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Le papier sale

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Asa Mun
Scorpion
Mon surnom : Moony
Mon âge : 25
Mon signe astrologique : Scorpion
Dans la vie je suis : Peintre, artiste, machin avec des pinceaux.
Catégorie Sociale : Peu de dollars dans le porte monnaie seriously.
Sosie de : Min Yoongi (SUGA)
Double compte : no
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Mar 16 Mai - 19:23

Ses yeux sombres avaient eu du mal à tenir le coup jusqu'à la fin de la soirée de l'inauguration de l'exposition. Il ne cessait de les cligner rapidement, de peur que quelqu'un remarque son état de fatigue... Mais Asa avait tenu. Comment ? Nul n'aurait pu le certifier avec assurance tellement son allure donnait l'impression qu'il n'avait pas dormi depuis trois semaines. Mais on s'en foutait : il l'avait fait. Le directeur de la salle semblait satisfait. Son regard n'arrêtait pas de passer au peintre, puis aux invités, pour finir par se poser sur les toiles, avant de hocher le crâne d'un air joyeux. Peut être était-ce le fait de manquer de sommeil mais Asa avait tendance à imaginer un hochet pour enfant à la place du visage du vieil homme tellement celui-ci secouait la tête à tout va.

« Monsieur Mun ? » une voix le sorti de sa torpeur. L'une des assistantes lui tendait fièrement une enveloppe brune. « Pour ce soir, avec les remerciement de Monsieur Williams. Il ne peut malheureusement pas vous... »

Le brun avait perdu le fil de la conversation. Puis de toute façon, tout ceci était inutile, il connaissait déjà ce refrain, celui que les artistes entendaient toujours à leurs débuts. Blablabla pas le temps de venir vous dire merci blabla invités prestigieux blabla cimer d'être passé frère on reste en contact pour te tenir au courant de la suite des événements sisi. Bon, peut être pas avec ce vocabulaire là, mais c'était l'idée. Asa acquiesça d'un air détaché de la tête tout en attrapant son sac, sans faire attention à la pauvre jeune femme qui n'avait même pas terminé son discours. Cela sonnait peut être comme un comportement arrogant, mais le besoin de se retrouver seul avait encore frappé.

« Bonne soirée. » il était peut être un peu insupportable, mais il n'en restait pas moins quelqu'un de poli. « A très vite. »

Puis il prit la porte sans se faire prier, sous le regard intrigué des quelques invités encore présents. Peut être voulaient-ils discuter avec l'auteur des toiles qu'ils venaient tout juste « d'admirer » ? Admirer... Le verbe sonnait d'une bien étrange manière dans l'esprit d'Asa. Il ne réalisait tout simplement pas tout ce qu'il venait de se produire ces quelques semaines.

Cette exposition était la sienne. Entièrement la sienne.

Le peintre avait déjà eu la chance d'exposer au côté de quelques artistes du coin, même en Allemagne ! C'était une place qui lui avait toujours été à demi-désagréable et à demi... Confortable. Ce n'était pas son art qui était sous les projecteurs, mais celui des autres. Ayant un tempérament plutôt perfectionniste, il préférait bien évidemment quand on n'avait d'yeux que pour ses œuvres. Mais maintenant qu'Asa avait finalement atteint « l'autre » côté de la barrière... Tout n'était que nouveauté, que questionnements, que... D'admiration. Pourquoi avoir choisi le bleu ici ? Et cette pensée là, c'est l'idée qui a donné naissance au titre ? En parlant du titre, c'était décidé avant ou bien après que l’œuvre soit finie ? Questions anodines qui pourtant donnait matière à réfléchir. Il ne fallait pas non plus dire n'importe quoi.

Mais c'était terminé, au moins pour ce soir.

Sa voiture dansait sur les routes, presque personne n'avait décidé de prendre sa caisse ce soir ? Loin de s'en plaindre, Asa s'arrêta près d'un bar qu'il avait l'habitude de fréquenter, le Colors. Cliché ? Peut être bien, mais l'établissement n'était pas souvent bruyant, bien qu'assez rempli selon les jours de la semaine. Pile poil ce dont il avait besoin. Dormir ? Malgré sa fatigue constante, c'était pour les faibles. Puis il avait promis de raconter au barman le déroulement de sa soirée, ça ne se faisait pas vraiment de poser un lapin à quelqu'un qui vous faisait des réductions sur différentes bières, surtout des bonnes grosses pintes. N'est ce pas ?

Le brun prit rapidement place à l'endroit habituel, une petite table non loin du centre, histoire d'être visible au cas où son ami de la boisson passerait dans le coin. Comme à l'accoutumée, il y avait foule, mais la musique était plutôt calme. Personne ne dansait, ce qui n'était pas franchement étonnant à cette heure. Les fêtards arrivaient toujours vers minuit, l'heure du crime. Doucement, Asa sorti un carnet et divers crayons de son sac. La table était vide, il pouvait bien se permettre de s'étaler un petit peu pour dessiner les environs.

L'artiste adorait ça, visualiser une scène précise et la retranscrire avec divers croquis sur papier. L'utilité ? Aucune, si l'on ne comprenait pas comment son esprit fonctionnait. Pour lui, c'était une manière de laisser sa créativité exploser, une technique pour soulever la soupape si vous préférez. Il pouvait paraître étrange aux passants de le voir à l’œuvre, mais il n'en avait cure.

« Une blonde pour le monsieur ? » le peintre leva les yeux vers son interlocuteur. « Deux, j'dirai même vu ma descente habituelle, huh ? » un rire. Il y en avait bel et bien déjà deux sur le plateau.
L'homme, la soixantaine et les cheveux déjà bien grisonnants lui déposa les deux bières avec le plus franc des sourires. « Je me disais aussi que tu ne louperais pas l'occasion de venir tout me raconter, son. »

Il s'assit aux côtés d'Asa, le regard océan traînant néanmoins non loin du comptoir. Il ne pouvait pas rester longtemps, son cadet le savait. Sans se faire prier, il commença à raconter le déroulement de la soirée au vieil homme, qui écoutait attentivement. John donnait toujours l'impression d'avoir vécu au moins 300 guerres différentes vu l'attitude qu'il avait lorsqu'on on commençait à luire dire quelque chose. Ses hochements de tête et ses commentaires faisaient toujours passer la personne en face pour un fœtus. Ça aurait pu passer pour une attitude je m'en foutisme, mais Asa le connaissait assez pour savoir que c'était là tout le contraire, ça faisait relativiser.

Après environ une heure et des poussières, son aîné quitta sa table, son sixième sens l'ayant prévenu qu'un nombre trop important de clients était désormais en train d'attendre le doux nectar alcoolisé. Avec un mouvement de tête, le jeune homme le salua, reportant son attention sur son carnet. La scène avait changée. Quelques courageux s'étaient déplacés sur la piste de danse et commençaient timidement à bouger, alors que d'autres levaient leurs verres pour fêter un événement quelconque. Asa eût un sourire, c'était ces petits moments fugaces qu'il aimait attraper et retranscrire avec ses outils de dessins. Alors qu'il finissait de tracer l'esquisse d'une danseuse aux jambes divines, un homme plutôt grand passa rapidement près de sa table et s'arrêta pour prendre appui sur celle-ci, sa démarche déjà pas mal entamée par les affres de l'alcool.

L'artiste avait à peine eu le temps de lever ses yeux vers cet énergumène que l'un de ses deux verres, le plus rempli des deux évidemment, se retrouva dans les airs pour se vider directement sur son carnet de croquis. Manque de bol, ce mec avait décidé de s'appuyer sur la seule chose qui n'était absolument pas stable : sa bière. C'était une blague ? Asa se leva précipitamment, le breuvage s'était légèrement renversé également sur son blouson. « What the... ?! » il en lâcha ses crayons, le regard enflammé dirigé tout droit vers le nouveau venu.

Celui-ci semblait... Ailleurs. Avait-il seulement remarqué ce qu'il venait de se passer ? « Ça va, j'te dérange pas ? T'es fou ? Tu sais marcher au moins ? » l'apostropha t-il d'un air mauvais. Sa prestance faisait bien pâle figure par rapport au grand gaillard, puis quand bien même le pauvre bougre était probablement juste un petit peu saoul et ne lui voulait aucun mal mais... mais peu lui importait : ses croquis étaient complètement fichus. Ça, c'était le pire cauchemar d'un artiste.

« 바보... » idiot, en coréen. Il lui arrivait de lâcher quelques bribes de sa langue maternelle lorsqu'il était énervé. Sa soirée avait pourtant si bien commencée...



   
   
I will paint your life
Asa Mun Moony☽I saw the galaxy in ur eyes.


By Astra.
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My diary :
Allycia
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Lun 22 Mai - 22:55
❝ Le papier sale ❞Feat Asa.Bordel de… Fais chier, voilà ce que je fou comme bordel quand je fais pas gaffe à ce que je pose par terre. Putain de foutoir, je ne range plus rien depuis deux jours. Donc forcément il y a des bouteilles vides qui traînent par terre, forcément j'ai la flemme puisque j'enchaîne les cuites. Forcément je me casse la gueule en me levant, forcément j'ai un mal de crâne de chien le matin. J'vois plus la lumière du jour, volets fermés, j'm'enferme chez moi, comme si je voulais crever. Comme si je voulais éviter la réalité. L'affreuse réalité que ma vie est mal barrée. Maintenant que j'ai plus rien, ça fait un mois que j'ai pas tilté. Un mois que j'ai pas compris que je ne pourrais plus jamais être militaire. Je suis cuit, cramé, grillé. J'ai voulu jouer aux héros mais ça m'a couté mon avenir. Mon rêve, ma passion, foutue en l'air comme ça pour aider un pote. Un pote qui au final n'a même pas gardé son job. Si ça c'est pas un foutu karma. La vie m'a bien fait tourner en bourrique. J'ai plus de job, plus de meilleurs potes, je m'éloigne de ma famille comme un con. J'évite tout, les contacts humains, les recherches de job, mes habitudes de vie. Comme si j'étais qu'un gamin paumé. Alors, je bois, je gaspille mon argent. Je sors, je fais genre je profite alors que je me détruis. Priam n'aime pas ça, mais je m'en fou. J'ignore ses paroles, je l'évite. Pourtant on est proche, du moins on l'a été à l'armée ensemble. On s'est liés comme des frères. Mais depuis qu'il s'est retrouvé dans son traffic de drogue et qu'il se soit dénoncé après avoir tout sacrifié pour lui. Les choses ont changés. peut-être qu'il a fait ça pour se donner une bonne conscience, pour montrer qu'il était un vrai pote. Pour qu'il soit dans la même merde que moi. Ça m'a énervé, alors je l'évite. je sais que c'est con, mais je suis con. J'veux pas le revoir avant de me remettre un peu de cet échec. Vu comment c'est parti c'est pas près d'arriver. Je ramasse les cadavres de bouteilles par terre et les jettent dans la poubelle. Mes yeux passent sur l'horloge du salon. 18h30. J'ai dormi dix putain d'heures. Mais je suis toujours aussi crevé. Tu parles d'une plaie. Je fais rapidement du café avant de passer sous la douche, question de me rafraîchir un petit peu. J'allume la télé, prends ma tasse de café et zappe pendant une bonne heure. Le temps passe vite et elle revient déjà. À peine une heure que je suis debout et elle se pointe. La dépression, le remord, cette pourriture ne me laissera jamais en paie. Alors, j'attrape encore ma veste et mon porte-monnaie comme la plupart des soirs de la semaine. Je sors, tiré par l'ennui et me dirige vers le premier bar qui me semble pas trop mal.

Je cherche pas grand chose, juste de quoi être tranquille mais aussi divertit. Pas non plus une grosse boîte ou un immense bar animé. Non, il me faut un juste milieu. Quelques minutes plus tard, je trouve mon bonheur au coin d'une rue. Je rentre et m'installe au comptoir rapidement, je commande un whisky et le bois aussitôt une fois commandé. Le whisky n'est pas ma boisson préféré, mais en ce moment c'est ce qu'il me fait le plus de mal. Ou de bien je sais pas. Je continue de boire, ça me détends assez rapidement. Une fois le premier verre terminé ça va déjà mieux. J'en commande un deuxième et décide de prendre une vodka redbull pour changer un peu. Je paie la boisson, le serveur me regarde et me demande si ça va. Je réponds que oui et continue de boire. J'enchaîne avec un autre verre au bout de trois je décide de partir. Je cherche un autre endroit, un peu plus fun avec plus de monde et plus de choix d'alcools à disposition. Je marche dans les rues New Yorkaise, un peu perdu. Un peu à l'affût. Comme un vieux loup qui a trop bu. Je tombe sur une sorte de bar, il y a des gens à l'intérieur. Beaucoup de monde. Je rentre et découvre une galerie d'art ou plutôt une sorte de vernissage. Marrant cette ambiance, j'vais rester un peu ici tiens. Je m'approche du bar, prends place et commande une bière blonde. Je varie les goûts ce soir. Ça change de boire le même alcool en boucle. Une fois la pinte devant moi, je la sirote un petit peu avant de me retourner vers les tableaux exposés. J'ai jamais rien compris à l'art, ça m'a jamais intéressé. Ou du moins je m'y suis jamais intéressé ? Je me souviens vaguement de mes cours d'art au collège, c'était le bordel, personne n'écoutaient et le prof n'arrivait pas à gérer la classe. Bien trop chaotique pour pouvoir comprendre les subtilités de l'art. Ça reste quand même un sujet bien trop éloigné pour moi, même si je trouve les tableaux ici plutôt jolis. Surtout la toile bleu là. Elle est chouette. Je reprends ma bière et bois une gorgée, puis je décide de me lever et d'aller m'installer sur une table. Sauf que je titube et trébuche sans faire trop gaffe sur une table où un mec est posé. Ma bière se renverse sur lui ou du moins sur son carnet. "Merde." Je me rattrape de peu, j'ai faillit finir par terre en même temps que la bière. Le gars face à moi râle, je lève les yeux vers lui sans trop réagir. Puis il continue de me parler sur un ton qui m'agace quelques peu. "Ça va je suis désolé, j'ai pas fait exprès." Je monte le ton aussi, et puis quoi merde c'est quoi son problème ? Il a jamais fait tomber son verre lui ou quoi ? Bon je me suis pas loupé, toute la table est trempée de bière et lui aussi. Je ramasse mon verre désormais vide. Puis j'entends un mot qui m'arrête net. Un mot qui fait remonter mes origines. Ou plutôt une insulte, en coréen. ce type parle donc la même langue que moi. Je me retourne et asosmbri mon regard. j'ai bien entendu, il m'a traité d'idiot. "C'est quoi ton problème ? 개새끼 !" Je lui réponds de la même manière qu'il l'a fait mais de manière plus violente. "Fils de pute" ça va sûrement le faire réagir mais, il l'a cherché. Je vais pas non plus me mettre à genoux devant lui et implorer son pardon, non ?
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