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Fourchette Quest ft. Lieutenant Oliver & Colonel Luca

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My diary : Benjamine des Golden Sis, Fortune dérobée , Besoin d'expier mes pêchés ~
Mon surnom : Soeur Luca
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : Balance
Dans la vie je suis : dévouée aux Astres
Catégorie Sociale : riche de la sagesse astrale
J'aime les : les Astres et seulement les Astres
Sosie de : Barbara Palvin
Double compte : :héhé:
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Mer 1 Mar - 15:37

       
Oliver & Luca
I will save you, my little goat.

       
"Qui aurait cru que je trouverais une ferme à Manhattan ? Et pourtant elle était là, s'élevant au milieu d'un champs, à l'écart des maisons à l'allure italienne. J'étais comme dans un autre monde, les paysages jonchés de grattes ciels et de panneaux lumineux avaient tout à envier à cette prairie aux odeurs forestières et à l'ambiance conviviale. Il m'avait fallut traverser un petit bois avant d'arriver dans ce paradis. J'adorais la ville, j'y étais née, j'y avais toujours vécu. Mais le monde m'appelait, le goût pour l'aventure me poussait à partir. Et c'est bien ce que je comptais faire. Et c'est ce jour que je m'échappais de ce monde toxique dans lequel j'avais grandi pour embrasser l'inconnu.
Je courais dans les champs pieds nus comme une enfant découvrant le printemps, je grimpai sur une barrière, me hissai sur tous les objets que je pouvais trouver, régalant mon regard de la beauté de cet endroit.
-Vous vous êtes crue chez votre mère !
Je sursautai et tombai en arrière, tout droit dans la mare aux cochons. Les énormes animaux roses commençaient à s'approcher d'un air menaçant, je me souvenais alors de quelque chose que j'avais entendu dans un documentaire: les cochons mangent tout chez l'Homme, en dépit des dents. Je me relevai du mieux que je pouvais, pataugeant dans la boue et me démenant comme un beau diable, bien décidée à ne pas finir dans l'estomac d'un porc. Le fermier riait doucement en m'observant, ne daignant même pas m'apporter un peu d'aide. Y en a que je brûlerais bien sur le bûcher.
Je tentai d'enlever la boue et la crotte de mes vêtements en vain. Soudain, une petite boule de poils blanches fit son apparition, venant se frotter à mes jambes. J'esquissai un sourire et m'accroupis pour lui gratter le haut de la tête.
-42 ! Qu'est ce que tu fous là !
Il mit un grand coup de pied dans le pauvre animal qui retourna à l'intérieur de la ferme en couinant. J'étais restée figée, choquée par la violence dont avait fait preuve le fermier.
-Non mais ça va pas la tête ! Pourquoi vous avez fait ça ? Et en plus vous n'avez même pas la décence de donner des noms à vos bêtes, vous les appelez par des numéros ? Quel fermier fait ça ? Je vous le demande !
Je m'étais approchée de lui au fur à mesure, complètement hors de moi, un doigts tendu devant son visage. Il écarta ma main et me repoussa un peu, me tenant par les épaules. Je fis un pas en arrière pour qu'il me lâche et fronçai les sourcils.
-Ecoute, gamine, peu importe comment je traite ces chèvres et tous les animaux qui sont ici du moment qu'ils sont bons à la consommation ensuite.
Je haussai les sourcils, surprise. Ce que j'avais pu être stupide en croyant qu'une ferme par ici pouvait être du genre à accueillir les gamins pendant la traite des vaches et faire du bon fromage. Je passai une main dans mes cheveux et pris la fuite, crasseuse et pieds nus. Et me voilà maintenant en train de téléphoner pour te demander de l'aide. Nous devons sauver cette chèvre, il en va de l'avenir de l'humanité."
C'est à peu près le discours que j'avais servit à Oliver Ross. Je ne me souviens pas vraiment comment nous nous sommes un jour rencontrés, mais depuis, nous sommes en compétition, servant à attirer l'attention des gens sur nous et nous jetant des regards mauvais quand nous convoitions la même personne. J'avouerais que je fais cela seulement pour lui nuire mais je suis presque sûre que c'est aussi son intention. Nous étions prêts, pour être le plus remarqué de tous, à faire des choses complètement stupides et parfois même dangereuses. J'avais donc immédiatement pensé à lui pour me venir en aide sur ce coup, sûrement le plus gros de nos deux carrières, un sauvetage. Ou plutôt, une libération.
-Je serais devant chez toi dans cinq minutes.
Et à ces mots, je raccrochai sans lui laisser le temps de protester. Il était aux alentours de 19h, il fallait agir pendant la nuit quitte à sacrifier notre sommeil.
Je débarquai donc comme prévu devant chez lui dans ma voiture chérie, klaxonnant longuement jusqu'à ce qu'il daigne sortir et adressant un grand doigt d'honneur à ceux qui passaient leur tête par la fenêtre pour m'engueuler.
Le jeune homme arriva du côté passager et tenta d'ouvrir la portière. Je secouai la tête.
-Elle s'ouvre plus depuis que je me suis pris une moto, mais tu peux passer par dessus.
Il paraissait un peu dubitatif, j'en profitai donc pour analyser sa tenue, klaxonnant à nouveau pour montrer mon mécontentement.
-J'avais précisé de s'habiller en ninja, non ? Non ? Ah. Tant pis on fera avec !
J'étais moi même habillée tout en noir même si je gardais bien à l'esprit que les fameux guerriers chinois ne se battaient pas en vestes en cuir, mais l'important c'était de passer inaperçue dans le noir et  pas de se battre. J'avais bien suivi quelques cours de boxe, mais est ce que je saurais mettre en application ce que j'avais appris ? Sûrement pas.
-Durant cette mission de sauvetage, je serais Colonel Luca et toi Lieutenant Oliver, est ce que c'est d'accord ? J'ai regardé quelques films d'espionnage et il ne faut surtout pas nous appeler par nos prénoms, s'il y a des caméras ou des gens, ils ne doivent absolument pas savoir comment nous nous appelons. Est ce que c'est bien clair, Lieutenant ?
Je plantai mon regard bleu glacé dans le sien, la tête haute et l'air plus sérieux que jamais.
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Oliver Ross
Sagittaire
My diary :
Hermia ▴ I
Luca ▴ I
Mon surnom : Oli
Mon âge : 21
Mon signe astrologique : Sagittaire
Dans la vie je suis : étudiant en batterie et bénévole à la SPA
Catégorie Sociale : né dans une famille aisée.
J'aime les : une femme, jouer de la musique, le basket entre potes, les animaux, bref, je suis parfait
Sosie de : Ashton Irwin
Double compte : Alexei Hopkins.
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Sam 4 Mar - 10:56
Oliver & Luca
Fourchette Quest.
« Oli ! »

Un énième hurlement de ma mère me parvint depuis la cage d’escalier. Ah, rien ne vaut la douceur d’un foyer… Je laissai passer quelques secondes avant de couper l’eau et m’emparai de la première serviette qui me tomba sous la main. La tête dans les nuages, je me séchai vaguement et nouai la serviette autour de ma taille. Mes gestes se suivaient machinalement : coup de peigne, un peu de crème, et je demeurai là, amorphe, à me regarder dans le grand miroir sans vraiment me voir, les bras tendus de part et d’autre de la vasque. C’était le même rituel tous les soirs. Je rentrais épuisé de mes longues journées, et filais me changer les idées au cours d’une longue douche. Parfois, je m’étendais quelques minutes, et ma mère venait me secouer pour passer à table.

Je n’avais pas fait tant de choses que ça. Le matin-même, je m’étais octroyé une grasse-matinée jusqu’à dix heures, et j’avais quitté l’appart une heure plus tard, direction l’ASPCS Center. Ce n’est qu’à partir de quatorze heures que mes cours avaient débuté. Dans l’après-midi, les membres de mon groupe m’avaient rejoint dans l’un des nombreux locaux de Manhattan School of Music, et c’était là que je m’étais épuisé. J’avais beau jouer depuis un bon moment déjà, je manquais toujours d’endurance, et au bout de trois à quatre heures de répétitions je commençais inévitablement à m’essouffler. Les baguettes glissaient de mes mains moites, le tempo m’échappait, et je faussais le rythme des autres musiciens. Ils me charrient souvent à ce propos, mais qu’importe. Rares étaient les prestations qui requéraient ma concentration aussi longtemps. Quoi qu’il en soit, ce soir-là, je n’avais même pas pris la peine de faire un détour pour un petit match de basket avec les potes. J’étais éreinté, et j’avais le moral à zéro. Voire encore en-dessous. Je mettais ça sur le compte de la pression du semestre, mais au fond, je savais très bien que ça n’avait rien à voir. Mais il était hors de question de l’admettre, et encore moins devant ma mère, qui de toute façon, était trop occupée par son boulot pour y faire attention.

« Oli, je t’ai dit cent fois d’arrêter tes douches d’une demi-heure. Tu vas réussir à me ruiner. »

« Deux cent, réctifiai-je en m’asseyant au bar de la cuisine. De toute façon on est encore larges, tu pourrais te faire virer que t’aurais encore de quoi payer mes douches. »

Et puis, maman n’avait aucun risque de se faire virer, à moins de commettre une erreur professionnelle grave. Elle travaillait en tant que chirurgien aux urgences de Manhattan, le genre d’endroits où on n’a jamais assez de médecins sous le coude.

Elle se contenta de soupirer.

« La pizza est dans le four, tu n’as qu’à te faire une salade avec les endives du frigo. »

Ben voyons. Des endives. Et puis quoi encore ?

« Tu vas où ? »

« Je suis de garde cette nuit. »

J’hochai la tête. C’était donc une soirée pizza-télé qui m’attendait. Enfin, ça c’est ce que je croyais. Peu de temps après que ma mère soit partie, mon téléphone se mit à vibrer, me tirant une fois de plus de mes pensées. Si j’avais pris le temps de regarder le nom affiché sur l’écran, je n’aurais sans doute pas pris la peine de décrocher. Mais voilà, j’avais la tête dans le cul, et j’étais loin de m’imaginer que cette tarée de Luca Arrahmane aurait le culot de m’emmerder à une heure pareille. Quelle utopie… Et voilà qu’elle se mit à me débiter tout un tas de conneries à propos d’un chèvre, de je-ne-sais-quelle mission pour sauver l’humanité, un charabia incompréhensible que je ne fis même pas semblant d’écouter. Luca était une de ces gamines insupportables qui s’évertuaient à se faire remarquer, quelqu’en soit le prix.

« Je serai devant chez toi dans cinq minutes. » acheva-t-elle avant de raccrocher.

Hein ? Quoi ? Perplexe, je fourrai mon portable dans la poche de ma veste en jean et fixai mon assiette. Ma pizza était encore chaude, il était hors de question qu’on m’empêche de la savourer. J’étais bien décidé à rester vautré dans la canapé du salon jusqu’à m’endormir de fatigue.  C’était sans compter sur la persévérance de Luca qui, dès quelle fut en bas de chez moi, se fit un plaisir de faire hurler son klaxon. Ce n’est que quand les voisins se mirent à gueuler que je me résignai à me lever.

« Petite garce… » grommelai-je en rangeant mon assiette dans le lave-vaisselle.

J’attrapai mon porte-clefs, poussai un juron, et traînai des pieds jusque dans la rue, où un tas de ferraille bloquait la voie. Normal.

« Mais qu’est ce que c’est que ce bordel… »

Machinalement, je me dirigeai vers la portière côté passager, qui me résista. Ni une, ni deux, je l’enjambai, et pris place à côté de la jeune fille.

« Tu peux m’expliquer ce qui se passe ? Je t’ai déjà dit que je filais pas d’autographes aux groupies névrosées. »

Petite pique. Je savais pertinemment qu’elle n’était pas là pour ça. Luca était loin de m’apprécier, ce qui rendait sa présence ici encore plus improbable. Mais au lieu de répondre à ma question, elle remit sur le tapis cette histoire de sauvetage à la con.

« Va te faire foutre, lâchai-je instinctivement quand elle me parla de noms de code. Hors de question que je sois ton subalterne. C’est capitaine ou tu te démerdes sans moi. »

De toute façon, elle n’avait clairement pas l’intention de me lâcher, alors autant la suivre. Mais jouer le rôle du sous-fifre, non, plutôt mourir !

« T’es sûre que ce tacot va tenir le coup ? J’ai une voiture, ce sera plus sûr… Quoi que non, oublie. Si c’est pour aller faire une mission à la con au fin fond de la campagne je préfère qu’on dégueulasse ta caisse. »

Putain… Je ne savais pas dans quoi je m’embarquais, mais une chose était sûre, je n’avais ni la force ni la motivation de rester éveillé bien longtemps.
GOTHEIM sur Never Utopia
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Mar 18 Avr - 20:41

       
Oliver & Luca
I will save you, my little goat.

       
J'ignorai les tentatives du jeune homme pour me détourner de mon objectif premier et continuai de débiter des paroles en mettant le contact.

-Va te faire foutre. Hors de question que je sois ton subalterne. C’est capitaine ou tu te démerdes sans moi.

Je haussai brièvement un sourcil, me demandant si il me prenait pour une conne. Non. Il était décidément très sûr de lui. Je lui tapotai doucement l'épaule d'un air compatissant, si seulement il savait que comme Lieutenant, le Capitaine était un subalterne. Pauvre petit, je lui expliquerai tout ça après la réussite de la mission.

-Mh... Pas de soucis, gamin !

Un éclat malicieux fit briller mon regard bleu glacé dans la pénombre de ce début de soirée. J'enfonçai doucement l’accélérateur.

-T’es sûre que ce tacot va tenir le coup ? J’ai une voiture, ce sera plus sûr… Quoi que non, oublie. Si c’est pour aller faire une mission à la con au fin fond de la campagne je préfère qu’on dégueulasse ta caisse.

La remarque d'Oliver me fit tiquer si bien que j'écrasai ma botte en cuir sur la pédale. Le pare choc arrière -déjà bien amoché- rentra dans le véhicule garé juste derrière. J'aspirai mes joues, prenant l'air d'un jeune enfant innocent puis conclut en haussant les épaules.

-Moui... Donc qu'est ce qu'on disait déjà ? Ah ! Mais qu'est ce que tu racontes, c'est pas un tacot, elle est probablement bien plus récente que ta bagnole. je montai sur le trottoir, amusée par mon manque de pertinence au volant. C'est en jetant un bref coup d'oeil à ma droite que j’aperçus le pauvre Oliver décidément tendu, le regard rivé sur la route que je ne suivais que grossièrement. Comme pour le rassurer, je déclarai en fouillant dans la boîte à gant: T'inquiète, j'ai eu mon permis dans un kinder surprise et j'me suis renseignée, il est totalement valable, tu risques rien avec moi !

C'était une petite blague mignonnette pour détendre l'atmosphère mais elle eu l'effet contraire, je crus même voir les mains d'Oli resserrer leur prise sur les bords du fauteuil. J'avalai bruyamment ma salive et me concentrai à nouveau sur la route.

-On est arrivéééés !

Je freinai violemment, coupai le contact et sortis de ma voiture en me frottant les mains. La silhouette de la ferme se découpait juste devant nous, imposante, intimidante. Je sortis un pied de biche d'on ne savait trop où et le brandis en l'air avec fierté.

-Go niquer des fermiers !

A ces mots, je partis en courant comme une dératé en poussant un cri de guerre silencieux, m'attendant probablement à ce que mon associer me suive en m'imitant. Il me rejoint quelques minutes plus tard.

-Bon mec, c'est simple. On rentre. On récupère la chèvre. On pète la gueule du fermier. On se casse en courant avec ma voiture. Ok, Capitaine ?

Je lui adressai un sourire malicieux avant de lui tendre mon pied de biche, comme une sorte de marque de confiance.
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