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Une histoire de médicaments et d'animaux marins mais j'suis pas sûr. | Victoria

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Sosie de : Alex Pettyfer
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Ven 2 Juin - 17:55
Quelques jours plus tôt, j’avais reçu ce mail assez énigmatique sur ma boite mail principale. J’utilise Gmail, c’est ce que j’ai trouvé de plus simple, efficace et sûr. Enfin sûr, c’est vite dit, je me doute bien que tous mes échanges informatiques sont espionnés. Il parait que c’est souvent le cas pour les chercheurs de tout domaine, la biologie marine comprise. Bref. Il y avait eu ce mail. Une certaine Victoria. Victoria Goldsmith. La première chose qui m’était venue en tête en lisant son patronyme avait été une question de filiation. Je m’étais alors demandé si elle était une descendante de Thomas Toliver Goldsmith Junior, physicien connu pour sa participation à l’invention de la télévision à tube cathodique au début du siècle dernier. Peut-être était elle plutôt issue de la lignée de Lewis Goldsmith, espion anglo-français d’origine juive portugaise, preuve vivante – bien qu’il soit mort à vrai dire mais il a été une preuve vivante, en son temps, vous voyez – de la beauté du mélange des cultures. J’avais ensuite jugé bon d’arrêter de me questionner à ce sujet sachant que je n’aurais la réponse qu’en la rencontrant. Si j’avais l’opportunité de la rencontrer. Et le courage de lui demander surtout.

Justement, l’opportunité de la rencontrer, j’allais l’avoir. En dehors de son patronyme et de son adresse mail, elle aussi hébergée chez Google, ce qui nous faisait un point commun, il y avait un message. C’est souvent le cas à vrai dire lorsque quelqu’un vous envoie un mail. J’y apprenais qu’elle était étudiante en pharmacologie et qu’une partie de son travail de recherche portait sur… les animaux marins. Le lien entre elle et moi été soudainement devenu un peu plus évident. J’avais lu son mail, où elle m’expliquait dans les grandes lignes son travail et les pistes qu’elle avait suivies et abordées, avec beaucoup d’intérêt jusqu’à me figer net, arrêter ma lecture. Je souhaiterais savoir s’il était possible de te rencontrer dans les jours à venir, le plus vite possible selon tes disponibilités. Déglutir immédiatement n’avait pas été suffisant pour calmer l’incendie qui s’était déclaré en moi, principalement au niveau de mon cerveau. C’était sans doute pour ça que déglutir n’avait pas suffit, la salive descendant dans le système digestif et ne montant pas au cerveau. Fort heureusement en fait, pour une raison toute simple qui est que… Vous vous en foutez hein ? Pardon, j’arrête. Où en étais-je ? Ah oui ! L’invitation. Quand je réalisais que j’allais devoir entrer dans une interaction avec une femelle de notre espèce, mon regard se dirigea immédiatement vers sa photo de profil. Horrible à dire, mais je l’espérais inconsciemment repoussante. Ou peu attirante du moins. Vous voyez ? J’avais soupiré et non, ce n’était pas de soulagement. Je creusais ma tombe. Elle était belle. Et souriante. Et belle. Ah mince, je l’ai déjà dit ça. C’était la panique à bord. La pompe à injection de sang qu’on appelle communément le cœur – mon cœur en l’occurrence – s’était emballé, je n’étais plus maître de moi-même. Merde ! Merde ! Merde ! J’allais vraiment devoir la voir ? Le Oui. Bien sûr. Je suis disponible demain à partir de 16 heures. A demain. Sander. que j’avais machinalement écrit semblait confirmer cette idée là. Avait-on déjà fait plus froid comme mail ? Sans doute pas. Et si elle n’était pas disponible à l’heure que j’avais indiqué ? Bien vu Sander ! Bravo, t’es un champion…

Le lendemain, plus d’un million de pas en rond fait dans ma chambre plus tard, le moment était venu de travailler avec la jeune femme. Je m’étais longuement regardé dans le miroir, blouse blanche sur les épaules. J’avais plusieurs fois remis correctement les lunettes sur mon nez et respiré profondément au moins le même nombre de fois avant de quitter ma chambre directement les labos que j’avais à peine découvert. Pas de répit pour les chercheurs. Arrivé là bas, je vis qu’elle m’y attendait déjà. Elle remarqua ma présence, le bruit de la porte se refermant d’un coup derrière moi aidant beaucoup, et m’offrit un large sourire. Trop large. Bien supérieur à au quota de sourire que j’étais capable de supporter. Et merde ! Et merde ! Et merde ! Victoria je suppose. Tu es une descendante de Thomas Toliver Goldsmith Junior ? Putain, pourquoi j’avais dit ça au lieu de me présenter normalement ?! Le con.
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My diary : descendante de la famille royale anglaise ❀ à NY depuis 2 ans ❀ passionnée de dessin portrait ❀ accro aux drogues ❀ souvent seule, peu entourée ❀ vit encore dans ses souvenirs anglais ❀ peu bavarde❀ s'investie à 100% dans ses études ❀ n'accepte pas l'échec
Mon surnom : vic ou vicky
Mon âge : 24
Mon signe astrologique : capricorne
Dans la vie je suis : étudiante en pharmacologie
Catégorie Sociale : je nage dans les dollars et les pounds
J'aime les : gens qui ne m'approchent pas de trop près, ma zone de confort se compte en kilomètres. Les mecs intellos et puis ceux qui on des tatouages.
Sosie de : Emma Watson
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Ven 2 Juin - 21:19
A l'époque ça m'avait réellement semblé évident, j'allais entreprendre des études en pharmacologie où la science qui étudie les mécanismes d'interactions entre une substance active et l'organisme dans lequel il évolue, de façon à pouvoir ensuite utiliser ces résultats à des fins thérapeutiques. La chimie ainsi que la biologie ont toujours été des sciences qui m'ont intéressée et pour lesquelles j'apprenais volontiers et avec facilité, quant à la physique, bien qu'indispensable dans mon domaine d'étude, est une science plus complexe et plus mathématique qui ne me réjouit pas vraiment. Il faut dire qu'en tant que future pharmacienne, je peux avoir la vie de mes patients entre les mains et ça, c'est un challenge exaltant, avoir le choix de vie ou de mort pour quelqu'un sans son consentement est intéressant, la case prison après avoir choisi délibérément la mort d'un tiers en le leurrant quant à la méthode de prise de tel ou tel substance active est quant à elle moins excitante.

''Frau Goldsmith, quel est votre sujet pour votre doctorat ces prochains mois ?'' Visiblement c'était à moi que s'adressait Professeur Wenger, un viel allemand qui semblait avoir vécu dans diverses époques sans jamais mourir, mais néamoins intelligent et charismatique, il vivait pharmaco matin midi et soir. Tout un amphithéâtre attendait ma réponse comme s'il s'agissait d'une information de la plus haute importance. J'essayais de me relaxer, mais mes joues avaient probablement rougies, c'était certain, toute l'attention était portée sur moi, heureusement que je connaissais mon sujet ''La médication animalière dans le milieu marin'' Tout le monde semblait surpris ''Ja, Ja … il est évident qu'aucun élève n'a encore travaillé le sujet'' disait-il tout en grattant sa vieille barbe grise l'air pensif ''Vous prendrez contact avec Herr Jorgensen pour ceci, il vous sera d'une grande aide'' Consciencieuse, toute information était bonne à prendre, je notais donc l'adresse mail que me notait le professeur sur un billet.

Citation :
Monsieur Jorgensen bonjour,

Je me permets de vous écrire suivants les sages conseils de professeur Wenger, il m'a dit que vous pourriez, éventuellement, m'être utile quant à mes recherches pharmacologiques dans le milieu marin.

Si vous avez du temps à m'accorder, merci de bien vouloir me le faire savoir, ainsi nous pourrions convenir d'un rendez-vous.

En vous remerciant par avance.

Victoria Goldsmith.

Et dire que j'avais pris le temps d'écrire un mail avec un langage correct un sujet et des verbes, pour simple réponse j'avais eu un oui et l'heure ainsi que le lieu de rendez-vous qui ne m'arrangeait pas étant donné qu'il tombait sur mon dernier cours de la journée, cependant j'ai préféré louper cette heure d'étude.

''Il y a quelqu'un ?'' Une lumière semblait s'être allumée au fond de la salle, j'avais quelques minutes de retard car j'avais mis du temps avant de trouver le laboratoire des sciences marine. Je me voyais déjà retrouver un vieux professeur et ami de monsieur Wenger, qui m'engueulerait par avance pour mon retard et avec qui les études allaient sembler passer comme des décennies.

Une fois en face de lui, il semblait supposer que j'étais la fameuse fille du mail, je retenais ma mâchoire comme je pouvais ''Tu supposes juste'' le tutoiement était donc une question de moins à régler, tant mieux. En face de moi j'avais très probablement – et de loin – un être dépourvu de laideur, que ce soit ses cheveux faussement coiffés d'un châtain foncé soigné, ses yeux verts/bleus qui transperçaient mon âme, ses dents blanches comme la neige, sa barbe de quelques jours ou sa chemise qui semblait vouloir exploser sous l'ampleur de sa musculature qui se cachait au-dessous, j'avais donc en face de moi un bel homme qu'on se le dise. ''Pas vraiment, je suis une descendante directe de la famille royale anglaise à vrai dire'' ce qui n'était pas faux, évidemment il allait prendre ceci pour une blague et me trouver drôle, ce à quoi je répondrais par un sourire le laissant dans le déni.

Je posais donc mes bouquins et les quelques echantillons que j'avais pu recueillir au laboratoire quelques semaines plus tôt, enfilant ma blouse blanche et mes lunettes, prenant la peine de bien attacher mes cheveux laissant ainsi découvrir mon tatouage tout en me désinfectant les mains. ''Merci d'avoir accepté, professeur Wenger m'a donné ton nom. Étudiant en sciences marines ?'' Avec cette question j'espérais en soutirer un maximum sur lui et ses études menées, sans devoir passer par mon interrogatoire, il fallait que je sache s'il était apte ou non à m'aider, dans le cas contraire je ne lui donnerais plus de nouvelles et m'échapperais comme une vulgaire poudre de perlimpinpin. ''J'ai l'intention de me spécialiser dans la pharmacodynamique sur un poisson en particulier'' je revenais avec mes quelques échantillons entre les mains tout en les regardant minutieusement ''Voici diverses souches de requins sur lesquels il faut que je teste des myorelaxants'' mon regard se portait à nouveau vers Jorgensen, souriante.


sublime & silence
Je sais qu'il ne m'a pas oublié, parce qu'il vient me rejoindre, une ou deux fois par mois, dans mes rêves.
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Sosie de : Alex Pettyfer
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Mer 14 Juin - 1:24
Est-ce que j’étais resté un instant figé en silence à regarder ses yeux, immobile, de manière presque gênante ? Oui. Totalement. A vrai dire, il n’y avait pas que ses yeux que j’avais regardés. Le champ de vision humain étant de quasiment cent-quatre-vingt degrés dans toutes les directions, j’avais détaillé la totalité des traits de son visage mais sans jamais lâcher ses yeux. C’était un peu un super pouvoir que j’avais, même si techniquement, chaque être humain avait le même, ce qui ne me rendait du coup pas vraiment spécial… Je n’étais pas vraiment habitué à travailler avec des femmes, je ne préférais pas en fait. Loin de raisons potentiellement sexistes, c’était surtout une question de confort. NON ! Ne vous méprenez pas ! Je n’insinue pas que les femmes sont inconfortables ! ET QUAND JE DIS INCONFORTABLES JE PARLE D’UN ASPECT PROFESSIONNEL HEIN ! Ne panique pas Sander… Garde ton calme… Inspiration… Expiration… Ce que je veux dire c’est que j’étais souvent troublé par la présence d’une représentante de l’autre sexe à mes côtés et je manquais parfois de concentration dans ce que je faisais. Alors avec ma maladresse naturelle de base… l’absence de femmes autour de moi était plutôt une question de sécurité en fait. Bref, en regardant ses yeux, je voyais tout : ses sourcils parfaitement épilés, sa peau nacrée, ses lèvres fines pincées en un fin sourire en coin, ses cheveux châtains et ses joues roses. Typiquement caucasienne si vous voulez mon avis.

Elle m’arracha à ma planante contemplation en me corrigeant sur sa lignée. Cette réponse provoqua chez moi un rire qui s’estompa peu à peu. En effet, je réalisai que Victoria ne rigolait pas. Pas du tout. Elle était donc très sérieuse ou jouait très bien le jeu, au choix. J’optais pour la première hypothèse. La famille royale anglaise donc. Intéressant. Vraiment. La Norvège est également une monarchie à gouvernement parlementaire, mais je ne suis pas de la famille royale personnellement hahaha… haha… ha… Hmm. Mon malaise était total. A tel point que je remontai mes lunettes sur mon nez et me tournai pour faire autre chose tandis qu’elle posais son matériel et enfilait sa blouse. Nouveau bug, je la contemplais en train d’attacher gracieusement ses cheveux et se désinfecter de manière banale mais captivante les mains. Ce ne fut que lorsqu’elle se tourna vers moi que je détournai le regard pour faire comme si je ne l’avais pas fixée tout ce temps. Oh. Et bien… c’est normal. J’imagine. Ouais, biologie marine plus exactement. Je mène un double doctorat et j’ai été engagé par l’université pour diriger et réaliser les observations de terrain qui aboutiront sur des publications scientifiques. Mais surtout étudiant en biologie marine, oui. A chaque fois que j’expliquais ce que je faisais, je ne réalisais jamais à quel point la manière dont j’exposais les choses pouvait être perçue comme prétentieuse. Ce n’était pas de ma faute après tout ! Je méritais ma place. Je la méritais, n’est-ce pas ?

Près de la paillasse, je l’écoutais me parler d’elle, de la pharmacodynamique mais surtout… Non ?! Elle ne pouvait pas… Les requins ?! Elle s’intéressait au requin ?! Cette jeune femme avait elle des défauts. Debout à ses côtés, je la regardais, tête tournée vers elle, un petit sourire en coin aux lèvres. Je pris mon sérieux lorsqu’elle eut terminé d’exposer son travail. Les requins et les myorelaxants donc. A première vue, je ne comprenais pas vraiment le lien entre les squales et ces décontractants musculaires mais pourquoi pas, si elle était doctorante, ce n’était pas pour rien, il devait y en avoir un de lien. Je ne m’y connaissais quasiment pas du tout en pharmacologie pour être tout à fait honnête mais j’avais déjà entendu parler des myorelaxants. Du tétrazépam plus précisément et de son retrait du marché pour avoir provoqué des cas de syndrome de Steven-Johnson. Nécrose de la couche superficielle de la peau si vous préférez, dans les cas les plus graves et parfois mortels. Quelle relation fais-tu entre les myorelaxants et les requins ? Il existe des façons naturelles de les relaxer et même de les hypnotiser. Ce n’était pas mon genre de laisser croire que je comprenais tout ce que l’on me disait, d’acquiescer en plissant les yeux tout en me disant J’suis totalement perdu putain. Non, au contraire, je préférais avouer que je ne voyais pas où elle voulait en venir. Par contre, ses échantillons m’intéressaient. Je m’approchai d’eux et les regardai un à un. Fascinant. lâchai-je. Ce n’étaient que des souches mais pour moi, c’était un trésor, comme si Jack Sparrow était tombé sur une caravelle remplie d’or. Et de rhum. De quelles espèces de requins viennent ses souches ? demandai-je totalement subjugué. Victoria n’avait pas du tout mon attention. Désolé.
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