettre dans la voiture chose que j’avais totalement oublié en discutant avec le vieil homme à l’intérieur. Je retire de suite mon doigt de la sonnette en espérant de tout cœur qu’il n’ait pas entendu. Et bien que je m’empresse de foutre ma main dans le sac en papier pour récupérer les hauts talons la porte s’ouvre doucement sur le plus beau des garçons que la terre m’ait donné la possibilité de voir et j’oublie de suite ce que j’étais en train de faire, ma main lâchant les talons encore cachés à l’intérieur du sachet en papier et allant rejoindre sa jumelle pour serrer fort les anses de ce fichu sac où sont rangées mes rechanges. Je me sens toute intimidée, la gêne doit se lire sur mon visage alors que je le détaille. Perfection inatteignable. Beauté qui me massacre le cœur à le faire battre si rapidement. Il est là devant moi tout vêtue de noir et ça me fait craquer. Les vêtements noirs font partie de sa vie, c’est indissociable et c’est ce qui fait son charme. Une classe qu’il ne cherche même pas. Mon pied fait des ronds sur place alors qu’il se rapproche de moi et pose sa main au creux de mes reins pour me faire avancer jusqu’à lui, nos poitrines se rencontrent et ses lèvres viennent se poser sur les miennes juste après m’avoir souhaité une joyeuse Saint-Valentin. Je suis à la limite de défaillir contre lui, mon corps ne répondant plus à mon ensemble cérébral je me retrouve toute pantelante contre lui, les mains posées à plat sur son torse je profite de ce moment comme si c’était le dernier qui nous était donné de passer. Bien que je fusse prête à passer la soirée sur le perron de son appartement à vivre le meilleur baiser de ma vie, les lèvres d’Eliott dérive doucement de mes lippes jusqu’à mon oreille pour me dire quelque chose qui me laisse juste une seconde perplexe avant qu’il ne révèle devant moi un sublime bouquet de rose pâle qui me fait hoqueter de surprise. Mes mains viennent se placer devant ma bouche par la stupéfaction et je prends le bouquet entre mes bras passant mon nez au-dessus de celui-ci et sentant la douce odeur des fleurs du presque printemps qui arrive. « Eli elles sont magnifiques je… Merci mon cœur… » Les joues rosies, les yeux remplies d’étoiles j’écarte le bouquet d’entre nos corps et je viens passer un bras autour de sa nuque pour le tirer vers moi, déposant une ultime foi mes lèvres contre les siennes toute sourire. « Joyeuse fête des amoureux à toi aussi … » Je me mordille la lèvre le regardant un instant droit dans les yeux. Je n’ai plus aucun doute, cette soirée va être merveilleuse.

Avant de continuer ma route jusqu’au salon je dépose ma veste ma pochette et mon sac de rechange dans sa chambre et c’est en revenant que je lui demande toute timide et gênée. « Les fleurs il faudrait les mettre dans un vase j’ai peur qu’elles fanent si on les laisse comme ça … » Alors que tout naturellement je veuille m’avancer dans l’appartement pour aller dans le salon je me stoppe net gênée de faire quelque chose qu’il ne faut pas. « Je peux aller au salon … ? peut-être t’as pas termi- » Il ne me laisse pas le temps de finir ma phrase qu’il hoche la tête. Me laissant l’honneur d’aller la première vers la pièce ou se passera tout notre tête à tête et j’y découvre l’ambiance qu’Eliott a pu y créer. Si la beauté de mon petit-ami et le bouquet de fleur qu’il venait de m’offrir m’avait déjà choqué, je ne m’attendais pas à ce que la suite soit aussi époustouflant. Mon souffle ce coupe et j’écarquille les yeux en voyant les bougies allumées, la douce odeur de ce qui se mijote à la cuisine et la table qui est dressé uniquement pour nous deux au centre de la pièce munies d’une sublime nappe et de verres à vins. Bien que je veuille me retourner, je sens deux bras encerclés par derrière ma taille et je cale doucement ma tête contre son torse, bien trop souriante. Tellement contente que j’en finirai par avoir des fourmillements dans les joues.

Je remonte ma tête vers la sienne le regardant comme je peux dans cette posture, heureuse et expressive comme jamais je ne l’avais été. « C’est magnifique bébé tu t’es surpassé … » Je me tourne et encercle sa taille de mes bras avant de nouveau prendre l’assaut de ses lèvres tentatrice que je picore par une myriade de bisou. « Il est beau ton pull mon cœur … Il te va super bien. »  Je m'écarte de lui et chuchote presque pour que même lui ne l'entende pas. « Tu es parfait … »

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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Lun 20 Fév - 21:57
Our brains are sick but that's okay

Lexie & Eliott

Sourire qui prend place sur ses lèvres en voyant la réaction de la jeune femme, combien elle semble heureuse de son présent. Nul remerciement ne pourrait avoir plus de valeur à ses yeux que de voir la manière dont ses iris azur pétillent, dont son visage se teinte sous le coup de l’émotion, autant de preuves tangibles venues appuyer le fait que son geste lui a sincèrement fait plaisir. Visage qui disparaît au cœur du bouquet pour se délecter de son parfum, instants de distraction dont profite Eliott pour contempler sa petite amie. Pupilles qui s’appliquent à détailler la moindre parcelle de sa petite personne, remontant lentement de ses pieds à sa tête. Expression amusée qui prend place sur ses traits lorsque son attention se porte sur sa tenue, tenue des plus simples, guère sophistiquée, et qui pourtant suffit à la mettre en valeur comme jamais. Tenue à l’image de leur couple, couple sans chichis qui a appris depuis toujours à se satisfaire de peu, à vivre caché pour mieux profiter de leur intimité nouvelle, à privilégier la création de souvenirs inaltérables à la frime devant le petit peuple, exposition vulgaire d’un faux bonheur commun étincelant de joyaux de pacotilles. Tenue qui suffit à lui plaire, de la même manière qu’elle n’est guère traumatisée de ne pas le voir en complet veston pour la Saint-Valentin. Regard qui remonte le long de ses jambes galbées, jambes en grande partie dévoilées par la longueur ridicule de sa robe. Mais cela ne fait rien ; il est bien le seul à la voir ainsi, et c’eût été mentir que de dire que cela lui déplaisait de la voir ainsi vêtue. Formes féminines que l’on devine sous l’étoffe synthétique sans pour autant qu’elles soient totalement moulées, part de mystère ainsi conservée. Bien qu’il connaisse déjà l’enveloppe charnelle qu’elle dissimule, cela ne fait qu’ajouter au charme naturel de la jeune femme. Prunelles qui remontent finalement vers son visage, point culminant de sa beauté, apogée de la grâce qui lui est propre. Visage qui semble à peine maquillé, garçon ignorant qui se laisse aisément berner par les effets du maquillage, chose qui n’aurait de toute manière étée nullement possible si elle s’était couvert la figure tel un pot de peinture. Pupilles qui redessinent pas à pas les traits de son visage, de ses grands yeux aux cils ourlés de mascara à ses lèvres pulpeuses teintées de prune, en passant son petit nez rond et par les contours généraux de sa figure. Véritable œuvre d’art qu’il a sous les yeux, beauté sculpturale dont même les plus grands peintres n’auraient su restituer la beauté.

- Mais avec plaisir.

Expression chaleureuse, expression presque charmeuse perceptible dans sa voix avant que ses lèvres ne viennent épouser les siennes une nouvelle fois. Mains qui entourent tout naturellement ses hanches pour la rapprocher de lui, alchimie presque magnétique qui le pousse à toujours rechercher une proximité plus grande lorsqu’ils se trouvent dans la même pièce, qu’ils s’abreuvent du même oxygène. Regard qu’elle vient par la suite ancrer dans le sien, regard qu’il lui rend, regard tendre et doux dont il la couve, admiration perceptible dans ses prunelles d’azur.

- Merci mon ange…

Main qu’il laisse s’attarder un instant dans le creux de ses hanches avant d’enfin la faire entrer dans l’appartement, l’y laissant évoluer comme si elle se trouvait chez elle – ce qui est finalement le cas, vu le temps qu’ils ont passé chez l’un et chez l’autre au cours des années passées. Instants dont il profite pour faire un tour en cuisine, remuer ses différentes préparations pour s’assurer que rien n’aille trop fort. Vérifications effectuées, tout va comme sur des roulettes. Tête qui se tourne à l’entente d’une voix qu’il ne connaît que trop bien, sourire qui effleure ses lippes en voyant la silhouette de Lexie se découper dans l’encadrement de la porte de la cuisine. Demande qu’il écoute avec attention avant d’acquiescer en opinant, ouvrant déjà un placard pour y trouver l’objet désiré.

- Bien sûr, tu as raison !

Vase qu’il finit par dénicher au fond de l’un des meubles de rangement, jarre qu’il passe sous l’eau pour déloger les particules de poussière qui ont eu le temps de s’y déposer, au cours des plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas été utilisée, et qu’il remplit enfin du liquide frais. Jeune femme vers laquelle il s’avance pour la délester du bouquet, fleurs qu’il plonge dans le bocal avant de relever de nouveau la tête vers elle à l’entente de sa question. Sourire amusé qu’il contient, surpris qu’elle lui demande une telle chose, hochement de tête dont il se contente, reportant son attention sur les roses qu’il s’assure de caler correctement dans le vase. Vase qu’il entreprend ensuite de porter au salon afin que sa petite amie puisse jouir de la vue de ses fleurs durant le dîner, vase qu’il dépose sur la commode installée contre l’un des murs de la pièce. Regard qui se porte sur la jolie blonde qui lui tourne le dos, lèvre qu’il se mord nerveusement, se demandant avec une légère nervosité si tout ceci lui plaît. Peut-être trouve-t-elle que c’est trop. Ou au contraire pas assez. Il n’y avait bien qu’elle pour parvenir à l’angoisser sur des sujets aussi ridicules. Sans laisser plus de place au doute, il s’avance vers elle, plaquant son torse contre son dos pour entourer sa taille de ses bras. Lèvres qu’il dépose délicatement dans son cou, lèvres qui remontent effleurer son oreille pour y glisser :

- Ça te plaît ?

Sourire qu’il ne peut contenir en voyant l’expression qu’elle lui adresse, expression de joie pure qu’il ne lui connaît que trop peu. Sourire soulagé, sourire également heureux de la voir ainsi envahie par le bonheur, sourire qui s’étire un peu plus encore suite à ses mots. Bras qu’il desserre un peu pour lui laisser l’espace de se retourner, prunelles d’azur dans lesquelles il peut enfin pleinement plonger les siennes, regard tendre qu’il pose sur elle en sentant ses lèvres s’étirer en un rictus amusé sous l’assaut répété de ses lèvres. Lippes pulpeuses qu’il vient alors épouser des siennes en un baiser ardent, difficulté coutumière qu’il a à résister à sa bouche tentatrice, résistance qui n’aura une fois de plus pas fait long feu. Lippes qui finissent par se séparer, retour à la raison pour les deux jeunes gens. Compliment qui lui arrache un sourire ; nombre de sourires d’ailleurs exceptionnel sur les lèvres du jeune homme depuis que Lexie l’a rejoint à l’appartement, jeune homme probablement rendu niais par l’amour, ou simplement garçon qui autorise enfin un peu de bonheur pur, de relâchement, dans sa vie trop remplie pour une personne de son âge. Iris bleus qui détaillent une nouvelle fois la tenue qu’elle arbore, esprit qui ne peut que s’extasier face à un pareil objet de contemplation.

- Merci mon ange… Et je peux que te retourner le compliment ! Enfin, tu portes pas un pull toi, mais tu m’as comprise…ta robe… tu es divine dedans.

Sourire penaud qu’il lui adresse, jeune homme qui n’a jamais trop su s’y prendre dès lors qu’il s’agissait de complimenter quelqu’un, malgré le fait que le cœur y soit. Mains qui retrouvent leur place toute trouvée sur sa taille tandis qu’elle s’éloigne sensiblement de lui, douce tentative de la ramener près de lui. Effluve du repas bientôt prêt qui vient chatouiller ses narines, tête qu’il incline légèrement sur son épaule en lui demandant :

- Tu dois avoir faim, non ?

Réponse qui s’avère positive, large sourire qui vient illuminer le visage du jeune homme, toujours aussi heureux à l’idée de se mettre à table – et oui, on ne se refait pas… Douce main qu’il prend dans la sienne pour la mener jusqu’à la table qu’il a dressée un peu plus tôt dans la soirée. Chaise qu’il tire galamment pour qu’elle puisse s’y installer, vestige d’une vieille blague entre eux qui consistait pour lui à se comporter tel un gentleman, tel le parfait petit ami qu’il est finalement devenu – quoique, parfait, cela reste encore à prouver.

- Attends-moi ici, je reviens tout de suite !

Rapide baiser qu’il lui vole avant de s’échapper en cuisine. Pâtes désormais cuites de la meilleure manière qu’il soit selon lui, al dente, pâtes qui font un passage éclair par la case « passoire », pâtes qui atterrissent avec la sauce dans les deux assiettes blanches qu’il vient de récupérer dans le placard. Tentative de dressage qu’il exécute, de la meilleure manière que l’on puisse dresser des linguine à la bolognaise, tâche moins aisée qu’il n’y paraît. Résultat satisfaisant, imparfait mais lui convenant malgré tout ; c’est donc les mains chargées des deux assiettes qu’il regagne le salon, déposant doucement les plats à leurs places respectives, adoptant de manière quelque peu moqueuse les gestes et les expressions d’un serveur.

- Madame est servie… Billes de viande hachée sur leur lit de linguine, accompagnées d’une purée de tomates fraîches.

Grotesque appellation pour désigner de simples pâtes à la sauce bolognaise, clin d’œil qu’il lui adresse en allant prendre place sur sa propre chaise. Bouteille de vin et tire-bouchon dont il se saisit, entreprenant d’ouvrir la bordelaise. Regard qu’il relève vers sa charmante compagne une fois l’opération terminée, inclinant déjà le goulot contre le verre de la jeune femme.

- Je te sers ?

Réponse de sa part qu’il attend néanmoins, n’étant pas sûr de sa réponse à cent pour cent. Détails qu’il ne peut se permettre de négliger, erreurs qu’il ne peut s’autoriser, soirée qui se doit d’être parfaite. Soirée qui se doit d’être à la hauteur de la divine créature à qui il a accordé les pleins pouvoirs sur son cœur.
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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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My diary :

Mon surnom : Lex
Mon âge : 23
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Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Jeu 2 Mar - 0:20
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Lexie & Eliott

Compliment qu’il me retourne, louanges qui me font sourire. Je passe une main dans mes cheveux et replace une longue mèche blonde ondulée derrière mon oreille. Il aime comme je suis habillé, il me trouve jolie. Epiderme brûlant au niveau des pommettes, réaction d’adolescente incontrôlé face à un garçon qui sait que trop bien comment me charmer. Il ose comparer ma tenue à la sienne, j’en fronce les sourcils le trouvant complètement ridicule de me mettre en avant quand lui est simplement parfait sans artifice sans avoir passé des heures devant le miroir, juste en enfilant un pull il dépasse de loin le commun des mortels. Bien heureusement, je suis dos à lui et il ne peut donc pas voir les ridules prononcées qui se forment sur mon front. Il ne peut pas voir ô combien j’aimerai rétorquer qu’il est bien plus que parfait sans avoir besoin d’enfiler une chemise. Mais je me taie je me mordille l’intérieur de la joue pour ne pas entamer cette discussion, laissant ce flot de bêtise dite à haute voix s’envoler, sans rétorquer sans quoi la discussion s’éterniserait sur des broutilles et ce soir on a pas besoin de ça. « Merci beaucoup… Même si j’ai oublié de mettre mes talons avant de sonner… » Eclat de rire qui s’échappe d’entre mes lippes en repensant à la boulette que j’ai faite et au fait de porter une si jolie robe avec une paire de tennis si basique … Une catastrophe Lexie, tu n’en rates pas une. Mais maintenant il est trop tard, je vais tout simplement faire comme si c’était fait exprès. Je sursaute légèrement lorsque je sens ses deux mains ferme m’attraper par la taille pour me coller de nouveau contre lui, je souris en sentant sa tête venir contre mon épaule et comme si nous étions connectés c’est lorsque l’odeur de la tomate cuisinée me monte au nez qu’il me demande si j’ai faim. « Tu lis dans mes pensées Monahan … Oui l’odeur m’a ouvert l’appétit ! » Pas le temps de dire un mot de plus qu’il attrape ma main et me traine doucement jusqu’à la table. Mes doigts vont se perdre sur la douceur du tissu de la nappe lorsque nous sommes à côté de celle-ci, je remarque de plus près chaque détail, chaque chose soigneusement choisi est entreposé. « Les décorations et nappe de ta mère ont toujours été sublime… » Je ne sais pas si c’est le moment une fois de plus de parler d’elle pourtant je ne peux m’en empêcher, elle est trop ancrée dans ma mémoire pour que je fasse semblant de ne rien voir, que j’ignore à qui appartient ces nappes de qualités ainsi que ces couverts de grande occasion qu’elle ressortait pour chaque diner d’anniversaire ou fête qu’elle faisait. Pas un mot de plus et Eliott tire ma chaise pour que je prenne place, je lui tire la langue. Comme d’habitude, sa galanterie me laissera toujours pantoise, toujours je lèverai les yeux au ciel bien que je trouve ça charmant maintenant que nous sommes en couple. Et dire que fut un temps je trouvais romanesque de sa part de se comporter de la sorte avec moi… Comme quoi les choses et les gens changent, on se met à apprécier des choses qu’on ne pensait pas aimer un jour. Un peu comme ma passion pour l’avocat que je haïssais petite et que j’adore maintenant plus vieille. Des mystères de la vie, il n’y a que les cons qui ne change pas d’avis il parait.

Un rapide baiser échangé, je me retrouve là toute seule. Assise convenablement, croisant mes jambes et appuyant mes coudes sur la table. Je pose mon menton dans les paumes de mes mains tel une enfant je le regarde s’activer en cuisine. Le sourire aux lèvres je le regarde soulever la casserole des pâtes pour les transverser dans la passoire. « Je vais pas m’en fuir promis, ça sent trop bon pour que je ne t’attende pas là ou tu m’as laissé … » Subitement, un éclair de lucidité me traverse en me rendant compte du calme qui règne dans la maison. La petite tempête Skylar n’est pas là. Petit pincement au cœur de ne pas voir ce petit bout d’Eli se balader en courant dans la maison, embêter son père et me demandait de lui faire des couettes mais c’est mieux ainsi. C’est bien mieux pour la suite des événements qu’elle ne soit pas là, qu’elle ne puisse pas nous couper lorsqu’on sera pour la première fois dans les draps de son père. C’est une soirée de couple et c’est rare qu’il puisse s’occuper uniquement de sa relation et non pas de sa fille. «C'est bizarre une soirée sans Skylie ici ... » Dis-je assez fort pour qu’il puisse l’entendre de là où il est. En attendant sa réponse je me mets à glisser les yeux sur l’argenterie, j’attrape ma fourchette et la regarde en détail laissant mon imagination aller bon train sur le déroulement de la soirée et de la nuit.

Le plat de linguine sous le nez, je commence à sourire comme une imbécile. Ça sent merveilleusement bon et Eliott a l’air extrêmement fière de sa recette qu’il me présente comme un plat de restaurant cinq étoile. Il sait qu’avec moi les pâtes c’est un sans-faute et rien qu’à l’odeur qu’elle dégage je sais que je vais me régaler. Il prend place à côté de moi et à peine a-t-il posé sa main sur la table que la mienne vient recouvrir la sienne. Je n’ai jamais fêté la saint-valentin mais je ne pense pas qu’on puisse rêver mieux quand on est une fille. » Révélation qui a l’air d’étonné et qui pourtant est une simple et pure réalité. En vingt-deux ans de vie c’était ce quatorze février deux mille dix-sept que je fêtais ma première saint-valentin avec celui qui fut pendant de longues années mon meilleur ami. « Je veux bien du vin. » J’attrape le pied de mon verre en cristal et le penche un peu pour qu’il puisse m’en servir un peu moins d’un demi-verre. « Merci… » Je regarde le liquide rouge un instant et le fait tournoyer dans son fond avant de soulever le verre au-dessus de nous « à notre première saint-valentin et je n’espère pas la dernière … ? » Je me mordille la lèvre et bats des cils lorsque son verre vient doucement s’entrechoquer contre le mien et une foi chose faite je ramène le verre jusqu’à mes lèvres pour y goutter ce vin rouge qui se marie parfaitement avec le plat choisi, j’écarquille les yeux et repose le verre après la première gorgée. « Je suis pas une pro en vin mais il est super bon en tout cas ! » La serviette sur les genoux pour ne pas me tacher et la fourchette en main je dis d’une voix timide et d’un italien approximative « buon appetito amore ».

Conversations qui s’enchainent les unes aux autres et la bouteille de vin commence à se vider. On rit en repensant aux temps qu’a passé. On s’esclaffe sur notre comportement étrange sur le campus. Autant parfois le sujet est lourd et mène à des disputes autant ce soir on préfère en rire qu’en pleurer, on repense aux nombres incalculables de foi ou on a failli se faire griller en deux mois de relation, le nombre de lieu qu’on a découvert sur le campus pour se cacher et le nombre de foi ou on a failli déraper et aller plus loin, à nous tripoter comme des gamins cacher presque dans un placard à balais. Le verre cachant misérablement mon sourire contre mes lèvres je reprends une gorgée de ce concentré de raisin rouge, mon pied déchaussé, dénudé frottant doucement contre le mollet de mon interlocuteur. Geste pas un brin innocent, mouvement régulier que je persiste à faire alors qu’il est en train de me parler. J’hoche la tête et m’esclaffe à ses dires. « C’est toujours plus excitant dans le contexte d’être surpris c’est pour ça on a du mal à s’arrêter je pense … Mais bon j’avoue qu’imaginer se faire attraper par la vice doyenne ou quoi … ça coupe un peu l’envie. » Je mange une dernière fourchette de mes linguine et je repose le couvert sur la table en m’appuyant le dos confortablement contre ma chaise changeant totalement de sujet, remettant mon pied sur le sol, je sens le garçon en face de moi se destabiliser. « Elles étaient délicieuse si j’avais un plus gros estomac je finirais mais là … C’est game over. » Je lui souris et me décide à me repositionner, me tenir convenablement alors je rapproche ma chaise et laisse mon pied glisser jusqu’à sa cuisse en le fixant dans les yeux. « Et si nous passions au dessert … ? Ça sent le chocolat dans toute la maison … Je me trompe ? » Je me mordille la lèvre tout en continuant mon petit manège, l’alcool ayant un peu décoincé les mœurs je me permets des choses que je ne ferais peut-être pas en temps normal. « Enfin… J’attends deux desserts en fait ce soir … Mais d’abord on va commencer par le chocolat et on finira sur le dessert que j’ai préparé moi … »

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Sam 20 Mai - 11:11
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Lexie & Eliott

Silhouette qui se glisse sur sa chaise, jeune homme démesurément grand pour le siège sur lequel il prend place. Tout semble toujours trop petit par rapport à lui, de toute manière. Première pause véritable qu’il s’accorde depuis quelques heures, depuis qu’il s’est lancé dans les préparatifs de ce qui devait être la Saint-Valentin parfaite. Et pour qu’elle soit parfaite, il ne devait pas avoir Skylar dans les pattes. Malgré tout l’amour qu’il portait à sa fille, malgré le fait qu’elle soit sans conteste l’être le plus important qui partageait sa vie, il ne pouvait guère se consacrer pleinement à sa petite amie si elle était dans les parages. Réponse qu’il n’accorde que maintenant à la jolie blonde, trop concentré qu’il était pour ne pas renverser leur dîner par terre pour lui répondre, quelques minutes plus tôt.

- Ouais, je sais… L’appart’ est bien calme tout à coup. Léger éclat de rire qui lui échappe, avant qu’il ne reprenne : Mais c’est mieux ainsi, je suppose… Fallait que je puisse me consacrer pleinement à mon amoureuse en ce jour de fête des amoureux…. Oulà, ça sonnait ridiculement niais, excuse-moi pour ça.

Véritable éclat de rire qui franchit ses lippes cette fois-ci, manifestation de la surprise qu’il a lui-même d’avoir prononcé de telles paroles, principe qu’il a de rire plutôt que de s’offusquer de son propre ridicule. Main qu’il pose sur la table pour se redonner une contenance, bouche qu’il entrouvre dans l’idée de s’empresser de changer de sujet, élan bien vite arrêté lorsqu’il sent les doigts fins de la jeune femme se poser sur les siens. Prunelles d’azur qui s’abaissent vers leurs mains, sourire qui s’égare sur ses lèvres tandis que son pouce vient tout naturellement caresser le sien. Sourire qui s’étire à l’entente de ses paroles qui suggèrent la perfection à laquelle il aspirait tant pour cette soirée, regard qui traduit néanmoins sa surprise. S’il n’avait pas cru avoir si bien réussi son coup, c’est surtout la première partie de sa phrase qui l’avait interpelé. Il connaissait Lexie depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il était loin d’être son premier petit ami, et n’étant pas aveugle, il était bien conscient du charme transcendant de la jeune femme. L’idée qu’il soit le premier garçon avec qui elle célébrait cette fête le surprenait donc, mais l’honorait également. Sachant cela, il fallait d’autant plus que tout soit parfait. Efforts qu’il dissimule pourtant derrière un haussement d’épaules, habitude qu’il a de ne pas reconnaître qu’il s’investit pleinement dans quelque chose, espoir secret et ridicule qu’il a sans doute que son interlocuteur s’imagine que tout s’est fait en un claquement de doigts.

- J’ai simplement tenté de faire les choses bien… Un minimum. Mais je suis ravi que ça te plaise.

Tendre sourire qu’il lui adresse avant de la servir, remplissant son verre de moitié. Yeux qui s’attardent sur le nectar écarlate qui se heurte aux parois cristallines des coupes, paroles qu’elle a prononcées quelques minutes plus tôt qui reviennent à son esprit à la vue du matériau délicat des verres, spectre maternel qui plane bel et bien sur cette soirée. Spectre qui ne le quitte finalement jamais, réflexion qu’il se fait souvent qu’il devrait probablement déménager, quitter cet appartement et ce quartier trop douloureusement marqués par les souvenirs. Ces constantes réminiscences qui lui font l’effet d’un marquage quotidien au fer rouge seraient bien plus facilement tenues à distance s’il partait, mais l’avantage de cet appartement était qu’étant propriétaire, il n’avait nul loyer à payer. Question qui revenait sans cesse à son esprit mais qui n’était absolument pas à l’ordre du jour en cette soirée, question qu’il évince donc aussi rapidement que possible de ses pensées, bien loin de la joie prégnante du moment.

Jeune homme bien vite ramené à la réalité qui se sert à son tour, prenant garde à ne pas tâcher la précieuse nappe… de sa mère. Eh bien, même lorsqu’il tentait de penser à autre chose, elle trouvait toujours le moyen de se frayer un chemin dans son esprit. Verre qu’il vient doucement entrechoquer contre celui de Lexie, sourire amusé que lui arrachent ses paroles. Il n’y avait bien qu’elle pour mentionner l’idée qu’ils ne soient plus ensemble l’an prochain en une pareille soirée…

- On croise les doigts écoutes, si les astres sont en notre faveur ça devrait bien se passer…

Rictus moqueur qui étire ses lèvres, clin d’œil qu’il adresse à sa petite amie en portant le verre à ses lèvres. Les astres. Voilà bien un sujet sur lequel ils étaient radicalement opposés, depuis toujours, et sur lequel il aimait par conséquent la taquiner. Peut-être trop souvent, mais Eliott Monahan ne serait pas Eliott Monahan s’il ne faisait pas chier son petit monde. Jeune homme qui fond en entendant la jolie blonde lui souhaiter un bon appétit, d’une voix toute en timidité et en délicatesse qui lui rappelle malgré lui la jeune Lexie, celle de leur rencontre, lorsque tout était encore si étrange entre eux, elle si réservée, lui si froid sans même s’en rendre compte. Rictus moqueur qui se mue en un tendre sourire tandis qu’il lui répond, ne parlant à son plus grand désarroi pas un mot d’italien :

- Bon appétit mon ange.

Soirée qui passe rapidement, trop rapidement à son goût. Ce sont les minutes puis les quarts d’heure qui s’enchaînent, leur conversation intarissable ralentissant considérablement la dégustation à mesure que se vide la bouteille de vin. Rictus qui ne quitte pas les lèvres du blondinet, éclats de rire mêlés qui emplissent la pièce tandis que s’entrelacent réminiscences d’un temps passé et souvenirs plus récents. Les tensions des semaines passées, ces tensions qui ont marqué les débuts de leur nouvelle relation se sont évanouies en fumée, ne laissant place, pour le temps d’une soirée, qu’à l’amusement innocent d’un jeune couple. Attitude mille fois moins innocente qui s’instaure néanmoins entre eux, pied qu’Eliott sent caresser son mollet sans égard pour son mental. Idées qu’il a du mal à garder claires, bien plus à cause des gestes de sa petite amie que de l’alcool qu’il a dans le sang, jeune homme qui se surprend parfois à bafouiller tant l’attitude de Lexie le déstabilise. Il n’avait même pas idée que ce genre de geste pouvait lui faire tant d’effet. Il n’avait jamais connu cela avant elle, n’avait jamais connu une telle vulnérabilité face aux charmes féminins. Aucune autre fille n’était parvenue à l’affaiblir ainsi en un claquement de doigts. Nouveaux rires qui franchissent ses lèvres tandis qu’il s’efforce sans grand succès de masquer son trouble, fidèle à ce stupide réflexe qui est le sien de ne rien montrer de ce qu’il ressent, tête qu’il secoue sensiblement.

- J’avoue… Ce serait assez embarrassant… Mais imagine sa tête si elle nous surprenait, avoue que ce serait assez drôle quand même !

Phrase qu’il peine à terminer tant il s’est remis à rire en se figurant l’expression de la vice-doyenne, cette femme dans la fleur de l’âge aux traits plus tirés et à l’air plus sévère qu’un général de l’armée. Nul doute qu’elle s’étranglerait avec son collier de perles si elle se trouvait face au spectacle de deux jeunes gens ayant cédé à leurs désirs dans sa précieuse Université. Rires qui s’interrompent néanmoins lorsqu’il sent son pied quitter son mollet, garçon partagé entre la déception, le manque de ce geste dont il avait rapidement pris la si charmante habitude, et le soulagement. Seuls les astres savaient ce qu’il se serait passé si elle avait continué un peu plus longtemps, cisaillant lentement mais sûrement la corde retenant l’être de désirs qui sommeillait en lui, comme en tout être humain. Regard qui oscille entre l’assiette de la jeune femme encore occupée par quelques dizaines de pâtes et la sienne, bien évidemment vide. Il avait la fâcheuse tendance de servir ses hôtes comme il se servait lui-même, s’imaginant que tout le monde avait l’estomac aussi robuste que lui.

- J’imagine que tu m’en voudras pas si je termine pour toi ?

Sans même attendre sa réponse, il s’empare de son assiette et la pose devant lui pour s’occuper des quelques pâtes restantes, comme il a l’habitude de le faire avec elle. Jeune homme dont le regard retrouve son chemin vers celui de Lexie, jeune homme qui manque s’étouffer avec sa bouchée de pâtes en sentant son pied sur sa cuisse. Bordel, il ne l’avait pas vu venir, celui-là. Il se remet le mieux possible pour ne pas passer pour un type incapable de gérer une scène de séduction et avale sa dernière bouchée du mieux possible, avant de reprendre une gorgée de vin. Bien. Voilà qui est mieux. Il ne saisira probablement jamais la raison pour laquelle il a tant de mal à conserver son aisance habituelle face à Lexie, là où il peut charmer sans plus de soucis n’importe quelle fille. N’importe qui, sauf elle. Avec elle, c’est différent. Avec elle, rien ne se passe comme prévu, comme avec les autres. Et c’est peut-être à cela que tout ceci tient finalement, peut-être est-ce simplement car il sait qu’en répondant à son jeu de séduction il s’engage à des choses qu’il n’est pas sûr d’être en mesure de tenir, peut-être est-ce pour cela qu’il a tant de mal à gérer un contact près de son entrejambe. Mais les réflexions qui torturent son esprit sont bien vite chassées par ses paroles, et bien qu’il sache qu’il s’engage sur un terrain bien trop glissant pour lui, l’alcool aidant sûrement, il lui répond par un sourire lourd de sous-entendus.

- Chaque chose en son temps mon cœur… L’impatience mène souvent au vice, tu le sais ?

Regard ardent qu’il lui offre en se relevant, tendre baiser qu’il dépose sur ses lèvres, baiser tendre mais dénué de toute innocence qui ne pourrait être plus explicite quant à ses intentions futures. Table qu’il s’empresse de débarrasser, gâteaux qu’il sort du four pour les dresser sur une assiette. Main qu’il passe dans ses cheveux, à l’abri dans cette cuisine de la déesse effroyablement séductrice qui lui sert de petite amie. Telles que les choses sont parties, il ne sait pas comment il va pouvoir survivre au dessert sans lui sauter dessus.

- Tu le veux avec quoi ton gâteau ? De la glace, de la crème anglaise, chantilly, coulis de fruit rouge… ?, lui demande-t-il depuis la cuisine.

Il pose une boule de glace à côté de son gâteau et agrémente celui de la jeune femme de ce qu’elle lui a demandé, avant de revenir au salon avec les deux assiettes.

- Et voilà…, lui dit-il doucement en posant son dessert devant elle. Avant que tu commences…

Il lève un doigt comme pour lui signifier d’attendre un instant, et se rend dans sa chambre pour récupérer un petit paquet très plat, soigneusement emballé, compétences en travaux manuels que lui ont conférées ses études d’architecture. Paquet qu’il vient déposer devant elle avant de retourner s’asseoir à sa place en attendant qu’elle le déballe. Papier coloré qui ne contient rien d’autre qu’une clé de l’appartement, présent modeste mais important à ses yeux, preuve tangible de la confiance si difficile pour lui qu’il lui accorde pourtant sans la moindre hésitation.

- Ce n’est pas grand-chose, commence-t-il une fois qu’elle a ouvert l’emballage. Mais ça me semblait important que tu l’aies…

Lèvres qu’il mord doucement, jouant nerveusement avec l’anneau qui l’orne. Bien qu’il sache combien c’est ridicule. Peur que cela ne lui plaise pas, peur qu’elle trouve que ce n’est pas assez, peur qu’elle trouve cela précipité… Mais au bout de sept ans d’amitié, il serait grotesque de considérer cela comme précipité… non ?

Jeunes gens qui s’attaquent enfin à leur dessert, Eliott content du contraste entre le chaud du moelleux au chocolat et le froid de l’aliment qui l’agrémente. Il est plutôt satisfait de lui, trouvant le goût du dessert agréable. Il savait que le livret de recettes de sa mère était une valeur sûre. Minutes passées à déguster le met sucré durant lequel se remet naturellement en place ce petit jeu de séduction, entre gestes et allusions lourds de sous-entendus. Assiettes vidées sans qu’il ait à terminer celle de sa petite amie, pour une fois, jeune homme qui se lève pour aller s’emparer de la main de Lexie, l’incitant à se lever à son tour, à le rejoindre. Regard qu’il baisse vers le sien, tendre baiser qu’il dépose sur ses lèvres en glissant ses mains sur sa taille.

- Alors, satisfaite ?

Sourire amusé qu’il lui adresse, phrase qu’il ajoute sans attendre sa réponse :

- Je crois que tu avais parlé d’un second dessert… ? Ce que tu m’as préparé va être meilleur que le mien ?

Visage qui se perd dans son cou, peau délicate qu’il orne d’une myriade de baiser, sachant parfaitement ce qu’il fait. Sachant parfaitement dans quoi il s’engage, n’esquissant pas la moindre tentative de retour en arrière. Il glisse Eliott, il prend de la vitesse sur cette pente glissante, et l’impact final sera douloureux.
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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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Lexie Bennett
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Mon surnom : Lex
Mon âge : 23
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Dans la vie je suis : étudiante mais par simple amusement dorénavant
Catégorie Sociale : T'es des bas-fond, mais ta beauté te donne du travail, un travail qui paie. Depuis peu, on te repère petite princesse.
J'aime les : Les pâtes, les pâtes et encore des pâtes ?! Oui, à la bolognaise, à la Carbonara, au Pesto, vous pouvez vous faire plaisir j'adore ça. Mais la vérité c'est que je crois que je tombe amoureuse de mon meilleur ami, et c'est difficile pour moi de l'admettre.
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Jeu 1 Juin - 13:56
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Lexie & Eliott

« De la crème anglaise s’il-te-plait… » Je me mordille la lèvre en disant ça, le regardant de dos s’occuper de nos desserts alors que mon estomac est déjà bien trop rempli et qui plus est, nouée par ce sentiment euphorique, cette excitation grandissante en crescendo que j’avais nourri moi-même tout au long du diner, tout au long des conversations qui s’étaient succédés. Mon pied contre son mollet, ma main caressant du bout des doigts la peau de son avant-bras. En vrai, oui j’avais faim. Mais non pas de nourriture, certainement pas. Le plat de pâte m’avait bel et bien rassasiée mais c’est de lui que j’avais faim. De ses lèvres douces ; de la peau de son cou contre mes lippes ; de son parfum masculin et de ses bras autour de moi. Encerclant ma taille pour me rapprocher de lui, imbriquer nos corps comme si nous étions les deux parties d’un puzzle. Alors que dans ma tête se succède les images de nos corps entrelacées, de mes mains se baladant en dessous sa chemise. C’est le tintement de l’assiette contre la table qui me réveil de mes songes libertine, le bruit soudain me fait presque sursauter et je relève les yeux vers mon bel adonis. Il me regarde, un air satisfait et je souris, dévoilant mes perles nacrées satisfaite de l’assiette une fois de plus très bien dressée. « Encore une foi tu t’es surpassé bébé… Un vrai homme à marié ! » Dis-je en lui faisant un clin d’œil, l’air complice. Et alors que je relève la main pour attraper ma cuillère, sa voix se fait entendre. Il me coupe et me dit d’attendre. Mes paupières s’ouvrent en grand, je cligne des yeux plusieurs fois. Ne sachant pourquoi il veut que j’attende, mais je l’écoute. Sagement, j’obtempère et le regarde s’éloigner de moi. Je repose la cuillère soigneusement sur la table et au bruit qu’il fait, je m’imagine déjà mille et une chose qu’il puisse chercher dans sa chambre, ayant quand même ma petite idée.

Porte qui se referme surement derrière lui, pas qui se rapprochent de nouveau vers là où je suis assisse. Lorsque mes yeux daignent remonter vers l’ouverture de la pièce je le vois lui, les yeux un peu fuyard, l’anneau de son piercing entre ses dents et ce petit cadeau entre les mains. Mon cœur en rate un battement. En moins d’un dixième de seconde je me retrouve totalement intimidé, dépourvue de mon masque d’audace et surement les joues rosies car plus il se rapproche de moi, plus je sens mes pommettes brulantes. Sacrée visage qui n’en fait qu’à sa tête, dévoilant un peu trop ô combien je suis touchée. Assis de nouveau en face de moi, le blond me tend le paquet que j’attrape les mains presque tremblante. Regardant avec attention le papier coloré. Mes opales vont de nouveau croiser les siennes, lui demandant la permission pour l’ouvrir et lorsque le signal est donné tout doucement je commence à ouvrir l’emballage, essayant de faire le moins de dégât, le moins de petit papier possible. Sa voix résonne de nouveau, incertain il me dit que ce n’est pas grand-chose alors que mes yeux sont fixés sur le petit bout de fer que je découvre dans le paquet, ma vue se met à se brouiller et je me retrouve obliger de faire du vent à l’aide de mes mains, les yeux rivées vers le plafond d’un blanc immaculé pour ne pas lâcher une larme. « Eliott … » Je soupire un grand coup, essayant de calmer les battements de mon cœur avant de me lever. Les jambes flageolantes, la clef entre les mains je vais m’asseoir sur lui, encerclant sa nuque de mes bras et collant mon front au sien, nous nous regardons dans les yeux et je me serre fort, le plus que mes petits bras peuvent me le permettre. Mes doigts vont se perdre quelques secondes dans ses petites mèches de cheveux à l’arrière de sa tête et je le regarde totalement heureuse, bien trop même. Tellement que je me dis que ça ne peut être que partiel d’être tant contente dans la vie. « C’est tellement mieux qu’un bracelet, qu’une babiole quelconque … Merci, merci merci. » Dis-je en posant mes lèvres un peu partout sur son visage, le faisant rire, riant moi-même par la même occasion. L’euphorie il parait, un drôle de sentiment qui m’animait beaucoup ce soir, moi la reine des glaces. La reine des non-sentiments, en une soirée je ressentais certainement plus qu’en dix ans d’existence.

Entremet délicieux, exquis. Un délice pour les papilles. Assiette qui se vide sans l’once d’un remord. Estomac à la limite de l’implosion mais ce n’est pas la seule chose qui est à deux doigts d’explosée. Il y aussi mon esprit, bien trop torturée par les allusions d’Eliott, son regard avide de désir. Le bleu de ses yeux me toisant de l’autre côté de la table me fait mordiller que très peu subtilement la lèvre. Il le remarque, et bien moins subtilement que moi, il jette alors un œil sur nos deux assiettes vide et il lance le signal. Il se lève et attrape ma main pour m’aider à me mettre sur mes jambes. Tout doucement, son visage se rapproche du mien et son souffle chaud vient s’écraser contre mon visage puis ses lèvres contre les miennes alors que ses doigts glissent sur mes hanches et que mes mains vont se poser sur ses flancs. Il me demande si je suis satisfaite et j’hoche la tête vivement, bien trop heureuse. Si seulement il savait ô combien il avait rendu cet première saint-valentin parfaite. Bien que j’avais pu m’imaginer qu’il préparerait quelque chose pour l’occasion, je ne m’attendais pas à tant de sa part. Autant de petite attention venant de Eliott Monahan, qui était comme moi que très peu expressive à la base. Je ne m’attendais certainement pas à ne pas voir Skylar de la soirée, ni à voir une si jolie table préparée et un si bon diné. Je pensais qu’on allait se regarder un film, avec un plat commandé et surement recevoir un bouquet de rose. Les choses lambda, les attentions classique qu’une fille attend en ce jour de fête des amoureux. Mais il avait tout surpassé, il raflait la mise entière. J’étais conquise et une nouvelle foi, bien plus lentement cette foi en haussant un sourcil en rythme j’hochais la tête. « Il parait oui … Je me demande juste si t’as été assez parfait hmm… J’hésite encore … » Ma voix tressaute pendant que ses lèvres vont se poser contre ma jugulaire y déposant une multitude de tendre baiser. Automatiquement, je penche la tête lui donnant un libre accès et je ferme les paupières. Je me laisse complètement aller dans ses bras. Enfin, après deux mois de relation nous allons passer ce cap-là.

Mains qui glissent en dessous sa chemise sans ménagement, caressant la peau blanche de son dos. Tout doucement, nous marchons à reculons jusque dans sa chambre. Dieu seul sait combien nous connaissons par cœur cette maison, pourtant, dans la folie de l’instant, les yeux clos, la pensée brouillée et les mains bien trop baladeuse nous nous cognons une ou deux fois à un meuble, une embrasure de porte et je me retrouve même plaqué contre un mur subitement. Je ris contre ses lèvres, instant sauvage que j’apprécie me donnant encore plus envie de lui. « Doucement le félin, tu ne voudrais pas qu’on finisse aux urgences tout de même … ? » Dis-je à demi-voix, caressant l’une de ses joues et le regardant droit dans les yeux. Le regard envieux d’en voir plus, d’en toucher plus. Bien que je sois halétante, le cœur battant la chamade je n’hésite pas une seconde à replonger mes lèvres contre les siennes. Mordillant sa lippe inférieure charnue, rougie par l’impact de nos baisers de plus en plus langoureux, de plus en plus fiévreux. Comme si j’étais une plume, il me soulève et comme si c’était quelque chose d’innée, j’accroche mes longues jambes autour de sa taille, ma robe remontant bien dangereusement sur mes cuisses, mes bras s’accrochant à sa nuque pour ne pas tomber il m’amène ainsi jusque dans sa chambre ou seul les rayons de clair de lune éclaire la couchette faite au carrée.

Une foi retrouvée au bord du lit. Tout doucement Eliott me fait redescendre, ses mains glissant tout le long de mes cuisses y laissant une trainée de frisson par la même occasion. Mes pieds vont retrouver le sol limpide et froid de la pièce alors que nos langues continuent, s’amusent ensemble dans des valses à rythme différent. Délicatement, comme s’il avait fait ça toute sa vie ses doigts viennent dans le creux de mon dos et font glisser la fermeture de ma robe jusqu’au creux de mes reins. En moins de temps qu’il en faut pour le dire, celle-ci tombe jusqu’à mes pieds. Lui dévoilant ma lingerie fine, spécialement acheté et choisie pour l’occasion. Lingerie noire faite de dentelle qu’il examine de ses yeux envieux. « J’espère que le cadeau te plait … ? » Je me mordille la lèvre, sans attendre une réponse orale mes mains impatiente se presse de défaire chaque bouton de sa chemise, à peine sa peau se fit-elle remarquer que mes lèvres vont rejoindre son corps, pour la toute première foi. C’est ma bouche qui se fait exploratrice, de ce torse auquel je n’ai jamais gouté. Peau à l’odeur enivrante. Je m’assois même sur le lit pour aller caresser de mes lèvres la peau de son estomac, son ventre durci par les heures de sport que mon petit ami fait en ce moment. Tout doucement, alors que mes doigts vont toucher au bouton de son jean noir je me permets de lui dire. « T’es tellement beau … » et je continue d’embrasser la peau de son bas ventre tout en tirant sur son jean pour le faire descendre. Une foi chose faite, alors que le liserée de son boxer se fait voir et que mes mains vont s’accrocher au seul bout de tissus restant sur lui, sa réaction ne se fait pas attendre, il se décale en me poussant fortement par les épaules me faisant mollement retomber contre le matelas, ma tête allant s’écraser au milieu du lit, mes cheveux s’éparpillant sur la couette et ce n’est pas de façon sauvagement sexy qu’il avait fait ça. Son regard est terrorisé, son teint est livide et il n’est très clairement plus du tout excité.

Les secondes passent sans un bruit, même nos respirations se font silencieuse. Je le fixe et lui regarde ailleurs, je venais réellement de me faire pousser une nouvelle fois comme une malpropre … ? A ce moment-là de la soirée ? Bien que j’aurais aimé contrôler ça, cette foi c’était impossible. Le liquide lacrymal se mit à remplir les poches de mes yeux. Je le fixais me mordillant la lèvre pour ne pas exploser en larme sous ses yeux froids. Emplie d’une rage que je ne comprenais pas « Je suis si peu désirable Eliott qu’une fois de plus tu me fais ça … ? » Je le fixe mais lui pas, c’est trop dur pour moi. Machinalement je me lève et attrape ma robe lamentablement jetée aux pieds du lit. « J’suis vraiment trop conne d’avoir cru à tes belles paroles à la bibliothèque. » Ma voix se brise, mes mots s’enchainent et j’enfile le plus rapidement possible ma robe, sans même faire attention qu’elle est à moitié mal fermée, je suis dégoutée, déprimée, complètement déboussolée. Cette foi c’est bel et bien terminé.


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Jeu 1 Juin - 23:32
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Lexie & Eliott

Tout était pourtant si parfait. Lexie semblait avoir savouré le dîner avec délice. Les présents qu’il lui avait faits, bouquet de roses et libre-accès à son appartement, lui avaient fait plaisir. Elle était plus séduisante que jamais, et lui n’était pas trop mal non plus, tout du moins à son goût. Pour une fois dans sa vie, les évènements s’étaient goupillés comme il l’entendait, frôlant l’idéal de perfection auquel aspire tout être humain. Le frôlant, car il avait fallu qu’il fasse tout capoter au dernier instant. Un geste de trop, un non-dit tenu secret trop longtemps, et nos ailes partaient en fumée, nous faisant bien vite quitter les hauteurs du paradis pour s’écraser lamentablement au sol.

Tout avait pourtant si bien commencé. Il y avait un risque, et Eliott en était conscient. Il savait, mieux que personne, qu’encourager sa bien-aimée à poursuivre la soirée dans sa chambre, leurs cœurs battant à l’unisson et leurs corps se mouvant en rythme, était une mauvaise idée. Probablement la pire idée qu’il soit, d’ailleurs. Il savait qu’il merderait à un moment ou l’autre. Il se savait incapable de réagir correctement à ses caresses. Ils en avaient tous deux fait l’expérience à plusieurs reprises au cours des semaines passées. Il savait que s’il ne parvenait pas à se contrôler ce soir non plus, elle ne le lui pardonnerait jamais. Mais il avait cru, naïvement, que cette soirée serait différente. Qu’elle serait spéciale. Que sa qualité de soirée de la Saint-Valentin lui permettrait, comme par enchantement, de vaincre ses démons une bonne fois pour toutes, et d’enfin offrir à sa petite amie ce qu’elle attendait. Il avait cru à un miracle de Noël en plein mois de février, et cet égarement allait lui coûter cher.

Il faut croire que cette soirée d’allusions incessantes avait mis sa raison à rude épreuve, à tel point qu’elle n’avait rien trouvé de mieux à faire que de le quitter. Et c’est berné par ses illusions et ses naïfs espoirs qu’il évince toute prudence de son esprit. Ce sont ses lèvres qui s’écrasent contre la peau délicate de Lexie, ses mains qui s’aventurent fiévreusement sur son corps, partout à la fois, comme s’il craignait de manquer de temps, alors même qu’il sait qu’ils ont toute la nuit devant eux. S’il pensait que son désir pour la jeune femme avait atteint son paroxysme en cette fin de repas particulièrement tentatrice, il réalise qu’il s’est bel et bien trompé à chaque baiser qu’il échange avec elle, à chaque parcelle de peau qu’il sent sous ses doigts. Il s’empresse de quitter le salon pour la mener dans sa chambre, sans pour autant la lâcher ne serait-ce qu’une fraction de seconde, comme si la présence de la jolie blonde entre ses mains était nécessaire à sa survie. Ils se heurtent probablement à quelque obstacle en chemin, mais c’est bien le cadet de ses soucis. En réalité, il en a à peine conscience. Il demeure un jeune adulte à peine sorti de l’adolescence, et si ses responsabilités, trop nombreuses pour un garçon de son âge, ont tendance à le faire oublier, cette part fougueuse, curieuse d’en découvrir davantage sur la vie et ce qu’elle a à lui offrir, sommeille toujours en lui. Il la plaque comme une affiche au mur ; un rire cristallin s’évade des lèvres de la jeune femme, ces lèvres gonflées, rougies, qui une seconde plus tôt exécutaient un tango endiablé avec les siennes. Il s’arrête un instant, prend le temps de reprendre son souffle, sourit de ce qui doit être l’air le plus niais qui ai jamais existé, avec le sentiment de retomber amoureux d’elle à chaque fois que cette ravissante mélodie franchit ses lippes. Lippes qu’il caresse du bout du pouce, la respiration haletante, tandis qu’il lui demande, un sourire en coin :

- Pourquoi, tu porterais plainte pour coups et blessures ?

Doigt qu’il ôte bien vite de sa bouche tentatrice pour en reprendre possession, corps qu’il soulève sans effort, qu’il soutient en glissant ses mains sous l’arrière de ses cuisses fraîchement découvertes, direction la chambre. Prenant garde à ne pas la cogner où que ce soit cette fois-ci, il passe la porte et la dépose délicatement au pied du lit, telle une poupée de cristal qu’il craindrait de briser par un mouvement un peu trop brusque. Poupée qu’il déshabille en un instant, simple fermeture éclair bien vite abaissée qui suffit à dévoiler un ensemble de lingerie du meilleur goût. Parure qui n’est là que pour sublimer une enveloppe charnelle parfaitement dessinée, mais qui fait excellemment bien son travail. À tel point qu’il sent son désir pour elle monter en flèche, s’évertuant à lui prouver que non, jamais il ne cessera de la désirer davantage qu’il ne le fait déjà. Lippes qui s’entrouvrent dans une vaine tentative de lui exprimer à quel point il a envie d’elle, de décrire l’indescriptible, lippes entre lesquelles son esprit embrumé ne parvient à placer aucun mot. Pauvre mission qu’il abandonne sans regret lorsque ses doigts fins viennent déboutonner sa chemise, effleurant sa peau par intermittences, fractions de secondes pourtant suffisantes pour l’agiter d’autant de micro décharges électriques. Il sent ses lèvres se précipiter sur son corps, explorer son cou, son torse, jusqu’à rejoindre son bas-ventre. Il se tend spontanément, contractant ses abdominaux au contact de sa bouche sans même y prendre garde, avant de se détendre de nouveau. Tout va bien. Les choses se présentent bien pour l’instant, il n’a nulle raison de s’inquiéter. Il le sait. Il le sait, gardant cette pensée à l’esprit tandis qu’un sourire se dessine sur ses lippes suite à son compliment.

- Et toi alors… Qu’ai-je fait pour mériter de sortir avec une déesse comme toi ?

Voix d’ordinaire pleine d’assurance qui faiblit, paroles qui se perdent dans un soupir lorsqu’il sent ses lèvres se perdre vers son bas-ventre. Il sent son jean descendre sur ses chevilles et s’en dégage machinalement d’un mouvement de pied ; et puis voilà que tout dérape. Ces doigts fins dont il savourait le contact quelques instants plus tôt s’accrochent à son boxer, effleurent la peau de son entrejambe ; il n’en faut guère plus pour que la béatitude cède la place à la panique. La faute à son cerveau, ce foutu cerveau rendu malade par une terrible expérience, incapable de faire la différence entre la femme qu’il aime et un enseignant totalement tordu. Il baisse les yeux vers elle, la fixant comme une parfaite étrangère, comme s’il ne se trouvait pas face à la personne qu’il connaît le mieux sur cette Terre. Sans même avoir le temps de réfléchir, il pose maladroitement ses mains sur les épaules de Lexie pour la repousser loin, aussi loin que possible. Comme le petit Eliott de huit ans aurait souhaité pouvoir le faire avec son maître d’école. Sa respiration est haletante ; son cœur, lui, refuse de se calmer. Mais ce n’est plus du tout l’excitation qui en est la cause, loin de là. Il se laisse tomber sur le coin du lit, s’assoit à plus d’un mètre de Lexie, déglutit difficilement. Cherchant quoi dire. Cherchant quoi faire. Parce qu’il la connaît. Parce qu’ils ont déjà vécu ce moment, et qu’il sait qu’elle ne va pas tarder à s’enfuir. Mais présentement, son esprit noyé dans les souvenirs intolérables est bien incapable de gérer cette situation.

Il se tait, il reste silencieux Eliott, ses yeux faisant la navette entre ses genoux, le parquet de la chambre, les murs blanc cassé, le fil qui s’échappe de son couvre-lit. Regardant tout, sauf Lexie. Ses pensées se focalisent sur sa respiration, se concentrant tant que possible sur l’idée de retrouver un état apaisé pour ne surtout pas penser à ces flashs qui s’imposent à son esprit. Et puis la voix de Lexie brise le silence de la chambre, voix lointaine dans le bourdonnement qui emplit son cerveau et ses tympans depuis bientôt une minute. Voix brisée, voix rendue tremblante par la douleur et par la colère, désespoir trop dur à supporter pour lui. Trop difficile pour qu’il la laisse partir une nouvelle fois sans esquisser un geste dans sa direction. Le regard toujours rivé sur ses mains, il entend la jeune femme bouger à côté de lui. Bruit de tissu qui se froisse dans la précipitation, sensation du matelas qui se regonfle sitôt délesté de sa présence.

Il doit se faire violence pour se tirer de l’état presque léthargique dans lequel il s’est vu plongé. Il relève la tête, pose sur elle ses pupilles non pas froides, non pas hargneuses pour une fois, mais purement et simplement horrifiées. Sa main vient se refermer sur le poignet de la jeune femme, l’arrête dans son élan. Elle ne doit pas lui échapper. Pas cette fois. Et il comprend qu’il ne peut plus reculer désormais. Elle mérite des explications. Il entrouvre les lèvres, mais seul un râle quasi inaudible s’en échappe. Il déglutit difficilement, la bouche sèche, et recommence.

- Lexie… Reste, je t’en prie. Il… Il est temps que je te parle de quelque chose.

Regard supplicateur qu’il porte sur elle, attitude de faiblesse ultime qui l’insupporte mais contre laquelle il est bien incapable de lutter. Pour la première fois en sept ans, il ose se montrer réellement faible devant elle. Ses doigts se desserrent, il lâche son poignet. Tout d’abord car il sait qu’il va le lui broyer s’il s’obstine à le tenir pendant qu’il se confie, mais également car il lui fait suffisamment confiance pour espérer qu’elle reste l’écouter. Il lui fait suffisamment confiance pour attendre d’elle qu’elle perçoive tout le désespoir qui exhale de sa personne, et en tienne compte.

Soupir qui franchit ses lippes, regard azur qui se braque sur son visage dévasté par son attitude, bouche qui s’entrouvre. Regard qui l’empêche de prononcer le moindre mot, prunelles qui retrouvent leur place vers ses mains croisées sur ses genoux. Voix qui s’éclaircit une fois, sourcils qui se froncent face aux tragiques réminiscences qui affluent, flux de paroles qui sort enfin.

- Tu sais que j’ai pas toujours vécu ici, n’est-ce pas ? Je t’ai déjà dit que je suis né en Californie, c’est là-bas que j’ai grandi. J’y suis resté jusqu’à mes huit ans. Je t’ai toujours raconté que si on en était parti, avec ma mère, c’est parce qu’elle avait été mutée. Mais… Je t’ai menti, en fait. On a déménagé à New York parce qu’elle voulait m’emmener le plus loin possible de cette ville… Et elle pouvait difficilement trouver plus éloigné, en effet. Le truc, c’est que… Merde, c’est pas facile. Voilà, quand j’avais huit ans, le type qui nous faisait classe a abusé de moi. Sexuellement. Il m’a fait des choses… qu’on devrait jamais faire à un môme. C’est pour ça que j’ai un peu de mal avec tout ça. Tu vas peut-être pas me croire, j’en sais rien, parce qu’après tout Skylar est pas venue de nulle part. Et t’aurais raison de me sortir ça. Mais avec Kiara… à l’époque… j’en sais rien, ça s’explique pas ces trucs-là. Je tenais pas du tout à elle comme je tiens à toi, donc j’imagine… que je me fous la pression tout seul quand je suis avec toi ? Mais t’es pas le problème. Je refuse que tu croies être le problème, parce que c’est pas le cas. Ça a jamais été le cas. C’est juste moi. Je suis désolé de t’avoir caché ça pendant tout ce temps, c’est juste… putain de compliqué d’en parler pour moi. T’es la première personne à qui j’en parle comme ça. Et je suis désolé si j’ai pu te faire douter de toi. T’as aucune raison de douter de toi. Pardonne-moi d’être un petit ami aussi pitoyable, tu mérites pas ça.

Tout est sorti d’un coup. Avalanche de mots qui dévale de sa bouche, parce qu’il est souvent plus facile d’arracher le pansement d’un grand coup bref, de crever l’abcès une bonne fois pour toutes. Il savait que jamais il n’en verrait le bout s’il devait se perdre en d’incessantes hésitations. Mais parler de tout ceci n’a pas été une mince affaire pour autant. Ce sont des flashs atroces qui se sont rappelés à son esprit, images que son conscient a préféré oublier mais que son inconscient, lui, conserve comme si tout ceci remontait à la veille. Il a dû s’interrompre à plusieurs reprises au cours de sa logorrhée pour chasser ses haut-le-cœur, pour reprendre son souffle, pour chasser les larmes qui menaçaient de déborder de ses yeux à mesure qu’il relatait ses souvenirs. Ses phalanges sont devenues blanches tant il serrait les poings, unique moyen qu’il ait à sa disposition pour contenir cette déferlante d’émotions, et sans qu’il s’en aperçoive, son corps s’est lentement ramassé sur lui-même, grande carrure d’1m93 cherchant à se préserver d’un danger depuis longtemps passé mais pas oublié. Il prend une profonde inspiration, passe une main fébrile sur ses yeux humides, à son plus grand damne, et ose enfin regarder de nouveau sa petite amie. Avec honte, honte de lui-même, honte de ne pas être foutu de se comporter correctement avec une fille, honte également de ces faits passés dont il n’est pourtant pas responsable. Prunelles d’azur noyées dans des yeux que les larmes contenues ont rendus rouges, regard blessé du petit garçon brisé qui ne l’a jamais vraiment quitté.
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Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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