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Promenade Nocturne ft Djal'

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Mon surnom : Appelle moi comme tu veux
Mon âge : 28
Mon signe astrologique : Balance
Dans la vie je suis : Trop swag pour toi
Catégorie Sociale : Riche
J'aime les : Femmes
Sosie de : Alex Libby
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Mar 11 Avr 2017 - 1:49


   
   Tomi' & Djal'
   Promenade Nocturne

L
’air était frais en cette soirée bien entamée de Novembre et je n’arrivais toujours pas à trouver le sommeil. Le froid me rappelait mon pays, mes parents, la guerre et tous ces mauvais souvenirs qui me hantaient dès que le froid faisait son apparition. Toute cette nostalgie s’était envolée lorsque je vivais en Irlande avec mon oncle, sa femme et sa fille mais ce sentiment était revenu au galop lorsque j’étais arrivé à NYC. Je faisais alors les 100 pas dans mon appartement d’étudiant, en faisant le point sur ma vie et mon évolution depuis la Yougoslavie. Après tout je n’étais qu’un pianiste qui avait échoué le conservatoire et avait fuis cette vérité en venant ici laissant derrière moi les restes de ma famille. Mes yeux se posèrent sur la rue tandis que j’ajustais mon bonnet sur ma tête, me battant contre mes bouclettes pour toutes les faire rentrer dans ce dernier. C’est seulement quelques minutes plus tard que le froid glacé emplit mes narines et que je pris la direction du parc.

La ville le soir n’était vraiment pas la même que celle de la journée. Mon trajet était rythmé par le bruit de mes pas et du léger son que faisait ma cigarette à chaque bouffée que je tirais dessus. Ma joie de vivre habituelle avait laissé place à une dépression passagère qui me faisait voir un peu partout la morbidité de ce paysage. Tout semblait mourir en cette saison, les arbres, les plantes et même les gens. Ce silence était pesant mais avait un côté rassurant. Une fois dans le parc, j’arpentais les allées sombres sans même m’en rendre compte, complètement perdu dans mes pensées. Le vent se mit à souffler alors que j’arrivais au niveau d’un banc. Je m’assis alors, observant en silence deux silhouettes lointaines de braves gens ayant eu le courage de braver la fraîcheur de cette soirée. Je me demandais alors qui pouvait bien se balader dans ce parc à une heure si tardive. Un léger rire sortit de ma bouche remarquant l’ironie de la situation. Comment avais-je pu tomber aussi bas ? Comme une âme perdue cherchant du réconfort dans la tristesse d’un lieu en plein hiver. Tout ça sonnait très gothique et à vrai dire ça m’énervait plus qu’autre chose. Je devais me ressaisir, allez de l’avant et cessez d’être hanté par les fantômes de mon passé.

Je me relevais alors bien décidé à rentrer, après cette balade revigorante. C’est alors que quelque chose attira mon attention. Une jeune fille assise sur un banc, l’air triste un peu comme moi il y avait quelques minutes de cela. D’un pas léger et discret j’arrivais alors à sa hauteur et d’un ton un peu fébrile, j’entamais la discussion.

« Excuse-moi ? Je.. Je peux m’asseoir ? Ce parc à l’air vraiment sinistre à cette heure. Puis j’avoue que je t’ai vu et.. Enfin tu avais l’air triste donc.. Si tu as besoin de parler »

Mon tact naturel ne m’avait pas quitté et je risquais très probablement de prendre un énorme râteau de la part de cette inconnue.




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WILDBIRD
 
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My diary : Je suis mariée, sur papier, à Las Vegas, une erreur après une soirée trop arrosée. Cet homme ? Je le cherche pour tenter d'annuler tout cela.
Allycia
Mycroft
Tomislav
Wesley
Mon surnom : Dja, ou Lily mais aussi Sirène
Mon signe astrologique : Verseau
Dans la vie je suis : Modèle cheveux ... Comment ça qu'est-ce que c'est ? Vous voyez ce magasine que vous tenez quand vous attendez chez le coiffeur ? Cette fille sur la photo que vous montrez en disant que c'est cela que vous voulez ? Et bien cette fille c'est moi ! Je bosse aussi dans une boutique de vêtements vintages, parce que sinon je gagne pas assez ...
Catégorie Sociale : C'est tendu du string à chaque fois que je consulte mon compte sur internet !
J'aime les : les hommes, les bananes, les saucisses, le saucisson, ... Ho, vous avez comprit ? D'accord !
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Jeu 13 Avr 2017 - 1:28
Savtchenko
Tomislav
Je suis perdue, alors sauve moi !
Les gens diront de moi que je suis folle, mais me voilà seule, dans les rues de New-York, un soir en plein mois de Novembre. Je suis en fugue. Pas contre mes parents, mes parents que j'aime, que j'adore. Ils m'ont donné une vie. Sans eux, j'aurais sans doute terminé mes jours dans un orphelinat. Mais j'ai ce besoin d'en savoir plus sur moi, sur mes origines, mes parents biologiques. Et mes parents adoptifs ne peuvent rien me dire de plus. Alors je suis venu chercher mes réponses. Je sais que je suis née ici, il y a environs 16 ans, au début du mois de février. Je suis cette fille de l'air qu'on a jamais sue tenir. Je me faufile, comme une anguille. Je fais ma petite place dans ce monde. Et même si je sais qui je suis, que j'ai mon caractère et que de connaître mes parents biologiques ne me changera pas, je veux connaître mes origines. Savoir, pourquoi, comment ils vivent avec cela aujourd'hui. Savoir si ils me regrettent. Je veux qu'ils me regrettent. Qu'ils se disent que je suis devenue la fille qu'ils auraient voulu, mais que ce n'est pas grâce à eux. Même si en voyant mes cheveux, mon allure et en connaissant mon fort caractère, je doute fortement qu'on regrette une fille comme moi ! Et j'en ris, parce que je suis unique !

Je connais le nom de l'orphelinat ou je fus placée quelques mois après ma naissance et avant mon adoption. Mes parents se fichaient pas de ces trucs d'astrologies. Ils voulaient un bébé. Ils venaient de perdre le leur, ils n'auraient plus la chance d'en avoir un de façon naturelle, ma mère avait un soucis qui la rendait stérile. Sa grossesse était un petit miracle qui s'est dégonflé. Et s'est sur mes petits yeux marrons, curieux qu'elle a craqué. 9A aurait put être n'importe qui, mais ce fut moi son coup de coeur. C'est donc là bas que je me rends en premier. Je veux savoir si les gens se souviennent d'un petit bébé posé là, chez eux, un mois de février, il y a 16 ans. Sur internet, avec le nom, j'ai trouvé l'adresse. Je me tiens devant la porte. Je sonne. Je suis excitée, impatiente et quelque peu anxieuse. Je ne sais pas ce qu'il m'attend derrière cette grande porte. C'est une dame, qui semble avoir bien roulé sa bosse, en gros, elle pourrait être ma grand-mère, qui m'ouvre. Je lui explique, en parlant sans doute trop vite, trahissant mon impatience, ma venue. Elle me laisse entrer. Plus tard, autour d'un thé avec cette femme, j'apprendrais que c'est un hôpital qui m'a placée ici. Mais comme rarement elle l'a vue, le bébé que j'étais a été adopté en quelques mois. Surtout des enfants nés sous le signe du verseau, qui sont connu pour être à double tranchant. Si ils avaient sue, sans doute que ce n'est pas moi qu'ils auraient adopté.

Amicalement, elle m'a donné l'adresse de l'hôpital où je suis née. Et je m'y suis rendu, presque en courant tant je marche vite. Et quand je suis devant le bâtiment, je reste plusieurs minutes à regarder l'hôpital où je suis née. J'observe ces gens, ces lumières, toute cette activité. C'est effervescent. Puis je m'engage sur cette pente savonneuse qui me rapproche de la vérité. La dame de l'accueil me toise. Les cheveux bleus dépassant de mon bonnet ne doivent pas lui plaire. J'enlève donc mon bonnet pour lui plaire encore plus. Et je lui adresse mon plus jolie sourire. Je lui donne mon dossier que la dame âgée de l'orphelinat m'a donné et qui me concerne. N'étant pas restée longtemps, il est vraiment léger, vide ! Elle cherche dans son ordinateur. Attendant qu'elle trouve le dossier du bébé que j'étais, je fais taper mes doigts sur son comptoir, ce qui semble l'énerver, alors je continue. C'est amusant. Après ce qui me semble être une éternité, elle se tourne vers moi et me balance cette phrase qui me poignarde.
« Bébé née sous X, sans doute que la mère ne voulait pas de vous ! Les verseaux sont connus pour être exaspérant ! »
Elle imprime mon dossier et me le donne. Mais je n'ai plus envie de le lire. Elle m'a achevée. Et si elle avait raison. Si ma mère biologique n'avait pas voulu de moi à cause de toutes ces conneries de signes ? Est-ce pour ce qui m'attendait en consultant mon signe, verseau que j'ai été abandonnée ?

Je ère comme une âme sans vie dans les rues des New-York. Je n'ai pas envie de rentrer chez l'amie qui m'héberge depuis quelques jours que je suis ici. Mon téléphone est sans batterie, alors je ne peux appeler personne. Et donc pas mes parents adoptifs. Je n'aurais pas envie de parler de toute façon. Mes pas me conduise à un parc. Je vais m'asseoir sur un banc. J'ai mon dossier ouvert sur les genoux, et je n'arrive pas à détacher mes yeux sur cette information qui me dit que je suis née sous X. Je n'arrive pas à décrocher mon regard de cette phrase. Je n'arrive pas à lire le reste qui m'apprendrait que ma mère n'avait que 16 ans. Qu'elle était seule. Elle n'avait peut être pas le choix. Mais je le lirais plus tard, peut être. Pour le moment je suis encore choquée. Je n'entends pas cet homme qui vient me demander si il peut s'asseoir avec moi. Si je vais bien, si je veux parler. Enfin, j'entends d'une oreille, mais je ne percute pas vraiment.
« Ma mère ne voulait pas de moi ! »
C'est tout ce que j'arrive à articuler.
Hobbs
Djalys
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Jeu 13 Avr 2017 - 14:44


   
   Tomi' & Djal'
   Promenade Nocturne

M
oi qui m’attendais à une conversation banale avec une fille un peu triste. Jamais je ne me serais attendu cette phrase. Ces mots qui font mal. Ils résonnent comme un cri. Un cri annonçant la guerre qui avait saccagé ma maison et mon enfance. Le souvenir de la mort de mes parents dans ce conflit meurtrier qui m’avait volé les miens. Puis la fuite avec mon oncle et comment cette femme nous avait sauvés. Pour finir, la reconstruction dans ce monde nouveau qui m’offrait tellement de possibilités. « Ma mère ne voulait pas de moi ». Comment cette phrase pouvait-elle être dite à quelqu’un ? Je n’imaginais même pas ce que l’on pouvait ressentir en l’entendant. J’avais pourtant perdu mes parents, mais au moins je savais d’où je venais et pour qui je me battais dans la vie.  Mon origine, ma source, je la connaissais et sur mon visage se dessinait un air de surprise mélangé à l’horreur. J’avais peut-être tiré des conclusions hâtives, cependant à part quelqu’un en état de choc, personne n’aurait pu dire une telle phrase avec autant d’émotion dans la voix. Mon regard se pose sur elle et je bafouille tentant de dire quelque chose de réconfortant mais rien ne sort. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à cette phrase.

J’ouvre doucement la bouche avant de baisser les yeux et de fixer mes pieds. D’un ton proche de la dépression je soupire et lance : « Aucune mère ne peut abandonner son enfant par choix. Ma mère m’a abandonnée lorsque j’étais un enfant. C’est la guerre qui l’a emportée. Je ne sais pas ce qui a poussé la tienne à en arriver là, mais je suis sûr que ce n’est pas intentionnel. ». Pourquoi m’étais-je confié ainsi à une inconnue ? Pourquoi étais-je aussi sûr que sa mère que sa mère ne l’avait pas abandonnée pour une raison banale ? Je n’en savais rien. J’essayais probablement de me rassurer en la rassurant elle. Ma main se met à trembler et instinctivement je sors une cigarette de mon paquet avant de la mettre dans ma bouche et d’allumer ce petit bâton anti-stress. En soufflant ma fumée, je regarde les étoiles tandis qu’une larme coule sur ma joue. Sa chaleur contraste la fraîcheur de ma joue et je passe une main dans mes cheveux comme pour vérifier que tout ceci n’était pas un rêve. Malheureusement, tout cela était bien réel. J’étais seul. Ma main se pose sur l’épaule de l’inconnue et dans un élan d’empathie je lui souris.

« Ta mère voulait de toi et tu es sans aucun doute une personne très courageuse. »

Le froid ne semble plus m’atteindre en cette froide soirée, seule cette conversation affecte mes sens et mon moral. Je n’avais jamais rencontré de personne dans une situation autant similaire à la mienne, alors tomber dessus par hasard dans la rue, cela était un coup du destin. Je retire ma main me rappelant que je ne connais même pas son nom, continuant inlassablement à fumer ma cigarette attendant d’en connaître un peu plus sur mon interlocutrice.  


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WILDBIRD
 


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«Now I must be dreaming, face against the frozen glass, but there's no return now» by Wiise
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Ven 14 Avr 2017 - 18:07
Savtchenko
Tomislav
Je suis perdue, alors sauve moi !
Je me suis toujours posé tant de questions. Sur qui pouvait être ma mère, sur qui elle était devenue. Sur le pourquoi du comment elle avait put prendre la décision d'abandonner un bébé qu'elle avait porté pendant 9 mois. Parce que ça ne doit pas être une mince affaire la grossesse. Devenir une baleine, pour finir par une souffrance insoutenable… Bon, c'est magique, on donne la vie ! La plupart du temps, quand tout se passe bien. Alors quelles raisons peut amener une femme, ayant eu le courage d'aller jusqu'au bout, de renoncer à être mère ? Cette dame peut agréable m'a laissé croire que ça pourrait être mon signe. Ma mère n'avait-elle pas fait le calcule avant ? Avais-je les réponses que je m'étais toujours posé ? Je me suis perdue. Déjà de base, je ne connaissais pas cette immense ville, mais je n'étais plus là. J'étais effacée. Je me suis retrouvée sur un banc dans un parc. Peu de monde. Peu de courageux bravant le froid. Ce froid qui ne me faisait plus rien. Juste cet homme, que je ne remarque pas dans un premier temps, mais qui est là. Et bien là, avec moi, sur ce banc. Et pourtant, sans conscience de ce que je faisais, disais, je lui ai balancé cette phrase. Horrible, choquante, atroce. Qui dirait de telle chose à un parfait inconnu ?

Je ferme les yeux. Juste quelques instants pour retenir les larmes que je sens monter. Je ne veux pas, je n'aime pas pleurer devant quelqu'un. Et ce, qu'importe la personne. Je ne veux pas me montrer faible ou touchée. C'est cette voix. La voix du jeune homme avec moi sur ce banc qui me ramène à la réalité. J'ouvre les yeux, je me tourne vers lui. Je l'écoute. Ce qu'il dit me touche. Moi, l'inconnue qu'il a voulu rejoindre sur ce banc pour je ne sais quelle raison, cette fille qui lui a balancé une phrase que jamais on pense entendre dans sa vie. Qui aurait fait partir toute autre personne et même en courant. Non, lui en plus de rester là, il partage son expérience. Et il me touche. Je ne peux retenir cette main qui va se poser sur son épaule. Comme pour le réconforter. Ça doit être horrible de perdre sa mère comme il l'a perdue. Nos expérience sont bien différentes. Lui, sa mère lui a été arrachée, et moi, elle a choisit de ne pas être avec moi. L'un comme l'autre, nous n'avons plus cette femme qui nous a donné la vie. Il a la chance de connaître ses origines. Mais est-ce une chance ? Moi j'ai la chance d'avoir une famille adoptive. A-t-il la même chance ?
« ... »
Je veux parler. Je veux lui dire des choses, mais la bouche ouverte, aucun son ne sort. Que pourrais-je lui dire fasse à de telles révélations ? Je n'ai jamais été cette personne qui trouve les bons mots dans ce genre de situations. Ni celle qui arrive à soutenir sa meilleure amie après une rupture. Je me suis rarement senti touchée. Mais lui, si, il me touche.

Je vois cette perle de tristesse s'échapper et rouler le long de sa joue avant qu'il ne l'essuie. Je me mord la lèvre inférieure. C'est de ma faute, et je le sais. C'est ma phrase. Peut être qu'il n'était pas au top et venait me voir pour se changer les idées. Je l'ai achevé, si tel était le cas. Je le vois se sortir un cigarette. Je veux tenter de l'accompagner. Je n'ai jamais fumé. Ce serait une grande première pour moi. Mais je me dis, pourquoi pas.
« Tu en aurais une pour moi ? »
Je lui fais un timide sourire à ses derniers mots. Pas timide dans le sens où moi je suis timide. Plutôt que la situation n'est pas facile. Mais, bien que ça ne va pas être facile, ni pour lui, ni pour moi, j'ai envie de continuer de parler avec cet inconnu, dont je ne connais même pas le prénom.
« Je ne sais pas si ce que tu dis est vrai, je suis venue ici pour avoir des réponses. J'ai toujours voulu connaître mes origines, mais je n'aurais jamais de réponses. Rien de plus que ce papier. Je suis née sous X, je ne pourrais jamais remonter jusqu'à elle et comprendre son choix. Mais ce n'est pas moi qui suis courageuse. C'est toi ! »
Oui, il est courageux. Pour m'avoir dit ce qu'il m'a dit. Pour soutenir l'inconnue que je suis alors que bien d'autres se seraient enfuie en m'écoutant. Ou juste en me voyant. Mais lui, en plus de rester, il partage. Je ne sais pas si c'est vraiment courageux. Si tout le monde penserait comme moi. Moi je trouve qu'il est courageux. Mais pas que pour ce geste. Aussi pour tout ce qu'il a du vivre. La perte d'une mère qu'il a connu, aimé. Et devoir vivre et grandir sans elle.
« Djalys. »
Hobbs
Djalys
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Mar 18 Avr 2017 - 18:39


   
   Tomi' & Djal'
   Promenade Nocturne

L
orsque j’entends sa requête, je fouille instinctivement ma poche de mon manteau cherchant à tâtons mon fournisseur officiel de cancer. Je sors alors une deuxième cigarette avant de lui tendre poliment suivit de mon briquet. Il faudrait vraiment que je songe à arrêter cette daube avant de finir en chimio avant la quarantaine. Cependant ce n’est pas mon plus gros problème. Je viens de faire un résumé de mon enfance, ma vie privée à une parfaite inconnue. Il y avait de ça quelques secondes, je me sentais comme libéré d’un poids sur la conscience, comme si, après cette confession, j’aurais redémarrer tranquillement, laissant tous mes problèmes à cette fille dans le parc. Cependant je me sens mal. Je ne le connais pas et si ça se trouve, elle me voit comme un égocentrique ne l’écoutant pas et voulant juste se confesser, voire même faire un concours de celui qui a eu l’enfance la plus pourrie. Je secoue doucement la tête comme pour m’extirper de mes pensées avant d’écouter le récit de ma nouvelle connaissance. Elle aussi se confie et à vrai dire, son histoire est horrible. Ma cigarette est déjà consumée à moitié tellement tout cela m’angoisse, sur le moment j’ai juste envie de lui faire un câlin en lui disant que tout ira mieux. Je ne sais pas en quoi elle me trouve courageux. Je n’étais qu’un enfant à l’époque et je n’avais fait que suivre mon oncle. C’était lui le vrai héros dans l’histoire. Moi je n’étais qu’un lâche qui l’avait quitté dès que j’en avais eu l’occasion pour fuir tous mes problèmes à NYC. Un petit blanc s’installe entre nous deux tandis que j’en apprends un peu plus sur mon interlocutrice. Djalys, ce nom sonne bien. Je lui fais un grand sourire, comme si elle venait de m’annoncer quelque chose d’agréable. Ce n’était plus une inconnue. D’un geste habile, je plonge ma main dans le gazon frais afin de cueillir une petite pâquerette, une vraie survivante de l’hiver naissant, avant de la tendre à Djalys. Avec un grand sourire j’attends poliment qu’elle ne la prenne en annonçant presque d’un ton solennel « Moi c’est Tomislav, mais je préfère Tomi. »

Je ne sais vraiment pas quoi lui dire, mais d’un coup, je retrouve l’ancien Tomi. Celui qui sourit, celui qui est là pour les autres et dans un élan de joie je me lève avant de lui tendre la main. Je ne sais pas où nous irons, mais rester ici n’était pas bon. Il nous fallait de la vie, de la lumière, une lumière plus grande que celle du lampadaire qui éclairait ce parc sinistre. Je ne savais pas si c’était elle qui m’avait donné toute cette joie de vivre, ou si c’était juste une prise de conscience instantanée. Je ne veux pas chercher, je veux juste profiter de ce moment. « C’est horrible ce qui t’es arrivé. Bien plus qu’à moi, je n’ai rien de courageux mais toi tu l’es. Il ne faut pas rester comme ça. Il faut avancer. C’est la vie, aussi dure soit elle. Tu as pris une grosse claque aujourd’hui, ça arrive et tu en reprendras sûrement plusieurs. C’est normal que tu sois au plus bas, mais il faut que tu te relèves et que tu te battes. Si tu prends une claque, tu encaisses et tu en remets deux. » Je ne sais pas vraiment comment ce discours de motivation était sorti de ma bouche, mais il me semblait pas mal. Je le noterais pour plus tard, juste au cas où. Je continue alors, toujours ma main tendue dans sa direction. Je dois passer pour fou mais je continue sur ma lancée. « Je ne te connais pas Djalys, mais je suis prêt à t’aider si tu le souhaites. On va dire que ce serait histoire de te donner ce que j’ai eu la chance de connaître. Un verre, ça te tente ? »



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WILDBIRD
 


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Ven 21 Avr 2017 - 18:48
Savtchenko
Tomislav
Je suis perdue, alors sauve moi !
Il me l'offre, cette cigarette que je lui demande. Ce jeune homme est plutôt sympathique. J'ai à peine 16 ans et je vais fumer pour la première fois. Je sais que beaucoup de jeunes de mon âge ont déjà fait cette expérience. Certains fument même régulièrement. Et pas toujours des cigarettes, disons, légales. Mais je suis un peu à part. Dans ces soirées, je viens avec mon appareil, je capture ce gens dans des états pas possible. Parce qu'ils ont abusés de la fumette, ou de l'alcool. Moi aussi je bois, moi aussi j'aime m'amuser. Mais j'aime trop garder le contrôle, et surtout pourvoir capturer ces instants uniques. Mais il n'en faut pas trop pour que je me lâche. Pour que je fasse des folies. Un petit défi et hop, je suis la première à l'eau. Je suis un esprit libre. Mais aussi contradictoire. J'ai ce petit plaisir de vouloir réagir de la manière dont on s'attend le moins. Alors à la fête suivante, quand l'un d'eux hurle le premier à l'eau, je serais sans doute la dernière. Donc cette première cigarette, je l'attrape et je la porte à la bouche tendis qu'il me l'allume.
« Merci ! »
Je tire dessus. Et je tousse. Je m'étouffe. Ce n'est pas bon ! La gorge me brûle. Je n'aime pas ça. Pas du tout ! C'est une horreur. Est-ce que c'est comme ça la première fois qu'on fume ? Quand je m'arrête enfin de tousser, que j'arrive enfin à reprendre mon souffle, je me tourne vers le jeune homme.
« La deuxième passe mieux ou c'est avec moi que ça ne passe ? »
Peut être est-ce le froid ? J'hésite à prendre une deuxième bouffée. Mais je n'ai pas envie de me tuer. Pas ce soir. Alors je lui rend sa cigarette. Vraiment, je n'aime pas cette chose. Peut être ne suis-je pas encore assez mature pour cela.

« Tomislave ? C'est pas américain ça ! »
Je le regarde fumer, me demandant comment il fait pour ne pas tousser lui. Une méthode, ou une habitude ?
« Pardon, j'ai manqué de tact… Tu as des origines pour avoir un prénom pareil ? »
Cette histoire me fait m'interroger sur l'origine de mon prénom. Est-ce un prénom qui m'a été donné par ma mère avant qu'elle ne m'abandonne pour une certaine raison ou bien j'étais juste le bébé tant et mes parents adoptifs m'ont donné ce prénom ? Je ne me suis jamais posée cette question jusqu'à présent. C'est un sujet que je vais devoir aborder avec mes parents quand je rentrerai à la maison.
« Ne penses pas que je suis une orpheline ! J'ai eu la chance d'être adoptée. Mais j'avais ce besoin de connaître mes origines. De savoir d'où je venais. Connaître les raisons qui a poussé cette femme à m'abandonner. Je voulais savoir pour arrêter de me poser toutes ces questions. Mais née sous X, je n'ai aucune chance à présent de savoir. »
Je laisse mon regard se poser sur le vide. Il fait noir, il fait froid. Mais je n'ai aucune envie de rentrer chez l'amie qui m'héberge gentiment depuis mes quelques jours de fugues. Dans tout ce qu'il me dit, j'entends, j'écoute avec attention, pourtant, je ne vois pas où je suis cette fille courageuse qu'il décrit.
« Comment tu peux dire tout cela ? Tu as perdu tes parents toi, moi je ne les ai jamais connu... »
En soit, on se ressemble un peu. Je n'ose pas lui demander si comme moi, il a eu la chance d'être adopté. Si il a une nouvelle famille.

Mais étrangement, avoir parlé avec ce Tomi me fait du bien. Je souffle sur mes mains pour les réchauffer. C'est dingue comme il peut faire froid ce soir. Quelle heure peut-il être maintenant ? Je me tourne vers lui, un petit sourire sur les lèvres pour le remercier. Ma soirée n'aurait vraiment pas été la même si il n'était pas venu poser ses fesses sur ce banc.
« Je ne te connais pas encore Tomi, mais je te trouve déjà adorable. Je veux bien ton aide, mais je ne sais plus quoi faire maintenant... »
Je me lève alors. Je ferme mon dossier pour le ranger. Il ne m'apprendra rien de plus je pense. Mais alors où chercher ? Retourner à l'hôpital demain pour espérer tomber sur une personne plus aimable que le dragon rencontré ce soir ? Espérer tomber sur un médecin ou une infirmière ayant été là il y a 16 ans ? Cette personne qui pourrait ce souvenir de la femme qui a mit au monde un bébé sans vouloir le garder ? Ça n'est pas si rare que ça, non ?
« J'accepte ce verre, tu me racontera la chance que tu as connue ? »
Je suis curieuse de savoir. J'espère que ma fausse carte d'identité dupera pour que je puisse boire ce verre avec lui. Ben oui, je suis comme tout jeune n'ayant pas la majorité pour boire, je possède une fausse carte.
« Alors, où est-ce qu'on va ? Je ne connais rien ici ! »
Hobbs
Djalys
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