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Eliott Monahan ☁ Il est largué. C’est ça qui fait son charme. Il est tordu, foutu, fumé, à côté, comme s’il avait raté le train pour une vie normale.

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My diary : "Everything has ruined him, so he’s trying to ruin everything."
Mon surnom : Eli
Mon âge : 20
Mon signe astrologique : taureau
Dans la vie je suis : étudiant en architecture et vendeur
Catégorie Sociale : pas bien riche
J'aime les : Lex.. pardon, LES jeunes femmes, même si j'admets avoir une préférence pour les grandes blondes d'1m79, au regard azur qui semble vous transpercer l'âme et... bref.
Sosie de : Luke Hemmings
Double compte : Nemo filet-o-fish & Pepette a.k.a. Hermia
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Sam 8 Avr - 20:09
Once upon a time
Eliott Monahan


NOMMonahan
PrénomEliott
Âgedix-neuf ans
Situation conjugaleen couple
NationalitéAméricain
Situation financièremodeste
Orientation sexuelletendances lexiphiles
GroupeTerre
Type de personnageInventé
Caractère

→ Froid : On dit souvent que nous sommes ce que notre passé a fait de nous. Concernant Eliott, son passé a fait de lui un garçon distant, désagréable, qui fait difficilement confiance. Il part du principe que pour se protéger de la souffrance, mieux vaut se protéger des autres. Et la plupart du temps, le meilleur moyen de les tenir à distance est de se comporter comme le pire des connards. Ne vous fiez pas à son visage d’ange, ayant parfois du mal à mesurer la portée de ses mots, il peut faire preuve d’une réelle cruauté à votre égard.

→ Intelligent : À l’âge où il était supposé entrer à l’école primaire, Eliott savait déjà lire et écrire ; c’est la raison pour laquelle sa mère lui a fait sauter le CP. Bien qu’étant doué d’un QI supérieur à la moyenne, il ne se considère pas comme étant particulièrement chanceux. Au contraire. Comme l’a si bien écrit Fitzgerald, le bonheur est plus facile à atteindre pour les gens stupides.

→ Réaliste : Il est conscient des réalités de la vie, aussi bien de ses aspects positifs que négatifs. C’est un garçon qui a les pieds sur terre, comme on dit, ce qui présente l’avantage de limiter les possibles déceptions.

→ Courageux : C’est un garçon fort, qui a déjà vécu un certain nombre d’épreuves et qui a encore de la ressource. Il peut encaisser beaucoup, et est prêt à tout pour défendre ses proches en cas de besoin.

→ Rancunier : Il a le pardon très difficile ; du fait de sa sensibilité, il a tendance à ruminer le passé, aussi bien des réactions qu’il a eues et qu’il regrette que les méchancetés que lui ont fait ses pairs. Faites-lui une vacherie, et vous pouvez avoir la certitude qu’il se chargera de vous la rendre au centuple.

→ Mature : Le fait qu’il ait depuis longtemps un an d’avance sur ses camarades de classe l’a obligé à mûrir plus rapidement, sans quoi il serait resté cantonné au rang de « gamin ». Seulement, il a poussé le vice au point de devenir presque trop mature, si bien qu’il est aujourd’hui bien plus mûr que la plupart des jeunes de son âge.

Eliott a un caractère des plus ambivalents. Si les traits précédents décrivent son comportement à l’égard d’inconnus, apprenez à l’apprivoiser et vous ferez rejaillir l’enfant joyeux qui vit toujours en lui :


→ Joueur : Lorsqu’on le connaît bien, on s’aperçoit que sous son masque de froideur se cache un jeune homme drôle et plein de joie de vivre. La vie ne l’a pas épargné, mais il a trouvé le moyen de retrouver le bonheur en agissant comme bon lui semble, sans se prendre la tête avec ce fichu horoscope. L’arrivée de Skylar a elle aussi participé à redonner un peu de vie à son âme meurtrie.

→ Patient : C’est un garçon calme et posé, qui est capable d’encaisser beaucoup sans broncher. Il en faut beaucoup pour le pousser à bout, mais il entrera alors dans une colère noire.

→ Sensible : L’apparente force qu’il s’évertue à afficher en permanence ne cache en réalité qu’une profonde sensibilité. Bien qu’il ne le montre pas, il est facilement touché par les aléas de la vie, et garde en lui de nombreuses plaies qui n’ont pas encore cicatrisé.

Histoire

1997 ; je pleurais quand je vins au monde, et chaque jour me montre pourquoi.
Jambes surélevées, mains crispées sur le drap, la jeune femme hurle. Cela ne devait pas se produire ainsi ; au fil des années, elle avait de plus en plus souvent pensé au jour où elle accoucherait. Dans son imaginaire se trouvait à ses côtés le père de l’enfant ou, au moins, sa mère ou une amie. Mais jamais elle n’aurait cru être seule pour ce jour. « Le plus beau jour de sa vie », tel qu’on le lui avait vendu toute son adolescence durant. Quelle bonne blague. Elle souffre tellement qu’elle a l’impression qu’elle va en mourir, et les cris des sages-femmes n’arrangent en rien la situation. « Poussez, mademoiselle, poussez ! ». Elle leur aurait volontiers répondu qu’elle ne fait que cela depuis de longues minutes, mais elle ne parvient à émettre qu’un puissant cri de frustration. Elle ne va pas s’en tirer vivante, elle en est persuadée. Perdre la vie en la donnant, n’est-ce pas une belle ironie du sort ?
Elle se sent présentement plus dénuée d’instinct maternel qu’elle ne l’a jamais été. Au moment où elle se sent prête à abandonner d’une manière ou d’une autre, trop désespérée qu’elle est de ne pas voir le bout de ce calvaire, elle entend un cri résonner dans la salle d’accouchement. Une voix autre que la sienne hurle à s’en arracher les poumons. Dans un état second, épuisée, elle attend qu’on lui amène le nourrisson, n’entendant qu’à moitié ce que lui dit la sage-femme restée à ses côtés. « C’est un garçon. »
Lorsqu’enfin on lui présente son enfant, qu’elle contemple ce si petit être, ridiculement petit et fragile, qui ne demande qu’à être protégé, cet instinct maternel qu’elle croyait avoir perdu au cours de l’accouchement revient au triple galop. C’est le plus beau bébé du monde.
Prenant délicatement le poupon contre elle, elle entreprend de lui donner le sein du mieux qu’elle peut, jeune maman gauche qu’elle est. « Comment va-t-il s’appeler ? », demande la sage-femme. Comme une évidence, un prénom s’impose à l’esprit de la jeune femme : « Eliott. »

2001 ; un homme digne de ce nom ne fuit jamais. Fuir, c'est bon pour les robinets.
« Maman ? Il est où mon papa ? » Le petit blondinet de quatre ans lève ses grands yeux bleus vers le visage de sa mère. Cette question, il la lui a déjà posée bien trop souvent, mais c’est comme si dans sa candeur et sa naïveté proprement enfantines, il gardait l’espoir que, en la posant assez souvent, la réponse que lui offrait immanquablement sa mère finirait par changer. Sa mère qui soupire présentement, toujours attristée par la réponse qu’elle se doit de lui donner.
- Mon chéri, on en a déjà parlé. Ton papa, je ne sais pas où il est.
- Mais pourtant, à l’école les autres enfants ont un papa. Je les vois quand ils viennent les chercher à la sortie.
- Je suis désolée Eliott, finit par lui répondre sa mère, après quelques instants de silence.
Elle ne sait pas quoi lui dire d’autre, c’est bien trop dur pour elle. C’est bien trop dur de dire à son petit garçon de quatre ans que son père est parti sitôt qu’il a su qu’il était conçu. Qu’il ne voulait pas de lui, ou qu’un fœtus de quelques jours à peine l’effrayait. Elle ne voulait pas lui dire cela. Plus tard, lorsqu’il serait suffisamment grand pour le comprendre, et avec un peu de chance pour ne pas trop en souffrir, elle lui dirait la vérité, mais, pour l’heure, c’est trop délicat. Il est encore si plein d’innocence qu’elle ne veut pas lui retirer cette joie de vivre propre à l’ignorance enfantine.
Elle baisse les yeux vers cet enfant perdu, petit prince d’un royaume brisé dès sa conception par un père irresponsable. Cela lui fait toujours mal de le regarder. C’est le portrait craché de son père, réplique d’un homme que jamais il ne connaîtra, et chaque fois qu’elle croise ces yeux bleus, douloureusement semblables à ceux de son géniteur, elle est ramenée quelques années en arrière lorsque, jeune Anglaise fraîchement débarquée sur le sol américain, elle avait rencontré ce charmant jeune homme californien. Quelques semaines plus tard, elle était enceinte et mise à la porte de chez elle.

2005 ; don’t touch my soul with dirty hands.
Le bus scolaire vient de déposer Eliott à l’arrêt de bus situé près de chez lui. Doucement, le petit garçon pousse la porte de l’appartement. Dès l’instant où sa mère le voit, un grand sourire illumine son visage tandis qu’elle vient étreindre son fils. Mais, pour une fois, il ne lui rend pas son sourire. Quelque chose ne va pas, et elle ne tarde pas à s’en apercevoir, lui demandant doucement :
- Que se passe-t-il, mon chéri ? Tu as passé une mauvaise journée à l’école ?
Le front clair du garçonnet se plisse légèrement tandis qu’il tente de trouver les mots pour expliquer la situation à sa maman. Il n’a pas encore tout bien compris lui-même.
- C’est le maître d’école. Il… Je sais pas si je peux te le dire, il m’a demandé de pas en parler…
- Eliott, tu sais bien que tu peux tout me dire, lui répond-elle d’un air soudainement soucieux.
- Ben… Tout à l’heure, il m’a dit de rester après le cours. C’est pour ça que je suis en retard au fait, je suis désolé maman.
- Ce n’est pas grave, ça. Mais raconte-moi, pourquoi t’a-t-il fait rester à la fin de la classe ?
C’est ainsi qu’il raconta à sa mère comment l’enseignant lui avait demandé de venir le voir à la fin de l’après-midi, pour parler avec lui d’une leçon qu’il aurait mal comprise. Sauf qu’Eliott était un garçon intelligent, à qui l’école ne posait pas le moindre problème, et que le maître avait fait bien plus que lui parler de multiplications et de divisions. Sur le coup, il avait bien compris que quelque chose clochait. Que les gestes de l’enseignant n’étaient pas normaux, car personne ne lui avait jamais fait ce genre de caresse, mais il ne comprenait pas cette situation et n’avait pas osé se défendre.
Le simple fait d’en parler à sa mère est difficile pour lui car, pour une raison inexpliquée, il a honte de ce qui s’est passé. Il n’a pas encore conscience qu’il n’est en rien responsable de ce viol, et termine son récit le regard embrouillé par les larmes, se sentant un peu plus misérable à chaque mot qu’il prononce.

2009 ; best way not to get your heart broken is pretend you don’t have one.
Cela fait désormais trois ans que sa mère l’a arraché à sa Californie natale, pour l’emmener avec elle à New York, loin de cette ville où il avait vécu des horreurs. Le métier qu’elle exerce depuis la naissance de son fils, un de ces emplois bureaucratiques ne nécessitant pas de formation particulière, lui a fourni suffisamment d’argent pour qu’elle puisse acheter un appartement dans la Grosse Pomme. L’héritage qu’elle a obtenu à la mort de sa mère l’a bien aidé, il est vrai ; elle a d’ailleurs été surprise d’apprendre, lorsque le notaire lui a téléphoné, que si sa génitrice l’avait mise à la porte lorsqu’elle était tombée enceinte à dix-sept ans, elle ne l’avait pas pour autant déshéritée.
L’appartement est petit, et est loin d’être situé dans le plus beau quartier de la ville, mais au moins elle n’aura plus à payer de loyer. Elle gravit rapidement les échelons dans le métier qu’elle exerce, et se plaît à dire que c’est grâce aux astres si toutes ces bonnes choses lui arrivent. Elle a toujours profondément cru en ces prédictions venues du ciel, à tel point qu’il y a quelques années encore, elle lisait l’horoscope à Eliott tous les soirs avant le coucher, afin qu’il puisse savoir à quoi s’attendre le lendemain.
Eliott, pour sa part, a arrêté de croire à tout ceci. Élevé par une femme soumise aux astres, il s’y est pourtant fié longtemps, y croyant comme on croit au Père Noël. Il s’appliquait à suivre le caractère que lui avait donné son signe, persuadé que sa fidélité au zodiaque lui offrirait un bel avenir, et fut donc un enfant que l’on pouvait qualifier de sociable, aimable, chaleureux. Mais à l’âge de huit ans, lorsqu’il fut confronté à la dure réalité de la vie, il fut bien obligé de se rendre à l’évidence : il aurait beau être aussi fidèle que possible à l’horoscope, la vie était une chienne. Lorsque l’on sait cela, autant se comporter comme bon lui semble.
C’est ainsi qu’il devint l’être froid, désagréable qu’il est aujourd’hui. Un comportement âpre, à la limite de la méchanceté, est le meilleur moyen qu’il ait trouvé jusqu’à présent pour tenir les gens à distance. Et tenir les gens à distance permet de souffrir le moins possible. C’est un bon deal, selon lui.

2013 ; on ne peut rien comprendre à la vie tant qu'on n'a rien compris à la mort.
Eliott a bien grandi. L’enfant petit et potelé qu’il était a fait une brusque poussée de croissance, et mesure désormais une tête de plus que les autres élèves de sa classe. Comme si cela ne suffisait pas qu’il se démarque ainsi, sa peau, touchée par les ingratitudes de la puberté, s’est couverte de bouton, tandis qu’un semblant de barbe se fait toujours désirer. Au moins a-t-il perdu ses rondeurs d’enfance.
Vêtu de noir des pieds à la tête, il porte un costume acheté spécialement pour l’occasion. Une occasion qu’il eut souhaité arriver des années plus tard. Malheureusement, la mort a cette triste particularité de toujours survenir sans prévenir, au moment où on l’attend le moins, et il n’a aujourd’hui d’autre choix que d’enterrer sa mère. Chaque jour lui confirme un peu plus ce constat qu’il avait fait à l’âge de huit ans, comme quoi la vie, ben c’est pas aussi cool qu’on le dit.
Sans pouvoir retenir ses larmes, il observe en silence le cercueil disparaître à tout jamais dans les tréfonds de la terre. Il n’a même pas pu lui dire au revoir. Elle n’était pas en très bon état lorsqu’ils l’ont retrouvé parmi les débris de l’avion dans lequel elle se trouvait, et ce n’était manifestement pas une très belle image à montrer à un adolescent de seize ans. Il s’en fiche, il aurait voulu pouvoir lui faire un dernier adieu avant qu’ils la laissent se décomposer sous terre.
Il n’a jamais eu le moindre contact avec la famille de sa mère, et du côté de son père… Inutile d’y songer. Ce n’était qu’un connard qui n’avait jamais voulu de lui. Il n’avait donc plus de tuteur légal et, étant mineur, il aurait logiquement dû se retrouver placé en foyer. Heureusement pour lui, sa mère, comme toujours prévoyante, avait rédigé une lettre autorisant son fils à être indépendant si elle disparaissait après ses seize ans. Elle le connaissait, et savait que c’était un garçon intelligent et mature, qui saurait mieux se débrouiller seul que mal accompagné.
Il s’installa donc dans l’appartement de sa mère, décidant de vivre sur les économies qu’elle lui avait laissées. Heureusement pour lui qu’elle avait acheté le domicile ; il n’avait ainsi pas de loyer à payer, c’était déjà cela de gagné. Il ne lui restait plus qu’une année de lycée, il aviserait de la suite en temps et en heure.

2014 ; tu sais, quand on est jeune, on a l'impression que tout est la fin du monde, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est que le commencement.
La sonnette retentit dans l’appartement, tirant Eliott du somme qu’il a piqué sur le canapé. Après s’être étiré, il se dirige vers le combiné de l’interphone, encore un peu endormi.
- Oui ?
- Eliott ? C’est Kiara, je peux monter ?
Il fronce un peu les sourcils, se demandant ce qu’elle peut bien faire en bas de son immeuble. C’est l’une de ses ex peu nombreuses, qu’il n’a pas vue depuis au moins un an, après leur rupture.
- Euh… ouais, marmonne-t-il en pressant le bouton d’ouverture de la porte d’entrée.
Ouvrant la porte de l’appartement, il s’appuie contre le cadre en attendant qu’elle le rejoigne. Son cerveau s’active à toute allure dans son crâne ; pourquoi débarque-t-elle donc au bout d’un an, après avoir disparu sans explications ? Au bout de quelques minutes, il voit les portes de l’ascenseur s’ouvrir, dévoilant la jeune femme. Elle semble plus fatiguée que la dernière fois qu’ils se sont vu, mais ce qui retient son attention, c’est le bébé qu’elle tient dans ses bras. Trop jeune pour qu’il puisse distinguer son sexe, il semble paisiblement endormi.
- C’est ton petit frère ?, demande-t-il sans plus comprendre la situation.
- C’est une fille, Eliott. Elle marque une légère pause, avant de reprendre : Ta fille.
- Ma quoi ?, s’écrie-t-il.
Ce n’est pas possible. Il doit y avoir une erreur, c’est obligé. Ils n’ont couché qu’une seule fois ensembles ; après l’acte pédophile qu’il a subi dans son enfance, il a longtemps été terrifié par les rapports sexuels. Au collège, pendant que ses petits camarades commençaient à explorer cette face de la vie, il se tenait soigneusement éloigné de tout ce qui pouvait y toucher, toujours pas remis de son traumatisme. Il lui a fallu du temps et une certaine confiance en l’autre pour enfin oser passer à l’acte. Cela s’était fait avec Kiara, et elle est en train de lui dire que cette unique fois avait suffi à créer ce… truc qu’elle tient dans ses bras ? Il ne parvient pas à y croire.
Elle demande à laisser la petite ici le temps d’aller faire une course dans le quartier. Elle s’appelle Skylar. Il accepte, trop sonné pour réfléchir un minimum, et observe le nourrisson endormi sur le canapé comme s’il s’agissait d’un être dangereux prêt à lui sauter à la gorge. Les enfants le terrifient. Il n’a pas de frères et sœurs, aucune connaissance des êtres en bas âge. Il n’a plus qu’à espérer qu’elle reste endormie jusqu’au retour de Kiara. Alors il attend. Dix minutes. Un quart d’heure. Une demi-heure. Quarante-cinq minutes. Une heure. Il commence à trouver le temps long, et elle ne revient toujours pas. Il essaye de l’appeler, ayant gardé son numéro, mais elle ne décrocha pas. Il se rend même à la fenêtre pour vérifier qu’elle ne se trouve pas en bas, prête à lui dire que tout ceci n’était qu’une blague.
Mais elle n’est pas là, elle reste injoignable, et il finit par n’avoir d’autres choix que d’accepter le fait qu’elle a abandonné leur enfant à ses bons soins. Sa mère avait été mère trop jeune, forcée d’élever son enfant seule. Il se retrouvait père trop jeune, forcé d’élever son enfant seul. L’histoire se répétait avec une précision qui l’aurait amusé si cette situation ne le terrifiait pas autant.

2016 ; I think it’s time to be happy again.
La petite Skylar a bien grandi, et est maintenant âgée de deux ans. Son père aussi a changé, son corps filiforme s’est naturellement redessiné, le dotant de larges épaules dignes d’un joueur de football, et sa peau s’est lissée d’elle-même, sans doute fatiguée d’être couverte d’acné. C’est désormais un beau jeune homme, qui s’évertue à élever sa fille du mieux possible. Bien évidemment, Kiara n’a jamais redonné signe de vie après ce jour où elle a abandonné la petite fille. Eliott, quant à lui, a d’office fait un test de paternité, qui s’est avéré positif. Au moins ne lui avait-elle pas laissé une enfant qui n’était pas la sienne.
Cela a été compliqué au début, tant pour la petite qui devait se demander où était passée sa maman que pour que le jeune papa inexpérimenté. Il a fait des erreurs, qui lui ont apprises à être un meilleur père, et une relation fusionnelle n’a pas tardé à naître entre Skylar et lui.
Il venait d’obtenir son diplôme de fins d’études lorsque la petite a débarqué dans sa vie, aussi il a décidé de repousser d’un an son inscription à la fac. Il est aujourd’hui en seconde année d’études d’architecture, bien décidé à obtenir un bon travail qui lui permettra d’offrir à sa fille le meilleur avenir possible. Cette enfant est désormais la prunelle de ses yeux, l’être qui est parvenu à apporter un peu de joie dans sa vie devenue bien sombre après la mort de sa mère et, si un jour Kiara revient avec l’intention de récupérer la petite fille, il est bien décidé à se battre pour ne pas la lui rendre.

2017 ; the darkest night never felt so bright with you by my side.
Salon sombre, seule source de lumière provenant de la petite bougie en forme de trois qui orne le gâteau d’anniversaire. Table autour de laquelle se trouvent réunis Eliott, sa petite amie Lexie et les parents de cette dernière, mais surtout la petite Skylar, reine de la soirée. Il se voit en cette soirée entouré des personnes les plus importantes de sa vie, son unique et véritable famille. Et pourtant, seule l’une de ces quatre personnes partage son sang. Regard fier que porte le jeune père sur sa progéniture, vêtue d’une robe flambant neuve pour l’occasion. « On n’a trois ans qu’une fois dans sa vie, cela mérite de se célébrer en beauté ! » Adage qui s’appliquait tous les ans, adage que le blondinet répétait donc tous les ans, sans faute. Sourire qui étire ses lippes tandis qu’il observe l’enfant, sourire amusé par l’émerveillement qui luit dans ses yeux devant la flamme vacillante, sourire aux relents également nostalgiques. Il peine à croire que cela fait déjà près de trois ans qu’elle est entrée dans sa vie.
- Allez, souffle la bougie Skylie !
Exclamation du jeune homme lorsque prend fin le traditionnel chant qui se prête à l’occasion, éclat de rire qu’il réprime en voyant comme la petite fille peine à éteindre la bougie, malgré tout le cœur qu’elle y met, ouvrant démesurément la bouche pour n’en sortir au final qu’un faible souffle. Jeune père qui ne peut que lui venir en aide, soufflant discrètement pour que s’évanouisse la flamme. Applaudissements qui fusent à la petite tablée, garçon qui se lève pour aller prendre dans ses bras une Skylar surexcitée.
- Joyeux anniversaire ma puce !
Baiser qu’il dépose sur la joue rebondie de l’enfant, regard qu’il relève vers Lexie. Prunelles azures qui se rencontrent, simple contact visuel qui lui arrache comme toujours un sourire. Jours, mois, années passées qui se bousculent dans son cortex, souvenirs qui affluent dans son esprit. Petite inconnue de la cour de récréation devenue son amie, amitié qui s’est bien vite renforcée avec les années pour finalement atteindre son apogée plus tard, bien plus tard, trop tard à son goût. Apogée atteint lorsque ces deux handicapés des sentiments sont enfin parvenus à se confesser leurs sentiments mutuels, sentiments qui avaient depuis longtemps franchi les barrières d’une amitié platonique. Sentiments difficilement dévoilés, sentiments qui ont amené leur lot de complications, avec la volonté de la jeune femme de dissimuler leur relation nouvelle aux yeux de tous, volonté qui s’est avérée blessante pour Eliott. Conflits plus fréquents depuis qu’ils sont en couple, confiance en eux-mêmes plus vacillante que jamais. Relation pourtant plus belle que jamais, complications qui se compensent par de merveilleux moments partagés, qui donnent au jeune homme le sentiment d’être béni des astres. Oui, de ces conneries d’astres auxquels il n’a jamais voulu croire. Sourire qui se fait plus large que jamais, yeux qui n’ont su se résoudre à quitter le visage de la jeune femme depuis tout à l’heure. Tendre contemplation dans laquelle il s’autorise à se perdre tandis que parvient à son esprit le constat qu’il est pleinement, sincèrement heureux, pour la première fois depuis trop longtemps. Âme en peine qui se voit enfin choyée, aimée. Qui a su trouver sa place dans ce monde. Bonheur qu’il sait fragile, bonheur qui va pourtant se trouver ébranlé bien plus tôt qu’il ne le soupçonne. La faute à ces conneries d’astres.

A votre propos

Pseudo : Cloudcake.
Âge : 17 y.o.
Commentaire : Vous êtes moches wsh.
Pays/région
: Je ne dirais qu'un mot : soleil. Débrouillez-vous avec ça.
Fréquence de connexion : tous les jours ? Peut-être un peu moins, j'sais pas trop encore.
Longueur de rp : 3000 mots mais je dois calmer mes ardeurs.
Comment as-tu découvert le forum ? : Facebook... Même si c'était pas ce fo, techniquement.
Quelque chose à ajouter ? : Only skeleton bones remain.



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<b>Luke Hemmings</b> ⠇Eliott Monahan
<b>Monahan</b>
<b>Eliott</b>




The king & the queen of the new broken scene.
Eliott Monahan ☁ ‘Cause I've been talking to my friends the way you take away my breath, it's something bigger than myself, it's something I don't understand, no, no. I know we're young and people change, and we may never feel the same.
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